Douce réminiscence lycéenne

Par Bastien
 

Quand Einstein expliquait la relativité du temps en prenant l’exemple d’un même temps passé avec un précepteur et une belle blonde il ne pouvait pas viser plus juste. Il y a des
jours qui paraissent véritablement interminables, heures après heures on n’attend que le soir pour pouvoir aller se coucher. Des jours où on a le moral en berne, le sourire en bandouillère et le couillomètre à zéro. Mais voyez vous, ma chance c’est d’échapper à ces jours.

Putain de semaine ! A la base je suis expatrié à près de 500km de chez moi, donc forcément, ayant une mère poule, quand je rentre a la maison après 5 mois d’absence je suis un peu le Roi. Mais la n’est pas le plus grandiose. C’est fou comme en 5 mois on peut manquer à ses plans culs. Madame L, elle n’a pas coïté un seul autre mec durant mon absence, d’où un appétit plutôt féroce !  Madame T qui ne s’est toujours pas fait déprépubériser l’hymen (pas un plan cul elle, on s’est toujours tenu a un collegian touche pissou). Madame A, maquée, qui refuse même l’idée de me voir de peur de « faire une connerie », quelle conne. Madame E qui m’a envoyé des messages salaces ces 3 dernières semaines, préparant mon retour. Et madame Ti, ma préférée..

Alors Miss Ti n’est pas vraiment un plan cul. Disons plutôt que c’est un fantasme. Un grand fantasme. Des litres de foutre ont du être déversés sur son petit visage dans les imaginaires des boutonneux de mon ancien bahut. Des jambes longues et parfaites, un cul a faire se redresser un bénédictin, une courbe qui ferait rêver Ayrton Senna, des petits seins juste au
dessus de deux petites côtes saillantes, un sourire angevin et des yeux…mais d’un vert…argh !

Mon grand malheur étant de ne l’avoir encore jamais coïté. A vrai dire je l’avais même plutôt perdue de vue ces derniers temps. Et par « ces derniers temps » j’entends « ces 3
dernières années ». Mais un beau matin brumeux de janvier, quand la fraîche rosée faisait briller l’herbe et les fleurs de tout leur éclat (si c’est pas de la chouette littérature ça) la miss
décida de m’envoyer un message pour le moins affluxsanguinisant. En gros, après traduction ce message disait « pourquoi tu ne m’as pas labouré quand on était en term ? Mais rassure toi il n’est jamais trop tard » avec tous les gouzi gouza d’usage. Ni une ni deux, je me fait prescrire une paire de testicules et je pars à la chasse au fantasme ! Résultat elle est passée hier soir chez moi. Bordel, ça devait bien faire un an que je n’avais pas eu la volonté d’être un bon coup, ça fait quand même du bien a la virilité quand la miss hurle a t’en boucher les trompes d’Eustache.

Etre le fantasme de lycéenne de son fantasme de lycéen.. Elle n’est pas belle la vie ?

Bon, la veille, fallait préparer la venue en grande pompe de madame Ti, s’agissait de ne pas effrayer le gibier. Déjà on change les draps, la faire tremper dans la mouille d’une
autre c’est pas sport. On met bien en évidence la guitare, on vire les CDs genre Svinkels ou Suicidal Tendencies et on place des trucs plus soft a la UB40 ou a la Dylan, on aère la chambre parce que l’odeur de clope c’est pas franchement libidinant, on fait un brin de rangement, bref, on prépare le terrain.

 

Tout cela n’a servi stricto a nada ! A peine elle avait posé un pied chez moi qu’on coïtait déjà. Une méduse hémiplégique aurait pu se balader au dessus de nos têtes qu’on ne
l’aurait pas remarquée. Et quelle nuit mes amis ! On a tout fait, le sirtaki a la milanaise, on a remis le couvert version Bangkok, elle m’a même montré Ankara ! Si je vous disais combien de culbutes nous avons réalisés en une nuit vous en seriez tous jaloux. Mais merde, 3 ans de désir a remettre en une nuit ça se comprend que ma libido soit restée droite comme un I !

Voltaire a dit « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ». Et il avait bien raison, vive le coït !

Bobby

Pseudo : Bobby
Age : 20 ans

Signe astro : Capricorne

Profession :  heu… suis juste étudiant en cinéma, voilà…

Situation amoureuse : une relation qui commence à peine, après un loooonnnng célibat… Je croise les doigts.
[…] Bref, quinze jours à peine après écriture de cette fiche, elle n’est déjà plus d’actualité : veuillez comprendre ici qu’une nouvelle phase de célibat vient d’être entamée…

Le principal trait de mon caractère: justement, le trait principal de mon caractère c’est que, petit pustule d’égocentrisme que je suis, je passe mon temps à
chercher quel pourrait bien être le principal trait de mon caractère.

La qualité que je désire chez un homme: je sais pas trop ce que je désire, mais je sais ce que je ne veux pas ! Vous savez, ce côté « je sais,
moi, alors écoute, je t’explique, comme ça toi aussi tu sauras, ahlàlà, c’est cool que je sois là ». Par contre, un mec qui écoute quand on lui parle, qui écoute vraiment, c’est rare, et
plutôt chouette.

