Où trouver l’homme ? Episode 4 : le ski

(Je rappelle que tout ceci est une blague, ne venez pas me dire en comm qu’il ne sert à rien de chercher le prince charmant et tout, tout ça n’est que pure fantaisie. Je rappelle également que l’auteur de ses lignes est sous médocs et fièvre donc euh voilà…)

La semaine dernière et même celle d’avant, j’avais promis de vous faire l’épisode roller mais décidément, j’arrête pas de mentir mais j’avais oublié un sport de saison : le ski ! Parce que oui, j’ai été invitée au ski par des potes (et là, on sent bien la dimension fictionnelle de ce récit). En voilà une occasion de faire des rencontres. Souvenez-vous, Vincent
Lindon et Sophie Marceau qui tombent amoureux dans une télécabine en panne avec le doux refrain « you caaaaaaaaaaall it love –tudum – there are things I need to sayyyyyy » (oui, j’ai cherché les paroles sur google). Bon évidemment, étant légèrement claustro, dans de telles conditions, je chanterais pas ou me remettrais pas du lipstick qui rend les lèvres douces, je me concentrerais surtout pour ne pas être victime d’une fuite due au stress. Pas du tout romantique, vous en conviendrez.

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Bon bref, me voici au ski, dans ma belle combi flashy qui masque les bourrelets vu qu’avec, je ressemble à Mme Bibendum quoi qu’il arrive. Mais à ce niveau là, nous sommes tous
égaux. C’est pas pour rien que les magazines nous gavent de numéros spécial régimes avant la plage et pas avant la montagne ! Donc me voici sur mes skis avec ma combi flashy, la peau pleine de crème qui sent bon et du baume plein les lèvres. Mes longs cheveux sont retenus par un bandeau, mes yeux bleu de mer sont cachés par d’immenses lunettes. Bon, voilà, je suis pas hyper glam.


Alors comment draguer sur les pistes ? C’est dur car quand on défile les pentes, on parle pas, au risque de bouffer des flocons. Donc deux solutions : soit on drague sur le télésiège ou dans les œufs, quitte à se prendre pour une héroïne d’un film des 80 (you caaaaaaaaaall it love – tudum), soit on repère sa cible et on le fracasse, quitte à se prendre pour une héroïne d’une série télé des années 2000 ( ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. C’est là que je rappelle que je suis fiévreuse). Bon, ok, on va laisser tomber l’idée de draguer sur la piste mais c’est pas grave. Les pistes fermant vers 17h30, il reste plein de temps après.

Commençons par un petit vin chaud après le ski, pour se ravigoter, on le mérite bien. Non parce que tant qu’on skie, on se rend pas compte qu’il fait froid mais dès qu’on s’arrête,
on se souvient que s’il y a de la neige, c’est pas par la vertu du St Esprit. A la limite celle des canons à neige mais ça fait froid quand même. Donc autour d’un vin chaud, après le soleil qu’on a pris, on est tous guillerets et allons manger une spécialité locale avec le groupe de mecs qu’on a croisé mais on s’autorise une douche avant parce qu’on dirait pas comme ça mais avec le damart et les grosses chaussettes, on sent pas la rose à sniffer de près. En plus, je sais pas vous mais moi, je suis une centrale à électricité statique même qu’une fois, je dormais avec un pull damart et je l’ai enlevé quand j’ai eu trop chaud, le truc a fait des éclairs vert fluo. Donc si je passais direct à des galipettes avec un monsieur, au moment de nous enlever les damarts, ça nous démotiverait quand même. Donc on retourne chez soi, on quitte les lourdes chaussures qui nous donne une démarche à la robocop, la combi et hop, vas-y que ma silhouette perd 10 kilos, le damart qui fait plein d’étincelles, les chaussettes trempes qui sentent pas très bon et sous la douche. Mmmm, délice de l’eau chaude sur ma peau, l’odeur du savon qui fait des bulles, du shampoing, tout ça, tout ça. Et nous voici au restaurant. Et là, premier effet kisskool : le soleil ressort. Et là, on sait pas trop comment il va ressortir. Il faut savoir que j’ai une mélanine joueuse, moi. Il m’est arrivé de passer une semaine au ski sans prendre un pet de couleur et d’autres où j’étais cramée dès le premier jour, sauf autour des yeux pour cause de lunettes. Donc, là, à choisir, tu préfères la mélanine passive parce que séduire avec le pif qui se transforme en girophare rouge, on a connu mieux. Et tu auras beau faire passer ton rougissement pour un effet de
l’appareil à raclette qui chauffe, le fait que tu ne puisses plus sourire avant la fin de la soirée sans pleurer indiquera bien que le problème vient de ta peau carbonisée. La protection solaire n’est pas fait pour les chiens, ne l’oublions pas (ce message de prévention vous est offert par dafalgan, ibuprofène et rhum des 3 rivières qui me font écrire ces lignes). Mais autre souci de taille : les spécialités locales. A la montagne, on mange charcuteries, patates et fromage fondu (en fondue, raclette ou tartiflette, on s’en fout). Donc après le repas, non seulement t’es un peu lourd dans ton ventre sans parler de l’haleine un peu chargée. Alors au pire, tu as du mentos fresh dans ton sac mais pour le ventre plein, il n’y a pas de miracle…

Conclusion : tu repars avec deux kilos en plus alors que tu fais du sport toute la journée, la tronche écarlate avec une bande blanche au niveau des yeux, les cheveux détruits
par le froid et l’électricité statique, les lèvres gercées. Et si t’as réussi à choper un mec, c’est sans doute un Italien (si t’es allée dans les Alpes) ou un Espagnol (dans les Pyrénées), ça fait très beau sur ton tableau de chasse mais t’as pas pu le ramener en souvenir.

Donc la semaine prochaine, comme tu as la cuisse ferme grâce au ski (mais quand même deux kilos à perdre sur le bidou), nous ferons donc du roller comme promis depuis longtemps.

