Attend-on trop des fêtes ?

Je le disais l’autre jour, je n’aime pas vraiment le mois de décembre mais j’ai de bonnes raisons pour. Sauf que qui dit décembre dit Noël et nouvel an donc ça me console. Pourtant, on peut légitimement se demander : est-ce que je n’attends pas trop de ces fêtes ? Et quand je dis « je », je devrais dire « la plupart d’entre nous ».


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Il y a quelques jours, on m’a confié une dure mission au boulot : trouver sur nos forums des personnes ayant un budget serré ou étant seules à Noël. Si pour les premières, j’ai eu du mal (on était plus dans l’étalage de cadeaux), pour les seconds, j’ai trouvé et ça flingue bien le moral. Jusqu’à lire cette sentence bien vraie : « non mais on attend trop des fêtes ». Ben ouais.

 

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Il existe quelques dates qui nous permettent de mesurer un peu notre intégration à la société. J’en dirais deux : notre anniversaire et les fêtes. Oui, bon, les fêtes, y a deux dates, Noël et Nouvel An. Selon les convenances, ces fêtes ne doivent en aucun cas se passer seul sous peine de passer pour l’asocial de service. De fait, si mon anniversaire ne représente pas forcément grand-chose (je ne le fête pas forcément le jour J) et qu’un Nouvel An seule, j’ai survécu même si c’était dû à une grippe pourrie, Noël, c’est trop « famille » pour moi pour imaginer le passer seule. Chaque année, j’en attends la sérénité que peut m’apporter ma famille, du repos, du calme même si en l’espèce, à bien y réfléchir, ce sont les pires vacances de l’année vu qu’on les passe à courir pour faire les derniers cadeaux. Quoi que cette année, mes vacances étant un peu décalées, j’ai pas eu ce souci là. Donc cette année, les vacances sont, pour l’heure, un véritable havre de repos parce que bordel, je l’ai bien mérité.

 

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Au-delà de mon cas particulier, il faut avouer qu’on met bien la pression sur les fêtes de fin d’années. Avez-vous fait vos cadeaux ? Le repas est-il prêt ? Et votre tenue ? Faut-il inviter les beaux-parents ? Noël, dans sa famille ou dans la vôtre ? Bref, quel que soit l’angle attaqué, hors de question de parler de la solitude pendant les fêtes, ce n’est pas envisageable. De façon générale, les médias ont du mal avec le concept de solitude, de « sans famille ». Noël et le Nouvel An sont des dates festives, tu fais la fête en collectivité et puis c’est tout. Mange des bûches, du foie gras, des huîtres, du saumon… Sois généreux avec ton prochain, oublie les conflits qui t’opposent à ta famille parce qu’à Noël, tout le monde s’aime-euuuh !

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Alors évidemment, avec tout ce matraquage, difficile de ne pas avoir de grosses pressions sur les épaules. Comme à la St Valentin où les célibataires sont stigmatisés mais là, c’est pire. Parce que le célibat, ça concerne plein de monde mais les sans familles, ce n’est pas censé exister, ça se peut pas ! Tu as forcément des parents, des enfants, une belle-famille, des cousins à la rigueur mais être seul, non, ça ne se peut point. Ou alors, t’es vieux, la solitude des vieux, ça passe mieux. Ce qui nous fait tout un tas de gens qui culpabilisent de ne pas inviter tel ou tel membre de la famille que l’on n’apprécie pas du tout, de devoir aller dans la famille du conjoint plutôt que la leur ou imposer au conjoint de ne pas passer les fêtes dans sa famille pour la passer dans la nôtre… Sans parler de la pression des cadeaux. Dis moi ce que tu m’offres, je te dirai qui je suis pour toi.


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Pourtant la question est : quelle importance de rater les fêtes ? Quand j’ai dû passer le réveillon toute seule pour cause de grippe, sur le coup, ça m’a complètement déprimée mais finalement, est-ce que ça a changé quelque chose ? Non. Ce n’est qu’une date, une soirée. Pour le coup, là, ça ne renvoyait pas à ma solitude mais à ma santé précaire. Pourtant, j’ai la sensation que les réveillons se font de plus en plus en petit comité. Mes parents sont ravis de ne rien faire cette année, ma sœur et moi le faisons chacune en petit comité, elle avec son futur mari et ses amis, moi avec quelques amis, sans même mon amoureux mais je n’avais même pas pensé que ça puisse poser problème avant de découvrir la pression des fêtes. On se fera un petit truc tranquille après. Finalement, je la gère pas si mal cette pression de ce point de vue. Mais laissez moi passer Noël hors de ma famille nucléaire et là, je serai sans appel : l’année a été à l’image de ce Noël : pourri. Oui, condamner toute une année pour un jour, c’est excessif mais je suis comme ça, moi.


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Peut-être qu’un jour, on apprendra à dédramatiser, à se détacher de la pression médiatique attachée à ces fêtes. En attendant, cette année, mon Noël fut joyeux même si je crois que mon iPhone, plongé dans l’eau glacée de mes toilettes par inadvertance (ne le rangez jamais dans la poche arrière du jean) est en train de me quitter, je crois. Enfin, tout marche sauf qu’il ne capte par intermittence et encore, la 3g, il connaît plus. Supeeeeeer, je sens que ça va me coûter bonbon cette histoire. Mais à chaque Noël sa petite anecdote fâcheuse, cette année, elle est bien légère, ouf !

En fait, je déteste décembre

(mais j’aurai mis 30 ans à m’en rendre compte)

Lundi dernier, déjeuner en amoureux avec Amant chouchou (faut que je lui trouve un nouveau surnom, le côté « amant », ça ne correspond plus du tout), je lui raconte mes nombreux malheurs quand soudain, je percute : mais qu’est-ce que je déteste décembre en fait.

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Petit panorama de ma vie : décembre 1986, mort de mon grand père, décembre 2002 mort d’un couple d’amis très proche de mes parents plus gros accident de Yohann qui devient à ce moment-là notre « presque frère », décembre 2008 mort de ma grand-mère. Je vous expliquerai plus tard le marasme décembre 2010 mais si personne n’est encore mort (le encore, c’est pour tenter de conjurer le sort parce que des fois, j’écris un truc sur ce blog et il se passe pile l’inverse juste parce que la vie aime me faire chier). Il s’est passé d’autres trucs en décembre, je me souviens par exemple de l’annonce du suicide du mari d’une des collègues proches de ma mère le 25, l’année où ma mère s’est crue enceinte, en 96 ou 97, je crois, et qu’elle était insupportable avec nous (alors que c’est bon, on était déjà nées !). Ouahou ! Effectivement, en 2011, faites-moi penser à hiberner du 01 au 31/12 avec un petit réveil le jour de Noël.

