Comment je suis même pas allée au Pôle Emploi

09 décembre 2010, j’apprends donc que le 11 janvier au soir, je serai au chômage. Enfin, je peux partir avant mais je n’ai pas très envie de me retrouver désoeuvrée donc je dis « ouais ouais, j’irai jusqu’au bout du contrat ».  Mais j’allais pas attendre le 11 janvier pour me bouger les fesses.

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Dès le 09 au soir, je décroche un premier entretien puis un second dans le week-end. Et me voici avec deux entretiens dès le lundi 13 décembre. Un autre le 14 au matin. L’un est une pure arnaque, je vous fais le topo : « salut, je te propose un poste de community manager-chef de projet web- responsable de communication pour 1400 € net par mois. C’est la crise poulette, dis oui ». J’ai dit « ahah, non ! ». Un autre n’a pas abouti mais il y en a un, un, j’ai cru que mon cycle Kitchin était de retour.  Petit rappel de ma vie : avril 2007, j’ai un premier CDI. 5 mois plus tard, je passe un entretien avec Simon de TGGP et j’ai eu le poste. Juillet 2010, je débute mon CDI dans ma nouvelle boîte. 5 mois plus tard, je repasse un entretien… avec Simon mais pas pour TGGP ! Non mais là, c’est bon, je l’ai le job, c’est obligé.

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Sauf que non. Je suis arrivée en finale (comme tous les entretiens que j’ai passés, deux à trois entretiens par boîte, je suis ravie de n’avoir pas trop postulé finalement) mais voilà, j’ai pas fait d’études marketing et ça coince. C’est sûr, 3 ans et demi d’expérience, ça vaut pas une école de commerce. Mais peu importe, j’avais quelques réserves sur le poste. Parallèlement, je suis contactée régulièrement par des cabinets de recrutement qui me proposent toujours le même poste de directrice de clientèle. Un poste intéressant, bien bien payé mais… mais c’est pas mon job, je sais d’avance que je serai pas à la hauteur.

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Ma soeur, qui bosse en agence média, fait également passer mon CV à mon boss qui le transfère à un responsable pôle marketing d’une agence affiliée. Et hop, entretien ! Un entretien étrange car à la fin, le gars me regarde et me fait “Bon, l’entretien s’est super bien passé, je vais parler de toi à notre DG” (oui, il me tutoyait, agence, je vous ai dit). Oh ouah, c’est la première fois qu’on me dit ça direct à la fin de l’entretien. Je passe donc à l’étape DG à mon retour de vacances de Noël. Puis c’est au tour de la DRH. Le 11 janvier, très précisément : j’ai quitté mon  poste à 18h pour ne plus y retourner et j’enchaîne. La DRH me chante les louanges de la société. Heu mais, je suis pas censée vendre ma candidature, là ? “Voilà donc on vous propose un contrat à tant, vous êtes intéressée ?”. Voilà, mon inactivité a duré 40 minutes, je suis désormais en vacances.

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Quoi ? Mais qui a fait circuler mon CV déjà ? Ma soeur. Oui, voilà, ma soeur est désormais ma collègue. Ma collègue de loin, on est dans le même groupe mais dans deux agences différentes et même s’il existe une forte synergie entre les agences, elle est sur l’alimentaire et le bancaire, moi sur les cosmétiques et le luxe. Petit hasard de la vie : en février 2009, j’étais allée dans l’antenne où travaille ma soeur pour un rendez-vous client avec Pubilon et j’avais trouvé l’agence magique, avec des frigos immenses, un petit déjeuner servi tous les matins, un jardinet. Bon, dans mon antenne, y a pas de petit déj gratuit mais une table de ping pong, un babyfoot et une terrasse. Mais la vraie cerise sur le gâteau, la voici : c’est à 30 mn à pied de chez moi. L’autre antenne à 25 car il est question qu’on y déménage (quand j’y pense, c’était obligé que ça marche pas dans ma dernière boîte, c’est la première fois que je n’entendais pas parler de déménagement). Ce qui veut dire que je n’ai plus besoin de prendre le train pour aller bosser ! Non parce que je vous en ai pas reparlé récemment mais durant mes 6 mois dans mon ex boîte, j’ai eu une fois, une seule fois, mon train à l’heure… un jour de grève ! Va comprendre.

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Donc si on résume cette histoire : j’ai gagné 13 jours de congés (bon, je me suis pas reposée pour causes personnelles et rangement de mon appart aussi, j’ai un nouveau bureau), j’ai gagné 700 euros de plus que mon salaire habituel en janvier en ne bossant que 7 jours ouvrés (cette semaine ne compte pas, on me paiera fin février), un salaire un peu plus élevé, des clients prestigieux, un boulot motivant… Dire que je me foutais de mon troll parce qu’il pensait que c’était possible. Merde, pour une fois, il avait raison (exception qui confirme la règle, t’emballe pas). Faudra un jour que je vous parle des vertus prophétiques de ce blog, c’est hallucinant tout ce que je peux écrire en disant “jamais” et qui, finalement, se produit. Ca fait peur…

Tu veux voir mon tuyau ?

Aujourd’hui, c’est jeudi, c’est plomberie. Parce que vois-tu, lecteur, des fois, j’ai des fulgurances et la dernière en date a consisté à prendre un plombier pour installer ma machine à laver qui moisit depuis 8 mois dans ma cave car entre l’emploi du temps d’Anthony et le mien, il y a une énorme incompatibilité.



