Le planning du chômeur

Révélation : être chômeur, c’est chiant. Si, je vous jure. Les journées s’étirent indéfiniment, on s’occupe en candidatant mais que le temps est long entre deux réactualisation de la boîte mail, vérification qu’on n’a pas raté un coup de fil, des fois qu’on aurait mis le téléphone sur silencieux… Mais surtout le chômage, c’est se déphaser de la société.

 

Je suis d’un naturel couche-tard, lève-tard. Quoi que je fasse, quel que soit mon état de fatigue, je n’arrive pas à me coucher tôt. C’est très rare que j’éteigne les feux avant
minuit malgré les bonnes résolutions. Alors imaginez le cauchemar quand on n’a pas d’horaires à respecter. Dans mon chômage idéal, je souhaitais me lever à 9h. Les recruteurs n’arrivent jamais au boulot avant et, tant qu’à faire, autant envoyer un CV quand ils sont au bureau, histoire qu’il ne soit pas noyé dans la masse. Et être sur le pont dès le matin, ça veut aussi dire sauter sur les annonces dès qu’elles paraissent et répondre. Oui, il faut être réactif. J’ai passé un entretien où le recruteur m’a avoué n’avoir regardé que les 40 premiers CV reçus. J’aurais répondu plus tard, ça aurait peut-être été mort pour moi. Je pensais que le chômage, ce serait levée tôt, recherche de boulot avec mon mug de café et tout ça. Sauf que la motivation, elle finit par disparaître.

Au tout début, le chômage, on se dit que ça va pas durer donc les 15 premiers jours, voire le premier mois, ça ressemble plus à des vacances qu’autre chose. Puis on finit par s’y
mettre, faire des plans d’attaque, des plannings. Sauf qu’on se rend compte que le chômage, on en sort pas forcément comme ça. Plus nos candidatures sont sans réponses (ou pire, réponses négatives), moins on est motivés. On ne se lève plus à 9 mais à 10h. On n’est pas à une heure près. Puis finalement, ce sera 11h. Puis midi, on a toute l’après-midi pour envoyer des CV, ça laisse le temps. Plus on se lève tard, plus on se couche tard, forcément. On se dit bien que quand on retrouvera un boulot, le rythme sera un peu dur à reprendre mais ce que je ne fais pas de jour, faut bien que je le fasse à un moment.

En même temps que cette désynchronisation, il y a un réel enfermement. Sortir ? Oui mais pour quoi faire ? Nos amis travaillent en journée et n’ont pas forcément envie de
sortir tous les soirs, ils sont un peu fatigués. On les comprend puis toutes ces sorties, ce n’est pas donné non plus. Alors les jours où on ne sort pas, on ne fait pas l’effort de s’habiller vraiment, on enfile une tenue d’intérieur, histoire de dire qu’on n’est pas resté en pyjama toute la journée, on se peigne histoire d’éviter les nœuds. Le maquillage ? Mais quelle idée ! Je vois pas bien à quoi ça sert de se maquiller si on sort pas. Ou si on sort juste faire ses courses.

Evidemment, à force de se désociabiliser, le chômeur déprime. Cercle vicieux. Passer sa journée à candidater, à essayer de se sortir de là, trouver des idées, des pistes, ça
fatigue, surtout quand ça n’aboutit pas. On se sent un peu nul et quand on se regarde dans la glace, ce n’est pas mieux. Négligée, c’est le mot. Du coup, dès qu’on a l’occasion de sortir, de voir du monde, ça nous fait un vrai bol d’air même si on a, du coup, tendance à culpabiliser : le temps que je prends à prendre un verre avec une amie dans la journée, je le prends pas à chercher du boulot. Sauf que ce qu’il faut comprendre, c’est que si on relâche pas la pression, on explose. On ne supporte plus de vivre entre ces 4 murs qui nous servent d’appart, à voir plus souvent Ashley et Victor des Feux de l’Amour que des vrais humains. Réaliser en se couchant que la seule fois de la journée où on a utilisé notre voix, c’est quand on a dit au chat d’arrêter ses conneries. Que quand on vous appelle, on vous demande systématiquement si on vous réveille, vu votre voix enrouée. Se rendre compte qu’on n’a même pas pensé à regarder ce qu’il y avait dans la
boîte aux lettres. Se dire que demain, ça va être tout pareil. C’est métro-boulot-dodo, sans métro et sans boulot. S’ensuit un ennui qui annihile tout. Plus envie d’écrire, de faire des projets autres que professionnels. Moins on en fait, moins on a envie d’en faire.

Parfois, on a des entretiens et là, on se pomponne à mort, on se bichonne, on est même heureux d’être convoqué aux aurores : ciel, enfin une raison de se lever, une horaire à
respecter. Une occasion de s’habiller, de se maquiller. Peut-être que grâce à cet entretien, bientôt, je pourrai enfin pester tous les jours après mon réveil, m’habiller et me maquiller tous les matins… Voir des gens en vrai, leur parler.

2007 fut chouette, 2008 sera sweet

Bon, là, on est le 31 décembre, il serait temps de faire le bilan 2007. Et autant vous dire que ce bilan, je suis un peu ravie de le faire. C’est comme monter sur une balance après
un régime réussi, on sait déjà que le chiffre va nous plaire. Faut dire que pour moi, 2007 fut quand même drôlement chouette.

 undefined

Pourtant, ça avait mal commencé puisque la première semaine, je m’étais pris coup sur coup une rupture amoureuse (classe) et une rupture amicale (crade). L’hiver a été marqué par la recherche d’emploi qui virait quasi à l’obsession. Des entretiens qui n’aboutissent pas, des CV envoyés partout sans réponse la plupart du temps, des journées entières passées chez moi en jogging… Pas glamour. Point culminant, fin mars avec un entretien foiré avec un retard de 20 minutes et l’annonce de la mort de grand-mère qui, finalement, n’est pas morte. Ce qui fut positif, quand même, c’est l’arrivée dans ma vie de Summer et Vicky, mes fidèles coéquipières de la girlie team.