En attendant, choisis ton camp :

 

Non je suis pas morte

Hier, j’ai été salement malade. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller au travail mais je ne suis pas sûre de tenir le coup car il semblerait que je sois victime d’une grippe. Mais comme
j’ai aucun article en avance et que les autres vingtenaires ne sont pas très actifs pour le moment (hum…), je vais vous écrire une petite bafouille quand même, histoire de vous rassurer sur mon état de santé.

En fait, tout a commencé dimanche. Je me suis levée avec un léger mal de cou que j’ai imputé à une mauvaise position pour dormir. A 16h, je rentre chez moi et file me coucher pour une sieste bien méritée, vu que j’ai pas mal mangé, pas mal bu, j’ai la peau du ventre bien tendu. Je m’endors comme une bûche jusqu’à 20h et là, c’est plus le même refrain : j’ai mal non seulement au cou (côté droit) mais aussi au dos et à la jambe gauche. Alors imaginez à quoi je ressemble quand je marche. Bon, vu ma force, je vais me ré-étaler sur le canapé et je m’endors avant la fin du dernier épisode des experts. A 1h, je me relève, écris vite un article et au dodo.

 

Le lendemain, je passe la journée à somnoler, à grimacer, à transpirer, frissonner,à découvrir des zones de mon corps que j’avais oubliées. La seule chose qui me tire de mon
lit ? Ma vessie. A 18h, alors que j’ai passé une journée étrange entre rêves et délires semi éveillés, je me dis qu’il faut quand même que je bouge. Pour quoi faire ? Faut boire et
manger. Je décide d’aller faire quelques courses pour voir : le Picard est à 5 mn à pied, le franprix est sur le chemin de retour, c’est parti. Je me prépare rapidement sans trop me regarder dans la glace tellement c’est horrible. Déjà, j’ai le cheveux terne et raplapla, le teint bizarre, les yeux réduits à des fentes. Et encore, Dieu merci, je mouche pas donc mon nez ne s’est pas transformé en immonde patate pelée et suintante. Bon, ben, j’étais contente de retourner chez moi. Je décide de manger mais j’ai pas faim. Bordel, j’ai quasi rien avalé en 24h et j’ai pas faim ! Alors que je me suis achetée des mandarines bourrées de vitamines exprès. Bon, c’est pas grave, on va attendre un peu. Je regarde les Simpsons et Jurassic Park dans un état de semi conscience mais Ugly Betty, j’ai pas tenu. En plus, c’est pas ma faute si dans le clic clac, la meilleure position, c’est dos à la télé. Bref, comme n’importe quelle personne malade, je tourne, retourne, je n’arrive pas à trouver une bonne position, contrairement à Kenya, étalée de tout son long contre mon ventre ou mon dos, selon le côté où je me tourne. Mais bon, il paraît que les ronronnements de chats ont des vertus curatives alors on dira qu’elle faisait la garde malade. Mais en fait, c’est surtout que dès que je me mets sous ma couverture en mohair, j’ai forcément une Kenya par là, sur ou sous la couverture, c’est un fait scientifique. C’est fou, ça, dès que j’utilise cette couverture, même si elle est à l’autre bout de la pièce, elle rapplique.

Bon, voilà, là, il est 0h50, j’ai réussi à manger trois mandarines, je vais boire un peu (de la volvic, je suis apparemment la seule personne de cette planète à trouver que c’est
la meilleure des eaux minérales) mais surtout, je vais aller me doucher, ça va me faire du bien, j’ai l’impression d’être sale comme si je m’étais pas lavée depuis un mois. Demain, je vais bosser. J’espère sincèrement que ça ira mieux.

Voici le récit de mon premier RTT 2008… Je vais pas être super motivée pour en reprendre.

Allez, zou, je déménage !

Décidément, ce début d’année 2008 est marqué par le sceau du déménagement. D’abord celui du boulot qui aura donc lieu le 25, ce qui me permettra de travailler à la maison.
Maintenant, je peux donc me pencher sur mon déménagement à moi vu que je sais où je vais bosser.

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Pourquoi déménager, vous allez me demander. Pour plusieurs raisons : a) je prends chaque année 20 à 30 euros de loyer en plus donc je devrais arriver à un 650 euros TTC pour un studio en rez-de-chaussée côté rue. Pour le même prix voire un peu plus, j’aurai un T2. Et pour moi, un T2, ça va enfin être un appart d’adulte avec une vraie chambre dans laquelle je vais mettre un vrai lit. Au départ, je visais un Paris intra muros mais vu que je vais bosser dans un quartier ultra cher, je pense partir en petite couronne, mais plus à Plumes sur Berges, j’ai une idée d’une autre
ville. Mais surtout, surtout, je veux être proche métro ou bus mais je ne veux plus prendre le train, plus jamais. Mais je veux quand même rester dans le même secteur, là où ma sœur vit aussi histoire qu’on reste pas loin. Là, c’est vrai qu’à 15 mn à pied, c’est quand même idéal.

 

Maintenant que la décision est prise, va falloir se bouger le cucul et des milliers de questions se posent. D’abord le préavis : il est de deux mois, je le lance maintenant ou
j’attends de trouver ? Bon, prudente, j’ai prévu d’utiliser mon RTT du jour pour courir les agences. Enfin normalement car là, je suis dans un état lamentale, je me suis bloquée le cou et je marche comme une mémé, j’ai mal partout. Là, franchement, ça me fait un peu chier d’avoir mal partout pour mon RTT, je comptais pas rester au lit toute la journée, au départ. Bon, bref, l’idée est d’aller dans une agence immobilière et de demander à la personne en face des conseils à ce sujet.