Ne sachant trop comment m’y prendre, je tape « plombier » dans google et je tombe sur un site qui me propose de faire des devis. Chouette, c’est pile poil ce que je veux.  Quelques jours après, je reçois un mail m’informant qu’aucun des prestataires du dit site n’est intéressé par ma proposition (non chiffrée, je précise) mais que peut-être que si je veux repeindre mes murs, je trouverai mon bonheur. Heureusement, twitter est mon ami et Clément me conseille d’aller poser une annonce sur tokup.fr . Judicieuse idée, j’ai reçu plein de réponses.


Le souci, c’est que je n’y connais rien en plomberie et ma dernière expérience en la matière ne m’a pas vraiment laissé de bons souvenirs. Un premier me propose 165 euros ttc. Merde, c’est plus que je pensais. Heureusement, les propositions pleuvent, des prix plus raisonnables (de 60 à 100 euros), des plus élevés. Mais mes chouchoux, ce sont les bradés. Certains me proposent 10 € de l’heure. Sachant que l’intervention ne durera pas plus, je fronce un peu les sourcils, ça sent un peu l’arnaque.


Mais mon chouchou, c’est celui qui me propose un devis à 15 euros et qui me dit : « ON SE VOIT ET ON VOIT CE QU’ON FAIT ». En majuscule, oui. Non mais t’es sérieux mec ? Tu l’as pas vue la vidéo avec Clara Morgane qui dit que quand c’est non, c’est non ? Tu crois que j’ai posé l’annonce pour réaliser le fantasme du plombier, fantasme qui n’est d’ailleurs pas mien ? Pas ma faute hein mais le peu de plombiers que j’ai croisés, ils ne me titillaient pas le neurone sexuel. Je crois que c’est lié à la raie des fesses qui dépasse du vieux jean, ce n’est en aucun cas sexy. Sauf à la limite sur Gisele Bunchen mais elle ne m’excite pas des masses non plus. Quoi que jeune, ma mère avait un réparateur de machine à laver que j’aurais bien grignoté même si à l’époque, j’étais chaste.


Bon, en comparant, pesant le pour et le contre et évidemment en utilisant le joker appel à une connaissance (mon papa quoi), j’ai pris Laurent28 qui me prend 60 euros ttc. Sauf que Laurent28, il habite devinez où ? Dans le 28, appelé aussi l’Eure-et-Loir soit pas trop mon coin quoi. Mais si, si, il vient sans soucis, reste à fixer le rendez-vous, je  vais le caler ce week-end et fini la laverie ! De sacrées économies en perspective car à chaque fois, il me fallait une dizaine d’euros en pièces ce qui m’imposait d’acheter plein de choses à différents endroits en m’arrangeant pour en avoir à chaque fois pour quelques centimes ou 5 euros et quelques pour qu’on me rende plein de pièces.  Et puis, je vais pouvoir faire des machines quand je veux, pas juste entre 9 et 21h et faire autre chose pendant que ça tourne.

Maintenant, j’attends de voir Laurent28 à l’œuvre, ma poisse légendaire en terme de domesticité (genre livraison de meuble, souvenons nous ensemble) me fait craindre des conneries. La question est : après avoir failli mettre le feu, vais-je inonder mes voisins ?

Demain, je vous parlerai de la malédiction qui me poursuit : y a toujours un serveur qui arrive dès que je dis une énormité à caractère sexuel.

Et bien sûr, le trèèèèèès bon clip de Clara Morgane et du plombier.

The D(éménagement) day

[Pour mémoire, je m’en étais arrêtée là]


Ce qui est bien dans ma vie, c’est que dès que je planifie un truc, ça ne se passe jamais comme prévu et y a des jours où ça fatigue un peu, quand même. Donc comme convenu, Madinlove devait arriver chez moi vers 11h pour aller chercher le camion avec Vicky, Tatiana et Lucas devaient arriver à 12h et c’était parti !




10h45, mon portable vibre : « Je serai en retard, mon train n’avance pas – Madinlove ». Putaiiiiiiiiiiiin ! Même quand je m’en sers pas, la SNCF me cherche ! Bon, bilan de la situation : on doit avoir récupéré le camion avant midi sinon Kiloutou ferme jusqu’à 14h30 (super) donc on doit agir vite. Opération « changeons de plan ». J’attrape Kenya et la mets dans son panier, on la largue en trente secondes chrono chez ma soeur (chez qui j’ai réussi à ouvrir la porte du premier coup, je n’y arrive jamais normalement, je suis restée 15 mn dehors, une fois). Ensuite, on trouve le Kiloutou, Vicky va conduire vu que je n’ai jamais conduit en région parisienne et que je ne comprends strictement rien au périph’. On fait les papiers, Vicky est mise en conductrice, on file. On se prend des bouchons de folie car il y a des travaux dans le coin, Madinlove est arrivé entre temps et nous attend devant mon nouveau chez moi où on doit repasser prendre le frigo et le vieux lave vaisselle que j’avais dans mon premier appart quand j’ai emménagé et que j’ai remplacé par une machine à laver. Le proprio m’avait « gentiment » suggéré de laisser ma machine à laver à la place quand je lui avais demandé à l’emménagement si je pouvais enlever son lave vaisselle. Dès le départ, il a essayé de m’arnaquer, j’aurais dû sentir qu’avec lui, ce serait souvent à sec avec du verre pilé. Donc le lave-vaisselle avait moisi dans le garage de mes parents pendant 4 ans et avait été monté par mon oncle et ma tante quand ils sont venus installer mon cousin sur Paris



Et le frigo ? Ben celui de mon ancien appart étant carrément mieux (avec un réfrigérateur), j’ai décidé de faire un échange. Je rappelle que mon ancien proprio avait refusé de me régler 800 euros de facture de plombier qui devait lui échoir utilisant le prétexte que je m’étais faite arnaquer, je pense que ce petit échange standard est une très légère compensation. Bref, on arrive à l’appart, on charge la machine et le frigo et on doit repartir vers le Kiloutou récupérer la voiture de Vicky car nous en aurons besoin rapidement. Vicky veut à tout prix conduire le camion, on monte dedans et là, en sortant de chez moi, « krrrrrrrrrr ».

