Où es-tu, je reviens te saouler

Par Lucas

Bien sûr amies lectrices, amis lecteurs, vous n’allez pas manquer de lâcher un « Lucas il est jalouuuuux« . Je sais bien et j’avoue : je suis jaloux, effaré par le succès d’auteurs aussi merdiques que ces deux loustiques. Je n’ai même pas besoin de vous donner leurs noms ; ils trustent les deux premières places des ventes en France : Guillaume et Marc.

Ils ont trouvé un filon et ils l’exploitent jusqu’à la lie. J’en veux pour preuve les atermoiements des lecteurs (pardon, des lectrices…) qui ont donné un jugement sur FNAC.com.  Musso en prend plein la gueule avec son dernier roman Je reviens te chercher car selon les lectrices il joue la facilité. Il reprend, d’une part, un schéma stérile et facile, d’autre part le thème de la seconde vie, et il use tout ça jusqu’à la corde. Je ne vous parle pas de Levy avec Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites. Les copines à qui j’en ai parlé ont eu un petit sourire gêné, en avouant du bout des lèvres qu’elles étaient un peu déçues. Une sorte de Max Gallo spirit… Perso j’ai ouvert « Vous Revoir » qui trone sur la bibiyotek de ma p’tite sœur. J’ai tenu 50 pages…


Marc et Guillaume ressortent donc des schémas éprouvés et les copient-collent d’un roman à un autre.

C’est ce que faisait Paul-Loup Sulitzer avec le western financier,

c’est ce que fait Grisham avec le monde juridique américain,

c’est ce que fait Higgins avec la l’IRA et la Seconde Guerre Mondiale : c’est ce que font nombre d’auteurs de romans de gare. Musso et Levy en sont les dignes successeurs. Sauf qu’ils ont une machinerie marketing derrière eux, eux. Et le market, c’est ce qu’on nous a appris à faire en école de commerce. Ça me rend fou… De manière plus ou moins avouée, c’était en partie ce que Beigbeider critiquait dans 99 francs, même si ce n’était pas le sujet principal.

Ce qui est déplaisant là dedans c’est que ce mimétisme semble toucher bcp d’écrivains à succès. Je prends un exemple : Douglas Kennedy.

Kennedy  a écrit un de mes romans préférés, L’Homme qui voulait vivre sa vie.
Il y dépeint les travers de l’Amérique qui veut toujours réussir sur des schémas classiques (bonnes études, situation importante, travail acharné). Dans Les Désarrois de Ned Allen, il raconte cette vie à crédit où tout le monde court après un bonus, dans Rien ne va plus c’est le coté superficiel des relations humaines à Elaye, dans Les Charmes Discrets de la Vie Conjugale c’est le schéma de la vie de famille aux States et la main mise des média qui servent au public des infos markétées donc vendeuses, etc…

Je n’ai jamais été déçu… jusqu’à La Femme du Vème.

Là encore, tel un Musso ou un Levy, Kennedy s’embarque dans des explications surnaturelles ! Alors même que ce qui fait tout l’intérêt de ses romans précédents c’est justement de présenter des situations humaines au possible, sans force occulte ! Des situations qui prennent pied dans notre société avec ses travers et ses bonheurs. La vie, quoi !

Je pourrais aller loin comme ça. Vous parler des girlie books qui fleurissent à la FNAC. Dans la droite ligne de Bridget Jones et Le Diable s’habille en Prada. Les bouquins, pas les films qui en ont été tirés. Vous savez bien, tous ces bouquins avec des couvertures bien flashy, bien affligeants mais qui ciblent une population (les femmes dynamiques, vieilles vingtenaires, jeunes trentenaires) et ça marche. A se demander ce qu’il reste aux vrais auteurs. Bah parlons-en.

Le prochain roman d’Amélie Nothomb  sort, comme d’hab, en Septembre, pour la rentrée littéraire. Les premières pages proposées par le magazine Lire sont un peu décevantes. Je ne vais pas juger avant l’heure mais c’est vrai que Journal d’hirondelle m’avait un peu laissé sur ma faim. Amelaye avait heureusement rebondi avec Ni d’Eve ni d’Adam, grace à son fonds de commerce, Amélie au Japon. Mais il faut avouer qu’elle sait parfois centrer son roman sur des thèmes forts  (Attentat avec les normes de beauté, Mercure avec les apparences et les relations humaines, Acide Sulfurique et la télé réalité, entre autres). Pour autant, quid avec Le Fait Du Prince ?
Réponse à la rentrée…