La qualité que je désire chez une femme : bon, vous allez me prendre pour un bébé, mais j’aime bien le côté maternel des filles (ouais bon ok, ça
dépend des filles) ; enfin en tout cas j’aime bien qu’elles soient gentilles avec moi… (sérieusement, les filles du 21e siècle, parfois vous êtes flippantes)

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : on se connaît, on se fait confiance, on peut tout se dire et toujours se comprendre, on peut se disputer, ce n’est pas
grave, on se perdra pas de vue pour autant, on se pardonne toujours ; c’est le temps qui fait ça…

Mon principal défaut : hum. Principal semble signifier qu’il faut en choisir un dans le tas… Bon, qui se porte volontaire ? Toi là, t’es qui ? Le
manque de confiance en soi ? Ok, adjugé vendu.

Ma principale qualité : j’aimerais dire la lucidité mais, en toute lucidité, je ne suis pas quelqu’un de lucide.

Ce que je voudrais être: ah ben maintenant que j’ai appris à être moi, je vais pas tout recommencer en étant
quelqu’un d’autre ou autre chose hein ! Et puis quoi encore ?

Où aimerais-je vivre ? : à Paris (ça tombe bien, j’y vis)

Si vous étiez une chanson : November has come, de Gorillaz

Si vous étiez un livre : A la recherche du Temps Perdu (ouais, je sais, ça en jette hein ? J’en suis au Côté de Guermantes là, je patine un
peu…)

Si vous étiez un poème : El Desdichado

Si vous étiez un film : Persona de Bergman, ou bien Inland Empire, de Lynch

Si vous étiez un arbre : un Bouleau, parce que c’est joli

Si vous étiez une fleur : une saxifrage (la fleur que les peintres n’arrivaient jamais à peindre et qui les rendait fous)

Si vous étiez un animal : une salamandre, un triton, une grenouille… un truc gluant avec des yeux rigolos
quoi…

La réforme que j’estime le plus : Heu… j’ai toujours eu peur qu’on me pose une question comme ça…

Le don de la nature que je voudrais avoir : ben j’aurais aimé être un peu plus sportif,
mais même en restant devant mon ordi à écrire tout le temps, il se trouve que j’ai des fesses musclées et tout à fait divines, allez savoir pourquoi !

Comment j’aimerais mourir : 
comme Ruy Blas et sa petite copine, ravagés par le poison dans les bras l’un de l’autre… C’est beau,
hein ?

Entrée en matière

Par Bobby
 
Alors voilà. Ca y est. Moi aussi, donc.
 

Cher lecteur (ne m’en veux pas de prendre mes aises comme ça avec toi, d’entrée de jeu, mais il se trouve que je te connais depuis un moment), histoire de mettre les choses au
clair, je vais essayer de me présenter à toi succinctement (parce que toi, en revanche, tu ne me connais pas).

Il se trouve que je suis un peu surpris. Figure-toi qu’il y a un peu moins de deux ans, je découvrais sur la toile le blog des Vingtenaires, tout émoustillé depuis ma province
natale et du haut de mes dix-huit ans et demi. Et voilà, le temps donne un petit coup d’accélération -pas peur des radars, lui, il peut se la couler douce- et nous nous retrouvons ici, maintenant. Paf, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, j’ai vingt ans et un mois, et me voilà membre de la bande. Il faut dire qu’à l’époque où j’ai découvert le blog, j’ai quand même eu le culot de rencontrer la Déesse Mère (= Nina, la très vénérée), et de manger des cannelés avec elle d’autres vingtenaires à la terrasse d’un café. Rien que ça, et oui. Le cannelé, ça aide à ouvrir des portes.

Voilà donc qui constitue sans doute un peu de « sang neuf » dans cette chouette équipe (il semblerait que je sois le plus jeune Vingtenaire qui ait jamais existé, et tu m’en vois plus que ravi !). Et il y a beaucoup à dire.

Parce qu’à vingt ans, on se sent pas du tout comme Lorie dans sa chanson, pour qui « rien n’est impossible », et surtout, ce qui a le don de me plonger dans un état dubitatif profond, « on traverse le monde en chantant ». Non ma chérie, pas vraiment, essaye encore.

Parfois il me semble que les autres et moi, on vit pas dans le même monde. Par exemple, l’autre soir, je regardais les NRJ Music Awards sur TF1, et là, j’ai découvert, sidéré, dans
quel monde on vivait (il était temps, me diras-tu cher lecteur, mais je t’emmerde, laisse moi débarquer de ma planète comme je veux). Il faut savoir, aussi, que je ne regarde jamais la télé, pour la simple et bonne raison que c’est nul et que, de toute façon, je n’en ai pas. Donc, me voilà hypnotisé devant la maudite lucarne chez Alex, mon meilleur ami qui étudie les particules quantiques et qui est super-méga-intelligent, même que si tu lui parles français, anglais, allemand, espagnol, italien, suédois, russe, arabe, chinois ou japonais, et ben il comprend. Et là, tout à coup, je réalise que, dans le même monde, il existe à la fois des trucs comme Mickael Youn, Rihanna, Benjamin Castaldi, et les particules quantiques. Et que même, si ça se trouve, et là je vais te demander une effort d’abstraction intense, Benjamin Castaldi est composé de particules quantiques.

