Tom à la ferme de Xavier Dolan

Ou comment le cinéma québécois, c’est vraiment trop fort.

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Et oui, pour la 3e fois de l’année, je suis allée au cinéma. Encore deux séances et je bats mon score 2013, c’est fou ! Et pour le coup, j’ai choisi un film un peu atypique, un peu t’es pas sûr de pouvoir le rentrer dans une case… et c’est plutôt une bonne nouvelle.
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Donc l’histoire : Tom part à l’enterrement de son compagnon dans le fin fond de la campagne québécoise, dans une ferme très moderne. Il rencontre la mère de son défunt compagnon et comprend vite qu’elle n’est pas au courant de l’homosexualité de son fils. Puis y a le frère, cette lointaine silhouette massive menaçante. Tom va vite comprendre que tout ne tourne pas rond dans la tête de ce frère qui s’exprime par la violence et à qui personne n’adresse la parole, excepté sa mère. Mais plus ou moins prisonnier de la ferme, il va développer une relation sado masochiste avec ce fameux frère.
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Je n’ai vu que peu de films québécois : les invasions barbares (bien trop bavard à mon goût) et La grande séduction (bien marrant pour le coup) donc je ne sais pas si c’est typique du cinéma québécois ou si c’est le style de Dolan mais ce film est un ovni. Un coup, tu commences à hyperventiler tellement tu es mal à l’aise dans cette ambiance pesante, un coup tu t’esclaffes devant une scène surréaliste. Tu n’as aucun repère, tu n’arrives pas à savoir où tu vas, tu crois voir se dessiner quelque chose mais le virage suivant va dans l’autre sens. le cinéma de Dolan secoue. Vraiment. Tu commences à te détendre, à ta dire que les choses s’apaisent quand soudain, les coups pleuvent. T’as envie de prendre le héros par les épaules et de le secouer violemment pour qu’il réagisse comme toi, tu aimerais qu’il le fasse. Mais contrairement à certains héros qui me fatiguent par manque de réaction logique (la fille dans le Diable s’habille en Prada, Sansa Stark pour l’ensemble de son oeuvre), Tom, on l’aime, on compatit.
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Niveau réalisation, les plans ne ressemblent pas toujours à ce que l’on connaît, ça dépayse pas mal. De l’intro où une voiture file sur une route droite entourée de champs sur une version a capella des « Moulins de mon coeur » jusqu’à des plans très très serrés, des jeux de lumière, le jeu sur la menace du frère au départ sans visage… Ca change des réalisations sans imagination des blockbusters.
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Bref, si tu dois aller voir un film ce mois-ci, c’est celui-ci. Pour ma part, je vais tenter d’aller profiter de la diffusion de ses 3 autres films au MK2 d’Hautefeuille pour me mettre à la page, en attendant son nouveau film présenté à Cannes. Franchement, moi qui ne vais quasi jamais au ciné car je suis trop souvent déçue, ça fait du bien de se prendre une bonne petite claque.

Où es-tu, je reviens te saouler

Par Lucas

Bien sûr amies lectrices, amis lecteurs, vous n’allez pas manquer de lâcher un « Lucas il est jalouuuuux« . Je sais bien et j’avoue : je suis jaloux, effaré par le succès d’auteurs aussi merdiques que ces deux loustiques. Je n’ai même pas besoin de vous donner leurs noms ; ils trustent les deux premières places des ventes en France : Guillaume et Marc.

Ils ont trouvé un filon et ils l’exploitent jusqu’à la lie. J’en veux pour preuve les atermoiements des lecteurs (pardon, des lectrices…) qui ont donné un jugement sur FNAC.com.  Musso en prend plein la gueule avec son dernier roman Je reviens te chercher car selon les lectrices il joue la facilité. Il reprend, d’une part, un schéma stérile et facile, d’autre part le thème de la seconde vie, et il use tout ça jusqu’à la corde. Je ne vous parle pas de Levy avec Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites. Les copines à qui j’en ai parlé ont eu un petit sourire gêné, en avouant du bout des lèvres qu’elles étaient un peu déçues. Une sorte de Max Gallo spirit… Perso j’ai ouvert « Vous Revoir » qui trone sur la bibiyotek de ma p’tite sœur. J’ai tenu 50 pages…


Marc et Guillaume ressortent donc des schémas éprouvés et les copient-collent d’un roman à un autre.

C’est ce que faisait Paul-Loup Sulitzer avec le western financier,

c’est ce que fait Grisham avec le monde juridique américain,

c’est ce que fait Higgins avec la l’IRA et la Seconde Guerre Mondiale : c’est ce que font nombre d’auteurs de romans de gare. Musso et Levy en sont les dignes successeurs. Sauf qu’ils ont une machinerie marketing derrière eux, eux. Et le market, c’est ce qu’on nous a appris à faire en école de commerce. Ça me rend fou… De manière plus ou moins avouée, c’était en partie ce que Beigbeider critiquait dans 99 francs, même si ce n’était pas le sujet principal.

Ce qui est déplaisant là dedans c’est que ce mimétisme semble toucher bcp d’écrivains à succès. Je prends un exemple : Douglas Kennedy.

