J-500 Logan’s Run

Par Enzo

Dans 500 jours, je ne serais plus un vingtenaire. Je ne pourrais plus être encore considéré comme jeune, mais définitivement comme adulte. Dans la vie active depuis plusieurs années, aucune reprise d’études (je peux affirmer sans trop me tromper que je ne replongerais pas pour un doctorat).
Hier, c’était le début du Bac avec cette philo qui me manque un peu. Comme le faisait remarquer Nina, c’était il y a 11 ans pour nous. Si je compte, ça fait 18 années depuis que je suis rentré au collège. Ma psy me dit de dépasser ces mauvais souvenirs, d’aller de l’avant,
mais au fond de moi je n’ai pas l’impression d’avoir énormément changé. Je reste l’archétype du gringalet timide (putain même cette expression fait vieux).

Malgré un indice de masse corporelle dans la zone saine (plutôt que dire zone normale et rajouter une dissertation sur le concept de normalité), l’environnement me soutient l’inverse : ma famille, ma belle-famille, la société. La nourriture ne sert plus à se nourrir, c’est une nécessité sociale avec des codes spécifiques.

Comme les codes spécifiques de l’apparence. Mince c’est bien, sauf pour un homme. Pour un homme, il faut des plus gros muscles dont on a pas besoin au quotidien (d’où la nécessité de forcer leur développement à la salle de gym). Et puis il faut faire attention aux combinaisons de code : mince + blanc + crane-ras, ça fait malade parait-il. Bon évidemment quand on a une chimio, les cheveux
ont plutôt tendance à tomber que rester courts, mais si après il faut être logique, on ne s’en sort plus.

Aux plus mauvais moments de mon adolescence, je me disais que plus tard je serais grand, fort et musclé. Comme une revanche. Comme une intégration. A force de remettre les choses au lendemain pour rester à rêver, j’en suis peut-être toujours au même point. Malgré le recul ou l’analyse que je peux avoir sur certains mécanismes, je reste toujours touché par la subtile pression
extérieure. Peut-être est-il temps d’accepter ce que la société veut de moi, correspondre à un cliché pour moins réfléchir, ne plus chercher à s’expliquer, laisser paraître l’explication. Intégrer l’exemple pointé du doigt et essayer d’y arriver.

Peut-être seulement pour adoucir le cap des 30. En 500 jours, est-ce possible ? A moins qu’il ne s’agisse que d’une énième résolution/rêve, un peu lié à l’attirance des chiffres ronds.

Postface: « Logan’s run » est le titre d’une série télévisé où la date limite de péremption de l’humain est de 30 ans*, age après lequel
il doit être euthanasié pour le bien commun.


* 21ans dans le livre dont est tiré la série

Courrier des cœurs, réponse à Julia

Cette semaine, Julia nous a posé la question suivante : « Ma vie amoureuse est un éternel recommencement : je suis toujours
la roue de secours, celle qu’on prend en attendant de. Depuis mon adolescence, c’est comme ça, les garçons sortent avec moi faute de mieux mais dès que le mieux se présente, je suis gentiment (ou pas) dégagée. Pourtant, j’ai pas l’impression d’être pire qu’une autre… Au secours, que faire?
 »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons

Ella Sykes : Déjà si tu te poses ce genre de questions, c’est mal parti. Faut arrêter de se sentir soumise comme ça à la volonté
des autres. Il faudrait pouvoir se remettre en question. Avoir confiance en soi, le montrer et même en rajouter avec un soupçon d’arrogance, bref être fière de soi, est un des éléments qui éloignent ce type de minables qui te prend pour un tampax.

Tatiana : Bon je réponds même à des milliers de kilomètres d’ici. Quelle grandeur d’âme j’ai. J’ai coutume de penser que lorsque
quelque chose se produit de manière systématique c’est que nous avons un comportement qui amène à cette situation récurrente (putain je parle trop bien aujourd’hui). Bref, analyse chaque situation et regarde si il y a quelque chose de commun. Essaie de voir ce que tu peux changer.

Lucas : Tout pareil que Tatiana. Les hommes préfèrent les chieuses. Je veux dire celle qui ne sont pas en extase devant nous,
béate d’admiration à avaler… nos couleuvres (tu pensais à autre ?)

Au lieu d’être passive quand tu es en couple, propose, discute, ne sois pas d’accord, apporte ta portion d’énergie (purée qu’est ce
qu’il fout là ce mot portion ? moi je parle pas bien je parle culinaire) et va de l’avant. Tu n’es peut-être pas pire qu’une autre mais tu es peut-être trop effacée, voire trop facilement copié-collable ce qui est encore pire à mes yeux.

Keira : Fais comme moi, devient nonne. Ca évite les ennuis. (comment ça pas inspirée ?)

Summer : Pour ma part pas de réponse vraiment à cette question si ce n’est qu’elle doit être un peu trop gentille sans doute,
bref tout le monde sait que les mecs préfèrent les chieuses, je sais plus qui l’a dit avant sans doute Lucas

Enzo : Réponse Courte : « Tous des connards ! »Réponse Longue : …en fait j’ai un peu la flemme là…

Diane : Et de 1/ es tu vraiment sûre que tu sois une roue de secours « en attendant mieux? » Est ce que ça serait pas un peu dans
ta tête tout ça? Si le mec te quitte pour une autre, c’est pas forcément qu’il te considérait comme une « en attendant mieux » mais peut-être juste que bon, vous deux c’était pas ça et puis voilà!
Chose qui arrive à tt le monde tt le temps! ce qui m’amène à 2/si tu te penses, si tu te vois comme une troisième roue du carosse, eh bien tu en es/seras une! L’estime que l’autre va avoir de toi dépend en grande partie de celle que tu as pour toi même. Le côté « j’suis nul(le) j’suis un(e) loser, bouhhh » ça peut éveiller les instincts protecteurs de certain(e)s, mais en général ça finit très vite par saouler plus qu’autre chose… BREF, il me semble que la solution de ce genre de problèmes ne se situe pas dans les autres, mais ds l’estime que l’on a de soi. Sois à tes yeux qqun digne d’être aimé, et tu le seras. Et si c’est pas le cas avec l’un, eh bien ça le sera avec un autre.

