Paye ta bonne action

Je m’étais déjà énervée une fois ici sur les hoax et surtout sur la propension des gens à diffuser n’importe quelle action sans la vérifier. Pourtant, ça ne prend que trente secondes.Il suffit de copier/coller le texte ou partie dans google, cliquer sur « chercher ». Par exemple, cette semaine, le hoax à la mode fut de trouver du sang pour un bébé B+. En premier résultat google, hoaxbuster. Merci, au revoir.





Alors déjà, un minimum de jugeotte ne fait pas de mal. Passer un appel désespéré pour trouver du sang B+ peut déjà alerter. Si on considère que 10% de la population sont B, c’est déjà plus que les AB (4%) mais surtout, un groupe sanguin B+ peut recevoir du sang B et O, de n’importe quel rhésus. Donc une telle recherche désespérée interpelle déjà un peu. Dans cette affaire, cette annonce a été passée y a quelques années par un hôpital italien et un petit rigolo s’est contenté de la traduire en français. Fin de l’histoire.



Mais ce qui m’amuse dans cette histoire, c’est le côté « en diffusant ce message, je fais une bonne action ». Alors pardon mais je vais rigoler un bon coup. Sur la masse de tous ces bons samaritains, combien peuvent donner leur sang ? Quelques uns quand même. Et qui aura l’idée de faire plus que de simplement faire suivre un message ? Qui ira effectivement donner son sang de toutes ces bonnes âmes qui cliquent plus vite que leur ombre ? Et je parle ici de don de sang qui est un cas assez particulier vu le risque de restriction (moi-même, je ne peux pas le donner en ce moment, toujours plus de deux partenaires durant ces 6 derniers mois) mais on peut élargir pas mal de choses. Combien sommes-nous à diffuser une vidéo sur le réchauffement climatique en disant « ohlala, ça fait peur » sans pour autant changer nos habitudes de vie (on peut tous faire l’effort sur au moins un truc) ? Combien sommes-nous à applaudir devant les initiatives altruistes sans pour autant mettre nous-mêmes la main à la pâte ? Il paraît même que des gens téléchargent les Enfoirés, c’est mal ! Surtout que comme disait un pote : « Non mais les Enfoirés, ils arrivent à chanter du Mylène Farmer encore plus faux que l’originale ». Heu, ouais…

 



Evidemment, on peut se demander où débute une bonne action. Par exemple, cette semaine, j’ai reçu une proposition pour écrire un article sur une crème pour les mains Body shop dont une partie du prix revient directement à une association luttant contre l’exploitation sexuelle des mineures. Sur le fond, pourquoi pas, on peut avoir les mains douces et aider des mineures victimes d’abus sexuels. Kiehl’s fait pareil mais pour racheter une part de son empreinte carbone. Sauf que quand on me demande d’écrire ce billet en insistant sur le côté « le produit de beauté qu’est trop bien et qui permet de faire une bonne action », je tique un chouia. Si le geste n’était que purement altruiste, pourquoi ne pas mettre un moyen de paiement genre paypal sur le site Internet pour permettre des donations directes. Ah oui, évidemment, donner purement sans rien avoir en retour, c’est 10 fois moins vendeur et rentable, il est fort probable que les sommes récoltées pour l’association seront plus élevées via l’achat d’un produit qu’en don direct. Mais tout de même, je sais pas, le marketing altruiste comme ça, ça ne me paraît jamais tout à fait gratuit. Mais c’est peut-être ça, le truc, peut-être qu’aucun acte n’est jamais gratuit comme disait Joey dans Friends.


En attendant, vous en pensez quoi, je l’écris ou pas l’article pour la crème main Body shop qui donne des sous à une association (non, je ne serai bien sûr pas rémunérée pour ça) ?

Courrier des cœurs, réponse à Candice

Cette semaine, Candice nous a posé la question suivante :

« J’ai rencontré un garçon depuis peu, nous ne sommes pas encore amoureux donc pour l’instant c’est une jolie relation, avec de
la complicité, des rires, du partage, du sexe aussi ! mais voilà, en bon individu masculin, monsieur a un peu de mal à s exprimer, et j’ai eu droit à des mots – paroles, textos, petits post-its..- de sa part comme quoi il est heureux que l’on se soient rencontrés, que nous avons passé des moments/instants très agréables.. je m’exprime au passé car nous sommes à présent dans des villes différentes pour une courte période avant de se retrouver dans la meme ville d’ici peu.. ma question est donc de savoir si pour lui je suis réduite à des  » moments agréables » alors meme que nous avons pris la décision de se donner l’exclusivité sentimentale – à savoir s’engager ensemble – durant le temps où nous serons géographiquement éloignés.. J’en appelle donc aux vingtenaires – hommes essentiellement ! et les filles aussi si ça vous est déjà arrivé – afin de comprendre ce q un homme entend lorsqu’il s’exprime de la sorte – et de manière récurente – car pour ma part, cela me semble un peu réducteur et ca manque un peu de romantisme ! »


 

La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Jane : Ça tombe bien que ce soit pour les hommes, je ne suis pas sûre de comprendre la question…

Tatiana : je pense que s’il t’a donné l’exclusivité déjà c’est que tu comptes pour lui. Tout le monde n’exprime pas ses sentiments de la même manière, sachant que les hommes ont une préférence pour les paroles monosyllabiques (oui, non, grumph…). Oui messieurs je sais, maintenant vous me détestez et c’est pas grave.  Moi je crois qu’en bonne fille que tu es tu te torture le cerveau pour pas grand chose. La réponse est dans ta question

Lucas : Je suis désolé, je suis un homme mais je n’ai aucune réponse adéquate.