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Au fur et à mesure que je racontais cela, une question est venue me tarauder : pourquoi j’ai mis 30 ans à m’en rendre compte ? Pourquoi le curseur du pire mois de l’année est resté sur mars alors que mars est juste un mois saoulant mais en rien catastrophique voire dramatique ? La réponse est simple : Noël. Un peu comme un prix de consolation. J’ai toujours bien aimé Noël malgré mon cynisme naturel, celui qui me fait détester les trucs guimauves comme les comédies romantiques. Parce qu’à Noël, on est tous ensemble, on oublie les crises, on est bien. Chaque année, il y a des disputes juste avant (cette année, ce fut ma mère vs ma sœur avec ma personne en juge de paix) mais le jour J, on est contents, on se retrouve ensemble, tranquille, on reçoit, on se détend, on rit, on boit, on mange… Même si y a toujours un petit pincement au cœur quand c’est fini un « déjà ? » un peu ingrat. Mais bon, j’ai toujours tendance à vouloir prolonger ce que j’aime bien, c’est humain.

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Pourtant, décembre est, excusez-moi du terme, une salope. Une vraie bien vicieuse. Mon mois de décembre a été un pur ascenseur émotionnel alternant hauts et bas, un peu à l’image de mon année 2010 dont je vous infligerai naturellement le bilan la semaine prochaine, une tradition sur ce blog. J’ai pleuré, beaucoup, ri, pas mal, alterné moments de pure ivresse et ceux de gros abattements, envisagé de consulter un psy pour faire le tri dans tout ça (même si mes états sont légitimes), espéré que j’allais m’endormir, là, et me réveiller dans 3 mois pour voir où en étaient les choses. Pas de bol, les « choses » ont besoin de moi pour évoluer, l’inactivité ne solutionnera pas mes problèmes.

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Dieu merci, décembre est quand même livré avec ses deux soupapes, Noël et réveillon, les deux s’annoncent bien A PRIORI (toujours pour conjurer le sort) et on va pouvoir repartir du bon pied. Puis y a les vacances, celles qui commencent toujours avec une facétie de la SNCF. L’an dernier, j’ai voyagé dans un wagon non chauffé, cette année, j’ai découvert avec désespoir en retirant mon billet que je serai assise en voiture 4 « selon disponibilités ». J’ai eu un siège pendant 1h sur les 6, j’ai passé la 2e heure roulée en boule à l’entrée du wagon avant que les contrôleurs me demandent de bouger car « mon chat miaule et ça dérange », ce à quoi j’ai répondu « bah, moi, ça me dérange de voyager assise par terre, chacun ses problèmes ». Ils m’ont finalement rangée dans le garage à vélo où il y avait 4 strapontins (occupés) mais au moins du chauffage. J’ai donc passé les 4h restantes à dormir roulée en boule sur ma valise en tentant de lire mon Management mais le train, c’est fait pour dormir. Résultat : aujourd’hui, j’ai mal au dos. Mais je suis en VACANCES avec la cheminée et ça, ça les enfants, ça vous console toujours de votre mois de décembre pourri.

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Dans ta gueule, la vie !

La femme est elle un trophée ?

Par Laurent

Je me suis toujours considéré comme Gentleman et en tant que tel je ne voulais juger une femme que sur ses qualités morales et son élégance.

Mais entre cette théorie et la pratique, force est de constater que depuis quelques années j’ai tendance à me fier à des critères beaucoup moins nobles, et me pose souvent cette question : serais-je fier d’être avec cette femme ?

Pour la clarté du sujet, je tiens à préciser que je me pose cette question pour la fille avec qui j’aimerais faire mon nid, je ne cherche pas nécessairement autre chose étant déjà dans une R.A.S. (Relation Affectivo-Sexuelle, je ferai peut être un post dessus).

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Apres avoir fait le débat sur le sujet hier avec des potes, je me suis rendu compte qu’une grande partie d’entre eux avaient également ce mode de raisonnement, et qu’on pouvait certainement en déduire une généralisation.

Tout d’abord, commençons par l’origine de tout ça, qu’est ce qui fait qu’un mec voudra un truc qui brille à exposer fièrement à tout le monde, je lâche le mot : un trophée.

Nous entrons ici dans l’égo masculin (oui je sais ça peut faire peur), mais le raisonnement est assez primitif à vrai dire.

La première de ces raisons est qu’un mec est en compétition perpétuelle avec ses pairs (théorie du mâle dominant, tout ça tout ça), et le fait de parader avec une mignonette rajoute au moins 2 points sur 10 sur l’échelle sociale du mâle !

Petite anecdote pour étayer mes dires : dans un pub, des anglais complètements inconnus sont venu me déposer une pinte en me disant « well done bro’ » par rapport à la petite suédoise avec qui j’étais à ce moment la, comme si j’avais marqué un but en final de coupe du monde ou un truc du genre… 


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Une autre raison non négligeable, c’est qu’un mec adorera rendre jalouse ses ex en lui prouvant qu’elle n’était qu’un brouillon avant le chef d’œuvre. Car on peut tout acheter, mais pourrir la vie de ses ex, ca n’a pas de prix !

Après viennent des raisons plus profondes, prouver à ses parents qu’on n’est pas le raté qu’ils prétendaient, s’engager sans se dire qu’il était possible de trouver mieux.

Je vous rassure mesdemoiselles, si vous n’êtes pas une grosse bombasse vous avez quand même toutes vos chances, quand un mec cherche à se caser, il n’y a pas que le physique qui compte.

Et comme vous m’avez fait l’honneur de me lire jusque là, je vais laisser filtrer un peu l’info. De plus j’ai l’impression en lisant les anciens posts que quelques conseils matrimoniaux seraient loin d’être superflus…. Alors je vais vous faire un petit compte-rendu de mon récent débat sur le sujet, et vous énoncer qu’est-ce que votre futur mec va prendre en
compte pour déterminer s’il pourra, ou non,  se vanter auprès de la terre entière d’avoir trouvé la perle rare :


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Le physique : j’ai dit qu’il n’y avait pas que ça mais ca reste le premier truc qu’on regarde ! 