Kennedy  a écrit un de mes romans préférés, L’Homme qui voulait vivre sa vie.
Il y dépeint les travers de l’Amérique qui veut toujours réussir sur des schémas classiques (bonnes études, situation importante, travail acharné). Dans Les Désarrois de Ned Allen, il raconte cette vie à crédit où tout le monde court après un bonus, dans Rien ne va plus c’est le coté superficiel des relations humaines à Elaye, dans Les Charmes Discrets de la Vie Conjugale c’est le schéma de la vie de famille aux States et la main mise des média qui servent au public des infos markétées donc vendeuses, etc…

Je n’ai jamais été déçu… jusqu’à La Femme du Vème.

Là encore, tel un Musso ou un Levy, Kennedy s’embarque dans des explications surnaturelles ! Alors même que ce qui fait tout l’intérêt de ses romans précédents c’est justement de présenter des situations humaines au possible, sans force occulte ! Des situations qui prennent pied dans notre société avec ses travers et ses bonheurs. La vie, quoi !

Je pourrais aller loin comme ça. Vous parler des girlie books qui fleurissent à la FNAC. Dans la droite ligne de Bridget Jones et Le Diable s’habille en Prada. Les bouquins, pas les films qui en ont été tirés. Vous savez bien, tous ces bouquins avec des couvertures bien flashy, bien affligeants mais qui ciblent une population (les femmes dynamiques, vieilles vingtenaires, jeunes trentenaires) et ça marche. A se demander ce qu’il reste aux vrais auteurs. Bah parlons-en.

Le prochain roman d’Amélie Nothomb  sort, comme d’hab, en Septembre, pour la rentrée littéraire. Les premières pages proposées par le magazine Lire sont un peu décevantes. Je ne vais pas juger avant l’heure mais c’est vrai que Journal d’hirondelle m’avait un peu laissé sur ma faim. Amelaye avait heureusement rebondi avec Ni d’Eve ni d’Adam, grace à son fonds de commerce, Amélie au Japon. Mais il faut avouer qu’elle sait parfois centrer son roman sur des thèmes forts  (Attentat avec les normes de beauté, Mercure avec les apparences et les relations humaines, Acide Sulfurique et la télé réalité, entre autres). Pour autant, quid avec Le Fait Du Prince ?
Réponse à la rentrée…

Pour ma part ça fait des années que des copains me pressent d’écrire un roman. Mais il y a un océan entre vous baver des articles pamphlétaires à deux sous sur les Vingtenaires et avoir la rigueur d’écrire 100 pages intéressantes et intelligentes, captivantes et rythmées. C’est là-dessus et uniquement là-dessus que mon honnêteté intellectuelle doit saluer Levy et Musso. Ils savent (ou ils ont su) écrire des trucs qui tiennent en haleine. Encore une fois ça démontre bien à quel point, dans notre existence absurde (merci Albert Camus) on a besoin d petits moments d’émotions épars pour se sentir vivre. Ces petits moments de souffle court, c’est peut-être ça que les lectrices aiment chez Marc Musso…

L’’érotisme au féminin

Le week-end dernier, je suis allée chez Gauthier pour une soirée hautement subversive : coquille St Jacques- gâteau framboise devant Le diable s’habille en Prada. Bon, on n’a pas poussé le vice à prendre une petite camomille car on donne déjà l’image d’une jeunesse dépravée, il faut arrêter un peu. Nous sommes conscients que nous sommes un exemple pour les jeunes et la camomille, ça aurait été too much. Mais c’est pas du tout de ça dont je voulais parler ! Samedi, donc, je vais chez Gauthier et je feuillette le nouveau calendrier des Dieux du Stade. Et bien il est manifeste, cette année, que le public visé est d’abord et surtout les homos. Voire rien qu’eux, tant pis pour les filles. C’est pas que ça m’excite pas un mec à quatre pattes qui m’offre ses fesses mais bof. Décidément, l’érotisme au féminin est bien pauvre.

Quand je regarde le monde de l’érotisme, il n’y a rien de bien excitant pour nous, les femmes. Commençons par la base : les films. Bon, déjà, les films pornos, c’est clairement pas fait pour les femmes : perso, ça m’excite pas du tout, je trouve ça glauque et limite un peu violent. Bon, parce que la dignité de la femme, hein, on peut s’asseoir dessus ! Bon, passons aux films érotiques, plus soft donc plausiblement plus accessibles. Alors je regarde : un défilé de bonnes femmes à poil qui se font sauter par des mecs pas vraiment beaux… Des scènes lesbiennes à gogo, des nichons, des fesses, des chattes toutes épilées… Ok, c’est pas fait pour nous non plus. D’ailleurs, si vous allez dans un sex shop, vous ne croiserez que très peu de femmes, surtout dans les rayons DVD. Quand on est allées au sexodrome avec Emma, on a bien rigolé dans la DVDthèque, poussant des cris du type « berk, t’as vu ça ? ». Oui, curieusement, une nana qui s’enfile une bouteille d’orangina dans le cul ou une qui s’est pas épilée depuis 1974, ça nous refroidit la libido plus qu’autre chose. Par contre, les mecs qui traînaient par là, deux nanas dans un sex shops, ça a eu l’air de les inspirer.

