J’ai deux cœurs

(Promis, la semaine prochaine, retour de la question love and sex mais en ce moment, j’ai pas trop la tête sur les épaules mais ça va  aller)

Cette semaine, j’ai été en vacances. Oh, pas assez, j’ai repris le travail hier. Oui, dans ma boîte, prendre le vendredi, c’est perdre le samedi donc j’ai tendance à revenir juste pour un jour.  Mais ces quelques jours passés dans le sud réveillent à chaque fois en moi cette sensation : j’ai deux cœurs.


J’aime Paris, ma vie parisienne et toutes les possibilités qu’elle offre et mes amis, bien entendu. J’aime Toulouse, ma famille, mes amis là-bas, la détente, la vie plus calme et plus saine. Mon coton en témoigne : le soir, il ramasse moins de saleté dans le sud que sur Paris, c’est un fait. Parfois, je me dis que si Paris et Toulouse étaient à 1h l’un de l’autre, ce serait parfait. On me chuchote à l’oreille qu’en avion, ça prend à peine une heure mais je dis non. Rien qu’aller à l’aéroport, j’en ai pour quasi une heure, sans compter que mes parents n’habitent pas du tout Blagnac donc une autre heure, sans compter l’heure à respecter pour l’enregistrement, l’embarquement, blablabla. A la limite pour un week-end, je dis pas (bien que ça m’ennuie de demander à mes parents de venir me chercher si loin) mais pas plus. Mais j’envisage de plus en plus le train de nuit.


J’aimerais bien avoir mes deux vies côte à côte dans l’espace. Chaque départ dans un sens ou dans un autre est une petite fêlure tout en étant une joie. Quand je redescends dans le sud, je me fais bichonner par maman, je revois mes amis qui me racontent leur vie. En plus ces derniers temps, il s’en passe des choses, j’ai parfois l’impression de rater l’essentiel. Oh, on va me dire à juste titre que je ne peux pas être présente pour tout le monde, que je dois aussi vivre la mienne, etc. C’est vrai, je le sais mais bon, des fois, je me sens tellement en décalé. Déjà dans mon vocabulaire alors que je n’en ai même pas conscience. Par exemple, j’expliquais à Guillaume «je suis rentrée, j’étais complètement jetlaguée ! ». Il me regarde « hein ? Quoi ? T’étais quoi ? ». Heu ? Mais c’est typiquement parisien de la comm de franciser des anglicismes pour en faire un adjectif ? Bref, quand j’explique que j’étais sur « une opé », personne ne comprend… La comm m’a tuer. J’ai beau toujours me moquer des anglicismes à outrance des présentations d’opération (brandé, trend, early adopter, streetstylé, les remixers…), je suis en train de les intégrer malgré moi. AAAAAAAH !




J’ai donc deux cœurs. Quand je redescends, des fois, je me prends à imaginer que je retourne ici, au pays où la vie est plus douce, moins chère. Avec mon salaire, je serais la reine du pétrole…Evidemment, je n’aurais pas le même. Mais revenir, c’est quitter ma vie parisienne et ça, je ne peux pas. Je n’en ai pas envie, pas maintenant en tout cas. J’ai la sensation qu’il me reste des milliards de possibilités ici. Alors je reste avec mes deux cœurs, je rate des trucs à Paris ou dans le sud, selon où je me trouve. Et je prie pour que la SNCF mette ENFIN Toulouse à 3h de Paris. On peut toujours rêver.

Je suis dans Grazia !

Un rapide article car je suis de retour sur Paris et que je n’ai plus la force d’écrire (déjà) pour vous signaler que je suis dans le Grazia de cette semaine, hé ouais ! Dans l’article sur le premier CDI, la Nina qui parle (entre autres), c’est moi.

C’est amusant le hasard, parfois…Que cet article sorte pile là…

Voilà, c’est tout, pour le moment.

Body shop love etc. (etc.)

Bon, j’ai bien été mignonne de vous raconter mon week-end marseillais mais j’ai quand même oublié le cœur du truc, Body shop et surtout son parfum. Alors en ce jour d’automne pluvieux (du moins dans le sud. J’ai un bol avec la météo, moi…), je vais un peu jouer les beauty queens et revenir sur quelques produits que j’ai acheté lors de mon week-end à Marseille ou qu’on m’a donné, comme le parfum love etc.




On va commencer par lui, tiens, le parfum. A l’intérieur, on y trouve des notes de jasmin, muguet, vanille, bois de santal, musc crémeux avec une pointe de poire. Sur le coup, j’ai tiqué sur vanille (je hais la vanille synthétique, amie de mes nausées), le muguet qui sent mauvais, je trouve et le crémeux de musc. J’imaginais un parfum trop sucré et capiteux. Malgré le jasmin que j’aime.  On nous donne des petites lamelles de papier sur lesquelles on a vaporisé le parfum, je l’approche de mon nez avec une certaine appréhension (je suis très facilement migraineuse) et… oh ben dis donc, ça sent bon cette affaire là. L’odeur est agréable même si ce n’est pas précisément le parfum que je cherche. Je le trouve un peu trop jeune et sucré dans ce qu’il dégage, je l’aurais mis bien plus facilement en début de vingtenariat qu’en fin. Sans pour autant que ça fasse Eau jeune, il ne faut pas exagérer non plus (j’en ai mis pourtant étant jeune, comme toutes les filles).

