Les nouvelles amazones, marronnier chouchou des médias

Pendant mes vacances automnales, je me suis beaucoup culturée en lisant des magazines tels que Voici, Gala ou VSD, que je ne lis jamais ailleurs que chez mes parents pour qu’ils gardent le goût des vacances. Or sur VSD, je tombe sur un dossier « les nouvelles amazones » ou quelque chose du genre et là, je soupire. Vous allez nous la faire encore longtemps ?


Je réfléchis à quand remonte ces amazones et je dirais facile aux années 70, avec le MLF, la libération de la femme et encore, entendons nous bien, je parle plus de libération de parole que de libération véritable des mœurs. Si je m’en réfère à la littérature, pas mal d’héroïnes sont infidèles et découvrent la sexualité passionnée auprès de leurs amants. Y a qu’à lire du Maupassant, du Flaubert, du Hugo… Bref, déjà à l’époque, ces femmes là avaient des fourmis dans les reins. Même la Reine Guenièvre était une coquinette. Si on découvre que la femme est sexuelle qu’au milieu des années 70, c’est essentiellement une question de prise de parole : avant, allez trouver des romans écrits par des femmes (déjà, on n’atteint pas des sommets) parlant de sexe (ouhlala), la liste n’est pas très longue. Mais depuis, les femmes assument leur sexualité qui ne s’expriment pas forcément dans l’adultère, d’ailleurs. On peut s’éclater sexuellement avec son légitime sans même aller dans des boîtes à partouze. Je vous renvoie vers le blog d’Evelyne Louvre-Blondeau, tiens, je trouve que ces dessins érotiques entre un mari et sa femme, l’amour qui les unit et leur sexualité épanouie est plus que rassurante à l’heure où on nous explique que la fidélité n’existe pas parce que l’homme a le gène de l’infidélité, blablabla.


Donc en 2008, on nous ressort le sempiternel « les femmes vivent leur sexualité ». Oh ouah, super, merci VSD, grâce à toi, je vais pouvoir baiser sans culpabilité. Ah, pardon, c’était déjà le cas. Au fond, ce qui me fait grincer des dents, c’est pas tellement qu’on nous ressorte des dossiers qui auraient pu être écrits dans les années 70, le sida et la capote en moins, c’est une espèce de normalisation d’une sexualité féminine qui se voudrait débridée. Chacun ses pratiques. Si les miennes pourraient paraître débridées (j’ai même des sextoys, imaginez comme je suis l’amazone ultime), de mon point de vue, elles ne le sont pas. Je vis ce que j’ai envie de vivre sans chercher à me taper le plus de mecs possibles. Déjà, quantité n’égale pas qualité, ensuite, je ne suis pas une journée portes ouvertes en permanence et enfin, j’ai envie de passer ma vie à autre chose que de courir après une nouvelle queue par semaine. Surtout que celle que j’ai à disposition me satisfait, merci. Et le mec qui va avec aussi, par la même occasion.


Du coup, on a une image faussée d’une femme surconsommatrice qui ne cherche que le cul, sans vouloir autre chose. Bien entendu, certaines sont comme ça et quelque part, heureusement car il faut de tout pour faire un monde et je nuancerais en faisant remarquer qu’une femme peut avoir dans sa vie des périodes wild sex et des périodes plus calmes. Mais je me demande si c’est pas un peu une porte ouverte à la goujaterie, une autorisation implicite à un « on baise, on se sépare, on se rappelle jamais ». Non mais on a aussi le droit de s’attacher, laissez nous le choix avant de disparaître, zut alors.


Au fond, les hommes et les femmes arriveraient presque sur un même pied d’égalité d’un point de vue des clichés : que du cul, pas de sentiments. Maintenant, les mecs vont pouvoir aussi dire « non mais toutes des garces, elles te sautent dessus, te baisent et hop, plus personne, envolée la meuf ! ». Mouais. Et si on admettait qu’il n’y a pas une sexualité normée pour une génération mais ce n’est qu’une question de personne, voire de période ? Qu’il existe des amazones comme il existe des femmes plus prudes qui aspirent à une vie de couple plutôt qu’à une vie de débauche ?

Et pourquoi les journalistes ne trouvent pas d’autres sujets d’articles ?

Et toi, tu fais quoi le 31 ?

