Tiens, si j’allais voir un psy ?

Quand je lis les littératures girlies pour les filles d’aujourd’hui (donc pour moi), je me rends compte que je suis loin du compte : a) je ne suis pas
dépressive car célibataire et à la recherche perpétuelle du prince charmant, b) je vais pas chez un psy. Ayant développé moult fois le a) dans d’autres articles, on va zapper, vous m’en 
voudrez pas, et passons au b). En gros : dois-je aller chez un psy pour être hype. Merci de continuer à lire l’article avant de m’insulter en comm.

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(c) José pour Pseudo-Sciences

Des gens qui vont chez le psy, j’en connais ou j’en eus connu. Pour certains, il y avait un vrai problème à régler genre mon cousin qui fait son coming out à 15 ans et qui a du mal à gérer tout ça, ma tante qui s’est retrouvée veuve à 38 ans avec trois enfants de 8 à 13 ans, des amis qui ont vécu des choses dramatiques (mais vraiment)… Bon, bref, cet
article ne vise pas à dire que les psys, ça sert juste à être à la mode, rassurons nous. Mais après, il y a des gens qui suivent une thérapie, je ne comprends pas bien pourquoi. Bien sûr que 
nous avons tous en nous une part sombre, un mal être, des névroses et compagnie. Des fois, quand j’entends certains me dire qu’ils vont consulter un psy pour X ou Y raisons, je souris poliment mais intérieurement, je ricane. Y en a qui n’ont vraiment rien d’autres à faire de leur vie que de dépenser des sous pour pouvoir dire « oui alors tu vois, mon psy… ». Bon, c’est sûr, du coup, on peut se faire plaindre « quoi, tu vas chez un psyyyyyyy ? Mais pourquoiiiiiiii ? » « Parce que petite, ma mère m’a mis une claque parce que je
lui avais piqué ses chaussures pour jouer et depuis, quand je vois des chaussures à talon rouge, je fais une crise de panique ». Ouais j’exagère. Mais franchement, aller chez un psy, 
j’ai parfois l’impression que c’est du parisianisme snob que ça n’en peut plus.

Il y a quelques temps, je me suis en effet posé la question. Disons que je suis quelqu’un d’assez fort mais j’ai une faille dans ma carapace, une faille très vite visible où les gens qui me veulent du mal tapent allègrement pour me blesser et ça fait très mal. Donc, en janvier, après qu’un ancien ami ait une fois de plus appuyé où ça faisait ma (et pas qu’un peu), je me dis que je devrais peut-être régler ce problème là. J’en parle à mon ex, Alex, qui me dit que si je ressens le besoin, pourquoi pas, mais que c’est pas forcément l’idée du siècle. Sab me dit la même chose : c’est pas tant un problème psychologique qu’un problème d’acceptation de moi et qu’il y a une technique genre acupuncture qui me permettrait
de digérer ça. C’est moins cher et moins dangereux. 

Moins dangereux ? Oui, c’est là où je veux en venir. Donc en janvier, je parle de ça à Mister Alex, lui expliquant que je crains un peu la psychothérapie (ou psychanalyse, je ne connais pas bien la différence). Pourquoi ? Parce que ça remue la merde, y compris celle qu’on n’avait pas vue. En gros, vous y allez pour un problème, ça vous colle une dizaine de névroses supplémentaires, vous en avez pour 10 ans et vous n’osez plus regarder votre papa dans les yeux parce qu’il paraît que vous n’avez pas résolu votre Œdipe et que c’est pour ça que vous faites tout pour ressembler à votre mère, votre « rivale ». Oui, je sais, je caricature. Il est vrai que j’ai des attitudes un peu bizarres, comme mon incapacité chronique à ignorer mes (petits) problèmes de santé plutôt que de les soigner parce que je me dois d’être toujours en bonne forme. En y réfléchissant toute seule de mon côté, j’ai une explication : petite, jusqu’à 7 ans à peu près, j’étais tout le temps malade. Une à deux fois par mois, je faisais de grosses fièvres genre 39 à 40°, gâchant à l’occasion les
vacances au ski de mes parents. Je suppose que quelque part, j’ai intégré que le fait d’être malade était « mal » et donc, que je devais toujours être en forme. Bon, rassurez-vous, 
je n’ai pas de gros problèmes de santé, je vais bien. Même très bien en ce moment, ça fait un moment que j’ai pas été malade, je touche du bois.

Bien sûr, en ce moment, je n’ai aucune raison d’aller voir un psy, je suis heureuse. Peu de nuages dans mon ciel, des trucs sans importance. Je me sens enfin être quelqu’un depuis que je bosse, une nouvelle moi, enfin adulte. Mais je reste exaspérée par le réflexe qu’ont certain d’aller chez un psy pour régler des trucs totalement insignifiants qu’on peut régler par soi même. Certains me répondront, peut-être, que ce que je dis vient du fait que je veux toujours être en bonne forme, je sais pas. Mais j’aimerais bien que certains prennent conscience qu’une psychothérapie/psychanalyse n’est pas qu’un truc à la mode pour faire chic et délicieusement névrosée comme Ally McBeal et je sais pas qui. Il y a des gens qui en ont vraiment besoin, je ne dirai jamais le contraire. Pour les autres, l’écriture d’un blog suffira amplement !

