D’un Z, qui veut dire…

Par Lucas

C’est un sujet que j’ai piqué à mon ami Florian. Il est certain qu’il le développera plus largement et plus intelligemment que moi mais j’avais envie d’évoquer ça : les héros hors la loi.

Bah oui on a tous en tête l’image de ce héros qui enfile les habits du  redresseur de torts.
Mais oui, celui qui vient faire son justicier pour arrêter les vilains pas gentils.
Robin des Bois, Zorro, K2000, Jarod… j’en passe et des plus glamour.

Ce qui est rigolo c’est que ça me rappelle la pièce de Camus, Les Justes.
Le héros hors la loi n’est-il pas justement un juste injustement rejeté ?
Un bonhomme qui s’en contrefout de la justice, celle dispensée selon des principes plus ou moins moraux mais qui a sa propre loi et ses propres impératifs, son éthique et tac. (NB : je comprends mieux pourquoi mes profs s’arrachaient les cheveux face à la présentation de la problématique dans mes copies il y a 10 ans au lycée)

Alors bien sûr, vous allez ricaner et dire : « mais quel idiot ce Lucas, le héros hors la loi, c’est pas un juste, c’est un justicier ».
Ah ouhaièèèèèèèè…
Pas con, j’y avais pas pensé : heureusement que vous  êtes là vous les lecteurs.

Bah alors, quess tu fais Rachida ?
Bah oui.

Le justicier vient suppléer tes effectifs policiers ou judiciaires qui sont teeeeeeeellement nuls.
Le justicier, c’est un mec qui préfère être renié voir carrément mouriiiiiiir  plutôt que se compromettre dans le silence complice face à quelque chose qui le révolte.
De fait, si le juste c’est celui qui respecte  les principes moraux ET la loi, le justicier c’est celui qui n’hésite pas à devenir un délinquant pour défendre ce qui lui parait essentiel.
Ouep, y a une nuance mais je ne sais pas si j’ai réussi à la montrer clairement parce que j’ai un gâteau dans le four.  Bon OK je développe mais seulement parce que c’est vous,  lecteurs intransigeants.

Le justicier c’est le mec qui a son 22 Long rifle et qui bousille les méchants au nom d’une loi morale en perpétuelle évolution…
Evolution, un truc  que le législateur ne peut pas suivre.
Par définition, l’ordre n’est pas en mouvement. Si,si, je vous jure.

Même si c’est cool pour la population, on comprend dès lors que la justice officielle flippe graaaaaave car, d’une part elle perd en légitimité d’autre part le chaos est dans la place…

Et le juste alors en quoi est-il différent ?
Bah le juste c’est en quelque sorte un monsieur qu’il sait ce qui est bon mais qu’il n’a pas les couilles d’agir…

Teu teu teu, me dira le juste qui sommeille en tout lecteur bien offusqué de lire mon accusation.
Teu teu teu, me dira donc le lecteur avec moult arguments.
D’une part il est des justes qui ont agi et même en faisant des trucs illégaux aux yeux de la loi du moment (ce terme « juste » a été utilisé pour définir toute personne ayant sauvé des gens de confession juive pdt la guerre de 39-45) et,
D’autre part, peut-on tuer quelqu’un, même un gros méchant, et garder le caractère juste?
C’est une bonne question, je vous remercie de l’avoir posée. J’en parlerai à mon chat.

En fait, le juste est un modeste, le justicier un mec qui se la pète, un idéaliste qui s’assume
Ou qui cherche à se rassurer sur ses capacités à être utile pour la société en ayant un boulot autrement plus motivant que vérifier les comptes chez Lagardère m’enfin moi j’dis ça j’dis rien.