Pour ma part ça fait des années que des copains me pressent d’écrire un roman. Mais il y a un océan entre vous baver des articles pamphlétaires à deux sous sur les Vingtenaires et avoir la rigueur d’écrire 100 pages intéressantes et intelligentes, captivantes et rythmées. C’est là-dessus et uniquement là-dessus que mon honnêteté intellectuelle doit saluer Levy et Musso. Ils savent (ou ils ont su) écrire des trucs qui tiennent en haleine. Encore une fois ça démontre bien à quel point, dans notre existence absurde (merci Albert Camus) on a besoin d petits moments d’émotions épars pour se sentir vivre. Ces petits moments de souffle court, c’est peut-être ça que les lectrices aiment chez Marc Musso…

Mer ou montagne, là ou loin (3)

Les vacances des vingtenaires
Pour beaucoup, les vacances sont synonymes d’évasion et il est hors de question de rester en France. Bon, évidemment, chacun a sa propre vision de l’évasion : je n’ai jamais compris comment on pouvait partir à l’autre bout du monde dans un club med et ne pas sortir du club durant toute la durée du séjour. Si c’est pour ça, autant rester en France.

L’intérêt principal du loin, c’est de découvrir un patrimoine, une culture autre. Le problème, c’est qu’en été, certaines destinations sont pour le moins osées. Par exemple l’Italie. L’Italie, c’est beau, il y a des milliers de choses à voir. Le souci, c’est que vous n’êtes pas le seul à vouloir voir ces choses. Sans parler de la chaleur. En fait, l’été, le seul endroit où il semble malin de faire du tourisme, c’est Paris : y a personne. Enfin, en août parce que là, fin juin, c’était la Tour de Babel dans le métro, ça parlait toute les langues du monde.

Chaque saison a ses destinations à la mode : plus y a de la plage et du soleil, plus ça marche en été. Même si on a toujours tendance à oublier qu’en hémisphère sud, on n’a pas tout à fait les mêmes saisons. Mais l’été rime souvent avec exotisme et on aime se gausser au retour au bureau : « Oui alors moi, j’étais loiiiiiin, si tu savais… ». Perso, je trouve plus original de partir à l’autre bout de la Terre à un autre moment, celui où tout le monde trime dur au boulot. Genre en hiver, quand ils sont tous blancs comme des bidets et que vous revenez dorés comme un poulet tandori : « Ah, l’Indonésie, c’est ma-gni-fi-que. » Parce que le problème en été, c’est que tout le monde part loin donc la propension à faire rêver les autres en racontant vos vacances est quand même moindre, il faut le dire. « Oui alors tu vois, mouaaaaaaa, j’étais dans un ryad au Maroc », « oh, moi, j’ai fait une croisière sur le Nil. » Au moins, on peut se faire des soirées diapos chez les uns les autres, c’est sympaaaaaaa.

C’est vrai que, pour ma part, je ne suis pas fana des vacances « rôtisserie à la plage », surtout au vu de ma mélanine capricieuse. Même si l’idée de me reposer me plaît bien, j’aime en prendre plein les mirettes. J’ai envie de profiter de ce temps où je ne bosse pas pour voir des endroits que je ne connais pas, me frotter à de nouvelles cultures ou nouveaux lieux. Ceci étant dit, pour profiter pleinement d’un nouveau lieu, c’est quand même mieux quand c’est pas bondé, histoire de voir quelque chose. Pourtant, il y a des événements qu’on rêve de voir et qui sont forcément générateurs de foule comme la course de cheval à Sienne ou je ne sais quoi d’autre.

Finalement, le sel des voyages loin réside souvent dans les difficultés qui surgissent ça et là et qui font de bonnes anecdotes APRES. Qui n’a pas eu une lose à l’étranger, un truc bien chiant sur le coup mais qui nourrit après les fous rires dans les diners en ville ? Parce qu’en voyage, il semble y avoir une loi universelle : plus tu vas loin, plus il va t’arriver un pépin. On a beau tout planifier de la première à la dernière seconde, il faut forcément un petit caillou dans la machine. Par exemple, dans la famille Bartoldi, on a le choix : soit on a un souci de transport, soit on a une météo pourrie. Exemple ? Mon père part à San Francisco avec un collègue pour un congrès. Au retour, il y a une valise de trop dans la soute donc ils doivent toute revider pour trouver à qui appartient cette valise. Résultat : à Toulouse, le vol qui permettait à mon papa et ses collègues de rentrer de Paris où l’avion a atterri arrive et… personne. Voilà comment on frustre deux épouses et trois enfants. Mais où qu’ils sont nos papas ? Pour la météo, on provoque les moussons. En 95, on part à Madère : la saison des pluies est en retard et comme de par hasard, elle commence pile quand on arrive. Notons aussi la visite de mes parents dans un désert marocain. Ils arrivent dans le désert et ma mère faire « oh mais il fait lourd, on dirait qu’il va pleuvoir…

– Ahaha, ça fait 6 ans qu’il a pas plu ici! »

Le soir même, pluie diluvienne avec l’orage qui va avec. Quel talent !