Faut qu’j’vous raconte…

Par Lucas

Cet article répond à une demande de pas mal d’entre vous, filles ET garçons.
Il s’agit de vous raconter un peu plus en détails l’histoire de la Fée du Métro. Histoire qui appelle des commentaires de toutes les couleurs alors n’hésitez pas. Certains parleront de lâcheté, d’autres de geste exemplaire. Lectrice, Lecteur, à toi de juger !!

Nous sommes à Paris en juillet 2006. Il est 8h30, le soleil est dejà haut sur la capitale et la journée va être chaude. Même sous terre ou la moiteur est déjà là. Eh oui, comme des milliers de parisiens à cette heure, je suis dans le metro et je me rends à l’Hopital Tarnier. Perso je kiffe à mort le metro. Avec mon éducation bourgeoise j’ai pas eu la chance de l’utiliser souvent. C’est bien simple, dans une rame je mate tout le monde et j’essaye de deviner la vie des gens. Je suis fasciné par mes concitoyens. Je crois qu’un jour je vais monter dans une rame et hurler à tout va : « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je m’excuse de vous déranger. Je voulais simplement vous dire que je n’ai pas d’enfants à charge, que j’ai un boulot de rêve, un salaire en conséquence, une copine canon, et je tenais à partager ce bonheur
avec vous qui avez tous des gueules d’enterrement. Bonne journée »

Et vlam, paye ton coup de déprime généralisé dans le métro…

Mais revenons y (dans le metro…)
J’étais plongé dans Aurelien d’Aragon, un roman d’amuuuuuur que j’adore. Et puis, innocemment, je releve le nez pour voir combien de stations il me reste
jusqu’a mon arrêt. Et là…
Là je tombe en pamoison devant une nana bellissima. A dire le vrai, aujourd’hui, son visage m’echappe (merci l’accident de ouature, merci le coma) mais elle était toute gracile. Comme par hasard, elle descend à Raspail, mon arrêt.

Je la suis.

Comme un pervers, je constate qu’elle a des guiboles magnifiques et un pas léger. Gloups.
Et puis on sort de la station.
Elle de continuer tout droit alors que je suis censé prendre à gauche.
L’intensité dramatique est à son comble (enfin je fais ce que je peux)
Dilemme… Que faire ?
L’inviter à prendre un verre et par là même inscrire sur mon front au rouge à lèvres:
« Je suis un dragueur de base, à ta place je dirais non, d’ailleurs je sens que tu vas dire non »
(oui j’ai le front de Frankenstein)
Ou tracer ma route et arriver à l’heure à mon rendez-vous ??
Comme un gros timide je pars à mon rendez vous, tout peiné, tout ronchon.

Bien sûr, je passe la journée à râler contre moi…
Et je préviens à la fin de la journée mon boss que j’aurai une heure de retard le lendemain…
Je quitte mon stage un peu en avance vers 18h30 histoire d’acheter une carte postale chez un libraire.
Une carte postale que je vois tous les jours en passant devant le panneau de présentation.

Le lendemain matin, je suis 10 minutes à l’avance à la sortie de Raspail.
Je m’assois sur un plot de beton et reprend Aurelien
Un quart d’heure plus tard la donzelle arrive
Imaginez un Lucas avec les deux premières secondes de Un Homme Pressé en mode repeat à la place du coeur…
Je me lève, je range Aurelien dans mon sac et sors la lettre.
Au moment de la croiser je l’interpelle avec un grand sourire niais :

« Excusez moi Mademoiselle… Heu Bonjour.. Heu, vous avez du courrier ! Bonne journée !

Et je m’enfuis vers la station. Limite en courant mais comme j’ai encore des restes de fierté en moi je me retiens…
La carte postale représentait un manège parisien en pleine rotation.
Et je lui avais écrit çà…

Mademoiselle,
Je tenais à vous dire que vous êtes éblouissante, merveilleuse et feerique…
Avec cette carte postale, ce tour de manège, je vous offre un cadeau : un peu d’air dans vos cheveux, pour rafraichir 
votre journée estivale…
J’espere simplement que je vous croiserai de nouveau un jour, par hasard, dans une semaine, une mois ou une dizaine d’année.

Je n’ai pas signé.
La beauté d’un acte gratuit.
Parfois, j’y pense en souriant et j’essaye de me convaincre qu’elle a aimé.

Complexée, moi ? Ben oui !

Aujourd’hui, au lieu de sonder nos âmes, sondons nos corps. Samedi, déjeuner familial entre mes parents et moi, on en vient à parler de ma sœur qui se drogue de sport en ce moment pour son super régime. Sauf qu’elle est tombée sur une diététicienne qui essaie de régler son problème psychologique : ma sœur hait son corps. Ainsi, quand la diététicienne l’a forcée à se regarder dans un miroir, elle a pleuré. Du coup, moi, ça m’interpelle.

