Le calvaire de la maîtresse

Bon, je sens de suite que cet article ne va pas plaire et que je vais ramasser quelques pierres dans la gueule mais j’assume cette future lapidation car c’est un sujet que j’ai envie de traiter et je vais que ce que je veux, d’abord, c’est mon blog. Donc aujourd’hui, je vais parler infidélité mais pas « pourquoi, comment ? » mais du « rôle » de la maîtresse.
 

L’autre jour, sur MSN, on en parlait avec Tatiana car on a un sacré don pour craquer sur des mecs maqués (sans le faire exprès, hein !). Si je résume mes 8 premiers mois de 2006, j’ai craqué sur Bastien (scorpion et maqué) puis Alex (scorpion et maqué mais il l’était plus quand il est sorti avec moi, je vous rassure) puis le mec du nouvel Obs (scorpion et maqué, ma vie est un fantastique recommencement). Mais je ne suis pas une joyeuse briseuse de ménage, pas du tout. Il y a des filles (et des mecs) chez qui c’est pathologique de courir après l’homme en couple, sans doute pour se convaincre qu’on est mieux que les autres, qu’aucun mec ne
nous résiste, y compris les non-célibataires.

Mais il arrive que, dans la vie, on croise la route de l’Homme parfait (enfin, du moins, au premier abord, difficile de voir les défauts quand on est éblouie) qui n’a pour seul défaut qu’une greluche ou Poufia (© Tatiana). C’est souvent la même scène : je souris de toutes mes dents, mes yeux étincellent de toutes leur jolies étoiles quand survient la phrase terrible : « ouais et alors ma copine… ». Ah tiens, j’ai l’impression d’avoir perdu toutes les dents dans l’opération… Donc, là, deux choses peuvent se passer : raisonnable, vous faites une croix sur monsieur. Sauf que, 2e chose, raison et amour, ça va pas de pair et vous vous dites « eeeeeeeeet merde ! Mais bon, il va bien finir par la plaquer sa greluche et il sera à moi ». Ok, moi, je choisis souvent, à tort, la 2e attitude. Je me souviens, quand je suis arrivée sur Paris, je craquais totalement sur un mec en couple et j’étais persuadée qu’il allait forcément la plaquer (accessoirement pour moi). Bon, là, ils ont emménagé ensemble cet été, il semblerait que je me sois plantée. Mais bon, c’est de ma faute aussi si y a des nanas qui ont les mêmes goûts que moi et qui sont arrivées en premier ? Non ! Je tiens à souligner quand même que quand je craque sur un mec en couple, je lui manifeste (ou non) mon intérêt mais jamais je ne lui sauterais dessus. Je préfère attendre une hypothétique rupture, c’est mieux pour tout le monde, y compris ma conscience.  

Parfois, Homme Maqué a oublié qu’il était fidèle et là, bingo, on partage de doux moments sensuels et sexuels avec lui. O bonheur et joie, il nous appartient enfin. Ah non, il ne nous appartient qu’à moitié, il y a Poufia aussi (oui, il faut partir du principe que l’Autre est une conne, ça diminue un peu la culpabilité. Et, tant qu’à faire, ne jamais, jamais rien savoir sur elle sinon elle devient une personne réelle et là, on se rend compte qu’elle a l’air potentiellement sympa et bon…). Et en plus, nous ne sommes pas la légitime mais la compagne cachée. Ce qui veut dire qu’on passera toujours en second, même si on a droit des je t’aime soufflés dans l’oreille aux petites heures de l’après-midi (car la nuit, il est avec elle). Parce que, mine de rien, si monsieur ne quitte pas sa moitié dès le début de la relation, il ne faut pas y compter par la suite. J’avais lu sur un forum qu’environ 5% des hommes quittent leur femme pour leur maîtresse, c’est peu. Perso, mais je ne parle pas d’expérience, je pense qu’une fois que la routine s’est installée, dur de convaincre Homme Maqué que trois, c’est pas l’idéal. Et là, c’est le cercle vicieux. Etre maîtresse, ça veut dire ne rien faire avec Homme Maqué en public. Au resto à deux ? Ok, mais à l’intérieur et loin de son quartier et de ceux que fréquentent sa femme. Un week-end ? Non mais tu rêves ! Une folle nuit d’amour ? Avec de la chance, Poufia sera pas là pendant quelques jours et faudra voir. Cet été, j’ai failli occuper le rôle de la maîtresse mais finalement, on s’est arrêtés à des bisous poussés (bon, je me suis quand même retrouvée en string mais y a pas eu de touche pipi) et on avait prévu de passer un week-end ensemble. Bonjour l’organisation : « bon, alors, je préfère que ce soit chez toi parce que si elle trouve tes cheveux, ça va pas le faire. Mais elle risque d’appeler tard et j’ai pas le renvoi d’appel… ». Bon, on a tué le romantisme, là. Mais c’est vrai que la demoiselle était brune avec un carré court et moi, châtain clair aux cheveux longs : elle aurait trouvé un peu de ma chevelure, elle aurait compris de suite que ça ne lui appartenait pas. Et de toute façon, il était hors de question que je fasse quoi que ce soit dans leur lit… Y a vraiment des limites à tout.

Là, j’entends déjà des voix s’élever (même si je ne suis pas Jeanne D’Arc) : « non mais attends, tu étais parfaitement au courant de la situation. Déjà, t’es une salope, tu couches avec le mec d’une autre alors viens pas te plaindre, tu l’as bien cherché ! ». Ouch, dans ma face. La critique est aisée, surtout dans ce cas. Sauf que, depuis que je suis sur Paris, j’ai rencontré plusieurs filles qui se retrouvaient maîtresse et qui n’avaient rien d’une salope briseuse de ménage, mais alors rien du tout. Elles sont juste tombées amoureuses du
mauvais cheval, si j’ose dire, et sont les premières à en souffrir. Parce que, dans l’histoire, on peut faire une liste de coupables : Homme Maqué infidèle, maîtresse garce, à la limite Poufia qui ne sait pas contenter son homme (mais bon, là, on pousse mémé dans les orties). Sauf que si on pouvait choisir de qui on tombe amoureux, ça se saurait. Bien sûr, je ne dis pas que l’infidélité c’est bien (ou mal d’ailleurs) et la première qui s’approche de mon mec, je la décalque. Seulement, avant de condamner, essayons de comprendre, au lieu de juger.

I wanna meet a man

L’autre jour, je glandais chez moi parce que je suis en vacances et j’ai droit. A un moment, je tombe sur « un gars, une fille » sur France 4 et là, c’est sûr : je veux un mec ! Un rien qu’à moi que je pourrai appeler chéri et qui m’appellera ma puce (ou comme il veut, on s’en fout).


Je regarde les événements de ma petite vie : je n’ai pas été amoureuse (mais vraiment, vraiment) depuis mai… Bordel, c’est pas brillant. Mais bon, entre mon petit cœur brisé qu’il a fallu réparer et le boulot, j’ai pas eu le temps de tomber amoureuse. Surtout que quand on bosse chez soi, niveau rencontres, c’est plus que limité. Donc maintenant que mon cœur est rafistolé et que mon avenir professionnel semble stable pour les six prochains mois, il est temps un peu de m’occuper de mes amours. Moi aussi, je veux un mec mais un rien qu’à moi ! Et un qui vit sur Paris, histoire de vivre le quotidien. Je veux une vie plus pépère ! Je veux dire « Ce soir ? Ah non, je peux pas, je vois mon roudoudou d’amour ! » (je précise que j’ai jamais appelé un mec comme ça, c’est pour rire). Je veux avoir l’air neuneu quand je parle de lui et qu’on me taquine « ouah, Nina, elle est amoureuse ! ». Je veux que toutes les étoiles du ciel soient dans mes yeux quand je parle de lui… Oui, l’amour rend nunuche donc je mets un max de petits cœurs, petites fleurs dans cet article.

Je veux passer des soirées peinardes chez lui. M’enrouler dans son peignoir parce que j’adore piquer les affaires de mon mec, je nage dedans, on dirait que j’ai rétréci au lavage (déjà que…). Je m’allongerai, l’air de rien, sur son canapé pendant qu’il est sur son ordi pour travailler (ou qu’il lit ou qu’il fait une grille de sudoku, on s’en fout), je prendrai un air détaché et me plongerai dans la lecture d’un magazine ou d’un roman. Puis il viendra vers moi, s’allongera par-dessus moi, il glissera sa main le long de mon corps et krzt krzt krzt (désolée, la scène suivante étant susceptible d’heurter la sensibilité des plus jeunes, elle a été cryptée). On passerait la nuit à discuter de tout et de rien dans le noir, à choisir le prénom de nos futurs enfants pour rigoler, à débattre de la vie, de tout et de rien, de rigoler jusqu’à ce qu’il dise « Bon, Nina, faut se lever, demain, ça suffit, là ! » et moi, je chouinerais : « Mais j’ai pas sommeil et puis c’est moche comme prénom Marie-Hortense, ma fille ne s’appellera pas comme ça ! ». Puis je me collerai à lui pour le câlin du soir, je m’assoupirai un peu dans ses bras avant de retourner de mon côté du lit car je m’endors rarement dans les bras d’un homme (en plus, quand je le fais, je lui bave sur l’épaule donc pas bonne idée).

