Comment se faire désirer en une lettre

Par Tatiana
Ceci est mon premier article sur ce blog (merci à Nina de m’avoir introduite dans le cercle) alors je peux commencer par vous saluer tous : « salut tout le monde ! ». Pour le premier article je pense faire court, parce que j’ai envie donc voilà.
 
Lettre
En ce moment je suis un peu dans une phase vide de ma vie vu que je viens de finir mon stage (mardi dernier), que ma moitié de mec est en vacances à l’étranger (je vous expliquerai peut être un jour pourquoi j’ai une moitié de mec seulement), et que je me retrouve donc un peu en période de sous activité par rapport à il y a même pas une semaine, hors il faut savoir que moi je suis plutôt du genre hyper active, et ne rien faire c’est bon pour la plage mais pas pour Paris. Vous comprendrez alors que là je suis pas au mieux de ma forme. Mais comme j’ai fini mes études en décembre dernier, il me faut maintenant chercher du travail : étape très incertaine de la vie d’une personne car on sait quand ça commence mais on ne sait pas quand ça finit.
 
La première étape dans une recherche d’emploi : refaire son CV. Pour l’instant c’est plutôt facile, on met un peu de couleur on change quelques phrases, on rajoute sa dernière expérience professionnelle et le tour est joué. En plus pour cette étape j’ai eu le droit à un coup de main d’une nana des RH du stage où j’étais donc a priori il devrait en jeter mon CV. Et puis, vient le tour de la chose la plus vicieuse (selon moi), qui est un obstacle difficile à franchir pour ma part je dois l’avouer : la lettre de motivation. La raison de mon abattement face à ce bout de papier est toute simple : tout le monde sait qu’elle est décisive, puisque c’est elle qui va faire en sorte que votre possible futur employeur va garder votre candidature ou la mettre à la poubelle. Alors comment lui faire comprendre que c’est vous et personne d’autre qu’il lui faut ? Car bien sûr on ne peut pas écrire sur une lettre « eh ! toi là qui est en train de lire cette lettre, tu viens de trouver la perle rare. Si si je t’assure il y en a pas deux comme moi, je suis celle qu’il te faut pour ce job (et pas pour autre chose on est d’accord hein ?) ». Il faut toujours en passer par des formules bien nulles et sans intérêt du style « j’adore votre entreprise ! D’ailleurs dès que j’ai su parler une de premières choses que j’ai dites, après papa/maman/caca et autres choses chères à Freud, c’est je veux travailler pour vous !! ». Bon là j’exagère peut être un peu, mais vous vous rendrez compte assez rapidement que j’ai le sens de l‘emphase et ce depuis que je suis en âge de parler. En plus personne ne croit à ce genre de stupidités. Des fois je me demande si on ne ferait pas mieux de dire tout simplement « Ecoutez vous chercher quelqu’un, ben ça tombe bien moi je cherche du boulot et j’en ai vraiment besoin ! Pitié embauchez moi ! ». Là voilà, au moins les choses sont claires.
 
Heureusement que dans moins d’un mois je pars au Mexique. Ah ça y est je sens que vous me détestez déjà. D’ailleurs j’ai peut être un peu déconné de vous avoir dit ça maintenant, je savais que j’aurais dû attendre le deuxième article. Mais pensez à tout ce que je vais avoir à raconter en rentrant ! Bon peut être pas des trucs très chauds car il parait que les personnes du genre masculin ne sont pas des top canons. Mais bon on est jamais à l’abri d’un touriste… Et en fait tout à l’heure j’étais en expédition maillots de bains avec une de mes amies, qui part en Guadeloupe. Le truc bien c’est que j’ai trouvé plein de maillots de bain et le truc moins bien c’est que j’ai trouvé plein d’autres trucs aussi. Enfin, tout ça pour dire que la recherche d’emploi c’est pas facile parce que en plus de ne rien avoir à faire, vous passez votre temps à dépenser de l’argent que vous ne gagnez pas. Donc vraiment, vivement que j’ai un travail !

Et si je faisais quelque chose de ma vie

Jeudi, 3h ou 4h du matin, je sais plus. Allongée à côté de Jean (mon amant dont j’ai pas encore parlé, cherchez pas l’article qui lui correspond, il viendra), nous discutons de nos vies respectives, j’essaie tant bien que mal (et plutôt mal, j’ai eu l’impression) de lui remonter le moral. A un moment, il me demande si je vais bien et je lui réponds :
« Ben oui, j’ai pas de raison de déprimer.
– Je pourrais t’en trouver plein.
– Non, ça ira. »
Je m’accroche à la certitude que tout va bien mais je suis autant à l’abri de la déprime que d’une tempête sur un radeau (j’espère que vous avez compris cette phrase obscure).
 
Techniquement, ma vie est au point mort : pas de raison d’être heureuse ni malheureuse. Rien ne vient illuminer ma journée à tel point que j’ai la banane pendant une semaine. Rien ne vient ternir mon humeur égale. De toute façon, au point où j’en suis, seul un décès m’affecterait profondément et j’espère très fort que ça n’arrivera pas. Même ma lose actuelle ne nuit que modérément à mon moral. Cependant, il est temps de réagir et de trouver des raisons de me réjouir.
 