Vicky : Qu’est-ce que c’est ?

Moi : C’est pas les diables qui roulent derrière ?

Madinlove : Heu non, tu viens de décaniller le vélo garé juste là.




Bon, comme on est pressés et qu’on revient dans une poignée d’heures, on vote et on décide qu’on mettra un mot à notre retour. Au kiloutou, les embouteillages deviennent denses, Lucas et Tatiana sont envoyés au café à côté de la maison pour patienter et à 13h30, on peut enfin se garer au fond d’une espèce d’impasse qu’il y a à 50 mètres de mon appart, je laisse un petit mot avec mon numéro de téléphone au cas où. En sortant du camion, je regarde les dégâts. Le camion est enfoncé sur une bonne partie du côté. Bon, on va pas s’énerver, ça ne sert à rien.



On récupère Lucas et Tatiana, on va se restaurer au McDo vu l’heure. 14h30, il est temps d’agir, on retourne chez moi avec le capharnaüm toujours pas rangé vu que j’ai pas fini mais comme on pourra finir avec la voiture, opération : on vide tout sur le trottoir et on charge le camion. Evidemment, dans l’impasse où on avait garé le camion, y a aussi un gars qui déménage donc on est prié de pousser le nôtre. Sachant que ma rue est à sens unique avec de grosses barrières en fer soudées au trottoir tout le long, on va pas pleurer.



Mais tout le monde joue le jeu, les deux diables que j’ai loués nous aide bien et à 16h30, le camion est plein, direction nouvel appart. Là, les consignes sont simples : on monte tout (avec l’ascenseur, je passe au 3e étage, je suis une parvenue), on laisse tout sur place et fin des opérations. On transite les cartons du parking à l’ascenseur, de l’ascenseur à l’appart, ça monte, ça descend, ça avance bien. Une voisine peste après Lucas parce qu’on bloque l’ascenseur, il lui répond gentiment qu’on est en plein déménagement donc on fait ce qu’on peut mais « oui mais moi, j’en ai besoin! ». Je sens que mes nouveaux voisins sont charmants.




17h30 : tout est débarqué. Prochaine étape : ramener le camion à temps (18h) à Kiloutou et pleurer sur la facture.

Meetic n’est pas une fatalité

Par Lucas

C’est marrant comme on en arrive à penser à Meetic… Un peu comme un dernier recours.
On se jure pendant des années ne jamais passer le pas. On s’en veut presque d’y avoir pensé. Parce que non, franchement, ya les amies des copains, les jolies demoiselles dans le RER, les jolies libraires dans la ville, les milanaises égarées, les marketeuses timides… Ca va, ca vient comme dirait Merlot (reprise de Bobby Lapointe).
Et puis un jour, carrément honteux on se dit : pourquoi pas après tout, je vais y aller sans complexes. Un peu comme une promesse…
Mais les autres sites l’étaient aussi un peu…

 Il y a eu PCC avec un prétexte culturel. Trouver une nana via les points communs… Bon, pourquoi pas…
Même sans points communs, les gouts de l’autre sont la marque de sa culture et de ses exigences, de son regard sur la vie et de ses envies. Bilan : Une nana rencontrée, emballée, puis 3 semaines de navigation aérienne avec des escales chez elle, de ci de là, et un largage final sans parachute : au revoir Lucaaaaas.

Il y a eu Adopte Un Mec  plus récemment, là où tous les mecs étaient chosifiés et n’avaient pas leur mot à dire. Un sacré coup à la fierté masculine, même en prenant ça au 2d degré. Mais voila… D’un coté, je n’étais pas assez beau gosse pour les nanas intéressantes (trop rares d’ailleurs), de l’autre les donzelles étaient insignifiantes, baignant dans le arènebi, Marc Musso et les lol.
Bilan : une demoiselle intéressante sans lendemain. Et des tas de profils de nanas uniformes, désespérantes de bêtise et de stérilité. That’s all folks.

Alors quand on est lassé de ces vagabondages, que faire ?
Je ne vais quand même pas sombrer dans la même vie que David Duchovny dans Californication ?
Comment sortir de ce quotidien nébuleux ? Oh tiens quess que je vois là bas. Ah bah oui, c’est la vraie vie !!

La vraie vie est plus attirante que jamais.

Mon ami Victor a trouvé sa compagne sur Meetic mais il bossait comme un fou toute la journée et il ne lui restait que le soir pour avoir un lien social. Quand on est crevé par sa journée de boulot, on a pas envie de sortir, qu’on soit le chercheur ou la pépite. D’où Meetic.
Perso j’ai le temps : j’ai la « chance » de chercher un emploi. Donc j’ai de quoi m’organiser pour prendre le temps d’envoyer mes demandes (Lucas le seul mec qui envoie ces LM & CV à 5h00 du mat’…) et aller dans des endroits adéquats par la suite.