Déjà il faut comprendre qu’il n’y a rien de plus vexant pour un mec que d’entendre : ta meuf est grosse ou ta meuf est moche. Si vous faites parties de cette catégorie, je ne peux que vous conseiller 2 choses : le footing,  et le maquillage, (le voile ne constituant pas une solution viable), mais il faut savoir que ce premier test sera éliminatoire. Cependant le fait qu’une femme soit superbe ou juste un peu mignonne n’importera au final peu, comme si on savait que le temps ferait resserrer les écarts…

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L’argent : l’idée reçue qui dit qu’un homme se sentirait vexé de sortir avec une femme gagnant plus que lui ne s’est pas vérifiée avec les gens avec qui j’en ai parlé. Je dirais même qu’un homme mettra en avant le fait que sa femme gagne beaucoup, comme pour dire qu’il a trouvé un autre bon plan pour améliorer son train de vie.


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L’exclusivité : Nous parlons ici du nombre de partenaire qu’aura eu la belle, et ça le male y est particulièrement sensible. L’égo de l’homme a besoin de se sentir privilégié, d’avoir des faveurs que les autres n’ont pas eu, et ce qui est rare est précieux! A l’extrême un homme ne voudra jamais faire la femme de sa vie une femme qu’il considérerait comme un
« jouet usagé », qu’il jugerait aussi vexant que manger à la soupe populaire. 


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Le niveau social : il ne s’agit pas nécessairement du degré d’étude ou du travail, mais peut aller aux résultats sportifs, aux responsabilités associatives… Un homme aimera démontrer à qui en douterait que sa jolie femme n’est pas qu’une coquille vide, et il s’agit ici d’un moyen simple et efficace pour le faire. Pour mettre une touche d’avis personnel
c’est le critère que je privilégie pour me faire une opinion sur une femme (et sur les gens en général), il me parait plus sain de juger les gens sur ce qu’ils ont accompli plutôt que sur ce qu’ils sont, chose à laquelle ils n’y sont pour rien.

Vous l’aurez compris, c’est surtout l’égo du mâle qui prend le dessus quand il s’agit de trouver une fille pour se caser, mais ce phénomène est au final assez simple à comprendre.

Autant pour mettre dans son lit un mec se tournera vers une fille libérée, aguicheuse, pas des plus maline et d’un niveau social inférieur  car il joue la facilité pour arriver rapidement à ses fins.

Autant pour faire son nid c’est une autre histoire, car cela l’implique personnellement qu’une femme puisse potentiellement un jour porter son nom et élever ses enfants.

Un homme aura donc besoin d’être fier de la gazelle qu’il aura su attraper dans cette jungle qu’on appelle la vie.


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Après toutes ces réflexions, une question se présente désormais à moi : l’homme est-il également un trophée ?

Je n’ai pas la réponse, mais libre à vous mesdemoiselles d’écrire un article pour y répondre…

Je suis sexuée, t’as vu ?

Il est certaines choses qui, avec l’âge, nous amuse ou nous navre un peu. J’ai 30 ans, encore toute la vie devant moi, tant de choses à vivre. Pourtant, je commence à avoir de la bouteille et observer chez mes congénères des comportements que j’ai pu avoir dans le passé. Et là, telle une vieille conne, je secoue la tête en soupirant : tu crois que je ne comprends pas ton petit manège ?

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La vingtaine est souvent la décennie des expériences, de la découverte, on vit les yeux grands ouverts. Tel un enfant dans un magasin de jouets, on veut tout toucher, tout tester, tout sentir… Ok, ça démarre à l’adolescence mais là, c’est pas pareil, on est adultes, on est matures. Relativement certes mais chaque âge a l’immaturité du suivant. Ça veut rien dire, ma phrase précédente mais passons. Donc la vingtaine est un mélange d’adolescence et d’âge adulte où l’on se sent en droit de tout tester mais, surtout, il faut que ça se sache. Poussez-vous, laissez place aux woo vingtenaires ! (en référence aux woo girls).

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Twitter est un outil fascinant, je l’ai déjà dit. Ce qui m’interpelle, c’est le contenu que l’on y met, cette réclame permanente sur notre nous. Comme les status Facebook mais là, c’est en 140 caractères. Du slogan. On ne peut pas tout y dire, faut être concis et pertinent. On se construit un personnage en briques de 140 caractères. Si je lis ma propre timeline, c’est un mélange dense de râleries (beaucoup, surtout le matin quand j’attends le transilien qui ne vient pas), de photos de mon quotidien (fallait pas inventer les smartphones), de moments de vie, de tentatives de phrases percutantes que je rêverais dans la droite ligne d’un Desproges (mais certaines font beaucoup
plus Ruquier), de RT des liens ou sentences geniales des autres. Beaucoup de choses n’y apparaissent pas, notamment ma vie sexuelle. Parce que force est de constater que passer pour une petite dépravée aux yeux de mes followers ne m’intéresse juste pas. Le seul dont l’avis m’intéresse sur la question me pratique suffisamment dans le privé pour se faire son propre avis sur la question.
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Parce que le woo vingtenaire sexe. Il fait la fête aussi et veut que ça se sache mais surtout, il est sexué. Et il revendique sa liberté de fesses. Moi je veux bien sauf que quand la timeline tourne en boucle sur un « je suis libéré(e), je vais même te twitter de la photo de nichon », ça finit par interroger. Ca interroge d’autant plus que j’ai pu avoir ce comportement aux prémices de ce blog et que si j’avais eu Twitter à l’époque, je sais que j’en aurais fait autant donc la suite est à lire avec une moquerie tendre, un « moi aussi, j’en suis passée par là » de connasse. Mais trève de pommade, attaquons le vif du sujet.
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Comme le disait Epicure « pour vivre heureux, vivons cachés ». En prenant de l’âge, j’ai un peu compris le principe et je l’applique tant que faire se peut. Pourquoi ? Parce que raconter à une foule d’anonyme mes frasques n’a rien à voir avec les confidences entre amis, la narration d’expériences bête et méchante. Ce qui est rendu public ne l’est jamais par hasard. Depuis que j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog, j’ai vécu des choses. Beaucoup. Des qui auraient fait des articles délicieusement subversifs, des « non mais t’as vu comme je suis trop wild ». Mais je n’en ai pas écrit une ligne. Parce que je n’ai pas eu besoin d’en parler. Pas par honte ou par pudeur, non, juste que je n’en ai vu ni l’intérêt ni la nécessité. Même les choses importantes de ma vie privée, je les ai relativement tues. Les lecteurs attentifs auront noté que mon relatif silence sur ce blog devait être lié à ma vie amoureuse et ils n’ont pas tout à fait tort. Pas que mais un peu quand même. Parce qu’entre passer une soirée à écrire un article (bon, ok, je l’écris pas en une soirée mon article, à peine 30 mn voire moins si je suis sérieuse) et la passer dans les bras de mon amoureux, je ne me pose même pas la question. Mes considérations publiques sur la vie peuvent attendre, les câlins non. Parallèlement à ça, je lis les twitts estampillés de façon limite revendicative « NSFW » (No Safe For Work, twitt de cul) et, comme qui dirait, je « lole ».

