Où trouver l’homme ? Episode spécial : un amour de vacances

(Je rappelle à mon cher lectorat et aussi aux autres que tout ceci est une fiction, que là, je suis pas du tout à la plage mais au bureau et je me demande si je vais pas faire une dépression nerveuse d’ici la fin de l’année… Bon, ok, j’exagère, juste une crise d’angoisse).

A la recherche du prince charmant

Je pars donc en charmante compagnie, celle de Jérémy. Ca fait très cliché la balade au bord de la mer de nuit avec la lune (qui a la décence de ne pas être pleine) mais c’est quand même super agréable, surtout le sable froid qui masse mes petits petons nus. On discute en marchant tranquillement puis on s’assoit sur le sable, les pieds dans l’eau (mon rêve était trop beau… 3 fois que je la fais, c’est un comique de répétition). Evidemment, un homme, une femme, la mer, la lune, les étoiles, Roch Voisine, il devait arriver ce qui arriva. Nous fîmes ainsi plus intimement connaissance sur le sable frais avec la mer comme bande sonore.

Le reste des vacances devait donc être consacré en roucoulades, baisers, et autres activités réservées à un public averti. Un vrai conte de fée, tralali, tralala, Jérémy a tout un tas de qualités. Oui mais voilà, j’ai oublié une dimension essentielle dans cette histoire : je cherche THE man et pas A man. Un amour de vacances, c’est comme l’Ile de la tentation, on oublie qu’on rentrera forcément les mains vides (à moins de reprendre bobonne ou pépère mais en général, les échanges salivaires devant caméra, ça ne réussit jamais à un couple, c’est étrange quand même). Hé oui, c’est un amour de vacances, une histoire sans lendemain mais à laquelle on repense, les yeux plein de chagrin (chagrin) avec la même impuissance face au temps assassin. Ne m’oublie pas !* Hé oui, j’avais omis un détail : Jérémy n’est pas parisien, pas même francilien. Donc on s’achemine soit vers une relation amoureuse à distance mais je suis globalement contre (déjà testé, pas approuvé), soit notre relation se finit là, sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés.

Donc c’est la mort dans l’âme que je rentre seule, le vague à l’âme sur Paris mais j’ai été con moi aussi : quelle idée de prendre un amour de vacances pour l’amour de toute une vie (enfin, d’au moins quelques années, on verra la suite après). Mais comme je suis une fille extrêmement optimiste, je rentabilise mentalement cette expérience : il m’a vue sous un jour peu flatteur (piètre joueuse de volley) mais il a quand même voulu me prendre la main sur la plage et déguster des moules en ma compagnie. Si on considère qu’il était charmant, brillant, drôle, beau, qu’il sentait bon le sable chaud… Ca me motive pour repartir sur les sentiers de la guerre.

Parisiens, me revoilà !

* Mais qui a pu chanter cette sublime chanson empreinte de poésie ? Je vous le demande.

Bienvenue dans le monde merveilleux des petites annonces


Bon, appart je veux, appart je cherche. Enfin, je cherche piano parce qu’aux heures d’ouverture des agences immobilières, moi, je suis aussi au travail. Donc comme je suis dans un bureau relativement calme de 3 personnes, je peux difficilement passer ma journée à harceler les agences. Donc alternative : je me rends sur le site seloger.com et je balance des mails à toutes les annonces qui m’intéressent. Sur une trentaine d’annonces, 3 réponses et encore, une, c’était pour tenter de me refiler un autre appart, plus cher. La recherche d’appart et la recherche d’emploi, même combat.



Donc je cherche. Etape 1, rentrer les critères : je cherche un appart F2 avec une chambre pour un maximum de 700 euros dans le 75 et un autre département de la petite couronne. Au début, je rentrais un minimat pour le loyer mais un F2 à 500 euros, c’est même pas la peine de le préciser en minimum, ça n’existe pas. Pour la surface, je n’ai pas toujours précisé mais après quelques visites (j’y viendrai, no panic), je ne veux pas moins de 28m², vivant actuellement dans 27. Je suis une grande, j’ai dit, je veux plus grand. Pourtant, au départ, je n’ai pas précisé la surface et je suis tombée sur quelques pépites, j’y reviendrai une autre fois.

Me voici donc face aux annonces et là, waaaaah, y en a plein. Mais avant de balancer mes mails sans réponses (je pense que les agences immobilières ne sont pas du tout web 2.0… Ni web tout court d’ailleurs), je lis bien tout ce qu’on me dit histoire de déceler dès le départ les pièges cachés.