« Je crois que mon lieu de rendez vous sera cette table en terrasse,
Café, croissant stylo papier, ca y est tout est en place (…)
Je vois passer une charmante dans un joli p’tit tailleur,
Elle me regarde comme on regarde un beau p’tit chômeur. »


Sauf qu’aux heures ouvertes tout le monde est au boulot.
Donc revenons aux heures classiques ; de 5à7, happy hours, voire de 9à12. Sortir pour rencontrer de nouvelles têtes, sourire à une inconnue qui passe, n’en garder aucune trace sinon celle du plaisir, en espérant qu’elle va rendre ce sourire sans y voir une sournoiserie. Interpeller une jolie demoiselle dans un bar, après un jeu de regards ou interpeller une nana et passer pour un
gros dragueur de merde qui va se prendre une bonne répartie dans sa face. Observer l’environnement comme un requin masqué ou un ingénu souriant : la verité est ailleurs…

Il faudrait peut-etre que je reprenne la série de Nina « Où trouver l’homme ? » et l’appliquer aux femmes.
Série qui aboutit à chaque épisode à un épilogue funeste. Heureusement que c’est une fiction… Même si la question demeure « Où ? »

En journée c’est donc mort, les gens travaillent.
« T’as pas fait un SWOT, Lucas ! Ceci est une Opportunité ! » dira le lecteur-requin, tu peux donc séduire des nanas sur leur lieu de travail, ces nanas qui bossent, elles. Oui je sais bien, d’ailleurs il faut que je vous publie un de ces jours les quelques épisodes de « Comment j’ai dragué ma libraire ».
Pffff, on tourne en rond dans cette affaire…

Day in, Day out

Donc j’étais prompt à passer le pas, à choisir la facilité et aller sur Meetic.
Mon budget serré m’en a empêché et m’a rendu plus prudent. Je m’en félicite ! Explications…

Chômeur, jeune diplômé, sans indemnités (il manquerait plus que ça, hors de question que je sois un boulet pour la société), je vis donc avec 500 € par mois. Je n’ai toujours pas digéré la remarque faite par une copine, avocate ds un gros cabinet Place Vendôme et qui m’a dit il y a 15 jours que j’étais habillé comme un sac. Bah oui Anastasie, mais ce sont des fringues que je traine depuis 5 ans voire plus. Pas de sous. Et entre internet, les impôts à provisionner (CSG, Taxes foncières, taxes locales, etc), EDF, les courses au Franprix, les charges de co-propriété, eh bah changer mes fringues c’est même pas pensable.

Comme je n’avais pas encore trop envie et pas le fric pour passer à Meetic, j’ai voulu créer mon propre bachelor, il y a deux mois, la saison 2 deSingulier Pluriel, mais cette année j’ai fait un bide monumental. Seulement une candidate s’est manifestée contre douze l’an dernier.

Vous me direz « mais sors ! rencontre du monde ! » Oui mais où ?
La seule solution que j’ai trouvé à ce désert affectif c’est de me plonger ds la recherche de boulot, synonyme de retour à la socialisation.
Sur le lieu de travail (Sarah Briot ripwizente) ou le samedi soir grâce à l’argent gagné. Mais le boulot tarde, Madame AFEC a beau me presser…

Face à ce desert social, j’ai donc repensé à faire rentrer Meetic chez moi, ne serait ce qu’un mois, quitte à faire un régime pasta.
Entre Le Monde.fr et Cadremploi.
Une fenêtre de rêve.
Cette promesse du crépuscule, le soir venu, quand des millions de célibataires se connectent sur leurs PC pour checker leur mails, pour lire quelques vies de merde, pour aller voir la vie de leurs amis sur Facebook et se sentir moins seul avec la lune dehors qui sourit.

Mais une simple promenade sur les forums et les topics dédiés à Meetic vous en dégoute pour de bon.
– Profils fake ou scam (africains ou des pays de l’est),
– Profils fake menés par Meetic pour solliciter le jeune naïf juste avant la fin de son abonnement,
– Tacite reconduction de l’abonnement à moins d’appeler un numéro surtaxé afin de mettre fin à cette arnaque,
– Abonnement qui, tout comme chez PCC, ne permet de parler qu’aux femmes qui sont abonnées à moins de… prendre l’option premium (payante…) qui permet elle de toucher tout le monde. ARGH !
Plus que l’arnaque, c’est le fait qu’on veuille me prendre pour un con qui m’exaspère.
Bref…

 On fait le bilan calmement…

Cet article n’est pas une invitation à sangloter.
J’ai vraiment envie de croire que je ne suis pas le seul dans une telle mouise sentimentale et humaine.
J’ai vraiment envie de croire que d’autres bonhommes célibataires promènent leur solitude derrière un sourire de façade mais, surtout, qu’il en est qui agissent. Je vais être égoiste mais tant pis pour les autres : quite à enfoncer le clou du cliché du « mec dragueur », je vais agir IRL. Histoire que les nanas aient la confirmation que les mecs qui draguent sont des reulous. Je me connais, même ds le jeu des regards et des sourires, j’ai la délicatesse de Mike Tyson… Alors ça va être funky d’aborder une jolie donzelle, comme ça à brule pourpoint au sortir de la médiathèque…

Et sinon, désolé pour cet article-intermède-catharsis, j’en avais peut-être besoin pour rebondir. Vos témoignage ou enfonçages, peu importe, sont les bienvenus et seront dans tous les cas pertinents. Perso, je pars m’installer à la terrasse d’un café… avec un bouquin.