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Déjà, twitter une photo pseudo artistique (en noir et blanc) de nibards ou de sexes érigés ou écartés (selon si l’on parle d’homme ou de femme) n’a jamais fait de personne une bête de cul. Prime spéciale aux nanas qui font ça genre « huhu, je mets des photos de nichons sur Twitter (pas les siens, j’entends), je kiffe Angelina Jolie, je suis bisexuelle! ». Ma chérie, je vois hebdomadairement des seins et des chattes IRL donc si toi, tu te dis bi, à la même échelle, je suis super lesbienne… Oui bon, ok, il est vrai que je les vois dans le cadre  d’un vestiaire et qu’il s’agit pour la plupart de mes copines et que c’est pas excitant trente secondes mais les photos pseudo léchées de scènes lesbiennes qui me font penser aux posters d’hommes torse nus portant des bébés de mon adolescence, ça m’excite pas des masses non plus. Parce que ça fait niais. Et puis, il y a la redondance : « moi, je suis libre sexuellement ». Ok. Tu veux nous en parler ? Ah merde, oui. Nous avons droit à, en moyenne, 2 à 5 twitts par jour sur le sujet nous racontant la vie ou les fantasmes sexuels de la personne. La question est : « pourquoi ? ». C’est un peu comme si je me sentais obligée de twitter plusieurs fois par jour « je suis hors norme, j’ai 30 ans, je veux pas d’enfants et je t’emmerde ». Ou un « je refuse le diktat des talons, ça fait mal aux pieds ». Oui, c’est aussi une revendication contre les diktats de la société qui voudraient qu’une femme féminine soit talonnée. Je le dis une fois, ok, super ta vie. 3 fois, heu… ouais, super ta vie. Au bout de la 5e, la question coule d’elle-même : j’ai pas compris, tu cherches à convaincre qui ? Si tu étais si sûre de tes choix et de ta sexualité, tu nous inonderais pas avec, il me semble.

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Je dis ça parce que je sais. J’ai eu une  période wild cul, moi aussi. Et je trouvais ça trop cool de prouver à la terre entière que ouééééé, je suis libérée, je dis fuck à la société qui veut faire de moi une femme soumise à un homme. Au singulier. Je suis liiiiibre, j’ai des plans culs et même que je trouve Angelina Jolie baisable, ouéééé ! Bon, avec le recul, la Angelina, je trouve qu’elle commence à faire peur. Je sais pas si vous avez vu la bande-annonce de The tourist mais y a un truc qui cloche, peut-être trop, mais alors beaucoup trop, de maquillage. Peu importe. Sauf qu’aligner les amants et les déclarations sur le sex appeal d’Angelina Jolie (ou tout autre femme célèbre, on s’en fout) fait-il de moi une personne libérée des carcans de la société ? Pourquoi un tel ton revendicatif sur ce qu’il se passe dans mon pieu ? C’est pas un peu le cas classique de quitter un conformisme pour se vautrer dans un autre ? Du genre « ahah, je rejette totalement la société bourgeoise et son principe de fidélité et sexualité sale et du coup, je me sens limite obligée de le dire tout le
temps pour obéir au conformisme inverse ». Youhou…

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Apprends de la sage que je suis (et sache que dans quelques années, je m’auto-foutrai de ma gueule car à 40 ans, je me dirai que j’étais drôlement cruche à 30), mon enfant. La vraie liberté, c’est d’agir sans se justifier, sans revendiquer quoi que ce soit. La liberté de cul n’est intéressante que si elle est vécue dans la sérénité, dans la non obligation de quoi que ce soit. Tu vois, mon tout petit (je kiffe les tons maternalistes), aujourd’hui, je ne me sens obligée de rien. Si j’ai pas envie de cumuler les amants, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher parce que ma libido hiberne, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher avec une femme  juste pour scorer et me la jouer bi, je le fais pas. Si ça doit arriver, ça arrivera et si ça arrive, je vais pas non plus le crier sur tous les toits parce que, hé, on s’en fout ! Parce que la question, la vraie, derrière tout ça est « mais pourquoi tu couches ? » Ou plutôt pour qui. Si tu te rends compte qu’à un moment, tu fais les choses pour nourrir ton personnage, je pense qu’un petit retour en arrière s’impose. La vie est trop courte pour s’imposer un modèle quel qu’il soit. Laisse-toi porter, tu verras bien ce qu’il se passe. Et merci de nous épargner le compte-rendu détaillé.

Avons-nous une date de péremption ?

Par Laurent

[Aujourd’hui, nous accueillons un nouveau vingtenaire alors tu es gentil avec lui, merci bien !]

Pour changer mes habitudes du samedi soir, j’ai décidé de tenter une soirée différente du pub + boite coutumier. Prenant des cours de danse depuis un an, je me suis dit qu’il était temps de mettre en pratique et de me trouver une soirée rock, pour guincher et pourquoi pas, l’espoir faisant vivre, trouver ma promise.

Après une petite recherche sur mon ami google, me voici donc quelques heures plus tard à l’entrée du dancefloor, motivé pour toutes les faire tourner dans tous les sens. Mais en entrant, une vision d’horreur me glaça le sang : un véritable.. .défilé de quadragénaire, quinquagénaire voir même sexagénaire, la femme la plus jeune de la soirée devait avoir 35 ans…. aaaaaaahhhhhhhhhhh.

Ayant abandonné 10 de mes euros à l’entrée, je ne me voyais pas tourner talons pour me mettre à l’abri de ce spectacle, je suis donc resté et j’ai observé.

Après avoir repris ma respiration, je me suis posé 2 questions : 1- qu’est ce que je fais là ? 2- sommes-nous tous condamnés à vieillir ?