Ensuite, y a la question du coût et là, ça fait peur. Voilà en gros le calcul de base : frais d’agence (environ un loyer)+ le premier loyer + la caution + un vrai lit + une
étagère digne de ce nom. Bon, ma grand-mère m’a promis 1000 euros « le jour où je m’installerai », sachant que ça fera 10 ans en septembre que je vis seule… Donc bon, j’ai ça, les restes de ma caution (vu comme mon proprio est très près de ses sous, je doute d’en récupérer même la moitié) et je vais demander comme cadeau d’anniversaire une petite participation déménagement. A la limite, ils m’offriront mon lit.

Alors maintenant, certains vont me dire « mais dis donc,pourquoi t’achètes pas ? ». Parce que d’abord, je suis célibataire donc si je dois acheter, ce sera soit en couple, soit dans quelques années, quand j’aurai renoncé à l’idée d’être casable. En attendant, je mets des sous sur mon PEL. Là, avec ce que j’ai, je pense pouvoir m’acheter les chiottes. Et
c’est quand même important, quoi ! A une époque, j’avais pris un grand délire avec Vicky et Summer : « tu vois, j’achète des toilettes dans le Marais, je les rends publique et je
me fais une tune monstre ! ». Non parce que nous, les filles, nous sommes délicates. Jamais mais alors jamais je n’irai me soulager dans des sanisettes alors si on me propose des
toilettes clean nettoyées par des vrais gens et pas des jets automatiques qui en foutent partout. Donc bon, en attendant, j’épargne, j’épargne, c’est toujours ça de pris. Bon, je n’aurai jamais les moyens d’acheter un appart sans prêt mais quand je sauterai le pas, j’aurai plus de fonds et un meilleur salaire, selon la logique de l’augmentation annuelle. Surtout que je compte évoluer, bien entendu. Mais là n’est pas le sujet !

 

J’aime bien avoir des projets dans la vie, ça fait avancer. 2007, c’était le boulot, ça, c’est fait (et deux fois, même) donc 2008, ce sera un appart de grande fille avec une chambre à part et un vrai lit. En attendant, là, je vais rejoindre le mien. Et vu mon état, je vous jure que le vrai lit, là, j’en rêve. Surtout que je n’ai aucune idée de l’endroit où j’ai rangé
ma minerve.

A quoi servent les critiques ?

La semaine dernière, je suis contrainte de regarder on n’est pas couchés de Ruquier, vu que je suis pas chez moi et que je gère pas la zappette (parce que sinon…). D’ailleurs, y a plus Polac, c’est un autre mec qui le remplace, Eric Naulleau. En invité, on a du lourd : Azouz Begag et Cali. Je précise que je n’ai jamais vraiment apprécié ni l’un ni l’autre. Et là, les deux se drapent dans une agressivité assez hallucinante, Cali a un comportement vraiment honteux. Pour ceux qui n’ont pas vu et ne veulent pas voir, dès que Zemmour a commencé à critiquer l’album (en ayant quand même commencé par « j’ai beaucoup aimé telle et telle chanson mais celle où vous parlez de politique… »), Cali est devenu furieux, a fait son cinéma, faisant de même avec Naulleau qui lui a posé la question suivante : « mais franchement, vous préférez aller dans des émissions où les gens ne diront que du bien de votre album qu’ils n’ont même pas écouté ? ».
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Et c’est là que je veux en venir. A quoi servent aujourd’hui les critiques, qu’ils soient littéraires, ciné… Déjà, à la télé, les critiques sont très, mais alors très rares, la plupart des émissions faisant l’éloge des artistes invités. Finalement, la seule émission où on ose dire que leur album est pas top, c’est chez Ruquier car chez Fogiel, c’est la personne qu’on attaque, pas son travail. Dans les magazines, tout est relatif. Déjà, dans la presse féminine, on ne critique rien, mais alors rien : tout est bien. Ca tombe bien, c’est ce que dit le dossier de presse alors… Faut dire que c’est un milieu très susceptible : ose dire du mal de la marque A, tu perds tous leurs budgets pub. Quant aux pages cultures, je crois n’avoir lu qu’une poignée de critiques légèrement négatives. Moi, j’aimerais vivre dans un monde où toutes les œuvres sont bien mais faut pas rêver. Bien sûr, d’autres revues sont plus cassantes mais voilà, dès qu’on dit du mal, c’est parti pour un « la critique est facile, l’art est difficile. » ou encore « les critiques sont des artistes ratés ». Peut-être mais faut se rendre compte que c’est un vrai métier, pas l’expression d’une frustration. Par exemple, moi, je ne serais pas vraiment capable d’être critique, je me sais trop subjective. J’ai des goûts pas mal arrêtés en matière de musique, littérature, cinéma… Par exemple, Amy Winehouse, perso, je supporte mal. Ca croasse, elle chante mollement, j’aime pas. Mais si je devais rédiger une chronique
musique, je ne pourrais pas juste dire « moi, j’aime pas ». Il faudrait que je parle de l’instrumentation, du travail de production, des influences… Bref, être critique, c’est pas un
truc qu’on fait sans une solide culture générale de l’art en question. Quand je vais voir un film, j’aime ou pas, selon si je suis prise par l’histoire ou pas. Le reste ne m’intéresse pas forcément, je peux voir les belles images, les effets de mise en scène, oui, mais je ne suis pas tout à fait au point.