Article anachronique puisque là, je te parle de la soirée d’hier de façon prospective. Donc, je débute un article par une phrase qui ne veut rien dire et pour me rattraper, lecteur, lectrice, je te souhaite de tout cœur une

 
BONNE ANNEE 2008 !!!
 
2008 sera sweet, je le prophétise.
 

Donc, le 31, revenons-y, le réveillon. Il y a différents styles de réveillons : le réveillon en famille, le réveillon entre amis version petit, moyen ou grand comité, le réveillon « mêlons nous à des inconnus en boîte ou, subversivité ultime, sur les Champs » ou encore le réveillon « j’étais tellement pétée qu’à minuit, j’étais déjà dans un coma éthylique ». Cette année, pour moi, ce fut réveillon en petit comité avec Vicky et sa best. En même temps, au moment où j’écris cette phrase, il est 15h03 le 31 décembre… Donc là, dans cet article, je vais pas vous raconter mon réveillon vu que je l’ai pas encore vécu. Non, je vais vous parler de la pression du réveillon.

Dans notre vie sociale, je vois deux grosses pressions annuelles : le réveillon et la St Valentin. C’est-à-dire les jours où c’est la loose de ne pas avoir et de chéri pour faire des bisous et des soirées prévues. Bon, moi, j’ai été en couple pendant 4 ans et demi et j’ai jamais fêté la St Valentin donc je peux légitimement dire sans passer pour l’aigrie frustrée de service que je m’en fous royalement, de la St Valentin. Par contre, il semble socialement inadmissible de ne rien faire pour le réveillon. Si tu fais rien, c’est que t’as pas d’amis, CQFD. Donc, aux abords du mois de décembre, on sent que ça commence à s’angoisser dans les chaumières : mais que va-t-on faire le 31 ? Les plus populaires d’entre nous ont plusieurs pistes et il va falloir choisir. D’autres savent avec qui, reste à savoir où. Les couples hésitent : avec tes amis ou les miens ? Et il y a ceux qui n’ont rien de rien, pas l’ombre d’une invitation, et qui commencent à paniquer. Vite appeler ses amis pour tenter une incruste quelque part, se dégoter un bon plan ! On ne peut pas commencer l’année seul(e) quand même, ça n’aurait pas de sens.

Et après tout, pourquoi pas ? C’est le soir à pas être seul mais, si, au fond, on a envie de passer la soirée du 31 tranquille chez soi, est-ce vraiment un mal ? Entre une soirée où on ne connaît personne et où tout le monde est torché à 23 heures, à entendre dix fois la même blague sur les blondes ou l’analyse du championnat de France de foot où la seule chose à retenir, c’est que Lyon est toujours en tête et une soirée à se cocooner tranquille chez soi, entre un bain et une petite coupe de champagne, pour le style, quel mal y a-t-il à choisir la
seconde solution. Là encore, si on crie haut et fort qu’on fait le réveillon tout seul et qu’on en est très content, c’est comme quand on dit qu’on s’en fout de la St Valentin, on est soupçonné de mauvaise foi. Il faut réveillonner, il faut en foutre plein la vue aux autres avec nos réveillons somptueux avec 150 invités et notre robe créateur Chloé et nos Manholo Blanik au pied. Genre, on a dépensé 500 euros dans une tenue qu’on ne mettra qu’une fois dans sa vie. Et puis même s’il est acquis que le 1er janvier est une journée qui ne sert à rien, ce n’est pas la peine de commencer l’année avec la gueule de bois. Ca, je peux le faire tous les dimanches, si je veux, c’est pas hyper excitant.

L’an dernier, j’ai passé un réveillon calme, ce sera sans doute pareil cette année. Et franchement, j’en suis la première ravie. Bien sûr que refaire le monde en bonne compagnie autour d’un verre de vin et d’un bon gueuleton, je peux le faire toute l’année. Mais tu vois lecteur, je me suis rendue compte que mes réveillons étaient souvent symboliques de l’année qui vient. En gros, réveillon merdique, année pourrie. Quoique le réveillon 2005-2006 fut sympa et l’année merdissimale, comme quoi… Mais là, par exemple, le réveillon 2006 fut hautement symbolique : une soirée calme et bon enfant au milieu de gens que je ne connaissais pas chez Anne. Effectivement, cette année fut calme et pleine de rencontres.