 

Puis en avril, le virage. Ca a commencé pile le jour de mon anniversaire puisque j’ai répondu à l’annonce qui allait me faire entrer dans la vie active. Un entretien puis le 13
avril, un vendredi, le coup de fil que je n’espérais plus « vous êtes embauchée ! ». Une joie intense suivie d’une grosse fatigue, la pression de tous ces mois qui s’envole. Lundi
16 avril, je débute mon premier CDI. Me voici animatrice de communauté pour un opérateur téléphonique. Alors que je comptais y rester environ 2 ans, la vie m’a fait un autre cadeau, totalement inattendu, celui là. En août, voici donc que je reçois un mail de Simon qui me propose de venir travailler dans un grand groupe de presse. Attends, que je réfléchisse… Oui ! Après deux mois d’entretiens cachés, c’est officiel : me voici embauchée en CDI chez TGGP, je dois, entre autre, animer le site d’un grand magazine féminin (TMF).

Côté cœur, rien de bien particulier à signaler. Quelques mini histoires, l’année 2007 a surtout été marquée par Gabriel, bien qu’on ait jamais été un couple. Pour le reste, ma
voyante que j’étais allée voir en février, par là, avait raison sur ce point : quelques relations, rien de durable mais je ne serai jamais vraiment seule. Ouais, c’est vrai. Maintenant, vu
que 2007 fut l’année du taf, je suis bien décidée à ce que 2008 soit celle du mec. Non mais ! On verra, je me mets pas la pression, ça arrivera quand ça arrivera. Un mec, c’est pas comme un boulot, je peux vivre sans quand même.

 

2008, parlons en. Bon, tu me connais, lecteur, tu sais qu’il suffit que je dise « je prends la résolution de… » pour ne pas la tenir. Donc je n’en prends pas, je fais plutôt une liste de vœux pieux qu’il ne tient qu’à moi de réaliser pour la plupart. Lesquels ? Mais les mêmes que chaque année. Plus de cigarette, du sport et une vie plus saine. Quoi qu’en 2007, je l’ai vachement assainie ma vie et je compte pas rentrer au couvent en 2008 alors bon. Peut-être me coucher plus tôt mais tu vois, ça fait 8 mois que je bosse, maintenant, 8 mois que je
me couche tous les soirs entre 2 et 3h du mat (voire encore plus tard) et que tous les matins, quand le réveil sonne et que j’ai pas envie de me lever, je me jure que ce soir, je me coucherai plus tôt. Et tu penses bien que je le fais pas. Mais allez, en tête de mes vœux pieux, je mets « me coucher plus tôt » puis reprendre la piscine une fois par semaine. Pour le reste, tenir un peu mes projets persos à jour au lieu de dire « je dois faire », « je dois faire ». Ou alors essayer de comprendre que le soir, en rentrant du boulot, je peux être un
peu claquée et ne pas avoir envie de faire autre chose de glander. Et sinon ? Sinon, faire mon taf tout comme il faut et même un peu plus, ce sera bien aussi.

Bref, quand je vois mon état il y a un an et mon état aujourd’hui, je n’arrive pas à croire tout ce qui a pu m’arriver de bien, cette année. J’oserais bien dire que je le mérite mais mérite-t-on vraiment les choses ? Je veux dire que s’il y a bien une chose que je sais de la vie, c’est qu’elle n’est pas juste, que des gens mériteraient beaucoup et d’autres ne mériteraient rien et ce ne sont pas les pires mécréants qui végètent au fond de la mare. Dans mon cas, tout est question de rouage, finalement, tout s’est mis en place petit à petit. Il y a un
an, j’étais chômeuse déprimée, aujourd’hui, je suis travailleuse heureuse. Ah, je suis devenue brune aussi, j’avoue que je m’en lasse pas. Un simple détail, certes, mais vu comme les détails prennent parfois leur place dans la machine, rien n’est jamais à négliger. Bonjour, la phrase obscure mais tu m’as comprise, lecteur.

 

Bref, 2007, ça avait commencé super mal, ça finit super bien. Comme un conte. Maintenant, 2008, tu vas avoir du boulot pour être une aussi bonne année. Mais je compte sur toi !

La liste de la fille qui ne tient jamais ses résolutions

(sous-titre : liste de la fille qui devrait vérifier que ses e mails sont bien arrivés, ça m’amuse pas d’écrire la liste deux fois par semaine)
 

Je me demande pourquoi je persiste à en prendre vu que je les tiens jamais. Alors finalement je vais voir à prendre des résolutions exprès pour ne pas les tenir pour voir si ça
marche. Alors ma nouvelle résolution, c’est de ne pas rencontrer de mec génial et de pas sortir avec. Et aussi, je suis résolue à ne pas gagner au loto. Ah mais merde, je joue pas.

 cv2flou.jpg

– J’ai un nouveau rituel rigolo au boulot : le matin, j’arrive, je dis bonjour, je jette mon manteau sur ma chaise et là ping ! Je me prends systématiquement une pigne.
Putain d’électricité statique et d’accoudoir en plastique (c’est pas toujours fantastique). Alors, je ruse, j’essaie de pas toucher les accoudoirs mais je me prends une pigne avec le manteau 
aussi. Pfffff. Sinon, j’ai trouvé mon nouveau rôle ; j’éteins les lumières des toilettes. Parce que tout le monde les laisse allumées et la planète bordel ! En tout cas, je suis plus la maîtresse des vents, j’ai reconnu Lénaïg et j’ai même fait ma fayote en lui donnant mon certificat de la médecine du travail comme quoi, je suis apte au travail.