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Comme la plupart des femmes, j’ai un rapport particulier avec mon corps. Des jours, je l’aime à peu près, des jours, je le déteste. Il y a des trucs contre lesquels je peux à peu
près lutter (cellulite, vilain bidou) et d’autres non (ossature forte, tendance génétique au ballonnement). Bon, m  a petite taille n’a jamais été source de complexe particulier : être une fille d’1m57, c’est plus mignon qu’effrayant, soyons honnêtes. Ma grosse poitrine, par contre, ça dépend. De suite, sur les photos, gros seins = grosse fille, si on a
qu’une photo de la tête et de la poitrine. Prenez par exemple Pamela Anderson, selon comment vous cadrez la photo, elle prend ou perd 10 kilos. Et puis j’en ai marre de jamais trouver de chemises qui ne baillent pas. Mais je m’égare, je vais pas vous faire la revue de ma personne, on s’en fout. Donc mon corps, je vis avec, pas le choix. Globalement, quand je le regarde (sans ma tête, elle, je la trouve très chouette à deux ou trois détails près mais l’ensemble me plaît, à la poubelle la modestie), c’est clair qu’il y a mieux mais c’est aussi clair qu’il y a pire. En général, les jours de mauvaise humeur, je l’aime pas, les jours de très mauvaise humeur, je le déteste (mais pas que lui, je déteste la terre entière), des jours, je me sens mal dans ma peau. Mais d’autres, ça va. Je passe beaucoup de temps à me regarder dans la glace, de face de profil, je rentre le ventre, j’adopte des positions. Jamais en public (quoi que les regards à peine discrets dans les vitrines qui renvoient mon image, je suis sûre que je suis pas la seule) mais en privé, c’est mon plaisir égoïste. Même que des soirs, je m’amuse à vider mon placard et à essayer plein de fringues, pour m’amuser.

Mais globalement, en France, on a un rapport plutôt conflictuel avec notre corps et j’ai pas l’impression que ça soit le cas à l’étranger. Y a quelques temps, je discutais avec Vicky, elle me parlait de son voyage en Angleterre, le pays où le micro short est limite l’uniforme de la rue. Elle m’expliquait qu’en gros, les Anglaises n’avaient aucun complexe à exposer leur cellulite et que, du coup, là-bas, tu te prends à porter des fringues méga mini que t’oseras jamais ressortir en France. De la même façon, quand je regarde certaines émissions américaines avec des obèses à moitié à poil ou les Californiens toujours en maillot prenant soin de leur corps en permanence ou encore les Allemands qui n’ont pas du tout de pudeur et semblent très à l’aise avec leur corps, je me pose très sincèrement la question : pourquoi, nous, on complexe ? Non parce que la plupart des gens complexent sans avoir de réelles raisons. On est trop gros ou trop maigres, voire trop grands ou trop petits mais jamais parfaits. On pourrait penser à une fausse modestie genre « mais non, voyons, mon corps n’est pas parfait, hihihi ! ». Mais non, pour les gens que je connais, les complexes sont réels. Rarement, ils nous empêchent de vivre mais ils sont là.

A côté de ça, je connais quelques personnes terriblement à l’aise avec leur corps et je les envie. C’est pas forcément des gens super bien foutus, en plus, mais ils sont tellement
bien dans leur corps qu’on ne fait même pas attention à leurs imperfections. Je les envie ces gens là, vraiment. J’aimerais être capable de me trouver parfaite comme je suis, de pas loucher sur mon vilain bidou (oui, en ce moment, c’est lui qui me fait chier mais ça peut être rotatif les complexes), de me sentir so irresistible. Oh, ça arrive, ces jours de grâce que j’adore où je suis de tellement bonne humeur que je me sens même plus mignonne mais carrément belle. Que je marche dans la rue comme si j’étais dans un clip vidéo dont je suis la star. Ces jours où, forcément, les hommes me regardent et me sourient.

Bref, des fois, je me dis qu’on devrait nous apprendre à l’école à aimer notre corps et à en prendre soin. Je lisais y a pas très longtemps dans le magazine Psychologies (pas trop

ma tasse de thé, le magazine) que les femmes ont souvent du mal à accepter la futilité des soins du corps, qu’elles ne se sentent pas dignes d’être parfaites ou à peu près, d’où le très bon slogan L’Oréal « Parce que tu le vaux bien ». Moi aussi, je le vaux bien, après tout. Oui, c’est futile de se tartiner la figure avec une bouillie verte pour avoir bonne mine, de se
vernir les ongles, de faire du sport pour avoir le corps qui nous plaît, de s’épiler les orteils parce que c’est la seule partie de mon corps vraiment poilue et ça fait chier. Mais j’ai aussi le droit de pas avoir de muscle si ça me plaît pas, de pas aimer courir, de vouloir être jolie et bien dans ma peau sans forcément manger 3 radis par jour maximum. Bref, je crois qu’il y a toute une éducation d’acceptation de son corps à faire. Tant que la santé n’est pas en danger, pourquoi ne pas nous accepter tels que nous sommes ? Après tout, si on arrive pas à mincir ou à grossir (selon les cas), c’est peut-être aussi qu’on est à notre poids de forme et qu’on est génétiquement pas faits pour être plus gros ou plus minces ?

La Drague a l’Hosto, Acte II

Par Lucas

Pour l’épisode mensuel de notre sitcom préféré, nous allons gentiment respecter les règles du théatre. Une seule journée, un seul lieu, une seule action.
Une seule journée donc : celle d’aujourd’hui,
un seul lieu : la cafète de l’hosto Raymond Poincaré,
une seule action : la drague frivole.

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Voila, ces préalables ayant été posés, j’ai désamorcé le pétage de câbles hebdomadaire de Notre Normalienne Préférée, que je ne nommerai pas pour susciter votre curiosité malsaine et ne pas nuire à sa proverbiale modestie, hein ma p’tite vierge effarouchée ? Naaaaaan, pas frapper.