Enfin, j’espère que vous avez passé une bonne soirée hier, quoi que vous ayez fait. Et encore une fois, bonne année, les gens !  Et je t’ai mis plein de liens vers mes articles passés sur le réveillon (non parce que c’est la 3e fois que j’en parle!), des fois que tu t’ennuierais…

2007 fut chouette, 2008 sera sweet

Bon, là, on est le 31 décembre, il serait temps de faire le bilan 2007. Et autant vous dire que ce bilan, je suis un peu ravie de le faire. C’est comme monter sur une balance après
un régime réussi, on sait déjà que le chiffre va nous plaire. Faut dire que pour moi, 2007 fut quand même drôlement chouette.

 undefined

Pourtant, ça avait mal commencé puisque la première semaine, je m’étais pris coup sur coup une rupture amoureuse (classe) et une rupture amicale (crade). L’hiver a été marqué par la recherche d’emploi qui virait quasi à l’obsession. Des entretiens qui n’aboutissent pas, des CV envoyés partout sans réponse la plupart du temps, des journées entières passées chez moi en jogging… Pas glamour. Point culminant, fin mars avec un entretien foiré avec un retard de 20 minutes et l’annonce de la mort de grand-mère qui, finalement, n’est pas morte. Ce qui fut positif, quand même, c’est l’arrivée dans ma vie de Summer et Vicky, mes fidèles coéquipières de la girlie team.

 

Puis en avril, le virage. Ca a commencé pile le jour de mon anniversaire puisque j’ai répondu à l’annonce qui allait me faire entrer dans la vie active. Un entretien puis le 13
avril, un vendredi, le coup de fil que je n’espérais plus « vous êtes embauchée ! ». Une joie intense suivie d’une grosse fatigue, la pression de tous ces mois qui s’envole. Lundi
16 avril, je débute mon premier CDI. Me voici animatrice de communauté pour un opérateur téléphonique. Alors que je comptais y rester environ 2 ans, la vie m’a fait un autre cadeau, totalement inattendu, celui là. En août, voici donc que je reçois un mail de Simon qui me propose de venir travailler dans un grand groupe de presse. Attends, que je réfléchisse… Oui ! Après deux mois d’entretiens cachés, c’est officiel : me voici embauchée en CDI chez TGGP, je dois, entre autre, animer le site d’un grand magazine féminin (TMF).

Côté cœur, rien de bien particulier à signaler. Quelques mini histoires, l’année 2007 a surtout été marquée par Gabriel, bien qu’on ait jamais été un couple. Pour le reste, ma
voyante que j’étais allée voir en février, par là, avait raison sur ce point : quelques relations, rien de durable mais je ne serai jamais vraiment seule. Ouais, c’est vrai. Maintenant, vu
que 2007 fut l’année du taf, je suis bien décidée à ce que 2008 soit celle du mec. Non mais ! On verra, je me mets pas la pression, ça arrivera quand ça arrivera. Un mec, c’est pas comme un boulot, je peux vivre sans quand même.

 

2008, parlons en. Bon, tu me connais, lecteur, tu sais qu’il suffit que je dise « je prends la résolution de… » pour ne pas la tenir. Donc je n’en prends pas, je fais plutôt une liste de vœux pieux qu’il ne tient qu’à moi de réaliser pour la plupart. Lesquels ? Mais les mêmes que chaque année. Plus de cigarette, du sport et une vie plus saine. Quoi qu’en 2007, je l’ai vachement assainie ma vie et je compte pas rentrer au couvent en 2008 alors bon. Peut-être me coucher plus tôt mais tu vois, ça fait 8 mois que je bosse, maintenant, 8 mois que je
me couche tous les soirs entre 2 et 3h du mat (voire encore plus tard) et que tous les matins, quand le réveil sonne et que j’ai pas envie de me lever, je me jure que ce soir, je me coucherai plus tôt. Et tu penses bien que je le fais pas. Mais allez, en tête de mes vœux pieux, je mets « me coucher plus tôt » puis reprendre la piscine une fois par semaine. Pour le reste, tenir un peu mes projets persos à jour au lieu de dire « je dois faire », « je dois faire ». Ou alors essayer de comprendre que le soir, en rentrant du boulot, je peux être un
peu claquée et ne pas avoir envie de faire autre chose de glander. Et sinon ? Sinon, faire mon taf tout comme il faut et même un peu plus, ce sera bien aussi.