Je veux lui présenter Gauthier. Parce qu’un mec homophobe n’a aucun avenir avec moi, c’est clair. On ira tous les trois dans un bar ou ailleurs pour discuter de tout et de rien, Gauthier l’allumera un peu mais je ne dirai rien, au contraire : je rirai. Oui parce que Gauthier, il aime bien asticoter (à défaut d’astiquer) mes mecs, surtout quand ce sont de mignons petits bruns à lunettes qui parlent en mettant leur main sur sa cuisse. Il aime bien leur promettre les ultimes outrages et si mon mec est bien (oui parce que des fois, je me trompe), il rira et rentrera dans son jeu. Tant qu’ils ne passent pas aux actes, moi, ça me va très bien. Puis je le présenterai à mes autres amis, attendant avec impatience leur avis sur le bonhomme. Oh, je sais qu’ils ne diront jamais du mal de l’homme que j’aiiiiiiiime, même si c’est un fieffé crétin parce que je suis amoureuse donc aveugle et que je les écouterai pas. Quand je sortais avec Arnaud, je l’ai présenté à Gauthier et Anne, aucun des deux ne l’a senti mais ils ne m’ont rien dit. Par contre, ils ne m’ont pas menti en disant qu’il était « formidaaaaaaaaaable », ils se sont contentés de n’émettre aucun avis sur la question.

Je veux me sentir belle parce que lui, il m’aime et que c’est tout ce qui compte. Je veux lui raconter mes journées le soir, qu’il me raconte les siennes. J’ai envie de sourire à chaque fois que mon portable sonne et que je vois son nom apparaître. Et puis j’ai envie de l’embrasser dans le métro, de lui tenir la main dans la rue, de poser ma tête sur son épaule quand nous sommes assis côte à côté, juste pour faire râler les célibataires aigris qui voudraient en faire autant.

Bref, j’ai envie d’un mec qui me fasse vibrer, que les lendemains avec lui soient toujours rassurants. Et même qu’on me trouve chiante à en parler tout le temps, qu’on me dise de changer de disque ! Ah, le peton !

MSN forever

Puisque vous aimez ça, je vous remets une conversation MSN impliquant Gauthier, Tatiana, Mister Big et moi-même traumatisant notre voisine de blog préférée, LilVirgo!

***********
LilVirgo : Non, je suis à [biiip] ce soir. Bonjour tout le monde!!!!
Nina : Bonjour
Gauthier : Mais pourquoi les gens s’obstinent à vivre dans le tiers monde?
LilVirgo : ben ouais, plus qu’une semaine, et je suis parisienne
Nina : J’étais là : putain, elle est trop forte LilVirgo, elle répond à la question que Gauthier vient de me poser!!!
LilVirgo : putain, mais moi c’est le quart monde à ce stade, en plus
Gauthier : et tu peux pas venir ce soir? si tu veux je te prete le logis….
Nina : Vivement la crémaillère!!
LilVirgo : ben non, je viens de rentrer chez moi et j’encartonne a priori
Gauthier : oui Lil elle est tropforte lol
Tatiana : bonjour les gens
LilVirgo : ça va être mon activité de la semaine, je sens, je vais m’éclater. Ouais je suis trop forte 😉
Nina : Ouaaaaaaaaaaaah, je t’envie… Pas du tout!!!
LilVirgo : bonjour!
Tatiana : je suis un peu a la masse là g trop de travail…:(
LilVirgo : ben ouais, mais en même temps, je retrouve des vieux trucs, c’est marrant
Nina : Moi, je lui parlais déjà avant à Tatiana. Ca peut faire peur aussi
LilVirgo : genre une lettre d’amour écrite par un mec à moi en première année
Nina : « tiens, un short taille 32″…
LilVirgo : le mec s’appelait [biiiiiiiiiiiip!]
Tatiana : et elle etait comment la lettre d’amour ?
Gauthier : lol c possible ça? bonjour Tatiana
LilVirgo : ben elle était naze, mais ça m’a fait marrer
Tatiana : salut !
Nina : Lil, elle sort qu’avec des mecs aux noms de famille pourris
LilVirgo : mais!!!!
Nina : Coucou!
Tatiana : tu m’etonnes ca replonge en arrière
LilVirgo : je l’ai envoyer promener, celui-là de toutes façons
Gauthier : ouais j’en ai plein els cartons chez ma mère des trucs comme ça
LilVirgo : jeter [biiiiiiiip!] pour prendre [biiiiiip!], je me pose des questions sur mes choix, des fois…
Gauthier : des maisl imprimé envoyé par connard d’ex fodré que je les brule tien…
LilVirgo : ah merde c’est vrai! ouarf c’est pas grave, il le prendra bien
Gauthier : tu conné un type qui s’appel [biiiiiiiip]?
Nina : Ouiiiiiiiiiiiiiii
LilVirgo : j’ai même couché avec
Tatiana : mais tu les trouve ou ces mecs ?
Nina : Oh la te-hon!! 😀
Gauthier : mais c pas possible
LilVirgo : mais lui, il en rit pas mal
Gauthier : je suis jaloux
Nina : Je suis sûre que Lil, elle drague sur l’annuaire
Gauthier : me suis jamais tapé un mec qui s’appelle [biiiiiiip]
Tatiana : tu ve un mac qui s’appelle [biiiiiiiip]?
LilVirgo : je te le prête, si tu veuw=x
Tatiana : le laspus mac au lieu de mec….
LilVirgo : il est beau ceci étant
Nina : Oui, on peut pas avoir tous les défauts non plus!!
Gauthier : ben heureusement pour lui. Ca aide à passer la pillule 😉
Tatiana : bon je vs laissepourl’instant faut vraiment que je bosse. mais je vs lirai qd meme je garde la fenetre ouverte
Nina : Oki
LilVirgo : ok, bosse bien
Tatiana : Merci!
Nina : Cette conv est définitivement impubliable, c malin
Gauthier : t pas dispo ce soir Tat’?
LilVirgo : pourquoi impubliable? en changeant un peu les orth
Nina : Oui mais il va comprendre que c de lui dont tu parles
Gauthier : et alors?on s’en fou lol
LilVirgo : ouais on s’en fout
Tatiana : non pas dispo, malheureusement, de tote facon j’ai fait le deuil de ma vie sociale
Gauthier : ok toutes mes condoléances Tat’
[…]
Gauthier : je milite pour que les ados restent des ados. c mignon à cet age tout est grave mais tout est beau. j’adorerai avoir 17 as
LilVirgo : et moi je milite pour que je reste à 24 ans toute ma vie
Gauthier : tu te souviens moumour?
Nina : J’ai la larmouillette
Gauthier : quoiqu’à 17 ans g t obèse… mauvaise idée lol
Nina : Mais en fait, j’aimerais retourner à 17 ans mais avec mon sex appeal d’auj
LilVirgo : moi à 17 ans… j’étais niaise
Nina : Pas forcément mieux
LilVirgo : donc non, trop pas, non
Gauthier : tu l’es plus?
LilVirgo : non, je suis subtile, intelligente et charismatique
Nina : Tu parles à qui??? Oui, moi, je veux être ça à 17 ans
Gauthier : à ta soeur couillasse ben à lil voyons
Nina : Me taper tous les beaux mecs du lycée. Ah, j’ai cru que tu me traitais d’obèse! 😉
Gauthier : le lycééééééééééée
LilVirgo : putain, ouais c’est pas con ça
Gauthier : ça me manque :'(
LilVirgo : y en avait un au lycée, métis vietnamien allemand
Gauthier : mais je parlais de moi qd je parlais d’obèse. mais tu suis? c pas compliqué une conv à trois. c pas comme si c t la première fois
Nina : Oui mais j’ai dit que j’étais pas mieux!!Quoi qu’à 17 ans, j’étais pas tellement obèse mais vu que je m’habillais en XL, dur de voir quoi que ce
soit