Evidemment, lecteur, il y aura des moments où tu me trouveras sans doute un peu naïf, un peu immature, mais c’est normal, tout à fait normal. J’ai, comme pas mal de gens de mon
âge, mes liaisons foireuses et inintéressantes, et je prendrai un malin plaisir à te les raconter. Par exemple, le soir du jour de l’An, on se retrouve avec Alex et son mec chez une amie à nous, Léa. Léa travaille dans le-fast-food-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Non, pas celui-là, l’autre. Tu me comprends, hein ? Donc, pendant l’apéro, je lui parle de Louka (je sais, je sais, j’essaye de ne pas t’assomer à coup de prénoms, mais j’ai une vie sociale très épanouie), un collègue à elle avec qui on avait passé plusieurs soirées et que je trouve franchement mignon.

Et Léa, comme si de rien n’était, me balance qu’il est homo et me trouve mignon aussi, qu’elle le sait depuis un moment mais que, à chaque fois, elle oublie de me le dire. Cinq minutes plus tard, le téléphone de Léa se met à vibrer, Léa est aux toilettes, je décroche. « Salut, c’est Louka. » En quelques secondes, j’ai le temps de me liquéfier et d’apprendre qu’il passera la fin de soirée avec nous. Bref, je passe sur les détails (j’aurai l’occasion de revenir dessus ultérieurement), on s’embrasse sauvagement, on ne se quitte plus, les vacances se terminent, je dois rentrer sur Paris et l’abandonner en province pendant quinze jours, drame absolu, il me donne sa gourmette pour que je pense à lui, en échange je lui passe ma chaîne autour du cou, puis je reçois une lettre d’amour des plus touchantes, des plus sincères, et quelques jours plus tard, hop, tout est fini.

Tu sais lecteur, dans les films on ne voit pas les gens enlever la gourmette de leur poignet pour la rendre à l’autre. On ne voit pas les gens enlever la photo de l’autre, celle
qu’ils avaient glissé dans leur portefeuille. On ne voit pas les gens cacher la lettre reçue et mise en évidence sur le bureau, pour ne plus la voir, pour passer à autre chose. On est allé trop vite, c’est sûr. Au final je regrette moins la personne (un inconnu de plus, avec qui on faisait semblant de bien se connaître, de se comprendre), que des petits gestes magiques.

Ceux avec écrit « vus à la télé » dessus.
 

(je te mets le lien du clip de Lorie, pour que tu dormes moins bête ce soir, cher lecteur) :

Sauvons Miss France

Cette semaine, nouveau scandale people (enfin, y en a deux par jour, mais bon…) : on a encore trouvé des photos de miss France topless. Oh mon dieu mais aspergeons la vite
d’eau bénite, cette pécheresse impie ! Brûlons la au bûcher de l’infamie ! Cachez ce demi téton que l’on aperçoit !

Honnêtement, je n’ai jamais eu grand intérêt pour les miss France et surtout leur mère maquerelle, Mme de Fontenay et son chapeau. Je suis même pas sûre d’être capable de donner les prénoms des dernières élues. Alors pourquoi, tout à coup, je m’intéresse à la petite nouvelle, certes très mignonne ? Parce que je suis hallucinée par tout ce que doit subir cette pauvre fille. Petite chronologie des faits : en décembre, Valérie Bègue est donc élue miss France 2008. Sauf que, pas de chance, quelques temps plus tard, on découvre des photos d’elles qu’on présente comme étant des photos de nues. Ouais ben des photos de nues avec des vêtements, alors. Que les photos n’aient pas été forcément classes, d’accord mais de là à faire un tel scandale, à la traiter de pute comme le fait Ardisson (enfin, c’est Ardisson aussi…), à ce qu’un animateur de oui-fm se foute d’elle en léchant du yop sur le bureau, franchement… Et là, paf, nouvelles photos où elle est… topless ! Oh mon Dieu, cette fille a des seins et peut même les montrer, oh my goooooooooooooood !

Bon alors évidemment, la vieille chapeautée, elle en peut plus. Non mais imaginez, elle a déjà trouvé choquant que les miss défilent en bikini pailletés (moi aussi mais juste pour
le côté pailleté) alors là, sa miss topless, elle va nous en claquer dans les doigts. A se demander si son fils n’est pas le fruit du saint Esprit… Alors oui, c’est marqué dans son contrat à la miss qu’elle certifie n’avoir jamais posé nue. Ceci étant dit, sur les dernières, elle a gardé son slip alors elle était pas nue. Bon, vous allez me dire que tout ça est une tempête dans un verre d’eau et qu’on s’en fout. Oui mais j’ai quand même envie de dire que je la trouve géniale, cette nouvelle miss France.