Alors oui, le voyage à l’étranger ne se déroule jamais, mais alors jamais comme prévu. Et c’est justement cet imprévu qui rend le voyage inoubliable.

Mélanine, t’es pas ma copine

Oyé, oyé ! En ce lundi 14 juillet ferié, je suppose que peu d’entre vous squattent leur écran et je dirais qu’ils ont bien raison. Moi-même, je suis sans doute ailleurs à l’heure qu’il est. Magie du net, quand on y pense, être là sans être là… Enfin, cet article léger de jour férié n’abordera pas cet aspect ésotérique de la blogosphère donc passons à l’essentiel : mon problème récurent avec le soleil.

C’est en juillet 79, sur le canapé de l’appart en bord de mer de la famille Bartoldi que je fus conçue. Je sais, c’est bizarre de savoir où on a été, à priori, conçu, surtout quand on vient de passer une semaine à poser ses fesses sur ledit canapé. Bref, au moment où la fusion entre le spermatozoïde et l’ovule s’est faite (selon une intervention divine bien sûr), le partage des gênes a eu lieu. Ca aurait pu donner à peu près ça :

« Bon alors, couleur des yeux, on a quoi ?

– Beaucoup de bleu, un peu de vert chez la mamie maternelle.

– Bon, on reste au bleu. Cheveux ?

– Châtain clair limite blond ou châtain clair plus foncé.

– Bon, on fait du châtain clair tout court, mettez une mèche blonde, tiens. Couleur de peau ?

– On a du blanc, peau très blanche du père ou peau moins blanche de la mère.

– Bof, on a déjà mis plein de couleur, on va en rester là, moi, j’en ai marre. »

Et voilà ! Depuis 28 ans, j’ai la mélanine flemmarde. Pourtant, j’ai un père catalan, une mère à moitié bretonne, j’ai une relation passionnelle avec l’eau mais non, ma peau déteste le soleil. Petite pourtant, je bronzais… Après être passée par l’étape coup de soleil qui fait mal bien sûr, mais quand même. En grandissant, ça vire au n’importe quoi. D’ailleurs, je n’avais pas réellement bronzée depuis 2004 à peu près. L’an dernier, en vacances de travailleuse (celles où j’ai légitimement le droit de ne rien faire), j’ai essayé de bronzer, je
m’étalais au soleil pour lire mais au bout de 3 jours, non seulement j’avais aucune trace du maillot (alors que je bronzais avec) mais en plus, j’avais une allergie au soleil avec de jolis plaques grattantes dans le dos.

Cette année, j’ai un bronzage qui ne ressemble à rien : blanc de blanc par endroits, rouge écarlate à d’autres avec option « je peux pas dormir dans certaines positions parce que ça fait très mal ». C’est pas comme si je me protégeais pas, en plus, mains indice 30, c’est pas encore suffisant, apparemment.  Je suis un peu déçue, quand même, moi qui me voyais déjà revenir sur Paris la mine splendide, avec cette douce couleur de caramel blond qui était la mienne quand j’étais enfant. Raté.

J’espère désormais qu’il pleuvra tout l’été comme ça, je serai pas la seule à être blanche. Je sais, c’est égoïste mais vous n’avez qu’à expliquer ça à mes foutus gênes.

La télé des vacances

La télé des vacances, c’est bonheur… ou pas. D’ailleurs pas tant que ça, c’est sans doute pourquoi je la regarde beaucoup moins qu’en temps normal. Il faut dire que l’été n’est guère propice au matage télévisuel : vu qu’il fait toujours jour tard et qu’il fait chaud (normalement),on préfère traîner ses guêtres à l’extérieur.   Sans parler des vacances sans télé. Du coup, les chaines vont pas investir non plus et gardent leurs programmes stars pour la rentrée.