Le maximum que j’ai tenu avec une nana c’est deux mois ( mais j’ai triché, j’étais partie en Erasmus à Milan au bout de deux semaines alors ça compte pas) Je n’ai donc jamais connu de moments où  j’ai eu à dire « tu me manques ». Attend d’être dans la même ville que lui, attend de pouvoir le comprendre au delà des mots : un jour tu vas ressentir de toi même s’il est vraiment sincère ou si tu n’est qu’un outil pour des bons moments. Ce qui me saoule, c’est que vous, les filles, vous nous voyez comme des utilisateurs de joujoux qui procurent des moments agreables et seulement comme ça. Comme si ds l’inconscient collectif féminin y avait une crainte inhérente d’être chosifiée et d’être uniquement un numéro. S’il s’exprime de la sorte, même si c’est un garçon cultivé, c’est simplement qu’il ne sait pas comment transmettre ce qu’il a en lui, qu’il ne sait pas comment évoquer avec des mots justes ce qu’il ressent, qu’il ne sait pas comment faire pour ne pas être trop dithyrambique ni trop distant, qu’il a comme tous les mecs peur de lui et peur de trop en dire. Derrière ce phrasé apparemment médiocre, téléphoné et standard, peut-être y a t-il une grande faiblesse de celui qui commence à ressentir un attachement mais qui refuse de le clamer par pudeur ou par crainte. A toi d’avoir la finesse d’esprit pour estimer ce qu’il en est. La copine de mon p’tit frère l’a largué au bout de 2 ans. Elle lui a donné une Sde chance au bout de 3 mois. 3 mois plus tard c’était zi end, biouti for friend. Alors ne nous pose pas de question, trouve les mots, les intonations,  qu’il faut pour les poser à lui et ressentir dans tous les non-dits de sa réponse ce qu’il voudrait te dire.

Keira : « Tarzan aimer Jane ». Bon, bah alors Jane, sois contente

Petite Cervoise : c’est assez rare qu’un homme te dise de facto qu’il te donne l’exclusivité, donc profite ! Tout va bien, comme
dirait Anny Duperey dans 98% de ses films.

Enzo : En lisant ta première et dernière phrase, la boucle est bouclée. Vous n’êtes pas amoureux pour l’instant ? Comme « ça manque de romantisme » ! Je suis désolé de te l’apprendre mais si vous ne vous considérez même pas comme amoureux dès le départ, c’est mal parti. Au début (quelques mois), ton corps est dopé aux hormones, troublant ton jugement. On ne ressent pas cette drogue dans ta missive. Soit tu essayes de rationnaliser pour te protéger, soit… Soit rien en fait. Sur le papier, il y a les ingrédients (sexe, complicité, …) mais ça n’est pas pour ça que la recette prend. Tu le dis toi-même. Une « jolie relation ». Comme on dit c’est un « gentil garçon », mais il y a toujours le « mais » qui vient à un moment. J’aime beaucoup les termes, « nous avons pris la décision de se donner l’exclusivité sentimentale » (alors que socialement, c’est le cas admis par défaut sans qu’il soit nécessaire de prendre une décision, quoiqu’en dise les articles racoleurs des magazines féminins, ce qui explique sûrement pourquoi c’est « assez rare qu’un homme te dise de facto qu’il te donne l’exclusivité »), « s’engager ensemble » pour un garçon que tu vois « depuis peu », alors que simplement vous allez être dans des villes différentes pour « une courte période ». Cette surenchère cache quelquechose, j’en mettrais la main de Lucas à couper (je suis prudent).
Si je résume. Tu es séparé de ton récent mec pour une courte durée. Il te rappelle de manière récurente son attachement (paroles, textos, post-its, …), qu’il est « heureux que vous vous soyez rencontrés ». Il rappelle* que la distance temporaire ne remet pas en cause sa fidélité. C’est plutôt positif ! (mais malgré ça mademoiselle n’est pas contente) Ah oui sauf que tu trouves que vous n’êtes pas ENCORE amoureux. Donc c’est mort. Soyez honnêtes envers vous-même et tirez-en les conclusions. S’il n’y aucune étincelle dès le début, que penses-tu que ça va être au bout d’un an, deux ?
* Il serait intéressant de savoir l’origine réelle de cette discussion, si c’est vraiment de sa propre initiative comme le comprend Petite Cervoise ou si c’est commun ou si c’est seulement toi.

Jane : Je vous admire les gens, je relis la question, et je ne la comprends toujours pas (en gros, le problème, c’est qu’elle est avec un mec, pas sûre d’être amoureuse, qu’il lui dit qu’il tient à elle et lui sera fidèle, et qu’elle trouve ça réducteur, ou j’ai vraiment rien compris? Parce que si c’est ça, j’ai envie de répondre « mais c’est quoi le problème? » (ce qui prouverait définitivement que je n’ai rien compris))

Enzo : Tu as très bien compris.

Nina : Je suis assez perplexe sur cette affaire. Si je résume l’affaire, le monsieur veut l’exclusivité pendant votre courte période de séparation. Bref, il veut une relation amoureuse monogame. Il ne l’exprime peut-être pas de façon grandiloquente mais voilà, c’est bien ce qu’il veut. Je crois que dans cette histoire, le problème ne vient pas du manque de romantisme mais de ce que tu dis dans la première phrase : « nous ne sommes pas encore amoureux ». Lui, si. Et si, finalement, ce qui te dérangeait, c’est que tu as peur de t’engager avec lui ? Tout simplement ?

Voilà ! Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite plus, commente, maile (nina.bartoldi’a’gmail.com),
facebooke, twitte, ce que tu veux.

Au secours, je suis une « lolita 30 »

En lisant Grazia l’autre jour (oui, je sais, j’insiste mais on s’en fout, ça m’inspire), je découvre un concept, les « lolitas 30 ». En gros ? Des filles bien dans leur peau, carriéristes et épanouies aux alentours de la trentaine qui préfèrent sortir et faire la fête entre copines plutôt que de s’enfermer dans un plan roucoulade-popote. Mais mais… c’est moi !



