La liste qui fucke le world

– Bon, le piercing au nez, c’est fini. Il s’était légèrement infecté et en plus, je l’ai un peu arraché par accident dans la nuit de vendredi à samedi, je pense que je ne retenterai pas l’expérience. Et l’hexomédine, c’est pas le mieux pour désinfecter, apparemment.

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– Dans la série « on s’éclate avec les bugs », cette semaine, le gros bug qui tue : « monsieur l’anim, monsieur l’anim ! Je suis ptitangekrokromignon_27 et
là, je suis sur l’administration de petitpoulpeviolet16, je comprends paaaaaaaaaaaaaaas ! ». Hé oui, les administrations se sont mélangées et donc certains en wap se connectaient sur le compte d’un autre, pouvant donc lire ses messages privés, écrire sur son blog et tout ça. Quand j’ai vu ça, j’ai frémi, ça va encore me faire une révolution. Et bé non ! Je pense que beaucoup ont aimé lire les pv des autres.

 

– Quand on cherche quelque chose, toujours le chercher là où il est censé être. Par exemple, mon papa a cherché son appareil photo deux heures dimanche… Il était dans sa boîte, bien rangé. Tout comme Vicky qui a cherché trois plombes ses télécommandes qui étaient à leur place.

 

– Cette semaine, j’ai eu droit à des perles (comme d’hab, quoi), je vous mets quelques dialogues entre moi et mes amis blogueurs. « Anim, je comprends pas pourquoi mon article est censuré. J’ai un bac L et je sais que rien n’est vulgaire dedans ! – Bonjour, malgré vos diplômes, le mot chier est bel et bien vulgaire ». « Anim, lis mes PV avec Zigouigouibogoss, il me traite ! Fais quelque chose ! – Bonjour. Non, je ne ferai rien puisque c’est vous qui commencez les insultes donc merci de respecter la cordialité de la plateforme – Hé mais je l’ai même pas insulté ! – Si, lui parler de sa « mouille crasseuse », c’est quand même une insulte ! ». Bon, après, y en a un qui me pond un roman pour me dire que la modération lui en veut mais je lis même plus alors je sais pas ce qu’il dit. Sinon citons le charmant monsieur qui m’a suggéré de « mettre mon poing dans le cul des modérateur en espérant qu’il chope des MST ». Hop, je l’ai mis en liste noire sans lui expliquer qu’une MST se chope pas par le poing.

 – Mme Bon Point est venue s’excuser de sa conduite. J’ai gagné !!!
 

– Cette semaine, mon papa était à Paris donc on est allés au resto se péter le bide (j’ai pas réussi à finir mon plat). Ma sœur me raconte une anecdote qui m’a fait marrer, je ne résiste pas à l’envie de vous la raconter. Ma maman est donc infirmière en plateau technique dans le service où mon papa travaille de temps en temps. L’autre jour, elle reçoit un monsieur « Mais c’est quel docteur qui a prescrit cet examen ? – Heu… C’est le docteur Mandibule. – Ah, c’est pas le docteur Bartoldi ? Je l’aime pas, il est nul ! » Donc ma mère prend sur elle « Non, non, c’est le docteur Mandibule. – Ah tant mieux parce que ce docteur Bartoldi, quel nul ! ». Ma mère commence à respirer fort. Et là, évidemment, mon papa
passe dans le couloir ! « Ah bon sang, sa gueule me revient pas au docteur Bartoldi, c’est un connard ! – Mais qu’est-ce qu’il vous a fait le docteur Bartoldi ? – Rien mais sa gueule me revient pas ! » Et là explosion : « Ecoutez, monsieur, votre tête ne me revient pas non plus. Moi, ça fait 30 ans que je vis avec lui et je peux vous garantir que ce n’est pas un connard. Et c’est pas parce que sa tête vous revient pas que vous devez remettre en cause ses compétences ! – Oui, pardon. N’empêche que sa tête ne me revient pas ! ».
Là, on admire ma maman qui a fini son examen sans le faire souffrir.

 

– Merde, je dois aller chercher un recommandé à la Poste. Je vois absolument pas ce que c’est (sans doute un nouveau chéquier, je ne vois pas d’autres explications) mais la Poste étant fermée quand je rentre le soir, va falloir que je me lève plus tôt pour y aller, fuck.

 

– Titfayot a fait fort ses derniers jours pour avoir son trophée du jury, genre il me lèche les bottes qu’il en peut plus. Hier, il me fait « aaaaaaaaah, j’espère avoir une belle surprise lundi [surtout que les résultats sont mardi] parce que j’ai jamais de chance au jeu… ». Donc, je lui ai fait remarquer que me mettre la pression n’était pas cool. Surtout que comme c’est un mec qui a gagné l’an dernier, là, on a choisi une fille.

 

– Au boulot, cette semaine, ça a été plus détendu, sélection de dailymotion envoyés par mon collègue Claude.


Tournez manège
envoyé par J-Noel

Clio 747
envoyé par lopeprod


Sinon, j’ai bien ri quand nos amis Tchèques ont pushé la nouvelle homepage annonçant que les élections étaient finies et « viens vite voir les résultats ! ». Super le vote se termine lundi ! Heureusement, les gamins ont pas fait gaffe.

– J’aime la SNCF, cette merveilleuse entreprise qui méprise les usagers d’une façon à peine croyable. Vendredi, je pars tôt du boulot car j’ai des courses à faire (tôt, c’est 18h20, vous excitez pas non plus). Arrivée à la gare à 19h05, je rate mon train de 19h05. Pas grave, y en a tous les quarts d’heure. Sauf que le train de 19h20 saute. La dame de la SNCF nous explique bien que les trains des voies 14 et 22 vont partir avec du retard mais mon train à moi, personne ne nous a prévenu qu’il était annulé. A l’arrivée, je suppose qu’il a été supprimé pour régulation du trafic. Mais merci de nous prévenir, bande de connards.

 

– Oui, je sais, je parle que boulot mais le soir, suis trop claquée pour travailler ma vie privée. Moi, en ce moment, la seule chose dont j’ai envie, c’est d’un bon gros câlin à caractère non sexuel. Et puis avec la météo, j’ai globalement le moral en berne, je me sens à peu près aussi séduisante et sexy que Maïté qui viendrait de cuisiner de l’ail.