Nina : Posons plutôt la question à l’envers : te considèrent-ils comme une roue de secours parce que toi-même tu te considères ainsi ? Peut-être n’exprimes tu pas assez ton désir d’une relation plus sérieuse, plus aboutie et que, du coup, ils considèrent que tu t’en fous et que tu ne cherches rien de plus que ce qu’ils te proposent. Impose-toi un peu plus, peut-être ?

Voilà, si toi aussi tu as une question love and sex à soumettre à notre cellule, n’hésite plus, nous sommes tous ouïe !

La St Valentin, ça pue des pieds d’abord !

Cher lecteur, au cas où tu ne travaillerais pas dans le milieu de la presse féminine comme moi, je vais peut-être t’apprendre un truc. Samedi, on sera le 14 février, c’est ce qu’on appelle communément la St Valentin. Alors choisis : tu es soit un célibataire déprimé d’être seul à cette occasion et qui cherche avec angoisse et frénésie une moitié de façon frénétique, soit un mec maqué qui doit à tout prix faire plaisir à ta chérie, soit une chérie qui angoisse à l’idée que son mec se plante ou oublie cette date. Ou alors tu t’en fous.




Donc voilà, les vitrines dégueulent de coeurs rouges et de roses de la même couleur et en réaction, l’anti St Valentinisme se radicalise. C’est quoi ? C’est cette attitude étrange qui pousse des gens à se réunir en groupe pour aller se moquer des amoureux ce soir là en allant dans les mêmes restos qu’eux. Pour ma part, des gens qui se forcent à sortir ce soir là et payer un repas une trentaine d’euros juste pour se moquer, je trouve que ça frôle le masochisme. Si je peux rester peinarde chez moi un 14 février, j’en suis plus que ravie.

Aujourd’hui, la St Valentin n’a plus aucune valeur pour moi et je ne suis même pas sûre que je réaliserais si je ne bossais pas dans la presse féminine où il faut parler d’amuuuuuuur à nos lectrices. Ado, c’était un jour plein d’un fol espoir d’une déclaration soudaine et inattendue de la part d’un jeune homme qui profiterait de cette fête de l’amour pour se déclarer. Evidemment, quand le soir venait, je déprimais sévère. A l’heure du coucher, je me sentais la fille la plus moche du lycée. 15 ans plus tard, je me fais rire toute seule avec mon romantisme adolescent exacerbé.


En grandissant, j’ai oublié la valeur de la St Valentin, ça n’avait plus d’intérêt. Pendant les 5 St Valentin que j’ai passé avec Guillaume 1er, on ne l’a jamais fêté et quand au matin, il me faisait un câlinou pour me souhaiter une bonne saint valentin, je répondais : « pffff, c’est débile ce truc ». Mais je ne le repoussais pas parce que j’aime trop les câlins. L’avantage de ne pas fêter la St Valentin en couple, c’est que si on se retrouve célibataire, on peut dire qu’on s’en fiche sans passer pour l’aigrie et frustrée de service.

Pourtant, je peux aussi comprendre que des couples aient envie de la fêter. Après tout, c’est toujours l’occasion de passer une soirée en amoureux et au vu de nos vies trépidantes, si on ne nous les impose pas, on ne prend plus le temps d’être juste à deux, sans télé, enfants, portables, boulot, choisis ton camp. Mon côté cynique et agoraphobe option misanthrope me conseille de ne surtout pas sortir ce soir là et de ne pas suivre la tendance mais pourquoi ceux qui ne font pas comme moi sont à clouer au pilori ? Ils ne sont pas hors la loi et on ne leur sert pas des nourrissons farcis au chaton, que je sache.


De plus, cette attitude anti St Valentin me paraît envoyer le message contraire. C’est la seule fête qui déclenche de telles réactions, il me semble. Si on prend Noël, il y a toujours des cyniques pour souligner que le Père Noël est une invention de Coca Cola (ce qui est faux, c’est une adaptation de Santa Klaus), que c’est trop commercial. Mais que je sache, personne ne va dans les grands magasins ce jour là pour se moquer des acheteurs et aucun ne va crier sur les enfants : « Mais le Père Noël n’existe pas, du con! ». Moi, je ne
l’ai jamais dit à personne et j’espère ne jamais le faire parce que je refuse d’être la femme qui brise la magie de Noël.

Alors pourquoi tant de violence et de haine contre la St Valentin ? Ces anti qui se moquent ne souffrent-ils pas justement de l’amertume de leur solitude, du fait qu’une fois par an, on leur colle une fête dont ils sont exclus en temps que célibataire ? Pour ma part, je suis célibataire et qu’est-ce que je m’en fiche de l’être ce soir là comme les autres. J’aimerais à la limite qu’on fasse comme aux States avec des cartes à tous les gens qu’on aime. Bon ok, ça revient super cher mais des cartes, j’en donnerais et recevrais plein. J’ai pas de mec
officiel certes mais je ne suis pas en déficit d’amour pour autant donc peu importe.


De toute façon, moi, cette année, le 14 février, je serai en week-end avec mon épouse facebookienne alors vous pensez bien que l’anti St Valentinisme, j’aurais pas pu de toute façon.

NB : C’est fou, en écrivant cet article, je me suis dit que ce doit être super marrant de se poser dans un grand magasin juste avant Noël et d’observer. Je suis légèrement psychopathe, des fois.

Le crachoir ou l’origine de ma lose

Par Keira

Cela fait déjà quelques années que je cultive cet art si précieux qui m’a permis de nouer des liens avec d’étranges individus.