Trouvons du travail !
En ce moment, je m’emmerde donc je lis. Saine activité. Donc après avoir dévoré Harry Potter, j’ai entamé et terminé le drôlissime « Blog de Max », l’histoire d’un mec qui raconte son boulot et son talent certain à brasser de l’air. A peine terminé, je me jette sur « Le diable s’habille en Prada », actuellement en cours de lecture et férocement hilarant. Dans le premier comme dans le second, les auteurs croquent avec cynisme et méchanceté subtile leur environnement de travail… Et curieusement, moi, ça me donne envie de bosser.
 
Objectivement, j’en ai marre de rien faire chez moi et je préfère que l’argent qui tombe sur mon compte soit versé par Cosmo que par ASSEDIC. Juste une question de fierté, j’ai pas envie d’être un poids pour la société (ni pour mes parents qui paient des impôts dont une partie-infime- revient à leur fi-fille). Et puis j’ai une vie passionnante en ce moment : lever 14 heures, un petit tour dans une pièce intime de ma maison, allumage de l’ordi et de la télé et ABRUTISSAGE. J’écris pour mon blog, je visite et commente ceux des autres. Parfois, je me dis que ce serait bien que je mange donc je le fais. D’autre fois, je me dis que ce serait bien d’arrêter de manger si je veux un jour pouvoir à nouveau quitter mon canapé. Bref, je ne fais pas grand-chose de constructif si ce n’est bosser sur ce blog pour votre plus grand bonheur.
 
Ceci étant, je viens d’intégrer, grâce au blog, justement, la rédaction de ce site, mes premiers articles bientôt. Hé oui, j’ai reçu ce mail, un jour : « votre blog est sympa, je dirige un site pour les demoiselles de 15 à 30 ans, ça vous intéresse une collaboration ? » Un peu, mon neveu ! Certes, c’est du bénévolat mais ça rajoute une corde à mon arc : du journalisme féminin, j’ai jamais fait. Ceci étant, j’aimerais aussi bosser dans un journal qui rémunère, ce serait bien. Ne serait-ce que pour me lever à 7h30, prendre les transports en commun tous les jours et rentabiliser ma carte orange (sur laquelle j’ai enfin mis une photo), faire semblant de bosser toute la journée en écrivant mon blog, en lisant ceux des autres, en buvant du café en faisant la revue des derniers ragots de la boîte. Bosser, quoi…Et puis gagner des sous pour me payer plein de choses (des fringues, un abonnement en salle de sport, les SIMS2…)
 
Tombons amoureuse !
Non, en fait, ça, j’en ai pas envie. Mais trouver une nouvelle cible à séduire, ça me plairait bien.
 
Actuellement, ma vie amou…heu…senti…heu… sexuelle est plutôt sympathique, j’ai rencontré en octobre deux garçons que j’apprécie énormément, Guillaume et Jean, donc. Ce sont un peu plus que de simples plans brouette puisqu’on passe autant (voire plus, beaucoup plus) de temps à discuter qu’à brouetter. Je qualifierais plus facilement ses relations « d’amitié ambiguë », surtout avec Guillaume, et  j’avoue que ça me plaît bien, ça m’apporte beaucoup sur le plan humain. Vais-je tomber amoureuse ? Ce n’est pas à l’ordre du jour, ni pour eux, ni pour moi, de toute façon.
 
Le truc, c’est que ça fait longtemps que je n’ai pas eu à séduire. Depuis Arnaud, mes relations « sentimentales » se limitent à deux anciens plans cul en manque et deux lecteurs de mon blog, charmés par ma personnalité et mon style unique (et certainement ainsi par ma folle modestie). Tous les deux m’ayant charmée pour différentes raisons… je vous laisse deviner la suite. C’est très flatteur pour mon ego mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. « M’attaquer » à des hommes déjà pris dans mes filets, c’est un peu facile. Bon, rien ne me garantissait ce succès, surtout avec Jean mais tout de même.
 
Repérer un homme, essayer de le séduire (et me manger un râteau), voilà qui m’occuperait… Et ça ferait des articles marrants pour toi, lecteur. Mais où rencontrer cette perle rare ? Dans le meilleur endroit pour draguer : au boulot. Je dois donc en trouver un.
 
Faisons du sport !
Bon, je fais du gras, là, ça va pas. Mais je ne fais rien de mes journées à part regarder la télé, papoter sur MSN et me dire que la journée passe vite et que j’ai rien foutu. Donc résolution à mon retour sur Paris : se lever plus tôt et ne plus allumer Internet avant au moins 17h, pareil pour la télé. Ca ira de suite mieux et ça m’encouragera à sortir. Sauf que la meilleure façon de faire du sport est encore d’aller en salle donc de payer un abonnement donc d’avoir des sous donc d’avoir du boulot.
 
Donc, à partir de maintenant, ma priorité, c’est de trouver du boulot puisque manifestement, c’est ce qui fera changer ma vie et me fera passer de l’état de larve dans lequel je suis actuellement à celui de merveilleux papillon épanoui et irrésistible. Je vous tiens au courant de l’évolution de la situation.