Phénomène qui me paraît typique des grandes villes, nous voici, les lolitas 30, assez adultes pour travailler et gagner notre vie sans taper nos parents mais pas prêtes pour autant à s’engager dans le privé. Plus le temps passe et plus je me dis qu’il va falloir que je me trouve un mec tolérant ma vie sociale. D’abord y a le boulot, je finis tard, j’ai pas d’horaires mais surtout, en sortant du boulot, j’aime faire du sport, boire du verre entre filles pour médire et se raconter nos dernières histoires de fesses… Bref, je ne pourrai pas être la fille qui rentre chez elle à 19h au plus tard pour faire la popote à chéri, non. Et encore, la lolita 30 pur jus est clubbeuse et moi, pas.



Mais j’avoue que cette vie a quelque chose de super confortable. Concrètement, depuis deux ans, je gagne enfin ma vie et là, je la gagne suffisamment pour pouvoir me payer des extras sympas. Du coup, en dehors du boulot qui est censé occuper 1/3 de ma journée (dans les faits, un peu plus), j’ai le temps de me faire plaisir. Et l’argent surtout parce que c’est bien beau d’avoir envie d’avoir une vie en dehors du boulot mais ça coûte vite cher, de plus en plus d’ailleurs. Boire un verre, c’est minimum 8 euros, la salle de sport, 50 euros par mois, les cours de langue, tout autant… Bref, si on veut s’éclater un peu, faut avoir le budget. Donc voilà, je suis à un âge où je peux enfin me payer les activités qui me plaisent, je devrais sacrifier mon temps libre pour retrouver Doudou à la maison ? Heu… comment dire ? Non.




Sans doute que dans quelques années, j’aurai surtout envie de soirées popotes parce que le travail m’aura épuisée dans la journée. Je commence déjà à remarquer que parfois, je n’ai pas le courage de sortir, je rentre chez moi et à 20h, au lit. Je le faisais déjà avant mais je me relevais vers 22h pour m’occuper. Là, quand je me réveille, rien ne peut me tirer de mon lit. Profitons donc car même si Doudou est compréhensif, si un jour on décide de faire une descendance, je ne pense pas que bébé, lui, comprenne les subtilités de « non, maman n’est pas là, elle est à son cours de pole dance, elle rentrera vers 22h ».

PS story

Un jour, Dieu seul sait pourquoi, mon cœur politique se posa à gauche. Plutôt comique pour une fille dont toute la famille est à droite et qui n’est pas dans une logique de rébellion. Mais voilà, ce choix politique n’est pas une sinécure, pas du tout. Surtout en France. Parce que des fois, le PS, c’est quand même la lose.



J’ai beaucoup ri de Ségolène. Le faisait-elle exprès, je n’en sais rien. Le truc des excuses à un moment, c’était bon comme du chocolat noir au sésame (je vous le conseille, c’est excellent), sa mission super importante confiée à elle seule par l’ONU alors que c’est pas vrai, c’est meilleur qu’un Kinder Pingui. Je passe sur tous ses déplacements partout, tout le temps, telle une secrétaire du principal parti de l’opposition qu’elle n’est pas. Et puis voilà, nouveau rebondissement dans l’univers impitoyable du PS : Martine Aubry n’aurait pas gagné les élections et en fait, la vraie secrétaire du parti, ce serait Ségolène. Oh ben dis donc ! Alors, là, si un militant PS royaliste passe dans le coin, est-ce qu’il peut m’expliquer pourquoi cette bonne femme arrive encore à remporter possiblement une élection dans son parti après ses multiples pétages de plomb ? Non parce que ça m’intéresse, hein.


Y a des jours, je suis ravie de ne jamais avoir pris ma carte de militante, je crois que j’aurais fait une petite dépression quand même. Parce qu’autant je déteste Ségolène, je ne porte pas particulièrement Martine dans mon cœur non plus. Quant à Benoît Hamon, ce que j’aime le plus chez lui, ce sont ses yeux et ses couilles quand il va faire un doigt à Yann Barthès sur le plateau du petit journal. J’aime bien Bruno Julliard aussi mais pour les mêmes raisons triviales. Bref, j’en ris, parfois jaune, mais je n’attends plus d’homme ou de femme providentielle pour sortir ce parti de cet espèce de grand guignolisme. Oh, je me rends bien compte que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, je pense que je détesterais aussi être de droite à l’heure actuelle entre sa Sainteté (qui, paraît-il, aurait engrossé la Sainte Nitouche Carla, on n’a pas fini d’en baver si c’est vrai) et ses bouffons parfois assez effrayants avec les Frédéric Lefebvre, le Bernard Koutchner à la veste explosée tant il l’a retournée, Roselyne Bachelot et ses crocs, ses déclarations… Sans parler de Christine Boutin, la Muriel Robin pas drôle de la bande. Le Modem, c’est pas mieux, hein, entre un leader sous-charismatique qui refuse de partager sa lumière et… et personne, ils se sont tous barrés.