 

– Cette semaine, je suis pas allée à la piscine. Motif : mercredi soir, 0h passé, me suis rendue compte que j’avais plus de crème dépilatoire. Et moi, je me mets pas en maillot si j’ai trop de poils. Alors non, j’en ai pas tant que ça mais quand même, c’est pas net net et ça aurait été trop la honte.

 
– Et une petite bonne action. Un caillou dans l’édifice.
Un vélo pour Guirmay
Recommandé par des Influenceurs

Just a sweet transvestite…

Par Marine

« Han, mais pourquoi tu mets pas ça sur mon blog?? »
OK Nina, je m’y colle…
Une révélation ultime.
Un scoop.
Un secret bien gardé. Ou pas.
Marine est en train d’explorer les aspects les plus masculins de sa personnalité.
J’explore les aspects les plus masculins de mon être. Non je suis pas subitement devenue trav’. Ni transexuelle.
Je découvre l’impuissance. Le sentiment du « mais je comprends pas ça m’arrive jamais » dit honteusement alors qu’on sait que ça nous est déjà arrivé. La terreur ultime quand vient le moment d’être confronté à la réalité : marchera, marchera pas?
L’impuissance vous dis-je.
Je comprends pas, ça m’arrive jamais.
D’un coup, je ne suis que compassion pour les hommes.
D’un coup je sens la toute-puissance créative du sexe. Et de Mallarmé.
Que vient-il faire ici, ce brave homme, professeur d’anglais raté et documentaliste de seconde zone? Bah, tout simplement, c’est le premier à l’avoir dit. « La chair est triste, hélas! et j’ai lu tous les livres. » (un alexandrin superbe, au passage)
Bah pour moi, j’ai pas lu tous les livres, mais j’arrive quand même pas à écrire. Car oui, chers lecteurs, Marine est dans une branche qui nécessite un minimum de créativité et mobilise quelque inspiration pour écrire. Et c’est pas facile. Je ressens cette terreur ultime quand vient le moment d’être confrontée à la réalité : écrirai, écrirai pas?
Je vous jure, une page Word allumée, intitulée « Document1.doc » c’est au moins aussi flippant qu’enthousiasmant, comme un top model  de type Gisele Bunchen ou Bar Refaeli qui serait dans votre lit, messieurs. Enthousiasmant, parce qu’on reste dans le domaine des possibles. Mais flippant. Et si ça foirait? N’est pas modelizer qui veut. N’est pas
« wordizer » qui veut je suppose aussi… Humpf.
Chaque soir, je me couche en me disant « ça marchera demain, tu verras ». Chaque jour, je me lève en me disant « ça marchera demain, tu verras ». Pas facile tous les jours, la masculinité impuissante.
Je préfère revenir à ma prime condition de femme rigolote et frivole (et en chaleur : je vous jure, prenez jamais un mec qui habite sur un autre continent, c’est une torture). Je vais allez me vernir les ongles en rose et me faire un thé (le thé Mariages Frères à l’Opéra) : rien de tel pour stimuler la réflexion. Et la féminité.

Votez Nina !

Par Lucas

Chère lectrices, chers lecteurs,

Les 10 et 17 juin prochains, vous déciderez, à l’occasion des élections législatives, de la représentation à l’Assemblée Nationale pour les 5 années à venir. L’enjeu est important (va,tout s’en va, lalala. Leo Ferret, sors de ce blog.).

Candidats au nom du Parti des Vingtenaires sur le XXIIeme arrondissement de Paris, nous voulons être représentants d’une société plus juste et plus équilibrée car comme le dit Francis Cabrel :
« C’est juste une question d’équilibre ».
Une démocratie ne peut fonctionner correctement si l’ensemble des leviers (l’dire à ta mère) est détenu par une majorité cacochyme et valétudinaire  Une opposition forte et jeune est donc nécessaire. Nous, on s’y colle, à la cool.

Nous voulons contribuer à l’instauration d’une societé dans laquelle chacun puisse trouver sa place et son alter ego

Nous défendons une réelle mixité sexuelle, un accès aux capotes facilité, l’amélioration du pouvoir d’achat des jeunes, l’emploi motivant pour tous. Rigolade et allégresse seront garanties à chacun, sans discriminations. La prise en compte de la bêtise des videurs qui ouvrent les portes quand on arrive avec une bombasse et ferment celles-ci quand on est avec un cageot sera notre leimotiv. Sauvons les cageots ! Le cageot a des droits !

A une société du rejet, nous opposons notre confiance envers les internautes, la jeunesse, l’avenir et les joueurs de pipeau. Nous ferons le pari de l’éducation sexuelle et de la légalisation des jeux de mots à deux balles.

Homme et femme de terrain, élus locaux proches de vous et à l’écoute de vos préocccupations, nous agirons au quotidien pour l’intérêt des e-lecteurs (tiens, un jeu de mot à deux balles)  de notre blog et donc la défense de votre lecture post labeur. Ensemble nous somme prêt pour un véritable changement ( naaan c’est pas du pipeau)

Avec votre soutien, nous voulons promouvoir un projet humaniste et ambitieux pour une France jeune et solidaire (et rigolote)
Votez Nina !

Nina Bartoldi, Lucas d’Amore

Nina Bartoldi,
27 ans,
Double Maîtrise : histoire contemporaine et sciences
politiques, Master professionnel de journalisme à l’IEP de Toulouse (NotedeLucas : ça déchire une double maitrise ! C’est comme ScPo Toulouse ! Sur un CV,ce sont deux  trucs qui tapent ! La classe Nina, tu m’avais caché ça !!)
Pigiste bénévole tout partout, rédac chef des vingtenaires, blogueuse méga célèbre (au moins), interviewée par Technikart, ex d’un splendide brun (mais lequel??)

Lucas d’Amore :
27 ans
Maitrise Droit des Affaires, Sup de Co Reims
Délégué de classe en 3eme et 2de
Ex-vendeur golf chez Decath, ex-participant à la Conference Berryer,
ex-trésorier d’assoce, ex-journaliste au 18-25, ex d’une belle blonde.