 – Soirée romantique avec Gabriel lundi soir, il me parle de sa reprise d’études. A un moment, il me parle de ses exos de maths à base d’intégrales, dérivées et tout ça. Les

dérivées, j’en ai fait plein mais je sais plus trop comment ça marche. Ni un, ni deux, il me sort ses cours de maths…de terminale pour me montrer ! Je te rappelle, cher lecteur passionné par ma vie que Gabriel a le même âge que moi et donc n’a pas eu son bac hier. Enfin, c’est la première fois qu’un mec me fait le coup des dérivées !

 

– Visite médicale mardi genre « ultra light ». En gros, je donne les infos que je veux sur ma personne, limite j’aurais pu dire que je faisais 1m65, huhuhu. Pipi dans le gobelet, test de la vision (putain, c’est la cata mais on m’a strictement rien dit) et je passe dans le cabinet du docteur. Jeune, blond et à mon avis gay. Mais bon, c’est pas une raison pour pas
gentiment flirtouiller. « Ah ben heureusement que je sais où vous travaillez parce que responsable de communauté, c’est bizarre comme nom de métier », hihihi, « j’ai un an de plus que vous, j’ai eu ma piqûre de tétanos l’an dernier », ooooooh. Bon, je reste habillée pour les tests tension et cœur, tout va bien. Retour à mon dossier. « Vous avez mangé ?
– Non, j’y vais. – Ah, c’est pour ça que vous avez un peu de truc (pas retenu le nom) dans les urines. – Vous avez déjà les résultats ?? – Ben oui . – Oh putain ! » Je suis
définitivement glam. Et j’ai flirtouillé avec un mec qui a vu mes urines. Je suis traumatisée.

– Nina et Gabriel, suite. Après des baisers chocolatés sur le canapé (le milka au caramel coulant est une tuerie), on prend possession du lit pour avoir plus de place et on passe à
la vitesse supérieure.

Moi : Han han ! (je suis la reine des onomatopées)

Lui : Ah au fait, il faut que je te dise. La dernière fois…

Donc là, je vous rappelle qu’on est en train de sexer donc je m’attends au pire. C’est pas le moment de me faire des révélations… Heureusement que c’est moi la fille, sinon,
j’aurais attendu un « la dernière fois, la capote a craqué et j’attends un enfant de toi ».

Lui : Le voisin s’est plaint du bruit alors heu…
C’est pas non plus le moment de me faire marrer.
 

– Le médecin, il a dit que j’étais apte mais parce qu’il a pas fait un test psy parce que là, je l’aurais loupé. Y a qu’à voir mon rêve de mardi. Je vous la fais courte : c’était mon mariage. Avec qui ? Avec Julien Doré, comme si je craquais sur les mecs à barrettes ! Mais surtout dans mon rêve, le papa de Julien, mon beau-père donc, c’était Sarkozy et j’étais stressée à l’idée de danser une valse avec le président de la république…Non mais là, ça fait deux fois que je rêve de Sarko, je m’inquiète. Je me prends pour Laurence Ferrari ou quoi (mouarfff).

 – Ce qui est drôle avec facebook, c’est quand tu fais pas gaffe à qui tu envoies des invitations et qu’un ex classé dans la catégorie « connard 2007 » accepte la requête.

Du coup, j’en viens même à me demander s’il me remet…

 – Le graphiste aux yeux bleus laser fait des émules, Ioulia et Joy, l’assistante de direction l’ont repéré aussi. Du coup, conversation écrite sur mon cahier jeudi en Ioulia et moi

(parce que j’ai toujours pas de mail pro)

Nina : Y a le graphiste à casquette juste derrière toi !

Ioulia : Je pense pas qu’il soit homosexuel [non parce que Joy pense que si]

Nina : Moi non plus, marre des mecs mignons pédés.

Notez quand même comme je suis classe, je partage le matage.

 
Chanson que j’avais dans la tête hier.

La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.

27 ans et toutes mes dents

(pas de version audio, flemme de l’enregistrer, je la mettrai peut-être en journée)

Ça est, j’y suis, un an de plus. Et vu la gueule de mes 26, autant vous dire que j’avais hâte de changer de chiffre. Je sais, c’est du symbolisme à la con tout ça mais quand on sait que mes 26 ans se résument à love stories qui n’ont pas atteint une seule fois le mois (enfin, y en a une, à la limite, on pourrait dire que si), des gens qui m’ont bien prise pour une conne, des amitiés explosées en plein vol, un boulot intéressant de seulement 3 semaines, un « stage » de 5 mois et 9 mois après, je suis encore en train de courir après les salaires manquants (le jour où ils me payent, je les dénonce sur tous les sites de stage), des entretiens toujours réussis mais c’est toujours l’autre qu’on prend, des larmes, des larmes, des larmes… Des fois, même, des envies de pleurer je sais même pas pourquoi.

 


Bon, tout ne fut pas noir non plus. Durant cette 27e année de ma vie (oui, là, je rentre dans le 28e), y a quand même eu des trucs positifs comme ce taff de trois semaines, bref mais j’ai adoré et en plus, je bossais avec un DRH choupinou, j’ai eu dans mon lit des mecs tellement beaux que j’aurais pas cru y a quelques années avec ces Rolls Royce dans mon pieu (ou me glisser dans le leur, c’est fonction), j’ai pris un peu confiance en moi au niveau de mon physique. Je plais, j’attire, je suis désirable. Maintenant, je vais apprendre à les retenir. Et puis y a eu de belles amitiés de nées, des rencontres chouettes avec Lucas, Vicky, Jane ou Summer. Je crois qu’on peut même parler de coup de foudre amical. De bons moments, aussi, des fous rires, tout ça. Le bilan tire vers le négatif mais je vais pas me jeter du pont non plus.