Alors on me dira que ce qui compte, ce sont les idées et pas les personnalités. Oui mais alors non. Parce que l’idée d’une Ségolène présidente de la République me file des sueurs froides même si après 2 ans de sarkozysme, plus rien ne devrait m’effrayer tant tout est hallucinant avec lui. Mais voilà, quand l’ego dépasse la conviction politique (ce qui est le cas de l’immense majorité des politiques), je suis désolée mais je ne suis plus. Le politique se doit être au service de la nation et des citoyens, pas de ses propres ambitions. La PS story me fait marrer, jaune certes, mais je ne peux tout de même pas en pleurer. Mais c’est assez révélateur des ambitions personnelles de toute une classe politique. Le problème du PS, finalement, c’est que Mitterrand avait choisi comme dauphin un mec qui ne voulait surtout pas une trop lourde responsabilité pour problèmes de santé (en 94, Jospin se rêvait ambassadeur pour soigner ses problèmes de thyroïde), dauphin qui a quitté le navire en plein naufrage sans penser à laisser les commandes à un homme de poigne. J’ai beaucoup de sympathie pour François Hollande mais ce n’est pas un leader, juste un bon gestionnaire. Du coup, ça se déchire pour prendre les rênes avec les conséquences que l’on sait. Ca me blase. Au moins, à droite, Nicolas, il n’a pas laissé de place aux autres… Mais après lui, le déluge ?


Bon, j’attends avec impatience le prochain épisode, je sens qu’on va encore rire.

Où trouver l’homme ? Episode 36 : le plombier

 [Fiction, fiction, fiction, ceci est une fiction, F.I.C.T.I.O.N même si là, en fait, pas vraiment. Et pour notre ami NPA, si le
plombier est venu un 15 août, c’est son choix…]

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

Voilà, il est temps de prendre ma vie en main et ça passe par l’installation ferme et définitive de ma machine à laver chez moi, la laverie n’est pas un bon plan drague, non, non. Donc, je vais fureter sur le site tokup.fr et mon choix s’arrête sur lolo28 qui, comme son pseudo l’indique, vit dans le 28 (et non, n’a pas 28 ans) mais qui est partant pour venir jusque chez moi pour 60 E ttc. Ayant parlé au monsieur par téléphone, je pressentais que je n’aurais pas à faire au fameux plombier polonais mais ne sait-on jamais.


Samedi matin, 8h, le monsieur doit être chez moi dans une demi heure et moi, je me demande : je m’habille comment. Partons du principe que le monsieur est là pour travailler et non pour un rendez-vous meetic, on va la jouer prudente : jogging et t-shirt (même si le jogging semble me rendre terriblement sexy). Pas de chichis : un coup de brosse, du déo mais pas de maquillage et voilà.



8h24, téléphone « heu mais je trouve pas de place! ». Heureusement que mon concierge se lève tôt même les jours fermés pour balader son chien, il nous ouvre le portail pour qu’il puisse se garer devant l’immeuble. Il descend du camion et là, je confirme : c’est pas du tout le plombier polonais. Et il ne doit pas souvent regarder les pubs pour Axe et ses amis. On est samedi 15 août, il est 8h30, je suis debout et mon nez se plisse sous les effluves de sueur aigre macérée depuis quelques jours. Ce qu’il faut pas faire pour faire des machines chez soi.


Bon, le voilà chez moi, il a l’air ravi des travaux à faire, « du gâteau ». Bon ok, c’est parti et moi, je fais quoi ? Aucune envie de faire ma chaudasse qui aurait des vapeurs mais voilà, je vais pas rester plantée pendant 2h; Bon, en un, je fais un café, je lui en propose un. Une fois le café fait, je me décide à aller sur l’ordinateur (aucun contact MSN en ligne, je n’avais jamais vu ça) et je tape quelques articles en tenant au courant mes contacts twitter connectés (soit personne) de l’avancée des travaux. Parce qu’en un moment, je m’inquiète lègèrement car ça dure, ça dure, et j’ai rendez-vous sur Paris avec Lil’Virgo à 12h30. Hors elle repart le lundi pour New York donc soit je la vois comme prévu, soit pas du tout.


« Vous êtes secrétaire ? ». Heiiiiiiiin? « Euh bah non, pourquoi ? ». Sur le coup, j’ai accusé mes lunettes de secrétaire cochonne (que je dois changer d’ailleurs) mais non, c’est à cause de ma vitesse de frappe. Il m’explique un peu ce qu’il fait (mais je ne comprends pas trop), pourquoi la machine n’est pas collée au mur (ça, je comprends) puis à 11h, tatan, ma machine est posée. Ouais, j’ai même le temps de me changer avant d’aller voir Lil’ même si, finalement, je suis bien en jogging. Je lui donne ses sous, il me promet de m’envoyer la facture et part. Je ne réaliserai qu’une heure plus tard qu’il a aussi embarqué le bidet, gloups! Quoi que je sais pas s’il était remettable ou pas et je ne vois pas qui préfère avoir un  bidet plutôt qu’une machine, alors…


Bref, le coup du plombier ultra sexy, on dirait que ça ne marche que dans les pornos et desperate housewives. Mais bon, j’ai pas tout perdu, maintenant, j’ai la machine à la maison. Que d’économies et de gain de temps ! Et mine de rien, avoir des fringues propres, ça reste un atout non négligeable pour trouver l’homme.

Raconte-moi une histoire…

Par Lucas

Il est une famille de français moyens que toute la France connait pour l’avoir croisée au moins une fois depuis l’an 2000 (bientôt dix ans…). Laissez-moi vous présenter les deux principales figures. Et ne me dites pas que vous ne les reconnaissez pas…

 Cette famille,

elle n’a pas fait une émission de télé réalité,

elle n’a rien de spécial
elle n’a pas participé à un jeu à la con,
pas été éventrée par un pater familias pour faire les choux gras de la gutter press.


Elle est comme la mienne,
comme la votre,
comme tous les français
et on suit la vie de cette tribu comme un feuilleton.
En moyenne 170 épisodes par ans.

