Est-il gênant de faire un rêve érotique quand on ne dort pas seul ?

Depuis un mois, je partage donc ma couche. Avec Vicky. Avec qui je ne sexe pas. D’ailleurs, va falloir au passage que je vous explique pourquoi, NON, on ne couche pas ensemble, même dans le cadre d’un plan à trois avec un homme. Donc nous partageons nos nuits et voilà que le pourtant évitable se produit : je fais un rêve érotique.

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Tout s’est joué dans la nuit de mercredi à jeudi, alors que nous retrouvions enfin après deux nuits de découcherie (une chacune). Alors que précisément, j’avais eu mon compte de sexe et que je n’avais donc aucune raison d’avoir des pensées impures (même si le fait de repenser à certains épisodes de cette fameuse nuit ruine instantanément ma culotte…), je m’endors donc mercredi nuit, toujours un peu claquée par ce foutu rhume. Non mais sans rire, en une semaine, j’ai détruit un hectare de forêt amazonienne à moi toute seule en me mouchant. Bref donc je m’endors et au détour d’un rêve, voilà que je me mets à tripoter un homme. A travers son jean ceeeeeertes mais j’avais alors en main une baguette impressionnante (je ne m’attendais pas à une telle prestance).

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Réveil. Hmmmmm, j’aime pas ne pas aller au bout de mes rêves érotiques surtout que là, j’étais à peine à la mise en main ! Face à mon mur, je me retourne et me retrouve nez à nez (enfin, façon de parler) avec Vicky. Et là je me dis que merde, j’ai tripoté oniriquement un pénis à côté de ma meilleure amie. Meilleure amie qui est quand même en train de dormir en gémissant doucement, une main glissant sur son ventre. On a mangé quoi déjà ? Bon, quand je lui ai demandé plus tard si elle avait fait un rêve érotique, elle m’a dit que non, on
va lui laisser le bénéfice du doute.

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Quoi qu’il en soit, si on ne peut pas contrôler réellement ses rêves (voire même pas du tout parce que moi, j’essaie des fois avant de m’endormir de penser à des trucs cools pour faire des rêves dans ce sens et finalement… Ben c’est rarement ça qui ressort), il n’en reste pas moins qu’on se sent un peu bizarre. Et encore, ça va, ce ne fut pas un rêve avec orgasme à la clé. Ce  n’est pas que je ne les aime pas, au contraire, je les adore, c’est un peu le principe de l’orgasme gratuit, je jouis et je dors, si c’est pas merveilleux… Même si des
fois, ça fait un peu peur de se réveiller en plein orgasme après avoir rêvé qu’une fille que vous ne connaissez pas mais supra bien foutue avait décidé de vous faire un petit plaisir, comme ça. Et que cette fille supra bien foutue, après rapide analyse, est une version totalement fantasmée de moi (c’était à l’époque où j’avais les cheveux oranges et c’était un peu la caractéristique première de la demoiselle, aussi), ce qui doit peut-être vouloir dire que je m’aime et me désire, je sais pas trop. Mais pour en revenir à nos moutons, j’ai un peu de mal à visualiser la scène. Enfin, si visualisons pour situer tout le gênant de la situation :

Scène : rêve, sexe, oh oui, ah ah, oui, ah ah, oui, oui, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Orgasme

Et me voici dans mon lit, ruisselante de plaisir, le souffle court, mon intimité en émoi et… Vicky à côté qui pourrait être réveillée par ma brutale sortie de sommeil.

Vicky : T’as fait un cauchemar ?

Moi : Euh…

Vicky : Bah alors ?

Moi : Non, je viens d’avoir un orgasme.

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Je sais pas si notre amitié s’en relèverait… (même si on fait pipi la porte ouverte maintenant)

Chercher un job, c’est comme chercher l’amour

J’ai une passion dans la vie : trouver des théories et des analogies à la con. Aujourd’hui, dans la série les idées débiles de Nina : la recherche d’emploi, c’est comme la recherche d’amour. Et vous allez voir que j’ai raison parce que sinon, je vous expliquerais pas ma théorie.