Surtout que nouvelle année, tout repart de zéro, du moins pour moi. Je sais que je suis catastrophiquement symboliste mais ça rassure. Une année pourrie qui se termine, je jette tout ce qui est moche, je garde que ce qui est beau et je reconstruis. J’ai beaucoup changé ces derniers mois, je suis parée pour une nouvelle vie. En soufflant les bougies fictives de mon gâteau (j’ai plus eu de bougies sur mon gâteau depuis pfiou !), va falloir faire des vœux. Que me souhaiter ? Ben un boulot qui me plaît, tout d’abord, ce sera bien. Puis la santé parce que c’est important, quand même. Un mec ? Ouais, enfin, à la limite, en ce moment, je m’en fous un peu. Non, non, le boulot et la santé. De toute façon, à partir du moment où j’aurai un boulot, je serai tellement mieux dans mes baskets que tout s’enchaînera forcément. Déjà, je vais changer d’appart (faut que j’économise pour la caution et les frais d’agence car ça me coûtera toujours moins une agence qu’un remplacement de toilette à mes frais, connard de proprio, j’irai cracher sur ta tombe). Puis qui dit boulot dit collègues et dit nouveau cercle de relations. Non pas que je veuille changer le mien actuel qui me va comme un gant, juste qu’un cercle de plus est toujours appréciable.

27, c’est un chiffre qui me plaît bien. Je sais pas pourquoi, c’est toujours un chiffre qui me vient spontanément à l’esprit quand je dois dire des chiffres pour le loto, quand je joue une fois tous les 5 ans. J’aime bien les chiffres en 7, de toute façon mais ça ne se base sur rien. Je n’ai pas de souvenirs particuliers de mes 7 ou 17 ans, je sais que rien de dramatique ne s’est passé ces années là. Pas de drames familiaux, pas de drames scolaires. Des drames amoureux, sans doute, je chopais rien au lycée mais les amours adolescentes, ça marque pas tant que ça, finalement. Même si je crois pouvoir dire le prénom de tous les mecs sur qui je craquais mais c’était pas dur, c’était soit des Guillaume (déjà !) soit des Pierre, dans l’ensemble. Des fois, il m’arrive de rêver que je chope un de ces amours là, notamment un Guillaume dont j’étais amoureuse en 4e et 3e et qui était un peu un pauvre type, finalement, genre « je fais du judo, j’ai des abdos donc je me balade torse poil tout le temps ». Je me souviens, son drame au lycée, c’est que tous ses potes avaient fait quéquette lors d’un voyage de classe où il n’était pas allé et il arrivait pas à pécho une nana qui voulait bien lui ouvrir son intimité, jusque là inexplorée.

Bon, pour mon annif, je m’offre un beau paragraphe langue de pute, gloups. Bon, aux anniversaires, il est de bon ton de faire des bonnes résolutions, aussi. Oui, moi, j’en fais tout le temps : à mon annif, en septembre (la rentrée) ou en janvier, quand le vent de la nouveauté souffle. J’en ai pas fait en janvier, bien que j’ai arrêté de fumer et qu’on note que je tiens. Là, ma seule résolution, c’est de a) trouver du travail, b) réaliser un de mes rêves, c) changer d’appart, d) avoir une relation amoureuse dépassant le trimestre. Bon, avec de la volonté, je devrais y arriver, nan ?

(ouiiiiiiiiiiiii, c’est moi le bébé! L’histoire de ma naissance ici)

Hé, c’’est bientôt la St Valentin !

Voici un thème que je n’avais jusque là jamais traité vu qu’Emma s’en était occupé l’an dernier et que je m’en foutais un peu mais on ne peut pas ne pas aborder ce sujet sur un blog qui parle de relations amoureuses (et/ou sexuelles). Du moins, je suppose. Alors parlons de cette fête.

Concernant les origines, on s’en fout, on donne jamais les mêmes. En gros, c’est la fête des fleuristes, des chocolatiers et des bijoutiers. Face à la St Valentin, on trouve toute sorte de comportements : les « youpi, je vois mon namoureux et je mets des cœurs partout ! », les « c’est une fête de merde, je suis célibataire et aigri(e) », les « je suis en couple et je suis trop wild pour fêter ça », les « c’est pourri, j’organise une contre-soirée » et les « ah, putain, on est déjà le 14 ! ». Moi, je me situerais plus dans le dernier groupe. J’avoue que c’est pas une fête qui me marque, je ne suis ni pour, ni contre. En plus, cette année, je dois voir mon boss ce jour-là, à priori alors pour la soirée romantique, c’est pas ça.

Aujourd’hui, la St Valentin, je m’en tamponne le cocotier mais ado, ce n’était pas du tout le cas. Oui, j’étais nourrie à la sauce Berverly Hills, Sous le Soleil et même Sauvé par le Gong. Donc pour moi, le jour de la St Valentin était le jour où un homme pouvait me dire qu’il m’aimait. Jamais l’inverse car moi, j’étais trop timide et puis merde, j’ai le droit de me prendre pour la princesse romantique que le prince vient courtiser. Donc le jour du 14 février, je guettais le moindre signe, la moindre lettre, la moindre rose, tout le scénario était écrit dans
ma tête et… rien. Jamais. J’ai donc passé 19 ans sans avoir de mec le jour de la St Valentin (l’hiver ne m’a jamais réussi en amour, faut croire). L’année de mes 20 ans, alors que je ne les avais pas encore parce que je suis née en avril, je me file des défis à la con genre : « j’arrête de fumer à la fin des exams… non, quand j’aurai un mec. Et il m’en faut un pour la St Valentin parce que fais chier ! ». Donc après avoir joué au ping pong avec les amygdales d’un mec en boîte (j’ai jamais su si le mec que je croisais régulièrement à la fac, qui lui ressemblait énormément et qui avait une petite amie était la même personne ou pas), je finis par sortir avec Guillaume the first le 02 février, 12 jours avant le jour fatidique et pile à la fin des exams. Donc panique : cool, j’ai un mec pour la St Valentin… Mais faut que je lui fasse un cadeau ? Finalement, je lui ai acheté deux nounours avec un cœur et j’ai appris au passage qu’il était allergique à la poussière. Seul cadeau que je lui ai fait pour cette fête là et j’avoue que j’avais carrément effacé ce souvenir jusqu’au jour où j’ai vu ledit cadeau dans sa chambre chez ses parents. Après chaque année, quand il me disait « bonne fête » ce jour là, je répondais : « pfffffff ! ». De toute façon, notre anniversaire étant le 02, on
n’allait pas refaire un truc le 14. Et puis, moi, je voulais un mec pour dire que si je ne fêtais pas la St Valentin, c’est juste parce que je m’en foutais, pas parce que j’étais célibataire ET frustrée.