D’abord il y a les enfants,  Juliette et Thibaud.
Et puis leur grand-mère, qui se fout de la gueule de son gendre en permanence.
Lequel gendre s’appelle Philippe,
marié à Mathilde, une nana qui a un sacré caractère.
Sympa pour Philippe, après une journée de travail avec son collègue, Régis, qui a la voix de Homer Simpson : « j’te dérange paaaaas Philippe ? »

Pour les apatrides qui nous lisent,
pour les ermites et les associaux qui n’écoutent jamais la radio,
je vous parle d’une série de pubs pour les centres Leclerc crée en 2000 par l’agence Lollipop Music.

C’est tout un univers qui a été créé, une sorte de mini feuilleton pour chaque pub.
Un dialogue entre deux protagonistes qui échangent des infos sur un produit Leclerc après une intro funky qui « catche » l’oreille (voix nasillarde, ton surpris, etc).
Ils sont forts chez Leclerc.
Ils ont commencé en France avant tout le monde : ca s’appelle le story telling.

Pas moyen d’y échapper !
Mieux que les Feux de l’Amour !
Tous les pubeux surfent là-dessus en ce moment ! Regardez dans les magazines, on voit partout des images « Isabelle 12 ans, aime boucou ceci »
Entre autres…
Et pour revenir à Leclerc,

On a suivi l’accouchement de Mathilde sur RFM,
on a vu grandir Thibaud sur Nostalgie,
on a entendu Régis emmerder Philippe sur Oui FM (Philippe va-t-il un jour craquer ?),  etc. tout est interchamgeable : ils sont partout, on ne peut pas les louper, et c’est un vrai feuilleton
qui déclenche chez nous une empathie et une sympathie.
Parce qu’on a tous  en  nous quelque chose de Tennessee un peu de Mathilde et Philippe.
Sitcom.
Mine de rien, j’ai beau trouver ca niais, ça fait du bien dans le paysage pubeux d’entendre ces p’tits moments plus ou moins rigolos. Bon, bien sûr, ya toujours le message essentiel, avec les tickets Leclerc, les réductions, tout ça. Et puis la chute finale avec un peu d’humour.
Bingo…

Avec mon snobisme, hérité de mes parents, j’avoue que j’ai été longtemps fermé à ca.
Par exemple, j’ai envie de balancer ma radio par la baie vitrée chaque fois que j’entends l’équivalent de ce story telling chez Super U avec Daniel Prevost et sa voix à claque.
Mais pas avec Mathilde et Philippe.

En fait avec Daniel, j’ai le sentiment aigu que je suis pris pour un con.
Qu’on fait semblant de me raconter une histoire tout en glissant la promo du jour.
Avec Philippe et Mathilde vous allez me dir que c’est pareil mais je le ressens moins.
Je suis moins là à chercher quel produit ils vont défendre. Ya quelques chose en plus sympa, même si ça n’enlève pas mon sentiment de malaise, à chaque fois…
Idem pour les pubs EDF GDF dans les magazines. Avant on avait parfois des personnalités ou des sportifs soutenus par EDF. Là  on nous présente la photo d’une nana. Inconnue. A qui on doit s’attacher car cette personne c’est moi, c’est toi : elle est censée résonner en chacun d’entre nous.

Ca m’agace qu’on utilise de tels ressorts et qu’on me prenne ouvertement pour un abruti… Qu’on me scande à tout va que la Carte Leclerc c’est super. Mais d’un autre coté je me dis que ces pubs doivent resonnner dans plein de foyers. C’est vrai qu’elles sont loin des pubs de mon enfance à la télé où une nana se faisait alapaguer par un vendeur ds un rayon pour tester un produit « ah mais c’est vrai qu’il est bon ». Triple orgasme, double salto arrière.
Connaaaaaaaaasse.

Mais il y a pire…
Au delà du story telling,
je fais un aparté…
Car ça me démange.
Car j’ai envie d’empaler un rédac chef chaque fois que je vois qu’on nous prend pour des cons avec un publi-redac dans les magazines, là où les pubeux nous présentent des produits  sous la forme d’un article. Avec un titre et un agencement comparable à la maquette du journal et la complicité de la revue.
Gniiiiiiiii !!!

Et je suis perplexe.
Est-ce que ça vous donne plus envie de consommer, vous ?
Est-ce que le message passe mieux s’il est moins sur un schéma connu ?
Moi j’avoue que les produits me passent au dessus du nez.
En même temps je ne suis pas allé dans un Leclerc depuis des lustres. Je pense que je serai toujours éberlué devant un linéaire de 3 mètres sur 2 avec 150 références de chips différentes (ici mes potes marketeux ressortent de leur tiroir la poupée vaudou à mon effigie)

Le pire c’est que cette logique prise par les publicitaires s’inscrit dans la nature humaine. On aime bien se faire raconter des histoires, on aime bien être emporté hors de notre monde, quelques minutes. Les spécialistes des campagnes politiques pensent que la raison pour laquelle Kerry n’a pas été élu face à Bush c’est qu’il n’avait pas LA bonne histoire pour rallier à lui tous les zelecteurs… Faire rêver, faire associer. Permettre aux gens en face de se retrouver : dans la pub il s’agit toujours plus ou moins de rassurer. Rappeler vous « Travailler plus pour… gagner plus ». Moi ca m’inquiète un peu ces stratagèmes.
.
Je me dis que si ca se trouve on va arriver à un monde où tout sera story tellin’. Des histoires racontées par des pontifes et en face de ça des opposants pour rappeler la vérité. Relisez La Ferme des animaux et 1984, relisez le Meilleur des Mondes : c’est un peu boucou ça… Tiens une citation de Mister Orwell qui s’applique autant à la politique qu’à la pub,

«Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent.»

Expérimente ton look

Salut mon moi d’avant,

Il y a deux mois de cela, je suis allée à la gay pride. Rassure-toi, c’est normal que tu ne connaisses pas, on en parle pas encore dans la province pendant ton adolescence. Il s’agit d’une marche dite « des fiertés homosexuelles, lesbiennes et transgenres ». Non, je ne suis pas en train de t’annoncer de façon subtile que tu es devenue lesbienne avec l’âge, je veux juste te parler look.