Bon, vu que nous avions le magasin rien que pour nous, j’ai joué à ouvrir plein de pots pour les renifler. J’aime les odeurs de crème, j’aime les sentir (et encore, je me suis retenue d’en tester la texture). Une demoiselle de chez Body Shop m’explique qu’au vu de la sensibilité de ma peau, il valait mieux que j’évite la vitamine E pour plus me concentrer sur l’aloe vera. Ok mademoiselle mais je vais quand même continuer à renifler. Surtout que pendant mon périple olfactif, une autre employée m’a demandé si j’étais déjà passée à la maquilleuse, je lui réponds que non et elle me complimente sur mon maquillage. A 29 ans, je maîtrise ENFIN l’art du maquillage, yesss !




Bon, comme le magasin n’était qu’à nous, que nous avions 10% à la caisse avec la carte de fidélité et que c’est pure folie de me mettre dans un magasin de cosmétique, j’ai virevolté, remplissant mon panier mais j’ai été relativement sage. Petite liste de mes trouvailles :

– L’indispensable masque chauffant ou refroidissant, l’ennemi redouté des migraines et douleurs musculaires que j’aime d’amour. Le dernier a péri dans mon micro-ondes car ça se chauffe sous un jet d’eau chaude et pas au four. Oups. Mais c’est magique ce truc, j’adore et il fallait que je le remplace (ok, deux ans que j’avais éclaté l’autre mais en ce moment, j’ai besoin de confort).


– Des gants gommage pour le bain. L’hiver, je prends en moyenne un bain par semaine, même si c’est pas écologique donc l’idée de ces petits gants est de mettre le savon dessus, de me laver avec et hop, ça fait gommage en même temps. Génial !




– Un baume à la cerise qui marche aussi bien sur mes lèvres que sur mon coude gauche et qui est tellement divin que j’ai toujours envie de le manger.




– Un masque aux céréales qui fait aussi gommage pour le dimanche soir, histoire de commencer la semaine avec une peau resplendissante.

Alors certains vont me dire que c’est de l’argent jeté par les fenêtres toute cette cosméto mais je rétorquerai en toute bonne foi que la vie est déjà assez chiante comme ça et que si je peux au moins me pomponner et avoir la peau douce, ce sera toujours ça de pris. D’ailleurs, j’ai la peau des joues tellement douce que je passe mon temps à la caresser.

Je vous laisse, je vais me mettre du baume à la cerise.

Il y a 20 ans à Berlin…

Etant en vacances, je mange de l’actu à tous les repas. Il est vrai qu’en temps normal, je me contente de lire la presse en ligne, je ne supporte plus les JT, de plus en plus proches des noticias dont parlait Tatiana hier. Mais voilà, j’ai donc suivi de très près la commémoration de la chute du Mur de Berlin

Pour la plupart des vingtenaires, du moins ceux de la deuxième moitié de la décennie, le mur de Berlin est souvent l’un de nos premiers souvenirs historiques. C’est le mien en tout cas. Je me souviens très vaguement de la guerre du Liban aussi, on nous en avait parlé en classe mais la seule chose que j’ai retenu, c’était que le Liban avait un sapin sur son drapeau et que le nom me rappelait le prénom d’un garçon don j’étais trop amoureuse, Alban (vrai prénom pour le coup). Aujourd’hui encore, c’est avec une certaine émotion que je me souviens de ses cils. Il avait les plus beaux cils du monde.

Donc la chute du Mur. Pour moi, dans mon inculture enfantine, je pensais sur le coup qu’il s’agissait d’un événement dramatique parce que j’y voyais une destruction. Ben oui, des gens qui cassent un mur, je trouvais ça mal. Finalement, je ne sais pas bien comment j’ai tout remis en place. Toujours est-il que je me souviens parfaitement de la réunification officielle en 91, même que j’étais chez mamie Bartoldi et on regardait le 6 minutes avec ma soeur.

Depuis, j’ai appris un peu l’Histoire et j’ai bien tout compris à la chute du Mur et ce que ça a impliqué. Quand on étudie l’Histoire, on a l’impression que tout est long, qu’on nous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Alors que là, on l’a vécu ce changement majeur. Peut-être que dans des dizaines d’années, 1989 marquera la fin d’une période historique. En regardant les infos ce soir où chacun y allait de son anecdote sur ce qu’il faisait ce jour là. Et en regardant les images d’archives, l’allégresse des gens, Rostropovitch qui joue du Bach (le violoncelle, toujours un bonheur). J’aurais aimé vivre ce moment, cette euphorie incroyable… Je m’imaginais à la place de ces Allemands et j’étais émue. Pour paraphraser Kennedy, là, de suite, j’avais envie de dire « Ich bin ein Berliner ».