Piège 1 : la seule photo qu’il y a, c’est la façade. Autant, sans photo, je peux me dire que l’agence n’en a pas fourni mais que l’appart peut être potable. Là, si y a juste la photo de la façade, c’est que c’est la seule chose de montrable sans effrayer le chercheur d’appart.

Piège 2 : « situé à un étage élevé ». Comprends : sous les toits et sans ascenseur.

Piège 3 : Oups, on a oublié de préciser le métrage carré. Comprends : cet appart est minuscule et honteusement cher mais viens le voir quand même, avec de la chance, tu n’as aucune notion de l’espace et tu vas te faire avoir comme un petit bleu, gnark gnark.

Piège 4 : « salle d’eau » au lieu de salle de bain. En gros, t’as un recoin douche dans un coin de la chambre, on n’a pas osé appeler ça « salle de bain ».

Piège 5 : coin cuisine. En gros, il y avait un lavabo, on a dit que c’était la cuisine. Tu peux ramener tes plaques et ton frigo, si tu te démerdes bien, ça passe.

Piège 6 : le prix. Sur seloger et sites assimilés, l’immense majorité des annonces sont émises par des agences immobilières. Sous entendu par des gens qui connaissent la réalité du marché. Donc ils vont pas louer un produit qui vaut 700 euros à 500, les agents immobiliers ne sont pas nos amis. La bonne affaire existe, bien sûr. Mais là, je viens de voir une annonce : appart 35 m², 650 euros TCC proche de Lavande sur Seine… J’ai envoyé un mail pour le visiter, juste par curiosité. Mais apparemment, le mail, c’est vraiment pas la bonne approche.

Les gens trop bien sont faits pour être malheureux

Sauf à tomber eux-mêmes sur des gens bien. L’autre jour, je parlais d’un garçon de ma connaissance que nous appellerons James. Sur le papier, James est grand et beau, une très bonne situation, intelligent, cultivé, intéressant, généreux et très sympa. Sans doute qu’il a des défauts, je ne le connais pas suffisamment pour les avoir vus. Ne vous emballez pas mesdemoiselles, James est en couple. Mais pourtant, je me dis que James est typiquement le genre de mecs qui est plus fait pour souffrir que faire souffrir, alors même qu’il a tous les atouts pour briser des tonnes de cœurs.

Alors voilà, les gens trop bien sont-ils faits pour être malheureux ? Scannez votre entourage, tous. Vous n’avez pas une personne, homme ou femme, qui cumule les sales histoires amoureuses alors que sur le papier, il/elle a tous les atouts dans sa main pour être heureux ? Moi, si j’en n’avais qu’une… J’en ai toute une collection. Et je me demande pourquoi, oh oui, pourquoi ? En pensant à James, j’ai cru entrevoir une explication et ça marche avec mes amis « bien et qui souffrent ». Déjà, James est victime du syndrome du trophée, je dirais. La première fois que j’ai dit James, je me suis dit « miam, j’en ferais bien mon 4 heures ». Mais en faire un petit ami ? Ohlala, non. Bon, la question ne se posait pas vu qu’il avait déjà sa copine, on est dans la fiction mais un mec beau comme ça, on l’imagine plus dans le rôle du prédateur que de l’homme d’une vie.

Explication deuxième qui découle de la première : ces gens bourrés de qualité sont effrayants. Imaginons que j’ai un James à la maison. Je le regarderais avec les yeux de l’amour, je l’écouterais parler pendant des heures mais si je repère pas vite les défauts dans cette cuirasse de perfection, je vais commencer à vite paniquer : merde, il est trop bien pour moi. Toutes les filles vont le vouloir, se jeter sur lui, il va peut-être rencontrer une fille mieux que moi, aaaaaaaah ! Oui, une fille, ça psychote pas mal quand on s’y met. Donc soit je prends confiance en moi et surtout en lui (rappelons que nous parlons d’un mec bien et super loyal) et tout va bien, soit je vais finir par le plaquer pour un mec moins parfait et moins angoissant, quelque part.

Explication troisième qui naît de la douceur de caractère de James et ses amis du genre. En général, ces personnes ont une grande générosité et une grande préoccupation pour autrui. Donc ce n’est pas le genre à provoquer une sale rupture, il fera les choses tout en douceur. Et d’ailleurs, en général, ce genre de personnes ne rompt quasi jamais, sans que je sache bien pourquoi.