LilVirgo : moi je me mets en mode observation,c ‘est pas mal aussi
Gauthier : à 17 ans je pensais que larusso c t de la musique
Nina : Moi, je me taperais tous les mecs dont j’étais amoureuse en secret. Nananère!!
LilVirgo : à 17 ans, je faisais quoi, moi?
Gauthier : je sucerais les mecs sous les douches après le sport 😉
LilVirgo : ah oui : je suis allée voir notre dame de paris
Gauthier : g tjs rever de le faire
Nina : Moi, je vivais dans mon monde
Gauthier : et pis je serais plus pédophile puisqu’ils auront mon age!
Nina : Non, tu serais normal
LilVirgo : tu peux pas le faire aujourd’hui?
Nina : Moi, je serais la star du lycée
Gauthier : ben je fais plus de sport
LilVirgo : sucer les mecs en salle de sport, je veux dire…. ah oui, forcément
Gauthier : (penser à s’inscrire à club med gym)
Nina : Mais le problème, c’est que si je me tape tous les beaux mecs du lycée, je passerai pour la salope de service. Y a des salles spécial gays
moumour

LilVirgo : ben oui, c’est bien ce qui me semblait
Gauthier : ben ça changera pas trop de ce que tu es alors
Nina : CONNARD TA MERE!!!
Gauthier : je sais on appel ça des baisodrome. il fo qu’il y é un peu de compet.sinon c aps interessant genre « gay ou pas gay? »
Nina : (merde, moi qui disait que la conversation redevenait un peu publiable)
Gauthier : ça m’amuse moi. ma mère va bien
LilVirgo : moi je crois que je me suis tapée aucun mec au lycée, c’te honte
Nina : Moi non plus. Je crois pas, j’en suis sûre
Gauthier : moi deux filles (HOOOOOOOONTE)
Nina : Faut dire que tout le monde m’appelait « Phoebe », ça vous donne une idée de l’ovni que j’étais
LilVirgo : oui, moi aussi, le « je crois » c’était pour faire style
Gauthier : dont une qui a tenté de m’expliquer où été le clitoris
LilVirgo : ouah!
Gauthier : je cherche tjs
Nina : Je me baladais avec mes T-shirt « starmania » ou « X-files ». Je voulais être chanteuse
LilVirgo : ça pitié, publie-le
Nina : Ouais!! Samedi prochain
Gauthier : NON JE REFUSE. et puis merde j’assume
LilVirgo : moi j’étais promod de la tête aux pieds, l’option personnalité non incluse dans les fringues. oui, assume bordel
Nina : Tu sais, moumour, y a des hétéros qui n’ont tjrs pas compris où c’était. Ni qu’il ne fallait pas appuyer dessus comme un malade
Gauthier : moi gauthier, 25 ans, pédé de son état, j’ai déjà fait un cuni explorateur « plus à droite, plus haut, plus bas, voilààààààààààààààà c
lààààààààààà ».eurkh.quand j’y pense…

LilVirgo : y a une citation de sex and the city sur ça
Nina : C PAS UN JOYSTICK
LilVirgo :’it’s my clitoris, not the sphinx!! »
Nina : Oh, l’autre soir, j’ai rêvé que je couchais avec une fille
Gauthier : oui ben ça je pourrais je resservir à des mecs qui me sucent « non si tu tire dessus tu va pas partir avec! c fragiiiiile »
Nina : Enfin, non, on se faisait des câlins et elle me tripotait
LilVirgo : c’était bien?
Gauthier : et alors?(elle va finir tartopoil addict l’autre)
Nina : Oui, c’était bien. Sauf que la fille, elle est partie vomir après, je sais pas si je dois pas mal le prendre…
(Mister Big rejoint la conversation)
Gauthier : elle est là la grosse? Prends le mal
LilVirgo : c’est qui londres J-5?
Nina : Il est marqué absent.N’empêche qu’elle avait la peau toute douce
Gauthier : mister big
Nina : C’est Mister Big
LilVirgo : d’accord
Nina : Voilà
Gauthier : normal c une fille
LilVirgo : parce que [adresse MSN de M. Big], ça me parlait pas trop, j’avoue
Gauthier : une fille c doux et confortable. mais les mecs peuvent l’être aussi
Nina : Y a des filles qui ont des peaux pas douces, je suis sûre. Moi, la mienne est douce car j’utilise l’huile précieuse de Nuxe
LilVirgo : trooooop bien nuxe!
Nina : Oui, le beau mec que j’ai eu début oct, il avait la peau merveilleusement douce
Gauthier : « moi pour ma peau j’utilise mir laine machine »
LilVirgo : ben ma [biiiiip], il avait une putain de peau douce
Gauthier : JE LE VEUX JE LE VEUX. je veux enculer un mec qui s’appelle [biiiiiiiip!]
Nina : Nuxe, ça sent bon, c ma mère qui m’a appris ça. Moi, je veux coucher avec Wenworth Miller, chacun ses fantasmes
LilVirgo : mais que fait la police!
Gauthier : oui ben on se demande
Nina : Moi, je veux un slave!!
LilVirgo : ben il se tape mariah carey dans deux clips
Nina : C définitif. AH non beurk!!
LilVirgo : moi je veux un mec beau et connu
Gauthier : g eu une alarme qui a sonné de 22h30 à au moins 9h ce matin dans mon quartier
LilVirgo : j’ai décidé ça, là. effectivement, on se demande, du coup
Nina : Wenworth, il est connu et il est trop beauuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : oui ben moi je veux prendre en tournante ben affleck et matt damon mais je me tape un brésilien expat’ à londres hein. on fait pas ce qu’on veut
dans la vie bordel!

Nina : Moi, je veux un Slave. L’autre jour, à l’expo sur la Bulgarie, tout le monde parlait bulgare, j’ai trouvé ça classe
LilVirgo : ouais la vie est dure…
Gauthier : c scofield?
Nina : Oui!!
LilVirgo : oui c’est scofield
Nina : Il est beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : scofield c ou il veut quand il veut
LilVirgo : oui et avec tes fantasmes sur le russe…
Nina : A Tlse, y a le vendeur de mangas qui lui ressemble. Oui, c beau le russe. C viril
Gauthier : il me prend, il me jette sur le lit, il m’insulte, il me crache dessus, il m’encule à sec, il me jette comme la pire des merdes LE PLUS GRAND KIFF
DE MA VIE!

LilVirgo : c’est qui qui te fait ça?
Nina : …
Gauthier : scofield lol
Nina : Ah non, Scofield, il est tendre. Mais il sait être viril quand il le faut.
LilVirgo : d’accord, parce qu’entre lui, matt damon, ben affleck et ke brésilien, j’avoue, j’étais perdue
Gauthier : mon brésilien il est tendre
Nina : Je suis sûre qu’il a la peau douce. je veux des câliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiins
LilVirgo : en même temps, moije pense pas
Nina : Si, avec tout le maquillage qu’on lui applique sur le corps, je m’imagine lui mettre du lait hydratant dessus. miam
LilVirgo : oui, alors, la partie niaise de la conversation, tu censureras, hein [je l’ai fait!!]. putain, mais je veux être in love, moi!
Nina : Moi aussi
LilVirgo ; tu parles pas anglais?
Nina : Le portugais, c pas mal comme langue aussi. Ils sont beaux les portugais
Gauthier : yes of couRse
LilVirgo : foutchbooool brazilll
Nina : Non mais y en avait un dans le reportage de Yann Arthus, j’en aurais bien fait mon 16h. Et mon 18h, mon 20h, mon 22h…
LilVirgo : merde j’ai pas regardé
Nina : C’était bien, y avait même des loutres!!!
LilVirgo : ah oui c’est pour ça que j’ai pas regardé, alors
Nina : J’adore les loutres!!
Gauthier : espèce de loutres addicted va
Nina : Oui, j’assume
LilVirgo : nina loutrophile
Nina : Mon prochain mec,je l’appellerai ma loutre
Gauthier : en fait ce qu’il me faudrait (parlons de moi parce que j’aime ça)
Nina : (et là, je perds tous mes prétendants)
LilVirgo : je doute qu’il apprécie la chose
Gauthier : c un boulot et du temps pour aller le voir la bas
Mister Big : Bon, là, ça peut plus durer…
Gauthier : voilà on peut passer à aute chose
Nina : S’il m’aime, il aura pas son mot à dire. Et s’il m’aime pas non plus
LilVirgo : il est riche?
Nina : Aaaaaaaaaaaaaaaah, he’s here!!
Gauthier : lol ‘jour la grosse 😉
Mister Big : mdr! je jouais aux fantomettes!
Nina : Ladies et gentleman, the only one, Mister Big!! *clap clap clap*
LilVirgo : bonjour [pseudo MSN de M. Big], que je ne connais pas en vrai
Mister Big : j’étais là depuis le début, mais c marrant de vous voir papotter… 😉
Nina : Moumour, il parle boulot alors qu’on parle de mecs. Ah vous vous connaissez pas????
Gauthier : genre t’écoute au portes? c pas poli ça….
Nina : Mais c imposssible ça
LilVirgo : bah si
Gauthier : ben non ils se connaissent pas
Nina : Il va falloir réparer ça!!
Gauthier : ouép
LilVirgo : bah ouais
Gauthier : tu fé quoi Lil pour le reveillon? lol
Nina : Moi, je veux un mec tendre et viril à la fois. On sait même pas ce qu’on fait, nous!!
Gauthier : on le fait chez Mister Big
LilVirgo : hahaha, je sais pas encore
Nina : Si on bosse moumour, on risque d’être sur Paris
Gauthier : mais non le chomage nous va si bien
LilVirgo : dans une semaine chuis parisieeeeeeeeeennnnnnnnee!!!!
Gauthier : j’vois pas pk ça cnahgerais
LilVirgo : pardon, l’émotion, l’hystérie est revenue
Gauthier : welcoooooooooooooom darling
Nina : Moi,j’aime pas le chômage
LilVirgo : putain, hier j’ai revu mon coloc de lyon,
Nina : C quand la crémaillère?
Mister Big : Pouffiasse? tu veux finir seul, dans ta maison de retraite, sans personne, aucune attache? seulement les petits enfants de ton frères qui viendront
juste s’assurer 1 fois par an qu’ils sont tjrs ton héritage? Non? alors tente avec ton Brésilien… et arrete de faire le gosse! meme l’enfant gaté pourri je dirais!!!