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Chercher un travail, c’est quoi ? Trouver un poste qui nous convienne et nous plaise, dans lequel on va s’épanouir. Alors, comment trouver un boulot ? D’abord, notre CV qui raconte notre vie en détail, on met nos atouts en avant du genre « moi, je sais faire ça, puis ça, puis ça ». Evidemment, personne dans son CV n’indiquera ce qu’il ne sait pas faire ou mal faire. Comme en amour. Ce serait très honnête de votre part que vous êtes un amant de merde, que vous savez pas embrasser ou que vos pieds refoulent grave quoi que vous fassiez mais en général, on préfère que l’autre le découvre après. Comme au boulot. La ponctualité, c’est pas votre truc ? Vous supportez pas l’autorité ? Vous êtes feignant et de toute façon, vous n’êtes bon à rien de 9h à 11h30 et de 14h à 16h ? Ben, vous n’allez pas le dire en entretien, sauf si vous voulez pas le job. Puis aller à un entretien, c’est comme aller à un rendez-vous galant, on se soigne. Moi, je mets de beaux dessous et de beaux dessus. Parce que mieux je me sens dans mon string, plus à l’aise et souriante je suis et mine de rien, une candidate qui sourit, c’est mieux qu’une candidate qui fait la gueule (lapalissade). Je me pomponne même plus pour un entretien que pour un rendez-vous parce que je vais rarement à un rendez-vous galant en tailleur. Je devrais, remarque, j’adore, les
tailleurs.

Mais pour trouver THE job comme pour trouver THE only one, on ne veut pas n’importe quoi non plus. Je veux un job journalistique comme je veux un mec un tant soit peu cultivé (sinon, je m’emmerde). On a finalement les mêmes outils : sites de rencontres vs sites de recherche d’emploi ou de stage, comme le disait Enzo, réseau d’amis, de connaissances… Mon 1er entretien, c’était une connaissance qui m’avait convoquée. Les derniers, ce sont des réponses à des annonces. Parfois, une rencontre au hasard mais là, c’est plus rare. Une fois, j’ai tenté de taper l’incruste dans un groupe de journalistes de Muteen assis à côté de Le Froid et moi dans le Marais, je me suis pris un fantastique vent.

Et puis en matière d’emploi comme en matière d’amour, y a ce petit truc qui fait que ça le fera ou pas. Au delà des simples compétences, un chercheur d’emploi est un individu doté d’un caractère et ça passe ou ça casse. Moi, je suis la nana vive et expansive, ça plaît ou pas. Evidemment, dans les entretiens, j’évite d’être trop moi dans mon expansivité, ce qui pourrait être pris pour de la nervosité alors que c’est juste que je suis désespérément spontanée (et bruyante). Ce doit être mon côté fille du sud, je sais pas… Mais bon, j’évite les « hiiiiiiiiiii ! » cru-cruche en entretiens et de parler avec mes multiples voix, comme je le fais tout le temps. Donc, le recruteur (ou la recruteuse) ou moi, on s’aime ou on s’aime pas. Enfin, c’est lui qui décide à l’arrivée parce que si moi, je l’aime très fort, je pourrai pas essayer de le convaincre s’il a choisi quelqu’un d’autre. « T’es sûr ? Allez, Jean-Roger, déconne pas, souviens toi comme c’était fort entre nous lors de cet entretien, quand nous avons parlé de l’avenir de la presse Internet. Comme j’ai ri sincèrement à ta blague sur l’immobilisme des Français. Rien que d’y repenser, j’en ruine ma culotte. Ne me dis pas que l’autre grognasse, elle t’a fait tant d’effets, je ne te croirai pas. Ah, salopard, tu as pris le meilleur de moi et tu me jettes comme une merde, cruel, bouhouhou ! ». Ouais, non, ça le fait pas. Au pire, je peux demander pourquoi pas moi mais tout de même. Je pourrai même pas crever les pneus de sa voiture car il m’en a préféré un(e) autre…

Bref, chercher un emploi, c’est se rendre le plus désirable possible, tant sur le papier qu’en vrai. Faire miroiter la possibilité d’une belle histoire dès la lettre de motivation, montrer comme les lendemains chanteront quand nous cheminerons main dans la main, regardant le soleil se lever sur une mer d’huile… Que c’est plus la peine de chercher, que je suis là. Que je suis le choix évident. Que je serai la mère de futurs articles bien tournés (oui, je vais pas lui faire des gosses en vrai à mon employeur, je sais pas si ce serait bien vu par mes collègues). Que je mettrai mon génie créatif et mes bonnes idées au service de l’entreprise.

Alors tu m’épou… euh embauches ?