Pourquoi persister ?

Ce week-end, mes pélégrinations virtuelles, télévisuelles et même réelles m’ont mis face à une grande question existentielles. Pourquoi reste-t-on en couple avec quelqu’un avec qui ça ne passe plus ? Mais vraiment plus, hein, je ne parle pas d’une chamaillerie sur la couleur du PQ (rigolez pas, chez ma mère, ça vire à la religion, tu assortis ton PQ à tes
wc) ou de petites crises passagères. Non, je parle d’une telle tempête qu’on se demande un jour si on reverra le soleil.
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Pour tout vous dire, tout a débuté devant Confessions Intimes. Ne me blâmez pas, j’avais du mal à aller me coucher et mine de rien, le combo Confessions intimes + yahoo! jeux, ça fait comme un jacuzzi pour le cerveau. A l’écran, un couple dont j’ai oublié le nom et que nous appellerons pour une facilité de compréhension Ophélie et Nicolas. Ils sont en couple et ils ont un bébé mais voilà, Nicolas a eu une maîtresse. Pas juste une meuf ramassée en boîte et lutinée sur le parking du Macumba, non, non, une vraie et il lui a même parlé de ses problèmes intimes avec Ophélie dite « Captain’ Igloo ». Mais la maîtresse, en pure garce digne des plus grands drames sitcomesques, a eu l’audace d’appeler Ophélie pour lui dire qu’elle couchait avec son mec et que, ahah, la preuve, je te répète tout ce qu’il m’a dit. Oui, je sais, la maîtresse est, dans l’histoire une sale conne. Mais voilà, Ophélie se sent trahie (légitime) et n’arrive pas à pardonner à Nicolas, n’arrêtant pas de sous entendre qu’il va se taper la terre entière et « touche moi pas, j’ai pas envie ». Donc Ophélie et Nicolas sont malheureux, ils ne communiquent plus sans s’engueuler, elle est blessée, il est frustré… Mais bon, une explication avec la psy de l’émission et ils sont à nouveau heureux, youpi (c’est ça ou un relooking car c’est toujours la faute de bobonne « qui se néglige »). Mouais. Donc je regardais ça, le déluge d’agressivité et de noms d’oiseaux que s’adressaient Ophélie et Nicolas et je secouais la tête, atterrée : mais pourquoi ils restent ensemble ? J’exclus de suite l’hypothèse enfant, un gamin ne peut pas être heureux dans un tel contexte.

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L’amour ? Il sent un peu l’aigre ton amour. C’est carrément de la haine là. Alors quoi ? On me chuchote dans l’oreille une peur de la solitude. Oh mon Dieu ! Vous avez jamais entendu parler du vaut mieux être seul que mal accompagné ? Ouais, je sais, c’est facile à dire et si j’étais douée en rupture, ça se saurait.Il est difficile de dire stop, c’est un fait. Sauf qu’à un moment, je ne comprends pas que la peur de la solitude passe au dessus de la torture mentale qu’est la relation qui s’achève dans le sang et les larmes. Il est vrai que j’ai la chance d’être très entourée et de savoir que si un jour, je romps, j’aurai du soutien derrière et de gentilles épaules sur lesquelles pleurer donc ça dédramatise légèrement la situation.


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Est-ce une peur de l’inconnu, une force de l’habitude ? Possible mais là encore, je trouve que ça ne justifie pas de subir et de faire subir tout ça. Evidemment que ça fout grave la trouille de quitter une vie qui était la nôtre depuis une paire d’années mais même moi qui suis TRES mauvaise en orientation (mais des fois, c’est la faute de google map qui me situe n’importe comment) et légèrement têtue, je finis par faire demi tour quand je fais fausse route. Y a la peur de l’échec aussi. Celle-là, je la connais bien. Mais l’échec a un sale goût, c’est peut-être pas la peine de le faire tourner en bouche pendant 2h non plus… Parce que là, ça me fait la sensation de boire la coupe jusqu’à la lie, briser le verre et avaler les tessons. Ca fait mal, quoi. Surtout que comme je l’ai déjà dit y a quelques années, si on considère qu’un couple qui s’éteint est un échec, on va avoir du mal à réussir dans la vie puisque si je comprends bien, un couple réussi, c’est celui qui va jusqu’à la mort. Donc y en a qu’un (sauf amours multiples)… Super gai votre truc.

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Hé oui, pour rompre, il faut du courage et pas qu’un peu, c’est un fait. Même quand on a la certitude que tout est fini, reste encore la mini voix au fond de nous qui nous rappelle les temps heureux, comme cet homme ou cette femme nous a parfaitement correspondu et qu’on pourrait recommencer pareil, retrouver les beaux jours, courir main dans la main dans un pré en été… Cette personne qui a partagé ma vie, je l’ai bien choisi pour une raison, j’ai pas pu me tromper quand même. Le problème, c’est pas le choix du départ, c’est l’évolution que prend la relation. On peut débattre des responsabilités de l’un et de l’autre mais c’est pas tant la question. Rester est souvent une forme de scarification et faire 2 malheureux (voire plus en cas d’enfants impliqués ou relations multiples) et le faire sur du long terme car personne n’ose couper le membre gangréné, ce n’est bon pour personne. Ca pourrit et on finit par détester l’autre, tombant dans le cercle vicieux inverse de celui cité précédemment : c’est un gros con (ou grosse conne), j’ai perdu X années de ma vie, quelle dinde(/crétin) j’ai été, non mais on ne m’y reprendra plus ! Oui, la douleur fait augmenter l’aigreur. Et y en a qui restent, bercés par les « ça ira mieux demain » de leur entourage. Non mais arrêtez ! La fin d’un couple n’est pas un échec, ce n’est pas la fin du monde. Bien sûr que ça fait mal, bien sûr qu’il faudra le temps. Bien sûr qu’à un moment, on se dira qu’on a eu tort, que c’était pas si mal. Puis les matins se suivent et la douleur s’estompe et on se rend compte qu’on a agi pour le mieux. Question de survie.

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Certains me diront optimistes. De par mes expériences passées, je vous le dis : non, je suis réaliste.