Mais non, ce n’est pas parce que t’es célibataire que t’es moche !

Comme toute personne normalement constituée, j’ai été célibataire et pas qu’une fois dans ma vie. Même après Guillaume I, j’ai été célibataire
longtemps, quasi un an. Un an sans bisous, caresse et brouette, rien du tout. Et je ne suis pas la seule à connaître ce genre de traversée du désert. Sauf que s’il a des raisons objectives, 
niveau confiance en soi, c’est dur à vivre.
 

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Dans mon entourage, j’ai toute sorte de personnes, comme tout le monde, mais j’ai un prototype de célibataires assez répandu : la « j’ai-pas-le-temps-d’avoir-une-vie-là-j’ai-mes-études-à-faire ».
Genre je passe le CAPES ou l’agreg. Moi même, après ma rupture avec Guillaume, ça a été un peu ça : j’ai fini ma maîtrise science-po, j’ai fait un stage et fait mon master de journalisme, j’avais pas super le temps de me trouver un mec. Surtout quand j’ai su que je partais à Paris, je voyais pas bien l’intérêt de me trouver un Toulousain. Parce qu’il était aussi un temps où je ne voyais pas bien l’intérêt des coups d’une nuit… Ouais, on change, je sais. Bon, je vais prendre mon exemple pour développer mais je sais que ça marche pour mes coupines parce que quand je leur expose ma théorie, elles font « ouais, c’est carrément ça ». Mais bon, c’est normal, j’ai toujours raison.

 

Donc il y a des périodes dans notre vie où on ne peut pas se préoccuper de notre vie amoureuse. Bon, moi, j’ai pas passé le CAPES ou l’agreg mais
c’est le genre d’exams qu’on passe pas par dessus la jambe. Enfin, on peut y aller les mains dans les poches mais bon, si on veut l’avoir… Bref, il y a des moments dans la vie où il faut savoir 
où sont ses priorités. Au début, notre célibat, on n’y pense pas trop. On recourra après les mecs quand on sera diplômées. Puis la Seconde Guerre Mondiale, c’est pas si mal. Mais voilà, une fois le diplôme obtenu (ou, dans mon cas, les cours terminés), on est tous contents tout ça mais un beau matin, on se dit : « tiens, je suis seule dans ce grand lit depuis pfiouuuuuuuu ! ». Et là, on se rend compte dans quel cercle vicieux on a foutu les pieds. Quand on est une femme, j’ai l’impression qu’on a souvent tendance à douter de son pouvoir de séduction. Même si on ne le montre pas. J’ai beau me regarder dans la glace tous les matins, moins y a d’hommes dans ma vie, moins je me sens jolie. Ce qui est idiot en soi. Est-ce parce que je ne dis pas « nous » que je suis un boudin ?

 

Surtout que dans la rue, certaines plus moches et plus boudins que moi ont des mecs. Parce que voilà la suite du processus : « j’ai pas de mecs, je suis moche… Et elle trop vilaine elle en a un, mais qu’a-t-elle que je n’ai pas (hors un petit copain, of course) ?? ». Moi, en général, quand je commence à regarder les filles en leur taillant toutes des costards, c’est qu’il est temps que je me trouve un mec. Pourtant, les histoires d’amour, ça se trouve pas sur le paillasson sauf si le facteur est le sosie de Smith (si vous croyez encore au Père Noël, les filles, c’est pas ma faute !). Si je regarde mes copines, j’ai des filles en couple depuis longtemps, depuis moins longtemps, depuis pas longtemps et des célibataires
depuis pas longtemps, un peu plus longtemps, longtemps… Or mes copines célibataires ne sont ni moches ni boudins. Donc ceci n’explique pas cela. Mais quand on rencontre pas une personne qui emballe notre petit cœur, ben voilà, on va pas se forcer non plus. Bien sûr, en cas de forte déprime, on peut pousser le destin en multipliant les sorties en boîte (mais je suis pas convaincue
que ce soit un bon endroit pour trouver un only one, si vous voulez mon avis), traîner sur des sites de rencontre ou autres. Si on laisse faire le destin, des fois, ça prend du temps.

 Alors oui, forcément, on finit par douter, par se dire que nos vilains bourrelets disgracieux n’aident pas, qu’il faudrait aller chez le coiffeur, acheter un masque pour la figure, tout ça, tout ça. On doute du seul élément qu’on dispose pour expliquer notre célibat : nous. Même qu’on ne nous drague plus dans la rue. Même que la liste des prétendants frôle le néant absolu. Bouh, je suis moche, personne ne m’aime, je finirai vieille et desséchée et aigrie avec mon chat et je filerai des coups de cannes aux gamins et aux pigeons !
 
Alors oui, le célibat longue durée, ça peut déprimer. Et pourtant. Si on regarde en arrière, on a plu, on a été en couple, des fois longtemps. On n’a pas vraiment changées depuis. Alors pourquoi on ne plairait plus ? Et tiens, le mec dans le métro, là, c’est pas moi qu’il regarde ? Hihi ! Parce qu’il ne faut pas tomber dans le sale processus : je suis moche- je plais pas- je fais plus d’effort pour être jolie et séduisante. Si on ne le fait pas pour un homme, autant le faire pour soi. J’aime mieux avoir dans ma glace une jolie jeune femme qu’un boudin blanc qui fait la gueule.

Si tu m’disais oui, j’dirais pas non

Par Lucas

Bon aujourd’hui c’est un article déprimant, voila vous êtes prévenus. S’il y a Friends sur la 6, n’hésitez donc pas à y aller pour vous marrer un coup et faites un bisou à Phoebe de ma part. Oui, oui, elle me kiffe à mort malgré le fait que je l’ai plaquée. Bon c’etait la seule des trois que j’aimais bien. C’est ça d’avoir le statut prestigieux de Vingtenaire : toutes les filles sont à vos pieds.
Surtout les héroïnes de séries.Virtuelles par essence…

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé de tomber amoureux.
Ouhai, bon d’accord, c’est comme si je vous demandais si vous connaissez Paris Hilton… Non, j’ai vraiment le chic pour faire des intro nullissimes.
Non en fait ce que je voulais dire c’est pas ça…

Je suis amoureux.