Grand classique de l’été : les émissions de jeu ou de téléréalité. En effet, ce genre d’émissions ne coûte carrément rien par rapport à une fiction et ça assure pas mal de revenus, notamment grâce au vote SMS. Donc cet année, on retrouve le vidissimal Secret Story qui semble encore plus racoleur que l’an dernier, le vulgaire Ile de la tentation dont le seul intérêt, outre la plastique des tentateurs, est le niveau intellectuel incroyablement bas des candidats. A tel point que je ne peux pas m’empêcher de me demander s’ils sont sérieux ou pas. Rassurez-moi, ils jouent un rôle, on peut pas être si con en vrai ! On a aussi les aventuriers du bout de monde Koh Lanta soit un Lost réalisé avec 3 bouts de ficelles, sans mystère ni crash d’avion. Sans parler de l’indétrônable Fort Boyard ou des stars de 3e zone
s’agitent dans les araignées et serpents pour gagner des sous pour des assos. D’ailleurs, si vous aimez les people has been, ne ratez pas la nouvelle version d’Intervilles sur France 3… Non seulement y a du ringard mais en plus, c’est pas toutes les semaines les mêmes.

Autre rendez-vous normalement incontournable : la saga de l’été. Mais cette année, TF1 et M6 ont fait l’impasse, se contentant de mini séries diffusées en juin. Hé oui, c’est comme le tube de l’été que chaque chaîne nous matraquait jusqu’à écoeurement, tout se perd ma bonne dame. Seul France 2 continue le jeu  mais bon, on ne peut pas dire que la chaîne publique soit au top des tendances.

Et puis surtout l’été, y a du sport. Bon, cette année, pas de coupe de monde de foot (vu nos performances à l’Euro de toute façon, mouarf) mais il nous reste le sport favori des siesteurs de l’après-midi : le tour de France. J’avoue que je n’ai jamais compris la passion des gens pour ce spectacle : c’est d’un chiant ! D’abord, je ne connais pas le quart des coureurs, je capte rien à leur stratégie de course, les commentateurs sont un vrai cauchemar tant ils sont poussifs. Pire qu’en F1 mais en F1, un grand prix ne peut pas durer plus de deux heures alors qu’une étape de Tour de France, ça n’en finit jamais. Et tous ces gens qui courent autour des coureurs, menaçant de les faire tomber, c’est quoi ce délire, franchement ?

Heureusement, cette année, on a les JO. En plein creux politique pour cause de vacances (mais où ira Sarko et Carla cet été ? C’est pas que ça nous intéresse mais les journaux, si), ces JO de tous les scandales tombe bien. En plus, Sarkozy a prévu d’y aller ! Entre ça et les commentaires sur les prestations de nos champions (qui parie que Manaudou perd son titre ?), ça va nous occuper un été. En plus, ce qu’il y a de bien avec les JO, même ceux de Chine, c’est que ça nous permet de regarder des sports qu’on ne voit jamais à la télé et auxquels on s’intéresse une fois tous les 4 ans. A nous le volley, hand, basket (non NBA), beach volley, gym, natation, natation synchro, escrime…  Quel programme. Bon, comme d’hab, je ne verrai pas grand-chose surtout vu le décalage horaire mais si j’avais été en vacances à ce moment là, j’aurais pu voir quelques épreuves.

Finalement, l’avantage, l’été, c’est qu’on a plus de temps pour lire ou pour sortir. Parce que la télé, faut oublier. A moins de ne pas avoir peur de se retaper la 158e rediffusion du gendarme à St Tropez.

Le samedi, on se détend

A l’heure qu’il est, la plupart d’entre vous êtes sûrement soit partis en vacances, soit dehors donc plutôt que de vous harasser de mots, je vous propose des petits jeux, youpi !

Hé, fais moi danser !

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gratuits
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Hé me fais pas tomber !

Viens jouer avec Nina Potter !

Et enfin, spéciale kassdédi à ceux qui ne m’aiment pas mais sont incapables de ne plus me lire (n’est-ce pas un peu étrange comme comportement quand même?)

Amusez vous bien !

Mer ou montagne, là ou loin ? (2)

Suite de l’article « c’est où qu’on va »

La montagne

La montagne en été, c’est chouette, y a personne. Et pas forcément grand-chose à faire. Si vous voulez vous retrouver seul au monde avec juste une épicerie ouverte, là, par contre, c’est le pied. Beaucoup partent en vacances en montagne pour faire de la randonnée comme Gabriel par exemple. Lui, c’est un peu un drogué du sport, faut dire. Mais comme il disait : « j’ai pas envie de me prendre tous ces Parisiens que je me paye toute l’année aussi en vacances ». Pas faux.  Il faut dire que la randonnée, vu de loin, ça a l’air chouette et pas si compliqué que ça. Gab’ m’ayant montré les photos, sur le coup, j’étais là : « oh ouah ! » puis quand j’ai vu la photo de l’ampoule qui lui mangeait tout le talon, j’ai été un peu moins motivée. Avantage de la montagne : calme, air pur. Inconvénient : bronzage moins garanti mais surtout, galère pour le ravitaillement vu qu’à part vous, il n’y a personne. Mais au moins, vous ne croiserez pas votre voisin de palier et vous ne crèverez pas de chaud.