Gauthier : je m’emmerde moi c clair
Nina : Tu inviteras des beaux mecs??
LilVirgo : ça faisait presque deux ans que je l’avais pas vu, qu’est-ce qu’il était beau quand même
Gauthier : merci de votre intervention Mister Big
Nina : Tu me le présentes??????
Gauthier : on vous rappellera
LilVirgo : ben ouais, si j’ai l’occasion. il a une meuf
Mister Big : (bon, le cas de Gauthière, c fait… suivante!)
Nina : C un détail, ça!! 😉
LilVirgo : mais la bonne nouvelle, c’est qu’il a un jumeau
Gauthier : je ve le jumeau
Nina : Non moi. J’ai dit en premier
Lilvirgo : HEHO!!!
Gauthier : toi t lesbienne maintenant alors chut
LilVirgo : c’est moi la coloc, dans l’histoire, bordel!
Nina : D’abord, il est hétéro le jumeau. Non, j’ai rêvé UNE fois que je faisais des câlins avec une nana à la peau douce
LilVirgo : enfin, je dis ça, pendant 8 mois, j’aurais pu me le taper
Mister Big : Nina, c’est pas parce que je suis 100% fidèle et que Gauthier se voit déjà en couple qu’il faut prendre le relais et baiser avec tout ce qu’il
passe! on te parle d’un mec, ayé, tu veux le manger!!!

Gauthier : toi tu as eu ta chance maintenant c pour les copines
Mister Big : attend te voir sa tete avant!!!
Nina : Non, je veux tomber amoureuse. Lil, elle a dit qu’il était beau. Je veux trouver le futur père de mes enfants!!
Gauthier : moi aussi
Nina : Enfin, au moins, un mec avec qui je reste plus de 15 j quoi
Gauthier : mais je comprends pas pk ils tombent jamais enceinte
Nina : Que je puisse présenter à ma maman qui commence à s’inquiéter pour moi
Gauthier : pourtant j’yu met tout mon coeur. et le reste…
Nina : Chanceux!! Moi, tous les mois, je suis contente quand j’ai mes règles
Mister Big : tu veux devenir la nouvelle boite-à-baise (boite à foutre, plutot, qui est le féminin de boite -à-baise…) du blog? 😉
LilVirgo : merde la seule photo de lui, il a l’air d’un terroriste
Nina : Même avec les capotes. Et puis avec toutes ces histoires de déni de grossesse, _ça me fait flipper
Gauthier : fé péter
Nina : Il parle slave?
LilVirgo : en plus, il va vous plaire, lui aussi il a un nom rigolo
Mister Big : hector?
Nina : Dis, dis, dis!!
LilVirgo : guillaume
Gauthier : c quoi.?
Mister Big : jean-marcel?
LilVirgo : [biiiiiiiiiip encore un nom de famille à la con!]
Mister Big : mdr! c tout? pfff… 😉
Nina : Bon, je l’épouserai pas
Gauthier : mais tu els collectionne!!!!!!!!
Nina : GUillaume par contre, c pour moi
LilVirgo : oui c’est vrai
Mister Big : « Nina [biiiiiiip] »? pas mal… 😉
LlVirgo : tu pourrais l’appeler nicolas sur le blog
Gauthier : atta elle nous parlé de ces mecs tout à l’heure yen a un c [biiiiiiiiip!] qd mm. et l’autre c quoi?
Nina : Ben oui, c logique
LilVirgo : d’ailleurs, je crois que son jumeau s’appelle nicolas
Nina : [biiiiiip]
LilVirgo : putain, le bordel
Nina : Dingue!!!
Gauthier : j’adoooooooooooore
Nina : Si c pas un signe que c l’homme de ma vie, ça! Il vit sur Paris?
LilVirgo : paris [biiiiiiiip)
Gauthier : il est pour moi 😉
LilVirgo : mais là c’était y a 4 ans
Gauthier : c mon voisin
Nina : Non, il a dû déménager depuis.ET IL EST PAS PD ET TOI T AS DEJA UN ROUDOUDOU
Mister Big : sans transition: le dernier jeu sortie par la Francaise Des Jeux: le Scrabble à gratter! (ok, aucun rapport,. c’est juste que je viens de voir la
pub à la télé!)

Lilvirgo : mon nouveau pseudo sera madame claude
Nina : Je savais même pas pour la française des jeux
Mister Big : Nina, des hétéros, on en a enculé plus que toi, alors on sait de quoi on parle… lol
Nina : Oui, Virginie, case tes copines!: Moi, si tu veux, j’ai un obsédé à gros zizi en rayon pour toi
Gauthier : ça tombe bien tu voulais faire un scrabble hier ;). vi ça c vrai d’abord!
Nina : Moi, j’ai jamais enculé personne
Gauthier : c mes préférés. putain g une montée d’hormones moi d’aillers là
Nina : Oui, Gauthier, il a même pas de scrabble chez lui. Moi aussi, je vais finir par rappeler [biiiip] gros zizi
Gauthier : ouais honte à moi. bon les z’enfants je v aller plier mon linge qui seche dans la baignoire puis prendre une douche
Nina : Moi, je dois faire du ménage
Gauthier : et pis je reviens
LilVirgo : putain, je me barre deux seconde, je reviens, Nina dit « j’ai jamais enculé personne »
Gauthier : Nina c bon pour 20h à la cantine?
Nina : J’ai l’impression que c tard, foutu décalage horaire. Ouais
LilVirgo : c’est qui [biiiiiiiip]?
Nina : Il fait peur ton mec, Lil
LilVirgo : je le connais pas, moi!
Nina : [biiiiip] gros zizi, Laurent sur le blog. Bon, il fera juste que te ramoner mais il a un gros zizi. Ce qui est chiant, c’est qu’il est un peu
passif

LilVirgo : ouais ben non, alors. un mec serpillère, bof, je veux du sensass moi
Nina : Argggghhhh, je n’ai rien d’autre en rayon…
Mister Big : mdr! genre il s’allonge sur le dos et il te laisse t’embrocher dessus… cool… ca fait du sport aussi! 😉
Nina : C un peu ça. Le mec, il a jamais joui autrement que sur le dos. Enfin, avec moi en tout cas (je suis pas sûre que ce soit super publiable,
ça)