Sommes nous, nous les hommes, destinés à prendre une bedaine dégoûtante, voir tous nos cheveux nous abandonner lâchement les uns après les autres, être essoufflés et dégoulinants de sueur après 3 minutes d’efforts.

Serez vous, vous les femmes, obligées de mettre du maquillage afin de boucher les tranchées entre vos rides, ne plus rentrer dans du 42, devenir disgracieuses sur vos talons, se fringuer comme des petites lolitas vulgaires pour vous prouver que non, vous n’avez pas vieillies.

Idée encore plus dérangeante, à quoi ressembleront nos soirées dans 15 ans. Est-ce que David Guetta, Bob Sinclar et Martin Solveig feront la tournée des idoles? Devront nous nous saouler à mort avant d’aller draguer pour ne plus voir qu’une femme de 40 ans, ben ca fait débander?

Je ne sais plus qui a dit : l’âge critique de l’homme, c’est celui de sa femme…… mais la voila la solution! Suivons l’exemple de Hugh Hefner et Claire Chazal. Nous irons cueillir sur l’arbre les demoiselles et damoiseaux portants encore des couches à l’heure actuelle, quand ceux et celles-ci seront mûrs.

Ouf me voila rassuré, je sais que si je gagne suffisamment d’argent j’aurais toujours une jeunette dans les bras (c’est pas comme ca que ca marche ?).

Mais profitons de notre jeunesse car ma petite visite au musée m’a filée les chocottes, et je peux vous l’affirmer : l’antiride marche à 25 ans, mais nettement moins à 50 ! Je pense qu’effectivement nous avons aux yeux de la société une date de péremption, et mesdemoiselles sans chercher à vous blesser, la vôtre arrivera bien avant la nôtre :).

Si tu pouvais voyager dans le temps, t’irais tuer Hitler ?

Ressort classique de romans SF, le voyage dans le temps qui sous-tend toujours la terrible question philosophique : faut-il intervenir dans l’histoire ou laisser faire les choses ? Car l’hypothèse de base est simple : un élément modifié dans le passé peut bouleverser tout l’avenir, cf Le voyageur imprudent de Barjavel qui met notamment en scène une sorte de boucle temporelle : s’il fait ça, il se déclenchera ça qui fait que dans son présent, il ne pourra pas repartir dans le passé donc s’il ne repart pas, il ne se passe plus rien donc dans le présent, il peut à nouveau repartir vers le passé pour commettre cet acte et donc ne plus le réaliser dans son présent et repartir dans le passé… Pour simplifier la donne, certains solutionnent tout par un « chaque intervention dans le passé crée une réalité alternative ». Complexe de Terminator : si Sarah et John parviennent à arrêter Skynet, John ne pourra pas envoyer son propre père dans le passé pour qu’il fertilise sa mère. J’ai revu Terminator 1 récemment, j’avoue que je me serais bien laissée planter un John dans le ventre aussi, il est canon son père.

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Hypothèse chérie des voyages dans le temps : si tu peux retourner en Allemagne dans les années 20, tu croises Hitler. Tu le tues ou pas ? Si on le tue, on sauve des millions de vie. Forcément, c’est tentant d’être le sauveur de l’humanité même si on reste dans l’anonymat car assassiner un étudiant n’a jamais fait de nous un héros, sauf à connaître l’Histoire qui n’aura du coup jamais lieu. Bon, évidemment, tuer Hitler n’empêchera pas l’affrontement Japon- Etats-Unis. Ok. Mais même en tuant Hitler, les Juifs ne sont plus victimes donc plus d’Israël et plus de guerre là-bas et un gros point de tension en moins dans les relations entre les pays Occidentaux et les pays musulmans et on peut même imaginer que du coup, y aurait pas la guerre froide, pas de guerre en Afghanistan ou de décolonisation donc peut-être pas d’Al Qaïda. Bon, faudrait que je détaille plus, tout ça n’est qu’une simplissime chute de dominos envisageable. Pourtant, je pense que si je retournais dans le passé, je  ne tuerai pas Hitler. Bon d’abord parce que je suis pas certaine d’être capable de tuer mais surtout parce que je pense que la chute de domino ne serait pas du tout celle à laquelle on pourrait s’attendre.

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Imaginons que je sois moins chochotte et que je tue Hitler. Fin du nazisme qui n’a même pas existé. Bien. Mais n’oublions pas qu’Hitler a quand même pu en arriver là grâce au contexte. Tuer Hitler n’efface pas les conséquences de la Première Guerre Mondiale, le fameux Diktat du traité de Versailles. Ce n’est pas parce qu’Hitler n’existe pas que les Allemands n’ont plus de rancoeur face à la terrible humiliation qu’on leur a imposé, que la crise de 29 n’aura ensuite pas lieu : Hitler était peut-être la mèche mais le mélange explosif est toujours là et rien n’indique qu’une autre mèche ne va pas s’imposer. Sans mauvais jeu de mot capillaire. On pourrait penser à Himmler, par exemple, on l’a pas tué, lui. Alors quoi, on éradique tous les dignitaires du parti pour être sûrs ? Mouais. Le terreau est quand même particulièrement fertile à ce moment de l’histoire, Mussolini n’a pas eu besoin d’Hitler pour arriver au pouvoir. Même si le fascisme n’est pas le nazisme. De la même façon, le début du XXe siècle fait la part belle à l’antisémitisme en France.

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Mais ok, imaginons que couic Hitler et qu’aucune mèche ne vient le remplacer à ce moment là de l’Histoire. On peut facilement imaginer que même sans cette guerre, la science continue son chemin. Même si, allez, on peut remettre en question l’installation d’Einstein aux Etats-Unis (même si lors de l’arrivée du nazisme en Allemagne, il n’y résidait pas mais les événements l’ont encouragé à ne pas y retourner)et sa participation au projet Manhattan donc pas de bombe A. Ok. Posons cela. On peut même poser comme hypothèse que sans camp de concentration, pas de tests sur les prisonniers donc un gros recul de la connaissance scientifique par rapport à notre réalité. Sauf que même sans ça, je ne crois pas que les scientifiques se tournent les pouces dans cette réalité alternative.