C’est marrant de mesurer l’histoire à ma propre échelle. J’ai vécu un tel bouleversement mondial. Je connais une Polonaise qui a connu le communisme, les queues au magasin… Dans de nombreuses années, mes petits enfants me parleront peut-être de cet événement, ils me demanderont si je m’en souviens et je dirai fièrement que oui (sauf Alzheimer) et je leur parlerai de la RDA et du communisme, même si en 89, je ne comprenais pas vraiment de quoi il s’agissait. Moscou n’était pour moi qu’une ville où mes parents étaient allés avec un château coloré trop beau (la place rouge vue avec mes yeux d’enfants).

Depuis, nous en avons vécu des choses, des guerres à ne plus savoir qu’en faire, la fin de l’URSS et le 11 septembre. Mais la chute du Mur restera pour moi le premier événement historique dont je me souviens et un événement positif, en plus.

Finalement, cette chute du mur, c’est comme une madeleine, une madeleine un peu particulière. Je laisse le dernier mot à mon papa : « Les Allemands de l’est, avant, ils connaissaient la Stasi. Après la chute du mur, ils ont connu l’ecstasy! »Et pour le plaisir, Rostropovich qui joue la Sarabande de la 2e suite de Bach. J’en ai la chair de poule.

 

What’s on TV tonight ?

Par Tatiana

 Quand j’étais en France je n’arrêtais pas de me plaindre des programmes des chaînes de télévision Hertziennes. Force est de reconnaître que c’est carrément la cata depuis quelques années. Il n’y a presque plus de films, que des séries policières et qui plus est des imitations très mal faites de séries américaines. Je me rappelle quand j’ai eu la freebox je me suis dis « cool enfin quelque chose à regarder à la TV ». Ben non. C’était presque pire.

Et bien quand je suis arrivée au Chili et qu’on a acheté une télé, je me suis rendue compte que la TV française c’était bien. M6 c’est presque une chaîne intello à côté de tout ce qu’il peut y avoir à la TV chilienne. Je vous explique. Il y a 13 chaînes publiques ici mais quasi toutes diffusent les mêmes programmes aux mêmes heures. Par exemple quand il y a une matinale sur une chaîne, il y a la matinale sur toutes les autres chaînes. Pas de bol si t’aimes pas ça.

Le programme type d’une chaîne :

La matinale

Telenovela

Talkshow

Jeu TV pourri

Serie pourrie

Noticias (infos)

Serie pourrie ou film pourri ou show TV pire que tout

Les programmes s’arrêtent vers minuit ici donc tu peux même pas être insomniaque.

Quelques programmes ont attiré mon attention plus que d’autres et je me suis dit que ce serait bien de partager mes impressions avec vous, ne serait-ce pour que vous soyez heureux d’être en France. Avant que quelqu’un me jette la pierre en me disant de m’abonner au câble, je tiens à dire que le câble ici c’est pas comme chez nous c’est cher. Tu oublies tout de suite les abonnements à 30 euros par mois tout compris. Le téléphone illimité vers l’international je sais même pas si ça existe, internet c’est plus cher selon le débit, le câble c’est
au moins 10 euros en plus par mois. Pour te dire moi j’ai un abonnement avec 2Mo de débit et 300 min de tel valable que sur les fixes de ma région et je paie 35 euros à peu près.

Alors première émission passée au crible aujourd’hui : las noticias ! C’est-à-dire les informations. Ici elles durent une heure entière mais avec une demi-heure de sport. Quand je dis sport comprenez foot. Moi avant naïve que j’étais, je croyais qu’il n’y avait que les Brésiliens malades de foot, ben non. En fait c’est toute l’Amérique latine. Vous savez que dans certains pays ils ont eu des jours fériés parce que l’équipe était qualifiée pour la coupe du monde 2010. Donc dans les infos tous les jours on a une demi-heure de blabla sur
le foot. Qui occupe le stade de machin, qui s’entraîne etc. Avec les comptes-rendus de match en plus. Mais pour commencer les infos, on a que des faits divers pendant une bonne vingtaine de minute.  C’est un peu comme des comptes rendus de commissariats de quartier mais en prenant que le plus violent. Par exemple : vol dans les quartiers riches, agressions de jeunes filles innocentes, meurtres, accidents de voitures…  Il n’y a aucune info internationale ou une fois par mois et très peu d’information nationale. La première fois que j’ai regardé les informations j’ai cru voir un grand show TV. En plus j’ai oublié de préciser que les informations sont présentées par un garçon et une fille qui ne manquent pas de faire des commentaires débiles sur les sujets et bien orientés politiquement car il faut aussi savoir que toutes les chaînes de TV sont de droite. Elles sont presque toutes possédées par le même mec donc c’est son point de vue politique qui dicte les lignes éditoriales. Et c’est très orienté. La dernière fois il s’agissait de la grève des profs. Ici c’est la seule profession qui se met VRAIMENT en grève. Au lieu de parler de la marche qu’il y a eu, ils ont fait un reportage sur comment les pauvres écoliers sont pénalisés et n’ont pas parlé de pourquoi les profs sont en grève (parce que c’est pas juste pour
le fun).