Conclusion : je suis intimement persuadé que James est programme plus pour souffrir que pour faire souffrir, ce qui me désole. Ce qui peut le sauver ? Tomber sur quelqu’un d’aussi bien qui l’appréciera à sa juste valeur et se verra faire autre chose avec lui que de l’épingler à son tableau de chasse. Alors, oui, c’est possible, James en est la preuve. Mais James a rencontré sa belle après 30 ans comme quoi, il lui aura fallu du temps.

Les grands raccourcis de ceux qui refont l’histoire

Pour ceux qui ne suivraient pas l’actu genre qui ont vécu six mois dans une grotte et qui décident de se reconnecter au monde en passant par mon blog (quelle idée!), je vous fais un résumé : hier ont débuté les JO de Pékin. Oh ah ! Du coup, ça anime les dîners en ville. Pour une fois, on ne parle pas médailles qu’on va forcément gagner vu qu’en France, on est toujours très forts pour gagner des médailles avant de jouer mais bien situation en Chine avec la répression du peuple tibétain. Si vous voulez faire vos malins, parlez aussi de la répressions des peuples ouïghours et mongols.

 

Evidemment, la Chine inquiète et on ne peut pas se dire que la répression des minorités, bof, c’est pas grave. Alors à force d’émotion, on dégaine une super analogie que les gens adorent : « Pékin 2008, c’est comme les JO de Berlin en 36 ». C’est ce qu’on appelle un point Godwin et en ce moment, on s’y vautre avec délectation et en plus, on croit avoir raison. N’importe qui lisant des journaux un peu plus détaillés que 20 minutes peut découvrir des tas des choses sur la Chine, son histoire, sa politique actuelle, la plupart des news mags ont fait un dossier sur le sujet. On découvre que la Chine n’est pas expansionniste et ne l’a jamais été  et sa politique de répression est guidée par un désir de sauvegarde de l’intégrité de son territoire et son unicité, ce qui est le cas depuis à peu près toujours. En Chine, il n’est pas question de pureté de la race surtout que sur un territoire aussi vaste, je me demande bien comment on pourrait définir un Chinois pur. Bref, je m’étale pas non plus mais il suffit de se pencher quelques minutes sur le sujet pour constater que la Chine 2008 et l’Allemagne 1936 n’ont pas grand chose à voir. Tant qu’à faire une comparaison foireuse, pensons aussi aux JO de Moscou en 80, y a au moins le facteur commun du communisme (bien que le communisme russe de 80 et celui chinois d’aujourd’hui ne sont pas vraiment des frères jumeaux)

On peut s’inquiéter de ce qu’il se passe en Chine, c’est même légitime. Mais pourquoi il faut toujours qu’on agite les chiffons rouges du nazisme systématiquement ? Y compris dans les médias, d’ailleurs. Ca m’exaspère toujours les dramatisations à outrance et hors de propos alors que la réalité fournit déjà suffisamment d’arguments pour s’indigner de ce qu’il se passe en Chine. Je parle de la Chine puisque c’est le sujet du moment (parlera-t-on encore du Tibet dans 6 mois ?) mais de façon générale, on en revient toujours au nazisme, à Hitler et à la Shoah. Pour des choses graves et pour d’autres moins. Beaucoup moins. Et ça a tendance à légèrement m’énerver. Oui, il faut tirer les leçons de l’Histoire mais faut garder certaines mesures. Les amalgames en tout genre ne sont pas des leçons de l’Histoire, c’est soit de l’inculture, soit la volonté d’effrayer les foules. Je me souviens, en 2002, deuxième tour des élections présidentielles, comme on a aimé reparler de 33 : « Hitler aussi a été élu démocratiquement ». 6 ans après, on se rend bien compte à quel point le FN est près de prendre le pouvoir…

Bref, je pense que la situation en Chine est suffisamment complexe et préoccupante aujourd’hui sans qu’on ait en plus besoin de rajouter dans le pathos. Parce que oui, je trouve que rappeler, la larmouillette à l’œil, ce qu’il s’est passé lors de la 2e Guerre Mondiale, c’est du pathos. Surtout que depuis, des génocides, on en a eu un énorme paquet, y compris en Europe (la Bosnie, c’est en Europe). Alors arrêtons un peu de reparler d’Hitler n’importe quand et comment, tout ça n’a rien à voir. Pourquoi ne pas plutôt lire les articles
approfondis sur la Chine pour avoir de vrais arguments ? De toute façon, je ne vois pas bien qui nous contredira quand on parlera du non respect de la liberté d’expression ou de la répression policière dans la région du Tibet, pas la peine d’en rajouter.