A cette journée, vois-tu, c’est un peu le permis de se fringuer n’importe comment et j’aime les looks un peu extravagants. Le problème, c’est que là, j’ai 29 ans, un travail et une crédibilité professionnelle (ou à peu près) donc je ne peux pas venir fringuée au boulot en princesse gothique, en fluokids ou en clone de Madonna époque Cherche Susan, désespérément. Ni en culotte  à la Britney Spears (t’inquiète, dans quelques années, tu sauras de qui je parle et note que quand elle racontera partout qu’elle veut garder la virginité jusqu’au mariage, commente : « pfff, tu parles, Justin Timberlake l’a déflorée! »; Promis, un jour, tu comprendras ). Et là, je regrette un peu mon époque ado où j’aurais pu expérimenter plein de trucs (dans les limites parentales, c’est quand même notre mère qui sort la CB pour nous habiller et le shorty n’est carrément pas une tenue  pour sortir. Et montrer son nombril, c’est vulgaire.



Concrètement, je veux dire quoi ? D’abord, c’est bien d’avoir découvert à 14 ans que tu pouvais aussi mettre autre chose que des joggings et des fuseaux (quoi qu’à mon époque, les fuseaux s’appellent leggins et c’est le top de la mode) mais c’est pas une raison pour t’habiller tous les jours en jean et t-shirt XL. Même si c’est globalement la mode. Te cacher dans des T-shirts amples ne te fait pas perdre 10 kg (faire du sport, oui) donc si tu n’assumes pas ton corps (pas si difforme que ça, au passage, une fois passé le cap difficile de tes
14-15 ans), re modèle-le, tu as l’âge pour. Mais expérimente des looks, créés-toi un personnage sympa, pas pétasse vulgaire, je te prie, mais éclate-toi. Mets de la couleur aussi, elle n’est pas ton ennemie. Le beige, c’est sympa mais arrive un moment où ne porter que ça (ou du noir) te rend d’une fadeur, ma fille… La couleur, c’est le bien. Par exemple, en ce moment, on arrive en pleine mode automne-hiver, je te jure, j’en ai marre du prune et gris avec des pointes de marron, la couleur en hiver devrait être obligatoire (d’ailleurs, j’hésite à acheter une veste bleu électrique, si tu veux tout savoir. On appelle même ça le bleu Klein, note).



De toute façon, puisqu’au lycée, tu ne fais partie ni des stars ni des parias, profites en un peu pour t’éclater. Au pire, certains se moqueront de toi mais ceux-là n’étaient pas tes amis quoi qu’il arrive alors tu ne loupes rien. De toute façon, je vais te délivrer une leçon de vie : tu ne pourras jamais plaire à tout le monde donc l’avis des gens qui ne comptent pas pour toi, ne l’écoute pas, ça ne sert à rien. Vois le positif : s’ils parlent de ton look même en mal, ça veut au moins dire qu’ils te voient, c’est pas si mal. Mais affranchis-toi
du regard des autres, je te jure, c’est tellement plus reposant. De toute façon, dis-toi bien que tu ne pourras jamais être irréprochable donc si on veut médire sur ton compte, y aura toujours moyen de trouver un truc pour t’épingler, alors…


Et puis justement, arriver à ne pas suivre les chemins extrêmement policés de la mode lycéenne va te forger la personnalité. Etre tout comme les autres, c’est nul d’autant que nous savons toutes deux à quel point tu es fantasque quand tu veux… Et bien, fais en sorte que ça se voit, je te promets que tu n’y perdras rien.

Trouble jeu de John Polson



Ce qui est intéressant avec les films d’horreur ou assimilés, c’est qu’ils ont tendance à produire 9 fois sur 10 un bon nanard bien juteux. Les films catastrophe aussi. Alors quand jeudi, j’ai découvert Trouble jeu, je me suis laissée aller à le regarder. Et j’ai pas été déçue.

Je vous résume l’histoire : en rentrant de soirée, la maman d’Emily se suicide dans son bain. Son papa (Robert de Niro) et la fillette partent vivre dans une maison au milieu de la forêt pour tenter de se reconstruire mais la fillette, guidée par son ami imaginaire Charlie, devient de plus en plus bizarre. David, le père, essaie de l’aider mais ne sait plus quoi faire face à la fillette qui commence à devenir bien flippante.

On a là tous les atouts du film angoissant : une gamine aux gros yeux cernés qui fait peur (comme la gamine des enfers de mon article, là, tout sarkozysme exclu, bien sûr), une vieille maison isolée dans les bois, un chat qui se fait tuer (pourquoi les chats se font toujours tuer ?), un voisin bizarre, un psy qui suit de loin le drame et se dit que ça pue, une belle qui courtise le jeune veuf… bref, y a un léger côté Simetierre dans ce film (film qui m’a traumatisée étant gosse mais je pense que je serais très déçue en le revoyant). En résumé, ce film ne propose rien de nouveau en soi. Attention, je spoile maintenant. On découvre qu’il n’y a pas de fantômes ou autres mais que le méchant, c’est la double personnalité de De Niro qui a tué sa femme et l’a placée dans le bain, qui a tué le chat et la charmante jeune fille qui draguait sa version « saine ».  Une ficelle grosse comme un camion déjà utilisée moult fois, notamment dansmy bloody valentine ou un téléfilm avec Rebecca de Mornay (comme la majorité des téléfilms ou la femme doit montrer ses nibards) où elle était la proie d’un taré qui tuait son chat (mais merde, arrêtez de tuer les chats !) mais en fait, le taré, c’était son autre moi, youpi. Exactement la même histoire sauf que ça se passait à New York ou Los Angeles et qu’il y avait du sexe avec Antonio Banderas contre un grillage.