Le plus étrange c’est que les informations du midi sont plus intéressantes. Ils fonctionnent un peu à l’inverse de nous. Mais ce fait reste étrange car je doute qu’il y ait beaucoup de gens qui regardent les infos vu que tout le monde travaille et comme le minimum d’heure ici c’est 45h, je ne crois pas qu’ils aient des pauses dej de folie.

En résumé, les informations beaucoup de personnes ne les regardent pas (moi la première) car sinon tu deviens soit bête, soit complètement paranoïaque et tu ne sors plus de chez toi de peur de te faire  agresser.

T’es pas célibataire, t’es en transition

Hier, en rédigeant mon article, j’ai eu une idée d’un autre sujet, comme ça, tout à coup. J’aime bien m’auto inspirer. Donc hier je parlais de magazines féminins et du fait qu’ils ne me donnent pas de bons plans pour vivre ma vie de single woman sans que ça me coûte un bras. Et là, vlan, j’ai percuté : évidemment qu’ils ne me conseillent pas puisque dans le monde du magazine féminin, la femme est toujours en quête de la vie à deux. Le célibat ? Juste une transition entre deux histoires !



Techniquement, c’est vrai. De la même façon, on peut considérer qu’une histoire amoureuse n’est qu’une transition entre deux périodes de célibat, tout dépend de quel point de vue on se place. Ah non parce que pour m’expliquer comment me guérir d’une peine de cœur, de me faire rêver avec des histoires de rencontre de type « l’amour était au pas de ma porte », là, y a du monde. Mais pour les choses concrètes de la vie, y a plus personne. Parce que oui, je suis célibataire, ce depuis officiellement deux ans. Ca veut dire que depuis deux ans, je ne vis pas vraiment car je suis en transition. Permettez moi de rire un peu et de me taper sur les cuisses.  Imaginez un peu l’handicap que ça représente : tant que t’as pas un homme, tu ne vis pas, tu attends. Ouais… Quelqu’un a une corde pour que je me pende ? Merci.



Faut avouer que parfois, je suis une vraie quiche. Un homme me serait de grand secours. Par exemple, je suis une bille intégrale en bricolage. Je peux monter une étagère Billy Ikéa ou des meubles, je peux planter un clou dans un mur ou changer une ampoule. Mais en dehors de ça… Prenons des cas concrets qui tournent toujours autour de ma machine à laver (je la déteste). Quand je suis partie de mon ancien appart, j’ai découvert que la vanne d’entrée d’eau de la machine ne fermait pas bien donc eau qui fuit donc crade. Nina la bricoleuse est toute désespérée et demande l’avis de son conseiller bricolage, Anthony, son futur beau-frère. « Ben tu vas à Bricorama acheter un bouchon ». Ah ben oui, suis-je sotte. Arrivée sur place, je demande de l’aide, je vais pas non plus trop chercher à être indépendante. Le mec commence à me répondre un peu agressivement quand je lui dis que je ne sais pas trop en quoi est mon tuyau mais un autre monsieur me prend en main (de façon tout à fait correcte, bien entendu) et me vend le bon truc avec un espèce de scotch argenté pour faire joint. A l’arrivée, j’ai mis tout le scotch argenté, le bouchon et du chatterton et ça ne gouttait presque plus du tout. Autre exemple avec cette machine des enfers : le tuyau s’était plié et la machine n’évacuait plus, conférant à mon linge une douce odeur de vase. Je pensais donc changer le tuyau parce que j’arrivais pas à le déplier, Anthony est arrivé et m’a réglé ça en 30 secondes. Alors oui, ok, je suis une tâche monumentale en matière de bricolage mais est-ce qu’un seul de mes féminins m’a appris à faire de la plomberie. La cuisine, les démarches pour inscrire les enfants à la crèche, ça, je sais (c’est pas pour autant que je le fais) mais les trucs pratiques normalement dévoyés aux hommes, non, j’ai qu’à m’en trouver un.