Courrier des cœurs : réponse à Coach

Cette semaine, Coach nous a posé la question suivante : « Je suis avec ma copine depuis 4 ans et demi et voici mon dilemme.
Quand j’étais étudiant j’avais des rêves, des ambitions, notamment de m’expatrier, ou du moins de partir à l’étranger, tenter l’expérience, l’aventure..L’année dernière nous sommes partis en chine en vacances, c’était bien, génial, mais pour des vacances.
J’ai alors compris qu’elle ne pourrait ‘quasi » jamais accepter de partir avec moi vivre qq années la bas. depuis je ronge mon frein, j’ai enfoui ce désir, mais aujourd’hui c’est trop dur, mon envie de tenter l’aventure est trop forte… Que dois je faire ? Dois je oublier cette ambition ?
 
J’aime ma copine de tout mon coeur et de toute mon âme mais j’ai besoin aussi de m’épanouir. Le dilemme se corse d’autant plus que nous attendons un enfant bientôt. Que faire ? Comment lui dire ?
 
Merci d’avance
 »



La cellule love and sex s’est réunie pour répondre à cette question complexe et voici ce que l’on pense.

Enzo : Avec un enfant, ce sera encore plus dur. L’idéal serait de le faire maintenant. Si tu renies tes envies profondes, tu craqueras à un
moment donné, que ce soit pour la crise de la trentaine ou celle de la quarantaine ! Plutôt que de tabler directement quelques années, penses peut-être plutôt à quelques périodes de six mois renouvelables.

Lucas : Déjà si tu es avec elle depuis 4 ans et qu’elle est enceinte, faut-il encore parler de copine ? Ta compagne serait plus adéquat…
C’est toujours le même pb. Hable con ella ! Parle avec elle ! Evoque avec elle les bons cotés de l’expatriation, l’aventure, la découverte… Et surtout le gamin ne doit pas être un frein… Demande lui clairement ce qui la gêne et si elle n’a pas d’arguments donne lui quelques jours pour qu’elle réfléchisse, puis parlez en entre quat’z’yeux… Plus facile à dire qu’à faire.

Summer : C’est dur comme question! A ta place je me demanderais ce qui est le plus épanouissant pour moi: être là bas sans elle et
accessoirement sans mon gosse si elle ne veut vraiment pas partir ou rester ici et ne jamais tenter l’aventure. Ensuite oui, comme le dit Lucas une discussion s’impose, c’est aussi une décision à prendre à 2.

Jane : Sans enfant en jeu, j’aurais clairement dit « Fonce et tente l’aventure, histoire de ne pas avoir de regrets dans quelques années ». Parce que malheureusement, il se peut que lors d’une dispute, le sujet soit remis sur le tapis, et généralement, ça tape là où ça fait mal.
Mais avec un enfant en construction… Ce n’est plus uniquement vous deux, mais vous trois maintenant, et décider de partir en prenant le risque qu’elle ne suive pas (si elle n’était déjà pas motivée avant, je doute qu’enceinte elle le soit plus) n’affecte pas seulement vous deux…
Une solution miracle? Il n’y en a pas, à part éventuellement mettre vraiment le sujet à plat, et tenter de lui vendre ton projet. Après tout, mondialisation oblige, c’est toujours bien pour un enfant de découvrir plusieurs cultures (si tu as besoin d’aide et de conseils en chantage affectif, mes tarifs sont très intéressants et les résultats quasi garantis!)

Tatiana : Je ne peux qu’adhérer aux réponses précédentes. Que me reste-t-il à dire ? Je rajouterais que ça te fera du bien d’en parler avec elle car sinon effectivement ta frustration risque de ressortir de la mauvaise manière à un moment ou à un autre. Aussi, apparemment vous vous aimez beaucoup donc je me dis qu’il y a des chances qu’elle comprenne ton envie d’expatriation. Peut-être pourrez-vous trouver un compromis : choisir le pays ensemble et réduire la durée.

Nina : Bon, je pars du principe que quand tu dis « un bébé bientôt », ça veut dire qu’il est déjà en route. Je me demande si tu as
l’opportunité de partir ou si tu veux juste partir à l’aventure parce que la deuxième possibilité me paraît un peu difficile avec un bébé. Je sais que certaines familles partent à l’aventure mais pas avec un tout petit bébé, il faut attendre qu’il grandisse un peu. Pour ma part, j’aurais tendance à dire que l’arrivée d’un enfant va être un grand bouleversement dans votre vie et je crois qu’une expatriation maintenant va être très difficile. Maintenant, je pense que tu ne dois pas renoncer à ton projet pour toujours car cette frustration risque de ressortir un jour et ça ne ressort jamais au bon moment. Mon conseil serait d’attendre que l’enfant ait deux ou trois ans, histoire d’arriver là bas en début de sa scolarité. En attendant, ça laisse du temps pour préparer le terrain. Je pense que si le départ est bien préparé, il sera moins effrayant pour tout le monde.