Donc là on vient d’avoir 23 comas de nanas devant leurs écrans. Des nanas qui avaient des tee shirt  » I love Lucas« , des poster « Lucas Forever« , des tee shirt « Lucas iz bioutifoul  » etc. (ne rigolez pas, avant que je n’ouvre cette parenthese, je vous parie que des lectrices afficionadas et blondes ce sont dit  » tiens, dans ce cas là, je vais demander à Nina de m’envoyer un tee shirt« )

Bon d’accord, j’arrête de me prendre pour une star.
N’empêche que gne suis amoureux.
Mais heu arrêtez de me regardez avec un air maternel et les mains jointes sur votre joue dans le style « oh qu’il est miiiigneun » !!!
Je suis donc amoureux et c’est dur. La preuve je perds tout allant et tout style dans la rédaction de cet article tellement je suis ému.

Imaginez…
qu’il n’y a pas de paradis,
c’est facile si vous essayez,
pas d’enfer en dessous de nous,
au dessus de nous que du ciel…

Ah pardon, je fais rien qu’à copier…

Imaginez donc…
Vous vous réveillez le matin au bruit du ronron familial. Ronron dejà stressé et en conséquence stressant…
Or, à ce moment précis, la première pensée qui vous vient en tête, c’est la demoiselle.
Avec son doux sourire, à vous faire pleurer de joie sur votre oreiller. Hummm, yabon l’oreiller. Hummm, ta gueule le reveil.

Du lever au couchant, la jeune femme va s’inviter dans vos pensées, deci, delà, telle une brise agréable un beau soir d’été.
Impromptus fugaces qui arrivent sans prévenir et vous arrachent un soupir…
Et un sourire, tristoune.

Pour son anniversaire, vous lui faites un cadeau d’une valeur indécente… Qui plus est, un cadeau qui n’est pas éternel. Un cadeau dont le montant ferait descendre dans la rue touts les smicards, marchant en rangs serrés sur le siège social de Vingtenaires S.A, histoire d’avoir ma tête.

Mais que voulez-vous offrir à une jeune femme qui a tout ?
Pardon ?
Vous voulez savoir ce qu’elle a ?
C’est bien simple…

Une élégance naturelle, une prestance délicate, une prompte répartie, une intelligence vive, capable de remettre à sa place toute personne détestable…
Et un sourire merveilleux associé à des yeux qui caressent…
Ne riez pas, chuis sûr que vous aussi vous craqueriez.
Et, donc, lui offrir un cadeau qui est, par essence, ephémère, ça me parait un geste très élégant… Vous n’êtes pas d’accord ?

Vous pourrez toujours dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul,
J’espere qu’un jour vous nous rejoindrez
Et le monde en sera vraiment un…

Je vous écris cet article pour sauver un peu la morale car en ce moment je discute par mails (fuck MSN) avec une jeune fille que j’ai rencontré sur un site de rencontres, iconoclaste (le site, pas la nana ou les rencontres. Un site à des années lumières du mastodonte Meetic). Donc j’ai eu des scrupules à écrire cet article (qu’elle a d’ailleurs reçu en avant première) mais ça me paraissait plus honnête. D’une part de l’écrire, d’autre part de lui envoyer. D’aucuns me diront « tu devrais pas…si tu te prends un rateau de ta naiade, tu pourras toujours te rattraper avec la nana rencontrée sur le site »

Plutôt crever.
On a son honnêteté intellectuelle ou on ne l’a pas.
C’est ce qui m’avait fait casser, à la fac au début de la Licence, avec une nana sublime et futée parce qu’à l’époque j’étais amoureux d’une autre, insignifiante et hautaine. Oui, il m’arrive encore de me donner des claques rien qu’en y pensant ! Mais sortir avec une nana et être amoureux d’une autre, c’est mooooche, vous ne trouvez pas ?

Allez je vous laisse sur une citation de Douglas Kennedy (ouhai c’est mon maitre, alors je vais vous le mettre à toutes les sauces. Oui, je suis reulou, oui je vais perdre des fans, mais être droit c’est ça aussi)
Citation que j’ai retrouvée recemment en lisant un de ses bouquins.
Une citation qui devrait m’inciter à être diplomate avec la demoiselle rencontrée sur le web mais voila… Vous l’avez surement compris, j’assimile la diplomatie à un écrasement sauvage de mes valeurs… (quand je suis le seul à en subir les conséquences)
On peut en débattre si vous voulez !
Allez je vous laisse avec la citation et un lien musical hyper surprenant… (Lucas, où l’humour de merde format 15 tonnes)

http://www.radioblogclub.fr/open/144384/imagine/John%20Lennon%20-%20Imagine

 

On peut passer des années à chercher qq chose mais, quand on l’a devant soi, à portée de main, sous la main, on se rend compte qu’il s’agit seulement d’une étape sur la route
des illusions, aussi éphémère que le succès, et que le terminus n’existe pas.
 

Douglas Kennedy « Rien ne va plus »

Are you talkin’ to me ?

Comme vous le savez depuis le temps, j’ai une formation de journaliste (même si là, je suis animatrice de communauté mais c’est pas très éloigné et je vais refaire la prospective aux piges quand j’aurai bien chopé le rythme et que les bugs seront réparés pour des journées plus calmes) donc je m’intéresse aux médias. L’autre jour, j’ai lu ou entendu une réflexion sur les talks shows français à la Fogiel, Ardisson ou Ruquier… Ou d’autres, sans doute. Je passe pas ma vie devant la télé. Donc la personne expliquait que les talks shows à la française étaient très différents des versions américaines. Ah bon ?