Bon, sortons de là et allons au striptease. Après tout, si les mecs se mettent au garde à vous devant des nanas qui ôtent de façon cadencée leurs oripeaux, de beaux éphèbes se trémoussant tous muscles dehors devraient nous émoustiller. Et quoi de mieux que les Chippendales ? C’est fait juste pour les femmes… paraît-il. En 2000, j’étais allée en boîte avec l’éternel Gaugau et ils passaient sur des écrans le spectacle des Chippendales. Lui fut très alléché, moi non, et pour cause : des mecs qui se mangent du raisin dans le nombril, je trouve ça d’une virilité plus que discutable… Le seul mec que je connais qui mange dans le nombril d’un autre est clairement gay (je ne dirai pas son nom par charité. Sans aucun rapport, j’adresse un petit coucou à Mister Big…). D’ailleurs, quelques années plus tard, pour l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie, nous étions allés au cabaret et elle avait eu droit à son striptease, un mec hyper baraque qui se frotte à elle pendant 5 bonnes minutes, et vas-y que je te touche, vas-y que tu me touches, j’ai trouvé ça assez bof… Surtout qu’un mec qui se frotte à une nana et reste de marbre (enfin, en l’occurrence, l’expression est très mal choisie), je trouve ça bien suspect ! En gros, le strip masculin, pour ce que j’en ai vu, manque tellement de virilité que ça ne m’émoustille pas du tout.

Retournons au sex shop. Il y a peu, j’ai reçu le catalogue de sexy avenue et, effectivement, j’ai pu constater qu’il existait une majorité de produits pour femmes (bien que les hommes peuvent également acheter des godes et pas que les homos, certains étant très joueurs !). une collection impressionnante de godes, du très laid (les réalistes avec veine intégrée, ils me font peur ceux-là) au très funs, les colorés en forme de dauphin ou de chenilles, qui font plus jouets que vibro. Sans parler des canards, des hippo trop mignons comme Hugo, des petits fleurs vibrantes… Mais bon, soyons honnêtes : c’est pas en voyant un gode que je suis excitée, c’est plus parce que je suis excitée que je m’en sers. Parce qu’à la limite, les rigolos, ça fait plus objet déco original que la clé de mon plaisir.

Je pense que pour pas mal de filles, l’érotisme ne passe pas tellement par le visuel mais plus par l’imagination, le suggéré. Rien ne me met plus en transe q’un écrit érotique réussi. Oui ? je précise parce que le porno pseudo glam à la Elsa Linux ou dans le livre Politique, ça me fait même pas pointer les tétons. Je ne parle pas non plus de la scène érotique des collections Arlequin ! Mais la lecutre de Désideria de Moravia m’a tourné la tête. On y trouve pas mal d’ingrédients érotiques (masturbation, fellation, sodomie, lesbianisme incestueux), on pourrait en faire un vrai porno mais c’est écrit avec finesse et ça passe comme une lettre à la poste. D’ailleurs, un de mes exs amants était particulièrement doué pour cet exercice…

Pourtant, si on se donnait la peine, on pourrait très bien faire des films érotique voire porno pour les femmes, Ovidie s’y est essayé, d’ailleurs, mais je ne sais pas ce que ça vaut, j’ai jamais regardé. Parce qu’au fond, si c’est l’écrit qui nous stimule le plus, c’est surtout parce que c’est la situation qui nous excite plus que l’acte en lui-même (du moins pour moi). Le problème des films pornos, c’est qu’il n’y a aucun scénario, aucune histoire, on monte trois lignes de dialogue pour montrer du cul, du cul et du cul avec de gros plans de pénétration. Pourtant l’érotisme au féminin peut exister sans problème, si on s’en donne la peine. Mais bon, pour qu’on s’y mette, faudrait déjà admettre que les femmes aussi aiment bien les stimulations érotiques… Et quand je vois les pubs pour les services SMS coquins, la nuit, et qu’il n’y en a pas un pour les femmes, je me dis qu’on n’en est pas encore là. Ceci étant, je pense que je serai jamais suffisamment en manque pour appeler ce genre de services !

Esclavage moderne

Le mois dernier, j’ai fini un livre qui m’a pas mal remuée. Que d’émotion en tournant les pages, que de « bordel mais c’est carrément ça ! », de « c’est exactement ce que je ressens », de « Seigneur, je ne suis pas seule à vivre ça, quel soulagement ! ». Bref, un livre qui aurait pu s’appeler « lis ça, Nina, ça parle de toi ». Quel est donc cet ouvrage mystérieux ? Point un roman mais un essai, signé Guillaume Evin et Emilie Maume, Profession stagiaire.