La double arnaque des vacances de Noël

A la mi septembre, j’ai entamé les négociations avec Ioulia et Simon : je veux la semaine de Noël, je laisse celle du réveillon. A ma presque grande surprise (Simon est juif donc Noël, il s’en fiche un peu, déjà), je n’ai pas eu à discuter, c’était la semaine du réveillon la plus dure à obtenir. Maintenant, je sais pourquoi : les vacances de Noël, c’est l’arnaque.

Déjà, quand j’étais à la fac, je devais me résigner : aux vacances de Noël, quoi que tu en dises, tu ne révises pas. Pas tellement par flemme (enfin, si aussi) mais par manque de temps. Cette année, je comptais sur les vacances pour faire baisser ma tension en me reposant et en allant à la piscine de ma ville natale (de 16 à 17h30, seul créneau horaire d’ouverture qui m’arrange, l’autre étant 12-14h), je souhaitais aussi déménager le blog vers une autre plate forme (spoiler, on va dire), dompter wordpress, écrire des milliers d’articles, commencer des projets que j’ai en tête depuis des lustres. Mes vacances en vrai ont ressemblé à ça : vendredi, train et repos ; samedi, rhume, voiture, courses et soirée pour les 28 ans de Lucie ; dimanche, rhume, sapin, rangement de la chambre de Yohann qui arrive le lendemain ; lundi : courses, aller chercher Yohann à la gare, courses ; mardi : courses, paquets cadeaux ; mercredi : courses, paquets cadeaux, expédition mystérieuse au cœur de la nuit, préparation du réveillon, réveillon ; jeudi : Noël donc cadeaux, manger, digérer, manger, dormir. Là, vendredi, c’est mon premier vrai jour de vacances sachant que je dois encore aller faire des courses cet après-midi et aller voir ma tatie. Demain, virée à Toulouse pour aller voir ma dernière aïeule encore en vie (ça va être un peu bizarre, je crois), mamie Bartoldi et dimanche, départ. Donc on résume : ma tension doit toujours être au plafond, j’ai pas eu le temps d’aller à la piscine (qui m’a semblé fermée quand on est passé devant avec Yohann, de toute façon), de migrer le blog ou de même me pencher sur wordpress, je n’ai AUCUN article en avance, ceux que j’avais écrits dans le train sont déjà publiés.


Mais en plus, il y a une double arnaque dans l’histoire. On m’avait dit : « ah, tu descends dans le sud, tu vas avoir du beau temps ». Ouais, c’est ça ouais ! Depuis que je suis arrivée, j’ai vu le soleil deux fois : dimanche et deux heures mardi après-midi. Le reste du temps, un brouillard à couper au couteau. Et aujourd’hui, il tombe des flocons énormes, le jardin est tout blanc, il neige. Et curieusement, c’est un peu ce qui me rend plus légère. Les vacances ont été un peu mornes : premier Noël sans ma mamie alors qu’on n’a pas eu le temps d’encore tout à fait réaliser son départ (enfin, moi, j’ai parfois du mal à réaliser), Yohann qui ne va pas bien non plus à cause de sa famille biologique qui est en dessous de tout. D’ailleurs, je réalise à quel point ma famille est globalement parfaite. Même si on se chamaille des fois, on est très « tribu ». J’en parlerai plus un autre jour, là, j’alourdis mon article qui se veut léger, faute !


Bref, j’ai jamais trop aimé les vacances de Noël, sauf quand j’étais petite. Maintenant, c’est la course au cadeau, la course au réveillon, la course à tout. Je pensais revoir mes amis de Toulouse vus samedi soir pour l’anniversaire de Lucie, je réalise que je n’aurai pas le temps.  J’avais promis à M. Le chien qu’on se verrait, j’ai pas eu le temps. Je m’étais promis d’avancer sur certains plans, ce fut impossible. Et lundi, retour au boulot, aussi crevée qu’au départ. Prochaines vacances ? Pas programmées pour le moment mais je sens qu’en février, je vais m’offrir une semaine chez mes parents à dormir. Non mais !

Le karma existe, je l’ai rencontré

Samedi, j’ai joui. Mais je ne parle pas ici de sexe mais de jouissance plus…mesquine, vile. Un acte que l’on pourrait qualifier de méchant mais que je classerai dans la catégorie « bien fait pour ta gueule, tu l’as bien cherché ».




Retour en arrière : janvier 2006 (l’année 2006 fut une de plus pourries de ma vie), le 02, précisément. Je rentre chez moi après les vacances de Noël, j’avais retrouvé Guillaume 2 à Paris pour qu’on passe une nuit ensemble avant qu’il ne retourne en Bretagne. En arrivant dans mon appart, ça pue le moisi, eurk ! J’ouvre la porte de la salle de bain et
découvre une belle flaque en plein milieu. Suite à ça, j’appelle le proprio qui me dit de contacter un autre locataire de l’immeuble qui a le même proprio que moi pour savoir chez qui il va en matière de plomberie. Je fais venir le plombier qui me dit qu’il faut changer le réservoir des toilettes, je paye (800 euros) et il me change la cuvette sur le champ. J’expédie la facture à mon proprio qui refuse de payer m’expliquant que je m’était faite arnaquer et que j’avais qu’à attendre avant de faire les travaux. Après tout, qu’est-ce que j’emmerde le monde à pas vouloir vivre quelques jours de plus dans une bonne odeur de moisi avec un taux d’humidité affolant alors même que je n’ai plus de chauffage ni eau chaude car la chaudière était en panne, hein ? Et pan, 800 euros dans la gueule, pas un centime de remboursé. A partir de là, je n’ai pas été une très bonne locataire, payant toujours l’augmentation de loyer avec retard, oups…



Novembre 2008. Comme la secrétaire du proprio m’a dit qu’il était peut-être temps que je finisse de remettre l’appart en état pour les visites, je vais passer la shampoineuse ce samedi dans mon ancien appart. Une fois fait, je la pose devant ma porte et laisse celle-ci ouverte, des fois qu’un voisin ait l’idée saugrenue de voler ma beeeeeelle shampoineuse kiloutou. Alors que j’étais en train de remonter une armoire en tissu que j’avais entrepris de démonter y a 15 jours avant de renoncer à l’idée de l’embarquer, un mec, nouvel arrivant dans l’immeuble, passe devant la porte et me salue. « Vous arrivez ou vous partez ?