Et voilà ! Si toi aussi, derrière ton petit écran (ou plus grand, j’ai pas les stats sur votre matériel), tu as besoin de nos lumières, de nos avis, si tu es pris d’une envie irrépressible de voir ton nom écrit en grosses lettres bleues sur ce blog, n’hésite plus, pose ta question en comm, par mail (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même passe par mon facebook, mon twitter, envoie-moi des signaux de fumée… Et nous te répondrons.

PS : La question de cette semaine étant délicate, si tu as choisi la voie de l’expatriation, je pense que Coach sera ravi d’avoir ton avis.

Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

Mais comment trouver un appart ?

Prendre la décision de changer d’appart, c’est bien mais ça ne suffit pas. Les agents immobiliers qui gavent ma boîte aux lettres ne veulent que me vendre des apparts mais jamais m’en louer. Déjà, avant de chercher, il faut savoir ce que l’on veut, on a globalement deux voies royales.

A- L’agence immobilière

Premier réflexe. On se rend chez M. l’agent immobilier et il nous propose ce qu’il a en catalogue. Ca, en théorie. Parce qu’en pratique, les agences immobilières sont taquines, instants vécus. Un lundi, je gagne un RTT car on déménage nos bureaux donc je me dis que je vais en profiter pour me rendre à Lavande sur Seine, ma plausible future ville. Déjà, penser que toutes les agences immobilières sont ouvertes le lundi, c’est plus de l’optimisme, c’est de l’abnégation. Quant aux autres, faut dire ce qui est, la location, ça ne les intéresse pas. D’ailleurs, ils n’en proposent même pas « ah, pour ça, faut aller dans notre agence sur Paris 8e ». Ah bah oui pour louer un appart en banlieue, j’aurais forcément pensé à faire les agences dans un des quartiers les plus chers de la capitale.

Quoi qu’il en soit, la location, c’est un peu leur argent de poche donc gagner de 500 à 800 euros sur mon dos, ça ne les passionne pas. J’ai même vu 1000 euros de frais d’agence pour un appart à 690 euros ttc, je pense qu’on peut appeler ça du foutage de gueule.

B- Le propriétaire

De prime abord, ça paraît la solution idéale car pécuniairement plus intéressant. En effet, qui dit proprio dit pas de frais d’agences immobilières. Tout est basé sur la confiance mais nous sommes entre adultes, non ? Ben non. Pour ceux qui lisent ce blog depuis longtemps, vous connaissez mes mésaventures avec feu mon proprio puisqu’il est mort depuis. En janvier 2006, dégât des eaux chez moi, il me laisse le soin de contacter un plombier, je vais les travaux, lui envoie la note et… « non, vous vous êtes faite arnaquer, je
paie pas ». Rien du tout, 800 euros de ma poche. Après tout, je pouvais attendre qu’il valide le devis avant d’entreprendre les travaux, vivre dans une odeur de vase et l’humidité en plein mois de janvier, je suis vraiment une chochotte de pas avoir tenté le coup. Donc l’avantage de l’agence, c’est que normalement (ahem) ils sont réglos et gèrent ce genre de problème. Quand j’ai eu un souci de plomberie à Toulouse, je n’ai pas eu à débourser un rond de ma poche.

Par ailleurs, le problème majeur des proprios, c’est qu’ils demandent parfois des pièces justificatives hallucinantes. Mars 2005, je suis sur Paris pour quelques jours pour me trouver un appart. L’un d’eux me plaît donc la proprio me fait venir chez elle à Montrouge pour que je lui apporte tous les papiers. Etant étudiante, tous les papiers, ça veut dire ceux de mon père. Je précise pour ceux qui ne savent pas que mon père est médecin spécialiste libéral et a en plus un mi-temps au CHU de ma ville natale. Déclaration de revenus, bulletins de salaire de l’hôpital… Et là, la nana me fait : « vous avez le contrat de travail de votre père à l’hôpital ? ». Heu… Mais il est libéral avant tout quand même donc non, j’ai pas. « Vous avez une attestation de banque comme quoi votre père n’a jamais été à découvert ? » Non et j’ai pas son test d’urine non plus. Je sais que parfois, les propriétaires ont des mésaventures avec des locataires mais là, mon père a quand même une bonne profession, faudrait voir à ne pas exagérer. Evidemment, je n’ai pas eu cet appart là, mon père
aurait pu être à découvert une fois dans sa vie, je n’ai pu prouver le contraire.