Il faut, pour commencer, avoir une bonne grosse dépression nerveuse pendant votre adolescence. Ca permet de mettre en place de bonne bases de manque de confiance en soi et tout ce qui va avec. Que ce soit le manque de relations, la peur de l’autre et la phobie du futur.

Après avoir découvert un substitut à vos problèmes, qui dans mon cas s’est appelé internet, et rencontré via des forums, un bon paquet de gens dans votre cas, prenez soin de prendre rendez-vous avec un psy-psychopathe qui vous terrorise tellement que vous décidez de retourner passer votre bac après trois mois d’absence au lycée.

Finalement vous arriverez sans doute à passer le bac sans problème grâce à une chance de cocu. Que vous ne pouvez pas être car toujours désespérement seule.

Votre bac en poche vous refusez la pression parentale qui vous voit diplômée de Science-Po dans un futur proche pour vous orienter en fac de cinéma-audiovisuel.

Vous y rencontrez plein de gens bien et vous amusez follement. Vous rencontrez aussi votre premier connard. Que vous larguerez d’une manière aussi minable que le mec. Mais ça vous fera toujours plaisir des années après.

Après trois ans sur les bancs de la fac, un autre petit ami (cette fois beaucoup plus réussi), des flirts et compagnie, vient le moment de se dire que finalement la fac ne sert à rien. Mais ne croyez pas que cette réalité vous soit venue naturellement, vous êtes un peu trop stupide pour cela. Non, vous avez reçu l’aide de connard numéro 2. Celui-là vous ne vous y attendiez pas à son côté connard. Certes, votre mère ne le sentait pas, mais bon… faire confiance à 200% au jugement de sa mère, il faut du temps pour l’accepter. Et vous n’étiez visiblement pas prête.

Erreur de débutante là encore. Vous vous laissez entraîner dans un cycle infernal qui vous fait quitter à la fois la fac et votre maison familiale pour vivre avec des potes et votre mec. Autant dire que l’évolution psychique = zéro et que l’évolution de votre pourcentage de matières grasses dans le corps monte en flèche.

Après un an et quelques mois passés à ne rien faire (sauf cas de grande urgence financière), votre connard et vous ne vous sentez pas en osmose totale et vous retournez chez vos parents. Deux mois après Noël, jackpot, vous êtes cocufiée comme jamais, tout le monde le savait mais personne n’a eu la courtoisie de vous prévenir. Et cela, vous l’apprenez, tant qu’à faire, le jour de la Saintt Valentin.

Evidemment vous vous trouvez dans la foulée un mec gentil que vous traitez mal parce que dans votre tête ça débloque pas mal. Et donc vous le laissez tomber comme une vieille chaussette, ce qui n’est pas dans vos habitudes et crée le début d’une nouvelle boucle de « je suis trop conne, je ne vaux rien ».

Quelques mois plus tard, vous reprenez du poil de la bête et vous dites « fuck les cons, je vais faire ce que j’aime ». Vous voici pleine d’entrain, vos parents vous soutiennent comme toujours et vous avez une illumination « tiens, maquillage c’est bien ! ». Ni une, ni deux… vous foncez !

La rentrée inquiète, c’est pouffe-land à l’horizon, pas trop votre tasse de thé.

Mais vous avez encore de la chance, votre classe est la plus âgée, la plus mature, donc ça se passe bien. Même très bien.

Vous aviez décidé de faire une croix sur l’amour pour les deux années à venir histoire d’éviter les rechutes dans la connerie. Bon choix, vous économisez vachement sur la crème dépilatoire. La première année se termine bien , vous avez même réussi à partir à Londres comme vous le vouliez. Votre stage à la télé était intéressant, vous avez rencontré des célébrités, on dit que vous savez bien maquiller. L’ego est gonflé à bloc.

Deuxième année de maquillage… une classe sans vos copines. Une classe avec son lot de boulets. Ca pourrait aller si vous n’étiez pas l’une des plus âgée, la majorité ayant l’âge de votre petit frère mais avec les envies et les délires de jeunes de 16 ans.

Vous découvrez aussi que vos « amis » de longue date sont chiants. Oui, ça se plaint tout le temps. Et la conversation ne vole pas bien haut. Les soirées sont chiantissimes. Les gens bien ne viennent plus justement pour cette raison.

Les amis ont des métiers qui leurs prennent tout leur temps et parfois ont tellement changé qu’on se dit qu’on a plus rien à leur dire.

Il paraît que c’est ce qu’on appelle « entrer dans l’âge adulte ». Ouais, bah merci bien….

Vous collectionnez donc la lose.

Que ce soit les plans foireux, les soirées pourries, les gens qui vous prennent pour leur mouchoir quotidien mais ne retournent jamais la faveur quand il y a besoin.

Votre crispation est telle qu’on la remarque. Vous êtes à deux doigts d’insulter tout le monde, de hurler, de dégueuler toute la haine et la rage qui vous habite.

Vous n’avez pas souvent été dans cet état. Même jamais. Et c’est difficile à gérer.

Actuellement vous retournez hiberner sous votre couette le soir pour éviter de sortir et voir des gens qui vont forcément vous énerver.

Vous ne retournez pas les appels, vous faites la morte.

Et vous vous dites que la seule solution c’est de prendre son mal en patience, de gagner de la thune et de partir très loin d’ici.

Les petits posts amusants reviendront peut-être un jour. L’esprit léger est souvent là pour votre famille. Qui heureusement ne change pas et à même tendance à s’améliorer tous les jours. Le reste de l’humanité ne vous intéresse pas. Sauf ces gens incroyables qu’on découvre dans Rendez vous en Terre Inconnue. Parfois vous enviez leur ignorance et leur vie dure mais bien remplie de choses essentielles.

Vous avez besoin de spiritualité. Et vous vous demandez si croire enfin en quelque chose ne serait pas un réconfort.

En attendant, c’est le boulot qui vous fait tenir. Dans un sens, c’est déjà ça.