Je ne connais pas Valérie Bègue, je n’ai quasi rien lu sur elle à part ses histoires de photos et quand je dis que je la trouve géniale, je ne parle finalement pas de la personne
mais de ce qu’elle représente. On est au XXIe siècle, on en a presque fini la première décennie même (c’était la phrase qui fait mal) et ça me saoule qu’on nous fasse croire que la demoiselle qui représente la France est une vierge effarouchée. Surtout quand on connaît l’image des Français à l’étranger, hein… Il y a encore quelques années, il était même obligatoire pour les miss d’être célibataires. Pas dans le sens administratif mais bien dans le sens intime du terme. Alors je veux bien croire que la vie de miss ne laisse pas la place à un amoureux mais l’exiger, faudrait voir à pas déconner. Là, je trouve que la Valérie est représentative de la femme du XXIe siècle : une femme qui a aussi une vie intime. Bon, ok, moi, j’ai jamais fait de photos en train de lécher un produit laitier sur un rocher mais y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Et puis, je trouve que cette histoire souligne à quel point l’institution des miss est totalement obsolète dans notre société actuelle. Représenter l’élégance à la française à l’étranger ? Mais c’est l’élégance d’il y a 30 ans (et encore, je suis généreuse). Tout est ringard, suranné… chiant, osons le mot.

 

Grâce à Valérie, on a enfin un peu de trash au milieu des vieilles dentelles qui pue le renfermé. Alors arrêtons de la juger alors qu’on devrait la remercier, finalement. Bien sûr,
je pense que ça n’ouvrira pas la porte à des miss plus rock n’ roll vu comme ce système est verrouillé. Mais je trouve assez minable qu’on harcèle cette fille pour trois photos à peine osées, à mon goût. Valérie est juste une fille comme nous qui s’amuse aussi, des fois. Si on lui fait un procès à elle, on peut fusiller Eve Angeli qui a laissé les équipes de son émission de télé pourrie filmer sa nuit de noce. Quoi qu’à bien y réfléchir…

Une petite vidéo, l’animateur de oui fm « taquinant » cette pauvre miss France (vers 2.50)

Fin de liste

Bon, dans la série « tiens, je fais des changements sur mon blog », j’ai décidé d’arrêter les listes du samedi. Pourquoi ? Parce que comme vous l’avez remarqué, ma vie ronronne comme une Kenya et vu que je parle plus de mes coucheries en détail ou même en général, ne reste guère que le boulot. D’ailleurs, c’est rigolo, j’ai un nouveau collègue, Nicolas, à qui j’ai parlé du blog et qui m’en a parlé hier au pot de déménagement (ben oui, je change de quartier) et il m’expliquait que c’était marrant de me lire et de deviner qui est qui derrière les pseudos. Et les pseudos de boulot, y en a beaucoup.

 

Bon bref, la liste devenant une série d’anecdotes de bureau, je ne suis pas sûre que ce soit bien utile de continuer, surtout que j’avais de plus en plus de mal à l’écrire vu que ma vie n’est pas toujours bien trépidante. Peut-être que si je ressens le besoin de raconter mes petits moments de vie, j’écrirai ça ailleurs, je verrai. C’est pas le sujet.

Donc maintenant, que faire du samedi. Vu que pas mal de gens se connectent du bureau, je vais pas faire un article comme les autres jours, le samedi, c’est léger. Bon, j’aurais pu faire relâche, ce serait une solution. Sinon, j’avais plein d’idées mais là, je me souviens plus, vu que je les ai pas notées, comme une truffe que je suis. Il me semble que je proposais, au choix, une BD (mais vu mes talents en la matière, j’ai peur que ça vous lasse vite), une citation à la con, une espèce de rubrique des cœurs (parce que j’en lis des questions sur les forums,
hein). Ou alors une nouvelle série ou encore un sitcom à la con… Enfin, bref, je sais pas trop.

Mais la liste je vais arrêter. Comme ça, cette semaine, vous avez évité les affres de ma maladie de début de semaine et de mes règles en cours (bonjour la semaine), mes problèmes de train (enfin, ça, comme c’est tout le temps…), le déménagement, tout ça…

Voilà, on verra samedi ce que je ferai.

Vingtenaires : next gen’

Oyé oyé, lecteurs et lectrices, je vous annonce en ce vendredi une grande révolution : l’arrivée de nouveaux rédacteurs. Jusque là, tu vas me dire que tu vois pas la révolution, que c’est pas la première fois que de nouveaux rédacteurs arrivent mais là, si, y a du changement et je vais t’expliquer.

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D’abord, nous allons passer à 11. Mais surtout les deux nouveaux arrivants, des garçons, ont tous les deux 20 ans. Des vingtenaires tous frais. L’un gay, l’autre hétéro mais ça n’a pas tellement d’importance. Le premier, que tu découvriras lundi, je le connais depuis une paille, genre un an et demi, je crois, nous avions dégusté ensemble un cannelé au Louvre en rigolant. Il m’avait dit « quand j’aurai 20 ans, je rejoindrai les vingtenaires ! ». Et il n’a pas oublié ses paroles. Sur le coup, je t’avoue que j’ai un peu hésité car j’avais un peu peur de l’écart entre lui et les autres rédacteurs. Mais dans la foulée, j’ai reçu la candidature d’un autre jeune homme dont je connais les écrits. Deux vingtenaires de 20 ans, là, je suis.