La campagne

Pourquoi partir forcément à la mer ou à la montagne ? La campagne, ça a aussi ses avantages. Cadre bucolique, possibilité de manger dans le jardin, à l’ombre, de bronzer dans ce même jardin et pourquoi pas acheter une piscine gonflable pour batifoler joyeusement ? Bon, là encore, niveau foule, ce n’est pas ça du tout mais c’est calme et on a un supermarché pas si loin, en général. Plus facile de ravitaillement que la montagne. Mais en général, la campagne recèle de petits pièges auxquels on ne pense pas forcément. En tête : les
allergies. Bon, à nos âges, on le sait si on est allergiques ou pas au pollen mais ce qui est magique avec les allergies, c’est que ça peut survenir à tout âge. Hé oui. On croit toujours  à tort que l’on est allergique au pollen depuis la naissance ou jamais mais si vous vous mettez à pleurer du nez pendant les vacances, vous verrez que c’est faux. Et le nez pelé, ça fait super mal, j’ai testé y a pas longtemps. Mais un petit tuyau filé par la dame en rose : l’homéoplasmine sur l’irritation, ça se soigne plus vite.

Mais le pire à la campagne, ce sont les bêtes, les petites et les grosses. Les petites, elles piquent. Evidemment, on pense aux moustiques et araignées et on s’en protège mais il y en a d’autres comme les aoutats par exemple. Je me souviens d’un été, j’étais jeune (8 ans, je crois), je m’étais roulée dans l’herbe un soir je sais plus bien pourquoi. Le lendemain, mon ventre était recouvert de gros boutons rouges qui grattaient, grattaient, grattaient. Allez expliquer à une fillette de 8 ans qu’il ne faut pas qu’elle se gratte. C’était un vrai
cauchemar, je m’en souviens encore 20 ans après.  Je ne vous parlerai pas des fourmis, scorpions (y en a dans le sud est !) et même des bêtes qu’on ne voit jamais ailleurs et qui pour se faire bien connaître de nous nous mordent parce que c’est trop rigolo. Quant aux grosses bêtes, si les risques de tomber nez à nez avec un sanglier dans sa cuisine sont peu élevés, il n’en reste pas moins le bruit. Les citadins comme moi ne connaissons que peu le bruit des animaux. Autant une chouette la nuit, on situe ce que c’est (même si ça nous empêche de dormir), autant y a d’autres cris, on ne sait pas trop et ça fait assez flipper. La nuit, dans la campagne, personne ne vous entendra crier…

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Mer, montagne, là ou loin ?

Les vacances sont décidément l’objet de bien des casse-têtes. Une fois qu’on a décidé quand on partait et avec qui, il faut bien se décider sur le où. Là encore, nous avons de multiples choix selon les goûts et les attentes de chacun. Petit tour d’horizon.

Dans la famille

Ouais, la famille a parfois de bien belles maisons en sa possession et idéalement situées ou presque. Par exemple ma grand-mère a un appart au bord de la mère, dans les Pyrénées Orientales, ce qui fait que j’ai pu y passer de nombreuses vacances avec Guillaume 1er sans que ça nous coûte grand-chose, juste l’essence et la bouffe. Le problème est que souvent, dans la maison de famille, y a justement la famille. Je te renvoie à l’article sur avec qui on part pour ce chapitre. Parce que bon, des vacances à hébergement gratis, c’est bien, mais supportera-t-on toute la semaine les blagues lourdingues de tonton Roger ou les moufflets braillards pleurnichards morvards et
mal élevés du cousin Olivier ? Faut tester pour voir mais si déjà, au bout d’un repas de famille, vous avez envie de tuer tout le monde, partir chez eux, sur LEUR terrain… Non, vraiment, on laisse tomber.