LilVirgo : ouais ben je viens d’apprendre qu’un pote a un gros zizi aussi, alors je vais ptêt investiguer par là, plutôt. mais si mais si (niark)
Nina : Ah, les gros zizis, que de souvenirs émus!!
Mister Big : oui… je me souviens, moi a ussi… la dernière fois que je suis allé pissé, par exple…
Nina : Ben, toi, t’en as un sous le nez tous les jours!! 😉
LilVirgo : (et si je dis pas ‘moi aussi’, je passe pour une loseuse, ce serait con quand même)
Nina : Ben, tu sais, un gros zizi, ça fait pas tout, encore faut-il savoir s’en servir
LilVirgo : beh ouais
Mister Big : dans la bouche de qqu’un, y’a pas grand chose à faire avec un zizi… si ce n’est le remercier avec qq CC de sperme… 😉
Nina : Ben, si, y a des mecs qui adorent me défoncer les molaires avec leur bite. Ca m’énerve ça. Il a un oncle dentiste ou quoi???
LilVirgo : oui, mais bon, sans vouloir faire la fine bouche, une grosse ET vaillante, ‘fin voilà, quoi
Nina : Oui, ça, c l’idéal… SOUVENIRS EMUS
LilVirgo : ouais, alors le vrp colgate, je refuse
Nina : Moi aussi. La fellation, c moi qui gère. Et mes molaires n’ont pas besoin d’une auscultation pénissale
Mister Big : ben faut savoir! en gros, faut que le mec ce mette sur le dos et se laisse faire…
LilVirgo : ou le mec qui t’appuie « délicatement » sur la tête,…. trop classe
Nina : Oui, c parfait ça. J’aime pas qu’on m’appuie sur la tête, non plus. En général, moi, le mec fait ça, je m’arrête (il a le droit de me caresser les
cheveux par contre)

LilVirgo : pareil
Nina : Moi quand on me fait un cunni, j’appuie pas sur la tête!!
Mister Big : en meme temps, si t’as besoin d’appuyer sur sa tete pour qu’il prenne ton clito en entier dans sa bouche, je m’inquièterais pour toi!
LilVirgo : et alors puisqu’on parle de langue, moi faut que je bosse mon néerlandais pour demain
Nina : Oui, ahahahahah. Moi, quand un mec me fait une gâterie, je le laisse faire, je savoure
Mister Big : moi pareil! 😉
Nina : Je devrais m’inscrire en cours de russe, tiens
Mister Big : moi le japonais… 😉
LilVirgo : ça te permettrait de rencontrer du slave
Nina : Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. C carrément l’idée
LilVirgo : moi l’homme venu du nord, j’avoue qu’il me fait moyen rêver, mais faut que je m’y mette, là
Nina : Le néerlandais, j’aime moins
LilVirgo : c’est la langue la plus laide du monde je dirait
Nina : Ou alors un scandinave, j’irai vivre chez eux car le modèle social scandinave, il est pas mal
Mister Big : le slave, c pas top…
Nina : Sortir avec un scandinave, c’est un choix politique
Mister Big : oui… et la météo, idéale… 😉
Nina : Non, c cool, en Suède, en hiver, il fait nuit à 15h
LilVirgo : moi faut que je me tape un hollandais, mon avenir professionnel en dépend
Nina : Donc tu passes plus de temps au lit, mouarffffff
LilVirgo : fait chier, quand même
Nina : j’en connais pas de néerlandais. Moi, faudrait que je me tape un rédac en chef, mon avenir en dépend! 😉
LilVirgo : c’est cool, j’échappe à la promo canapé, j’ai appris hier que mon tuteur à (fac de LilVirgo) est pédé
Nina : La chance!! Remarque, y en a certains avec qui la promo canapé serait un plaisir!!
Mister Big : j’ai tjrs dit: tant qu’à coucher, coucher utile!
LilVirgo : ouais mais ça gâche le truc quand même, sans vouloir être à cheval sur les principes. non, moi tant qu’à coucher dans mon boulot, j’espère que mes élèves seront beaux
Mister Big : si tu appelles une bite « un principe », ca gachera rien… 😉
Nina : Oui, mais moi, si je couche pour réussir, ce seraqu’avec un beau mec… avec qui je coucherai même sans promo à la clé
LilVirgo : bien vu!
Nina : Mais vu que ce sera toi la prof, c toi qui choisira tes élèves amants!! Putain, je veux être prof!
LilVirgo : ben ouais!
Gauthier : lefroid n’est pas morte. elle m’appelle à 19h pour me dire si elle nous rejoins
Nina : Cool
Gauthier : elle vous fait des bisous
Nina : Ah, ce serait bien
LilVirgo : putain, fait chier que je sois pas là
Nina : Moi, mon rêve, c’est qu’à 50 ans, je sois suffisamment canon pour me taper des petits jeunes
Gauthier : ben vient!
LilVirgo : pouviez pas faire votre resto dimanche prochain?
Gauthier : et tu dors chez moi g t dis
Nina : Lil, avec nous, Lil avec nous!! Le WE prochain, y a mes parents
LilVirgo : (remarque que dimanche prochain, je serai en post-cuite…)
Nina : Quoi tu fais la fête sans nous???
Gauthier : alcoolique
Nina : Mais honte à toi!!!
LilVirgo : ma meilleure amie se barre un an à fidji
Nina : Elle se garde ses potes beaux mecs pour elle. Ah oui, bon, ça justifie
LilVirgo : je dis adieu à [son bled]
Nina : C zémouvant
LilVirgo : non, c’est que des meufs. les beaux mecs, je les ai vus un peu hier
Nina : Et alors??? Il paraît que je suis bi, moi, maintenant. Et même pas tu nous as invité???
Gauthier : bon v prendre ma douche cette fois
LilVirgo : j’abais un pédé très bien en magasin, d’ailleurs, et j’ai appris juste hier qu’il était maqué
Gauthier : bisous m’sieur dames et autre
Nina : Moi, j’écoute la musique
LilVirgo : ben non, c’était pas chez moi
Nina : A tout à l’heure
LilVirgo : bisous!
Mister Big : et moi finir de lancer ma lessive! 😉 à toutes les fifilles! 😉
Nina : Moi, je réponds à mes comms et faudrait que je fasse le ménage
LilVirgo et moi je vais faire mon néerlandais!
Nina : Il est 17h28 et il fait nuit, j’ai envie de mourir

Je vais sur mon chemin

Par Tatiana
Aujourd’hui j’ai envie de parler de ce qui me fait avancer dans la vie. Ou tout au moins de ce qui me donne l’impression d’avancer. En ce moment, ma vie roule plus ou moins toute seule. Je vais à mon école, je vois mes amis (quand j’ai un peu de temps libre), ma famille. Une petite routine tranquille. Bien sûr mon école me demande beaucoup de ressources et c’est quelque chose de totalement nouveau pour moi. Ca me plait beaucoup d’ailleurs, même si ça me demande une tonne de travail. Je dois apprendre plein de nouveaux logiciels, me faire à un nouveau rythme de travail (complètement différent de l’université). Et retrouver ma créativité enfouie par des années d’études à l’université. Croyez-moi c’est pas tous les jours évidents.
 
Malgré cela je n’ai pas vraiment l’impression d’avancer, je tourne un peu en rond. Je ne devrais pourtant pas ressentir cela, car après tout j’avance sur le plan professionnel. J’ai changé de voie, je peux difficilement faire plus grand comme changement. Mais pour moi ce qui me donne l’impression d’avancer ce sont les relations humaines, le travail reste secondaire. Les relations humaines ont toujours primées dans ma vie, bien plus que la réussite professionnelle. C’est à travers les gens que je rencontre et les relations que j’établis, que je sais que ma vie avance, bouge et que je ne reste pas sur le passé. Par exemple en ce moment j’ai très envie de retomber amoureuse. J’aime beaucoup ma vie telle qu’elle est, mais j’ai la désagréable impression qu’il manque quelque chose pour que je me sente absolument bien, invincible et que j’ai le sentiment que tout bouge autour de moi. Je pense que cette réaction est normale et commune chez la plupart des gens. Mais comme tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger à fond en même temps, et que moi j’ai déjà le domaine professionnel, ma vie sentimentale et relationnelle en pâtis drôlement. J’ai changé de voie pour faire quelque chose qui me plait vraiment, et auquel je pense depuis un certain temps (oui ce changement ne s’est pas fait du jour au lendemain, ça fait un bail que je songe à changer). Certes, cela m’apporte beaucoup, et je me sens à ma place (même si des fois je suis complètement parano et je me dis que tous les gens de ma classe pensent le contraire), mais je ne peux pas dire « ma vie est parfaite je me sens pleinement épanouie, il ne me manque rien ».
[…]
 
Je reviens de cours, putain ça m’a soulé. Ce cours je ne l’aime pas vraiment car je galère un peu je ne suis pas très à l’aise avec le logiciel. Bref, c’est pas vraiment l’objet de l’article, mais faut que je me remette dedans là. Ah oui ! j’en étais à « tous les domaines de notre vie ne peuvent pas bouger en même temps ». Ben moi j’aimerais bien pourtant. Heureusement je suis très prise par mon travail donc je n’ai pas vraiment le temps d’y penser mais je sens bien qu’il me manque un truc. Ca doit être mon côté sentimentale j’ai besoin de ça pour me sentir vraiment vivante et boostée. L’amitié a aussi cet effet la sur moi mais comme j’ai pas vraiment le temps de voir mes amis ben ça compense pas vraiment. Donc voilà, je suis dans une période un peu fade, pas mauvaise (parce qu’il ne m’arrive rien de mauvais) mais pas non plus rose bonbon. C’est quand même assez frustrant pour moi de voir que je ne peux pas m’épanouir complètement même en faisant un truc que j’aime. Je fais partie de la catégorie « les gens priment sur le travail », faut que je m’y fasse. C’est comme ça que j’ai découvert aussi que pour mon futur travail il me faut l’ambiance de travail que j’aime sinon c’est impossible. Je préfère faire un travail moins épanouissant mais dans une super ambiance de travail que l’inverse.
 