Quel est l’intérêt ? Mais de parler de tout une période que je n’ai jamais traité parce que quand j’avais 20 ans, j’avais pas de blog. J’avais un site internet pourri où je ne racontais pas ma vie. Et finalement, quand tu vois la gueule du site en question (non, tu la verras pas, en fait), ça fait super peur genre y avait des gifs animés partout et autres gadgets genre « moi, je maîtrises trop, tu vois, je fais un site dynamique ! ». Mais y avait quand même pas de dauphins, faudrait voir à pas déconner non plus. Donc bref, pour un blog qui s’appelle les vingtenaires, il manquait quand même une moitié de décennie, une moitié qui n’est pas anodine. La première partie du vingtenariat, ce sont les études, l’insouciance, des questionnements particuliers… A une époque, j’envisageais de faire un peu un « ce qu’il s’est passé avant » mais sincèrement, je me souviens pas de tout, j’ai des anecdotes, bien sûr, mais quel intérêt de vous raconter en différé la fois où j’étais à la fac et alors…

Alors voilà la relève. Ils vont nous raconter leur quotidien de jeune de 20 ans en 2008. Alors évidemment, vous allez me dire que c’est bien trop téstostéroneux, tout ça (non, ça existe pas comme mot) et qu’en plus, 11, c’est bizarre comme chiffre. C’est vrai que du coup, je me demande si je devrais pas recruter une jeunette de 20 ans (ou un peu plus) pour rééquilivrer le tout, peut-être refaire une vingtenaire academy. Je verrai. Je vais déjà bichonner un peu nos petits jeunes ceux qui seront toujours vingtenaires en 2010. Ca ferait presque une chanson. Finalement, je ne pensais pas rajeunir la rédaction il y a quelques mois. Finalement, aujourd’hui, ça paraît une évidence. Mais pas de panique, les lol et autres joyeusetés du genre sont bannis, on recrute de qualité quand même. Sexe, fête et exams, ok, mais on n’est pas sur un skyblog !

Moi en tout cas, j’ai hâte, ça va me rappeler des souvenirs et je pourrais faire des commentaires genre « ah ouais, je me souviens, une fois, quand j’étais à la fac… ». Une petite cure de jouvence quoi.

PS : Comme je vous fous la pression les mecs !

Quand c’est non, ben, c’est non

Souvenons-nous, l’entretien et l’angoisse de la réponse. Bah la réponse, la voilà et c’est non. Comme je le disais, la moyenne est de 7 entretiens pour un premier job donc potentiellement 6 non de la part d’un employeur. Et faut savoir le vivre.

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Au début, on ne le prend pas mal, vu qu’on a le nez dans sa recherche. Un de perdu, 10 de retrouvés. D’ailleurs, on n’a pas que cet entretien dans la vie, on continue à candidater.,Mais au bout d’un moment, les non s’enchaînent et on commence à mal le prendre : mais c’est quoi mon problème. En tant que fille sensible, je les prenais de plus en plus mal. D’ailleurs, j’angoissais à attendre la réponse et une fois qu’elle était négative, j’allais me coucher en ressassant l’éternel refrain : « je suis une merde, une sous merde, une crotte de souris et encore, c’est prétentieux de ma part ! Personne ne veut de moi car je ne vaux rien. Y a que mon chat qui veut de moi et encore parce que je lui donne des croquettes ! ». J’exagère à peine.

Evidemment, la chouinerie, ça occupe pas son temps non plus et après les larmes ou la déprime, il faut se remettre à bosser. Oui mais comment ? Il faut tirer une leçon de cet échec, non ? Certains peuvent déjà objecter que ce n’est pas un échec en soi car on ne peut rien contre les autres candidats, y en avait qui avaient un meilleur CV. Peut-être mais l’expérience doit nous servir, sinon, on fait tout ça en vain. Pour ma part, chaque entretien permettait de m’aguerrir, de voir ce qui plaisait et ce qui faisait tiquer, les bonnes attitudes, tout ça. Une candidate professionnelle, voilà ce qu’il faut tendre à devenir. Seulement pour bien apprendre, il faut demander à la personne concernée : le recruteur. Ben oui, c’est quand même la personne la plus à même de vous dire ce qui a marché ou non. Parfois, le recruteur, s’il a eu de la sympathie pour vous, vous le dit d’emblée. Je me souviendrai toute ma vie du « je n’ai rien à redire à votre candidature, elle est parfaite ». Ca devrait faire plaisir mais à l’époque, ça m’avait démontée. Bon alors je suis parfaite et je trouve pas de job, le problème est donc insoluble. Mais là, j’avais eu de la chance car tous les recruteurs n’assurent pas le service après vente : le recrutement est terminé, vient pas demander en plus des explications ! Pourtant, ça aide grandement. Comment savoir si on a fait un faux pas si on ne nous le dit pas ? On a peut-être un tic insupportable, des gestes qui trahissent trop notre anxiété, des choses qu’on aurait dû taire. Mais dites-nous ! Si on vous pose la question, c’est que la réponse nous intéresse vraiment.