 Et pour revenir à notre sujet les héros hors la loi sont donc des justiciers parce que c’est plus facile à vendre à TF1.
Surtout que tout un chacun peut s’identifier à ces héros qui sont normaux dans la vie de tous les jours et qui sont méconnaissables en action, ces héros qui viennent tempérer les insuffisances du système. Après tout, avec le jacobinisme français, la société civile n’a pas vraiment son mot à dire en termes juridiques. Seul le legislateur a le droit de dicter la loi et de creer un système.
Mais oui vous savez, ce système tellement injuste, tellement inique et abusif ! Le Héros Hors La Loi vient faire le procès de la Justice ! Ouf, on se sent mieux avec ce gentil hors la loi qui vient remettre les pendules à l’heure ! Celui qui vient vraiment rendre justice selon une moralité indiscutable. Allez bim dans ta gueule la morale républicaine
Du rôle psychothérapeutique du héros…

Je ne fais qu’effleurer le sujet, je vous prie de m’en excuser, mais, à l’heure où la société française est en train de se judiciariser, l’image du héros hors la loi vient apporter un brin de fraicheur. Allez, je vous laisse sur une question parce que je suis taquin  :

  les avocats ne sont-ils pas les justiciers de l’époque moderne ?

Ici je vois parfaitement la téléconférence de mes potes avocats décidant de me zigouiller après ce parallèle facile. C’est dommage je vous aurais bien parlé de mon rêve de les voir plaider un jour déguisés en Robin des Bois…

 

Attention !! Ceci vaut le coup d’oeil

Par Tatiana

Lecteur si tu entres dans ce billet je te jure tu ne le regretteras pas. (photo de moi nue)

Bon en fait c’est pas vrai bien sûr mais il fallait bien que je vous attrape avec une pub mensongère. Mais promis je ne le ferais plus, car c’est pas très éthique tout de même.

Aujourd’hui je vais vous parler de ma journée d’hier. Après quelques échanges de mails matinaux avec mes amies en stage, je me suis préparée pour mon déjeuner mondain avec mes anciens camarades de misère, c’est-à-dire mes anciens collègues de travail. Je les ai rencontrés lors de mon dernier stage, le seul qui a duré six mois. Au début de ce stage, je ne leur parlais pas encore, et d’ailleurs j’ai failli m’en aller car mon activité là-bas n’était pas très épanouissante et je ne m’entendais pas très bien avec ma responsable. Et puis petit à petit, étant d’une nature sociable, j’ai commencé à parler avec les gens autour de moi et j’ai créé des affinités avec ces personnes. Surtout que moi on a tendance à me remarquer. Comme je disais ce midi j’ai la faculté d’occuper l’espace d’une pièce dès que je suis dedans. En gros je prends un peu de place. Alors au début c’est un peu fatigant, mais après quand je pars ah ben là ça fait tout vide. Du coup les gens sont toujours très contents que je vienne les voir après coup.

Me voilà donc à 12h30 à l’accueil du bâtiment pour mon repas avec une partie de mes amis vu que les autres ne mangent jamais avec ceux-là. Ca fait partie des petits clivages de l’entreprise. Nous décidons d’aller à l’indien. Comme prévu tout ce passe super bien, bonne ambiance et tout. Et là, premier sujet de réflexion : je croise Mister belles fesses qui était assis à une table dans le même restau. Ben ça pour une coincidence !! Parce qu’il y avait une chance sur un million que je le croise lui. Petite explication : belles fesses (BF pour faire plus court) est donc un mec que j’ai rencontré pendant le stage et on a découvert qu’on avait fait la même école. Forcément ça crée des liens et quand je suis partie, il m’avait proposé de voir si y aurais pas du boulot dans les boites qu’il connaissait. J’avoue que j’ai dis oui tout de suite, surtout que je le trouve très miam et qu’en plus comme ça il a mon tel. Bon il faut savoir que je ne fais que fantasmer sur ce jeune homme car marié et donc même si il y a un petit jeu de séduction entre nous ça reste là. Alors, il y a deux jours je lui laisse un message sur son répondeur pour le boulot hein pas autre chose, et là pouf je le croise. Je me dis c’est un signe vas lui dire bonjour et relance le pour le job. Donc direct je vais le voir, et il se souvient de mon nom, c’est déjà pas mal parce que quand même c’est pas forcé, et ajoute « j’ai eu ton message ». Comme si j’allais l’agresser le pauvre petit. Ben moi tout ce que j’ai pensé en le voyant c’est « hum t’es quand même mignon toi tu sais… ». Non mais c’est pas possible je suis incorrigible avec cettte sale manie. Tout ce que je ne peux pas avoir il me le faut. En lui laissant mon portable une deuxième fois, je pensais à ce serait bien qu’il m’invite à boire un verre. N’importe quoi ! A croire que mon histoire précédente ne m’a pas calmé du tout. Des fois je me dis que je devrais en parler à un psy, ça m’aiderai peut être. Parce que si un jour je veux fonder une famille je suis un peu dans la merde.