Mais revenons à mon idée de tomber amoureuse. Vous trouvez peut être ça un peu fleur bleue ? Bon déjà j’ai écrit un truc là-dessus sur mon blog donc je n’y reviendrais pas (et c’est que je vais voir si vous allez y jeter un coup d’œil ou pas), et puis non je pense pas que ce soit fleur bleue. Après tout, tout le monde a besoin d’aimer et d’être aimé pour se sentir vivant et avoir envie de foncer vers le futur. Oui c’est toujours mieux de foncer vers le futur en sachant qu’on peut le partager avec quelqu’un. Et puis je crois que plus on tombe amoureux et plus ca donne envie de rester dans cet état, un peu comme une drogue. On a envie de planer. Et moi en ce moment j’ai envie de planer, même si je me dis que j’aurais super pas beaucoup de temps à consacrer à ma source de planage. Mais ça n’empêche que j’ai quand même envie. Le pire c’est que ce matin je me tire les cartes (oui ça m’arrive des fois) pour savoir si oui ou non je vais tomber bientôt amoureuse. Et elles me répondent que je suis dans la période idéale et que y a déjà le mec pour dans ma vie (suivez mon regard), mais qu’il faudrait que je me bouge les fesses. Ben voyons, mais moi je voulais que ça me tombe dessus, pas que je me batte pour. Apparemment j’ai pas le choix, alors vais-je le faire ? La suite au prochain épisode !!

The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)

The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

Célibataire vs fille maquée

Si on schématise très grossièrement, il y a deux types de filles, celles en couple et celles célibataires. Les célibataires, y en a de tous styles, celles qui le vivent bien
(« bah, ça viendra quand ça viendra, je suis trop canon pour finir seule, de toute façon, puis je vois pas pourquoi je devrais avoir un mec à tout prix, j’existe sans ça ») et celles
qui le vivent mal (« bouhouhou, mais pourquoi personne il m’aime ? »). C’est plus ces dernières qui m’intéressent.

 

Pendant 4 ans et demi, j’ai occupé le rôle de la « bonne copine en couple », celle qui est censée mieux s’y connaître en mec que Brigitte Lahaie alors que je sortais avec
un homme en particulier, pas avec tous. Je m’y connaissais en Guillaume 1er, pas en Jean-Luc, Paolo ou Arthur. Oui parce que, lecteur, c’est pas un scoop, tous les mecs sont pas
pareils et je sais pas pourquoi Arthur répond pas au texto trente secondes après l’avoir reçu ou pourquoi Paolo ne comprend pas qu’on le drague. Ce n’est pas parce que je sors avec un homme que j’ai la recette magique pour sortir du célibat. Honnêtement, Guillaume 1er, je l’ai rencontré à la fac, je n’ai rien fait pour le séduire et voilà. Alors je donne quoi comme
conseil ? « Va dans des lieux publics et attends » ? Oui ben elle va être bien avancée ma copine célibataire, tiens.  Or, c’est dur d’être la fille maquée de service, je m’explique.

Une fille en couple doit être heureuse, c’est mathématique. Donc elle doit écouter avec bienveillance les soucis de l’amie célibataire qui le vit mal. Elle doit écouter pendant des
heures des « mais pourquoi les mecs veulent pas de moi ? » en sortant juste des « mais tu es très bien, t’inquiète pas ! ». La fille maquée n’a pas le droit de se plaindre. Non, elle peut pas ! Parce que si elle commence à faire remarquer que tout n’est pas rose dans une vie de couple, elle se prend un cinglant « Oh, ça va, te plains pas, t’as un mec, toi, au moins ! ». Sauf qu’en vérité, autant la célibataire envie sa copine en couple, autant la réciproque peut être vraie.

Etre en couple, c’est pas une joyeuse balade tous les jours. Bon, au début, c’est magique, on vit sur un petit nuage, tout le monde est beau, tout le monde est gentil, même cette
connasse du supermarché qui n’a ni bonjour ni au revoir à son vocabulaire. Mais bon, petit à petit, on redescend du petit nuage. On n’aime plus passionnément, on aime tout court. C’est pas le bagne la vie de couple, c’est vrai que c’est bon de retrouver quelqu’un le soir quand on rentre chez soi, d’avoir un confident en permanence, de partager des tas de choses. Mais bon, c’est aussi se taper les copains de monsieur, y compris ceux qu’on aime pas, faire des concessions pour que tout aille bien… Ca veut pas dire qu’il faut tout sacrifier, hein, mais quand on vit à 2 dans 27 m², on peut pas tout faire non plus. Bon, bref, être en couple, c’est bien mais pas que.

Ainsi, quand une amie célibataire nous raconte avoir rencontré un mec, le premier baiser et tout ça, ben on l’envie. Quand j’étais en maîtrise science po, vers la toute fin de mon
histoire avec Guillaume 1er, alors qu’on avait des relations bien plus amicales qu’amoureuses, ma copine Nyna a rencontré un homme. Elle me raconte donc la rencontre, la soirée, le premier baiser, j’en frissonnais de partout. Bon, certes, ça n’allait plus du tout dans mon couple donc ça n’aidait pas mais c’est vrai qu’être en couple, ça veut aussi dire ne plus tomber amoureuse d’un mec, ne plus se laisser emporter par une aventure ni rien. La frénésie du début est loin et la routine, c’est quand même chiant, des fois. Mais on n’a pas le droit d’ouvrir la bouche sur ce sujet car « oh ça va, te plains pas, t’as un mec, toi, au moins ! ». Et alors ? Etre en couple, tout comme le célibat, c’est un état de fait avec ses avantages et ses inconvénients, pourquoi la célibataire a le droit de se plaindre de son état et pas la fille en couple ? C’est quoi ce racisme ? Je lis actuellement un livre, « le musée de
l’homme » de David Abicker, un petit bijou drôlissime, un homme trentenaire qui sort des considérations sur tout et qui me fait mourir de rire, je vous en reparlerai quand je l’aurai fini. Bref, dans ce livre, à un moment, monsieur espionne sa femme et ses copines célibataires et ça donne :

« Tu as de la chance, toi, tu as trouvé l’homme idéal.
– Ouais, dit ma femme, pensive.
– C’est vrai, t’as du pot

– Mais qu’est-ce qu’on a, franchement ? Dès qu’on s’attache, ils se tirent. Et dès qu’on les drague, ils se tirent

– Y en a même qui se tirent avant même de nous rencontrer. [Que cette phrase m’a fait rire, j’ai l’air très fine quand je me marre toute seule dans le métro]

– Vous savez, femme mariée, c’est pas tous les jours dimanche ! »

C’est carrément ça ! Parce qu’on a un homme, tout doit aller dans le meilleur des mondes, t’as pas le droit de chouiner, ma petite, toi, tu as une moitié. Bien sûr, il ne s’agit pas de se plaindre tout le temps, ce n’est pas ce que je dis non plus, mais si y a un truc qui nous pèse, une anecdote qui nous a gonflé, on a le droit de le dire, non ? Ben, apparemment, non… Les seuls motifs de plainte acceptés sont « j’ai pas de mec et c’est dur ! ».