 

J’avais déjà fait un article sur les stages dans le temps mais ce bouquin m’inspire trop pour que je ne m’exprime pas à nouveau sur le sujet. Déjà, je l’ai fait lire à ma mère qui
a depuis entamé une dépression. En gros, de quoi ça parle ? Des stagiaires, bien sûr ! Avec un titre pareil, ça va pas être un essai sur la reproduction des hamsters en captivité. En
fait, tout est parti d’une lettre écrite par Emilie Maume pour Libé en octobre 2005 ou novembre, je sais plus bien. Oui, Libé, à l’époque, ils étaient pas encore mort. Notre jeune Emilie dénonçait le statut des stagiaires, hautement précaire, prenant pour exemple son propre cas. En gros, notre amie Emilie a fait Sciences Po Paris et depuis, rien, elle trouve pas de boulot alors qu’elle a fait un super DESS management de la culture (un truc comme ça) et se retrouve secrétaire à 1500 euros. Dans son secteur, la seule chose qu’on lui propose, ce sont des stages, plus ou moins rémunérés (plutôt moins mais bon…). De là est né le mouvement « génération précaire » et de cette lettre est né un livre, Profession stagiaire.

 Bon, très honnêtement, ce livre me semble surtout avoir été écrit par Guillaume Evin puisque Emilie y apparaît comme exemple et encore, son parcours ne me paraît pas des plus chaotiques. J’en ai parlé à un mec de l’asso et on la soupçonne un peu de n’avoir pas fait tant de stages que ça et de gueuler parce Sciences Po Paris n’ouvre pas toutes les portes. Moi, quelque part, ça me rassure, ça veut dire que finalement, ma situation n’est pas pire que quelqu’un qui a fait cette « prestigieuse » école mais passons. Le but n’est pas de parler de Mlle Maume mais bien des stagiaires. Dans ce livre, je me suis rendue compte à quel point être stagiaire était la pire des choses qui pouvait vous arriver. Perso, des stages, j’en ai eu dont un proprement calamiteux (celui de l’été dernier où je bossais dans un sous-sol). Mais ce n’est rien comparé à certains ! Un mec s’est ainsi retrouvé homme à tout faire de son patron : café, ménage, chauffeur, aller chercher les gosses à l’école… Une autre nous a fait le remake du « Diable s’habille en Prada ». En gros, la demoiselle devait arriver tôt au boulot pour imprimer les mails de son patron et les disposer par ordre d’arrivée, lui faire son café et lui servir dans une tasse (pas un gobelet, screugneugneu !). Une autre s’est faite engueuler parce qu’elle était arrivée à 9h30 au lieu de 9h alors qu’elle était partie la veille à 0h30. Une autre encore (celle-là a traumatisé ma maman) s’est entendue dire qu’elle était priée de s’habiller mieux que ça car elle était pas à la campagne. La pauvre fille s’était fait prêter des fringues de marque par des copines, tout ça pour ça.
 

Oui parce que le stagiaire est pauvre. On est tous payés environ 1/3 du SMIC, entre 300 et 400 euros, quoi, pas de quoi vivre. Pourtant, on fait le même boulot que les autres,
voire plus. Dans le livre, un journaliste dans une rédaction web expliquait que le stagiaire faisait volontiers des heures supp (non payées, hein), abattait deux fois plus de boulot que les autres. Tout ça pour décrocher une hypothétique place dans la rédaction à la fin du stage. Parce que, ça, très franchement, on l’a tous entendu : « il y aura peut-être une embauche à la clé ». Donc c’est un test, faut se défoncer pour espérer rester dans la boîte. Arrivé premier, parti dernier, on fait le boulot que les titulaires ne veulent pas faire. Bon, après, ça fait joli sur le CV mais ça fait pas tout. Surtout que c’est même pas compté en expérience professionnelle. Si on prend mon cas : de mi-mai à mi-octobre (donc 6 mois, quasi), je suis stagiaire dans mon asso, je suis journaliste, attachée de presse, un poil webmastrice, je vais peut-être partir aux universités d’été du PS et de l’UDF (très hypothétique mais bon…), je répondrai aux questions des journalistes sur l’asso, je vais aider à organiser une soirée… Bref, pendant 6 mois, je bosse à plein temps, je fais mon métier mais à l’arrivée, ça comptera pas en temps d’expérience professionnelle. Damned !

 

En fait, les stages ont été détournés de leur but original et c’est bien dommage. Parce que c’est la meilleure façon d’apprendre, y a pas à dire. Il est tout à fait normal qu’un
diplôme dit professionnalisant se termine par une plongée dans le milieu du travail. Là, où ça dérape, ce sont les entreprises qui ont tout compris au système. Et je parle pas de petites PME. Un gars m’a expliqué que dans une chaîne comme Canal +, près d’un quart des effectifs est constitué par des stagiaires. Payés royalement 900 euros par mois ! Si on se cale sur le SMIC qui est quasi à 1300 euros, ça fait 400 euros d’économie par stagiaire, au moins… Imaginez le bénéfice ! Et Canal n’est pas la seule, le bouquin cite nombre d’entreprises de ce type. Ecoeurant ? Oui. Ok, c’est formateur, ça fait joli sur le CV d’avoir bossé à Canal et après ?

 

On se scandalise (à raison) de l’exploitation des jeunes enfants ou des immigrés clandestins payés une misère. Mais si on prend le cas d’un stagiaire payé 300 euros par mois pour officiellement 35 heures par semaine, ça fait qu’on est payé 2. 14 euros de l’heure… Bon, c’est sûr, à la fin de la journée, j’en serai à 15 euros mais je crois que ça rapporte plus de faire la manche… Bref, on est en train de créer une vraie population pauvre et précaire mais tout le monde ferme les yeux, trop pratique… Le jour où on sanctionnera les entreprises qui font tourner des stagiaires sur le même poste plutôt que de le créer, ça ira mieux.

