La vie ordinaire d’une desperate jobless

En ce moment, vous aurez noté que je parle peu de moi. Sauf pour dire que je prends le métro et que je mate les gens. Sauf pour vous montrer mon sac. Sauf pour vous dire que les bonnes idées naissent sous la douche. Bref, que des choses pas très importantes. Mais que fait la Nina de ses jours (et de ses nuits). Bah pas grand-chose. Enfin, si, mais rien d’exaltant.



Comme je n’arrête pas de le répéter depuis un an et demi, j’aime pas l’hiver. Pas du tout, c’est moche, ça pèle et ça pue. Et même pas il neige vraiment, histoire que l’hiver soit plus joli. Donc l’hiver, j’hiberne ou à peu près. Je dors facile 9h par nuit tout en faisant des rêves super chelou mais des fois, ils sont bien et ils me rendent de bonne humeur (genre quand ils sont de type érotique, huhuhu). Du coup, au lieu de me lever, je me rendors pour essayer de prolonger le rêve, ce qui n’arrive jamais. Et puis quand j’ouvre les volets et qu’il pleut, ça me donne pas envie de sortir. J’ai plus envie de m’enrouler dans ma couverture en mohair violette méga chaude et tricoter toute la journée en buvant du thé. Mais bon, comme je travaille pas, j’ai pas trop de vie sociale hors de chez moi donc j’essaie de me bouger quand même sinon, je vais finir dépressive et asociale.

Donc de temps en temps, je m’organise des déjeuners avec mes coupines, des soirées avec des ami(e)s, des interviews en ville, tout ça, tout ça. Ouais, en fait, j’ai une vie sociale bien remplie. Par exemple : jeudi dernier, resto avec un ami, vendredi, soirée avec Dru Dru et un de ses amis, samedi après-midi, interview, samedi soir, verre+resto avec un charmant jeune homme. D’ailleurs, c’était super drôle, cette soirée. On est tombé dans un espèce de boui boui avec des nanas qui démarraient manifestement dans le métier de serveuse puisqu’il y en a une, elle sert un fond de vin dans le verre à mon comparse pour qu’il le goûte mais elle attend pas, elle nous pose la bouteille et se casse. Bah alors ça sert à rien de verser juste un fond ! Enfin, tout a été à l’avenant, on leur a appris de proposer un café pendant que les gens mangent leur dessert (alors que normalement, c’est après, quand on débarrasse). C’était marrant, on n’y retournera pas. Bon, dimanche, je devais aller au billard avec l’ami de jeudi mais ça a été annulé. Bon, pour le moment, j’ai rien de prévu pour les jours prochains sauf dimanche midi, déjeuner chez l’oncle de mon papa mais je dois voir LilVirgo dans la semaine et Lambchop ce week-end. Ah et j’ai une réu jeudi soir, aussi ! 

En dehors de ma folle vie sociale, j’ai une vie professionnelle. Enfin, j’essaie. Je cherche du taf, quoi. Donc, en ce moment, avec ma sœur, on monte une opération CV et lettre de motivation, tout ça. Mais l’étape ultime, c’était la photo d’identité sur mon CV. Lundi, je décide donc de m’exécuter. Hop, hop, un tailleur avec un chemisier. Hop, hop, du maquillage et même du gloss pour repulper mes lèvres. Hop, hop, on se coiffe nickel. Hop, hop, on est partie ! Evidemment, il pleut, grrrrrrrrr. Bon, je m’installe dans la machine. Merde, y a pas le noir et blanc, ça commence. Bon, première tentative. Non, on va refaire. Deuxième tentative. Ah bah non, j’ai les yeux fermés ! Troisième tentative, je peux pas me rater. Je souris, clic et… faut que j’attende qu’elles sortent. Je poireaute à l’extérieur de la machine (3 minutes, c’est long…) et là, les photos sortent. Bon, ok, je viens de me faire enfler de 4 euros. Non mais où sont passés mes beaux yeux bleus ? Et depuis quand je suis brune ? Bon, moi qui envisageais d’aller chez un coiffeur prendre cette couleur (oui, j’aime changer de couleur de cheveux), au moins, j’ai une idée de ce que ça va donner. Bon, en vrai, j’ai pas le teint jaune mais bon… Là, je vous ai mis le cliché, j’ai juste flouté ma gueule mais j’ai pas du tout trafiqué les couleurs ! Ceux qui me connaissent mesureront la différence entre ma vraie couleur et celle-ci. Du coup, j’ai fouillé mon ordi pour trouver une joli photo qui paraîtra sur mon CV parce que celle là, mais c’est carrément impossible. Je suis donc rentrée chez moi trempée, les cheveux se collant à mon gloss et le moral à plat. Oui parce que moi, une photo moche de ma personne, ça me fout le moral en l’air. Même si, comme dit Gaor, les gens beaux sont jamais photogéniques. Enfin, je réponds à toutes les annonces me correspondant pour le moins et quand tout sera réglé au niveau de mon CV et lettre de motiv, je lancerai ma campagne d’envoi de CV. Bon, avec de la chance, mon chômage touche à sa fin. Après tout, y a pas de raisons.