Nous voila donc à la terrasse de la cafète, dans une ambiance fooor-mi-daaaa-ble, oui comme à Question pour un Champion les jours où Julien Lepers a la patate.
Une demi douzaine de djeunz cool sirotent leurs expressos, dans une ambiance futile, joyeuse et compressée vu que la table est minuscule. Certains, parmi eux, décochent des réparties pleines d’humour et, en conséquence, certaines demoiselles rigolent à outrance, avec un volume sonore indécent (hopital : silence ?)

Bref, la joyeuse bande est le centre de l’attention des gens honnêtes qui les entourent et qui voulaient simplement se boire un café pèpère en faisant, comme d’hab, des gueules d’enterrement.
Atmosphère délicieuse.

A deux metres de notre grappe de jeunes, trônant sur son fauteuil à roulettes, un monsieur trentenaire qui a perdu ses jambes et qui exhibe fierement ses moignons tout en regardant fixement une demoiselle, fort jolie, que nous appellerons Sally.

Bien sûr, Sally n’en a rien à battre du demi-monsieur. Elle préfère mater un minet gominé. Eh oui, c’est comme ça, c’est un principe élémentaire, un axiome de la séduction : les filles craquent TOUJOURS sur les minets qui empestent à 50 metres le Drakkar Noir.

Perso, les nabots, je leur fait des sourires gentils qui sous entendent« Ne veux-tu pas te faire pousser accidentellement sous un Metropolitain et de préference pas sur ma ligne ? » Bref, les nabots je ne peux pas les piffrer, ni même les sentir d’ailleurs. Moi je mets du Jaipur de Boucheron et, bizarrement, aucune nana ne me colle au cou (non, au cou…). Va comprendre.

Donc pour résumer
Pendant que Raoulette hurle, à tout va, son rire de femme libérée, tu sais c’est pas si facile, Gerard mate de manière indécente Sally qui scrute Nabot qui empeste les narines de Lucas bien obligé de sniffer son café pour faire couler le drakkar noir.

Bien sur Nabot a sa gourmette en argent au poignet droit avec écrit NABOT, un jean eau de javelisé, un tee shirt Vonedeutche, un gel effet mouillé et des Sparco.La star c’est lui.

Jusqu’ici, rien que de très normal.

Mais moi je mate tout le monde de maniere discrète et furtive, un petit carnet posé devant mon capuccino, comme si je calculais le PIB du San Marin alors que je vous raconte tout ce que je vois, tout ce que j’entends, tel un salooooo d’espion.

Et je voudrais m’apesantir sur le désarroi de Sally.

Sally qui va, un beau jour ou peut-être une nuit, susciter la curiosité de Nabot mais qui n’en fait rien pour l’instant. Elle est trop discrete,Sally, trop translucide, trop « pas assez ».

C’est bien simple, elle ne prononce pas un mot et fait des sourires de façade pour cacher sa détresse interieure.

Je voudrais ici rendre hommage aux millions de demoiselles qui par le monde et les époques ont connu cette situation horrible.
Et je compatis.
Mais revenon à Sally.

De la voir, malheureuse comme ça, ça me donne envie de lui écrire sur un discret panneau de 50 cms sur 80:

« Tu veux pas faire un week end à Santorin avec moi au lieu de mater ce louuuuzeur » ??

Mais non elle a les yeux fixés sur Nabot.
Et, quand tout le monde se leve pour retourner bosser, je lui jette un regard rempli de questions. Elle me sourit et moi ça me donne envie de chanter du Oasis:

 And sooooooo, Sally can wait,
She knows it’s too late,
As she’s walking on by…

Her soul slides away
But dont look back in anger
I heard you say…

La critique est facile, l’art difficile

Ouvrez un magazine de type généraliste (genre pas la Gazette des Pêcheurs de Loir et Cher). Vous allez remarquer qu’il y a une rubrique incontournable. Non, pas l’horoscope mais
l’autre : la critique. Critique musicale, littéraire et /ou surtout critique cinéma. C’est un exercice particulier pour le journaliste, limite un art pour certains, un truc de frustré pour
d’autres. Combien de fois accuse-t-on les critiques d’être périmés, aigris, de se venger de ne pas avoir réussi à publier un livre, à être des ratés… Ca se discute.

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J’adore les critiques de type destructives, soyons honnêtes. Guy Carlier me fait  vraiment marrer dans ses chroniques radios (à la télé, pas du tout, par contre, les blagues les plus courtes sont les meilleures), son talent de tailleur de costard même si, des fois, il est un peu trop mordant, limite roquet. J’avoue que, moi même, je trouve plus facile d’écrire un article destructif sur une émission que j’aime pas plutôt que de me montrer dithyrambique. Parce que c’est plus marrant de mettre en lumière les vices, les erreurs, les manquements que de s’extasier sur ce que l’on aime. En plus, tordue comme je suis, quand je me montre élogieuse ou que je lis une bonne critique, je trouve ça too much genre « il a été payé pour dire ça ». Genre y a des gens qu’on n’a pas le droit d’attaquer donc ils pourraient nous faire avaler de la merde qu’on trouverait ça encore très raffiné et so subversive.