Mais le plus dur après ce non, c’est de retrouver l’énergie de repartir. Pour ma part, j’ai eu la chance de ne pas être seule dans le chômage, j’avais ma famille et mes amis. Côté famille, ma sœur ne m’a pas toujours épargnée, m’engueulant salement quand j’étais dans mon trip « je suis une merde, j’abandonne tout et je rentre à la maison ». Argument choc : « et tu vas faire quoi dans le sud, hein ? Tu crois que c’est là-bas que tu vas trouver du boulot ? ». Oui mais pas dans ma branche…

Parlons en de ma branche, tiens. Au fond, si je me ramasse, c’est peut-être que je me suis trompée de voie, que je suis pas faite pour le journalisme. Vers la fin de mon chômage, je m’étais ouverte à la comm et, presque un an après, je peux dire Dieu merci ! Parce que je n’aurais pas forcément postulé au taf que j’ai décroché si j’étais restée strictement sur le journalisme et dieu seul sait où je serais aujourd’hui. Mais bon, le chômage est un investissement en terme de temps et renoncer à ses ambitions, là est le vrai échec. Si j’étais rentrée chez moi, la queue entre les jambes, là, oui, j’aurais échoué. Car il ne faut pas voir un refus comme un échec. C’est ce que j’ai eu du mal à  comprendre. Une candidature qui n’aboutit pas, c’est juste une porte qui se ferme mais il en existe des tas d’autres à ouvrir. Seulement, quand on n’y arrive pas, on a parfois tendance à prendre le problème par le mauvais bout et à chercher des solutions qui ne sont finalement pas les bonnes : prendre un stage ou reprendre des études.

Mais ça, nous en parlerons une prochaine fois.

Bonus : La gestion de l’échec

(article écrit il y a de cela un an, quand j’étais en recherche d’emploi sur un blog que j’avais crée à cet effet. S’il ne répond pas tout à fait à la problématique que j’aborde aujourd’hui, je le trouve intéressant car écrit à chaud et très révélateur de mes tourments à l’époque).
 
Il y a un truc pénible quand on cherche un emploi : les désillusions. Ce mois-ci, j’en ai eu pas mal, entre l’entretien qui se passe à la perfection et le boulot qui me passe sous le nez d’un rien, un entretien bidon qui n’a servi qu’à me faire perdre un après-midi. La semaine dernière, j’ai été contactée par le Journal de l’Internaute qui était intéressé par ma candidature mais fallait que j’écrive un article pour qu’ils voient. J’ai donc envoyé. J’ai pas été prise.
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Lundi, 11h30, la nouvelle tombe. Un coup de fil de 2 minutes 30 maxi. Ce ne sera pas moi mais un(e) autre. Encore. Là, j’avoue que j’ai pas pu m’empêcher de repenser au film Le Couperet de Costa Gavras. Pour ceux qui ne l’ont pas vu, je résume : un chômeur (José Garcia), tue tous ceux qui ont un niveau équivalent au sien et pourraient lui subtiliser le poste qu’il vise. N’étant pas psychopathe, je ne tuerai personne mais des fois, se dire qu’on était deux sur un poste et que c’est l’autre qui l’a eu, ça déprime. Premier réflexe : retourner sous la couette voir si j’y suis et entamer la traditionnelle « pourquoi mais pourquoi ? Je suis une sombre m****, la lie de la race humaine, personne ne m’aime, même pas mon chat ».

Bon, rassurez-vous, c’est bon, j’ai fini ma déprime, j’ai pas non plus que ça à faire. C’est vrai que plus les refus s’accumulent, plus j’ai tendance à me demander pourquoi je
persiste, me persuadant de façon ridicule et stérile que non, je trouverai jamais de boulot dans ce milieu. Parce qu’à ce niveau là, autant plier boutique et chercher dans une autre branche.

Mais comment gérer ces non à répétition sans perdre confiance en soi et en ses compétences ? Bon, moi, j’ai ma cellule « t’arrêtes de râler, oui ? » composée de ma sœur et de mes amies et de lecteurs de mon autre blog, toujours en pleine expansion (pas trop compris ce qu’il s’est passé la semaine dernière, un média a dû en parler sans que je sache) qui me trouvent si brillante, talentueuse, drôle et tout ça. Oui, là, c’est le paragraphe où j’ai oublié ma modestie. Bref, tout le monde me dit « qu’il n’y a pas de raisons » que je trouve pas de boulot parce que je le vaux bien. Moi, j’ai des doutes quand même des fois. Mais je continue.

Parce que si je fais pas journaliste, je vais faire quoi ? Je ne sais faire que ça et je ne veux faire que ça. Ou de la comm à la limite mais ça va de pair, pour moi. Mais
pour le reste… Je peux faire des jobs alimentaires comme caissière, guichetière à la Poste (déjà fait), téléprospectrice ou serveuse (quoi que non, je casserais trop d’assiettes). Mais sans vouloir me montrer méprisante, j’aurais du mal à avaler le fait que j’ai fait 7 ans d’études pour finir par faire un boulot où seul le niveau bac est exigé. Cette année, en juin, je fêterai les 9 ans de mon bac, me dire que j’ai passé 9 ans à étudier et galérer pour rien… Non, ça ne passerait pas. Et puis, il y a tellement d’investissement que je ne peux pas tout laisser tomber du jour au lendemain. Mes parents qui m’ont toujours laissé faire ce que je voulais, mes amis et ma sœur qui me reboostent quand je suis en bas de la pente. Sans parler de MON investissement personnel, les kilos d’articles rédigés de ma jolie plume qui s’accumulent dans mon press book. Tout ça pour rien ? Hors de question.