Bref, pour un film qui réunit à l’écran Robert de Niro, Famke Jensen (la nana qui me rend lesbienne quand elle veut), Dakota Flemming, la petite prodige d’Hollywood, Elisabeth Shue et Amy Irving, on pouvait s’attendre à quelque chose qui dépote et pas un mauvais copier/coller de films du genre parce que là, ça ne volait pas plus haut que la plupart des téléfilms fantastiques que passe parfois M6 avec des baignoires pleines de sang, tiens, j’avais aussi oublié ce détail récurent des films d’angoisse. Quand je vois ce genre de film, ça me fait toujours un peu mal au cœur de voir que les légendes du cinéma doivent aussi tourner leur lot de merde pour payer les impôts. Quoi qu’en matière de merde, De Niro avait fait tellement fort avec Mon beau-père et moi qu’on pourrait presque voir une rédemption dans Trouble jeu. Ceci étant, la présence de Famke Jensen aurait dû me mettre la puce à l’oreille, elle a quand même une filmographie impressionnante niveau navet comme le très mauvais the faculty où on trouve en deux minutes le nœud de l’intrigue. Par contre, la petite Dakota est impressionnante, elle m’a réellement foutu la trouille… Non, toutes les petites filles de 6 ans ne me font pas peur ! Bref, la petite pourrait aller très loin, si elle ne la joue pas étoile filante à la Macaulay Culkin (quoi qu’il redevient célèbre depuis qu’une rumeur affirme qu’il est le père biologique de Blanket, un des gosses Jackson) ou Haley Joel Osment qui n’est plus un mignon petit garçon mais un post ado particulièrement banal.

Courrier des cœurs, réponse à Morgane

Cette semaine, Morgane nous a posé la question suivante : « Par des biais peu recommandables voire très condamnables, j’ai
découvert récemment qu’une nana estampillée « bonne pote » de mon mec, avec qui le contact n’était jamais passé, avait en fait été beaucoup plus retorse que je ne l’imaginais. En fait, j’ai découvert que la raison de sa haine contre moi était qu’elle avait essayé de se le taper (sans succès) pendant près d’un an que mon mec et moi étions à distance – j’aurais pu m’en douter, passons. Non seulement elle me déteste car elle n’a pas réussi à me prendre mon mec, mais en plus, il s’avère qu’elle s’amuse à essayer de retourner tous ses amis contre moi et à dire à mon mec que tout le monde me déteste et espère qu’il va vite me quitter. Que faire? 
»


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous te conseillons:

Lucas : « Laisse moi kiffer la vibe avec mon mec…

Fais pas le mannequin,
J’imagine déjà la tête que tu dois avoir le matin
 »
Dans ces cas là je suis partisan de la solution simple (oui, je suis un peu niais) à savoir la prendre entre 4 zyeux et lui dire de manière simple les 4 verités  que tu nous as énoncées. De préciser que tu as toujours moyen de savoir ce qu’elle dit dans ton dos, tôt ou tard et qu’il s’rait temps qu’elle cherche un autre mec. Mais baisse les yeux, trouve toi un autre mec, c’est mieux, laisse tomber le mien, sérieux.

Keira : 1 – Lui casser la gueule ?

2 – La prendre entre quatre yeux et lui dire ce que tu en penses ?

3 – En parler à ton mec afin qu’il la vire de son cercle de connaissances ?

4 – En parler aux potes de ton mec qu’ils approuvent sa disparition ?

5 – Ignorer cette pouffe ?

6 – Envoyer quelqu’un lui casser la figure ?

Bobby : Moi, j’ai un peu de mal à comprendre ce que ton mec lui trouve, en tant que « bonne pote ». Parce que mes « bons potes », ils n’essayent ni de me mettre le grappin dessus, ni de se glisser entre mon copain et moi. Donc bon, je suis assez d’accord avec Keira pour ce qui est de son option 3, ton mec est impliqué dans l’affaire (contre sa volonté, certes, mais toi aussi non ?). Alors parlez-en à deux, c’est pas à toi seule d’affronter la grognasse alors que tu n’as rien demandé.

Enzo : Ce que j’ai peur avec la solution de Lucas, c’est qu’elle peut se retourner contre toi ! La « bonne pote » disant « tiens ta
nana parano et jalouse, elle est venue me faire chier avec ses délires de persécution »… Bon ça c’est si elle a été subtile quand elle a essayé de te le piquer. Car même si on connait la fin, tu nous as pas dit la réaction de ton mec ? D’ailleurs tu as piraté le compte mail de ton mec ou carrément de la nana ? Bref, trop de questions en suspens pour te conseiller sagement.

Tatiana : Si ton mec est vraiment amoureux de toi il n’y aura pas de problème. Déjà dis toi que ça fait un an qu’elle essaie de te le piquer et ça marche pas. Ca fait un an qu’elle essaie de mettre les gens contre toi, et ça marche pas non plus. Donc conclusion cette fille peut pas faire grand chose contre toi alors relaxe toi et ne la prend pas en compte. Ah oui et comme tu as découvert ça de manière pas très honnête ça va être difficile d’en parler à ton mec. Mais tu peux lui demander innocemment « pourquoi machine elle a quelque chose contre moi ?  » et voir sa réaction. bon mon conseil est pourri mais je ne suis pas réveillée et en plus j’ai plein de boulot (même pas payé) donc voilà. Sinon tu peux toujours payer un tueur à gages, la pousser dans les escaliers, mettre de la mort aux rats dans son café, la marabouter (si tu connais un bon marabout qui jette des sorts de chance je suis preneuse), ou tout ça à la fois.