J’ai connu le CD deux titres

Par Lucas

C’est un truc que je dirai à mes gamins et là ils iront se plaindre à leur mère :  » Maman ya papa qui fait son cacochyme !! » (oui, mes gosses auront un vocabulaire de ouf)

J’ai déménagé il y a un mois et, en rangeant, j’ai retrouvé tous les CD deux titres de mon adolescence.
Ouhai, trop funky trip, ça déchire graaaaaave.
Avec Zombie, Robert Miles, Bitter Sweet Symphony, etc.
J’ai aussi retrouvé mon CD fétiche tout élimé, la pochette à peine lisible tant la boite a vécue : Money For Nothing de Dire Strait avec ma chanson préférée de la vie de la Terre  : Walk Of Life.
J’ai même souri comme un benêt devant le dernier CD deux titres que j’ai acheté, à savoir Stardust – Miouzik Saounds Bitteur Ouiz Youuu.
Et je me rends compte qu’en dix ans ma conso de musique a évoluée… (si,si, truc de dingue)

Je suis un grand utilisateur d’Emule couplé aux radios : Nova, Jazzafip et quand je suis ds la caisse de mon p’tit frère, Oui FM.
Ya no comprendes ?
Je m’explique.
Avec l’exemple de Fip.

Tous les soirs pdt une 1h30 sur FIP il y a du Djaaaaaaaz.
Les 10 premières minutes le programmateur et la nana qui l’accompagnent, évoquent l’actualité du Jazz, et passent un titre du « CD de la semaine » tout en parlant des autres sorties, des concerts à ne pas louper, etc.
Bien entendu quand j’entends un truc qui me plait, illico presto je vais sur le site de Fip et je catche le titre… avant d’aller sur Imioule le chopper.

Ce qui est marrant c’est que ma consommation de CD n’a pas augmenté ou baissé. Il y a dix ans déjà je n’étais pas prompt à acheter un 2 titres sur un coup de tête. Emule m’a permis de maintenir la qualité et temperer les achats coup de cœur.
J’en suis toujours en moyenne à 1 CD par mois ce qui est déjà boucou je trouve. Simplement mon approche a  changée.
Emule est devenu mon acolyte. Illustration avec Dajla.

J’ai découvert Dajla avec son titre Remember Me (lien fenêtre pop up) sur Radio Nova ( » Soul Poetry« , meilleur album soul de l’année 2007 selon Soul Magazine)

Comme c’était une redif d’une émission de mix, un dimanche matin,  et que la playlist n’était pas sur le site de Nova, j’ai du galérer pour trouver le titre en tapant de mémoire les paroles du refrain dans Google et en les trouvant à la… 14eme page de réponses !
Ayant le titre j’ai eu l’album et Emule m’a donc donné le zip de Soul Poetry. Toutes les chansons ont donc tournées sur Winamp. Deux semaines plus tard, j’allais acheter la galette à la FNAC et je suis dorénavant leur actu concert pour savoir quand ils passeront à Paris (c’est un groupe nantais et la bassiste chanteuse éponyme est trop beeeeeeeeeelle).

A dire le vrai, je n’ai pas du tout le sentiment d’être un délinquant.
Et vous, vous en pensez quoi ?

Au-delà des radios, je pense que j’ai aussi un tribut à payer à Deezer et Radioblog. D’you remember Radioblog, ancêtre de Deezer ?

Radioblog était bien agréable car on pouvait, en tapant un titre, obtenir la playlist complète d’un utilisateur. Playlist souvent cohérente : on pouvait ainsi découvrir des choses en rapport avec le titre initial qu’on voulait écouter. Mais aussi avoir de bonnes surprises car, selon moi, les playlists sont une manifestation de la personnalité du listeur et donc de la richesse de celui-ci. Sans déconner on pouvait avoir de trrrrès bonnes surprises.  C’est là bas que j’ai découvert Absynth Minded avec Pretty Horny Flow et
Alexis HK avec C’que T’es Belle quand J’ai Bu. Entre autres…


Récemment, j’ai fait une playlist sur Deezer mais le partage est moins intuitif je trouve… donc je triche.
Par exemple, ça fait un an que Diane et moi (à son initiative) on échange des morceaux.
Des émotions éparses qu’on a  eues sur tel ou tel titre, à l’écoute de la radio ou en trainant sur Deezer. Echange sans qu’il n’y ait nécessairement de cohérence dans l’enchainement des titres si ce n’est l’envie de partager un p’tit plaisir qu’on a eu sur une musique. Là-dessus, elle est sacrément plus douée que moi, avouons-le.
Il n’y a donc pas que les radios pour découvrir des trucs, et pourtant j’étais le premier à écouter les radios californiennes grâce à Winamp…

Je ne vais pas vous quitter sans vous donner quelques adresses que j’avais piquées à Arkius.
Le très complet et très utile Foxy Tunes, (tapez un groupe au hasard, vous allez avoir une masse d’info en tout genre…)
Last FM ds le même style que Deezer,  et Musicovery qui vous permet de découvrir des zik en adéquation avec votre humeur du moment !


Lectrice, lecteur, je serais tout de même curieux de savoir comment ta conso de musique a évoluée depuis 10 ans. CDs, Emule, MP3 sur FNAC.com ou Fnac reelle, etc. Tell me !

Laisse mes mains sur tes hanches !

Par Lucas

Cet article est certainement un retour en adolescence mais il y a 10 ans je rentrais en Terminale L alors faut fêter ça !

L’autre jour j’ai invité mon pote Ladislas au resto. Genre, j’ai une vie sociale ; genre j’ai les moyens. En ce moment, entre les arbres(sic.), les cours, le mémoire, les agressions, tout ça, je limite les sorties… Mais là, je me suis fendu d’un petit resto déjeunatoire. C’était aaaach’ment bien.