 

Bien sûr, l’objectivité n’existe pas et je ne prétends même pas le contraire. Mais si je regarde ma culture cinématographique (ouais,ok, c’est un peu mon complexe) et qu’on me met devant un chef d’œuvre du 7e art, je fais quoi ? Je le compare aux daubes que j’ai pu voir ? Parce que non seulement je ne vois pas beaucoup de films mais en plus, j’ai un talent certain pour choisir les mauvais. En gros donnez moi à manger du caviar, je vais comparer ça à des œufs de lump. Mais pour en revenir au point de départ de cet article, je me pose quand même de sacrées questions. N’est-il plus aujourd’hui permis de dire d’une œuvre qu’on la trouve médiocre sans se retrouver victime de l’artiste en question ? Ne peut-on pas dire que tout son album n’est pas un bijou (ce qui est le cas de tous les albums, il n’y en a pas un où j’aime tous les titres sans exception et je dirais que c’est normal) ? Les artistes doivent-ils être des individus totalement épargnés par la critique alors que n’importe quel travailleur doit en essuyer ? Et au nom de quoi, je vous prie ? Très honnêtement, quand j’aime un artiste, je vais acheter son œuvre, même si j’en entends de mauvaises critiques. Les mauvaises critiques, ça me sert surtout à décliner l’invite pour aller voir un film qui me tentait pas au départ « nan mais dans Voici, ils ont dit que c’était nul alors hein… ». Alors bien sûr, il y a le problème du « détesté par la critique, applaudi par le public ». Mais
ça, j’en parlerai une prochaine fois.

PS : Je sors d’un repas de famille : 2 coupes de champagne + 1 verre de rouge + 1 verre de blanc, je vais faire la sieste.

La vidéo Cali vs Zemmour et Nalleau, au passage :

 

La liste de la fille qui est contente que la semaine soit finie

Et en plus, là, j’ai un week-end de 3 jours. Ca tombe bien, mes parents sont là jusqu’à dimanche.

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– Cette semaine au boulot, on a eu quelques soucis techniques.Ca commence mercredi soir, 18h30. Alors que nous travaillions tous vaillamment, clac, plus de courant. Heureusement, ça revient vite mais y a plus de réseau, ce qui est un peu gênant quand on travaille sur le web, hein. Du coup, à 18h40, y a plus personne, les rares survivants dont Scarlett, Ioulia, Simon et le gars avec qui on avait partagé le taxi, Ioulia et moi, après la grande fête TGGP. Le lendemain, j’arrive tard vu qu’on n’était pas sûr de trouver du réseau. J’ai bien fait vu qu’il est revenu à 9h45. Et c’est pas fini. Donc, jeudi, St Valentin et je taffe sur 2 sites féminins, TMF et un autre qu’on va appeler Madame. Je travaille un peu sur le forum de TMF quand je reçois un mail d’une pigiste du mag qui travaille elle aussi sur le forum « j’arrive pas à me connecter ! ». Effectivement, ça avait ramé de mon côté, je me déconnecte et là, impossible de me
reconnecter. Je teste sur Madame, pareil. Je teste les autres forums, impossible de se connecter. Et ça enchaîne, les sites de TMF et Madame tombent. Donc me voici au chômage technique. Ca n’a pas duré toute la journée mais les sites féminins qui tombent le jour de la St Valentin, c’est quand même la lose.

– Mardi soir, je rentre après un verre en ville (oui, je suis sortie tous les soirs cette semaine) et je trouve une grosse enveloppe de mon proprio. Alors pour ceux qui prennent le blog en route, j’ai pas de très bonnes relations avec mon proprio depuis qu’il a refusé de me rembourser le plombier sous prétexte que je m’étais faite avoir. Et en plus, chaque année, en avril, il augmente mon loyer alors forcément, je suis pas super optimiste, là. J’ouvre et là, pif, que vois-je ? Un chèque ! De 102.67 ! Hé hop, ça va direct dans la cagnotte
déménagement, mouahahah !

– J’ai un nouvel argument pour déménager : un de mes voisins se met au piano. Je sais pas qui mais jeudi matin, vu que je suis partie plus tard, j’entends quelques notes, puis une gamme… Penser à ne jamais mettre mes enfants au piano parce que c’est chiant.

– Dans la famille Boulet, je demande la sœur. Mercredi, ma sœur se crame salement la main en se renversant du thé dessus. J’ai vu les dégats, en effet, elle a même des cloques. Donc elle se fait ça au boulot et le soir, elle a tellement mal qu’elle décide d’aller à l’hôpital. Après s’être fait jeter d’une clinique privée, elle finit enfin par trouver l’hôpital qu’on lui a indiqué. Sauf qu’il y avait eu une explosion et donc des gens un peu beaucoup brûlés dans le même hôpital qu’elle. Alors forcément, quand elle a montré sa main, on lui a gentiment indiqué qu’elle n’était pas du tout prioritaire.

– Hier soir, resto avec mes parents. En partant de chez ma sœur, on taquine ma mère « allez, maman, c’est toi qui nous guide ! ». Bon alors déjà, elle trouve pas les escaliers. Je précise que le couloir de l’étage de ma sœur est totalement rectiligne et doit comporter une dizaine de portes grand max. Donc faut limite le faire exprès de pas trouver. Bref, à chaque intersection, elle partait pas au bon endroit. Devinez de qui je tiens mon incroyable sens de l’orientation ? Au resto (où on était déjà allés), c’est un festival « bon, je vais prendre ce plat – Ah non, y en a plus ! ». Un vendredi soir à 20h30, y a pas la moitié des plats ? C’est une blague ?

– Dans la famille Boulet, les deux sœurs qui sont capables de prendre le même bus et de ne même pas se voir.

– Cette année, j’avais pas de Valentin pour la fête du même nom mais c’est ma faute aussi, j’arrête pas d’ignorer les textos romantiques de semi Russe. Mon préféré : « plan grosse queue ce soir, voisine ? ». Mais comment je fais pour résister ? Peut-être parce que j’ai perdu mes hormones (oui, comme chaque année, en février, grosse baisse de libido, c’est le froid).