 

D’un point de vue personnel, je préfère un stage à une période de chômage et d’inactivité. Je ne me plains pas de mon sort, d’autant que je bosse pour une petite asso n’ayant pas
de fonds donc je me sens pas exploitée et je vois midi à ma porte : mon press book grossit à vue d’œil et je sais que cette expérience me sera très utile pour la suite. De toute façon, ils n’auraient pas pu m’embaucher donc rien à redire. Mais quand je vois la fin de mon contrat qui approche et le chômage qui repointe son nez (enfin, pas encore, mon avenir est réglé pour un moment), j’ai peur de re-rentrer dans le cycle des stages et compagnie. J’en ai un peu assez de l’instabilité, j’aimerais construire un peu ma vie. J’en ai marre d’avoir l’impression de ne pas être encore au niveau et qu’on me propose un stage plutôt qu’un poste alors que, merde, mon métier, je commence à maîtriser. Or quand je vois des mecs de 29 ans demander un stage parce qu’ils ne trouvent pas de boulot car quand ils postulent, on leur dit qu’ils sont trop vieux. Quand je vois que trop de stages, sur un CV, ça nuit à une candidature… Bref, quand je constate que le serpent se mord la queue, je ne sais que faire pour en sortir. Honnêtement, autant j’aime bien mon stage actuel, autant j’espère que ce sera le dernier. A 26 ans, je pense avoir suffisamment appris pour pouvoir me lancer toute seule, devenir une journaliste à part entière.

La Bretagne, l’’autre pays de la brouette

Vendredi, 8h30, je bondis de mon lit. Les gens qui me connaissent applaudiront l’effort surhumain : moi, me lever si tôt en période de chômage, ouah ! Hop ! hop ! Valise faite ! Hop ! hop ! revue de presse imprimée pour bosser dans le train. Hop ! hop ! Croquettes et pâtés achetés pour Kenya. Je m’en vais !
brouette bretonne
 
Valise à la main, sandwich dans l’autre, je cours, je bondis dans mon TGV direction : la Bretagne ! Bon, il semblerait que j’ai couché sans le savoir avec le responsable du placement dans les trains : je n’ai personne à mes côtés durant les 3h et quelques que dure le trajet. Première heure, je me plonge avec délice dans la lecture de mon roman : « Le diable s’habille en Prada » (ça mérite un article du dimanche tellement ce roman est jouissif). Deuxième heure, je dors (je vous rappelle qu’il n’y a personne à côté de moi donc je m’étale). Troisième heure : re-lecture, entrecoupée de regards fréquents par la fenêtre : elle est où la mer ? Et bien le train passe trop à l’intérieur des terres pour la voir, bouh ! Evidemment à peine partie, le téléphone sonne : Alice, ma sœur. Comme je suis un peu tordue, j’ai omis de dire à ma famille que je partais en Bretagne ce week-end… Et, évidemment, elle veut à tout prix me voir ce week-end ! Donc je lui sors une histoire débile de week-end chez une copine dans les Yvelines…
 
Loin de la métropole
Arrivée dans une première gare, je saute dans une vieille micheline bien plus âgée que moi pour rejoindre Guillaume. Vingt minutes plus tard, on arrive au terminus et je le vois sur le quai de la gare. Après les embrassades de rigueur, nous fonçons à sa voiture pour… une petite balade (ceux qui ont pensé de suite à la brouette, vous n’êtes qu’une bande de pervers !). Il me montre un peu le coin et je vois enfin la mer (à marée basse, certes, mais quand même). Il faut savoir que j’ai une sainte adoration pour la Bretagne, là où mon grand-père maternel que je n’ai jamais connu est né. Bon, c’était pas dans ce coin-là mais faisons fi des détails. J’y avais passé des vacances magiques, adolescente, j’étais tombée folle amoureuse de ce pays aux falaises majestueuses. Plus tard, j’ai postulé pour un IUT tout proche de chez Guillaume (je ne le connaissais pas du tout, à l’époque) mais j’étais trop âgée, refusée. J’ai eu l’occasion de passer devant les bâtiments de l’IUT en question et…euh… j’ai très peu de regrets, finalement.
 