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Or imaginons qu’il n’y ait pas eu d’Hitler, pas de camps, pas de notion de crime contre l’humanité. Inévitablement, un jour ou l’autre, un autre homme serait parvenu à un même comportement. Les camps existaient avant (même s’ils n’étaient pas d’extermination), ils ont continué d’exister ensuite. Donc suivant mon raisonnement : science qui a progressé, tendance « naturelle » de l’Humain à enfermer les ennemis dans des camps, tentation de les éliminer, ça nous fait, ça nous fait… un massacre épouvantable. Sans parler du développement des armes massives. Pendant la guerre froide, si Etats-Unis et Russie ne se sont jamais affrontés directement, c’est parce qu’ils savaient les dégâts provoqués par les bombes A  et H. Or vu la surface des deux pays en question, une attaque engendrerait forcément réplique. Et là, prions pour notre survie mais j’ai un peu des doutes. Un peu comme dans Le diable l’emporte de Barjavel. Je sais, je
lis beaucoup trop de Barjavel.

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Tout ça pour dire que je ne suis pas convaincue du bienfait pour l’humanité de tuer Hitler, si on pouvait. Je crois que les vies que l’on sauverait au moment de la 2nde guerre mondiale seraient multipliés par 2, 3, 5 ou 10 plus tard dans l’Histoire. 

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Mais en fait, je trouve fascinant de se pencher sur la question. Je suis preneuse de tous les avis et de toutes les théories. C’est ça qui est magique avec une hypothèse de départ impossible (pour l’heure mais je suis plus que sceptique pour ma part) à mettre en place, c’est qu’on peut imaginer toutes les chutes de Domino possibles et imaginables. 

Pourquoi persister ?

Ce week-end, mes pélégrinations virtuelles, télévisuelles et même réelles m’ont mis face à une grande question existentielles. Pourquoi reste-t-on en couple avec quelqu’un avec qui ça ne passe plus ? Mais vraiment plus, hein, je ne parle pas d’une chamaillerie sur la couleur du PQ (rigolez pas, chez ma mère, ça vire à la religion, tu assortis ton PQ à tes
wc) ou de petites crises passagères. Non, je parle d’une telle tempête qu’on se demande un jour si on reverra le soleil.
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Pour tout vous dire, tout a débuté devant Confessions Intimes. Ne me blâmez pas, j’avais du mal à aller me coucher et mine de rien, le combo Confessions intimes + yahoo! jeux, ça fait comme un jacuzzi pour le cerveau. A l’écran, un couple dont j’ai oublié le nom et que nous appellerons pour une facilité de compréhension Ophélie et Nicolas. Ils sont en couple et ils ont un bébé mais voilà, Nicolas a eu une maîtresse. Pas juste une meuf ramassée en boîte et lutinée sur le parking du Macumba, non, non, une vraie et il lui a même parlé de ses problèmes intimes avec Ophélie dite « Captain’ Igloo ». Mais la maîtresse, en pure garce digne des plus grands drames sitcomesques, a eu l’audace d’appeler Ophélie pour lui dire qu’elle couchait avec son mec et que, ahah, la preuve, je te répète tout ce qu’il m’a dit. Oui, je sais, la maîtresse est, dans l’histoire une sale conne. Mais voilà, Ophélie se sent trahie (légitime) et n’arrive pas à pardonner à Nicolas, n’arrêtant pas de sous entendre qu’il va se taper la terre entière et « touche moi pas, j’ai pas envie ». Donc Ophélie et Nicolas sont malheureux, ils ne communiquent plus sans s’engueuler, elle est blessée, il est frustré… Mais bon, une explication avec la psy de l’émission et ils sont à nouveau heureux, youpi (c’est ça ou un relooking car c’est toujours la faute de bobonne « qui se néglige »). Mouais. Donc je regardais ça, le déluge d’agressivité et de noms d’oiseaux que s’adressaient Ophélie et Nicolas et je secouais la tête, atterrée : mais pourquoi ils restent ensemble ? J’exclus de suite l’hypothèse enfant, un gamin ne peut pas être heureux dans un tel contexte.

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L’amour ? Il sent un peu l’aigre ton amour. C’est carrément de la haine là. Alors quoi ? On me chuchote dans l’oreille une peur de la solitude. Oh mon Dieu ! Vous avez jamais entendu parler du vaut mieux être seul que mal accompagné ? Ouais, je sais, c’est facile à dire et si j’étais douée en rupture, ça se saurait.Il est difficile de dire stop, c’est un fait. Sauf qu’à un moment, je ne comprends pas que la peur de la solitude passe au dessus de la torture mentale qu’est la relation qui s’achève dans le sang et les larmes. Il est vrai que j’ai la chance d’être très entourée et de savoir que si un jour, je romps, j’aurai du soutien derrière et de gentilles épaules sur lesquelles pleurer donc ça dédramatise légèrement la situation.


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Est-ce une peur de l’inconnu, une force de l’habitude ? Possible mais là encore, je trouve que ça ne justifie pas de subir et de faire subir tout ça. Evidemment que ça fout grave la trouille de quitter une vie qui était la nôtre depuis une paire d’années mais même moi qui suis TRES mauvaise en orientation (mais des fois, c’est la faute de google map qui me situe n’importe comment) et légèrement têtue, je finis par faire demi tour quand je fais fausse route. Y a la peur de l’échec aussi. Celle-là, je la connais bien. Mais l’échec a un sale goût, c’est peut-être pas la peine de le faire tourner en bouche pendant 2h non plus… Parce que là, ça me fait la sensation de boire la coupe jusqu’à la lie, briser le verre et avaler les tessons. Ca fait mal, quoi. Surtout que comme je l’ai déjà dit y a quelques années, si on considère qu’un couple qui s’éteint est un échec, on va avoir du mal à réussir dans la vie puisque si je comprends bien, un couple réussi, c’est celui qui va jusqu’à la mort. Donc y en a qu’un (sauf amours multiples)… Super gai votre truc.