En fait, on en revient encore à cette espèce de conception : à un, on est incomplet et malheureux, à deux, on est complet donc heureux. Donc on peut aisément jouer le rôle
d’assistante sociale auprès de nos amies tendance Bridget Jones. Parce que si on regarde toute la littérature qui nous est destinée, à nous, les femmes, c’est toujours pareil, la course à l’Homme, celui qui va nous épouser et nous faire des bébés. On nous fait croire que le célibat est une tare, qu’on doit pleurer tous les jours sur la place inoccupée dans notre lit, sur notre marteau qui n’a pas d’homme au bout (alors que je sais très bien me servir d’un marteau toute seule, même que j’ai monté mon bureau comme une grande, sans aide masculine). Pourtant, je ne pense pas être anormale mais je ne pense pas tout le temps « merde, je suis célibataire, je suis pas normale. » Y a même des moments où je ne capte même pas que je suis célibataire parce que j’ai pas le temps de me pencher sur ma vie sentimentale. Et puis même, mon célibat, c’est juste un état de fait. Je n’ai pas rencontré d’homme pouvant devenir un petit ami et c’est tout. Bon, c’est sûr, moi, en ce moment, c’est facile de relativiser : je bosse chez moi donc je rencontre personne donc mon célibat, c’est un truc normal. Puis qui dit célibat ne dit pas abstinence (héhéhé !). Bref pourquoi faut toujours se plaindre d’être seule ? Et pourquoi faire chier celle qui est en couple sur le sujet ? Après tout, ce serait plutôt normal d’en parler avec une compagne de galère. La fille en couple, elle, il vaut mieux écouter ses récriminations et se dire que, finalement, le célibat, c’est pas si mal !

Fidélite or infidélité

Par Tatiana

Bonjour lecteur (oui il est 11h du mat’ alors bonjour). Ma connexion internet étant totalement foireuse ce matin, je profite du fait que je ne peux pas trainer sur internet pour écrire un vrai article avec une tentative de réflexion. Ca va être dur pour moi mais je vais essayer de faire bien ;). Le sujet du jour c’est la fidélité. Ca faisait un moment que je voulais écrire là-dessus mais je n’avais encore jamais trouvé le temps pour le faire. Depuis ma relation avec mon ex (celui dont je vous saoule dans chacun de mes articles), je n’arrête pas de me demander si la fidélité est-elle vraiment possible.

Je crois que vous savez déjà que mon ex n’était pas vraiment ce qu’on peut appeler libre quand je l’ai connu, et encore aujourd’hui (enfin je dirais a priori vu que je ne sais pas ce qu’il devient) il est avec quelqu’un. Selon moi il y a plusieurs raisons d’une infidélité que je vais vous exposer ici ! Ben oui c’est le but de l’article en fait. Aujourd’hui je vais faire comme Nina : mise en situation pour étayer mon argument. Alors admettons que je suis avec Michael (oui comme Michael Vartan). Ca fait disons deux ans que je suis avec lui, et nous sommes un peu dans un passage à vide. Michael n’est plus aussi attentionné avec moi, notre relation tourne en rond. Et là arrive Orlando (cf. Orlando Bloom) ! Il est beau, il n’a d’yeux que pour moi et problème… il me fait craquer. Je ne sais plus quoi faire, et chaque bourde de Michael me fait avancer un peu plus vers les bras d’Orlando. Jusqu’au jour ou arrive le dérapage. Je cède à la tentation. Forcément je me pose plein de questions sur mes motivations, mon couple… Pourquoi donc ai-je fait cela si je suis bien avec Michael ?? Au bout d’un certain temps (qui varie selon le modèle de votre cerveau et la vitesse de connexion de vos neurones) j’en arrive à la conclusion que Michael ne me comble plus autant qu’avant. Là, deux solutions, soit j’ai une longue très longue discussion avec Micki et on recolle les morceaux, soit je le quitte car je juge que notre relation est arrivée à sa fin et qu’il n’y a rien à récupérer. Alors si vous êtes une fille, c’est plus souvent la première solution, si vous êtes un homme lâche, c’est plus la deuxième (non non je ne suis pas aigrie 🙂 ).

Autre scénario possible : toujours avec Micki notre relation va très bien, tout est beau, tout est rose… C’est l’homme parfait qui me fait tout le temps à manger, me fait tout le temps l’amour, est toujours là pour moi mais pas trop pour ne pas que je me sente trop étouffée. (oui je sais quitte à être exigeante autant l’être à fond). Pourtant ça ne m’empêchera pas d’avoir le coup de foudre pour Orlando. Bam ! Comme ça d’un coup d’un seul. Je me raisonne mais si Orlando vient vers moi avec insistance je ne peux pas résister longtemps. Surtout si je suis du genre instinctive en amour, c’est-à-dire que j’ai tendance à foncer. Ce genre de chose arrive plus souvent qu’on ne le croit et beaucoup de personnes se retrouvent avec un amant ou amante alors que ça ne leur était jamais arrivé. Le pire dans ces cas là c’est quand on finit par être amoureuse des deux et ne plus savoir lequel choisir. Donc là, c’est soit vous rompez direct avec Orlando avant de tomber amoureuse de lui, soit vous êtes sacrément dans la merde. Risque maximum : pétage de plombs et largage des deux.

Autre cas, l’angoisse de l’engagement. C’est quand même plus fréquent chez les hommes. Beaucoup, avant ou juste après avoir fait un pas supplémentaire dans leur couple, doivent se prouver qu’ils sont libres encore et qu’ils peuvent faire une dernière folie. Ou alors ils ont envie de se persuader que non eux ils ne veulent pas d’un couple « sérieux ». Là, c’est pas bon du tout. En général, la première personne qui passe et qui suscite un tout petit peu d’intérêt c’est bon. Je vais emménager avec Michael, ça y est on saute le pas. Mais Michael lui est super angoissé, si ça se trouve même il est pas sûr de vouloir habiter avec moi, mais il voulait tellement me faire plaisir. Du coup il se trouve un peu pris au piège et il a envie de se prouver que non il n’est pas tombé dans un train train et peu aussi aller voir ailleurs et être libre quand il veut où il veut. Cela rejoint un peu le cas où l’on veut retrouver les frissons du début. C’est vrai qu’avec le temps, la relation évolue, se transforme. Certain prennent ça pour un affadissement des sentiments amoureux et pourtant il n’en est rien. C’est vrai que ça fait longtemps que je suis avec Michael et que je n’aime pas trop la tournure de notre relation, elle est où la petite étincelle du début ? Le truc qui faisait que j’étais complètement folle rien qu’en entendant ma sonnerie de téléphone portable (il m’a apppeeelllllléééééééééééééééééeeeeeeeee). Ah mais oui je vais la retrouver avec Orlando !

Il y a sûrement encore plein d’autres raisons, mais là je vous ai sorti les classiques. Vous pouvez aussi ajouter le fantasme de faire quelque chose d’interdit, car souvent les relations de ce type sont vraiment intense. Il faut profiter de chaque moment passé ensemble. Et puis, il y a aussi des personnes qui couchent pour coucher sans vraiment de raison, mis à part le challenge et le score.

La lâcheté, nom masculin

J’ai un terrible défaut : je suis naïve. Mais alors naïve de chez naïve. Genre quand un mec me dit : « reste le week-end du 15 août sur Paris, on le passera ensemble », je le crois. Résultat : je passe le week-end seule avec une folle envie de frapper quelqu’un. On ne m’y reprendra pas.

Pourtant, je le sentais. Bon, j’avais promis à ce jeune homme de pas parler de lui sur mon blog mais bon, vu le coup qu’il m’a fait, je m’assois sur ma promesse. Petit plantage du décor : y a un peu plus d’un mois, je m’inscris sur le site du Nouvel Obs, pour voir. Là, je suis contactée par un jeune homme avec une photo révélant un beau sourire. Mmmmmmmm ! Bon, allez, je réponds. Bon, on passe vite sur MSN, on discute, tout va bien. On travaille dans le même secteur, ça rapproche. Bon, monsieur a une copine mais c’est pas sa première infidélité alors ça passe. De toute façon, moi, j’ai pas envie de tomber amoureuse. Mon petit cœur est trop fragile pour ça pour le moment donc donner de l’affection et de la tendresse, oui, de l’amour, je peux pas, je suis bloquée.

Bref, la situation est claire. On part sur une idée de relation sympa mais pas impliquante. Ceci étant, ça commence vite à dérailler. J’ai la mauvaise idée de donner au jeune homme l’adresse de mon blog et voilà que ça le bloque. « Non mais tu comprends, tu as plus d’expérience que moi alors que tu es plus jeune, ça me bloque, j’ai peur de pas être à la hauteur. » Là, je suis passablement étonnée, vu que je ne suis pas extrêmement exigeante non plus et que je ne suis pas à la recherche d’un étalon mais d’un partenaire complice. Finalement, on finit par aller boire un café à côté de chez moi, on se retrouve dans mon appart et après avoir fumé, il déclare qu’il a follement envie de m’embrasser. On se pelote pendant une heure sans pour autant consommer car il doit voir sa copine après et il peut pas lui faire ça. Mais c’est pas grave, on doit se voir le lendemain pour consommer. Mais finalement, non, il peut pas, il attend un coup de fil pour le boulot.