Il y a le ciel, le soleil et la mer, tout pour un week-end réussi. On se tient gentiment la main avec Guillaume, il me montre pas mal de choses, je suis aux anges. C’est beau la Bretagne, l’herbe est super verte, les maisons sont toutes jolies, avec leur toit en ardoise. Comme je me sens bien dans ce pays qui n’est pas le mien ! Bon, on arrive finalement chez lui, c’est une jolie ferme rénovée qui comporte trois appartements : le sien, un où vit une infirmière et le troisième, vide. Le problème, c’est qu’on entend tout ce qu’il se passe d’un appart à l’autre alors les brouettes risquent d’être compromises si l’infirmière reste là… Bref, je m’installe, bisous, bisous, le voilà qui repart travailler (oui, il avait pris une pause rien que pour venir me chercher). Du coup, je vais fumer dehors et là arrive un chien qui fonce vers moi en aboyant et qui grimpe les escaliers quatre à quatre. Il faut savoir que les chiens, c’est comme les enfants : je ne suis pas habituée. Sauf que les enfants, personne ne les a dressé pour être méchants alors que les chiens, on ne sait jamais… Mais non, celui-là est sympa, il me fait la fête. Bon, j’avoue, il n’était pas très effrayant : il était assez petit et pas bien plus jeune que moi. Puis quand je fais mine de rentrer dans l’appartement, il repart sans demander son reste.
 
Guillaume rentre enfin du boulot et nous fêtons dignement nos retrouvailles. Pour fêter ma présence, il m’emmène dans LE resto classe du coin, un manoir trois étoiles. Ambiance feutrée, le maître d’hôtel est tout sourire (et se brosse les dents avec Colgate, ça brille). A côté de nous, un couple d’un certain âge avec…un chien ! Youpi. Bon, on s’installe, petit apéritif et je sens une douce caresse contre mon pied. Oh, c’est trop mignon, Guillaume me fait du pied ! Ah, non, raté, c’est le chien de la table voisine ! Celui-ci, qui répond au doux nom de Kenny (si, chéri, je te jure que c’était ça !), est rapatrié sous la table de sa propriétaire mais non, il revient ! Du coup, sa maîtresse nous dit en souriant : « Il se met là  parce qu’il y a tellement d’amour entre vous ! ». Heu…
 
Bon, le couple s’en va, tout le monde s’en va, en fait, je me retourne de temps en temps regarder la lune se refléter dans la mer et découvrir petit à petit des rochers qui forment une petite crique au pied de l’hôtel. C’est magnifique, je suis aux anges. Les plats défilent à une vitesse hallucinante : nous sommes les derniers, je suppose que les cuistots n’avaient pas envie de passer la nuit à attendre que nous ayons fini. Au moment du dessert, le maître d’hôtel nous demande si nous sommes de la région, Guillaume lui répond qu’il vient de s’installer, j’indique que je suis une Toulousaine exilée à Paris. Du coup, le monsieur s’extasie (il faut avouer que, très aimable, ce monsieur fut extatique toute la soirée) : « Oh ! Et vous attendez qu’il soit installé pour le rejoindre ? » Heu… C’est pas trop ce qui est prévu mais c’est gentil de poser la question ! Retour à l’appartement, la voisine n’est pas là : hmmmmm ! Comme il fait froid, on se réchauffe.
 
Week-end chargé…
Le lendemain, programme chargé : courses, journée au forum « je-sais-plus-quoi » où y a une piscine, hammam, sauna… puis à 18 heures, rendez-vous dans un bar avec certains de ses amis. Bon, comme d’habitude, on traîne au lit : on ne se lève pas très tôt, on câline, on déjeune, on câline, on câline… Bon, il est trop tard pour aller au forum, il faut aller se doucher là, on va être en retard au rendez-vous… Du coup, comme on aime être en avance, on se re-câline un petit coup et hop, sous la douche ! Forcément, nous arrivons au café où nous avions rendez-vous avec une petite heure de retard… Hum ! Il y a une jolie blonde et deux garçons aux cheveux plus ou moins longs qui jouent dans un groupe où joue Guillaume. Ouais parce que Guillaume est musicien (et hop, un fantasme de plus réalisé !). Il m’a joué de la guitare et m’a interprété sa chanson que j’aime beaucoup c’est un futur tube (comme ça, s’il devient célèbre, ça fera un fantasme réalisé de plus : avoir partagé la couche d’une rock star). On discute, la demoiselle blonde est très sympathique, elle me demande un peu qui je suis, s’intéresse à ma vie et m’explique où nous allons nous rendre. Après avoir avalé un « Breizh cola » (c’est pas mauvais !), nous voici de retour dans la voiture, direction un bled dont j’ai oublié le nom mais c’est pas grave. Une heure de voiture plus tard pendant laquelle on se tripote indécemment les mains (oui, il conduisait). On arrive chez une gentille femme qui nous accueille dans sa demeure, on mange, on boit, on parle, charmante soirée. Mais on ne tarde pas trop, Guillaume est fatigué. Une heure de route plus tard, nous voici couchés l’un contre l’autre… Puis je sens quelque chose de dur poindre dans mon dos. Bien qu’il soit fatigué, le jeune homme a encore de la ressource.
 