– Bon, on sait enfin quand on va déménager : le 22, on doit faire nos cartons (enfin, le pluriel est un peu abusé parce que j’ai un cahier et 3 mags à amener) et le 25, on déménage nos meubles au petit matin. Sauf que le réseau sera installé vers 16h30. Alors Simon nous autorise à travailler chez nous plutôt que de passer la journée à regarder pousser les arbres. Du coup, là, j’ai un week-end de trois jours et le week-end prochain, limite rebelote puisque travailler à la maison, ça voudra dire que je peux me lever plus tard. Bon, ça m’embête un peu de déménager vu que je me suis fait plein de copains dans la boîte mais là, on va être affilié à la cantine d’une grande radio du groupe. La sse-claaaaaa !

Voilà, contente que la semaine soit finie parce qu’au boulot, tous ces bugs ont bien tendu tout le monde. Surtout que le retour du froid nous a tous claqué et on était tous bien contents que ça se termine. Et lundi, c’est RTT !

Blog bientôt en travaux

Cher lecteur,

 Dans la vie, j’ai des projets genre faire évoluer mon blog. Parce que le gros coussin bleu (© Diane), ça fait bien plus d’un an que je l’ai (limite deux, je crois) et j’en peux plus. Puis tu vois, changer de design, c’est un peu comme marquer que je ne suis plus la même qu’à l’époque, j’ai changé, les autres rédacteurs aussi. Faut évoluer dans la vie ! Donc, je vais t’annoncer ce que je veux faire et aussi te demander ton avis.
 

– Le design : j’ai trafiqué quelques fonds d’écran que voici :


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Dis moi tout simplement lequel est ton chouchou et si tu as des idées de couleurs ou de bannière qui iraient avec, vas-y, balance. Le graphisme, c’est pas mon truc à la base donc des avis sur la question, je suis forcément preneuse.

– La navigation : j’ai deux idées en tête. D’abord, je vais faire un menu déroulant car trop de catégories tue la catégorie donc je pense faire 4 ou 5 rubriques avec des sous rubriques. Parce quand tu cliques sur considérations générales sur nos vies, je te parle travail, sexe, amour… Ca ne rime à rien. De l’autre côté, je vais faire une blogroll dynamique pour que tu puisses voir lesquels de mes blogs chéris ont posté récemment. Du coup, je vais rajouter quelques liens comme Babillages, Pink Lady, Sonia, Futiles, Chipolata… Bref, plus de blogs liés mais une liste moins dense. Je ne sais pas encore à combien je la limiterai et si j’en fais une écriture et une BD, je verrai. Déjà, quand j’aurai pigé comment je peux faire un blogroll sur google reader pour l’exporter, j’aurai fait un grand pas en avant.

– Les concours : c’était marrant celui de keepsecret, je pense que je vais essayer de dégoter des partenariats pour faire gagner des trucs. Mais là, le souci majeur est de définir un peu le profil de mon lectorat car j’ai l’impression que vous êtes très disparate. Genre si je fais un concours « gagne des produits de beauté de filles », ça va limiter les participations ! Je pense que ce qui fera le plus l’unanimité, c’est le high tech et la culture mais c’est quand même vaste… Mais
bon, ça, c’est pas de suite, de suite, je pense.

– Les rédacteurs : ça va évoluer, à suivre très vite, je n’en dis pas plus !

Là où la raison s’achève…

Par Lucas

Lectrices lecteurs, cet article est un plaidoyer qui va emmerder un grand nombre d’entre vous. N’hesitez pas à l’exprimer en comm, ce qu’autant plus que j’ai  peuplé mon texte de digressions. J’ai essayé de limiter ces anicroches mais j’ai eu la flemme pour le reste, la flemme de me centrer sur le sujet. Je vous prie donc de bien vouloir excuser ce manque de rigueur et tolérer les touches personnelles.

Je viens de tomber à l’instant au travers du profil d’un copain, sur un groupe bien installé sur Facebook :
Je hais Jean-Jacques Goldman.
Ouha le chooooc ! Ya donc des gens qui n’aiment pas Jean-Jacques ? C’est un truc de gueudin !
Du coup j’en suis venu à me remettre en question et à scribouiller un article.
Allez, installe toi tranquillou, lectrice/lecteur…


Goldman un gros nase ? Pour ma part j’avoue…
1) Je m’étais déjà dit que certaines paroles étaient faciles.
Par exemple, au-delà du thème d’un quotidien monotone et de l’invitation à se prendre en main, le refrain de Encore un matin est su-per-niais (« Un matin, ça ne sert, à rien ; un matin, sans un coup, de main, un matin c’est le tien, c’est le mien, un matin de rien, pour en faire… un rêve plus loin… »)
2) J’avais effectivement noté que la batterie était parfois entêtante et que Goldman pouvait être insignifiant par moments…

Ces préalables avoués, je me suis posé la question : quess que je kiffe chez Goldman ? Est-ce simplement parce que c’est un chanteur de ma génération et que les djeunz cool le trouvent insignifiant/redondant comparé à LEUR(s) star(s) des 90’s ? Est-ce que je n’aurais fait que reproduire le schéma ? Celui de mon grand père fan de Tino Rossi ou de mes parents dingues de Hugues Auffray & Brassens : des chanteurs de LEURS générations…

Je dois reconnaitre que j’avais souri il y a quinze ans quand j’avais trouvé, sur le livret de l’album Singulier, deux pages centrales dédiées aux critiques envers Jean-Jacques et que celui-ci avaient glissé exprès. Critiques principalement écrites par un sale seul bonhomme, journaliste à l’événement du Jeudi et dont les propos sont sur cette page. (Lucas ou l’art de fair des articles documentés…) Dès lors comment argumenter mon panégyrique ? Paye ta mission Lucas !!

Envole-moi !