Ma déception, j’essaie de la transformer en énergie. Tu n’as pas voulu de moi ? Et bien, c’est pas grave, tu sais pas ce que tu rates. Je deviendrai une grande journaliste et
je te rirai au nez. Bon, c’est pas tout ça mais je dois candidater, moi.

Où trouver l’homme ? Episode 4 : le ski

(Je rappelle que tout ceci est une blague, ne venez pas me dire en comm qu’il ne sert à rien de chercher le prince charmant et tout, tout ça n’est que pure fantaisie. Je rappelle également que l’auteur de ses lignes est sous médocs et fièvre donc euh voilà…)

La semaine dernière et même celle d’avant, j’avais promis de vous faire l’épisode roller mais décidément, j’arrête pas de mentir mais j’avais oublié un sport de saison : le ski ! Parce que oui, j’ai été invitée au ski par des potes (et là, on sent bien la dimension fictionnelle de ce récit). En voilà une occasion de faire des rencontres. Souvenez-vous, Vincent
Lindon et Sophie Marceau qui tombent amoureux dans une télécabine en panne avec le doux refrain « you caaaaaaaaaaall it love –tudum – there are things I need to sayyyyyy » (oui, j’ai cherché les paroles sur google). Bon évidemment, étant légèrement claustro, dans de telles conditions, je chanterais pas ou me remettrais pas du lipstick qui rend les lèvres douces, je me concentrerais surtout pour ne pas être victime d’une fuite due au stress. Pas du tout romantique, vous en conviendrez.

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Bon bref, me voici au ski, dans ma belle combi flashy qui masque les bourrelets vu qu’avec, je ressemble à Mme Bibendum quoi qu’il arrive. Mais à ce niveau là, nous sommes tous
égaux. C’est pas pour rien que les magazines nous gavent de numéros spécial régimes avant la plage et pas avant la montagne ! Donc me voici sur mes skis avec ma combi flashy, la peau pleine de crème qui sent bon et du baume plein les lèvres. Mes longs cheveux sont retenus par un bandeau, mes yeux bleu de mer sont cachés par d’immenses lunettes. Bon, voilà, je suis pas hyper glam.


Alors comment draguer sur les pistes ? C’est dur car quand on défile les pentes, on parle pas, au risque de bouffer des flocons. Donc deux solutions : soit on drague sur le télésiège ou dans les œufs, quitte à se prendre pour une héroïne d’un film des 80 (you caaaaaaaaaall it love – tudum), soit on repère sa cible et on le fracasse, quitte à se prendre pour une héroïne d’une série télé des années 2000 ( ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. C’est là que je rappelle que je suis fiévreuse). Bon, ok, on va laisser tomber l’idée de draguer sur la piste mais c’est pas grave. Les pistes fermant vers 17h30, il reste plein de temps après.

Commençons par un petit vin chaud après le ski, pour se ravigoter, on le mérite bien. Non parce que tant qu’on skie, on se rend pas compte qu’il fait froid mais dès qu’on s’arrête,
on se souvient que s’il y a de la neige, c’est pas par la vertu du St Esprit. A la limite celle des canons à neige mais ça fait froid quand même. Donc autour d’un vin chaud, après le soleil qu’on a pris, on est tous guillerets et allons manger une spécialité locale avec le groupe de mecs qu’on a croisé mais on s’autorise une douche avant parce qu’on dirait pas comme ça mais avec le damart et les grosses chaussettes, on sent pas la rose à sniffer de près. En plus, je sais pas vous mais moi, je suis une centrale à électricité statique même qu’une fois, je dormais avec un pull damart et je l’ai enlevé quand j’ai eu trop chaud, le truc a fait des éclairs vert fluo. Donc si je passais direct à des galipettes avec un monsieur, au moment de nous enlever les damarts, ça nous démotiverait quand même. Donc on retourne chez soi, on quitte les lourdes chaussures qui nous donne une démarche à la robocop, la combi et hop, vas-y que ma silhouette perd 10 kilos, le damart qui fait plein d’étincelles, les chaussettes trempes qui sentent pas très bon et sous la douche. Mmmm, délice de l’eau chaude sur ma peau, l’odeur du savon qui fait des bulles, du shampoing, tout ça, tout ça. Et nous voici au restaurant. Et là, premier effet kisskool : le soleil ressort. Et là, on sait pas trop comment il va ressortir. Il faut savoir que j’ai une mélanine joueuse, moi. Il m’est arrivé de passer une semaine au ski sans prendre un pet de couleur et d’autres où j’étais cramée dès le premier jour, sauf autour des yeux pour cause de lunettes. Donc, là, à choisir, tu préfères la mélanine passive parce que séduire avec le pif qui se transforme en girophare rouge, on a connu mieux. Et tu auras beau faire passer ton rougissement pour un effet de
l’appareil à raclette qui chauffe, le fait que tu ne puisses plus sourire avant la fin de la soirée sans pleurer indiquera bien que le problème vient de ta peau carbonisée. La protection solaire n’est pas fait pour les chiens, ne l’oublions pas (ce message de prévention vous est offert par dafalgan, ibuprofène et rhum des 3 rivières qui me font écrire ces lignes). Mais autre souci de taille : les spécialités locales. A la montagne, on mange charcuteries, patates et fromage fondu (en fondue, raclette ou tartiflette, on s’en fout). Donc après le repas, non seulement t’es un peu lourd dans ton ventre sans parler de l’haleine un peu chargée. Alors au pire, tu as du mentos fresh dans ton sac mais pour le ventre plein, il n’y a pas de miracle…