Bref, quand je vois mon état il y a un an et mon état aujourd’hui, je n’arrive pas à croire tout ce qui a pu m’arriver de bien, cette année. J’oserais bien dire que je le mérite mais mérite-t-on vraiment les choses ? Je veux dire que s’il y a bien une chose que je sais de la vie, c’est qu’elle n’est pas juste, que des gens mériteraient beaucoup et d’autres ne mériteraient rien et ce ne sont pas les pires mécréants qui végètent au fond de la mare. Dans mon cas, tout est question de rouage, finalement, tout s’est mis en place petit à petit. Il y a un
an, j’étais chômeuse déprimée, aujourd’hui, je suis travailleuse heureuse. Ah, je suis devenue brune aussi, j’avoue que je m’en lasse pas. Un simple détail, certes, mais vu comme les détails prennent parfois leur place dans la machine, rien n’est jamais à négliger. Bonjour, la phrase obscure mais tu m’as comprise, lecteur.

 

Bref, 2007, ça avait commencé super mal, ça finit super bien. Comme un conte. Maintenant, 2008, tu vas avoir du boulot pour être une aussi bonne année. Mais je compte sur toi !

La liste de la fille qui aurait bien prolongé ses vacances quand même

Mais 5 jours, c’est déjà bien, ne nous plaignons pas

undefined  

– Samedi matin, départ pour mon sud. Mot d’ordre : à 6h55, je suis prête à être embarquée par le taxi qui passe d’abord prendre ma sœur, une amie à elle et le copain de celle-ci. Donc la veille, ma sœur réserve un taxi pour 4 personnes et deux chats. 6h55, je suis prête (alors qu’en semaine, je dors encore à cette heure là), mon téléphone sonne « putain,c’est la cata, ils ont pas de taxi disponible alors que j’ai réservé hier et en train, on sera jamais à l’heure ! ». Heureusement qu’un taxi assez grand est passé devant chez elle à ce moment là. Moralité : le service de réservation des taxis G7, c’est une bonne blague.

– Dimanche me voici en ville à Toulouse pour voir Lucie, Guillaume 1er, Anne et son mec. Comme à son habitude, Guillaume est en retard (quasi une heure). Lucie m’apprend
qu’elle ne retournera pas en Guadeloupe, Anne nous fait part de ses projets de reconversion professionnelle. Bref, on discute. Et à un moment, j’ai été traumatisée parce que Guillaume a dit 
« lol ». Il l’a dit ! Mon Dieu, j’ai passé 4 ans et demi de ma vie avec un homme qui dit lol. Vous le voyez mon gros traumatisme, là.

 

– Mardi, c’est Noël, on a tous été très gâtés. Des vêtements, des livres et des produits de beauté de mon côté. Mon père nous a tous offerts un cadre numérique, emballé par ses
soins (huhu). Je trouvais bizarre qu’il ne nous demande pas d’emballer ses cadeaux, je comprends mieux pourquoi, maintenant ! N’empêche que ça me donne une idée, je vais faire plein de photos de Paris pour les mettre sur mon cadre.

 

– Mercredi, Alice et moi regardons une vidéo de fitness, j’ai pas mis mes lunettes quand ma sœur commence à ricaner bêtement. Je me penche vers la télé, croyant voir une
excroissance curieuse entre les cuisses du coach. « Mais… mais… – Oui, dit-elle en rigolant, tu vois bien ! Mamaaaaaaaaaaaan, viens voir ! ». Voilà, maintenant, ma mère pense
qu’on est obsédées.

– Ma sœur m’a offert un home spa, un kit de massage, quoi. C’est le 2e en un an et demi…Ma sœur veut-elle me donner tous les outils pour que je me trouve un mec ?
Mais bon comme c’est mon kit massage, c’est moi qui dois en profiter, bien entendu ! De son côté, Anthony a eu une tondeuse à cheveux qui lui a fait très plaisir (les pompiers de Paris sont des militaires donc 3 mm de cheveux sur le crâne, c’est mieux). Tellement que j’ai cru qu’il allait manger avec. Je le soupçonne d’avoir dormi avec une fois rentré sur Paris…