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Hé oui, pour rompre, il faut du courage et pas qu’un peu, c’est un fait. Même quand on a la certitude que tout est fini, reste encore la mini voix au fond de nous qui nous rappelle les temps heureux, comme cet homme ou cette femme nous a parfaitement correspondu et qu’on pourrait recommencer pareil, retrouver les beaux jours, courir main dans la main dans un pré en été… Cette personne qui a partagé ma vie, je l’ai bien choisi pour une raison, j’ai pas pu me tromper quand même. Le problème, c’est pas le choix du départ, c’est l’évolution que prend la relation. On peut débattre des responsabilités de l’un et de l’autre mais c’est pas tant la question. Rester est souvent une forme de scarification et faire 2 malheureux (voire plus en cas d’enfants impliqués ou relations multiples) et le faire sur du long terme car personne n’ose couper le membre gangréné, ce n’est bon pour personne. Ca pourrit et on finit par détester l’autre, tombant dans le cercle vicieux inverse de celui cité précédemment : c’est un gros con (ou grosse conne), j’ai perdu X années de ma vie, quelle dinde(/crétin) j’ai été, non mais on ne m’y reprendra plus ! Oui, la douleur fait augmenter l’aigreur. Et y en a qui restent, bercés par les « ça ira mieux demain » de leur entourage. Non mais arrêtez ! La fin d’un couple n’est pas un échec, ce n’est pas la fin du monde. Bien sûr que ça fait mal, bien sûr qu’il faudra le temps. Bien sûr qu’à un moment, on se dira qu’on a eu tort, que c’était pas si mal. Puis les matins se suivent et la douleur s’estompe et on se rend compte qu’on a agi pour le mieux. Question de survie.

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Certains me diront optimistes. De par mes expériences passées, je vous le dis : non, je suis réaliste.

 

Le féminisme doit-il exclure les hommes ?

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, aujourd’hui, c’est la journée contre la violence faite aux femmes qui se décline sous plusieurs angles avec notamment la journée de la jupe initiée par Ni putes ni soumises qui revendique le droit de porter une jupe sans être traitée de tous les noms. J’en suis, j’ai une jupe, je suis morte de froid. J’ai lu par ailleurs des articles sur le sujet, je vous invite à lire celui de Galliane que j’ai trouvé pas mal du tout. J’en ai lu de très mauvais par contre, j’ai été pas mal déçue par certaines plumes devenues salement aigries sur le sujet.
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Parallèlement, nous avons une pétition sur le site contre le viol. Ca ne consiste pas à dire « je suis contre le viol » parce que ça ne servirait à rien sinon (un peu comme les groupes « je suis pas raciste » sur FB que je trouve profondément creux) mais revendiquer une vraie prise en charge des victimes, un procès en assise pour les coupables, de meilleures formations pour les personnels soignants… Le site se base sur un slogan « la honte doit changer de camp ». Il est vrai qu’il existe de très nombreux cas où la victime développe un sentiment de culpabilité à base de « je lui ai fait confiance », « je suis allée chez lui », « j’étais habillée trop provocant », « je ne me suis pas assez défendue », sans parler des cas où la femme a eu un orgasme. Oui, ça arrive, c’est pas pour autant que ce n’est pas traumatique pour elle. Ok pour la baseline et même si le site est tournée vers les femmes, si la pétition portait quelques fruits, les hommes victimes de viols pourraient également en bénéficier.
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Et puis il y a ça : la marche de nuit féministe et non-mixte du samedi 27 novembre. Là par contre, je m’interroge. Pourquoi non mixte ? C’est quoi ce bordel ? Elles ont peur que les mecs viennent pour tenter de nous draguer ? Parce que la cause féministe ne concerne que les femmes et que les mecs s’en battent les couilles (limite au sens propre) ? On ne doit pas connaître les mêmes mecs alors. Oui, un mec vit moins souvent que nous (dire pas du tout serait un mensonge) les tentatives de drague très très lourdes, à la limite de l’agressivité, se font moins peloter dans le métro au gré des mouvements de foule. Bien que quand le métro est bondé, il est difficile de savoir si certains errements sont volontaires ou non. Mais c’est pas la question. Oui, je veux bien que les femmes soient plus victimes que bourreaux mais je ne comprends quand même pas pourquoi les hommes sont exclus de ce mouvement et même ça me choque. C’est pour ça que le féminisme tel que celui là me file des boutons et que je préfère me déclarer « égalitariste ». Même si un mec ne se fera pas forcément traiter de pétasse car il refuse de s’arrêter pour discuter avec un inconnu à une heure du mat alors qu’il est attendu chez sa tendre moitié (oui, c’est du vécu). Mais je ne pense pas qu’il faille être équipée d’ovaires pour comprendre à quel point c’est pénible.
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On est au XXIe siècle, les meufs, il serait temps de comprendre que le mâle n’est pas nécessairement notre ennemi et qu’il serait plus intéressant pour tout le monde de marcher main dans la main et se soutenir plutôt que de s’exclure. Je ne comprends pas quelles sont les raisons qui poussent les femmes à exclure les hommes de leur marche. J’aimerais bien savoir. Car j’en connais des hommes (au pluriel) qui se sentent également concernés, qui sont atterrés quand on leur raconte que oui, on se fait interpeller, siffler, mater de façon parfois gênante, insulter parce qu’on se prend pour des pétasses et qu’on ne répond pas aux sollicitations. Y a qu’à lire les comms sur cet article pour avoir une idée de l’ampleur du truc. Ah pardon, mec, je savais pas que le fait d’être dans la rue impliquait forcément que j’étais dispo pour a) t’écouter réciter ton laïus sur mon père qu’est un voleur car il a pris toutes les étoiles dans le ciel pour les mettre dans mes yeux (traiter mon père de voleur, tu commences bien), que j’ai fait tomber un truc, ah, ton coeur et autres banalités du genre b) me dire que ouais, je suis folle de toi, allons copuler gaiement ensemble car justement, je n’ai rien à faire. Et mettre une jupe ne veut pas dire que je suis en chasse, ça veut surtout dire que je suis coquette et que j’aime bien sourire à mon reflet dans la glace. Ca, un mec peut le comprendre alors forcément,les faits plus graves… Et puis vous vous êtes pas dit que certains hommes aussi en ont marre de ce comportement déplacé ? Qu’eux aussi ont le droit d’élever leur voix contre la violence des hommes faites aux femmes, ces femmes qui peuvent être leur compagne, leur mère, leur soeur, leur amie… ? Pourquoi leur interdire de participer ? Pourquoi leur interdire de dire qu’eux aussi, ils trouvent ça intolérable ? Depuis quand le militantisme doit être genré pour être pertinent ?
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Avez-vous manifesté pour protester contre le sort des Palestiniens ? Si tel est le cas, j’espère que vous êtes Palestienne, sinon, selon votre propre logique, vous n’avez rien à en dire. Et quand je parle de la Palestine, je peux parler de l’Irak ou du Tibet. Doit-on être exclu d’un combat juste parce que la génétique ne nous met pas directement dans le panier des concernés ? 