Pour moi, Goldman c’est un retour 20 ans en arrière à mes classes de primaire. La preuve en est : je ne me suis pas du tout intéressé à ses productions au-delà du CD « En passant« . Je n’ai jamais écouté « Chansons pour les Pieds » par exemple et je crois d’ailleurs que c’est son dernier CD.
Goldman c’est comme Balavoine et Julien Clerc : ils sont plus ou moins associés à mon enfance, une période où j’ai appris à les écouter car ma mère était fan avec plein de K7 et des… vinyles. J’ai le souvenir du dimanche matin où ma mère m’emmenait à la mer (je vivais près d’Avignon alors). Sur le chemin vers  les calanques de Carry-le-Rouet, à travers les Alpilles (les Baux de Provence, les grillons, ah là là…) on écoutait Goldman à fond dans la voiture qui ronronnait gentiment en roulant vers la plage.
Or après une journée passée à bondir dans les vagues et à construire des forteresses imprenables t’y arriveras jamais essaye pour voir, il fallait rentrer…
Et voila.
Dans mon subconscient, Goldman, c’est ça !
C’est rouler vitres ouvertes, sous un soleil éclatant, au retour de la plage avec cette odeur de bitume brulant et de lavande. Goldman, c’est chanter à tue tête J’irai au bout de mes rêves en m’aspergeant d’un brumisateur d’eau d’Evian parce que la 205 elle n’avait pas la clim…
Mais je m’écarte du sujet…
Enfin non pas trop…

Je crois que pour beaucoup d’entre nous Goldman est associé à des moments précis de notre vie et que chaque chanson est porteuse d’une atmosphère ou d’un souvenir. Par exemple, chaque fois que j’écoute Je rêvais d’un autre monde de Téléphone,  je pense à la cuisine de mon enfance où je débarquais le matin, la tête dans le cul, pour gober un bol de Chocapic alors que ma mère était déjà partie bosser en laissant la radio allumée.
Goldman, c’est un peu pareil.

Il suffira d’un signe…

Je te donne est associé à une fête de fin d’année à mon école primaire (de la même façon, Life is Life de Opus est, pour moi, accolée à une fête foraine en CM1).
Mais surtout, Goldman, c’est un mélange entre rêveries/espoirs (Là bas, On ira) et réalités (La vie par procuration, Elle a fait un bébé toute seule, Elle attend).
Et ça c’est hyper important !
Certes, chers détracteurs, certes, ses paroles, ses textes feraient parfois sourire un prix Goncourt.
Mais très souvent elles sont porteuses d’une subtilité, voire même et surtout d’un univers à part entière. Je crois que c’est ça qui me plait boucou chez Goldman. Allez donc réécouter Tout
était dit
: perso, j’ai toujours un sourire en écoutant cette scène de vie, aussi intense qu’éphémère.
C’est peut-être ça que j’aime bien aussi. Ce caractère humain décrit sans fioritures et sans artifices. (NB : je crois que ce que j’apprécie également dans Tout était dit c’est son coté Blues. Ce
petit coté Blues que je kiffe dans la seule chanson de Celine Dion qui me plait : le Ballet…)

De la même façon je me suis rendu compte, années après années, que Goldman avait graaaaave travaillé pour les autres, par exemple  c’est lui qui a écrit Il me dit que je suis belle interprété par Patricia Kaas. Je vous rappelle qu’il a entièrement écrit et composé l’un des rares albums de Djonny que j’apprécie (lien de cause à effet ?)  : Gang.
Dans Gang, il y a quelques titres que je surkiffe : le méconnu Ton Fils (repris par les Enfoirés par la suite) ou encore Laura (où Johnny parle de sa fille), Je te promets (Je te promets le sel au baiser de ma bouche)et surtout J’oublierai ton nom, une chanson à chanter lors d’une rupture et qui me fait toujours autant frissonner (surtout le refrain en anglais chanté par Carmel… Ayayaye.) Pour les paroles de ces chansons, un commentaire facile vient à l’esprit et résume tout : « c’est trop ça »

Et puis zut ! Goldman ce n’est pas que l’amour. C’est aussi plein de sujets « sérieux » (genre, l’amour ce n’est pas sérieux…)

– la Shoah avec Comme Toi ou Encore
– le partage et l’ouverture d’esprit avec Je te Donne,
– la solitude des personnes âgées avec La Vie par Procuration…
Sans oublier tous ces titres où il pose clairement des questions existentielles (Filles Faciles qui anticipe la chanson Un homme qui aime les femmes de Tryo) ou même quand il évoque des choses qui nous font grave rêver. Ainsi, je suis certain que je ferais déprimer  5 ou 6 passagers Kostar Kravatt allant bosser un matin si je leur passai, dans la rame de RER, le refrain de J’irai au bout de mes rêves... voire même une partie du refrain précité de Encore un matin (« un matin de rien, pour en faire, un rêve plus loin… ») Perso, j’en suis
même réduit à faire une extrapolation de Là bas quand je pense à mon avenir sinistre de cadre supérieur (mais supérieur à quoi ?). Je me dis que créer une boite, si je trouve une bonne idée, c’est l’équivalent de partir à l’aventure. En terra cognita, là bas, là où il faut du cœur il faut du courage mais tout est possible à mon age… Oui, je l’avoue écouter Là Bas, ça me
fait rêver. C’est déjà énorme, vous ne trouvez pas ?

 


22 years ago… Le clip de Je te Donne en playback avec Jones qui ne gratte rien du tout et les deux chanteurs qui sont en retard de deux temps dans leurs playback ! Le batteur, le saxophoniste
et le bassiste qu’on voit au dans le dernier tiers sont à mourir de rire ! Kitshissime !
(presqu’ autant que le clip de Nuit de Folie de Début de Soirée qui à l’époque était bcp plus torride et dont on fetera les 20 ans le 11 Juin
!)

On vous rappellera

Voilà, vous avez donc passé l’entretien et voici qu’on vous annonce que vous aurez la réponse dans quelques jours, le temps que tous les candidats passent. Avec de la chance, on vous donne une date fixe, avec pas de chance, on vous dit vraiment « dans quelques jours », ce qui est vague. Et là, en fait, c’est la pire des tortures mentales.