 

Femme des années 2010, femme jusqu’au bout du clitoris

 (Vanne aperçue sur Twitter mais je ne me souviens pas de l’auteur, désolée !)

Ces derniers temps,je ne sais pas pourquoi mais l’envie d’aller cramer mon soutien-gorge me démange. Peut-être parce que j’ai plus ou moins arrêté de fumer (j’ai une technique particulière, je vous dirai ça dans un prochain article) et que je ne sais plus quoi faire de mon briquet. Ou peut-être parce qu’en ses temps troublés où notre prochain est forcément un délinquant en puissance, surtout s’il a la peau noire, qu’on fait du mauvais communautarisme à outrance, qu’on nous répète à l’envi que c’est la crise, qu’on va tous crever, que la
guerre n’est plus très loin, le féminisme en prend aussi un sacré coup. Force est de constater que nous sommes dans une phase de repli réactionnaire. Elles sont loin les années 80 « working girl ». On a tué Angela Bower, là… D’ailleurs, pour découvrir l’étendue des dégâts, n’hésitez pas à aller faire un tour sur Vie de Meuf, édifiant.


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Mais revenons en au coeur de l’article, ce que je voulais dénoncer haut et fort, montrer du doigt et lapider virtuellement avec des mots. La version 2010 d’Etre une femme de Sardou. Alors avant d’aller plus loin dans l’article, mon honnêteté intellectuelle (ahem) me force à préciser que je déteste Michel Sardou et son réactionnisme puant. La première version d’Etre une femme me débectait (et dire que mon ex, Guillaume 1er, la chantait toujours en karaoké…), la seconde est encore pire. Je vous propose une petite analyse de texte et de clip. Oui, je vais regarder le clip une nouvelle fois pour toi, lecteur. Mon abnégation m’auto émeus.

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Bon, je vous passe l’intro façon Johnny d’un Sardou qui n’a plus 20 ans qui explique qu’il s’imagine être une femme, le tout en montant un escalier bordé de bonnasses nues. Okay… Donc là, il dit « le drame d’être une femme », gros plan sur une nana qui met du gloss. Alors déjà, je tiens à préciser que le maquillage est précisément un truc génial. J’adore me maquiller, ce sont mes 5 minutes totalement égoïstes de la journée. Puis si je réussis bien mon coup, je me trouve bien jolie, ça fait plaisir de bon matin. Bref, M. Sardou ne semble
pas aimer le gloss, passons. Là, on a droit à un chorus chiant sur musique techno où les nanas semblent littéralement jouir de leur féminité et Sardou fait d’étranges gestes avec les mains qui ne sont pas sans rappeler un bon pelotage de fesses en règle.

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Sardou se positionne comme un homme de son temps donc pour bien le souligner, on a droit à une image quasi subliminale d’iPad. Je ne vois pas bien pourquoi. Cependant, j’en veux un donc si à tout hasard, tu ne sais pas quoi faire de quelques centaines d’euros et que tu as envie de me faire plaisir, tu sais ce qu’il te reste à faire. Bref, ça commence fort avec une nana à moitié à poil qui s’habille, on apprend qu’on a plus besoin de ne rien revendiquer vu qu’on a tout obtenu. J’ai envie de dire HIN HIN HIN. Michel n’a pas l’air de connaître vie de meuf. Notre héroïne enfile tailleur et chaussures à talons, c’est une femme dominatrice, sûre d’elle. On apprend que la demoiselle est chef d’entreprise, qu’elle n’a pas besoin d’hommes. Elle mène sa boîte avec toute l’hystérie dont elle est capable en semblant insulter ses collaborateurs, une patronne dont on rêve tous… Mais elle n’en reste pas moins féminine puisqu’elle passe
chez le coiffeur et se maquille dans l’ascenseur. Débordée mais pas négligée, nous voici rassurés. Mais pas pour longtemps car cette (triste) vie est épuisante, elle ne regarde même plus la télé et se gave d’aspirine. Alors, juste, je m’interroge un peu sur cette histoire de télé, ça semble un peu dramatique que nous, femme des années 2010, ne regardions plus la télé. Il est sponsorisé par TF1 ? Bref, on continue. Refrain, orgasmes des choristes nues dans une ambiance à la limite du saphisme qu laisse Sardou globalement indifférent. Il n’a pas pris son viagra pépé ? A moins qu’il ne prenne des forces pour la « meilleure » partie de la chanson, celle qui parle d’amour. Accrochez vous à vos slips et vos culottes, c’est parti !

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Les femmes 2010 ne baisent plus. Voilà, c’est le drame. Elles essaient de choper du mâle jetable comme des salopes qu’elles sont mais le travail les rappelle à l’ordre et le monsieur dormira sur la béquille. Bref, la femme est débordée, tellemet qu’elle est toujours habillée pareil avec son chignon strict mais déjà, la faille pointe chez Superwoman, Michel le dit : on n’a pas le temps d’être nostalgiques mais dès que le premier cheveu blanc pointera, on va changer. D’ailleurs, notre demoiselle commence à tirer la gueule et paraît fatiguée.
D’ailleurs, Sardou nous explique que depuis les années 80, on a tout perdu et même pas gagné de salaire (il disait précisément l’inverse en début de chanson puisqu’on était censées avoir tout cequ’on revendiquait. Souffrerait-il d’Alzheimer ?). Il n’est pas content de cette évolution, Michel, il regarde en l’air d’un air exaspéré : ce qu’elles peuvent être connes, les femmes !