– Je pars.

– Vous savez qu’il y a une fuite qui vient de votre salle de bain et qui a inondé la cave ?

– Heu bé non… »

Donc il jette un œil à ma salle de bain aux joints moisis et me confirme qu’il doit y avoir une fuite, je lui promets d’en parler à la secrétaire de mon proprio. Une fois le monsieur parti (qui ressemblait incroyablement à Benoît et après coup, je me suis demandée si c’était lui et si j’avais commis l’impair incroyable de ne pas reconnaître un mec avec qui j’avais couché plusieurs fois mais non, après vérification sur la boîte aux lettres, c’était pas lui), je suis au bord de l’orgasme. Mais pan dans ta gueule connard ! Parce que là, si la fuite inonde la cave, c’est du lourd, il va sans doute falloir tout casser et ça va coûter bien plus que 800 euros. Et l’appart reloué au 1er décembre, c’est totalement raté aussi (mais là, c’est un peu volontairement ma faute vu qu’ils n’ont toujours pas pu le faire visiter puisque je suis la seule à avoir les clés). Oh bah, c’est ballot ! Quant à moi, je me demande bien ce qu’ils pourraient me faire : je quitte l’appart officiellement dans une semaine, il est hors de question qu’ils m’impliquent dans quoi que ce soit dans cette histoire.



Donc voilà, en proie à une joie mesquine, vile et petite, j’ai appelé ma mère pour lui raconter et ça l’a bien fait rire. La seule chose que je regrette, c’est que le proprio qui avait refusé de me rembourser les toilettes soit mort et que ce soit un de ses fils qui récupère la tuile mais finalement, il est bon de constater que, curieusement, il existe une justice. C’est le pouvoir du karma. Merci de m’avoir vengé, mec ! Et maintenant, je prie très fort pour que la fuite vienne des toilettes, justement, pour que l’histoire soit encore plus mesquine mais après avoir étudié ça de près, je me demande si ça vient pas du bidet (objet dont je ne me suis jamais servi en 3 ans et demi vu que je prends des douches quotidiennement).

Note pour moi-même, faire la liste des cas où j’ai été garce sans raison pour voir un peu ce qui m’attend.

Sadisme télévisuel

Pour ceux qui ne le savent pas, je travaille, entre autres, sur un forum people. Or sur ce forum où la moyenne d’âge est assez basse, ils ont une passion : Secret Story. J’avoue que je n’ai vu que deux émissions quotidiennes en tout et pour tout (même pas en entier) donc je suis très loin de maîtriser sur le bout des doigts. Ceci étant, j’ai l’impression qu’on arrive à un niveau de sadisme incroyable.

Dans le loft, nous avons eu trois couples : le lesbien Nathalie-Samantha (c’était leur secret), Alice et Matthias qui était au départ un faux couple mais qui en est un vrai maintenant (si j’ai bien compris) et Cyril et Alexandra qui se sont mis ensemble en cours de route. Jusque là, rien à dire. Mais la production, très joueuse, a fait bien mumuse avec ses petites souris :

– Nathalie et Samantha : Nathalie est partie très tôt dans le jeu et toute l’émission tourne désormais autour de l’idylle naissante entre Nathalie et Marilyn. Nathalie voit rouge et plaque Samantha en direct, devant la France entière, les yeux ébahis (enfin, ceux qui regardaient, quoi). La semaine suivante, Samantha est éliminée, les deux ex se fusillent du regard sur le plateau et… et… trois jours après, les revoilà ensemble. Je sais pas mais là, je sens qu’il y a comme une arnaque.

– Cyril et Alexandra : une des tensions dramatiques de l’émission est basée sur la question suivante : Alexandra qui est une salope est-elle avec Cyril par amour ou par jeu ?

– Matthias et Alice : donc au début, si j’ai bien compris, ils étaient un faux couple et maintenant, ils en sont un vrai. Alors là, la Voix (c’est-à-dire la production qui fait mumuse avec les candidats) a décidé qu’on allait bien se marrer. Il y a des missions à faire pour gagner des sous et la Voix demande à Matthias de demander à Alice de venir vivre chez lui. Et elle accepte ! Du coup, le voilà bien emmerdé, il ne pensait pas qu’elle accepterait. Parallèlement, la prod demande à John-David, bellâtre de service, de draguer Alice.

Attendez, c’est pas fini. Je vous ai peu parlé de Cyril et Alexandra pour le moment, le meilleur arrive. Ou le pire, c’est selon. Donc déjà, ils ont proposé à Cyril de plaquer son Alexandra pour 10 000 euros mais il a refusé, ooooh. Ensuite, ils font sortir Cyril et Alice sans que je comprenne bien pourquoi mais en fait, ils n’étaient pas sortis du jeu, ils étaient enfermés dans une pièce secrète et ils mataient tout ce qu’il se passait dans la maison. Sauf la salle où la prod parle aux candidats et justement, ça tombe bien, voilà qu’on demande
à Matthias de draguer Alexandra, sous le nez des deux autres donc mais personne ne sait qu’ils sont encore là. Un petit aspro ?