– Cette semaine, j’ai eu aucun problème avec la SNCF parce que c’est Anthony qui a tout pris. Lundi, le voilà sur le quai du RER très tôt le matin pour rejoindre la gare et prendre
le train pour nous rejoindre dans le sud. Sauf qu’aucun RER n’est passé pendant une bonne demi-heure et il a raté le train, ce qui l’a rendu de très mauvaise humeur. Mardi, il repart. Déjà, le 
train a 40 mn de retard au départ, ça commence bien. A l’arrivée, il en aura une heure et demie. De mon côté, tout s’est bien passé : à l’aller, j’ai dormi, tellement que j’ai failli rater ma gare. Je m’éveille de mon semi coma et je sens que le train ralentit. Ah, on doit arriver à la gare avant la mienne, j’en ai encore pour une heure de trajet « nous en arrivons en gare de Guermandes les prairies ». Oh merde, c’est ma gare ! Vite, tout ranger dans mon sac, enfiler le manteau, prendre le chat et la valise. Quel stress ! Au retour, tout se passe bien mais au bout de 4h, Kenya qui était toute sage (pour une fois) commence à miauler bizarrement. Oh non, c’est le miaulement option « je suis malade ». Bon, en général, elle bave une heure avant de vomir, ça peut être gérable niveau timing… « beeeeeeeeuark ! ». Ah non, c’était pas jouable. Ah tiens, y a plus de poubelles dans les nouveaux TGV…

 

– Retour au boulot jeudi, je suis pas de la meilleure humeur qui soit parce que je voulais rester dans mon sud. Devant mon ordi, je comate. Là, arrive Alice, une collègue (qui
n’est pas ma sœur), la fille qui appelle un chat, un chat. « Ben, alors, Bartoldi, qu’est-ce que t’as ? T’as une de ces têtes ! ». Je veux rentrer ! Enfin, faut dire que comment voulez vous que je me remette sérieusement au boulot sur un rythme deux jours, un week-end, un jour, un jour férié, hein ? Vendredi, j’étais même toute seule sur mon îlot, heureusement qu’il y avait Philippe et Alix derrière, on a parlé du sexe de Sarko, se demandant s’il en avait un gros (ce qui expliquerait pour Bruni)… Ben quoi, c’est pas parce qu’on mesure 1m65
et qu’on est assoiffé de pouvoir qu’on a forcément un petit pénis. Enfin, de toute façon, j’irai pas vérifier…

– Pour le moment, lundi, au bureau, on est 4… Heureusement, le midi, on se fait un petit gueuleton pré réveillon, Scarlett a émis l’hypothèse d’amener du vin. Je sens que lundi
après-midi va être sous productif.

– Une petite musique les enfants !

La liste du samedi qui sera demain

Yo lecteur !

Là, tu vois, il est 17h46 et j’ai toujours pas posté ma liste du samedi, sans doute parce que je l’ai même pas écrite. Enfin, si, un peu.  Mais je l’ai pas finie alors je la  garde pour demain parce que là, je dois  (enfin) me décider à sortir faire deux , trois courses pour acheter des fruits et  du pain et que donc, publier un article après 18h, ça sert  à rien. Aujourd’hui, je me suis offert une belle journée glande à bouquiner et  rêvasser dans mon lit. Tu vois, pendant les vacances, j’ai un peu fait une détox ordinateur et c’est quand même
bon.  Je l’aime bien mon ordi mais bon, je passe déjà toute la journée sur le net  pour le boulot, couper , ça fait du bien aussi.

Puis en plus, mon netvibes m’indique que les 9/10 des bloggeurs n’ont rien publié  aujourd’hui et c’est un peu normal parce que tu vois,  on est dans la non-semaine de l’année, comme j’ai dit.  Pourtant, mon nombre de lecteurs n’a pas diminué cette semaine, beaucoup ont travaillé mais là, j’en soupçonne plein d’être en week-end prolongé et je vais te dire, ils ont raison.
Mais comme je pense quand même un peu à ceux qui, comme moi, ont pas le  pont du nouvel an (mais j’ai eu celui de Noël,  je cosette pas , là) et je te  jure demain, tu auras ta liste.  Et lundi et mardi, j’écrirai, si, si.  Je voulais te faire une surprise du nouvel an mais là, j’en suis à peu près à zéro de ma surprise. Mais je l’ai en tête, je la ferai.
T’emballes pas,  hein,  c’est juste une bêtise, une blague bon enfant (je pense) mais ça fait 6 mois que  j’en parle  et qu’il serait temps que je m’y mette, non mais…
Mais je t’avoue qu’en ce moment, le soir, je suis une larve  finie et je fous rien, je réponds même pas à tes comms et je déconne, je sais. En plus, je les lis, les comms.  Je crois qu’à partir de maintenant, je ferai des réponses moi même en comm dans la journée, entre deux tâches, je vais abandonner les réponses vertes.  Il faut réactiver l’interactivité entre nous, tu vois.