Mais voilà, ado, ça restait institutionnel. Une année, avec ma sœur, on avait organisé un repas aux chandelles pour mes parents, pâtes au basilic et je sais plus quoi, assez basique. On a mis deux heures à trouver des bougies car mes parents n’aiment pas ça mais bon, on était toutes contentes de nous. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai appris que mon père honnissait la St Valentin. Faut dire que mon père est très anniversaire, il offre un bouquet à ma mère pour l’anniversaire de leur première sortie et de leur mariage.

Alors tout ça pour dire : faut-il fêter ou cracher sur la St Valentin. Moi, je pense que chacun fait ce qu’il veut. Je ne suis pas fan de ce genre de fêtes institutionnalisées mais c’est vrai que ça peut être une bonne occasion pour déclarer sa flamme, après tout. Un jour où on ose tout comme acheter une pleine page dans Libé pour dire je t’aime. Après tout, pourquoi pas ? Si le 1er janvier est le jour des bonnes résolutions, le 14 février pourrait être vu comme le jour où l’on ose dire « tu me plais bien »… Si les gens aiment cette fête, laissons-les. Je ne ferai pas d’anti-St Valentin en allant dans les restos me moquer des couples ou faire une soirée entre célibs pour maudire l’amour. Pour moi, c’est une juste une journée comme les autres.

Non, non, je n’’aurai pas de résolutions !

J’avais décidé l’autre jour de pas faire de bonnes résolutions cette année parce que je les tiens jamais. Mais en lisant le blog des dacrew, ben, ils m’ont donné envie quand même ! Mais comme ça ne sert à rien, je vais un peu appeler ça mes « vœux pieux ». En gros ce que je veux pour 2007 pour que ma vie soit plus belle et que beaucoup de choses, je pourrais les faire toute seule.

En fait, jeudi, j’ai commencé un article où je m’adressais à Dieu, en toute modestie, et je lui demandais des choses. Je commençais par « Alors, déjà, pour la santé, si ça pouvait continuer comme ces derniers temps, ce serait cool parce que j’ai pas été malade depuis juin et ça me va bien ». Du coup, vendredi, je me lève et je suis malade à crever donc je vais arrêter de demander des trucs à Dieu et comme le Père Noël et le petit Jésus sont trop joueurs aussi, je vais rien demander à personne, je vais juste dire ce qui serait bien de faire.

Alors pour moi 2007 devrait être l’année de : mon premier CDI. Ou du moins d’un peu plus de stabilité au niveau boulot. Ouais, je sais, c’est super récurent comme vœu, je vous emmerde avec ça mais c’est important pour moi. Pas important, ESSENTIEL. Bon, je vous ai déjà dit dans un précédent article que je bossais mon relationnel, que je fais plein de trucs et tout ça donc je vais pas te réexpliquer 107 ans la même chose car je pense que tu es suffisamment intelligent pour avoir compris ce que je disais et que tu ne souffres pas d’Alzheimer (et non, je ne dis pas de mal des gens qui souffrent de cette maladie). Mais, curieusement, je suis assez optimiste sur le sujet, cool !

Bon, le boulot, c’est fait alors parlons de ce que j’aimerais faire si je me sors un peu les doigts du cul cette année :

– travailler mes langues. Notamment l’anglais, je parle pas de trucs cochons, là. Et si je me bougeais pour apprendre un peu le russe, ce serait cool.

– faire toutes les choses que je dis que je vais faire. En gros, écrire la suite de Technopolis que j’ai commencé y a trois ans, tricoter un peu plus que trois mailles tous les 2 mois, écrire, écrire, écrire… Et faire les t-shirts vingtenaires, depuis le temps que je le dis… Faire des travaux manuels parce que ça m’occupe.

– arrêter de fumer. Bon, ok, c’est déjà fait depuis quasi quinze jours (yeah !) mais chez mes parents, c’était facile. Hier, je suis allée au café avec un éminent blogueur de passage dans ma région et qui m’a gentiment refilé sa crève (‘foiré !) et des tas de gens fumaient et là, ça m’a un peu démangée mais j’avais pas de clope à disposition et j’ai pas cherché à en avoir. Mais bon, à mon retour, ça va être hard quand même parce que, ici, j’ai pas l’habitude de fumer mais là-bas… Mais bon, il me suffit de penser au 15 à 20 euros d’économisés par semaine pour me motiver.

– avoir un corps de rêve. Ce qui veut dire faire du sport (et la brouette, ça compte pas). C’est à dire dépoussiérer mon rameur, par exemple, apprendre le roller avec un charmant jeune homme et même aller à la piscine à quelques centaines de mètres de chez moi.

– être mieux organisée, histoire d’avoir le temps de faire des choses

– arrêter de perdre du temps à faire des choses qui ne me font pas avancer. Oui, regarder des conneries à la télé, ça détend, jouer au poker sur le net aussi (mais je paie rien, hein !) mais c’est pas comme ça que je trouverai du boulot et que j’écrirai tous mes articles

– arrêter de me faire virer des assedics tous les mois parce que j’oublie de dire que j’ai pas de boulot

– réaménager mon appart parce que j’aime plus du tout la disposition actuelle

– me faire de nouveaux amis parce que j’aime bien faire de nouvelles rencontres

– arrêter d’être trop gentille parce que pour ce que j’en suis remerciée, ben merci… Je ne serai plus l’assistante sociale ou la psy des gens qui ne sont jamais là quand j’ai besoin d’eux. Sans être une partisane du donnant/donnant, arrive un moment où le système donnant/prenant ne fonctionne plus. Je ne veux plus passer mes journées à jouer les psy sur MSN, ça me bouffe trop de temps.