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Aux Etats-Unis, il y a beaucoup de talk show à la David Letterman, Jay Leno, Oprah Winfrey et je sais pas qui (je regarde pas, j’en ai pas sur ma freebox et même, je regarderais pas). Mais aux Etats-Unis, c’est le principe du « one to one ». Un seul invité par émission. En France, y en a au moins 5 et ça bouge beaucoup : certains restent toute l’émission, d’autres se cassent en cours pour être remplacés par un nouvel invité. En gros, si vous aimez mettons Sophie Marceau, vous allez regarder 2h d’émission pour une intervention de votre idole de 10 à 15 mn.
Avec de la chance, elle passe en 1er et vous pouvez aller vous coucher ensuite. Mais sinon, vous devez vous farcir toute l’émission pour ce petit quart d’heure qui ravira votre cœur de fan.

Perso, j’avoue que je n’aime guère ce genre de talk shows « à la française ». Pourquoi ? Parce que ça ne ressemble à rien. Quel est la ligne éditoriale ? « Faire la promo des invités en étant un poil sulfureux pour passer au zapping ». Ce qui fait qu’on passe sans transition de « Franc Dubosc sort son nouveau spectacle », sujet (censément) drôle à « j’ai perdu ma fille suite à son anorexie », ce qui l’est beaucoup moins. Donc on s’enfile deux heures d’émissions telle une brochette où on aurait enfilé n’importe quel ingrédient. Du coup, un morceau de
steack suivi d’une fraise tagada, faut assumer. Surtout qu’elle pullulent mais elles ne se démarquent pas. Enfin, si, à la limite, y a Cauet qui se démarque avec son fauteuil, là, et sa volonté de ne faire que du vulgaire mais en dehors de ça… On a toujours le principe du présentateur vedette assisté d’un co-présentateur de type comique (ou censé l’être) genre Baffie, Carlier ou Eric Zemmour. Ah, on m’indique en coulisse qu’Eric Zemmour n’est pas un humoriste. Nous avons donc la preuve que la connerie n’est pas une légende, elle existe. Tiens d’ailleurs, si quelqu’un a son livre hyper macho à me prêter, j’apprécierais. Histoire que j’en fasse une critique sur mon blog. Bon, moi, j’aimais bien Ariane Massenet, les autres, moins. Baffie, je l’aime quand il est sérieux, en fait car il est carrément pas con comme mec mais sinon, il est vite lourd et Carlier, j’ai jamais compris qu’un mec qui crache sur la télé en fasse. Comme si j’allais présenter Paris Dernière, moi ! Ensuite, à ça, on rajoute des comiques qui viennent faire le sketch et se barrent aussi sec. C’est assez bizarre d’ailleurs, on dirait des gens qui piratent l’émission, balance viteuf leur truc et se cassent sans demander leur reste.

 

Bref, sur les talks shows français, j’ai souvent l’impression que chacun fait sa tambouille sans se préoccuper de ce qui s’est passé avant ou après, le tout sous l’œil intéressé du présentateur qui hoche la tête d’un air grave toutes les 10 secondes des fois qu’on le filmerait. Le présentateur des talk shows s’intéresse à tout, des projets politiques de Bernard Kouchner à la culotte de Loana en passant par l’élevage des pommes de terre à la Haye, au problème des sans-papiers, aux histoires de leucémie, anorexie et autres maladies douloureuses et aux blagues d’Eric et Ramzy. Moi, je les admire quelque part parce qu’Eric et Ramzy, ils sont pas forcément drôles. Ils lancent deux, trois questions, parfois un peu polémiques pour foutre la merde sur le plateau et ils se délectent des disputes entre invités.

 

Alors doit-on être fier de cette exception culturelle française ? Pas sûr. Enfin, pour moi. J’ai toujours l’impression que, dans ces émissions, on effleure les sujets sans vraiment y pénétrer en profondeur (oui, je sais, effleurer et pénétrer en profondeur dans la même phrase, c’est racoleur). On balance trois vannes, quatre fois le nom du CD ou du film qu’on vend et on se casse. C’est ce qu’on appelle du service minimum ! Mais du coup, j’ai l’impression que tout coule sur moi, je vois les invités et rien ne me marque. Des fois, certes, y a des coups d’éclats et des pétages de plombs mais ça reste rare. Fogiel est devenu un vieux toutou édenté, Ardisson et Ruquier, je sais pas, je regarde pas et Cauet continue de baver sur les actrices pornos, les déshabillant de ses yeux libidineux. Je comprends pourquoi la majorité de ses émissions sont diffusées en 2e partie de soirée : c’est pour que j’aille me coucher.

Une liste épurée de bug

Cette semaine ayant été ponctuée de bugs tout partout, j’ai décrété le samedi 02 juin journée sans bug. Non mais !

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– Au boulot, ça a été un pur cauchemar cette semaine, dans le genre « ah ben tiens, ça marche plus. Ah ben tiens, ça remarche plus. Nina, pourquoi tu pleures ? ». Je vous fais un petit résumé juste pour que vous situiez : sur la plateforme ado, on organise donc des élections des membres selon différentes catégories. Mais des petits malins ont trouvé une faille et s’amusaient à pirater tous les comptes pour voter pour eux-mêmes. Sans compter les multiples comptes. Sans compter que nos amis Tchèques sont parfois très niais genre ils lancent le jeu sur deux formats sur trois (web et wap, l’oml, forme de wap, peut aller se faire foutre). En plus, le jeu est bugué, des tas de gamins non nominés apparaissent, bonjour le bordel. Bon, on a réussi à trouver les failles et à colmater. Sur la plateforme adulte, les serveurs étaient down. Sur un site pour ado, les accents font des leurs : les anciens articles du blog de l’anim avaient des ? à la place de tous les accents sur le web mais pas sur le wap. J’en publie un nouveau et là, c’est l’inverse : nickel sur le web, pourri sur le wap. Sans compter notre messagerie instantanée down mercredi. Sans compter notre messagerie down mercredi aussi (genre j’ai reçu mes mails avec 3h de retard). En vrai, j’ai même pas pleuré.