Bref, au vu de ma mésaventure avec mon proprio, je décide donc de passer par agence cette fois ci mais je regarde aussi les annonces de particuliers. Après tout, aucune solution n’est idéale et c’est finalement qu’une question de chance. On risque autant de tomber sur un proprio connard que sur une agence jemenfoutiste… Ou alors, je vais jouer au loto et me l’acheter direct, mon appart.

Où trouver l’homme ? Episode 19 : au beach volley

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Lecteur, je te rappelle ou je te dis des fois que tu viendrais ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une vaste blague, une fiction. Là, en vrai, je suis à Paris en train de cuire dans mon bureau non climatisé, non ventilé, non aéré alors tu vois, le beach volley, ça tient plus du fantasme que de la réalité).

Des fois, je me dis que la vie ne m’apprend rien, comme dirait l’autre. Jusqu’à présent, j’avais testé le sport comme plan drague avec les échecs que l’on sait et même une terrible blessure, j’avais également tenté la plage. Que des échecs retentissants. Alors quand ma copine qui m’a entraînée sur le bateau où j’ai vomi me propose un beach volley avec des mecs « trop bien gaulés, bronzés et torses nus », je ne sais pas ce qui m’a poussé à accepter. La naïveté ? Un besoin irrépressible de me rincer l’œil ? En tout cas, sur le coup j’y crois.

Analysons objectivement les données de l’équation : le soleil et moi, on n’est pas copains, c’est un fait [élément trop réel du récit]. Donc passer une heure au soleil sur le sable blanc qui réverbère bien est déjà une mauvaise idée en soi. Par ailleurs, le volley, sur terrain dur, ce n’était pas trop ma tasse de thé au lycée, j’étais, il faut bien le dire, mauvaise. Disons que pour servir, ça allait mais pour le reste, faudrait voir à pas trop m’en demander non plus. Mais dans un fol élan d’optimiste, je me dis que a) j’ai peut-être progressé depuis selon la loi de je maîtrise mieux mon corps qu’à l’époque et b) on est là pour s’amuser donc peu importe.

J’aime cette espèce de naïveté que j’ai envers la vie, des fois. Constatation première : ça me brûle un peu les pieds le sable, quand même… Bon, je me débrouille comme je peux, je rate un nombre incalculables de balles ou les renvoie n’importe comment, je me casse la figure plusieurs fois, vu l’instabilité du sol. Et puis il faut dire ce qui est, courir sur du sable, c’est juste inhumain, ça coupe les jambes, ça fait tomber. J’ai chaud, je transpire et le sable trouve super drôle de se coller à ma peau. En plus, les beaux gosses de mon équipe, au vu de mes compétences sportives, ils me sourient drôlement moins qu’au départ. Hum. J’avais oublié dans mon équation de départ l’incroyable instinct de compétition des hommes.

Devinette : qui a fait partie de l’équipe perdante ? Moi. Heureusement, après l’effort, le réconfort, on va se boire un coca à la terrasse d’un bar. Oui un coca, il ne faut pas boire de l’alcool après avoir pris le soleil, je retiens des leçons, des fois, quand même. Là, les mecs se montrent plus gentils avec moi quand même, surtout ceux de l’équipe adverse. J’essaie de montrer que je ne suis pas qu’un boulet en racontant des blagues drôles tout en faisant attention à ne pas agiter les bras dans tous les sens comme à mon habitude puisqu’un verre renversé n’arrangerait pas mon dossier. Tiens, l’humour ça semble mieux marcher que le sport, un jeune homme semble mordre à mon hameçon. Un de l’équipe adverse, bien sûr.

Après le resto (le sport, ça creuse), il me propose un petite balade au bord de la mer, lui et moi, seuls sur le sable les yeux dans l’eau… Oui, je sais, j’ai déjà fait la vanne, ça s’appelle du comique de répétition. Evidemment, je m’empresse d’accepter. Nous saluons donc les autres et partons tous deux fouler le sable rafraîchi par la nuit tombée.


A suivre !

Prétention et Modestie

Par Lucas


Je sais bien. Ca vous fait penser à Orgueil et Préjugés un tel titre. Je ne fais rien qu’à copier. Bouh, pas bien. Jane Austen va sortir de son caveau et venir me donner une malédiction.