Si tout ça pouvait se réaliser, ce serait cool et ce sera essentiellement grâce à moi. Pour beaucoup de trucs, y a que moi qui peut le faire… Mais bon, ceci n’est pas une liste de résolution, c’est juste ce qui serait bien que je fasse dans ma vie… Et pas juste en janvier !

Addiction, insupportable fléau

En ce moment, je lis un roman sympa « Sexe et dépendances » de Stephen McCauley. En gros : l’histoire d’un homo, William, pré quinquagénaire, qui décide au début du roman de mettre fin à son addiction au sexe. Bon, pendant toute une partie du roman, il est merveilleux de logique : « Bon, je vais juste baiser un coup mais comme ça, ça m’obsèdera

plus ».

 

Dans ce roman, on croise une foule d’addict. Charlotte, ex alcoolique qui boit quand même encore un peu, une accro aux visite d’appartements. Ah et puis William, c’est un peu un accro au ménage. C’est-à-dire qu’à côté, Monica, dans Friends, c’est la pire des souillons. Bref, je lis ce petit roman et je me reconnais dans le côté addictif vs bonnes résolutions. Suis-je une addict ? Oh que oui ! En surface, je parais addict à pas mal de choses : Internet (blogs, MSN, mails), clope, sexe, café… Mais suis-je une vraie addict ? J’ai lu dans un magazine l’autre jour les symptômes de l’addiction et il semble que je ne sois pas réellement addict à tout ça. Jamais Internet ne m’a empêché de sortir (d’ailleurs, ce week-end, j’ai pas trop posé mon fessier sur ma chaise de bureau), j’ai passé 15 jours chez mes parents en fumant en tout et pour tout deux clopes. D’ailleurs, j’annonce que je copie Gaugau, je m’arrête de fumer pendant les fêtes : vu que je fume pas chez mes parents et que ma ligne sera de toute façon menacée par les repas de fête, profitons-en. Le sexe, j’ai eu de longues périodes d’abstinence choisies (mais aussi parfois subies mais si j’avais vraiment voulu du sexe, j’aurais pu en trouver). Quant au café… Ouais, là, par contre, impossible de me réveiller correctement sans. Mais des fois, je prends du thé à la place.

 

Revenons en à William. Durant tout le roman, il cherche des palliatifs au sexe sans réel succès au départ, il décide de faire des choses constructives comme passer ses soirées à lire. Mouarffff ! Et là, je me reconnais complètement dans les moments où je prends une bonne résolution et que je la tiens pas. Exemple typique : le régime. Un régime, on décide ça un dimanche soir, on commence le lundi. Tant qu’on va pas au supermarché, tout va bien, tant qu’on n’a pas de tentation à domicile. Mais lorsque l’on se retrouve au rayon chocolat (TOUJOURS en face du rayon diététique, bande d’enfoirés !), là, on se retrouve toujours face à un dialogue intérieur :

« Non mais c’est pas raisonnable…

– Bah, c’est pas une tablette qui va te tuer puis comme ça, après, t’en auras plus envie…

– Bon, mais juste une alors ! »

Bon, moi, je suis pas addict au chocolat, j’ai des envies passagères, comme tout le monde, mais ça donne l’idée. Et puis en plus, la tablette de chocolat, on la bouffe en une heure et on se sent pas super bien, après…

 

Il est vrai que je ne cesse de me reconnaître dans le personnage de William, dans sa volonté de se passer de quelque chose en espérant améliorer sa vie et ses échecs, justifiés par une mauvaise foi hallucinante. C’est typique de l’addiction. On est persuadé qu’elle est la base de notre malheur. Si j’arrêtais de fumer, je serais en meilleure forme, si je ne mangeais plus de chocolat, je serais plus mince et plus séduisante et je suis sûre que le vilain bouton que j’ai sur la figure, c’est la faute à Milka. Si je passais moins de temps à chercher du sexe facile, j’en aurais plus pour faire autre chose. Si je passais moins de temps devant l’ordi ou les blogs, je pourrais faire tout un tas de choses en plus dans la journée… Enfin, bref, il suffit de changer un truc pour que tout aille mieux… Bon, ok, c’est complètement psychologique mais parfois, il suffit d’un rien pour se sentir bien dans sa tête et donc réaliser des choses, même minimes.

 

Pourtant, on échoue. Dans Jasmin, l’autre jour, je lisais donc le portrait d’un addict aux rencontres sur meetic en vue d’une brouette et basta. A un moment, le mec raconte qu’il a arrêté pour mieux replonger juste après. Parce qu’il est totalement intoxiqué, au point de se couper de ses amis pour mieux baiser des inconnues qu’il ne reverra pas, les traquer sur meetic et consort… Ca paraît dingue mais on est tous susceptibles de tomber dans une addiction quelle qu’elle soit. Mon ex, Guillaume 1er, par exemple, est totalement jeu de rôle en ligne addict. Il passe son temps là-dessus, il ne parle quasi que de ça (et je comprends jamais rien), il ne sort plus, ne parle quasi plus qu’à des gens en virtuel… Heureusement que je le sors quand je descends dans la région !

 

Mais combattre une addiction, aussi minime soit-elle, c’est avoir la sensation de prendre sa vie en main, de s’améliorer en perdant une mauvaise habitude de vie. Moi, en ce moment, je suis fière de suivre mon régime sans trop craquer. Quand j’arrêterai de fumer, je serai fière de moi aussi. Quand j’arrêterai le café… euh non, ça, je peux pas. Mais bon, si se débarrasser d’une addiction ne semble pas changer la vie en soi, ce qui compte, c’est la nouvelle confiance en soi qui naît de ça. J’ai de la volonté, je suis forte, j’y arrive. Si en plus, ça me permet d’arrêter de fumer, c’est plutôt pas mal, non ?