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Là, on sent que ça va basculer, l’héroïne prend une longue douche pour se détendre, on l’a vue tracassée dans la salle de bain. Non pas à cause d’un test de grossesse positif mais parce qu’elle se rend compte que sa vie, c’est de la merde. Même quand elle chante « Etre une femme », elle ne jouit plus. Heureusement, Michel nous comprends, il sait que « beaucoup en ont marre » et va nous donner la clé du bonheur. J’en frétille d’impatience. Là, je vous copie colle les paroles, c’est beau comme du Baudelaire : « il suffit de retrouver l’adresse du type gâché de leur jeunesse, un homme gentil qu’elles ont laissé au port des occasions manquées, refaire sa vie et pourquoi pas être une femme et belle à la fois. L’amour d’automne c’est encore mieux, laisser un homme faire ce qu’il veut et puis s’endormir contre lui et jeter les dossiers aux orties ». Notons que l’héroïne a les cheveux désormais détachés. Bon, là, j’ai envie de hurler. PUTAIN BORDEL DE MERDE ! Ca veut dire quoi ? Qu’une femme qui s’accomplit par elle-même est forcément dans le faux ? Elle doit forcément se trouver un mec et plaquer sa vie professionnelle pour être heureuse ? Vraiment ? Bon, fin du clip, les 4 demoiselles chantent nues les unes contre les autres, Sardou s’en va. Moi, je pleure de désespoir. On en est encore là.

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Alors, okayyy, Sardou, c’est Sardou, c’est normal. Mais ça me rend dingue ! Ca paraît vraiment à ce point inconcevable d’imaginer une femme qui a une vie professionnelle intense et satisfaisante et une vie privée tout aussi chouette ? On est soit mère au foyer sans ambition soit malheureuse ? Vraiment ? Je ne vous referai pas le laïus sur la maternité, il n’en parle pas, ceci dit. Et ce qui me déprime le plus, c’est que des femmes, oui, des femmes, se reconnaissent parfaitement dans cette chanson. Moi pas. Je bosse la journée sans aboyer sur mes collaborateurs (bon, faut dire que je suis pas la chef non plus), je sors le soir et si je ramène un homme chez moi, c’est pas un coup de fil qui va m’empêcher de conclure (mais je la soupçonne d’avoir fait la vieille technique du coup de fil urgent pour se débarrasser de l’importun), oh que non. Et je ne change pas de mec tous les soirs non plus, il m’arrive d’avoir des relations suivies. Au passage, j’aimerais savoir comment la fille de la chanson peut se trouver tant de coups d’un soir vu qu’elle est débordée. Chez le coiffeur ou elle couche avec ses employés ? Et bah bravo ! Personnellement, je ne me reconnais pas dans cette loseuse qui ne
cherche finalement qu’un mari pour apprendre à respirer. Supeeeer.

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Et puis les choristes au bord de l’orgasme et nues, faudra m’expliquer quand même. Pour ceux qui n’ont pas vu le clip, je les invite à le trouver tout seul, j’ai pas envie de le diffuser ici.

PS : Oui, je suis très fière d’avoir fait tout un article sans poster une seule fois la photo de Sardou.

 

L’amour n’est-il qu’une question d’ego ?

Récemment, j’ai dû me replonger dans les archives de ce blog pour un déménagement à la mano (over-blog bloque les aspirateurs de site, impossible de constituer une archive xml, je suis pas maso pour rien) et je suis un peu amusée par mes premiers écrits. J’en ai fait du chemin en 5 ans. Mais en relisant ces articles, je me pose une question : l’amour n’est-il pas, finalement, qu’une question d’ego ?


Qu’est-ce que l’amour ? Bonjour la question tarte. Mais c’est vrai, qu’est-ce qu’on intellectualise tout aussi. L’humain reste un animal et il ne semble pas programmé pour être monogame, contrairement à d’autres animaux, on est censés courir après le meilleur reproducteur ou la meilleure génitrice. Et pourtant, on nous a appris que la polygamie et le libertinage, c’est mal, que l’amour, ça rime forcément avec toujours. Même, il est amusant de noter que l’idéal de beauté féminine (extrême minceur) est plutôt opposé au modèle de la génitrice, tout en rondeur. Quoi que faut voir, peut-être que si on faisait des études, on constaterait que les femmes d’une grande minceur sont plus des maîtresses que des mères et les femmes plus girondes des mères que des maîtresses. Enfin, si je prends l’exemple de mon entourage… Ben y a rien du tout à déduire, en fait, la silhouette de mes amies ne semble pas avoir une influence sur leur place dans le cœur ou le lit des hommes…


Bref, il me semble qu’on en a perdu nos bas instincts animaux de reproduction et qu’on a remplacé ça par l’amour, l’amouuuuuuuur. Ce truc qui inspire les poètes, les écrivains, les chanteurs, les peintres… en somme les artistes avec plus ou moins de bonheur. On célèbre l’amour, on le pleure, il est l’ingrédient principal de la plupart des intrigues. Mais en relisant mes vieilles histoires de cœur et de cul, un ingrédient revient souvent, toujours : l’ego. L’amour n’est-il qu’une satisfaction de l’ego ? Une expression d’orgueil. Dans mon passé, plus un mec me disait non, plus je le voulais. Fuis-moi, je te suis ? Non, une volonté de réparer un affront.


Samedi, lors de l’anniversaire de So Long, elle a prononcé la phrase suivante, concernant la séduction. En fait, c’est une phrase à sortir pour éconduire quelqu’un : « il faut avoir les moyens de ses ambitions ». Bon, évidemment, ça nous a fait rire.  Mais au-delà de la vanne, je me demande si, finalement, on ne touche pas précisément du doigt l’un des ingrédients essentiels de l’amour. Un peu le chocolat dans le moelleux au chocolat, l’amande dans le macaron, le fromage dans la raclette (je suis incroyablement glamour). J’aime me poser la question de nos attirances amoureuses. Pourquoi lui me plaît et pas lui ou lui ? Pourquoi je plais à lui et pas à lui ou lui ? Pour ma part, je sais que j’ai besoin d’une certaine admiration pour le monsieur, de le regarder avec des étoiles dans les yeux pendant qu’il me parle de quelque chose, de préférence d’un truc auquel je ne connais rien. Oui, j’ai pas envie de m’acoquiner avec un mécréant à mes yeux. Le critère n’est pas l’argent ou le pouvoir (le mec qui bosse dans la finance qui fait partie de mes amants à contacter en cas d’envie n’est clairement pas mon chouchou) mais bien la connaissance et la passion. Et donc si ces mecs là me rendent dingue, est-ce pour ce qu’ils sont ou l’image flatteuse de moi qu’ils me renvoient. Genre « oh yeah, ce mec là, il est à moi, quelle belle prise ! ».