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Je vous explique : dans ma Business Cool, Ladislas est un électron libre. C’est un pote et un référent vu que je suis un peu un vieux con égaré dans la foule des jeunes. Ce qui caractérise Ladislas, c’est qu’il écrit pas mal de trucs et des trucs pas mal du tout : j’aime bien son style qui sort un peu du lot tristement efficace de nos condisciples. Lire du Ladislas c’est la garantie de la parole vraie donc de la sérénité. Et ça, ça vaut très très cher en  Business Cool…

Donc, ce jour là, au resto, on discutait tranquillou, accompagnés par deux nanas canon en jupe moulante  par deux verres de vin blanc pour aller avec le babillage. Or, on en arrive à parler… des femmes. Tiens donc : comme c’est bizaaaarre… Deux mecs en villégiature qui abordent ce sujet… C’est suuuûr, ils ont du raconter pleeeeein de méchancetés : un mec
ça ne sait dire que ça. Bah parlons en tiens !

Avec Ladislas, on évoque notre CV amoureux, nos études, nos expériences, nos succès et surtout nos déconvenues. Bref, on échange plein de pensées rigolotes et,  à un moment, Ladislas me lâche une vérité que sa copine lui aurait avouée : les femmes adorent qu’on les touche ! Wabon ? Bawè…

Bien sûr, il y a surement des limites. Au hasard, j’dirais…
Faut pas que ce soit Gérard avec sa bedaine, sa Kro et son haleine « Gauloise/omelette à l’ail ». Faut pas que ce soit Auguste avec son regard d’octogénaire et sa canne pour avoir encore un truc rigide sur soi. Faut pas non plus que ce soit Colibri, jeune prepubère full acné avec la bave aux encoignures…

Mais voila…
Si on fait abstraction des exemples précités, paraitrait que ces demoiselles ne seraient pas contre des frôlements épars. Voire plus ?

Aïe, aïe, aïe… C’est là que le bât blesse ! Nous les mecs on a tendance à vouloir aller plus loin et satisfaire notre libido : c’est connu, un mec ça ne pense qu’à çaaaaa…
Bah justement,  j’ai toujours eu peur que des caresses, des touchers délicats, le fait de froler volontairement une femme soit interprété comme un  » je me retiens grave mais je t’aurais bien touché les seins et les fesses ».

Mais n’y t-il pas une part de vrai là dedans ?
Oh que si !
Nous les mecs sommes tous de gros perveeeeeers, c’est bien connu ! (gnark, gnark, gnark)
Mais en fait non ! Pas tout le temps ! (ici j’ai au moins 300000 lectrices qui se disent : « Mon oeil… » Ouhai, ouhai, ouhai : je les connais bien mes lectrices.)
Comme les femmes ne sont pas omniscientes elles ne peuvent pas deviner quel est le degré de sexual healing en nous au moment où elles nous parlent !
Effectivement, il est des jours où on est plus chauds que d’autres… Si vous me prenez, par surprise, en cours de fiscalité sur les plus values à long terme, y a des chances pour que je sois à temperature ambiante…Si,si.

Vous permettez ? Je reviens au sujet : les caresses lorsqu’on dit bonjour à une nana, ou comment on s’autolimite…

Perso, dans mes salutations, même avec des amies trrrès proches, je me suis toujours cantonné à des bidoux (des bisous doux). Ainsi, lorsque je dis bonjour à une copine, ou une
amie, je ne vais pas lui caresser la hanche même si l’envie est très très très forte.Pourtant, la hanche, même si c’est hyper sensuel, ce n’est pas les seins ou les cuisses !  De fait, la hanche c’est un peu le no man’s land du corps feminin en public : une zone neutre, une ambassade, la CH du CH !!  (la Suisse du corps humain…)

A mes yeux, le fait de toucher quelqu’un ça un coté très chaleureux et surtout très personnel. Avec ce geste on veut donner un peu de douceur et avoir une connivence. Pourtant, je me restreins tout le temps ! Pire : j’ai un petit coté nippon (ni mauvais) tout au fond de moi ! C’est à dire que je n’embrasse pas ces demoiselles lorsque je ne suis pas rasé, par peur d’irriter leurs joues. Je préfère marquer ma déférence, mon respect, mon attention par une courbette et un sourire. Pas très sensuel mais tellement plus prevenant…

Et pour revenir aux caresses, chais pas pour vous les mecs mais dans mon cas il y a 3 raisons à mes retenues…

D’abord parce que je me dis que la nana ne va pas nécessairement apprécier qu’un macaque la touche, la palpe, la tâte comme on le ferait d’un matelas (la comparaison avec un
matelas vient ici parce que je suis un mec donc, bis repetita, je ne pense qu’à « çà »: j’aurais très bien pu dire « un camembert au prisu » mais c’eut été moins glamour).
Donc la nana risque tout d’abord de ne pas aimer…

Ensuite, on est jamais à l’abri d’une CCCB (Catho Coinssosse qui le Cache Bien). Elles sont légions en école de commerce et elles pourraient être horrifiées et traumatisées par une
telle familiarité.

Enfin, je ne veux pas que la nana se fasse des idées quant à mon intérêt envers elle. Elle pourrait se faire des films où j’arriverais en Porsche après avoir tué 3 business devils
et là je l’embrasserais sur le Golden Gate avec le soleil qui se couche et Bon Jovi qui chante Always…
Oui je sais, c’est moi qui me fait des films.
C’est bien connu : quand les femmes, sont folles d’un mec elles prennent rarement l’initiative sinon la rumeur populaire, coincée du cul, va les cataloguer comme des salopes.  (rappelez vous Tryo : « Un homme qui aime les femmes on appele ça un Don Juan, une femme qui aime les hommes on appelle ça comment ? ») C’est vrai quoi… Vous en connaissez vous des mecs qui ont eu un jour à dire :

 « Je préfère qu’on reste amis…« .