De là, je pars 15 jours chez mes parents et ça recommence : « non mais je suis pas sûr ». Il a peur de pas être à la hauteur, peur qu’une relation sexuelle gâche notre relation, peur que je me sers de lui pour oublier mon ex, peur de pas assurer et puis je suis une fille trop bien, je mérite qu’il s’investisse à 100% avec moi mais c’est pas possible. Devant ce défilé d’excuses, je commence à douter et lui dit que si je lui plais pas, il n’a qu’à le dire, ça fera gagner du temps à tout le monde. « Mais non, tu es attirante, désirable et je t’adore ». Ok. Donc il me dit qu’il viendra me chercher à la gare mais j’ai du mal à y croire. Effectivement, 30 mn avant mon arrivée sur Paris, texto « peux pas venir te chercher, ma mère vient chercher le chat chez moi. ». Là, je commence à sérieusement douter. Je le retrouve sur MSN et commence à lui dire que je trouve ses excuses un peu suspectes. Mais non, sa mère doit vraiment venir. Je lui demande quand on se voit et là, il m’explique qu’il veut pas me voir avant ses vacances avec sa nana car il préfère que je le vois bronzé et qu’en plus, il a des boutons de chaleur, c’est vilain… Là, ça sent vraiment l’embrouille.

Prochain projet : passer le week-end du 15 août ensemble vu que sa copine n’est pas là. Il part en vacances juste avant pendant 10 jours et je commence à sérieusement douter de ce week-end, je sens qu’il viendra pas. J’ai beau me raisonner, j’ai cette intuition, je le dis à tout le monde. Et bingo ! Dimanche, 15h (oui, le week-end était déjà bien avancé), je reçois enfin un mail de monsieur qui se décommande : « non mais tu comprends, je viens de passer 10 jours avec ma copine, je peux pas lui faire ça dès qu’elle a le dos tourné, j’espère que tu comprends. Bon, je sors, j’espère te retrouver ce soir sur MSN. » Heu… Le gars, il rentre samedi nuit de ses vacances et le dimanche, il a une sortie de prévue alors qu’il devait passer le week-end avec moi ? Bon, ok, il me prend vraiment pour la reine des connes. Trois lapins en un mois, on atteint des records. Ca me fait penser à un mec de meetic qui me relançait régulièrement pour un rencard pour annuler au dernier moment, son excuse la plus merveilleuse ayant été : « on peut pas se voir ce soir, je vends ma voiture ». Dommage que les hommes n’aient pas leurs règles, ça leur ferait une excuse toute trouvée.

Bref, ma réponse ne fut pas des plus aimables, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais bon, j’avoue que la gentille Nina a tendance à sortir les crocs quand on la prend pour une conne. Y a des jours, je me demande ce que je fais pour mériter ça. Avec Tatiana (qui m’a gentiment tenu compagnie hier après midi et avec qui on a fait une formidable séance de « tous des connards »), on s’est demandé pourquoi ça nous arrivait à nous et on en a conclu qu’on était trop gentilles, trop « oui, je comprends, c’est pas grave. » Oui ben au bout d’un moment, je comprends surtout que monsieur m’évite comme la peste (tout en continuant à m’allumer sur MSN, sans doute pour tester son pouvoir de séduction et me garder sous le coude au cas où). Sauf que moi, je ne suis ni une roue de secours ni un faire valoir. Je ne suis pas désespérée au point de courir après un mec qui me rejette. Surtout que c’est con, j’aurais prévu plus tôt, j’aurais pu passer le week-end chez un autre mec qui, lui, au moins, a très envie de moi et me joue pas la comédie.

Arf, foutus mecs !

J’’ai honte

Hier soir, j’ai pris une petite leçon de vie qui m’a bien refoutue à ma place. J’appelle ma mère pour discuter un peu et la rassurer sur mon état de santé et tout ça (et lui faire savoir que non, chuis pas morte). Après m’avoir donné un bulletin de santé de ma brave Kenya qui a élu domicile chez le voisin trentenaire (celle-là, dès qu’il y a un mec dans le coin, faut qu’elle aille le coller !), elle me raconte un peu la vie de certaines personnes, et c’est pas gai.

Première histoire : l’ex de Yohann, mon presque-frère, qu’elle a croisé avant-hier. Jeune fille belle comme le jour et adorable, intelligente et tout ça mais qui a vraiment une vie de merde. Son père est mort il y a deux ans d’un cancer, sa mère est décédée six mois plus tard d’un accident de la route puis son mec vient de perdre son père à son tour donc il a quitté la demoiselle. Du coup, elle a décidé de partir, de quitter la France et elle a un gros sentiment d’injustice, on comprend pourquoi…

Deuxième histoire : un couple, fraîchement trentenaire, s’apprête à avoir son premier enfant. Lors de l’accouchement, la mère fait une grave attaque cérébrale. Depuis, elle est tétraplégique, elle ne bouge plus que la tête mais comprend parfaitement ce qu’il se passe puisqu’elle reconnaît son bébé et fait de graves crises de nerfs. Quant au bébé, il est lourdement handicapé.

 

Quand vous entendez ça (et c’est véridique !), deux pensées vous traversent l’esprit :

– pourquoi le sort s’acharne comme ça sur les mêmes personnes ? Et accessoirement comment on arrive à continuer à vivre malgré tout ?

– je devrais avoir honte de chouiner sur mes petits soucis.
 

Analysons rapidement ma vie pour voir où on en est. Boulot : ok, un stage, c’est pas un CDI mais c’est ach’ment mieux que le chômage et puis ça me plaît donc pas de soucis majeurs. Evidemment, je pourrais râler sur le salaire (oui, en stage, on gagne pas le smic), sur le fait que je bosse chez moi et qu’il y a des jours, j’aimerais avoir une vraie vie sociale mais vraiment, c’est de l’anecdotique. Vie amicale : Lucie vient de partir mais elle n’est pas morte et grâce aux moyens à notre disposition, je mettrai pas 11 mois à avoir de ses nouvelles. Vie familiale : R.A.S. Vie amoureuse : oui ben j’ai souffert ces derniers mois, beaucoup pleuré mais il n’est pas mort et moi non plus. Et si je me sens pas prête à retomber amoureuse pour le moment, ça n’empêche pas la tendresse et l’affection avec de beaux jeunes hommes. Bref, globalement, ma vie n’est pas parfaite mais quelle vie l’est, de toute façon ? Ma période de lose n’est plus qu’un mauvais souvenir, mine de rien, j’ai arrêté de guetter la prochaine catastrophe. Et c’est très reposant.

Bref, quand on voit comment c’est ailleurs, nos propres problèmes sont relativisés. On a tous nos petits soucis, c’est humain. Des fois, on se noie dans un verre d’eau, on considère un petit souci comme un énorme problème alors que si on le regarde posément, il n’y a rien d’ingérable. Le chômage, c’est chiant mais ça ne durera pas toute la vie, j’ai bien réussi à m’en sortir, pour le moment. Et sans que je force les portes des rédactions en plus. L’amour, ça reviendra quand ce sera le moment. A écouter mes exs et mes futurs, je suis un fille fantastique. Hé oui, même mes exs, ils disent du bien de moi, c’est que je dois vraiment être terrible. Je n’ai jamais eu de soucis de santé majeurs, j’ai une famille solide… Ben, voilà, je regarde les cartes que j’ai en main et finalement, j’ai un bon jeu (ça change, j’ai jamais de chance au jeu, je ramasse toujours les pires cartes !). Mais plutôt que de me focaliser sur ces pécatilles, je devrais savourer ma chance, mon immense chance d’être celle que je suis avec ce que je possède (matériellement ou spirituellement), ceux qui m’entourent…

Hier soir, en raccrochant, j’avais le moral à la baisse, tout comme ma mère qui doit soigner cette maman tétraplégique. Puis j’ai eu honte, j’ai eu vraiment honte. Comment puis-je oser me plaindre ? J’avais tellement de peine pour ces gens-là qui souffrent réellement, qui sont brisées à 20 ou 30 ans… Moi, à 26 ans, je n’ai finalement rien vécu de réellement dramatique. Evidemment, j’ai perdu des êtres chers mais j’ai encore mes deux parents et ma sœur, je n’ai jamais perdu un ami. Je n’ai jamais eu de graves maladies ni d’immenses pépins.

Bref, hier soir, j’ai compris que ma vie était belle. Maintenant, quand je baisserai les bras face à une petite colline, je penserai à la montagne que d’autres doivent gravir. Et je suis sûre que ça ira de suite mieux.