La mer

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs, la mer, la meeeeeeeeeer ! L’été, il fait chaud donc forcément, la perspective de passer des vacances à côté d’un point d’eau, ça motive et pas qu’un peu. L’idée de paresser à la chaleur du soleil pendant que notre peau se dore, bercé par le bruit des vagues, l’odeur de l’iode… Un peu chaud ? En trois pas, on est dans l’eau. Bon, ça, c’est la mer façon carte postale parce qu’en vrai, la mer, y a quand même quelques inconvénients. D’abord, il y a soit des galets, soit du sable. Alors
autant te dire que les galets, moi, je les fuis comme la peste. Comment on peut décemment s’étaler sur une plage de galets sans se tuer le dos ? C’est dur, pas confortable, ça fait mal aux pieds. Et dans l’eau, c’est pire : t’as des pierres de plus en plus grosses et comme tu ne les vois pas, tu te fracasses les pieds, voire les genoux dessus. Non, moi, je suis plage de sable mais là, encore, c’est pas forcément le pied. Les pieds, justement, ils sont cramés pour peu que le sable soit chaud. Puis le sable, ça cache pas mal de choses comme les saloperies enterrées par les gens avant toi, les crottes de chiens, les tessons de bouteille (aïe)… Mais surtout, le sable, ça colle. Je me souviens, enfant, c’était mon gros problème : je ne comprenais pas comment faire pour ne plus avoir de sable sur moi. Je sortais de l’eau, j’en avais plein les pieds donc je retournais me rincer, je retournais à ma serviette et… Ben j’en avais encore plein les
pieds. De toute façon, il est illusoire de penser s’en débarrasser d’un coup de serviette : le soir sous la douche, t’en découvres dans tous les replis de ta personne, dans les cheveux… Gommage garanti.

Mais surtout, le problème de la mer, à mon avis, c’est que tout le monde a l’idée d’y  aller. Etant légèrement misanthrope, la foule, ça m’exaspère. J’aime avoir la paix, mon espace vital. Et à la plage, rien n’est garanti. Les deux grands classiques de « l’enfer, c’est les autres », version plage :

– vous mettez un pied dans l’eau, brrrr, elle est froide. Alors que vous atteignez difficilement le genou, votre voisin de plage (son gosse ou son chien), arrive en courant et plonge dans une grande gerbe d’eau qui vous tombe bien dessus. Je suis en vacances, ça ne se fait pas d’insulter les gens.

– vous êtes tranquillement allongé sur la plage, le corps recouvert de crème solaire qui colle et là, votre voisin de plage secoue énergiquement sa serviette, vous envoyant un kilo de sable dessus. Et avec la crème qui colle… Marche aussi avec les gosses qui se battent à coups de poignets de sable à côté de votre serviette et chien qui creuse un trou tout à côté aussi.

Je ne parlerai pas de ceux qui écoutent la musique avec un transistor pourri parce que ça, à la limite,on a les mêmes à Paris avec leur foutu mobile qui crache de la musique à peine reconnaissable.

Pas envie de croiser votre voisin ou votre collègue sur la plage ? Demain, on étudiera d’autres possibilités de voyage.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Et alors, tu pars avec qui ?

Maintenant que vous avez vos dates de vacances, vous pouvez tout à fait prévoir la destination. Mais avant, attention, on ne partira pas n’importe où avec n’importe qui. Observons un peu les différents convives que l’on peut prendre en vacances avec soi :

La famille

Comme nous sommes majoritairement vingtenaires et sans enfants par ici, quand je dis famille, je parle de nos parents et pas de nous en tant que parent. Passé un certain âge, c’est un peu curieux de partir en vacances avec ses parents mais quand on a 28 ans, qu’on est célibataire et qu’on roule pas sur l’or, on préfère partir une semaine à la mer avec ses parents que pas du tout. Quoi, ça sent le vécu ? Pour info, je vis très bien le fait de partir en vacances avec mes parents si on considère le fait que je serai logée, bichonnée et nourrie.
Ca coûte cher les fruits de mer et je n’en mange qu’en bord de mer sinon, ça n’a pas le même goût. Comme du vin dans un verre à moutarde, c’est pas pareil. Surtout que ma maman va vouloir faire les soldes et que je vais en profiter. Evidemment, je ne pourrai pas draguer sur la plage mais vu que sur la plage, je dors puis je crame, c’était mort dès le départ.