Bon,  Prétention et Modestie parce que j’ai été taxé ces jours ci de prétention et ça m’énerve. Non pas parce que c’est faux ; je suis surement prétentieux,
m’enfin ce n’est pas avec mes études de merde et le fait qu’à 29 ans je n’bosse toujours pas que je peux me la raconter. Mais bon ce genre de pseudo débat stérile avec moi-même n’a aucun intérêt : revenons au sujet.

Ca me fait râler, mais il s’avère qu’en Douce France, on voue un culte à la médiocrité.

Alors là bien sûr, vous allez dire :

 « Mais il est pas bien Lucas, il nous prend tous pour des demeurés ou quoi ? Elle a raison la nana qui dit qu’il est prétentieux. Faut qu’il se soigne !« 

Alors, oui,  je sais bien : les magazines nous abreuvent d’exemples de gens qui ont réussi, de Challenge à Capital en passant même par Le Monde. Pour autant,
certaines lectrices, certains lecteurs reconnaitront qu’en France il ne faut pas avouer qu’on est doué, efficace,  ou au dessus de la moyenne dans un domaine donné sinon on est tout de suite 
taxé de vaniteux, d’orgueilleux, de mec qui se sent plus péter. Parce que reconnaitre soi même son talent en France, et bah c’est pas bien. Attention ! Je ne dis pas le clamer et s’en gargariser.

Je dis : simplement le reconnaître.

Culture de la médiocrité où personne ne doit sortir du rang, égalité portée aux nues…

 Cette culture, c’était celle qui dominait en France et elle en train de changer grâce notamment à des média agressifs (l’Entreprise qui invite ses lecteurs à se lancer, par exemple, et qui a senti qu’il y avait une place à occuper, un marché pour les publications dédiées à l’entrepreneuriat).

Avant, il ne fallait pas chercher à aller plus loin à faire progresser ou changer les choses. Paye ton cours « Comment lutter contre la résistance au changement ? »

Si les autres disent du bien de vous il ne faut pas les encenser. A la rigueur, on peut rester silencieux. Mais il faut mieux les contredire avec un p’tit sourire de mauvaise foi. Assumer qu’on est bon dans un domaine donné c’est mal.  En France, il faut rentrer dans le rang personne ne doit dépasser

Et je suis persuadé que la religion catholique a eu un rôle là dedans.
Sinon, pourquoi les pays de culture protestante voire anglicane ont un rapport différent à la réussite, qu’elle soit financière ou plus largement sociale ?
Comment expliquer que ce soit en Angleterre qu’il y ait eu en premier la révolution industrielle ?
Wiki nous propose 3 éléments de réponse :
– l’empire colonial,
– la spécialisation industrielle précoce,
– la puissance financière.

J’en rajouterai un 4eme qui me parait prépondérant : l’anglicanisme, religion qui ne reniait pas l’enrichissement personnel. Cette volonté de réussite, on la retrouve aux Zetats Zunis mais là ils ont d’autres arguments : un peuple d’aventuriers, de preneurs de risques au départ. Ca vous façonne une culture cet état
d’esprit…

Donc je résume. La religion catholique est responsable de tous les vices de la terre et elle a trouvé un ferment utile dans la culture française qui a mis en avant le coté égalité plus que la liberté et a transformé la fraternité en assistanat. Plus prosaïquement on retombe sur le bon vieux dilemme entre égalitarisme et élitisme. Je sens que ce genre de paragraphe va susciter des réactions à foison…

Voila c’était mon dernier article sur les Vingtenaires. Depuis mon coma/accident, je ne me sens plus en phase avec les lecteurs (mais l’ai-je jamais été ?) et un peu trop enclin aux délires perso là où la ligne éditoriale est plus carrée.  Je ne me sens pas vraiment dans le trip 20’s et vos comm sur les  derniers articles voire vos silences le
montrent. Ca tombe bien Nina veut recruter de jeunes plumes. Ca tombe encore mieux, je vais avoir 29 ans, le 3 août. Vieux vingtenaire, vieux vingtenaire lève ton verre…

Je vais donc sombrer dans l’égoïsme vaniteux et essayer d’écrire une histoire. Une vraie.  Ca fait bien dix ans que mes amis me pressent de le faire : il est grand temps de leur faire lire un truc afin qu’ils se rendent compte qu’écrire des articles c’est bien joli mais avoir le talent et la culture d’une McCullers ou d’un Auster, d’un Aragon ou d’un Labro, voire plus récemment d’une Barbery  (L’élégance du hérisson) ce n’est pas donné à tout le monde. Je sais ce que vous allez dire : je pourrais très bien mettre en suspens ma participation le temps de barbouiller qq pages. Mais là encore, je me découvre vide. Les idées d’articles qui me viennent n’ont pas grand intérêt.