Je ne sais pas bien mais il me semble que dans l’amour, il y a de l’orgueil. Ce qui me fait assez flipper vu que ça fait un bon moment que je n’ai pas été amoureuse, juste quelques coups de cœur. Est-ce que je dois en déduire que j’ai plus d’ego ou d’orgueil ? A moins que j’ai placé mon orgueil sur un autre plan, comme le boulot ?

Sinon, en 2010, j’ai décidé de ne plus intellectualiser l’amour, pour voir… Histoire de vivre mes coups de cœur plutôt que de les analyser.

C’est bien de retenir la leçon… Mais pas à ce point !

Je voulais vous parler de mon week-end car j’en étais satisfaite, l’heure de plus m’a permis de faire foule de choses (je suis allée jusqu’à ranger sous mon lit, vous savez, ce lieu un peu légendaire qui sert de cimetière aux chaussettes…) mais finalement, je vais m’abstenir parce qu’on est déjà mercredi et qu’on est limite plus près du prochain week-end que du précédent. Alors on va parler couple et rupture. Et rémission. Enfin, on va parler amour quoi.


Il était une fois un garçon que nous nommerons Romain. Pendant quasi une demi décennie (5 ans quoi), Romain fut en couple avec Charlotte mais comme il arrive parfois, peut-être même souvent, ils finirent par se séparer. Charlotte m’expliqua qu’elle ne supportait plus son manque de concession, le fait qu’il ne veuille jamais sortir, qu’elle devait se battre pour le faire bouger… Bref, Charlotte et Romain se séparèrent.

Puis Romain rencontra Sandy et se dépêcha de se mettre en couple avec elle, l’amour n’attend pas, paraît-il. On peut aussi penser qu’il ne se supporte pas célibataire et s’est agrippé à cette fille comme Rose à son bout de bois lors du naufrage du Titanic. Référence ! Mais Romain n’étant pas idiot, il a noté que les femmes n’aimaient pas les hommes un peu mous qui  ne veulent pas sortir donc il se plie à la volonté de Sandy. Une sortie par ci, par là, et jamais il ne dit non. Charlotte est certes chafouine de voir que l’autre a réussi en 15 jours ce qu’elle n’a pas réussi en moult années. Ca m’avait fait un peu la même chose avec Guillaume 1er, j’ai lutté pendant quasi 5 ans pour qu’il
balance ses slibards sloggi gris (il devait en avoir une vingtaine) et ses pulls camionneurs 15 ans d’âge et ses chaussettes de tennis. Mais il avait des qualités aussi, faut pas croire, hein.
Deux ou trois mois après la rupture, il sort avec une jeune femme qui le relooke des pieds à la tête.  Alors évidemment, question : sommes-nous à ce point nulles ? Non, c’est le cas typique du « j’ai échoué, je change de vie, je prends le total contrepied de ce que j’étais ».

C’est bien de retenir les leçons de ses échecs passés, je ne dis pas. Seulement, j’ai toujours du mal à croire qu’on peut réellement changer du tout au tout. Sortons le bon vieil adage : « chassez le naturel, il revient au galop ». Qui d’entre nous n’a pas plusieurs fois dans sa vie pris la résolution de changer sur tel ou tel point et échoué plus ou moins lamentablement. Moi, par exemple, ça doit faire 10 ans que j’essaie désespérément de me lever plus tôt et j’ai beau faire, j’ai beau être motivée le soir en me couchant, quand le réveil sonne une demi-heure plus tôt, je grommelle, le fracasse et me rendors. Et le pire, c’est que je ne renonce toujours pas. Un jour, je me lèverai tôt pour pouvoir faire quelque chose le matin avant le boulot. Quelque chose d’autre que de me traîner sous la douche, me laver (tant qu’à faire couler l’eau, que ça serve), m’étaler mes crèmes partout, m’habiller, me maquiller et partir. Quelque chose d’utile, quoi.

De toute façon, il n’y a qu’une façon d’intégrer un réel changement, c’est d’y aller piano. Romain, en changeant du tout au tout, risque d’aller dans le mur. Parce que c’est trop brutal et que ça ne tiendra pas. Un peu comme quand on commence un régime radical et qu’on craque au bout de quelques jours pour se jeter sur la première chose hyper calorique qui passe  à notre portée.

Alors quoi ? C’est ça le message ? On ne peut pas changer ? Et bien non, je ne le pense pas. Enfin, si, mais petit à petit, on ne peut pas devenir un autre en quelques jours, c’est juste une question de logique. Et puis mieux que le changement, je vous propose : l’adaptabilité et le compromis . Ne pas toujours dire oui ou toujours dire non, faites des concessions mais gardez vos cojones dans le slip plutôt que de les offrir en cadeau à votre nouvelle copine pour qu’elle s’en fasse des boucles d’oreille.

L’Étrange Histoire de Benjamin Button, de David Fincher

Par Bobby 

Chronique cinéma

Une fois n’est pas (plus) coutume (j’ai été débordé par une avalanche de dossiers à rendre pour la fac et, face à la difficulté de la chose, me suis vu contraint d’abandonner mon double cursus philo-cinéma pour ne garder que le cinéma, car après tout, je suis venu à Paris pour ça, à la base), je reprends mon clavier et ma casquette de Bobby la bidouille pour vous parler d’un film que je suis allé voir hier en compagnie de mon cher et tendre (que nous appellerons Angel, puisque de toute évidence, je serai amené à reparler de lui à de nombreuses reprises…) : L’Etrange Histoire de Benjamin Button. 