Bon, voilà, tout ceci est bien amusant ou navrant, au choix, mais pour ma part, je trouve qu’on arrive à un niveau de sadisme télévisuel parfois préoccupant. Par exemple, en Hollande, le pays d’Endemol, ils ont sorti un espèce de concept d’Ile de la tentation où en gros, y a 6 filles et 6 gars, je crois, et parmi eux des gens en couple. Chaque semaine, y a un éliminé et les en couple doivent faire croire à leur célibat. Donc forcément, une candidate en couple, très motivée pour gagner, a tripoté le pénis d’un candidat (célibataire) mais ensuite,
elle a tenu à rassurer son mec : « t’inquiète pas, il a joui très vite ». Bon sang ! Déjà que dans des émissions comme l’Ile de la tentation, je trouve qu’on est proche de la prostitution, là, je suis effrayée…Et sans vouloir être réac, je me demande quand même jusqu’où on va aller comme ça. Bien sûr, je me doute bien que tout n’est que manipulation et orchestration, je ne suis pas naïve, la question n’est pas là. En fait, elle est de l’autre côté de la télé, de notre côté à nous. Jusqu’à quel point va-t-on aller jusqu’à ce que le public s’indigne réellement ? N’est-on pas dans l’expérience de la grenouille qui ne sort pas de l’eau si on la fait chauffer progressivement.

Evidemment, je ne juge pas les gens qui regardent et je plaide même coupable pour l’Ile de la tentation, je me fais avoir chaque année. Bien sûr que ça détend, qu’ils font des fautes de français énorme, que c’est amusant… J’aurais peut-être regardé Secret Story si les horaires m’avaient convenues, qui sait. Mais quand je vois les Jerry Springer show et compagnie, je me dis qu’il serait peut-être temps d’arrêter un peu les conneries. Parce qu’au rythme où on va, ça va pas tarder à arriver chez nous. Déjà qu’avec C’est mon choix, on s’en
rapprochait petit à petit…

Tiens, au fait, elle devient quoi Evelyne Thomas ?

A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

Mais comment trouver un appart ?

Prendre la décision de changer d’appart, c’est bien mais ça ne suffit pas. Les agents immobiliers qui gavent ma boîte aux lettres ne veulent que me vendre des apparts mais jamais m’en louer. Déjà, avant de chercher, il faut savoir ce que l’on veut, on a globalement deux voies royales.

A- L’agence immobilière

Premier réflexe. On se rend chez M. l’agent immobilier et il nous propose ce qu’il a en catalogue. Ca, en théorie. Parce qu’en pratique, les agences immobilières sont taquines, instants vécus. Un lundi, je gagne un RTT car on déménage nos bureaux donc je me dis que je vais en profiter pour me rendre à Lavande sur Seine, ma plausible future ville. Déjà, penser que toutes les agences immobilières sont ouvertes le lundi, c’est plus de l’optimisme, c’est de l’abnégation. Quant aux autres, faut dire ce qui est, la location, ça ne les intéresse pas. D’ailleurs, ils n’en proposent même pas « ah, pour ça, faut aller dans notre agence sur Paris 8e ». Ah bah oui pour louer un appart en banlieue, j’aurais forcément pensé à faire les agences dans un des quartiers les plus chers de la capitale.

Quoi qu’il en soit, la location, c’est un peu leur argent de poche donc gagner de 500 à 800 euros sur mon dos, ça ne les passionne pas. J’ai même vu 1000 euros de frais d’agence pour un appart à 690 euros ttc, je pense qu’on peut appeler ça du foutage de gueule.

B- Le propriétaire

De prime abord, ça paraît la solution idéale car pécuniairement plus intéressant. En effet, qui dit proprio dit pas de frais d’agences immobilières. Tout est basé sur la confiance mais nous sommes entre adultes, non ? Ben non. Pour ceux qui lisent ce blog depuis longtemps, vous connaissez mes mésaventures avec feu mon proprio puisqu’il est mort depuis. En janvier 2006, dégât des eaux chez moi, il me laisse le soin de contacter un plombier, je vais les travaux, lui envoie la note et… « non, vous vous êtes faite arnaquer, je
paie pas ». Rien du tout, 800 euros de ma poche. Après tout, je pouvais attendre qu’il valide le devis avant d’entreprendre les travaux, vivre dans une odeur de vase et l’humidité en plein mois de janvier, je suis vraiment une chochotte de pas avoir tenté le coup. Donc l’avantage de l’agence, c’est que normalement (ahem) ils sont réglos et gèrent ce genre de problème. Quand j’ai eu un souci de plomberie à Toulouse, je n’ai pas eu à débourser un rond de ma poche.