Bon, j’arrête de dire n’importe quoi, surtout que Kenya m’escalade joyeusement la face et va écrire  avec un chat sur la figure, toi.  C’est pas facile, je te promets.  Direction la boulangerie et le maraîcher.  Je te tape la bise lecteur !

*smack*  *smack*

J’ai trouvé pire que la SNCF-RATP : free

Vous le savez, la SNCF-RATP et moi, on est pas potes. Mais j’ai trouvé pire et finalement, là, je me dis que la SNCF, c’est pas si mal. Même que mercredi soir, je suis arrivée à Paris à l’heure. Contrairement à Anthony qui, la veille, est arrivé avec une heure et demie de retard. Donc pour que je trouve que free est encore plus lamentable, imaginez le niveau qu’ils peuvent atteindre.
 

Souvenons-nous, cet été, la freebox était morte et j’avais souffert un calvaire pendant 3 semaines à attendre désespérément un putain de bloc alimentation de mes fesses. Depuis, j’avoue que mon adsl ne galope pas. Le wifi ? Un vieux souvenir. Mais depuis trois semaines, ce (putain) boîtier (de mes fesses, toujours) a décidé que c’était rigolo de se réinitialiser et plusieurs fois par soirées, histoire de me faire criser. L’autre soir, je discute avec un pote sur mon canapé, donc j’utilise pas ma free et là, je remarque qu’à la place de l’heure, j’ai le serpentin. Ah, en fait, elle bugue même quand je m’en sers pas, intéressant. Bon, à mon retour de vacances, j’agis.

Retour de vacances. Mercredi soir, je rentre, je trafique puis je m’assois à mon ordinateur. Ma freebox dit qu’il est 8h56 (alors qu’en vrai, c’est 23h48, je viens de le voir sur mon réveil). Ok… Je débranche, rebranche mais là, je sais que ma freebox arrive en fin de vie, je dois agir. Jeudi, avant de partir du boulot, j’appelle donc free et je leur raconte mes soucis.

« Ok, votre freebox est éteinte là.
– Heu… C’est pas normal, elle marchait quand je suis partie ce matin.
– Et là, elle affiche quoi ?
– Je sais pas, je suis pas chez moi.
– Mais elle affiche l’heure ?
– JE SAIS PAS, JE SUIS PAS CHEZ MOI ! »

Ouais, ok, je m’énerve. Donc il veut me refiler un nouveau bloc alimentation donc je lui raconte que ça ne sert à rien vu que la dernière fois, ça n’a pas vraiment réglé le problème mais si, le mec m’en envoie un quand même. Mais moi, je veux un nouveau boîtier ! Ah oui mais non mais faut envoyer un technicien. Je demande le créneau entre 8 et 10h parce que je travaille quand même, aussi et je vais pas prendre un RTT pour ça non plus. Je m’énerve un peu vu que le mec comprend rien à ce que je lui dis et ça finit par un « un technicien va vous appeler pour prendre rendez-vous, au revoir ». Ouais, c’est ça, envoie moi chier l’air de rien, on te dira rien, du con.

Je rentre chez moi, freebox en train de faire le serpentin, comme je l’avais pressenti. Je débranche et rebranche. A chaque fois, j’attends le moment où ça va claquer pour de bon. 20h30, téléphone. Ouais, j’ai des amis. Un numéro en 01 que je connais pas. Huuu ?