Recentrons nous sur les critiques ciné, mes préférées. Il n’y a pas à dire, on entre dans un nouvel univers qui, quelque part, me fascine. J’en parlais y a quelques temps avec un
pote Harry, il m’expliquait qu’il était allé voir Boulevard de la mort sans avoir lu les critiques et il le regrettait pas car ça aurait gâché son plaisir. Il est vrai que les critiques sans avoir vu le film n’ont pas la moindre saveur et beaucoup me dégoûtent de films qui me tentaient (peut-être) au départ. Je sens que je vais m’incruster un max aux avant-premières. Par exemple, j’ai lu la critique de Voici (ouais ok, référence naze, honte à moi) sur Black Snake Moan, une des photos illustrant l’article était l’une des dernières images du film, voire la dernière. Mouais, merci de me gâcher le truc, quand même. Parce que les critiques, elles aiment bien dire « la fin est totalement ratée mais je ne vous en dis pas plus ». Ouais ben, là, je sens que je vais économiser 9.90 euros. Mais revenons à nos critiques cinés, les vrais, les bobos. Du genre Elisabeth Quin ou ceux de Technik’art, ceux que je kiffe. Parce que je les comprends pas toujours.


Par exemple, Mademoiselle Quin a une marque de fabrique : les mots de plus de 3 syllabes. Nous pourrions saluer l’effort de la dame de faire vivre ainsi la langue française sauf que du coup, on comprend pas bien ce qu’elle veut dire. Et j’avoue que j’aime bien voir quelqu’un s’indigner de la lourdeur d’un film dans une phrase de 4 km de long. Autre style, plus courant, le style « Technikart », « Première » et co à base de « nous ne nous adressons qu’à un public éclairé, on va donc vous en mettre plein la vue avec nos terme anglophones ».
Exemple dans le Technikart du mois de juin : « La valeur « slapstick » de Johnny Depp cimente le triomphe surprise de Pirates des Caraïbes ». J’avoue que je ne sais pas
ce que veut dire slapstick, est-ce un synonyme de « méga star » ou « bankable » (oui, là, je le connais, celui là). Autre exemple que j’aime bien : « Il fait le lien entre Leone et le « Blueberry » de Kounen, via sa connexion Moebius et sa connaissance des champignons hallucinogènes. Il représente la passerelle entre le Buñuel espagnol et le Buñuel
français, via le Buñuel mexicain. Il incarne le pont suspendu entre le surréalisme sous acide des 60’s et la connerie sous vinasse des Grolandais » . Sous entendu : j’ai beaucoup
de place pour ne rien dire alors je vais broder. Ou alors lui aussi s’y connaît en champi hallucinogènes.

Pourtant, la critique, c’est rigolo, surtout quand c’est bien vu et bien tourné. Comme par exemple la jubilante critique ici. Mais bon, je me demande toujours comment elle est
reçue par les premiers concernés. Bon, je me doute que les auteurs de films étrangers, surtout de type blockbusters ne prennent pas forcément la peine de lire ce qu’on écrit sur eux à l’étranger. Mais les autres ? Un film (ou un disque, un livre), c’est un gros travail, un investissement personnel, de temps, d’argent. On y croit, forcément, c’est notre projet. Alors lire un scribouillard descendre notre film, on n’est pas forcément obligé d’apprécier. Bien sûr, à partir du moment où on expose son travail, on doit se préparer à ça. Déjà qu’ici, alors que j’expose juste des points de vue, je me fais parfois tailler, j’imagine même pas ce que ça doit être quand on est artiste et qu’on se décide à montrer ce que l’on sait faire. Bien sûr qu’il faut savoir accepter les critiques et qu’elles peuvent même être utiles. Mais tout dépend lesquelles. Si le critique n’a de plaisir qu’à descendre ce qu’il voit avec une pointe de méchanceté, ça ne sert à rien.

Enfin, toujours est-il que ce que j’aime dans les critiques, c’est leur langage à part que j’essaie de replacer quand la situation le permet, histoire de faire ma bobo qui se la pète, mouarfffff ! Et puis comme je suis une grande fille, je m’arrête pas à l’avis des autres et si je veux vraiment voir un film (ou lire un livre…), je le fais. So subversive.

Liste de la fille qui passe le week-end dans le sud

(y a intérêt à ce qu’il fasse beau)

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– La semaine dernière, on m’a proposé un poste à Toulouse ! J’ai refusé vu que je suis sur Paris et que j’ai un CDI (mais ça en était un aussi et pour un site orienté féminin. Je sens que dès que j’ai vérifié si je peux rapport à mon contrat, je vais essayer de piger chez eux). Ma voyante aurait-elle eu raison du coup? Parce qu’on en est à 4 mois de la consultation, 2 propositions d’emploi, on y est. Par contre, y a toujours pas de voyages donc je sais pas. Puis il reste quand même que ma relation amoureuse de février, elle a complètement
foiré. Alors ouais, elle m’avait dit que ça durerait pas longtemps et que j’aurai d’autreS relationS ensuite mais elle m’avait expliqué que j’allais gagner en confiance en moi grâce à cette relation. Ouais, super, un mec qui me fait le coup du silence radio, ça me redonne trop confiance !