 Bah pas moi…

Bon, je digressionne encore et encore : c’est mal…
Pour revenir aux caresses sensuelles, je me dis qu’il y aurait, par là même, un moyen de créer une complicité (ou de se prendre une grosse baffe. Certes, certes…) Une complicité car, nous les mecs, on a tous rêvé, un jour, de faire notre Joe Dassin. De se balader sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, de croiser une nana craquante, de partager un regard, de continuer à marcher malgré tout, de jeter un œil en arrière, de voir que la fille agit de la même manière, de revenir sur ses pas s’approcher d’elle, lui sourire et là sans un mot…

It’s written in the wind, oh oh it’s ev’rywhere I go,
So if you really love me love me, come on let it show…

Conclusion ?

Je pense que je vais être plus câlin et tant pis pour les demoiselles qui n’aiment pas ça. Elles pourront me créer une réputation au mieux de mec « tactile », au pire de  » gros
pervers ». Rien à foutre. Au contraire : je suis sûr que les nanas voudront savoir si la légende est vraie ! Et puis, le cas échéant, les mécontentes sont assez grandes pour m’avouer que mes frôlements les gênent ou m’envoyer leur mec pour qu’il me péta la teuté. Le fait d’exprimer clairement leur malaise sans jouer la comédie des relations sociales insipides, ça leur donnera 1000 points dans le classement des « Nanas qui comptent pour Lucas » (et en plus ça leur fera une belle jambe)

Bon les lectrices, j’attends vos commentaires !

Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

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Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

Pourquoi l’amour est-il toujours un échec ?

En ce moment, je me plonge dans « L’amour dure 3 ans » de Beigbeder. Enfin, je dis ça mais vu que j’ai 50 articles en avance, quand vous lirez ceci, ça fait longtemps que
je l’aurai fini. Donc notre ami Beigbeder se lamente durant une petite centaine de pages de ses amours perdus, tout ça. Moi, ça me fait réfléchir : si la fin du couple est forcément un échec, ne peut-on connaître qu’une réussite amoureuse maxi dans sa vie ?

 

Si je regarde ma vie amoureuse passée, tout ne fut pas rose. Mais tout ne fut pas noir non plus. Dois-je considérer toutes ces histoires comme des échecs parce qu’à l’arrivée, on
n’a pas été séparés par la mort ? On n’aurait donc qu’une réussite amoureuse dans toute notre vie ? Je trouve ça totalement déprimant. Oui, le couple n’a pas duré jusqu’à nos vieux
jours mais c’est pas une raison pour tout jeter avec l’eau du bain, comme on dit. Si je prends mes 4 ans et demi avec Guillaume the first, je ne peux en aucun cas considérer cette relation comme un échec, une perte de temps ou ce que vous voulez. C’est la relation qui m’a fait passer de l’adolescence (enfin, 19 ans, on est encore un peu ado) à l’âge adulte. A la fin, on ne s’aimait plus mais la rupture s’est passée en douceur et cette relation m’a énormément appris sur moi, sur l’autre, sur l’amour, etc. Donc pourquoi la fin d’un couple est toujours vécu comme un échec avec cette pointe de culpabilité, ce « merde, où ça a dérapé ? ».

 

Comparons avec le professionnel. Notre génération n’est plus faite pour rester dans la même boîte toute sa vie, je ne connais même aucun vingtenaire qui aspire à ça. Oui, la
stabilité de l’emploi, c’est confortable mais faut bien être conscient que la progression professionnelle passe plus aujourd’hui par les mouvements externes que par les mouvements internes. Quitter une boîte pour tenter l’aventure ailleurs (en général, meilleure boîte, meilleur poste, meilleur salaire) est toujours vu comme un signe de réussite. En amour, mettre fin à un couple qui était condamné est systématiquement un échec. Alors que si rester ensemble, c’est faire deux malheureux, je ne vois pas où est la réussite, très franchement. Bien sûr, une rupture ça fait mal. L’an dernier, j’en ai vécu une qui me rendait si malheureuse que j’aurais eu le courage de me fracasser la tête contre les murs pour oublier, je l’aurais fait. Ca n’aurait servi à rien d’autre qu’à me faire du mal à moi (physiquement, en plus) mais également au garçon qui m’avait quittée et qui ne l’avait surtout pas fait par sadisme, il s’en voulait énormément. Mais bon, c’est la vie,
je ne lui en veux plus du tout. On n’était pas faits pour être heureux ensemble, les circonstances nous étaient défavorables, il n’y a finalement ni coupable, ni victime.

Aujourd’hui, je suis presque heureuse d’avoir vécu ça. Notre histoire bien sûr, qui aura toujours une saveur particulière pour moi mais aussi cette rupture difficile parce que je m’en suis sortie. La prochaine fois que je pleurerai à m’en fracasser la tête pour oublier, je saurai que je finirai par m’en sortir, faudra juste prendre mon temps pour ça. Là, encore, à bien y réfléchir, je ne vois pas bien l’échec. C’était juste qu’on y a cru alors que c’était clair que ça ne marcherait pas, on a fait preuve de naïveté, sans doute, mais de là à parler d’échec… Toutes les histoires ne sont pas faites pour durer, c’est pas une raison pour parler de gâchis. Je sais que si je vais mal, je n’ai qu’à décrocher mon téléphone pour lui parler, on a connu pire comme échec, non ?

En fait, je n’aime pas cette notion d’échec amoureux, c’est trop absolu. J’ai l’impression qu’en amour, c’est tout ou rien : t’es en couple, t’as réussi, t’es célibataire, t’as échoué. Manichéisme, mon amour ! La nuance, c’est pas fait pour les chiens. Surtout que je connais des maqués malheureux et des célibataires heureux, arrêtons un peu de classer les gens
dans des stéréotypes lourds à porter. C’est pas parce que je suis célibataire que je passe mes soirées à me gaver de nutella pour oublier que j’ai pas d’amoureux surtout qu’à priori, se gaver de nutella ne m’aidera pas à trouver the only one… Si les hommes préféraient les geignardes chocolaïnomanes, ça se saurait.