Deux ans

L’autre jour, je discute avec ma mère qui me fait une révélation : mon cousin vient de quitter son compagnon de deux ans et demi et est retourné vivre chez sa mère en attendant. La discussion se poursuit sur le sujet et ma mère me fait :

« ouais ben c’est comme toi quand tu as rompu avec Guillaume l’an dernier.

– Maman, ça va faire deux ans. »
 

Ben voilà, ça fait deux ans depuis le 03 juin. Deux ans de célibat entrecoupés de petites histoires. C’est pas que je sois une fana des bilans (enfin, si, quand même) mais en ce moment, je suis assez déprimée par ma situation sentimentale et cet anniversaire tombe un peu mal. Pourtant, il s’en est passé des choses en deux ans, j’ai quitté le système universitaire, j’ai déménagé, j’ai commencé ma vie active (si, j’ai eu un CDD !). Côté privé, j’ai côtoyé plus d’hommes en deux ans que pendant tout le reste de ma vie mais à l’arrivée, ben, me voilà seule. Bon, grâce à ses aventures, il paraît que je suis très épanouie sexuellement (c’est pas moi qui le dit). Sans doute que j’aurais pu m’abstenir de partager ma couche avec certains mecs mais au fond, je n’ai aucun regret, ça ne sert à rien. Après tout, je ne peux pas toujours tomber sur des mecs biens, ça se saurait, sinon. J’ai eu mon lot de connards, comme tout le monde, j’ai aussi eu des mecs bien, ouf !

Depuis quelques temps, je me suis lassée des relations sans lendemain, j’avais plus envie de m’engager, de commencer à construire ma vie privée. Après tout, maintenant que ma vie professionnelle se stabilise un tout petit peu, essayons de voir si je peux aussi trouver l’amour. Sur ces bonnes résolutions, je rencontre Alex et j’y crois fort, j’oublie de me protéger et je me prends un mur. C’était pas le bon moment, Alex a des choses à régler et ne peut pas construire quoi que ce soit au niveau amoureux. Je n’en dirai pas plus. Curieusement, c’est l’histoire la plus courte que j’ai jamais eue mais j’ai du mal à tourner la page. Sans doute parce qu’Alex est un mec fantastique qui plairait même à mes parents et même à ma vilaine grand-mère. Bon, ben, ça n’a pas marché, je n’ai pas de rancœur à ce niveau-là. Par contre, Alex a un talent particulier : il me révèle toutes mes failles, tout ce que je n’ai pas réglé dans mon passé amoureux. Je ne m’en étais pas rendue compte mais ma dernière histoire avant lui m’a fait vraiment du mal. Pas à mon petit cœur, non, mais à la confiance que je peux avoir en moi. Déjà que je suis la pro pour me remettre en cause, quand un homme avec qui j’ai eu une aventure me fait bien comprendre qu’il doute aussi de moi, de mes capacités à trouver du boulot, de tout ce que je peux dire y compris des choses insignifiantes, ça finit par faire mal. C’est aussi pour ça que je me suis autant accrochée à Alex car il m’a percée à jour très vite, il me comprend et j’avais pas besoin de lui mentir. Il me prenait telle quelle et c’était tellement rassurant de se sentir appréciée pour soi et pas pour l’image que l’on peut donner. Et puis, toute cette histoire n’a pas servie à rien, bien au contraire. A défaut d’être le futur père de mes 3 enfants, Alex est toujours quelqu’un de très proche avec qui il est bon de parler et que j’adore.

 

En même temps, j’aurais dû me douter que ça ne pouvait pas durer. Je connaissais ses problèmes, je savais qu’on ne vivait pas à côté, je savais qu’on était débordés par nos boulots respectifs mais je me suis dit qu’on s’en sortirait bien. Parce que y a un truc qui cloche chez moi quand même : plus une histoire est compliquée, plus je m’y jette tête baissée. Pourquoi ? Ben j’en sais absolument rien. Peut-être parce que le côté « c’était pas gagné mais on l’a fait » me transcende. Par ailleurs, j’ai une attirance pour les hommes en souffrance. Entre ceux qui ont des problèmes avec leur passé sentimental, ceux qui ont des problèmes relationnels avec leurs parents ou même les deux… Ouais ben y a pas dire, les écorchés vifs, ça me branche. Pourtant, je n’aspire qu’à une histoire simple, pourquoi faut toujours que je me retrouve dans des situations compliquées ? C’est peut-être une question de pas de chance mais ça n’explique pas tout. Quand j’ai parlé d’Alex à Gauthier, j’ai eu droit à un : « mais tu le fais exprès ou quoi ? ». Heu… Le froid m’a dit que c’est nous qui les attirions (et non l’inverse). Heu aussi…

Peut-être que je suis une incurable romantique qui ne veut que des histoires folles, passionnées, délirantes. Difficiles aussi mais l’happy end me paraît toujours possible. Quand j’ai commencé à sortir avec Guillaume, c’était mal barré : il vivait à l’époque chez ses parents. Il s’entend mal avec son père assez autoritaire et il ne pouvait pas sortir en semaine donc pour avoir de l’intimité, il fallait se caler des trous entre mes cours pour aller chez moi. En plus, il sortait d’une longue période de célibat et, au début, je vivais mal le fait de ne pas beaucoup le voir hors de la fac, de le voir passer beaucoup de temps avec ses potes et peu avec moi. En plus, au départ, je connaissais pas son père donc je croyais que tout cela était exagéré mais finalement, non. Il était très gentil avec moi papa Guillaume mais il s’entendait pas avec son fils et tout était susceptible de partir en dispute. Donc, au début, c’était mal barré, Gauthier m’a même dit qu’il y croyait pas, à notre couple. J’ai passé des nuits à pleurer en me disant qu’on s’en sortirait pas… Et finalement, si. Donc cet exemple me fait peut-être un peu trop croire que quand on veut, on peut. Mais tout n’est pas si simple.