Bref, en ce moment, ma vie est follement passionnante, c’est dodo-tricot-recherche de boulot. Et là, je sens que je fais beaucoup d’envieux, hein ? Et puis aussi, je mets plein de liens dans mon article comme ça, si tu t’ennuies, tu auras plein de lecture.

Vive la tortilla vol. 1

Par  Tatiana

Alors donc ben voilà. Ce que vous attendiez tous : mon retour. Ok, d’accord je suis revenue il y a deux semaines. Mais il a fallu que je m’en remette de mon voyage. Depuis ma vie sociale se résume à mon ordinateur que je chéris plus que tout en ce moment, car sans ordinateur plus de vie sociale (voire plus de vie sexuelle par procuration) donc résultat : Tatiana en dépression à St Anne. Exemple pas plus tard que samedi dernier en 8 (bon je sais jamais comment ça marche les histoires de en 8 mais j’aime beaucoup cette expression), j étais donc chez moi un samedi soir à parler avec des amies à moi sur msn qui elles aussi étaient chez elles, et ça donnait à peu près ça :

 
Maria dit :
ben alors t’avais disparu
Tatiana dit :
bug de ma ligne adsl
Maria dit :
ah merde
Tatiana dit :
au fait g fini mon ménage
Maria dit :
c bien et tu vas faire quoi se soir
 
 Sandra a rejoint la conversation.
 
Tatiana dit :
coucou Sandra

ce soir je glande et je finis d écrire le journal de nos vacances

Maria dit :

bon j’avais peur que tu ailles boire un verre et me faire envie à moi bloquée dans ma banlieue

Tatiana dit :
non non ca c était hier
Maria dit :
sans télé car les deux squattées
et ni musique car pas de chaine car cassée
Tatiana dit :
de tte façon y a rien a la tv

Sandra dit :

moi je suis aussi chez moi un samedi soir

 

Maria dit :
ben on est trois
Tatiana dit :
on fait une soirée mamie msn ?

Sandra dit :

si la nouvelle star

Tatiana dit :
g zappé sur la 3 moi
Sandra dit :

ou argentine cote d ivoire

Maria dit :
pas trop longtemps car l’ordi j’en peux plus
!!!!!
je vais encore avoir de l urticaire je sens
 
Tatiana dit :
petite joueuse
Maria dit :
mais j’ai pas la télé moi
Tatiana dit :

je peux pas la regarder qd je suis devant mon ordi g juste le son

Sandra dit :

moi a un moment ou a un autre il va falloir que je rédige ma dernière partie

Tatiana dit :
pfffff bon ben ca va g compris
 
Enfin, comme vous pouvez le voir il se passe plein de trucs fous dans ma vie et le pire c’est que c’est un peu le bazar dans ma vie et sur plusieurs plans. Mais revenons deux mois en arrière pour une meilleure vue d’ensemble des événements…
 