Sinon, y a aussi les frères et sœurs, cousins, cousines, voire oncles et tantes. Tout dépend des ententes, bien entendu. Pour ma part, ça ne me dérangerait pas de partir avec ma sœur sauf qu’en général, elle est accompagnée d’Anthony et si je l’apprécie beaucoup, je trouve ça un peu délicat de tenir la chandelle pendant une semaine à sa sœur et son mec donc on va oublier. Mais dans quelques années, quand nous aurons notre tribu, partir en vacances ensemble, ce sera marrant. Ou lui confier mes mioches pour qu’elle les emmène à la mer pendant que je profite du calme à la maison, ça peut le faire aussi. Carrément même…

L’avis de Jane sur la question

La moitié

Pas mal d’entre nous parle souvent d’eux à la première personne du pluriel car, oui, ils sont en couple. Donc hors de question que « nous » se scinde pour les vacances, au contraire : voilà une occasion de se retrouver loin du quotidien, des soucis, seuls au monde dans une chambre qui n’appartient qu’à nous et tout ça. Bref, c’est pas sûr qu’on quitte l’hôtel du coup. Mais les vacances en couple sont très intéressantes pour connaître l’autre et parfois, il y a de quoi se faire peur. Chéri de notre cœur n’aime rien, critique tout,
ne veut jamais rien faire mais passe son temps à nous rappeler qu’il s’ennuie…Bref, partir avec sa moitié, c’est au choix une preview du voyage de noce ou voyage au bout de l’enfer. Au moins, vous serez fixé sur votre capacité à supporter l’autre dans des conditions extrêmes.

Les amis

J’avais déjà abordé le voyage entre amis l’an dernier et je change pas d’avis : danger ! Evidemment, tout dépend d’avec qui on part mais si vous supportez à peine Jennifer en temps normal, pas la peine de se la trimballer pendant 15 jours au bout du monde.

Les collègues

Ca s’appelle du masochisme, c’est du n’importe quoi. J’aime beaucoup mes collègues mais je les vois tous les jours au boulot donc pour les vacances, je préfère que rien, mais alors rien, ne me rappelle le bureau. Donc je les y laisse, on se reverra à la rentrée les enfants. 

Seul

Et bien oui, ça peut arriver. Après tout, arrive un moment où rester à végéter à domicile parce qu’on n’a pas de chéri contrairement à nos amis et qu’on n’a pas envie de tenir la chandelle, ça n’amuse plus. IL existe de nombreuses formules de voyages en célibataires, des plus beaufs ambiance camping-merguez aux voyages culturels. Evidemment, le problème, c’est que souvent, la moyenne d’âge est assez élevée donc non seulement on ne va pas choper mais en plus, on ne se fera même pas d’amis.

Bon, maintenant qu’on a choisi nos copains de voyage, là, on va quand même choisir la destination.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

C’est quand qu’on va où ?

Allez, les amis, c’est parti, on a décidé que cette année, on partait en vacances, youpi ! Mais là, faut répondre à trois questions essentielles :

– où

– quand

– comment 

Aujourd’hui, penchons nous sur le quand qui semble être la question la plus facile à résoudre mais ERREUR ! A partir du moment où tu quittes les études, le choix des vacances devient une lutte de tous les instants. Et quand t’es chômeur, tu pars pas ou avec l’angoisse de partir au mauvais moment.

Juillet et août : un butin de 9 semaines à se partager et personne ne va se faire de cadeaux, autant le dire. Pour te ramener du café de la machine, t’aider à réparer l’imprimante qui ne marche jamais, répondre à ton téléphone, il y aura toujours quelqu’un (enfin, normalement) mais pour céder un jour de vacances, là, il ne faut pas y compter. L’attribution des vacances se fait selon une logique de priorité, un peu comme les places dans le bus : plus t’es jeune, valide et pas enceinte, moins tu as de chances de t’asseoir. Et bien
les vacances, c’est pareil : moins t’as d’ancienneté et d’enfants, moins t’as ton mot à dire dans le partage des congés. D’ailleurs, si tu n’as ni enfant ni mari, tes vacances, tu les prends en septembre ce qui, depuis quelques années, est quand même le mois le plus agréable de l’année, même s’il fait nuit plus tôt qu’en juillet. 

Cette année, je devais combattre avec Simon et Ioulia. Dans l’ordre hiérarchique : Simon puis Ioulia et moi à égalité. En fait, comme j’ai le statut cadre, normalement, je suis avant Ioulia mais mon statut, il ne sert pas à grand-chose, juste à faire joli. Simon posant la semaine de fin juillet et la première d’août, Ioulia et moi devons nous partager la fin du butin. Je prends les semaines du 07 et 14 juillet, Ioulia du 21 et du 28. Donc si t’as bien suivi, y en a une qui se retrouve seule la semaine du 28 au taf… Heureusement
qu’on a une stagiaire, ça va être drôle à deux. Mais à l’arrivée, tout le monde a les vacances qu’il voulait, youpi ! 