 

Alors, oui, ça me déprime et ça me gonfle cet état d’échec amoureux qu’on colle aux célibataires ou ceux qui viennent de vivre une rupture. Déjà, une rupture n’est pas
nécessairement une mauvaise chose même si elle n’est pas facile à vivre. Mais c’est comme quitter une boîte : on est triste de dire au revoir aux collègues, on est un peu effrayés par ce
qu’il va suivre mais c’est pour notre bien. Pourquoi n’aurait-on pas le droit, en amour, de mettre fin à une situation qui ne nous convient plus sans forcément passer pour un perdant ? A moins que tout ceci ne soit un complot gigantesque du consortium « ma vie est trop moche, je mange du nutella, pleure dans mes kleenex et regarde des films d’amour avant d’écouter la chanson trop romantique qui me refera utiliser des kleenex ». Mmmm.

Adolescence, âge ingrat

Vous lisez mon article et, intelligents comme vous l’êtes, vous vous dites : « ah, enfiiiiiiin l’article sur ses ados qu’elle nous promet depuis X temps ». Et ben non ! En fait, ce ne sont pas de mes ados (putain, j’ai la fibre maternelle qui pousse quand je dis ça) mais des ados MTV. C’est-à-dire que je vais vous parler de Next et Dismissed, deux émissions de téléréalité de la chaîne musicale américaine.


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En général, les émissions de télé réalité américaines me rassurent. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression qu’il y a toujours plus con ailleurs. Ce qui est totalement hypocrite puisque quand leurs shows de télé réalité arrivent en France, on se rend compte qu’on n’est pas mieux du tout mais laissez moi rêver que les Français sont des gens plus intelligents que l’Américain d’en bas. Donc quel est le but commun de Next ou Dismissed ? Des ados qui se rencontrent et à la fin, on obtient un couple ou pas. Dans Dismissed, un ado a rendez-vous avec deux prétendants, choisi selon ses préférences sexuelles. Oui parce qu’à MTV, ils sont super open, ils montrent aussi des ados homos mais bon, les garçons sont tellement folles qu’on a l’impression que c’est une blague et les filles tellement bonnasses qu’on a l’impression de regarder un film porno, la scène de cul en moins. Donc dismissed, l’ado a deux prétendants, ils passent la journée à trois, chacun des deux candidats a droit à un « temps mort » qu’il donne à l’autre pour rester 20 mn en tête à tête avec celui que l’on doit séduire. A la fin des deux temps morts, le candidat doit choisir lequel il veut garder. En général, le suspense est assez limité : celui qui a accepté de mélanger sa langue est pris, l’autre dégage. Sauf qu’en fait, le seul truc marrant dans Dissmissed, c’est quand les 3 sont ensemble et que les deux prétendants s’envoient des vannes pour discréditer l’autre.

 

Ensuite, Next. Dans un bus, 5 prétendant(e)s rencontrent à tour de rôle un ado qui les vire s’il n’est pas séduit d’un merveilleux « Next ! ». Chaque minute passée avec le ou la convoité(e) rapporte un dollar. Donc les très moches qui se font jeter dès la descente du bus gagnent quand même un dollar. Ce qui est merveilleux, ce sont les petites descriptions des candidats genre « Ashanti, 20 ans, pète quand elle nage à la piscine, est amoureuse de Justin Timberlake et a vomi sur une montagne russe ». Que des trucs essentiels, quoi. Il faut savoir que cette émission est une vraie collection de pétasse pure style genre « je crois que les fringues Jennifer, c’est le top de la classe » et elles se tapent toujours le cul quand elles sortent du bus genre « mon cul, c’est pas du poulet ! ». Quand aux mecs, on dirait que le terme de blaireau ont été inventés pour eux. Bref, Next, c’est du lourd, du décérébré, de la connerie en barre. Et de la pure,
pas de la coupée. Genre Elysha « Elysha, ça commence par un E et je serai pas jetée car y a pas de E dans Next… Heu… ». Alors dans le bus, ça parle. Les mecs se chambrent, les filles fayotent. Genre « oh mais on est toutes trop canon ». Sauf celle qui sort du bus, elle est pas partie que ça commence « tu crois qu’elle a une chance ? » « ouais, s’il aime les gros culs ». Quand un éliminé revient les mecs font des gros « ooooooooohohohoh ! » et les filles des « hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » et le perdant explique ce qu’il s’est passé en cassant celui ou celle qu’ils devaient séduire « elle est moche et elle a un gros cul » ou « il est moche et il pue ». Une fois que le séduit choisit un des candidats, il lui propose la tune ou un deuxième rendez-vous. Et quand le séduit est très très con, c’est jubilatoire que l’autre se casse avec le cash.

 

Après dans Next, celui qu’il faut séduire prépare des activités. Des trucs de débile genre « goûter d’anniversaire pour mes 5 ans ». C’est selon les délires de chacun. Par exemple, une nana cherchait le prince charmant, elle s’est déguisée en princesse et les mecs devaient lui trouver des chaussures, tout ça… Mais le pire, c’est que ça rend méchant. Genre au tout début, celui ou celle qui doit être séduit(e) explique ce qui est rhédibitoire pour lui genre « si la nana doit mettre des avertisseurs comme les camions quand elle recule, ce sera next direct » (y en a un qui a vraiment dit ça) et là, on voit les 5 candidates et, évidemment, y en a une qui dépasse les 70 kg facile (ce qui ne l’empêche pas d’avoir réussi à glisser ses fesses dans une mini jupe en 38, fascinant) donc on attend que les nanas avant elles soit dégagé pour qu’elle passe et qu’elle se prenne un violent « next ! ». Oui, je suis méchante. Quoi que des fois, on se plante. Dans
une session lesbienne, y a une candidate fantastique qui s’appelait Machine. Oui, c’était son nom. Un diadème dans les cheveux, un espèce de cape en renard bizarre de la même couleur que ses cheveux et une robe rouge mais surtout des poils sous les aisselles et sur les jambes (le reste on a pas vu) des santiags aux pieds. Je m’attendais à un Next direct mais finalement, elle est restée deux heures avec la fille et a gagné 120 dollars alors que l’autre s’est pris un râteau.