 

– J’ai un pouvoir amusant, je détraque tout. Exemple : jeudi, je vais à la piscine (pour changer) y avait quasi personne. Peut-être le mauvais temps qui a découragé les gens, je sais pas. Bon, déjà, j’arrive, les chiottes sont en travaux et j’ai pas pensé à évacuer mon thé avant de partir du taf. Je commence à nager à 12h25. C’est parti pour une heure. Au bout d’une demi heure, tout va bien. Au bout de 40 mn, ça va encore. 45 mn, ça va toujours. 45 minutes, ça commence à tirer. 45 minutes, j’ai envie de pipi. 45 minutes, je me rends compte que ça doit faire dix bonnes minutes que j’en suis toujours à 45 minutes et que, non, on fait pas 4 ou 5 longueur de brasse en moins d’une minute. Ah oui, tiens, l’horloge est cassée. Finalement, je sors de l’eau, je regarde ma montre dans mon sac : pile une heure que je nage. Mais bon, l’horloge, elle est cassée.

– Discussion jeudi avec Romain, un collègue que j’aime bien. Donc jeudi, c’est le jour où la plateforme adulte est cassée. « Bon, Nina, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ! » « Commence par la mauvaise » « J’ai démissionné ! » « Ahah, trop drôle ! Bon sérieusement ? » « C’est sérieux. On m’a proposé mieux, je pars fin août ». Ben snif alors ! J’arrive, les gens s’en vont mais je le prends pas mal, naaaaaan.

– Le semi Russe me gonfle. Pour info, je l’ai vu qu’une fois, nuit de folie, tout ça. Depuis, rien. Je lui envoie des messages pour qu’on se voit, il répond pas ou alors « oh, zut, je viens de voir ton message, c’est trop tard ». Alors j’ai décidé depuis dimanche de l’envoyer balader. Forte de ma nouvelle résolution, le voilà qui vient de me parler « on se voit cette semaine darling ? ». Hein ? Bon, finalement, je décide de le re-jeter mardi soir « on se voit maintenant ? Ah, zut, c’est tard, alors dans la semaine ! ». Et puis finalement, monsieur est jamais
là donc ça saoule grave (on habite à 5 mn en train l’un de l’autre). Non parce que j’ai l’impression que je suis son surgelé : il vérifie ma date de péremption périodiquement au cas où. Mais y a pas marqué Picard sur ma tronche monsieur. Alors j’exige une dernière nuit pour pouvoir tester son jacuzzi (oui, il en a un, même qu’il est dans sa chambre) et ciao comme on dit pas en Russie
mais je sais pas dire au revoir en russe.

– J’ai black listé madame Bon Point, ça me fait des vacances. Surtout que ça fait quinze jours qu’elle me joue les « adieux, je quitte la plateforme » et elle est toujours là. Donc qu’elle aille se faire foutre avec son chantage. Ca lui fera du bien, en plus, ça la détendra.
 
– Cette semaine, j’ai banni un pédophile, aussi.
 

– Les phrases fétiches de la semaine au bureau : « Mais ils foutent quoi à Prague ? » ou « Putain mais il est con Tchèque4 ou quoi ? » (moi, j’hésite entre con et tire au flanc nous prenant, nous, pour des cons).

 

– J’aime les filles. Toujours pas sexuellement mais mes copines, je les adore. En ce moment, on se la joue un peu Sex and the city avec les miss, on va dans des bars pour boire des cocktails ou du vin en parlant hommes et tout. Même que grâce à Summer et à son Kinder, on dit pas que ce sont tous des connards (malgré les gros dossiers qu’on a).

 

– Il est extrêmement gênant de dire non à quelqu’un qui essaie de vous embrasser et qui est très sympa mais, non, désolée, je le sens pas.

La quête effrénée du plaisir annihile-t-elle la jouissance ?

(ou comment être sûre en un titre de perdre tous les lecteurs qui pourraient être blogueurs sur la plate forme sur laquelle je bosse)

Il y a peu de temps, j’ai lu Les particules élémentaires de Michel Houellebecq. Oui, je lis du Houellebecq moi maintenant, alors que je déteste le personnage mais avant de cracher sur un roman, autant le lire. Et en plus, j’ai trouvé ça pas si mal que ça, finalement, bien mieux qu’un puant Easton Ellis (là, je suis en plein American Psycho et y a de quoi devenir psychopathe, en effet). Bref, dans ce roman, un des héros partouze joyeusement en boîte échangiste et explique, en gros, que trop de plaisir tue le plaisir. Je réfléchis : ouais, je suis d’accord.

partouze-chaussettes

Je suis une personne qui considère que le sexe est un raffinement. J’aime quand c’est bien fait, en gros. Même un coup vite fait entre deux portes doit être fait avec application sinon, je n’en vois pas la peine, je peux très bien me démerder tout seule pour un orgasme vite fait bien fait. Je me suis toujours interrogée sur les partouzes ou autre (enfin, toujours, depuis que je connais, quoi). Aimerais-je ça ? Au jour d’aujourd’hui, je réponds non. Déjà, les clubs échangistes, le truc qui me bloque, c’est l’odeur. Non mais imaginez une salle en sous-sol surchauffée (les gens sont quand même à poil) avec plein d’hommes qui éjaculent et de femmes qui mouillent. Oui, ça doit puer et pas qu’un peu. Bon, grâce à Michel, je sais qu’il est très aisé de refuser mes entrées à un monsieur qui me plaît pas mais je suis pas sûre que monsieur-qui-me-plaît-pas qui se tire sur le spaghetti pendant que j’autorise un monsieur à visiter mon
intimité, non, non…

Bon, ça, c’est mon opinion sur ce genre d’expérience donc, pour l’heure, ça m’intéresse pas. Parce que, souvent, je me demande comment des gens en arrivent à pratiquer ce genre de sexualité. Non pas que je condamne ça, chacun fait ce qu’il veut, je m’en fous, mais sont-ils à ce point blasé du cul qu’ils ne savent plus quoi faire pour prendre leur pied (ou égayer leurs soirées) ? Trop de sexe ne tue-t-il pas le plaisir et donc la jouissance ? Ou est-ce peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? Ou alors, est-ce une addiction comme une autre tel que l’alcool où on boit toujours plus parce qu’un verre ça suffit plus ? Et pourquoi le bleu marine, ça va pas avec le noir ? Que de questions lecteur ! T’as trois heures.