– J’ai définitivement une bonne tête, plein de gens inconnus me parlent tout le temps. Genre, je fume une clope devant l’agence, une nana me parle de son arthrite, y en a toujours un ou deux pour me demander leur chemin (les inconscients). Dans le métro, aussi, une dame me parle pendant deux minutes parce que mon manteau a effleuré sa jambe et elle a cru que c’était un chien. Heu…

– Jeudi à la piscine, je me suis retrouvée dans le même couloir que le mec super bien gaulé, j’enlevais de temps en temps mes lunettes pour faire voir mes splendides yeux bleus mais c’est un acharné des longueurs. Par contre, il a l’air d’avoir un visage pas super top. Par contre, le toucheur de fesses a récidivé. Mais bon, je pense que ce sont des accidents parce qu’avec des lunettes de plongée qui cachent mes yeux, un sourire absent et un maillot sport, je vois pas trop comment je pourrais séduire qui que ce soit.

– C’est fou cette capacité que j’ai à me perdre tout le temps. Au moins, ça me fait visiter Paris mais y a des jours où c’est lourd.

– Des fois, j’aimerais ne pas avoir de soucis de transports. Non parce que ça devient impossible d’être à l’heure à Paris et je supporte pas d’être en retard. Jeudi matin, réunion au siège de notre client en banlieue. Mappy me dit que je mettrai ¾ d’heures donc je pars une heure à l’avance. Quand j’arrive à Montparnasse, il me reste 25 minutes pour faire 5 stations de métro et 3 de bus, je suis confiante. Je suis naïve que ça fait peur des fois. Au bout de 15 minutes, j’arrive enfin à la bonne station de métro (au lieu de 6 mn normalement mais vu qu’on s’arrêtait trois plombes à chaque station ET dans les tunnels…). Là, je trouve le bon bus, je monte dedans. Et le chauffeur se casse. 10 minutes plus tard, on repart enfin. Comment arriver avec 25 mn de retard par Nina Bartoldi. La prochaine fois, je fais le trajet du métro au siège à pied, j’ai repéré. Ca va plus vite. 

– Cette semaine, j’ai fait un rêve du type érotico-romantique avec un choupinou de mon entourage, j’adore. Avec plein de câlins et de complicité. Bon, remarquez, tant mieux vu que dans mon rêve, la brouette a été interrompue peu après son début par un mec qui nous engueulait parce qu’on n’avait pas le droit de copuler et nous « mais non, on faisait rien, voyoooooooooooons ! ». Mes névroses vont bien, merci.

– Au boulot, la big boss est revenue, je la connaissais pas. Oui, elle était en congé maternité mais elle a fini d’accoucher et de récupérer donc mardi, je vois une frêle jeune femme arriver, dire bonjour à tout le monde. Elle s’approche de moi et me tend la main « Nina ». Ah ouais, c’est donc elle la boss. Oui, elle s’appelle Nina aussi, c’est très rigolo comme ça, on est deux à répondre en même temps, des fois. Je sais pas pourquoi mais je l’imaginais pas cool du tout genre chiante, pas drôle. Mais non, en fait, elle a l’air plutôt cool, genre je me promène pieds nus dans le bureau (vu l’état de la moquette, elle a pas peur), souriante, tout ça. Me voilà rassurée ! Du coup, on a tous rangé nos bureaux, c’était un peu nécessaire !

– Conséquence du paragraphe précédent : vends lot assez fourni de Matin + et de 20 Minutes Vintage. Retrouvez l’actualité et les analyses d’il y a un mois, voire deux !

– J’ai initié mes coupines (Vicky, SoLong et Summer) à la belote, je suis trop contente. Par contre, j’aimerais savoir pourquoi j’ai toujours que des jeux de merde.

– Je pense que la fin du monde est proche, mon proprio m’a filé de la tune pour trop plein de charges perçu. J’ai peur, j’ai très très peur.

– Je suis une loseuse, c’est pas une nouveauté. Mardi, je décide d’aller à la piscine nocturne : 2h de piscine par semaine, j’augmente la dose. Je prends mon sac puis le métro et je me plonge dans 20 minutes ou Matin +. Arrivée à ma station je descends et argh ! Mon sac de piscine, je l’ai laissé dans la rame, j’ai juste le temps de resauter dedans mais pas de redescendre. C’est pas grave, la suivante n’est pas si loin, ça me rallonge juste le trajet de 5 minutes. Le soir avant de partir du boulot, je regarde les horaires. C’est ouvert tous les
jours jusqu’à 23h45… Sauf le mardi où ça ferme de 19 à 20h15. Vu l’heure à laquelle je m’en rends compte, c’est mort.

– Petite musique de la semaine, j’ai pas la version radioblog mais j’aime très beaucoup. Des paroles qui me parlent très beaucoup, parfois.