Mais si j’ai de la chance, ce n’est pas le cas de tout le monde. En général, dès que vous ouvrez la bouche sur le sujet, ça fuse : « non mais avec mes enfants, tu comprends… », « on veut réserver à tel endroit et c’est vraiment cette semaine qui coûte le moins cher… », « oui mais on va chez ses parents et c’est le seul moment où toute la famille peut y être, surtout que c’est l’anniversaire de pépé ». Pour peu que certains aient la bonne idée de se marier, ce qui arrive souvent en été ou, pire, d’accoucher, c’est carrément un casse tête chinois. Alors on peut jouer au « m’en fous, je ne ferai aucune concession » mais vu qu’on continue à travailler avec ces personnes le reste
de l’année, mieux vaut faire quelques concessions. Sinon, pour Noël, vous pouvez vous brosser. 

Donc, si vous avez une date de vacances très précise à prendre, commencer à en parler dès janvier pour être sûr de l’avoir. Après, chacun ses préférences. Je suis juillettiste depuis ma plus tendre enfance, sans doute parce qu’en août, il y a décidément trop de monde et le monde, j’en mange suffisamment à Paris pour pas en plus le retrouver à la plage. A moins bien sûr de choisir une destination peu prisée en été. 

Demain, on verra donc où on peut partir en vacances.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Cahier de vacances

Mes lecteurs d’amour

Aujourd’hui, je dégouline de joie et d’allégresse et d’amour pour autrui. Pourquoi ? Parce que je suis officiellement en vacances. Tu me lis et moi, j’ai les pieds en éventail enfoncé dans le sable chaud d’une plage méditerranéenne. Enfin, normalement vu que cet article est écrit en avance et donc que s’il le faut, à l’heure actuelle, je suis enfermée dans un appart à regarder la pluie qui tombe et à maudire ma vie, ma lose et Dieu, s’il existe.

Alors je vous avais promis une saga de l’été mais je savais pas trop quoi. J’ai sérieusement pensé à un policier en huis clos et tout MAIS autant te le dire, je suis nulle en policier. J’essaierai à l’occase si ça vous amuse mais je me sentais mal barrée donc j’ai préféré prendre une autre voie. Celle de la déconnade. J’ai réfléchi et je me suis dit que j’allais faire un espèce de guide des vacances qui courrait tout l’été avec les premiers épisodes de suite maintenant et la suite une fois par semaine ensuite, jusqu’à ce que j’ai épuisé le sujet. Je vais essayer de vous filer les conseils essentiels pour passer de bonnes vacances. Bon, évidemment, comme nul n’est parfait, vous avez le droit de compléter dans vos comms ce que j’aurais oublié. Et même de raconter des anecdotes.  

Alors, attention, prends ton carnet et ton crayon, applique toi, prends des notes de ta plus belle écriture et tire la langue pour montrer que tu t’appliques vite et note un peu le programme prévisionnel de cet été. D’abord, je t’apprendrai avec qui partir et comment, où, comment réserver ses vacances, comment gérer ses loses en transport (à peu près inévitable), comment s’occuper sur la plage, que manger… Bon, déjà, rien que ça, je serai revenue mais grâce à moi, en 2009, tu seras paré. 

En plus, grande princesse que je suis, je prévois aussi de t’occuper. On va lancer un petit concours d’anecdotes de vacances avec la clé la possibilité d’écrire un article ici (en plus de la publication de l’anecdote en question), le jury sera bien entendu les vingtenaires. Et si ton article nous plaît, tu pourras même faire partie de la bande vu que l’un d’entre nous a semble-t-il décidé de quitter l’aventure en se la jouant silence radio (mais il est vivant, il m’a même effacée de MSN). Je n’en attendais pas moins de lui, j’espère au moins que
sa brève expérience ici lui aura appris quelque chose mais j’en doute très fortement. A bon entendeur… Donc le concours est très simple : raconte une lose de vacances. Tu as jusqu’au 20 juillet pour me l’envoyer à nina.bartoldi’at’gmail.com. J’espère que t’es joueur !

Bon, c’est pas tout ça mais si j’ai de la chance, à l’heure où tu lis ces lignes, je suis en train de me faire dorer la pilule au soleil malgré ma crème indice 40 parce que je suis trop blanche pour prendre un indice moins élevé. Peut-être même que je suis en train de mater le bel éphèbe de la serviette voisine. Quoi que me connaissant, je suis plutôt en train de maudire le foutu clebs du couple voisin qui a tendance à vouloir creuser un trou à 2 mm de ma serviette. A croire qu’il y a un cadavre dessous… Je vais déménager ma serviette.