 

Et maintenant ? Pour l’heure, je suis encore un peu trop dans la nostalgie de mon histoire avec Alex pour avoir envie de fréquenter un autre homme. Et puis je me rends compte que je suis actuellement trop fragile pour tenter une nouvelle aventure amoureuse, je crois qu’un nouvel échec me foutrait un coup trop grand, je dois me préserver un peu. Il faut que je me reconstruise, aussi, que je panse ces foutues plaies que j’avais même pas vues, que je reprenne confiance en moi. Je suis une fille super, pas un boulet. Je peux être aimée, comme les autres filles. Je n’ai pas à tricher pour plaire. Puis même qu’il paraît que je suis belle, même sans maquillage. Et faut que j’arrête de me trouver des histoires compliquées, aussi. C’est pas parce que la relation est simple qu’elle est sans passion. Moi aussi, je finirai par trouver une moitié. Tiens, faudra que j’aille revoir M. le marc de café car mine de rien, s’il est très mauvais pour situer les événements dans le temps, ce qui m’a dit s’est réalisé. J’ai bien eu deux entretiens d’embauche et un boulot avec un monsieur à double prénom (Pierre-Cécil, le DRH choupinou) et j’ai fini par rencontrer un mec très bien qui avait des problèmes aux yeux. Bon, tout est décalé de trois mois par rapport aux dates qu’il donne mais à l’arrivée… Mais je vais rester célibataire quelques temps. De toute façon, après avoir discuté avec Gauthier, je me rends compte que je ne veux ni d’un mec ni d’un amant, juste une paire de bras réconfortants pour me réconforter. Là, je préfère me concentrer sur mon travail et ne plus me poser de questions. Ca sera plus simple. Je n’attends plus rien, advienne que pourra. En attendant, ses deux années n’ont pas été vaines, je sais maintenant que quand je veux un mec, je peux l’avoir.

En attendant, vu que je n’ai pas de plan M et qu’il n’y a pas de choupinou à l’asso où je bosse, je bénis TF1 de repasser Lost tous les soirs à 17h. Mater Sawyer pendant trois quarts d’heure, ça fait du bien aux yeux.

Bonne année !!

Aujourd’hui, c’est le premier jour de l’année, un jour où généralement,on ne fait rien. Un jour qui compte pour du beurre. La veille, on s’est autorisé tous les excès : c’est pas tous les jours qu’on change d’année… Que l’on soit seul, en famille ou entre amis, on n’a pas hésité à reprendre un bout de gâteau, un petite coupe de champagne, une gorgée de bière… Enfin, chacun son péché mignon.
 
Le lendemain, quoi qu’il arrive, on se lève tard, on traîne au lit pour récupérer de cette folle nuit. Peut-être certains d’entre vous auront trouvé une charmante moitié et commenceront l’année à deux. Il faut dire qu’il n’y a pas plus douce façon de bien démarrer 2006 qu’en se réveillant auprès d’une personne qui nous séduit, de s’embrasser et de brouetter, si le cœur nous en dit. Pour ma part, j’ai dormi chez Anne donc pas de brouette !
 
Tous ces excès nous rendent indolent : le jour de l’an, on ne fait rien ! On se lève souvent tard (très tard), aux petites heures de l’après-midi. Forcément, ce rythme inhabituel ne nous réussit pas plus que ça… On traîne en pyjama ce qu’il reste de journée. Et si on prenait un bain, histoire de se délasser et effacer les
traces de la nuit. C’est ce que je préfère, le jour de l’an, le bain post fiesta…
 
Ensuite, on prend son téléphone et on appelle ceux à qui on a envie de souhaiter la bonne année… La nuit tombe déjà sur cette journée qui n’a servi à rien, la première de l’année.
 
Certains ont peut-être un repas de famille. Petite, j’allais faire la tournée des tantes avec ma grand-mère, des tantes et mes cousins. Il y avait la
cousine de ma grand-mère puis la sœur de mon grand-père, elles nous donnaient des gâteaux, des biscuits, des bonbons, on se gavait à tel point qu’on ne mangeait rien le soir. Les deux sont mortes depuis, hélas. Je regrette un peu de ne pas avoir connu la seconde actuellement car c’était une sacrée pro de la brouette, paraît-il… Elle était mariée à un homme qui s’appelait Fiacre et elle
aimait répéter : « Moi, je n’ai eu qu’un seul fiacre dans ma vie et j’en ai jamais changé ! », « mais qu’est-ce qu’elle a eu comme roue de secours ! » ajoutait
ma mère quand elle me racontait ça. Elle était chouette ma tante, elle adorait les rugbymen… Il est clair que le même sang coule dans nos veines !
 
Bref, on commence l’année sur un vide, sur une journée creuse… D’ailleurs, vous noterez que nos bonnes résolutions ont cours à partir du 2 janvier…
 
D’ailleurs, moi, j’ai trop travaillé pour aujourd’hui, je m’arrête donc là, on reparlera des résolutions demain… Maintenant, je vais prendre un
bain ! Mais avant, je te donne les deux phrases qui ont marqué le réveillon.
 
Mister Big : « 2006 sera dans ton cul ou ne sera pas. »
 
Gauthier par SMS : « on a survécut ! Bonne année… Plein de sexe surtout. » Je tiens à préciser que j’ai respecté l’orthographe dudit texto… Parce que Gauthier, quand son portable lui dit que survécu ne prend pas de « t », il râle et décide de l’ajouter au dictionnaire…
 
Sur ce, bonne année lecteur !
 
 (à venir, la photo du réveillon des vingtenaires, quand je les aurai reçues et retravaillées ! ;))