Parce que, souvent, dans les récits de partouze et co, ce qui me semble prévaloir, c’est l’ennui. On baise mais on s’emmerde, fascinant. Triste mais fascinant. Je sais pas mais il me semble que rien qu’à deux, y a déjà tant de choses à faire, de voies à explorer (ce n’est pas un mauvais jeu de mot !), de jeux à pratiquer, tout ça, tout ça. Bref, quand on intègre plein de gens en plus, n’est-ce pas que l’ennui sexuel a gagné le couple ? Tout me paraît faux là-dedans. Par exemple, quand je regarde Paris Dernière où y a toujours ce genre de sexe, j’ai l’impression que les gens surjouent leur plaisir. Evidemment, y a des caméras donc les gens font les malins devant mais tout me donne une impression de toc, le plaisir, la joue d’être là, les performances sexuelles. Alors, ouais, ça fait rebelle du sexe de partouzer mais si le plaisir n’est pas au rendez-vous, quel est l’intérêt ? Tiens, encore une question.

Bref, tout ça pour dire que je m’interroge. Peut-être que je mets tout le monde dans le même sac, à tort et qu’il y a un réel plaisir et même une jouissance, une vraie qu’il y a des trucs vraiment kiffant. Mais tout ce qui est orgiaque me paraît écoeurant, dans le sens on s’en lasse vite ? J’aime les bonnes choses comme le foie gras par exemple, mais je me contente d’une tranche. Je m’en enfilerais pas un entier sans vomir. Oui, je sais, c’est pas la première fois que je compare le sexe au foie gras mais mon cerveau est down après les journées que je passe
donc hein !

En conclusion, petite question : plutôt que d’aller toujours plus dans le trash, les gens ne devraient-ils pas réapprendre à savourer plutôt que de consommer à tout prix ? Finalement, Houellebecq, il est pas si mal que ça, il m’a inspiré un article ! Comme quoi, des fois, c’est bien de tester avant de condamner (comme ça, vous pourrez dire en comm « mais pourquoi tu dis que les partouzes c’est nul alors que t’as jamais essayéééééééé ? »)

L’importance de la lose en période de crise

Moi, la lose, c’est un peu mon sujet favori, même que je mets deux o au lieu de un pour bien accentuer le truc. Bon, peu importe, cet article ne traitera pas d’orthographe anglais
mais bien de la loooooooooooose, ces petites choses bêtes et méchantes qui nous arrivent.


La lose, c’est ma vie. Genre samedi, je fais une machine, tout se passe bien. A priori. J’ouvre le hublot et sloush, un tsunami. Au bout de trente seconde, je me dis que mettre un seau sous ce
flot peut être une bonne idée. Blonde un jour, blonde toujours. Bref, je récupère le flux restant, je serpille, je pleure sur MSN avec Vicky à base de « put[biiiiip] de bord[biiiiiiip] de machine
de merde [biiiiiiiiip] ». Oups, j’ai raté mon bip. Bref, je râle un bon coup et j’oublie parce que bon, je suis attendue à Sephora par la demoiselle sus-nommée pour un « comme c’est trop joli ce
maquillage ! ».

La même scène mettons deux ou trois mois plus tôt. Quand j’étais au chômage, quoi. Que ce serait-il passé ? Peut-être que je me serais assise devant ma cascade improvisée et je me serais mise à pleurer. Parce que trop c’est trop et que si la machine elle-même me fait remarquer que ma vie de chômeuse est pourrie, je vais pas tenir.

Il y a quelques années, je lisais le livre « Pourquoi ? » de Philippe Vandel qui recense des questions marrantes. Parmi elles : « pourquoi quand on cherche un annuaire à la Poste, celui qu’on voulait est toujours le dernier ? ». Bon question désuète, certes mais la réponse que je vais vous donner dans quelques instants marche aussi pour : « pourquoi le pantalon de mes rêves n’est plus disponible qu’en 32 et 44 ? », « pourquoi je me prends tous les feux rouges », « pourquoi c’est toujours quand on est en retard que notre train l’est aussi ? ». En fait, la question est mauvaise. Par exemple, si je suis en retard et que mon train n’arrive pas, ce qui va me faire arriver encore plus à la bourre, je vais m’énerver, trépigner, injurier mentalement la SNCF et tous ses travailleurs qui sont pas foutus de faire arriver les trains à l’heure… Donc ça va me rester en mémoire. Si, quand je suis à la bourre, le train est à l’heure, je ne noterai pas cette information. En gros, quand tout se passe bien, on fait pas gaffe, quand ça génère une contrariété, on le retient et on râle.

La lose, c’est un peu pareil. Quand tout va bien ou à peu près dans ma vie, que les oiseaux cuicui, les papillons frout frout et tout ça, les petites contrariétés glissent sur moi. Ahah, qu’elle est taquine ma machine à se transformer en fontaine. Ohoh, mon train est en retard, c’est deux minutes de rab pour lire. Hihi, la plate forme de blog pour ado marche plus, je vais en profiter pour fumer une clope (oui, je sais, c’est mal, tout ça). Mais si je suis de mauvais poil et en mauvaise période, ma machine, je l’explose à coup de pied (enfin, c’est plutôt mon pied que j’explose), j’ai envie de casser la figure du conducteur de train et putain bordel de merde de plateforme qui marche jamais. Et donc, toutes ces immeeeeeeeeeenses contrariétés accumulées, arrive le moment où je chiale. Parce qu’en plus, il y a un effet d’accumulation. On rumine, on rumine, on intériorise ce qui va pas et soudain, ça pète sans qu’on sache pourquoi. J’en parlais par exemple à Anne à mon retour en province pour mon anniversaire, elle m’expliquait qu’elle, un jour, elle s’était mise à pleurer parce qu’elle n’arrivait pas à se coiffer correctement. Le problème n’était pas tant la coiffure mais c’était la goutte d’eau en trop.