Mais continuons notre périple de la journée. Je reviens dans les locaux de la boîte, toute seule car les autres ne m’ont pas attendue. Pourtant je ne suis pas restée si longtemps que ça avec BF. Là je vois un autre camarade en train de discuter avec un autre mec que je connais. Ce camarade là je l’adore ! Mais vraiment. C’est un de mes super potes là-bas. On passait toutes nos pauses ensemble et il me raconte plein de truc de sa vie. Il est comme moi du genre la vanne facile et sans tact. Je sais que je peux lui balancer des « mais putain ta gueule !!! » sans qu’il le prenne au sérieux pour autant. Chose que je ne pourrais pas faire avec d’autres. On se pose pour prendre un café et j’apprends que justement aujourd’hui le Brésilien est là pour la journée. Lui c’est un mec qui vient de temps en temps bosser chez nous (oui je dis chez nous car je suis tellement attachée à ces gens que je me crois encore là-bas). Me voilà partie à attendre qu’il revienne de manger. J’ai poiroté plus d’une heure ! Bon ça va que j’ai toujours quelqu’un à qui parler dans cette boîte de toute façon. Du coup je suis partie vers 15h, et encore j’aurais pu rester plus longtemps.

Après avoir été chercher mes nouvelles lunettes, qui en passant ne sont pas à ma vue (super l’ophtalmo !), je rentre chez moi et continue mes conversations by mails. Puis le soir direction oberkampf chez mon amie lysa, où il y avait aussi Lola. Au programme des discussions : l’amitié. En fait tout est parti du fait que le mec de Lola voulait incruster une fille à l’anniv de ce WE, alors qu’il ne la connaissait que depuis un soir. C’est à dire que pour lui c’était déjà son amie. Débat sur comment lui faire comprendre qu’on ne devient pas ami véritablement avec quelq’un au bout d’une soirée. L’amitié c’est comme l’amour, ça se construit. Maintenant il y a aussi en amitié des coups de foudre. Moi il m’est arrivé avec une de mes amies que dès le départ je lui raconte tout de ma vie même des trucs que d’habitude je rechigne à dire. Ca fait maintenant pas loin de 10 ans qu’on se connait et d’ailleurs il paraît qu’on fonctionne comme un vrai couple (ça fout la honte quand on vous dit ça…). Il m’est arrivé aussi de partir en vacances une semaine avec des gens que je connaissais seulement depuis deux soirées. Ca, faut le faire quand même car rien ne garantit que dans la vie au quotidien ça passe. Ben figurez-vous que j’ai adoré ces vacances. C’est comme si on avait toujours été amis.

Autre sujet de débat : la confiance dans un couple. Nous sommes toutes les trois dans des situations actuelles qui font que dans une prochaine relation, on ne fera que très difficilement confiance au jeune homme concerné. Cette année nous avons été mise directement ou indirectement dans des situations pas très réluisantes pour la gent masculine. On a vu que même des couples ou les deux s’aiment, il peut sans raison apparente y avoir tromperie. Bon, je vous l’accorde, des fois ça vient de la femme, mais en l’occurence nous on a eu affaire qu’a des mecs casés et non l’inverse. Quand je vois le nombre de mecs qui ont des copines et qui draguent d’autres filles, j’hallucine. Ayant été à la place de l’amante, je me dis que je détesterais être à la place de la trompée. Mais comment le savoir ? Je veux dire le jour où ça va devenir sérieux avec un mec comment savoir si oui ou non je peux lui faire confiance ? Impossible car même un mec amoureux peut craquer sur quelqu’un d’autre. C’est totalement humain. C’est sûr que finalement ça fait partie du jeu de prendre le risque de se brûler avec le feu. Mais après avoir déjà eu le bras de cramé, j’ai pas envie que ce soit mes jambes. Plus on grandit, plus on entend des histoires au fins sordides et plus on a des ruptures douloureuses, plus il devient difficile de redonner sa confiance aussi vite qu’auparavant. Là est tout le dilemme de l’amour…

Voilà retranscrit ici une partie de mes errances cérébrales. Que de questions avec ou sans réponses, il s’en passe des choses dans ma vie 😉