 

Bref, c’est bête, c’est nul, c’est méchant. Et c’est horrible mais j’adore.

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité

L’autre jour, je suis allée à la FNAC et, en furetant dans les rayon informatique et communication (c’est pas le même, de rayon), j’ai remarqué qu’il n’existait aucun guide sur les blogs. Alors moi, je vais vous en pondre un, avec tout l’humour et la dérision qui me caractérise. Parce que toi aussi, deviens une star du blog !
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Alors commençons par la forme, avant d’attaquer le fond. Quand un visiteur arrive sur ton blog, qu’est-ce qu’il voit ? Le design. Ben oui, il va pas commencer direct par lire,
par être attiré par les mots, ce qui l’attrape, c’est la couleur. Avant ce blog était rose et kitsch mais j’ai arrêté parce que je sais que toi, lecteur, tu es censé lire des trucs pour ton boulot et tu auras du mal à faire croire que sur un site tout rose, tu lis une analyse géopolitique de la situation au Kirghizstan. Enfin, moi, je pourrais t’en parler de la révolution citron, nom donné suite à la révolution orange d’Ukraine et la révolution des roses de Géorgie. Moi, la Slavie, c’est mon trip. Mais bon, c’est pas trop le ton du blog donc respire, je t’en parlerai pas. Du coup, j’ai mis un fond bleu, plus discret, mais qui annonce la couleur puisque c’est quand même un lit défait. Donc imaginons que je suis une lectrice lambda et que je tombe sur un blog où 58 gifs animés me sautent à la gueule tandis qu’un mp3 démarre. Là, si je suis au boulot, je ferme DE SUITE la page. Quand je suis chez moi aussi. Parce que les gifs animés à base de chatons, de nounours et de petits cœurs, ça fait un peu « jeune fille de 14 ans qui raconte qu’elle a trop craqué sur Bryan, son camarade de classe mais qu’elle sait pas trop comment lui dire ». Moi, l’adolescence, j’en suis sortie, la mienne m’a amplement suffi. Quant à la musique, non ! Quand je surfe, il m’arrive régulièrement d’écouter MA musique et mine de rien, j’aime pas qu’on m’impose un titre… Surtout que Jorane se marie mal avec Leslie… Si tu veux faire découvrir la musique que tu aimes, envoie les gens sur ta playlist radioblog ou rajoute un module musique qu’on déclenche que si on veut mais n’impose pas, c’est gentil. A propos d’imposer, la pub, c’est pas top. Surtout si elle clignote ! Ca attire l’œil et du coup, on a tendance à soit cliquer dessus, soit fermer la fenêtre. Pas bon !

 

Bon, arrivons au fond, au texte, à ce que vous offrez. Bon, ce qui marche, c’est la BD : lue en 38s chrono, farpait. Sauf qu’il y a des gens, genre moi, qui savent pas dessiner. Donc on écrit. Idéalement, faut pas que l’article soit trop long mais moi, j’aime en faire des tartines (bien que mes articles aient raccourcis, si si ! On est passé de deux pages word bien garnies à un page et demi, voire une page un quart). Oui, j’aime donner des conseils que je suis pas. Alors donc, je disais : l’article. Déjà, que vont voir les gens en premier ? Le titre, bravo, tu es intelligent, lecteur. Enfin, sauf si y a une photo, dans ce cas, c’est ce qui attire l’œil. Mais c’est pareil que pour le titre : faut rester dans le sujet ! Donc, pour le titre, comme je disais dans un précédent article, il y a deux façons de faire : soit du racoleur (« je suis une chaudasse qui pratique fellation et sodomie ») soit du en lien avec l’article. Bon, des fois, je plaide coupable, j’aime bien mettre un titre un peu racoleur mais rien ne sert de vendre du « rêve » (« jeunes salopes nues ») si on parle ensuite de sa collection de timbres. Parce que oui, ça va attirer les googlonautes qui veulent se palucher mais ils reviendront pas. Or la réussite d’un blog, c’est aussi la fidélisation d’un lectorat ! Après, tu as tout à fait le droit de mettre des mots clés hyper recherchés sur la toile si tu en parles vraiment, c’est pas interdit.

 

Après le contenu. Perso, en tant que lectrice, je dirais que l’entame est hyper importante car c’est ce qui me donne envie de continuer à lire… ou pas. Genre une phrase de 20
lignes avec 3 virgules, même pas je vais jusqu’au bout. Bon la question essentielle est : de quoi parler pour me faire bien voir. Fauuuuuuuuux ! Un blog, on le fait d’abord pour soi, faut savoir être égoïste dans la vie. On peut faire un blog sur sa vie ou ses passions, au choix, voire pour le boulot aussi. Bref, peu importe. Mais il faut se faire plaisir. Je pourrais faire un blog foot ou manga, j’aurais pleiiiiiiiin de visiteurs… Mais qu’est-ce que je m’en tape ! Donc dans ce cas, je ferais des articles médiocres et les visiteurs ne feraient que passer, aucun intérêt. Parce que mine de rien, un article qui vient des tripes, qui vient du cœur, ça se sent. Y a pas de règle en soi, on écrit comme on veut (dans le respect de la langue française, quand même) mais si on ne prend pas de plaisir à écrire, le lecteur ne prendra aucun plaisir à lire, c’est garanti. De toute façon, un blog, c’est un investissement de temps et la première personne qui doit en être satisfaite, c’est son auteur !

 

La prochaine fois, je te parlerai des relations publiques et pi tout ça !