Outre des soucis de bricolage, jamais on ne me conseille sur la vie en solo, sur des bons plans voyage (ça coûte extrêmement cher quand on est seuls), des menus pour une personne ou n’importe quoi. Par exemple, on ne me dira jamais « sois toujours épilée parce que ça fait du bien au moral d’être bien entretenue », on m’expliquera qu’il faut toujours que je sois épilée, des fois que l’amour viendrait frapper à ma porte. Mais dans mon immeuble, la moyenne d’âge est de 70 ans, rigolo, si ça frappe à la porte, ce sera au mieux le grand-père de l’amour et je ne pense pas qu’il contrôle ma pilosité… Notons quand même l’exception d’un article que j’avais croisé dans le temps dans Isa sur les célibattantes, terme qui me gonfle au possible m’expliquant que ouais, youpi, je suis célib, je peux faire plein de trucs genre m’acheter des choses hors de prix, m’inscrire à un cours de poterie à 800 € l’année ou je ne sais plus quoi. Toutes les solutions pour bien vivre son célibat se chiffrait à minima à 500 €. Sans doute car il est inconcevable de cumuler les tares. Célibataire et pauvre ? Et t’as pas encore mis la tête dans le four ?

De la perpétuelle insatisfaction

Durant mon week-end à Marseille, je me suis adonnée à l’un de mes vices préférés : la lecture de magazines féminins. J’en lis certes moins depuis quelques temps (je plaide coupable, j’ai jamais racheté Grazia), sans doute par lassitude mais dans le train, c’est une tradition : je lis du féminin.



ET dans l’un d’entre eux (Biba ou Marie-Claire ?), je découvre un article sur l’insatisfaction chronique : ma vie n’est jamais assez parfaite. Oh bah tiens, ça parle de moi, pour une fois. Oui parce qu’entre les articles sur la durabilité de mon couple et l’éducation de mes enfants, j’ai parfois l’impression qu’on m’oublie un peu. Les articles pour célibataires traitent en général de la quête de l’amour. Moi, je ne quête pas et j’aimerais plus qu’on me donne des bons plans pour voyager seule et pas cher, par exemple. Enfin bref, un article qui me correspond, je plonge dans sa lecture puis je réfléchis.



Eternelle insatisfaite ? Oui. Je rêve en permanence des lendemains meilleurs. Non que mes aujourd’hui soient mauvais. Maintenant que ma mini déprime automnale est passée, je suis bien dans ma vie mais voilà, y a toujours cette envie de mieux. Et je me demande si cette envie n’est pas quelque peu surréaliste. Posons les choses : côté boulot, je ne cherche pas à bouger, je me pose quelques temps au même poste, normal, j’ai déjà pas mal bougé dans le passé et j’ai encore beaucoup à apprendre ici. Côté amour, en ce moment, pas envie, pas le temps. J’y reviendrai dans un autre article, peut-être. Là où je veux m’améliorer, c’est sur l’à côté. Parce que je ne veux pas que ma journée se résume à : « je me suis levée, je suis allée travaillée, je suis rentrée, j’ai mangé en jouant à yahoo ! jeux (foutue addiction, surtout qu’ils ont un jeu de Uno en ligne) puis je me suis couchée après la petite douche qui fait du bien et qui me fait sentir bon. » Affreusement métro-boulot-dodo, yerk ! Si on considère que je quitte le boulot entre 19h et 20h et que je me couche entre 1h et 3h, ça me fait quand même quelques heures pour faire des choses. Ecrire (et autre chose que du blog), apprendre le russe, faire du sport, apprendre des tas de choses en fait. Sauf qu’il est vrai que le soir, je rentre, je suis passablement vidée.


Et si finalement, je voulais trop ? L’autre soir, dans le métro (ou c’était un matin, je sais plus bien mais ce n’est pas très important. Quoi que je ne prends pas le métro le matin donc c’était le soir mais où allais-je alors ?), je me demandais quelle utilité j’avais d’apprendre le russe, par exemple. Professionnellement, ça ne me servira à rien (sauf si je reviens vers le journalisme mais être journaliste en Russie, c’est parfois un peu mortel) si ce n’est à me cultiver. J’ai envie d’apprendre à tricoter (plus que ce que je fais) et à coudre mais me ferai-je réellement des fringues ou même des trucs ? Non, je me connais, je m’y mettrai deux heures et après, plus du tout. Pourtant, y aurait moyen de faire des trucs sympas… Puis j’ai envie d’apprendre sérieusement à utiliser illustrator, photoshop… Toujours pas pour le boulot, aucune compétence de graphiste ne m’est demandé mais pour moi.



(c) Studio Poana

En somme, j’aimerais être moi en mieux, une fille qui ferait du sport tous les jours (bon, j’en fais, hein, mais j’ai tendance à vite sécher pour rien genre « non, là, je vais aller dormir plutôt) donc plus ferme, plus cultivée car je lirais tous les newsmag ainsi que des romans, qui parlerait un peu le russe, saurait faire des vêtements et des illus de folie sur ordinateur, tout en ayant le temps d’écrire. Bref, j’aimerais être plusieurs personnes. D’un autre côté, je me connais, j’aurai encore envie de faire d’autres trucs si tant est que je puisse faire tout ça, je voudrais me remettre au violoncelle… Eternelle insatisfaite.