C’est l’histoire, narrée comme un conte, d’un homme qui nait vieux et rajeunit tout au long de sa vie, qu’il parcourt dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. C’est l’histoire de la vie, et surtout de la mort, qui n’est plus associée à la vieillesse mais, dans la réflexion que propose la film, à la fin de toute chose. Il y a une beauté rare, dans ce film. Dans les images, dans les choses qui sont dites, dans la profondeur de certaines scènes (comme par exemple l’installation par un vieil horloger ayant perdu son fils à la guerre d’une immense horloge qui recule dans le temps, entrecoupée de flash backs des tranchées, dans lesquelles on voit les soldats se relever, les éclats d’obus se refermer, etc). Les thèmes abordés, comme l’amour (que ce soit l’amour parental, l’amour entre deux êtres, ou l’amitié), la guerre, la sexualité, le corps, l’âme, l’art, la vieillesse, l’enfance, l’âge mûr, et le destin, semblent envelopper tout ce qui existe. A partir de là, le film -qui dure 2h35- justifie sa longueur. Il fallait prendre le temps de nous présenter le chemin parcouru au cours d’une vie (à la manière, sans doute, d’un Barry Lindon, de Stanley Kubrick).

Brad Pitt et Cate Blanchett sont saisissants, et le film nous prouve qu’en les faisant rajeunir et vieillir à volonté, les techniques de maquillage sont à notre époque d’une impressionnante efficacité.

Devant ce film, vous allez rire et pleurer, frémir et trembler. Vous allez aimer ces personnages, tous autant qu’ils sont, pour leurs particularités, leur durée éphémère, leur vérité.

Il faudrait revoir le film au ralenti, pour noter toutes les jolies phrase qui sont prononcées, et qui font du bien à l’âme.  

PS : j’en profite pour faire de la pub pour mon moyen métrage, qui vient de sortir en ligne, et qui est visible ICI.

Et ce que je craignais arriva… et en fait, c’était pas si mal

Avant de commencer cet article, sacrifions nous à la tradition du 01 janvier, premier jour de l’année et sans doute le plus inutile, le temps qu’on sorte tous de nos comas éthyliques : Bonne année ! Amour, santé, prospérité, travail, famille, (non, pas patrie, c’est pas chez Pétain ici) tout ce que vous voulez. Pour ma part, je fonde de grands espoirs sur 2009, j’en parlerai une autre fois.


Pendant longtemps, j’ai cru que le comble de l’infamie et de la honte sociale était de ne rien faire un soir de réveillon. Si tu ne fais rien un soir de réveillon, c’est que tu es socialement exclu, personne n’a voulu de toi, en gros. Et pourtant, cette année, je fus seule moi aussi, pour le 31. Non que je n’ai pas d’amis qui auraient été ravis de le fêter avec moi, c’est pire : je suis malade. Une bonne vieille grippe qui semblait m’avoir un peu lâchée hier mais qui est revenu à fond aujourd’hui, alors que je dois ranger mon appart pour plausiblement accueillir mon lit samedi (ahahah !). Je crois surtout que je vais me rallonger avec un lait chaud.


Bref, hier après-midi, après une réunion au sommet avec Vicky, on décide qu’il est plus raisonnable de ne rien faire, on se fera un repas plus tard pour rattraper le coup. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se laisser abattre. Etat du frigo : vide. Ok, let’s go. Je m’habille, vais à la Poste qui était fermée parce qu’on est le 31 (qu’ils ferment plus tôt, je veux bien mais 14h, c’est pas vraiment trop tôt ?) puis je me rends chez Picard dit « la Nouvelle Pologne ». Je choisis viteuf de quoi manger et après une queue finalement assez rapide, me voici au Monoprix pour la petite bouteille de champagne (quand même) et des courses de tous les jours. Alors, je vous l’annonce, je vis à côté du meilleur Monoprix du monde : il n’y avait pas de citron. Ni de poche solide vu que la mienne s’est rompue dans le hall de l’immeuble et, curieusement, c’était pas la poche où se trouvait la bouteille de champ. Par contre, j’ai bien remarqué que pendant que je ramassais, un de mes voisins est allé voir son courrier et m’a ignoré ostensiblement et il me semble en plus que c’est mon voisin direct que je trouvais déjà mal aimable.

Bref, après une virée à une Franprix que je viens de découvrir où ils sont aimables (comme quoi), me voici chez moi pour mon petit réveillon. Après avoir trafiqué sur mon ordi, j’ai mangé en regardant des films téléchargés, pause à minuit pour les vœux et c’est reparti jusqu’à 3h30.


Et bien vous savez quoi ? En fait, ne rien faire le 31 décembre au soir n’a aucune espèce d’importance. Quand je me remémore certains réveillons où j’avais voulu que mon esprit sorte de mon corps pour partir de là, je me dis que parfois, passer une soirée peinard entre soi et soi n’est pas si mal. De toute façon, dès le départ, j’avais pas trop le cœur à faire la fête ou autre donc finalement, c’était une bonne année pour tenter le réveillon solo. Je me rattraperai l’an prochain !

Voilà, j’ai survécu à un 31 décembre seule. Par contre, là, j’aimerais un massage car mon dos est en train de mourir.

Une dernière fois : Bonne année à tous, que 2009 soit aussi belle que dans mes espoirs les plus fous.

Qu’est-ce que l’amour ?

(Non, toujours pas la suite de la recherche du prince charmant, toujours pas envie, là, de suite, mais ça reviendra, ne vous inquiétez
pas…)

L’amour, il est partout : dans les romans que je lis, dans les films que je vois, les chansons que j’écoute, les magazines m’expliquent comment le trouver, on en parle entre copines. Bref, on a tous que ce mot là à la bouche mais finalement, sait-on réellement de quoi on parle ? Qu’est-ce que l’amour ? Je parle de l’amour que l’on donne à une seule autre personne, objet de nos désirs, avec qui on a envie de mélanger nos gênes. J’avais jamais remarqué que cet amour là était à priori égoïste puisqu’il ne se vit qu’à deux, normalement.
D’un autre côté, à plus de deux, j’aurais du mal à gérer, je me connais. Sans compter qu’actuellement, entre mon boulot, mes séances du sport (oui, la Nina 2008 fait du sport figure toi et depuis un moment, en plus), mes soirées entre copines, mes soirées mondaines (au moins), je ne sais déjà pas quand je pourrais caser un mec alors deux… Voire plus… Non.