Merci pour tous vos messages, vos commentaires, dithyrambiques ou non, et surtout merci pour votre honnêteté intellectuelle.

Je repasse coté lecteur pour apprécier pleinement les phrases ciselées de Nina et son jugement, son abnégation et son allant qui suscitent encore et toujours mon
admiration.

Merci à tous les Vingtenaires pour leur accueil, leur gentillesse, virtuelle ou IRL dans les rares moments où on s’est vu. J’espère que je vous laisserai un souvenir pas trop mauvais.


Je vous laisse tous avec une chanson.  Découverte sur Nova. De la Soul bien zen.

Une chanson dont le titre pourrait faire croire que je veux rester dans vos esprits mais c’est simplement que la musique est fort plaisante. Dédicace à Mlle Myers
au passage… Et petit sourire triste de circonstance : Lucas tire sa révérence.



Découvrez Dajla!

Fessebouc

Par Bobby 

Ca y est, je m’y suis jeté. Et la spirale infernale m’a entraîné dans ses torsades infinies et inutiles, de quizz en quizz, de groupes en groupes. Ainsi, selon
Fessebouc (ceci est la traduction française officielle de Facebook, et non pas « trombinoscope » comme on voudrait nous le faire croire), je serais à la fois bisexuel, une bouteille de Vodka, Quentin Tarantino, et Zeus, le dieu des dieux. Je suis membre de groupes passionants, tels que « pour que Coyotte attrape enfin Bip-Bip et lui défonce sa gueule » ou bien « il faut boire avec modération… mais putain c’est qui ce modération ? »…

Mais  non, ne crois pas, cher lecteur, que cet article vise à dénonce l’inutilité patente de ce truc. En fait, je vais faire mieux que ça, je vais me plaindre. Et me vanter à la fois, car je pense être le seul être au monde dans ma situation (si quelqu’un me fait savoir qu’il/elle a vécu la même chose, je lui tranche la tête à coups de pelles, c’est
clair ?).

Il se trouve, cher lecteur, que je me suis fait larguer via fessebouc. 

Quoi quoi ? Oui, ok, j’ai oublié de vous dire que j’étais en couple, donc forcément, mon effet est amoindri. Pour resituer, appelons-le David (il a une étoile de
David autour du cou, et puis je me voyais pas le surnommer Abraham ou Jacob). Physiquement, il avait quelque chose du surricate. Très élancé, et tout fin. Brun, cheveux en pagaille. Bordélique sur lui, dans son appart, dans sa vie. Un mec que rien n’accroche. Qui se laisse porter au gré de ses envies. C’est séduisant, certes. Mais c’est pas vivable.

Alors donc, l’autre jour, je me réinscris sur fessebouc pour la troisième fois consécutive (les deux premières fois, je m’étais désinscrit au bout de 30 minutes,
effaré par la perte de temps que représentait la chose). David devient aussitôt mon premier « ami » (faudrait d’ailleurs qu’ils pensent à changer ce mot, « ami », parce que je doute que des gens en aient plus de 300, en vrai, comme l’affichent pourtant certains profils).

Et quelques minutes plus tard, je vois que David change son profil et dit être en couple avec un certain Rémi. Alors bon, je me dis qu’après tout, c’est une
audacieuse façon d’épeler mon nom : Rémi/Bobby, qui sait, il a dû se tromper en tapant sur son clavier, ça arrive.

Je vais visiter le profil de ce bivalve, et je me dis que non, quand même, c’est bizarre, c’est ni mon profil, ni mes photos. Qu’il y a donc bien un Rémi qui est en couple avec mon copain. 

Petit message adressé à Dieu, au cas où il lirait les Vingtenaires (ce dont je ne doute pas, même Dieu doit avoir des moments de nostalgie en repensant à sa
jeunesse) : si ton but c’est de me blaser à mort jusqu’à ce que je devienne une grosse cerise bien aigre, c’est bon, tu es sur la bonne voie. Encore deux ou trois histoires dans le même genre -car après tout c’est pas la première- et tu auras réussi (sinon, le restau tient toujours pour vendredi ?). 

PS : Bientôt, vous aurez peut être droit aux aventures de Bobby le petit serveur ! A l’heure où j’écris cet article, le temps qui me sépare de l’entretien d’embauche s’amenuise de secondes en secondes…