Alors du coup, faut-il baisser un peu les ambitions ? Parce que bon, vouloir, c’est bien mais en plus, je ne supporte pas d’être faible, de ne pas savoir. Exemple type : je veux savoir dessiner mais genre on me donne un crayon et je vous fais un truc de folie. Finalement, je me dis que pour rendre ma vie plus belle, faudrait pas forcément que je m’améliore, juste que j’accepte mes imperfections et que je fasse les jours par plaisir et pas « pour devenir meilleure ».


Приходите завтра, я начинаю Русский




NB : La phrase précédente est du google translation donc il y a de fortes chances que ça ne veuille rien dire du tout.

Qui me parle ?

Je vous avais expliqué il y a quelques temps que j’attirais naturellement les gens, que ma bonne tête donnait souvent envie à des inconnus de me parler. Seulement, il est assez curieux de constater qui sont ces inconnus (hors tentative éventuelle de drague) qui me parlent. La prise de contact est souvent faite par ceux les moins aptes à priori pour le faire.

Laissez-moi vous conter quelques anecdotes. La première a eu lieu quelque part à la fin du printemps alors que j’étais à la piscine en train de faire quelques exercices. Tout à coup, un mec se plante devant moi et commence à me singer. Je le regarde, un peu hébétée, me demandant s’il a le culot de se foutre de moi. Mais je réalise ensuite que cet homme est sourd muet et à chaque fois
qu’il repasse devant moi, il recommence son imitation mais pas du tout pour se moquer de moi, au contraire, il m’encourage. Autre exemple, vendredi soir. Après une mission professionnelle réussie, je rentre chez moi à des 1h30 du matin (ok, cette précision sert essentiellement à faire mon Calimero). Je saisis mon pénible Ada ou l’ardeur de Nabokov et au bout de deux minutes, je lève les yeux au ciel et la fille de l’autre côté de l’allée se penche vers moi « Il est bien ton livre ? ». Elle parle avec un accent étrange que j’aurais dit hispanique mais vu comme elle était calée en littérature russe, j’ai un doute. Je lui explique que non, il est terriblement pompeux, on parle un peu Nabokov, Tolstoï, Dostoïevski, je lui conseille Moravia et je dois descendre car c’est mon arrêt. 5 mn après, je me dis que je suis con de pas lui avoir filé ma carte (oui, j’ai une carte maintenant) mais s’il le faut, elle ne vit même pas à Paris. Ouais, j’aime bien l’idée de me faire de nouveaux potes tout le temps. Comme ça, après, j’ai plus le temps de voir personne. Troisième anecdote (et après j’arrête) en attendant le bus. Toujours avec Nabokov et toujours relativement inattentive, ce qui me permet d’assister à une scène qui ne me concerne pas. A ma gauche, un jeune couple avec un bébé qui fait un caprice(ça m’effraie de reconnaître les cris de caprice de bébé). A ma droite un monsieur d’une soixantaine d’années. Le monsieur s’intéresse rapidement au bébé, lui donne un bounty et parle un peu aux parents. Il n’a pas de voix, un peu comme s’il avait subi une trachéotomie. J’ai beaucoup regardé Urgences. Bref, le monsieur parla au jeune couple et montra même les photos de ses enfants ou petits enfants (je suis pas sûre, je faisais semblant de lire).

Bref, ces trois anecdotes ont un point commun : le premier pas est fait par celui dont la communication sera plus difficile soit par un problème physique soit car sa langue n’est pas la même. Ca interpelle quand même. Pour l’étrangère, à la limite, si c’est une touriste, ça peut un peu expliquer : en vacances, on est détendus, plus open. Mais même si on peut suggérer des raisons pour chaque cas, il n’en reste pas moins cette incongruité : le pas vers l’autre est fait par le cul de jatte (métaphore). Il est vrai qu’en général, dans mes transports quotidiens, où je fais l’autiste dans mon bouquin ou l’Ipod vissé sur les oreilles (voire les deux) soit j’établis une connivence par le sourire s’il se passe un truc genre « hé toi, on se connaît pas mais on vient de voir un truc rigolo, rions ensemble ! ». Mais je ne parle pas aux gens, je ne leur demande pas si leur livre est bien, ce qui peut être en soi une grande erreur. Parce qu’il est vrai que je suis un peu indifférente, que je ne suis soit pas réveillée, soit que je rentre d’une journée de travail et que je suis un peu fatiguée. Je ne refuse pas les dialogues qui se présentent à moi mais je ne les lance jamais. Pourtant des fois, c’est amusant d’échanger un peu avec un inconnu. Je me souviens d’une fois où ayant passé une cigarette à une fille, nous avons papoté vingt bonnes minutes à nous raconter notre soirée. Il y a aussi eu l’homme au briquet qui me tint compagnie pendant 10 minutes un jour de septembre 2006 (je crois). Après coup, à chaque fois, je me dis que je suis con de ne pas avoir demandé un moyen de se recontacter mais finalement, ces petites rencontres incongrues ne sont-elles pas faites pour rester éphémères ?