Du coup, le lendemain, on voulait se lever tôt pour profiter de la journée et aller se promener sur une île voisine. Mais comme d’habitude, on traîne au lit. Finalement, on finit par se lever et après un bon petit déjeuner, on file à la plage. En chemin, je vois des brouettes partout : les Bretons, ils aiment ça ! Arrivée sur la côte : là, je suis comme une gamine, je marche sur le sable, j’ai envie d’enlever mes chaussures mais il fait trop froid, tant pis. On marche, je regarde discrètement les coquillages incrustés dans le sable en respirant à fond l’air empli d’iode. Je fantasme sur les maisons accrochées sur la falaise, expliquant à Guillaume que si j’avais des sous, j’aurais une maison, là, où j’écrirais mes romans, je marcherais tous les jours une demi-heure en bord de mer après le repas pour digérer et faire fonctionner à fond mon imagination. Il y a un psychanalyste qui a dit qu’on avait chacun notre élément de prédilection. Pour Descartes, c’était le feu, pour moi, c’est l’eau, définitivement. On s’embrasse devant l’immensité aquatique puis on se promène un peu main dans la main avant de retourner à la voiture. Une nouvelle mission nous attend : rejoindre une autre plage pour se poser à un café et voir le soleil se coucher. Boire un chocolat chaud devant un ciel rougeoyant se reflétant sur la mer, c’est quand même un moment franchement agréable. Une fois le soleil couché, on lève le camp : ce n’est pas qu’il fait froid mais si. Soirée calme, dimanche : la voisine est rentrée, on mange tranquillement puis on regarde le DVD d’Axelle Laffont qu’il m’a offert. Je rigole comme une bossue, la voisine doit m’adorer !
 
Une chômeuse en Bretagne
Le lundi, le jeune homme travaille donc je paresse au lit, écoutant malgré moi les bruits de la voisine (la voisine aux toilettes, la voisine téléphone, la voisine fait fonctionner le micro-ondes, hum !). Je profite du calme pour lire ma revue de presse en vue d’articles pour un webzine puis Guillaume rentre, on déjeune tranquillement puis après un chaste câlin de digestion, il repart au boulot. Je finis mon boulot, petite douche, délires sur les blogs puis Guillaume revient. Comme sa voisine n’est pas là… Puis il me joue de la guitare, quelques notes d’un morceau qu’il a composé pour moi. Alors, là, je dois avouer que je suis super flattée : on ne m’avait jamais encore écrit de chanson puis elle sonne bien. Moi qui rêvais d’être muse, me voilà exaucée ! Du coup, j’ai bien envie de le remercier mais souci : la voisine est-elle rentrée ou pas ? Alors, là, nouveau challenge : essayons de faire l’amour en silence. Ce n’est pas, mais alors pas du tout, ma spécialité, ça, mais testons. On commence, je tiens bien le coup et là, on entend la voisine qui rentre. Il faut savoir que quand elle ouvre et ferme sa porte, ça fait vibrer la nôtre, genre : « elle s’est trompée d’appart, elle rentre chez nous ». Et bien, de la savoir à deux mètres de là, pouvant entendre nos ébats, mine de rien, c’est excitant. Il n’empêche que je tiens à dire que j’ai été silencieuse jusqu’au bout (et ce n’étais pas facile) mais ça m’a épuisée comme si j’avais brouetté trois heures non stop. Il n’empêche que, du coup, ça réveille toutes les questions que j’avais sur les cris de jouissance.
 
Hélas, les bonnes choses ont une fin, je dois rentrer. Curieusement, j’ai pris mon billet pour un train maintenu par la SNCF, ma lose serait-elle passée ? Je rentre pleine d’entrain dans mon appartement et je découvre que : France Telecom a re-suspendu ma ligne mais n’a pas oublié de m’envoyer sa facture. Ma chaudière menace d’exploser dès qu’elle se met en route, j’ai l’impression qu’un caillou est coincé dans le tuyau et ça racle, hmmmm ! A peine arrivée sur la capitale, ma sœur m’appelle pour les cadeaux de Noël. Ce soir, j’appelle ma mère (elle m’avait appelée hier soir pour râler car je ne l’avais pas fait…) et lui raconte mes malheurs et elle me dit : « Oui, j’ai essayé de t’appeler sur ton fixe, hier, t’as pas répondu ». Bon, très bien, ma mère sait que je n’étais pas chez moi ce week-end, elle ne m’appelle JAMAIS sur mon fixe. Ah ben elle qui me trouvait « étrangère » ces derniers temps, voilà que j’ai bien arrangé mon dossier.
 

Et si je faisais quelque chose de ma vie

Jeudi, 3h ou 4h du matin, je sais plus. Allongée à côté de Jean (mon amant dont j’ai pas encore parlé, cherchez pas l’article qui lui correspond, il viendra), nous discutons de nos vies respectives, j’essaie tant bien que mal (et plutôt mal, j’ai eu l’impression) de lui remonter le moral. A un moment, il me demande si je vais bien et je lui réponds :
« Ben oui, j’ai pas de raison de déprimer.
– Je pourrais t’en trouver plein.
– Non, ça ira. »
Je m’accroche à la certitude que tout va bien mais je suis autant à l’abri de la déprime que d’une tempête sur un radeau (j’espère que vous avez compris cette phrase obscure).
 
Techniquement, ma vie est au point mort : pas de raison d’être heureuse ni malheureuse. Rien ne vient illuminer ma journée à tel point que j’ai la banane pendant une semaine. Rien ne vient ternir mon humeur égale. De toute façon, au point où j’en suis, seul un décès m’affecterait profondément et j’espère très fort que ça n’arrivera pas. Même ma lose actuelle ne nuit que modérément à mon moral. Cependant, il est temps de réagir et de trouver des raisons de me réjouir.
 