“Je ne crois plus en l’amour”

En ce moment, je lis un livre délicieusement girlie « Ce crétin de prince charmant ». Ouais, j’aime bien les livres légers à l’approche de l’été. Dans un monde parfait, je lirais ça sur ma terrasse au soleil mais j’ai pas de terrasse et il pleut tout le temps ou presque. Donc je lis et là, une des héroïnes s’écrit après une rupture, « l’amour, j’y crois plus ! ». Tiens, depuis quand l’amour est une religion ?

lover-dreamer

Qui n’a pas dit ça après une belle déconvenue ? Genre the only one qu’on aimait, qu’on adorait, avec qui on voulait faire des bébés et passer nos vieux jours, main dans
la main, yeux dans les yeux, joues ridées contre joues ridées nous quitte ? Qu’on le traite de connard (ou de connasse), comme toutes les personnes du même sexe ? Ok, ça m’est arrivé,
comme tout le monde mais quand on n’est pas dans la situation, ce « je ne crois plus en l’amour » me paraît curieux. Je lis la déclaration de ce personnage en plein drame et mon premier 
réflexe est de soupirer. Pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’en général, les gens qui crient qu’ils ne croient plus en l’amour sont les premiers à lui courir après avec passion (pour ne pas dire désespérément). En gros, elle pleure lundi pour Jacques, elle se consolera mercredi dans les bras de Jean. Quand j’étais ado et étudiante, la spécialiste du genre, c’était Johanne la nymphomane, qui pleurait 10 minutes sur « le grand amour de sa vie que jamais je m’en remettrai » et elle avait même pas le temps de sécher ses larmes qu’elle avait repéré un nouveau mec. Des fois, j’admire un peu cette capacité girouette vu que je déteste être malheureuse à cause d’un mec. Non, je déteste être malheureuse tout court. Mais bon, à force, le discours « bouh, je suis malheureuse j’aimerai plus jamaiiiiiiiiiiiiiis » répété X fois ça saoule. Si, si.

 

Ensuite « croire en l’amour », quelle idée. Qu’est-ce que l’amour ? Ouais bon, je vais pas me lancer dans des théories philosophiques à deux francs six sous. Ne me remerciez pas, hein, je veux juste éviter de faire des généralités débiles. Non parce que l’amour, dans le genre concept bidon, on fait difficilement mieux. Pour moi, quand je dis je ne crois plus à l ‘amour, ça veut dire au pire du pire « je pense que c’est un domaine dans lequel je n’aurai jamais de chance » mais de l’amour, j’en ai, merci. Et j’en donne aussi. Heureusement qu’on n’a pas de l’amour que quand on est en couple, ce serait d’un pathétique ! Et puis une rupture, c’est quoi ? Un « toi-moi-nous » qui se termine. Pas plus, pas moins. En gros, ça n’a pas marché avec Marc pour X et Y raisons, on les connaît ou pas, là n’est pas la question. Donc parce qu’avec Marc, ça n’a pas marché, ça ne marchera plus jamais avec
personne ? Réducteur, non ? Chaque histoire d’amour est unique, sa réussite ou son échec tient à tant de choses, tant internes qu’externes. Déjà, y a le timing amoureux dont j’ai parlé y a X temps. Quand c’est pas le moment, c’est pas le moment, c’est tout. Donc c’est pas forcément notre faute, c’est pas forcément la sienne à ce sale mec que ce sont tous des connards, c’est comme ça. Alors, forcément, on va coller ça sur le dos de l’amour, c’est plus pratique.

 

Et puis en plus, l’amour, ce vilain pas beau en qui on ne veut plus croire, il est bien utile. Ca n’a pas marché ? La faute à l’amour, bien sûr, ça ne peut pas être la nôtre. Par exemple, la demoiselle dans le roman, elle sort avec un mec qui la demande en mariage au bout de trois jours et lui fait une scène monstrueuse au bout de 4 car elle suggère de récupérer la garde des enfants qu’ils n’ont pas encore. Non mais moi, un mec qui me demande sérieusement en mariage au bout de 3 jours, je me barre ! Le coup de foudre, c’est sympa mais j’y
crois pas, comme je l’ai déjà dit et quand bien même, on demande pas quelqu’un en mariage au bout de 3 jours. Donc bon, la nana, elle se jette la tête la première dans une histoire qui pue le fumier à 4 km à la ronde et après elle chouine sur l’amour, hum ! Perso, j’ai un peu trop tendance à sortir avec des mecs qui ont une fille en vue (pas moi) ou qui sortent d’une relation difficile, et forcément, ça peut me jouer des tours. Je râle, je peste mais je m’en prends pas à « l’amour », surtout que le terme est un peu fort, c’est plus de l’affection ou de la tendresse mais pas de l’amour. Souvent en analysant, je vois pourquoi ça n’a pas marché, pourquoi ça ne pouvait pas marcher. Même que des fois, ça peut être de ma faute à moi toute seule. Rarement mais ça arrive (je déconne-euh !)

 

Enfin, je trouve toujours dommage qu’à cause d’un seul, on punisse tous les autres. Bon, évidemment, on dit toujours ça sous le coup de la colère. Mais laissons un peu le
pauvre amour et arrêtons de l’accuser de tous les maux, ça lui fera des vacances

This is the End, Beauty for friend…

Par Lucas(Le début, c’est ici)

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je tiens à vous prévenir et anticiper vos railleries…
Je vais prendre un peu de temps pour moi durant les prochains jours et faire mon égoïste.
Pour autant, je crois que Nina a la masse d’articles à moi en réserve. Sinon elle peut toujours vous amuser avec mes épisodes à deux francs cinquante de « Faut pas Croire ce
que Disent les Journaux », drame journalistique en 3 actes avec Nina Bartoldi et Lucas d’Amore dans les rôles principaux.
Sachez aussi que je n’ai pas de raisons valables pour vous abandonner 15 jours si ce n’est un brutal retour à la réalité des choses. Une réalité qui tient en une phrase de Jim Morrisson
 

This is the end, beauty for friend

 

Les médecins m’avaient pourtant prévenu… Mes parents aussi me l’avaient dit… Apres un trauma crânien on voit tout en rose et on a plus de retenue…

Moi par exemple j’ai rêvé (pfff, « moi je », c’est trop nase…)  à deux reprises dans mon coma que je demandais la main d’une demoiselle à ses parents…

Bon cette demoiselle s’avère être une amie.