Bien sûr, tous ces problèmes sont insignifiants me direz vous. Vous avez raison. J’ai la santé, je suis jeune, belle (les fleurs sont pas chères), beaucoup de gens aimeraient être à ma place. Bien sûr qu’il faut savoir relativiser son « malheur » quand on voit qu’à côté, une personne a tel ou tel problème. Sauf qu’il faut aussi savoir lâcher les vannes. Y a pire ailleurs, y a toujours pire ailleurs mais merde, des fois, ces petites contrariétés nous pèsent, reconnaissons-le. Oui, ça m’a fait chier que ma machine crache toute cette eau et je suis allée m’en plaindre à Vicky. Une fois ma litanie injurieuse terminée, ça allait mieux. Pas de quoi en chier une pendule à treize coups mais bon, ça va mieux en le disant.

Bref, tout ça pour dire que, oui, la lose, c’est chiant et si on a envie de râler, de gémir un peu, de pousser un bon « meeeeeeeeeeeerde » bruyant et rageur, faisons le sans honte aucune. Et si on se met à pleurer pour une broutille, ce n’est pas qu’on est folle ou dépressive, c’est normaaaaaaaaaaal. Et d’ailleurs, si vous voulez vider votre sac, j’ai trouvé un site rigolo qui, je sens, va beaucoup me servir les prochains jours, mes amis slaves me causant pas mal d’énervement en ce moment.

Chercher un job, c’est comme chercher l’amour

J’ai une passion dans la vie : trouver des théories et des analogies à la con. Aujourd’hui, dans la série les idées débiles de Nina : la recherche d’emploi, c’est comme la recherche d’amour. Et vous allez voir que j’ai raison parce que sinon, je vous expliquerais pas ma théorie.

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Chercher un travail, c’est quoi ? Trouver un poste qui nous convienne et nous plaise, dans lequel on va s’épanouir. Alors, comment trouver un boulot ? D’abord, notre CV qui raconte notre vie en détail, on met nos atouts en avant du genre « moi, je sais faire ça, puis ça, puis ça ». Evidemment, personne dans son CV n’indiquera ce qu’il ne sait pas faire ou mal faire. Comme en amour. Ce serait très honnête de votre part que vous êtes un amant de merde, que vous savez pas embrasser ou que vos pieds refoulent grave quoi que vous fassiez mais en général, on préfère que l’autre le découvre après. Comme au boulot. La ponctualité, c’est pas votre truc ? Vous supportez pas l’autorité ? Vous êtes feignant et de toute façon, vous n’êtes bon à rien de 9h à 11h30 et de 14h à 16h ? Ben, vous n’allez pas le dire en entretien, sauf si vous voulez pas le job. Puis aller à un entretien, c’est comme aller à un rendez-vous galant, on se soigne. Moi, je mets de beaux dessous et de beaux dessus. Parce que mieux je me sens dans mon string, plus à l’aise et souriante je suis et mine de rien, une candidate qui sourit, c’est mieux qu’une candidate qui fait la gueule (lapalissade). Je me pomponne même plus pour un entretien que pour un rendez-vous parce que je vais rarement à un rendez-vous galant en tailleur. Je devrais, remarque, j’adore, les
tailleurs.

Mais pour trouver THE job comme pour trouver THE only one, on ne veut pas n’importe quoi non plus. Je veux un job journalistique comme je veux un mec un tant soit peu cultivé (sinon, je m’emmerde). On a finalement les mêmes outils : sites de rencontres vs sites de recherche d’emploi ou de stage, comme le disait Enzo, réseau d’amis, de connaissances… Mon 1er entretien, c’était une connaissance qui m’avait convoquée. Les derniers, ce sont des réponses à des annonces. Parfois, une rencontre au hasard mais là, c’est plus rare. Une fois, j’ai tenté de taper l’incruste dans un groupe de journalistes de Muteen assis à côté de Le Froid et moi dans le Marais, je me suis pris un fantastique vent.

Et puis en matière d’emploi comme en matière d’amour, y a ce petit truc qui fait que ça le fera ou pas. Au delà des simples compétences, un chercheur d’emploi est un individu doté d’un caractère et ça passe ou ça casse. Moi, je suis la nana vive et expansive, ça plaît ou pas. Evidemment, dans les entretiens, j’évite d’être trop moi dans mon expansivité, ce qui pourrait être pris pour de la nervosité alors que c’est juste que je suis désespérément spontanée (et bruyante). Ce doit être mon côté fille du sud, je sais pas… Mais bon, j’évite les « hiiiiiiiiiii ! » cru-cruche en entretiens et de parler avec mes multiples voix, comme je le fais tout le temps. Donc, le recruteur (ou la recruteuse) ou moi, on s’aime ou on s’aime pas. Enfin, c’est lui qui décide à l’arrivée parce que si moi, je l’aime très fort, je pourrai pas essayer de le convaincre s’il a choisi quelqu’un d’autre. « T’es sûr ? Allez, Jean-Roger, déconne pas, souviens toi comme c’était fort entre nous lors de cet entretien, quand nous avons parlé de l’avenir de la presse Internet. Comme j’ai ri sincèrement à ta blague sur l’immobilisme des Français. Rien que d’y repenser, j’en ruine ma culotte. Ne me dis pas que l’autre grognasse, elle t’a fait tant d’effets, je ne te croirai pas. Ah, salopard, tu as pris le meilleur de moi et tu me jettes comme une merde, cruel, bouhouhou ! ». Ouais, non, ça le fait pas. Au pire, je peux demander pourquoi pas moi mais tout de même. Je pourrai même pas crever les pneus de sa voiture car il m’en a préféré un(e) autre…

Bref, chercher un emploi, c’est se rendre le plus désirable possible, tant sur le papier qu’en vrai. Faire miroiter la possibilité d’une belle histoire dès la lettre de motivation, montrer comme les lendemains chanteront quand nous cheminerons main dans la main, regardant le soleil se lever sur une mer d’huile… Que c’est plus la peine de chercher, que je suis là. Que je suis le choix évident. Que je serai la mère de futurs articles bien tournés (oui, je vais pas lui faire des gosses en vrai à mon employeur, je sais pas si ce serait bien vu par mes collègues). Que je mettrai mon génie créatif et mes bonnes idées au service de l’entreprise.

Alors tu m’épou… euh embauches ?