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Sortie de l’entretien, en général, j’appelle ma mère pour un débriefing à chaud. En général, je suis enthousiaste, je doute rarement de ma prestation. En général, quand je
foire un entretien, je le sais de suite. Je rentre chez moi et me repose un peu, contente de l’avoir fait. Pendant deux jours, je m’occupe, je fais mes comptes de chômeuse, je continue à candidater. Mais voilà, passé ce délai de 48h, je commence à me faire des films noirs. Je reviens sur mon entretien et ça part en vrille « mince, j’aurais pas dû dire ça, j’ai dû paraître trop niaise/incompétence/paresseuse/à côté de ses pompes/exaspérante/beaucoup trop prétentieuse… ». Rayez la mention inutile. Pour peu que je sois un peu en période déprime (ce qui arrive quand on est chômeuse), ça vire carrément au « de toute façon, je n’y arriverai jamais, je suis trop nulle, blablabla ».

A partir de ce délai raisonnable de 48h, on ne quitte plus son téléphone des yeux pour être sûre de ne rater aucun coup de fil, on a sa boîte mail ouverte en permanence et on
bousille le bouton F5 à force d’appuyer dessus toutes les 38 secondes en moyenne. A 19h, on se raisonne : les gens sont partis du bureau, ils me contacteront plus. Et c’est repartie pour une nuit de déprime. Les amis vous proposent de sortir mais hors de question. Sortir, c’est ne pas consulter sa boîte mail pendant plusieurs heures, sortir, c’est risquer de recevoir le coup de fil tant attendu dans un bar donc soit on n’entend pas le téléphone sonner, soit on n’entend pas ce que le monsieur au bout du fil vous dit. Et quand c’est votre sœur qui vous appelle de son téléphone du bureau qui commence en 01, vous êtes partagée entre un amour fraternel débordant devant tant de sollicitude et une envie violente de l’étriper pour cette fausse joie. Depuis, le numéro de bureau de ma sœur, je le connais par cœur et le reconnais de suite. Bref, dès que le téléphone sonne, votre cœur saute hors de votre poitrine. Quant au mail, la nanoseconde de rechargement vous paraît une éternité d’autant que vous savez très bien ce que dira ce mail. Si vous étiez engagée, la personne vous appellerait directement pour régler les détails techniques du genre proposition de salaire, signature de contrat et date de début. Un mail, on sait forcément qu’il nous dira que « malgré la qualité de votre candidature, nous ne vous avons pas retenu ».

Alors, évidemment, tout le monde vous dit d’appeler l’employeur pour avoir des nouvelles et montrer sa motivation. Au pire, envoyer un mail. De ce point de vue là, c’est tout à fait vrai même si certaines entreprises vous précisent de suite qu’il ne sert à rien d’appeler, merci. Donc, voilà, j’ai pas de nouvelles, il est temps que je passe de la passivité de l’attente à l’action. Mais quel est le délai correct avant de relancer l’employeur ? Non parce que l’appeler tous les jours en commençant deux heures après l’entretien, je ne suis pas convaincue que ce soit bien vu. Motivée, oui, déraisonnable, non. Avec de la chance, le recruteur vous a informé du nombre de candidats encore à voir, ce qui permet d’évaluer à peu près dans combien de temps ils seront tous passés. Mais si le recruteur ne vous dit rien, je pense que c’est assez mal vu de poser la question, il peut considérer (à juste titre) que ça ne nous regarde pas. Mais bon, 48 heures, c’est le temps d’appeler. Sauf que ça fait peur. Oui car il peut se passer deux choses :

– « Nous n’avons pas encore pris notre décision, nous vous rappellerons ». Là, c’est tout bon, j’ai montré que j’étais motivée, peut-être même qu’il a retenu mon nom, du
coup.

– « Nous avons pris notre décision, nous allions vous envoyer un mail pour vous informer que nous avions choisi un autre candidat ». Et ça, se prendre ce genre de
nouvelles par téléphone, ça fait quand même mal car faut garder une voix dynamique et enjouée alors qu’on a juste envie de pleurer.

Quand on sait qu’un chômeur passe en moyenne 7 entretiens avant de décrocher son premier emploi, je vous laisse imaginer l’état de ses nerfs au bout d’un moment. Surtout que chaque entretien fait naître un espoir quoi qu’on en dise. Et chaque refus est vu comme un échec. Et forcément, au bout d’un moment, la confiance en soi est réduit à néant.

(Un récit d’attente vécue par ma personne ici)

Où trouver l’homme ? Episode spécial St Valentin

(Je rappelle à mon cher lectorat que cet article est fictif et qu’en vrai, je ne cherche pas un homme de façon active)

J’avais dit la semaine dernière que j’allais parler de la drague en roller mais j’avais oublié ce grand événement commercialo-romantique (oxymore). Franchement, je sais pas comment j’ai fait car quand on travaille pour un magazine féminin, on en bouffe de la St Valentin.

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Me voici donc célibataire à la St Valentin, ce qui devrait m’émouvoir mais en février, moi, j’ai pas l’âme romantique puisque la qualité principale que je cherche chez un homme à l’heure actuelle, c’est la chaleur qu’il dégage. Ceci étant, grâce à la St Valentin, placée judicieusement entre Noël et Pâques, nous voilà soudain dans une zone pleine de cœurs, de cupidons potelés, de roses rouges, de chocolats en forme de cœur…Alors n’est-ce pas le moment idéal pour trouver un homme ?

En tant que jeune fille romantique élevée aux contes de fées, j’attends beaucoup de la St Valentin et ce dès l’adolescence. Ah oui, je me souviens des St Valentin de mon
adolescence, un jour interminable où on attend un geste d’amour d’un amoureux transi secret qui nous offrirait une rose ou glisserait une lettre enflammée dans notre sac de cours. En plus, moi, à mon époque, le langage SMS n’existait pas donc j’aurais pu recevoir une lettre au pire bourrée de fautes mais avec des mots entiers, quand même. Mais voilà, jamais personne ne s’est déclaré.