Il s’avère que je l’ai rencontrée il y a quelques années alors que j’étais encore en Droit.

Il s’avère qu’à l’époque elle était en couple, quasi mariée.

Je crois que pendant ces quelques années j’ai toujours été plus ou moins amoureux d’elle, sans me l’avouer honnêtement.

Oui, j’ai la masse d’ex qui, ce soir, vont clouer des photos de moi avec des épingles juste après la lecture de cet article…
 

Mais en l’ayant au téléphone dimanche je me suis dit qu’il fallait que j’arrête définitivement de me leurrer.

Que je grandisse un peu.
Cat’s Eyes ça va 5 minutes…
 
Alors certes…
L’hôpital et le choc que j’ai reçu dans l’accident forment peut-être un prétexte que j’utilise pour dire «  c’est pas ma faute ».
Mais j’ai quand même envie de croire que je me suis bercé d’illusions pendant toute ces années. Le fait de parler avec elle de son avenir, de ces projets, de ce qu’elle veut
construire, etc, ça m’a fait grave réfléchir…
Et ça m’a permis de reconnaître qu’il fallait que j’arrête de mes bercer d’illusions.
 
 

Sur ce je vous abandonne quelques jours et je vous salue bien bas.

Des bisous aux demoiselles lectrices. Oui, même les moches.

La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.

Fais moi mal chérie !

Par Tatiana

 

Bon c’est décidé cette fois faut vraiment que je m’entraine à être méchante avec les mecs et à faire ma pétasse. Une étude très sérieuse montre que plus t’es chiante et que t’en fais baver au mec et plus longtemps il reste CQFD. Ne rigolez pas vous là-bas au fond. C’est vrai, c’est prouvé scientifiquement, ca fait des années que je mène cette étude. Quand on est gentille et compréhensive ben ça marche pas, on est tellement compréhensive qu’ils ont moins peur de nous larguer parce qu’ils pensent qu’on les aime pas assez (c’est bien connu une nana plus elle aime plus elle est chiante).

Gros problème : moi, être chieuse, c’est pas vraiment mon caractère. Je vais pas aller prendre la tête à mon mec parce que il a pas envoyé de texto ou signé son nom au lieu de « je t’embrasse ma chérie d’amour que j’aime ». Mais là faut que je me prenne en main, car sinon je vais jamais réussir à en garder un, et le prochain j’aimerais bien que ca dure quand même. Alors comment devenir une vraie chieuse/pouf/relou ?
 

La première étape c’est de pourrir un mec à qui on plait mais que vous il vous plait pas. Vous profitez bien de la situation (sans non plus l’allumer hein) genre tout ce que vous pouvez obtenir de lui qui vous intéresse vous prenez mais vous donnez rien en échange. Genre là en ce moment y a un mec limite si je suis pas la femme de sa vie. En temps normal le mec je vais tout faire pour bien l’éloigner de moi car je déteste avoir un mec qui me tourne autour alors que je sais pertinemment que y aura rien entre nous. Ben là, avec ma
nouvelle résolution, je vais le laisser baver sur mes pieds (enfin pas trop quand même) et récupérer un nouveau logiciel qu’il va me graver et tout. J’ai même pas eu besoin de réclamer. Trop la classe. La dernière fois je me suis faite offrir le déjeuner par un ancien collègue de stage alors que normalement c’est jamais un truc que je fais.

Mais ça mes copines elles me l’ont déjà dit je profite pas assez des mecs. Après tout si ça leur fait plaisir je devrais pas me priver. Ben je crois que j’ai fini par comprendre qu’elles ont raison.

Ensuite quand vos êtes bien rodé sur cette étape, vous pouvez passer à l’étape suivante, normalement ca devrait pas poser trop de problème. Ca coule de source après et on trouve toujours de nouveaux trucs pour être relou/chieuse/pouf…Donc déjà avec la première étape vous allez forcément accrocher un mec, donc à vous de tout mettre en œuvre
pour le garder. Pour ce faire : méthode ultime de la chieuse. Beaucoup de mecs ont beau dire, ils aiment bien être un peu vissés. Si si messieurs ne dites pas le contraire si on vous laisse sortir comme bon vous semble vous avez l’impression qu’on s’en fout de vous, et c’est pas forcément vrai. Donc là on peut se lâcher, en plus ca fait du bien d’être chieuse avec crise de jalousie et autres trucs en tous genres. Bref, c’est la fête. Et bien moi je constate une seule chose ca peut paraitre étrange et pourtant les couples que je vois autour de moi sont comme ça. Toutes les nanas sont relous avec leurs mecs et les brident à mort. Et les mecs ben du coup ils restent.

Petits conseils aussi pour les mecs, vous aussi plus vous êtes chiants plus on aime ça. Un mec qui dit amen à tout et qui est gentil c’est pas drôle. Finalement on est tous un peu masochiste sur les bords. Et puis si vous êtes avides de savoir vous pouvez aussi aller voir là-bas