Je laisse la question ouverte.
PS : Et les travestis, ils sont pas admis ?

Scrrrchhhhhhhhht scrrrrrrrrchhhhhhhhhht

Hum hum… Plus d’une semaine sans articles, je crois qu’on n’avait pas vu ça depuis… depuis que ce blog existe. Et pas de réel article aujourd’hui non plus car
j’en ai pas foutu une rame du week-end. Oui, j’aurais pu écrire largement pour toute la semaine vu que samedi, je ne suis pas sortie (le point ravitaillement ne compte pas), que j’ai passé un
week-end relativement peinard et que ça m’a fait un bien fou mais voilà, je n’ai pas écrit.

 

Et là, de suite, j’ai pas trop trop le temps de vous faire un article. Le pire, c’est que j’en ai des tous prêts. Dans ma clé USB. Dans ma veste en cuir. Qui est
chez moi. Chez moi où je ne devrais pas retourner avant mercredi soir. Alors j’ai des bouts d’articles de ci de là mais ma liste des tâches ne cesse de croitre et il paraît que je ne suis pas
payée pour écrire des articles sur mon blog mais pour faire mon travail donc…

 

Bref, ce blog n’est pas à l’abandon, il subit juste un peu le contre-coup de ma vie tumultueuse. Mais perso, je ne m’en plains pas !

Oh mais bosser jusqu’à 65 ans, c’est rien !

Deux ans plus tard, je réagis un peu à la question des retraites, j’aurai un jour la prime de la réactivité, je vous promets. Evidemment, on peut se demander si la question des retraites a une réelle légitimité sur un blog s’appelant les vingtenaires mais je pense que oui car le problème nous touche au premier plan. 


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Principe de base : va falloir travailler plus longtemps pour payer les retraites de tout le monde, solidarité, tout ça. Moi, je dis pourquoi pas. Après tout, les 30 glorieuses, c’est fini et la solidarité, ça me plaît, tous la main à la pâte (et au porte-monnaie). Ouais, je suis le genre de meuf à payer les impôts sans trop s’indigner, essentiellement parce qu’on me prélève un peu tous les mois et que ça me fait pas trop mal au cul. Sauf la redevance télé, ça me saoule de payer pour une télé regardée par les + 70 ans… Mais j’écoute la radio publique alors je dis trop rien (et y a des trucs bien sur France 4 et 5 aussi). Alors ok, cotisons ce qu’il faut. 42,5 ans pour partir avec la retraite à taux plein. Oui alors si on considère que j’ai eu mon premier CDI à 27 ans et que j’ai pas mal bossé à droite à gauche avant, on va dire 26 ans, 26+42,5 ans = 68, 5 ans. Youpi les amis, pas de panique, il me reste quasi 15 ans de retraite si je suis conforme à l’espérance de vie moyenne, youhou !

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Sauf que. Mon calcul (simpliste) est bien joli mais je vois un souci en amont et en aval qu’on appelle communément le chômage. Prenons le problème sous un autre angle : les gens vivent plus vieux donc faut cotiser plus longtemps pour permettre aux vieux de ne pas crouler sous la misère. Ce qui reste assez relatif, ma grand-mère avait environ 300 € de
retraite… Léger mais bon, soit. Moi, je veux bien cotiser longtemps mais d’abord, mon métier, faut des bac++ pour l’exercer donc par souci de calcul, on se retrouve diplômés à 25 ans. Mais là, drame, même pas on a du boulot à la sortie et notre diplôme marron douteux sert juste à orner les toilettes (c’est marrant comme la couleur du diplôme va parfaitement dans ce lieu magique, c’est pour en illustrer la couleur). Selon les statistiques, un jeune diplômé met un an et demi à trouver son premier emploi donc 26,5 ans + 42,5 = 69. Certains verront dans ce chiffre hautement érotique une allégorie de la baise monumentale que nous inflige le système mais je ne suis pas là pour dénoncer, moi, je calcule. Ok donc on va bosser jusqu’à 69 ans. Question : quelle entreprise voudra de nous à 69 ans ?

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Je vois la vie professionnelle ainsi, vision toute personnelle certes mais je pense que la plupart sera d’accord : début de carrière, on se défonce puis plus on avance, plus nos priorités changent. Surtout que l’ingratitude de certains patrons n’aide pas à se défoncer soirs et week-ends en sus.   Au début, on avance, on apprend, on progresse. Puis un jour, on trouve que notre vie privée en a pâti et on rééquilibre. On laisse tomber les dossiers à ramener à la maison. De toute façon, je trouve ça assez stupide avec le recul, arrive un moment où 12h de boulot dans la journée ne peut pas être synonyme d’efficacité, le cerveau fait pshhhttt ! Peu importe, la vie et l’âge font qu’on baisse en performance et en ambition. Or imaginons que par un drame épouvantable, on se retrouve au chômage à 55 ans. Selon mon calcul, il nous reste 14 ans à cotiser, le tiers ! On fait quoi ? On postule bien sûr mais qui voudra de quelqu’un plus proche de la retraite que du début de son activité et qui n’a plus grand-chose à apprendre de la vie professionnelle. Car là est tout le drame de ma démonstration. Travailler plus longtemps, ok, mais au vu de la précarité de nos emplois, qui pourra vraiment cotiser à taux plein ? Plus j’avance dans ma vie professionnelle et plus je vois des employés jetés à la poubelle à la première crise. La rupture conventionnelle, c’est sympa mais pas que pour les employés, en fait… Si je prends mon cas, il y a 6 mois, je bossais dans une boîte ayant 11 employés à temps plein sur Paris. Aujourd’hui, ils sont 3 et nous n’avons été que 3 à partir volontairement… Oui, si tu comptes, 5 ont sauté du jour au lendemain à cause de la crise… Bon, par la magie de
l’interchangeabilité des employés, 2 d’entre eux sont à nouveau en poste, 1 en pleine création d’entreprise et les 2 autres, je sais pas. Dans ma nouvelle boîte, ça rentre et ça sort dans tous les sens, je ne comprends pas bien. Mais en somme, si t’es pas content, tu pars, on ne te retient pas. Nul n’est irremplaçable. Alors quand on arrivera à l’âge de la baisse de régime, qui va nous garder, franchement ? 

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Mais ça, personne n’en parle, on préfère se dire que les gens sont juste paresseux et ne rêvent que d’une vie oisive. Mais bien sûr…