 
Le 11/04
 

Bon ben voilà, je suis actuellement à Roissy au bar devant un thé, le regard vide par la fatigue et le stresse de ma journée d’hier. Mais pour comprendre ma journée d’hier, il faut que je vous fasse un petit résumé de ma situation amoureuse. Certains savent déjà que je m’étais mise dans une situation délicate qui m’a valu pas mal de reproches et conseils en tous genre. Donc la je vais vous en dire un peu plus mais pas beaucoup car je ne veux pas m’étendre la dessus. Bref, mon ex, car depuis hier c’est officiellement mon ex (alors qu’officieusement ça l’est depuis un peu plus longtemps), mon ex donc m’en a fait baver hier niveau stress. J’étais déjà pas assez stressée par mon voyage de 24h toute seule. Ce jeune homme je l’ai rencontré à une soirée de boulot, alors qu’à cette soirée j’avais déjà une autre cible. Comme souvent dans ces cas là c’est un ami d’un de mes amis. Quand je l’ai vu celui-là j’ai tout de suite su que c’était pas bon. Le coup de foudre !! je ne sais pas si ça vous ai déjà arrivé, c’est comme si quand vous voyez l’autre vous vous prenez une droite en pleine figure. Et ben là je vous assure, j’aurais fini à l’hôpital avec la force du coup. C’est limite si ça m’a pas fait l’effet d’une apparition. Certes, il est vrai que je commençais à être alcoolisée mais quand même. Plus tard j’ai appris que la réciproque était vraie également. Mais retour à la soirée, j’arrête pas de me dire « wouhaou ! il est trop beau ! oublie ta cible ma petite Tatiana et jette toi sur celui-là » (oui ma cible était assez foireuse vu que ça faisait déjà deux mois qu’on se tournait autour et que M. mettait trop de temps à se décider à mon goût. Malheureusement, comme toujours ce beau jeune homme était déjà pris, et ils viennent juste d’emménager ensemble le joli couple ! beurk ça me fait vomir ! Adieu veau vache cochon et mon idéal masculin…Retour donc à l’ancienne cible avec décision de profiter de la soirée et des légères avances du jeune homme, qui quand même laisse percevoir le trouble que je lui cause, enfin juste à moi car je ne crois pas que les autres aient vu quoi que ce soit vu le taux d’alcoolémie atteint. Moi je repars avec ma première cible mais ça c’est une autre histoire qui ne nous intéresse pas.

Deux semaines plus tard, nous voilà à nouveau réunis au cours d’un déjeuner entre amis. Je dois dire que je n’étais pas dans une super forme, vu que cela venait juste de se finir avec ma première cible et que donc je cherchais un dérivatif affectif. Et que d’ailleurs j’étais venue à ce déjeuner pleinement consciente que ça allait me changer les idées de voir un bel apollon. Et là bien sûr il y eu re-attraction, re tout ce que vous voulez, bref la merde car toujours pas dispo le petit monsieur. Pour en rajouter une couche il se trouve que nos humours sont assez proches et qu’on accroche vraiment très bien ensemble, le genre de personne avec qui vous avez toujours quelque chose à dire. C’est à cet instant précis que j’ai su que j’étais perdue, je ne pouvais plus résiste davantage, et j’ai donc rebondi sur un truc qu’on s’était dit pour lui envoyer un mail. Voilà donc comment tout à commencer un simple mail de deux lignes à provoquer une avalanche de mails qui suivirent et plusieurs rencontres entremêlés d’une rupture, d’un non il ne faut pas et autres considérations moralistes. Je pense que cette année les statistiques de mails de la boite vont sérieusement augmenter et que le service informatique s’il lit les mails ont bien dû se distraire avec les notre. La première crise de conscience du jeune homme est arrivée assez tôt car juste après notre première entrevue. Mais comme tous ses gestes disaient l’inverse de ses paroles je ne comprenais rien. Et puis la preuve c’est qu’il a remis ça monsieur. Mais la deuxième crise de scrupules a été fatale, forcément elle a suivi des vacances soit disant idylliques (mais bon c’est toujours bien des vacances merde !) en plus au même endroit que moi youpi ! Après une moitié d’engueulade par mail la semaine précédente hier monsieur m’envoie un mail vers 16h30 qui disait en gros « au fait on se voit en sortant du boulot ? ». Après avoir passer toute la journée à attendre qu’il se manifeste, maintenant le stress. En plus fallait que je sois à la disposition de monsieur, car le pauvre n’avait pas beaucoup de temps. Ben mon grand, si tu veux me larguer ce sera pas vite fait donc tu vas pas me souler. En plus il savait que je devais faire encore plein de truc pour mon voyage. Ca a finit qu’il viendrait chez moi à 20h. En arrivant chez moi je crois que je l’avais jamais vu aussi mal et angoissé, et aussi froid. Ca m’a mis un coup, je savais plus trop quoi dire. C’est vrai que la situation était pas tellement gérable (même si j’ai toujours un peu de mal à le reconnaître). Après j’ai eu le droit au passage torture où il m’a raconter tout son voyage avec sa copine. Et on est allés là, on a fait ça… Merci, comme ça je vais pas du tout m’imaginer la scène quand j’y serai. Donc là je mise beaucoup sur ce voyage, pour qu’il me fasse revenir fraîche et détendue.

A NOTER : Pour les fans (nombreux) de Tatiana, la demoiselle rejoint la blogosphère ici : http://raleusepointcom.mon-blog.org/