Mais j’apprends. Peut-être devrais-je parfois parler aux gens. Gratuitement. Pas tout le temps non plus mais juste des fois. Sans doute me ferai-je parfois envoyer balader car les gens n’aiment jamais le métro et ont toujours hâte d’en finir, moi la première. Sauf le bout de la ligne 6 en extérieur, je l’aime toujours autant malgré les musiciens qui viennent systématiquement rajouter dans le cliché France=accordéon. A ce sujet, j’ai lu un jour que ces gens qui font la manche dans le métro jouent un Besame mucho à toute vitesse, comme si leur vie en dépendait. J’ai trouvé ça très vrai mais c’est ennuyeux, je n’ai aucune idée d’où ça sort. Si quelqu’un peut m’éclairer, je ne suis même pas sûre que ce soit dans un livre, peut-être sur un blog ? Mais pour en revenir à nos moutons, ces petites virgules de vie, ces dialogues éphémères et impromptus me mettent systématiquement de bonne humeur justement parce qu’ils sont inattendus, on ne sait pas ce que ça donnera. Un rapide conseil de littérature, un encouragement dans mes exercices…

(c)Nicoddem

Maintenant, il ne me reste qu’à trouver une porte d’entrée pour parler aux gens…

Et sinon, ce week-end à Marseille, c’était bien ?

Deux ans plus tard, je me penche enfin sur la question du week-end à Marseille mais je vais angler l’article différemment puisque pas mal d’articles ont été écrits sur le sujet. En quelques mots, je dirais que l’organisation fut au top, le parfum n’est pas dans mon style mais plutôt agréable. J’avoue que sur le coup, je craignais un peu que ça fasse un peu trop cocotte Eau jeune mais ça va. J’en ai profité pour me racheter du baume à la cerise et quelques petits produits, j’ai pris le soleil à Marseille. Chouette.

Bien, voilà, en résumé, le soleil marseillais m’a fait du bien, j’ai un peu joué les autistes en restant avec une Bridgette et un SweetAnge mais quand on bosse avec des blogueurs toute la semaine, on n’est pas forcément motivé à l’idée de trop se mélanger le week-end, même si certaines furent particulièrement sympas. J’aurais certainement été plus cordiale si je ne venais pas d’entamer ma petite déprime. Au point que j’ai failli annuler le week-end mais j’ai bien fait de ne pas le faire, ça m’a fait du bien même si techniquement, le bénéfice a duré jusqu’à lundi 10h. Du coup, il est vrai que je n’étais pas au mieux de ma forme mais c’est pas pour autant que je n’ai pas été attentive à l’organisation du week-end. Car là, je suis face au dilemme de la travailleuse du web : dois-je louer honnêtement le travail de la concurrence ou le fustiger en étant exigeante à l’extrême ? Mmmm…



N’étant pas d’un naturel garce, j’aurais du mal à dire du mal gratuitement, juste pour le plaisir de descendre un « concurrent ». Au contraire, j’ai plus tendance à me comparer à nos deux accompagnatrices, Vicky et Acia (pas la mienne de Vicky) et quand quelque chose se passe bien, ça fait quand même plaisir qu’on reconnaisse notre travail. Parce que des râleurs, il y en aura toujours et pour ma part, je n’ai pas envie de pinailler. Imaginez un peu le travail que ça peut représenter, de réunir 40 nanas à Marseille (pas toutes de Paris), les loger, les déplacer, les nourrir, les faire tenir (relativement sagement) dans un magasin, les occuper sinon ça râle… Oui, quand on n’est pas de l’autre côté de la barrière, on a tendance à être exigeant… A moins que ce ne soit l’inverse ? Après tout, étant justement de l’autre côté de la barrière, n’est-on pas plus en attente encore, estimant que telle chose est normale et une autre pas ?


Il est vrai qu’être juge et partie peut fausser la donne. De mon côté, les blogueurs qui sont dans le milieu et ne jouent pas le jeu m’énervent plus que tout car ils savent qu’on a des deadlines à tenir. Ohoh, je vois, ça fait de suite « ouais donc toi, tu dis des gentillesses par solidarité professionnelle ! ». Tut tut tut, point du tout.

Ca aurait été foiré, j’en aurais juste pas parlé. Juste que parfois, des blogueurs qui voient du positif, c’est bien aussi, vu qu’il est pas mal de bon ton de jouer les blasés en disant que tout est nul, mauvais, qu’on nous ment, on nous spolie… Bref. Pour ma part, j’ai trouvé ce petit week-end objectivement bien organisé et si je devais souligner du négatif, je dirais qu’amener 40 blogueuses dont une énorme majorité ayant moins de 25 ans à un concert de Nina Hagen, c’était suprêmement couillu (personne n’a aimé mais moi, ça m’a fait rire quand même). Pour le reste, l’idée de nous faire circuler en petit train était pour le moins incongru mais assez marrant en fin de compte.