Quand j’étais ado, j’étais une perpétuelle amoureuse et j’aimais bien, en fait. J’avais comme spécialité de tomber amoureuse du « beau mec là bas », celui qui n’avait aucun ami en commun avec moi. Je passais mon temps à rêvasser, à imaginer nos premiers mots, notre premier baiser, à échafauder des plans pour aller lui parler. Ca m’occupait beaucoup. Evidemment, ce n’était pas de l’amour mais du fantasme mais à l’époque, je ne le savais pas. En grandissant, j’ai un peu perdu cette capacité à m’emballer. D’abord, j’ai été quatre ans
et demi avec Guillaume 1er et même si durant cette période, j’ai secrètement craqué sur deux hommes dont le terrible démon tentateur, ça ne restait que du désir. Mais là, j’en avais conscience.

Aujourd’hui, je suis tombée dans l’excès inverse, je ne tombe plus amoureuse, plus du tout. Pourtant, j’ai fait des rencontres sympas, j’ai eu des petits coups de cœur, ça fait plus d’un an que je fréquente le même mec dans le cadre d’une relation libre et non impliquante mais non, je ne tombe pas amoureuse. A moins que… A moins que je ne sache pas ce qu’est l’amour. Peut-être qu’on me l’a tellement survendu que je crois que ça ne peut aller qu’avec les feux d’artifice, le cœur qui danse la polka, le love at first sight des films romantiques que je déteste, d’ailleurs. Oui, les belles histoires d’amour au cinéma, ça m’ennuie, on sait déjà comment ça va finir et je sais que dans la vie, on rencontre jamais le prince charmant pile au moment où on se sentait au fond du trou et hop, magie, tout s’arrange. Quand je suis au fond du trou, j’ai tendance à être aussi au fond de mon lit avec mon chat et un bon bouquin, je ne vois pas
bien comment Patrick Dempsey viendrait sonner à ma porte pour changer ma vie. De toute façon, je le trouve vraiment pas attirant du tout Dempsey. Quoi que je le préfère à Tom Hanks qui a souvent joué l’homme prince charmant dans les films romantiques.


Bref, je m’égare mais des fois, je me demande s’il est possible que j’aime sans savoir. Je sais que la question paraît ridicule et que si je me pose des questions sur mes sentiments amoureux, c’est qu’ils ne sont pas là. Mais au fond, c’est quoi l’amour ? A quoi le reconnaît-on précisément ? Se loge-t-il dans l’ivresse des sens ? Dans l’envie de construire une vie à deux ? Dans la complicité entre deux êtres ? Dans la dépendance ? Rien ne me paraît si évident que ça. On dit qu’on aime parce qu’on le sait, parce que c’est évident. Mais pourtant, par le passé, j’ai cru aimer mais une fois l’étincelle du début éteinte, il ne restait plus rien. Et quand je me retourne, je me dis que,
non, ce n’était pas cet amour mythique que je suis censée chercher à longueur de temps. C’était de l’affection, du désir, voire de l’orgueil, de l’optimisme, de l’envie d’y croire mais pas de l’amour. Y a qu’à voir à la vitesse à laquelle je m’en remets. Si j’étais réellement en mal d’amour, j’aurais pleuré bien plus que ça.

Parfois, quand on me parle d’histoires d’amour ou de chagrin d’amour, j’ai envie de soupirer. Non, tu n’es pas amoureux, non, tu n’as pas le cœur brisé, c’est juste une blessure d’ego. Ca fait mal, en effet, mais ne te cache pas derrière des « je l’aimeeeuh ! », ce n’est pas lui que tu aimes mais c’est l’idée d’être en couple, de sortir avec cette belle personne, de ne pas être seul et paria…

Et au fond, je me demande… L’amour entre deux êtres qui parlent à la première personne du pluriel, est-ce que ça existe vraiment ?

Cube, de Vincenzo Natali

Par Bobby

Alors là, lecteur, je vais pouvoir te parler d’un de mes films cultes, que j’ai eu le bonheur de revoir récemment en anglais non sous-titré: Cube, de Vincenzo Natali. Ce film est un ovni expérimental, fort bien ficelé en tous points de vue. Ses deux suites, Hypercube et Cube : Zéro (que j’ai également revisionné ces derniers jours) n’ont pas réussi à atteindre le sommet du premier. Comme d’hab, me direz vous.




L’histoire est tout à fait particulière. Des individus se réveillent dans une structure étrange, sorte de prison géante en forme de rubic’s cube, constitué d’un assemblage de pièces cubiques, toutes d’une couleur différente, qui communiquent entre elles grâce à un système de panneaux (6 passages dans chaque pièce : quatre côtés, le haut, et le bas). Les pièces se succèdent à n’en plus finir, certaines sont piégées (c’est assez gore, hein, je préviens, mais ça reste relativement supportable dans Cube -même moi j’ai pu regarder- ; par contre, je déconseille Cube : Zéro aux âmes sensibles, c’est franchement dégueulasse…), et, comble du comble, les prisonniers n’ont aucune idée de ce qu’ils font ici. Le flic, la psy, l’étudiante en maths, l’ingénieur et l’autiste vont dès lors faire équipe pour sortir du Cube, grâce à une énigme mathématiques. Les personnages sont fascinants : aucun d’entre eux n’est égal à lui-même du début à la fin, il n’y a pas de cliché. Chacun va tenter de prendre le pouvoir sur ses compagnons d’une manière ou d’une autre. La faim, la soif, la fatigue et la peur du danger vont finir par exacerber les individualités et leurs désirs de survie, d’amour et de mort. Je n’en dis pas plus…

Pour ce qui est de l’esthétique, c’est une réussite ! Nous sommes tenus en haleine du début à la fin, sans JAMAIS sortir du Cube. Le tournage n’a donc nécessité, au
niveau des décors, que la création de deux pièces : celle dans laquelle se trouvent les personnages, et la pièce que l’ont voit quand ils ouvrent un des panneaux coulissants. Et les acteurs n’ont évolué QUE dans ce décor réduit, sans accessoire… Je trouve ça assez épatant.