Trouvons du travail !
En ce moment, je m’emmerde donc je lis. Saine activité. Donc après avoir dévoré Harry Potter, j’ai entamé et terminé le drôlissime « Blog de Max », l’histoire d’un mec qui raconte son boulot et son talent certain à brasser de l’air. A peine terminé, je me jette sur « Le diable s’habille en Prada », actuellement en cours de lecture et férocement hilarant. Dans le premier comme dans le second, les auteurs croquent avec cynisme et méchanceté subtile leur environnement de travail… Et curieusement, moi, ça me donne envie de bosser.
 
Objectivement, j’en ai marre de rien faire chez moi et je préfère que l’argent qui tombe sur mon compte soit versé par Cosmo que par ASSEDIC. Juste une question de fierté, j’ai pas envie d’être un poids pour la société (ni pour mes parents qui paient des impôts dont une partie-infime- revient à leur fi-fille). Et puis j’ai une vie passionnante en ce moment : lever 14 heures, un petit tour dans une pièce intime de ma maison, allumage de l’ordi et de la télé et ABRUTISSAGE. J’écris pour mon blog, je visite et commente ceux des autres. Parfois, je me dis que ce serait bien que je mange donc je le fais. D’autre fois, je me dis que ce serait bien d’arrêter de manger si je veux un jour pouvoir à nouveau quitter mon canapé. Bref, je ne fais pas grand-chose de constructif si ce n’est bosser sur ce blog pour votre plus grand bonheur.
 
Ceci étant, je viens d’intégrer, grâce au blog, justement, la rédaction de ce site, mes premiers articles bientôt. Hé oui, j’ai reçu ce mail, un jour : « votre blog est sympa, je dirige un site pour les demoiselles de 15 à 30 ans, ça vous intéresse une collaboration ? » Un peu, mon neveu ! Certes, c’est du bénévolat mais ça rajoute une corde à mon arc : du journalisme féminin, j’ai jamais fait. Ceci étant, j’aimerais aussi bosser dans un journal qui rémunère, ce serait bien. Ne serait-ce que pour me lever à 7h30, prendre les transports en commun tous les jours et rentabiliser ma carte orange (sur laquelle j’ai enfin mis une photo), faire semblant de bosser toute la journée en écrivant mon blog, en lisant ceux des autres, en buvant du café en faisant la revue des derniers ragots de la boîte. Bosser, quoi…Et puis gagner des sous pour me payer plein de choses (des fringues, un abonnement en salle de sport, les SIMS2…)
 
Tombons amoureuse !
Non, en fait, ça, j’en ai pas envie. Mais trouver une nouvelle cible à séduire, ça me plairait bien.
 
Actuellement, ma vie amou…heu…senti…heu… sexuelle est plutôt sympathique, j’ai rencontré en octobre deux garçons que j’apprécie énormément, Guillaume et Jean, donc. Ce sont un peu plus que de simples plans brouette puisqu’on passe autant (voire plus, beaucoup plus) de temps à discuter qu’à brouetter. Je qualifierais plus facilement ses relations « d’amitié ambiguë », surtout avec Guillaume, et  j’avoue que ça me plaît bien, ça m’apporte beaucoup sur le plan humain. Vais-je tomber amoureuse ? Ce n’est pas à l’ordre du jour, ni pour eux, ni pour moi, de toute façon.
 
Le truc, c’est que ça fait longtemps que je n’ai pas eu à séduire. Depuis Arnaud, mes relations « sentimentales » se limitent à deux anciens plans cul en manque et deux lecteurs de mon blog, charmés par ma personnalité et mon style unique (et certainement ainsi par ma folle modestie). Tous les deux m’ayant charmée pour différentes raisons… je vous laisse deviner la suite. C’est très flatteur pour mon ego mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. « M’attaquer » à des hommes déjà pris dans mes filets, c’est un peu facile. Bon, rien ne me garantissait ce succès, surtout avec Jean mais tout de même.
 
Repérer un homme, essayer de le séduire (et me manger un râteau), voilà qui m’occuperait… Et ça ferait des articles marrants pour toi, lecteur. Mais où rencontrer cette perle rare ? Dans le meilleur endroit pour draguer : au boulot. Je dois donc en trouver un.
 
Faisons du sport !
Bon, je fais du gras, là, ça va pas. Mais je ne fais rien de mes journées à part regarder la télé, papoter sur MSN et me dire que la journée passe vite et que j’ai rien foutu. Donc résolution à mon retour sur Paris : se lever plus tôt et ne plus allumer Internet avant au moins 17h, pareil pour la télé. Ca ira de suite mieux et ça m’encouragera à sortir. Sauf que la meilleure façon de faire du sport est encore d’aller en salle donc de payer un abonnement donc d’avoir des sous donc d’avoir du boulot.
 
Donc, à partir de maintenant, ma priorité, c’est de trouver du boulot puisque manifestement, c’est ce qui fera changer ma vie et me fera passer de l’état de larve dans lequel je suis actuellement à celui de merveilleux papillon épanoui et irrésistible. Je vous tiens au courant de l’évolution de la situation.