Conclusion : tu repars avec deux kilos en plus alors que tu fais du sport toute la journée, la tronche écarlate avec une bande blanche au niveau des yeux, les cheveux détruits
par le froid et l’électricité statique, les lèvres gercées. Et si t’as réussi à choper un mec, c’est sans doute un Italien (si t’es allée dans les Alpes) ou un Espagnol (dans les Pyrénées), ça fait très beau sur ton tableau de chasse mais t’as pas pu le ramener en souvenir.

Donc la semaine prochaine, comme tu as la cuisse ferme grâce au ski (mais quand même deux kilos à perdre sur le bidou), nous ferons donc du roller comme promis depuis longtemps.

En attendant, choisis ton camp :

 

Non je suis pas morte

Hier, j’ai été salement malade. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller au travail mais je ne suis pas sûre de tenir le coup car il semblerait que je sois victime d’une grippe. Mais comme
j’ai aucun article en avance et que les autres vingtenaires ne sont pas très actifs pour le moment (hum…), je vais vous écrire une petite bafouille quand même, histoire de vous rassurer sur mon état de santé.

En fait, tout a commencé dimanche. Je me suis levée avec un léger mal de cou que j’ai imputé à une mauvaise position pour dormir. A 16h, je rentre chez moi et file me coucher pour une sieste bien méritée, vu que j’ai pas mal mangé, pas mal bu, j’ai la peau du ventre bien tendu. Je m’endors comme une bûche jusqu’à 20h et là, c’est plus le même refrain : j’ai mal non seulement au cou (côté droit) mais aussi au dos et à la jambe gauche. Alors imaginez à quoi je ressemble quand je marche. Bon, vu ma force, je vais me ré-étaler sur le canapé et je m’endors avant la fin du dernier épisode des experts. A 1h, je me relève, écris vite un article et au dodo.

 

Le lendemain, je passe la journée à somnoler, à grimacer, à transpirer, frissonner,à découvrir des zones de mon corps que j’avais oubliées. La seule chose qui me tire de mon
lit ? Ma vessie. A 18h, alors que j’ai passé une journée étrange entre rêves et délires semi éveillés, je me dis qu’il faut quand même que je bouge. Pour quoi faire ? Faut boire et
manger. Je décide d’aller faire quelques courses pour voir : le Picard est à 5 mn à pied, le franprix est sur le chemin de retour, c’est parti. Je me prépare rapidement sans trop me regarder dans la glace tellement c’est horrible. Déjà, j’ai le cheveux terne et raplapla, le teint bizarre, les yeux réduits à des fentes. Et encore, Dieu merci, je mouche pas donc mon nez ne s’est pas transformé en immonde patate pelée et suintante. Bon, ben, j’étais contente de retourner chez moi. Je décide de manger mais j’ai pas faim. Bordel, j’ai quasi rien avalé en 24h et j’ai pas faim ! Alors que je me suis achetée des mandarines bourrées de vitamines exprès. Bon, c’est pas grave, on va attendre un peu. Je regarde les Simpsons et Jurassic Park dans un état de semi conscience mais Ugly Betty, j’ai pas tenu. En plus, c’est pas ma faute si dans le clic clac, la meilleure position, c’est dos à la télé. Bref, comme n’importe quelle personne malade, je tourne, retourne, je n’arrive pas à trouver une bonne position, contrairement à Kenya, étalée de tout son long contre mon ventre ou mon dos, selon le côté où je me tourne. Mais bon, il paraît que les ronronnements de chats ont des vertus curatives alors on dira qu’elle faisait la garde malade. Mais en fait, c’est surtout que dès que je me mets sous ma couverture en mohair, j’ai forcément une Kenya par là, sur ou sous la couverture, c’est un fait scientifique. C’est fou, ça, dès que j’utilise cette couverture, même si elle est à l’autre bout de la pièce, elle rapplique.

Bon, voilà, là, il est 0h50, j’ai réussi à manger trois mandarines, je vais boire un peu (de la volvic, je suis apparemment la seule personne de cette planète à trouver que c’est
la meilleure des eaux minérales) mais surtout, je vais aller me doucher, ça va me faire du bien, j’ai l’impression d’être sale comme si je m’étais pas lavée depuis un mois. Demain, je vais bosser. J’espère sincèrement que ça ira mieux.

Voici le récit de mon premier RTT 2008… Je vais pas être super motivée pour en reprendre.