Enfin, il faut mentionner des moments de suspens à la limite du soutenable, lorsque les personnages traversent des salles piégées…

Pour ma part, je serais ravi que l’on arrête de diffuser des émissions telles que Secret Story ou L’Île de la Tentation, et que l’on se décide enfin à enfermer tout ces gens dans un Cube, sans aucun contact avec l’extérieur, pas même une Voix qui leur dit ce qu’ils ont à faire… La télé réalité prendrait enfin un sens. Sadique certes, mais guère plus que ce que l’on voit déjà.

Courrier des cœurs : réponse à Martin

Cette semaine, Martin nous a posé la question suivante : « Eh bien voici mon problème : j’ai découvert dans l’ordinateur de ma copine des PDF d’histoires à l’eau de rose. Du coup, intrigué, j’ai fouillé un peu plus (je sais, c’est mal), et j’ai même trouvé des DivX de films d’amour dans un dossier caché de son ordinateur portable… Dans l’historique de son navigateur, j’ai même vu qu’elle dévorait (oui, je crois que c’est le terme, au vu de la quantité de pages consultées) des forums Internet sur le couple et l’amour, en particulier les témoignages d’amour d’autres gens, particulièrement intimes et détaillées. Elle consulte même parfois des blogs sur le mariage avec des photos de gens qui s’embrassent lors des cérémonies civiles et religieuses. Bref, je me sens tout retourné, pour ainsi dire trahi.

Je pensais ma copine fidèle et heureuse dans notre couple, et je me rends compte que notre amour ne lui suffit plus. Pourquoi a-t-elle besoin de lire toutes ces histoires d’amour des autres ? Qu’ai-je fait de mal pour qu’elle aille chercher son bonheur ailleurs ?  »

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie pour répondre à cette dramatique question.

Jane : Votre histoire ne lui suffit plus? Moi je dirais au contraire qu’elle aimerait beaucoup passer à la vitesse supérieure, et vivre son grand roman d’amour perso en direct live. Tu as déjà pensé lui déclarer ta flamme lors d’un coucher de soleil, à genou dans le sable avec des dauphins qui barbotent joyeusement à quelques mètres du rivage? Si la réponse est non, tu peux également apprendre l’équitation et investir dans une tenue de prince charmant qui viendra l’enlever sur son cheval blanc. Bon, j’arrête là, tu dois avoir compris le principe, elle veut du romantisme, de l’amour avec des pétales de rose et des paillettes, une robe blanche et des angelots… Ok, reste à savoir si c’est bien avec toi. Surtout si tu trouves que les meilleures soirées passées ensemble sont celles où elle regarde le foot à tes côtés. Mais la trahison, en fait, je ne vois pas bien où elle se situe. Et si ça se trouve c’est juste une grande romantique qui craint que tu te foutes de ses goûts (de chiotte, certes, mais quand même) à la découverte de ses films fétiches et de ses lectures émotionnantes. Ou alors c’est elle qui a posé la question sur le porno la semaine dernière et elle contre-attaque à sa manière. Je découvre d’ailleurs que je suis une vraie fille à l’intérieur de moi-même, autant j’ai séché sur la question de la semaine dernière, autant le romantisme, les clairs de lune et les grandes envolées lyriques des amants en verve, je maîtrise. J’ai peur.
Bon courage à toi.

Tatiana : offre lui un arlequin pour son anniv. Dis c’est toi le mec de la miss qui a écrit la dernière fois et qui ne comprennait pas pourquoi il avait des films X sur son ordinateur ?

Lucas : Bon alors bien sûr je suis écroulé de rire ! Merci à toi honorable inconnu !! En plus tu as chiadé ton mail pour que ce soit identique : t’as repris la même structure que la question de la semaine dernière ! La classe ! Merci beaucoup pour cet humour ! En tout cas, perso, j’étais écroulé  ! Que celà ne donne pas des idées aux autres lecteurs épris d’un humour délicat ! On est des gens sérieux à la Cellule Love and Sex !

Summer : Alors comme la semaine dernière j’essaierai de répondre avec le même sérieux!
Pour d’obscures raisons les fifilles aiment à regarder des mélos sans nom, et nourrisent leur imaginaire sous couvert de romantisme par ce biais. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter sauf si:
-Le film d’amour inclut mariage princier: de toute évidence tu n’as rien d’un prince alors autant épargner quelques désagréments futurs et déconvenues qu’elle te reprochera un jour ou l’autre.
-le film inclut un meilleur ami secrètement amoureux de l’héroïne ou de l’ héros: si héroïne elle risque fort de te lâcher pour un homme qui la comprend et nourrit les mêmes passions qu’elle à savoir de jolies chaussures et de belles robes empires et qui en plus la connait par cœur puisque son meilleur ami. Si le meilleur ami tombe amoureux du héros  ( beaucoup plus fréquent), je ne dirais pas que tu dois t’inquiéter mais sache qu’à un moment donné une question sacrément épineuse se posera.
-le film se termine par un drame ( meurtre, maladie…): dans ce cas, court loin le plus loin possible il est évident que de telles atrocités ne peuvent être regardées que par des sérials killeuses en puissance.

Diane : Mmmm….mon sixième sens de l’humour me dit qu’il y aurait peut-être comme une légère ironie dans cette question….voire même qu’un petit malin se serait amusé à pasticher la question de la semaine dernière…. Enfin, moi j’dis ça hein…

Enzo : Comme Lucas, je ne peux que voir la symétrie avec la question de la semaine dernière, mais c’est très bien vu (j’en serais presque jaloux de pas y avoir pensé) !
Malheureusement, il n’y avait pas eu beaucoup de réponses la dernière fois, difficile de voir si les gens font deux poids deux mesures ! Peut-être que Jane aurait conseillée la semaine dernière « je dirais […] qu'[il] aimerait beaucoup passer à la vitesse supérieure, et vivre son [gang bang] perso en direct live. » ^_^ Je ne sais que trop répondre à ta question cher lecteur, si ce n’est qu’en cas de problèmes psychologiques pré-existants, un visionnage intensif de ce genre de films peut provoquer une distorsion de la perception de la réalité ! (mais en même temps, avec des problèmes psychologiques, même le visionnage de Dora l’exploratrice peut avoir des conséquences funestes). Avec la réponse de Summer, je m’inquiète, ma chérie aime un film où il est question de meilleur ami lors d’un mariage (intitulé originalement « Le mariage de mon meilleur ami ») !