Bref, une belle organisation quoi qu’on en dise et rien que pour ça, ça fallait la peine d’écrire un article sur le sujet. Et de façon toute personnelle, j’ai noté mentalement quelques petites leçons car le  « RP » (relations publiques), ce n’est pas mon travail du tout mais ça me sert d’observer, même si je ne suis pas sûre d’avoir envie de me diriger dans cette voie là.

Et pour finir, un peu de Nina Hagen !

Dimanche pluvieux, dimanche foireux

J’avais déjà expliqué il y a quelques années que je n’aimais pas le dimanche, un non jour. Petite, c’était le jour des devoirs (oui, je suis de celles qui bossent toujours dans l’urgence). Adulte, c’est le jour du ménage vu qu’en temps normal, je ne suis jamais chez moi avant 20h ou plus tard et j’ose plus passer l’aspi après. Bref, dimanche, ça a toujours été corvée et déprime à l’idée que le week-end est fini. Le pire étant quand je suis en week-end chez mes parents (ce qui n’arrive plus beaucoup, merci la SNCF qui me coûte un bras), rentrer me déchire toujours un peu le cœur.

Aujourd’hui, nous sommes en plein dimanche qui s’annonce mal. Avant même de me lever, j’ai déjà crié trois fois sur Kenya qui a décidé que mon sommeil n’était plus sacré. Oui, il suffit que j’écrive dans un article que mon chat est devenue sage pour qu’elle recommence à faire la con à 6h du matin. Youpi. Et là, alors que j’essaie de dormir une heure de plus (quoi que vu mes rêves cette nuit, j’aurais pu m’abstenir, rien de sympa), j’entends des ploc ploc sur les volets. Sous entendu, il pleut. Suis-je donc obligée de me lever alors que je sais déjà ce que je vais découvrir derrière mes volets fermés ? Bon, allez, je tente. Volets ouverts, je découvre un paysage de désolation avec un ciel gris-noir, des feuilles mortes plaquées au sol par la pluie et l’humidité. La fin de l’automne est toujours une période sale, avez-vous remarqué ? Les feuilles qui pourrissent au sol, transformées en espèce de gadoue qui salissent les trottoirs, sans parler de l’odeur. Octobre-Novembre puent la moisissure. Alors que septembre sent bon la terre mouillée et les champignons, par exemple. Bref, tout est mort, gris, marron, pourri et Noël est encore un peu trop loin pour nous consoler.

Donc voilà, je me lève et j’ai déjà envie de me recoucher, sans pour autant avoir sommeil. Mais bon, on ne peut pas zapper une journée en entier comme ça. Sachant que ma productivité hebdomadaire flirte avec le néant pour cause, le soir, je suis claquée, je n’ai envie de rien faire. Alors si j’en fais autant le week-end, ma vie va se résumer à ma vie professionnelle… Pardon mais bonjour l’angoisse. Je ne veux pas juste être une salariée, je veux vivre ! Alors bon, déjà, faudrait que je fasse le ménage mais sans lumière, ça ne donne pas envie, pas du tout, du tout. On a juste envie de se rouler dans une couverture moelleuse, avec un bon bouquin et une tasse de chocolat chaud (ou de cappuccino). Mais je n’ai pas de quoi faire de chocolat ou de cappuccino et le bouquin que je lis est pénible. Mais vraiment pénible, ça fait deux mois que je suis dessus et le jour où je l’aurai fini, je vous écrirai un article en forme de victoire. Non, je ne le lâcherai pas, j’en suis à 500 pages sur 700, ce serait ridicule d’abandonner maintenant. Par contre, le Ulysse de Joyce attendra 2010. Bref, tout ça pour dire que rien ne pouvait réellement m’inciter à la paresse et vu les rêves peu intéressants de cette nuit (à la limite du désagréable mais je ne peux pas parler de cauchemar, plus de navrantes histoires qui me rendent de mauvaise humeur. Alors que normalement, les week-ends, je fais des rêves érotiques. Mais il est vrai que ma libido a profité de ma baisse de forme récente pour se faire la malle (la garce) et elle n’a pas l’air de vouloir revenir.

Alors puisque rien ne m’appelle à la paresse mais sans pour autant me motiver pour une activité, j’écris. Un mug de café, des clémentines (le point positif majeur de ces foutus mois de fin d’année), j’écris. Je bidouille des trucs pour le blog (il va se passer bientôt un truc, vous allez voir). Je langue de pute avec Vicky via MSN et c’est délicieux.

En fin de compte, ce dimanche merdeux ne s’est pas si mal passé. Repos, écriture, papotage et clémentines… Simple mais efficace. Mais je vous laisse, j’ai encore un peu de pain sur la planche !