Quelques années plus tard (la pudeur m’interdit de dire combien), voilà que je suis célibataire et me languis de mon prince. Nous sommes le 14 février, je me lève. Je n’ai rien prévu pour la soirée des fois qu’un homme décide à m’inviter dans la journée pour un dîner romantique. UN homme sans doute prétentieux vu qu’il faut réserver à l’avance pour aller dans un resto dont le nom ne commence pas par Mac ou Quick ou un pragmatique qui a plusieurs cibles à inviter. Et puis le speed dating de la St Valentin, ça fait trop aigrie du Cupidon. Je regarde mon portable : pas de sms de déclaration d’amour. J’arrive au boulot, jette mon sac et regarde mes mails : pas de déclaration. Je regarde les recoins de mon bureau (bon les cachettes sont pas nombreuses), rien. Bon, c’est que 10h, on va pas s’inquiéter. A 15h, j’ai des envies d’émasculation. Mais le problème, c’est que mon amoureux transi anonyme que j’attends, il est anonyme justement donc ça va être dur pour m’en prendre à ses attributs masculins. 17h, j’ai compris, c’est bon, personne ne va se déclarer, m’offrir des roses ou des chocolats. Je rentre dare-dare chez moi, ouvre ma boîte aux lettres, le cœur battant… Bon ben voilà, la seule personne à m’écrire en ce jour maudit, c’est EDF. Ok, je vais passer la soirée à manger de la haagen dasz en matant Prison Break où le beau Wenworth est pédé. Les mecs, c’est vraiment tous des connards. Oh, un bruit dans la rue ! Un homme viendrait-il faire la sérénade sous ma fenêtre ? Les pas s’approchent… toujours plus près… La personne est devant ma fenêtre… Merde, elle s’arrête pas. J’ai des envies de faire bouffer son arc à un cupidon.

Alors, vous allez me dire « non mais oh, Nina, tu n’arrêtes pas de nous saouler avec ton égalité des sexes, t’as qu’à la faire ta déclaration, toi ! ». Alors là, je dis non et d’abord pour trois raisons. La première est que je suis une princesse romantique et que si les princesses romantiques étaient entreprenantes, ça se saurait. Ensuite, il paraît curieux d’offrir des roses, des chocolats ou une carte rose avec plein de cœurs à un mec. Enfin, et là, on touche la vraie meilleure raison du monde : j’ai pas de cible. Je ne me déclare pas à n’importe qui, moi, surtout que souvenons nous que je cherche THE mec, celui que je peux présenter à mes parents et même lui faire un bébé, tiens. Céder à l’impulsion de la St Valentin m’éloignerait du droit chemin vers ce prince tant convoité.

Conclusion : la St Valentin, ça pue et je déteste les angelots. En vrai, la St Valentin, je m’en foutais mais cette année, j’en mange à toutes les sauces de par mon job et
j’ai hâte qu’on passe à autre chose. Au moins, la fashion week, je peux mater les tenues et dire si j’aime ou pas. Alors que les cartes de la St Valentin, je peux les mater et les trouver toutes moches.

La semaine prochaine, déçue de ne pas avoir reçu de déclaration, je ferai donc du roller.

Rackham le rouge

Par Enzo

« Suis-je normal ? » La question que beaucoup de monde se pose souvent. Enfin je crois. Il parait que c’est normal d’ailleurs ! Bref, cette fois ci, la grande
question existentielle m’est apparu suite à la lecture récente d’un article de Naughty Girl ainsi qu’un de Nina. Non pas que leurs articles ont provoqué une révélation, mais plutôt car ce sont les gouttes qui ont fait débordé le vase étiqueté « l’amour pendant les menstruations ».

Dans ces derniers articles et dans bien d’autres, ainsi que dans la culture télévisuelle, il semble que l’amour pendant les règles soit proscrit, avec une grande raison tellement logique qu’elle n’est jamais explicité. D’où mon désarroi. Et la question existentielle « suis-je normal à ne pas trouver cela logique ? ». Suis-je un serial killer en herbe à ne pas crier au dégout du contact sanguinolant ?

Reprenons les choses de manière logique (enfin de la manière de mon esprit) :

  • – Les menstruations ne provoquent pas a priori d’obligation de ne pas sexer (à moins que j’ai loupé des cours de biologie)

A partir de là, la chasteté prétendue de ces périodes seraient dues à :

  • Des règles douloureuses. Mais il ne me semble pas que cela soit la majorité.
  • Une envie moindre. Mais là encore il ne me semble pas que cela soit la majorité, certaines mêmes racontent que c’est le contraire.

D’où peut venir donc cet avis unanime alors ?

  • Un dégout. J’ai l’impression qu’il s’agit de cela. Encouragé culturellement. Et notamment publicitairement (vous vous souvenez les trucs contre les
    menstruations aux trente-six parfums ?).

Mais on peut avancer que ce dégout est une grande hypocrisie : comment peut-on être dégouté par un peu de sang quand d’un autre coté on pratique la sodomie par exemple ? Est-on dégouté lorsque l’on se coupe le doigt et qu’un peu de sang perle ? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit juste de protéger le lit/canapé/tapis/autre d’un produit tachant. Mais même là il est possible d’utiliser une serviette ou tout autre objet protecteur.
Bref je suis dans l’incompréhension quant à l’évidence de ces multiples réactions. Dites-moi, suis-je normal ? Ou suis-je juste un pervers qui ne recule devant rien pour sexer ?

P.S. : je ne me lancerais pas sur le thème comme quoi il n’y a aucune contre-indication médicale à la prise en continu de la
pilule
(et donc qu’il s’agit peut-être d’un asservissement culturel), la polémique sera pour une autre fois !