Diane : solution 1 (pas constructive mais très jouissive): lui mettre une m… de chien (ou autre…) dans sa boite aux
lettres.
solution 2: arriver de manière sournoise et détournée à la faire se révéler devant ton copain. A mon humble avis, se plaindre d’elle ne fera que lui donner du crédit, il vaut mieux la laisser s’enfoncer dans sa m… toute seule. Je m’excuse de cette réponse particulièrement scatologique, mais qu’est ce que vous voulez, c’est pas pour rien qu’on appelle ce genre de gourgandine une chieuse…

Petite Cervoise : 1 – en parler calmement et diplomatiquement avec ton copain (« j’ai l’impression », « on dirait que »…) pour le
mettre au courant
2- en parler avec des gens qui t’aiment bien dans le groupe – toujours avec diplomatie, si tu braques les gens contre toi ou si tu es à l’origine d’une formation de clans, ce sera toujours toi la fautive, car tu es la « pièce rapportée »-
3- attendre qu’elle se grille toute seule, car ça arrivera forcément.
En attendant, sois toujours la plus belle, la plus sympa, la plus drôle, peut être qu’elle même abandonnera « car elle ne peut pas faire ça à une amie (toi) » Concrètement, ma meilleure amie était dans ce cas, elle s’est braquée (scènes dramatiques avec son fiancé) et a fini par se mettre tout le monde à dos… alors tout en douceur, hein, les amis c’est parfois le MAL 🙂

Nina : Mmmmm, c’est délicat. Déjà, tu ne peux pas attaquer ton mec en frontal si tu l’as su par des « moyens condamnables », ça va te retomber dessus, idem pour la fille qui va s’empresser de mettre ton mec au courant. Alors pourquoi ne pas la faire passer pour une mytho ? De façon subtile bien sûr. Attends votre prochaine rencontre, il faut que ton mec soit là, c’est important. Soyez charmante toute la soirée avec elle puis une fois qu’elle est partie, prends un air perplexe. Quand ton mec te demande pourquoi, explique lui que tu es embêtée car machine est certes trèèèèèèèès sympaaaaaa mais tu te souviens, la dernière fois qu’on l’avait vu, elle avait dit ça et là, elle dit précisément le contraire et ce n’est pas la première fois que tu te rends compte que ses histoires changent de version suffisamment violemment pour douter de sa sincérité… Même que ça s’appelle une mythomane. Si on est particulièrement douée et le monsieur un peu distrait, on peut même arriver à lui faire croire qu’elle a dit précisément l’inverse de ce qu’elle a dit pendant la soirée comme ça, au prochain rendez-vous, il constatera lui-même qu’elle a re-changé de version. Du coup, si elle est mytho, rien de ce qu’elle dit n’a de valeur… non ?

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, tu sais où t’adresser ! 😉

Grazia, je le rachète ou pas ?

J’aime bien assister à la naissance d’un nouveau journal. D’abord parce que ça m’exalte toujours un peu, j’imagine les espoirs de la nouvelle rédaction. Et puis, j’espère toujours un peu qu’un titre deviendra mythique et que je pourrai dire à ma descendance : « tu vois, petit, j’ai acheté le premier numéro de ce titre! ».

Actuellement, lancer un journal est couillu, surtout un féminin au vu des braves soldats tombés récemment au combat : Isa, Jasmin, Bien dans ma vie… Bref, la presse féminine se recentre toujours autour des mêmes titres alors de la nouveauté, ça fait toujours plaisir. Grazia se veut un féminin qui réfléchit, si  j’ose dire. Ca parle mode, mais pour de vrai. Par exemple, moi, j’aime bien la mode mais les articles mode des magazines me font pleurer : des photos de produits avec le prix mais point de mots, d’explications… Ouais, ok, j’ai bien noté qu’à la rentrée, je devais m’acheter une veste army mais je la porte comment, hein ? Surtout que c’est bien joli votre photo mais si j’avais 357€ à mettre dans une veste, ça se saurait. Ca parle mode, culture, société, pas de cul racoleur dans ce premier opus puisque le seul article qu’on pourrait qualifier de sexo est celui sur meetic dont j’ai déjà parlé.




Alors, j’en pense quoi ? Bon, par rapport à mon magazine idéal, je doserais plus d’actu et un peu moins de people. J’ai jamais trop aimé le people dans les magazines féminins car si je veux lire du people, je vais direct chez Voici, Public et compagnie donc le retrouver dans mon mag féminin, bof non. Entendons nous bien, il ne s’agit pas ici de peoplo-trash, on parle des ambitions musicales de Kate Moss, de snobismes de peoples, des ennuis financiers d’Annie Leibovitz : on reste dans le glamour. Mais on n’est pas encore tout à fait dans mon féminin idéal qui mixe société (et plus précisément droit des femmes dans le monde,  success stories des femmes) et beauté/mode mais de façon approfondie ainsi que des idées pour une vie réussie (cours du soir, par exemple). Il manque aussi une rubrique sport, j’aime bien qu’on me présente les nouvelles activités physiques, même si ça me donne toujours envie de tout essayer.

Alors, je le rachète ou pas ? Oui parce que j’ai envie de voir la suite. Même s’il est vrai que j’ai du mal à être fidèle à un hebdo car mes pauses lectures sont plus dédiées aux romans qu’aux magazines donc en une semaine, j’ai rarement le temps de lire tout le magazine, même si Grazia est plus rapide à lire qu’un nouvel obs. Il est difficile de donner un avis ferme et définitif sur un premier numéro mais en tout cas, y a déjà bien plus à lire que d’autres hebdos féminins et je me sens un peu plus en phase avec le lectorat. Et j’ai connaissance de quelques dossiers à venir, j’ai hâte de les lire !