Par ailleurs, le problème majeur des proprios, c’est qu’ils demandent parfois des pièces justificatives hallucinantes. Mars 2005, je suis sur Paris pour quelques jours pour me trouver un appart. L’un d’eux me plaît donc la proprio me fait venir chez elle à Montrouge pour que je lui apporte tous les papiers. Etant étudiante, tous les papiers, ça veut dire ceux de mon père. Je précise pour ceux qui ne savent pas que mon père est médecin spécialiste libéral et a en plus un mi-temps au CHU de ma ville natale. Déclaration de revenus, bulletins de salaire de l’hôpital… Et là, la nana me fait : « vous avez le contrat de travail de votre père à l’hôpital ? ». Heu… Mais il est libéral avant tout quand même donc non, j’ai pas. « Vous avez une attestation de banque comme quoi votre père n’a jamais été à découvert ? » Non et j’ai pas son test d’urine non plus. Je sais que parfois, les propriétaires ont des mésaventures avec des locataires mais là, mon père a quand même une bonne profession, faudrait voir à ne pas exagérer. Evidemment, je n’ai pas eu cet appart là, mon père
aurait pu être à découvert une fois dans sa vie, je n’ai pu prouver le contraire.

Bref, au vu de ma mésaventure avec mon proprio, je décide donc de passer par agence cette fois ci mais je regarde aussi les annonces de particuliers. Après tout, aucune solution n’est idéale et c’est finalement qu’une question de chance. On risque autant de tomber sur un proprio connard que sur une agence jemenfoutiste… Ou alors, je vais jouer au loto et me l’acheter direct, mon appart.

Où trouver l’homme ? Episode 16 : à la bibliothèque

(Je rappelle aux gens que cette histoire n’est que pure fiction donc on le prend comme tel, merci)


A la recherche du prince charmant
Suite à mon échec avec un intellectuel dandy morvophobique, je ne renonce pas à ma quête d’un homme qui en a dans le ciboulot. Mais plutôt que de fouiller dans les musées, je vais plutôt partir en bibliothèque. Après tout, un mec qui passe ses journées dans un musée, c’est pas un peu un branleur ? Alors que là, s’il est à la bibliothèque, c’est qu’il est là pour travailler. Genre un jeune prof ou un thésard…

Première épreuve : trouver une bibliothèque qui veut bien de moi, qui ne suis plus étudiante. Paris fourmille de bibliothèques mais les trois quarts sont estampillées « réservées aux étudiants ». Et alors, on n’a plus le droit de se nourrir de savoir une fois les études terminées ? Alors me reste Ste Geneviève, Beaubourg et la BNF. Après avoir éliminé Ste Geneviève pour un problème de place et Beaubourg pour un problème d’âge et de queue, me reste la BNF. En plus, c’est top, je connais. J’y étais venue en 2002 pour ma
maîtrise sur le Québec et j’avais déjeuné à la cantine qui coûte cher cher avec un jeune inconnu qui m’avait fait la conversation. Je ne sais pas si c’était de la drague vu qu’à l’époque, j’étais en couple donc j’avais pas fait attention. Mais ça veut dire qu’il y a des possibilités.

Arrivée de bonne heure, j’ouvre mon ordinateur portable sur le bureau et réunis autour de moi quelques livres, histoire de faire croire que je travaille vraiment. Je jette des regards à la ronde, pas mal de mâles mais je n’identifie pas clairement de cibles. En attendant, j’entortille mes cheveux en chignon retenu par un crayon, laissant une mèche pendre négligemment le long de mon visage. Je prends un ai concentré mais sans pour autant plisser le front, histoire de ne pas rider mon visage. En plus, j’ai découvert une ridule sur le front, justement, faudrait voir à pas la creuser [ceci n’est pas du tout fictionnel et c’est bien dommage !]. Bref en deux mots, je pose.

Pause déjeuner, je vais me rendre à la cantine qui coûte un bras pour des sandwichs qu’on achète trois fois moins cher en supérette. Y a un peuple pas possible, je vais rigoler pour me trouver une place. Surtout que je dois idéalement me placer à côté d’un homme mignon. Le problème étant que vu le monde, j’arrive plus à distinguer les visages. Bon, allez, je m’assois, moi, warrior, moi pas peur. Mon voisin est une voisine, raté. Bon, elle a presque fini. Ah, elle s’en va et ô victoire, vient s’installer un jeune homme à sa place et même pas trop mal en plus. Non, là, il va y avoir arnaque, c’est trop beau pour être vrai. La dernière fois, au musée, ça a été pareil, je trouvais le seul Français sexy de la place et c’était un prétentieux morvophobe. Forcément, une allergique chronique ne peut aller avec ce genre d’individus. Là, je sens qu’il va avoir une tare celui là aussi, le hasard fait rarement bien les choses, surtout plusieurs fois d’affilée.

Bon, je vais voir. Bon… Hum… Il me regarde pas. Ah ben il serait gay alors, comme d’habitude. Enfin, non, pas comme d’habitude mais ça m’est déjà arrivé une fois alors bon… Ou alors je suis pas du tout son style, ça peut aussi arriver. Ou alors il m’a même pas calculé parce qu’il est dans sa bulle. Je fais quoi ? Il serait de bon ton de lui adresser la parole mais pour dire quoi ? Bon, je peux toujours lui demander ce qu’il fait là, ça ne mange pas de pain.

« Bonjour, heu… Vous venez pour étudier ?

– Dans une bibliothèque, y a des chances ».

Bim, me voilà renvoyée dans mes 22. La raison voudrait que je n’insiste pas, le monsieur n’a pas l’air trop d’humeur. Mais allez, on va pas se laisser impressionner…

J’ouvre donc la bouche pour lui demander ce qu’il étudie exactement mais j’ai pas le temps de prononcer ma première syllabe qu’il a déjà déplié un journal et s’est plongé dans la lecture. Ou comment dire subtilement à sa voisine de table que non, on n’a pas envie de parler donc chut.

Je viens de me prendre un vent.