Jane : Moi la semaine dernière tout ce que j’avais à dire c’est « bouh c’est sale! » alors j’ai rien dit (psychorigide coincée du derrière, et j’assume^) Là tu me parles de prince charmant et de cheval blanc, je maîtrise!

Nina : Depuis notre plus tendre enfance, nous, les femmes, sommes nourries aux contes de fées et autres histoires d’amour et ça ne s’améliore pas en grandissant. Même quand on est en couple, on a du mal à s’en passer, ça nous démange. On a besoin de notre dose de baisers sous la pluie, d’amour devant une cheminée, d’histoire impossible qui va au delà des obstacles… Une fois qu’on est tombé dedans, c’est mort. La seule solution, c’est soit de partager son addiction, soit écrire un roman d’amouuuuuuur. Ou tu la plaques et tu sors avec une aigrie.

Voilà, comme tu peux le voir, t’es pas forcément obligé de poser une question sérieuse à notre cellule, tu fais comme tu veux. La semaine prochaine, pas de courrier des cœurs puisque je suis en vacances donc déconnectée mais tu peux déjà poser ta question en comm, mail (nina.bartoldi’at’gmail.com) ou même en message sur mon facebook, je suis trop gentille.

Putain deux ans !

Je prends une profonde inspiration et je souuuuuuuuuuuuuffle pour éteindre les deux bougies du gâteau. Deux ans, déjà. Deux ans qu’un matin gris de mai, je décidais de créer un blog, embarquant dans l’histoire des amis consentants. A y repenser, ça me paraît si loin et si proche. Tant de choses vécues en deux ans, de rencontres, d’amour et de brouettes, Seigneur ! Ca me file le vertige.

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Cette année a marqué un tournant dans ma vie, un tournant nécessaire. Je m’étais un peu perdue, je passais mes soirées à me bourrer la gueule pour pas me rendre compte que je m’emmerdais et que je n’avais rien à dire aux gens qui m’accompagnaient. Et puis il me fallait trouver un boulot et c’est pas en me bourrant la gueule à la première occasion que j’allais avancer, dans la vie. Donc j’ai mis toutes les conneries de côté. Enfin presque, je suis peut-être encore un peu trop active sexuellement parlant. Mais là, je trouve ça trop bon pour arrêter et ça me fait faire du sport en plus. En plus, selon mes calculs personnels, alors que de janvier à mai 2006, je comptais deux amants. Sur la même période, cette année, j’ai doublé. Mais vous aurez noté que j’en parle plus. Pourquoi ? Parce que plus trop envie d’attirer le lecteur en parlant de ma vie sexuelle. Que j’assume pleinement donc on s’en fout de savoir que j’ai baisé X fois.

Cette année, beaucoup de choses ont changé, j’ai dû évacuer des personnes de mon entourage. Parfois sciemment, parfois par « accident » mais c’est comme ça, je m’étendrai pas sur la question. Les vingtenaires ont beaucoup évolué, on a perdu quasi tous les Toulousains au profit de Parisiens, d’origine ou pas. Mais bon, ce blog est à l’image de ma vie, j’ai changé mes relations et ça se répercute jusque ici. L’autre jour, Summer me disait que mon blog était plus « sain » et je suis assez d’accord même si c’est pas forcément une volonté de ma part. Mais je me suis rangée des bagnoles et je m’en porte pas plus mal. Je m’en porte même mieux. Même que j’ai trouvé du boulot. Même que je me sens en total accord avec moi, je me fais plus horreur. C’est bon. Puis j’ai lancé des trucs qui marchent genre la liste du samedi, rendez-vous immuable maintenant. J’ai aussi lancé la version audio, ça apporte pas forcément quelque chose en plus mais pour le moment, elle reste. Enfin, le forum, appendice de ce blog qui est bien sympa, surtout que ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment ici et là-bas, amusant ! En plus, mes petits vingtenaires sont bien actifs en ce moment, les nouveaux venus ne faillissent pas à la tâche. Ca m’aide à tenir le cap car avec le boulot, j’ai moins de temps pour écrire (forcément).

Deux ans, donc, qui l’eut cru. Pourtant, il y a des jours où Nina me sort par les yeux. Parce que, quelque part, je suis un personnage public donc exposée. Que Nina fréquentait une blogosphère malsaine que j’ai fini par quitter, m’étant pris tellement de couteaux dans le dos qu’on peut carrément parler d’acupuncture. Non, je ne détaillerai pas, on s’en fout des ragots. Et même si je dis ce que je veux sur mon blog, je vois pas l’intérêt de refoutre ma merde. Pas besoin de ça pour qu’on ragote sur mon dos, je le sais donc on va pas fournir les munitions non plus. Mais bon, c’est le jeu, c’est comme ça, y a des ragots et des mesquineries partout, la blogosphère ne fait pas exception, c’est juste que c’est plus visible vu que des milliers de personnes assistent à nos bisbilles. Mais comme j’ai pas envie de prendre mes lecteurs en otage de disputes de maternelle, fin du paragraphe.

Alors maintenant, pour la 3e année, sur quoi va-t-on partir ? Ben tout pareil. Faudra changer le design pour la mue annuelle, je sais pas quand. J’ai pas super le temps de gérer tout ça pour le moment. Si je compte qu’en un an, on a accueilli 5 nouveaux vingtenaires sur les 9, je me demande où nous en serons dans un an. Si nous sommes toujours là dans un an. J’aimerais lancer une espèce de BD des vingtenaires, genre une personne qui dessine ses articles plutôt que de les écrire histoire de varier les plaisirs mais c’est une idée en l’air, je n’ai rien avancé du tout de ce côté là.

En tout cas, y a un an, j’étais en plein chagrin d’amour, en stage à domicile et en pleine déchéance. Cette année, je suis salariée (en CDI, mes trois lettres préférées), en forme et célibataire tranquille. Ca fait du bien de voir le chemin parcouru, des fois !