« Allo ?
– Marc de free, je vous appelle pour qu’on prenne un rendez-vous. Alors je peux vous proposer le 09 janvier entre 10 et 12 heures.
– Non, je travaille, j’ai dit à votre collègue que c’était avant 10h. Après, je travaille.
– Ah oui mais dans votre secteur, c’est entre 10 et 18 heures.
– Non mais je travaille, j’ai pas de jours de congés, c’est pas possible.
– Et personne ne peut être chez vous à votre place ?
– Ben, non, mes amis travaillent aussi ?
– Un voisin, une concierge ?
– Non, je connais pas mes voisins et y a pas de concierge dans l’immeuble.
– Très bien alors je note que nous n’avons pas pu prendre rendez-vous, au revoir. »

Non mais je rêve là ! J’ai beau expliquer que ma box est morte et qu’il faut la changer mais parle à mon cul, ma tête est malade. Surtout qu’on les connaît, ils disent entre 10 et 12h, ils viennent l’après-midi. Et le pire, c’est que c’est limite si je me fais pas engueuler parce que je n’ai pas de créneau disponible aux heures de bureau (c’est dingue, non ?) et que j’ai personne pour me rendre ce service. Ben ouais, on a tous des amis inactifs et voisins dans la vie. Les seuls amis inactifs que je connais, ils habitent à l’autre bout de la petite
couronne, je vais pas leur demander de venir, ce ne serait pas correct. Alors oui, j’ai des RTT, 9 par an, et ça me fait chier d’en cramer un pour ça. Et encore j’ai de la chance, j’ai des RTT, là, parce que dans mon ancien boulot, j’en avais carrément pas.

Donc maintenant, je fais quoi ? Ben, je vais devoir prendre un RTT pour ça, je n’ai pas le choix. Même chez France Telecom, ils proposaient des visites entre 8 et 10 heures ! Moralité : quand je déménagerai (si, si, ça arrivera un jour), je changerai d’opérateur. Vicky est chez neuf et elle en est très contente, je pense que je vais l’imiter, sur le coup. Du coup, lecteur, si tu comptais aller chez free, sache que tant que ça marche, tout va bien. Mais à la première merde ben débrouille toi tout seul parce qu’avoir un rendez-vous avant le taf ou même après, c’est carrément mission impossible. Finalement, les modems 56k, c’était lent mais au moins, ça marchait.

C’est la trêve des confiseurs

Dans ma blondeur intérieure ultime, je n’avais pas pensé, en partant de Paris, à ce mercredi et me voici à poil, sans articles, quoi. Pourtant, à Paris, j’en ai plein de finis ou
de commencés mais ici, rien du tout. Et là, il est minuit, je regarde Batman le défi et j’avoue que mon envie d’écrire un truc de sérieux ou d’un peu construit est totalement nulle. Alors je vais faire un peu de freestyle, j’aime bien, aussi.

De toute façon, c’est la dernière semaine de l’année, à peu près. Oui, je sais, techniquement, la dernière semaine, c’est lundi et pof, 2008, mais on va pas chipoter pour une journée, quand même. Cette semaine entre Noël et le réveillon est globalement une non semaine : la plupart des gens sont en vacances, tout marche au ralenti ou presque. Moi, aujourd’hui, je retourne sur Paris car demain, je reprends le boulot. Evidemment, j’aurais aimé plus de vacances mais d’un autre côté, j’ai déjà eu quelques jours alors que je suis dans la boîte depuis même pas deux mois donc je vais pas râler. Mais le fait est que la plupart d’entre vous ne sont pas là car ils sont en vacances alors c’est un peu comme si j’écrivais dans le vide. Mais non parce que tout le monde n’est pas en vacances quand même alors pour ceux, qui, triment, faut que j’écrive des conneries pour mieux faire passer le café alors que la moitié de l’open space est vide et que vous avez juste envie de rentrer chez vous. Moi, je suis sûre que jeudi et vendredi, je vais un peu m’ennuyer et ne parlons pas de lundi, ce sera encore pire. Simon ne revient que mercredi, Ioulia n’est là que jeudi alors je vais être toute seule sur mon ilôt.

Donc, là, j’ai déjà écrit deux paragraphes et si tu te bidonnes en me lisant, c’est que soit t’es super hypocrite, soit t’es bon public à un point inquiétant, quand même. Mais
promis, je vais sortir un truc drôle avant la fin, je te jure, lecteur. En fait, tu vois, cette année, je trouve cette période étrange. D’habitude, décembre, c’est déprime au tout début (déjà une année d’écoulée, qu’ai-je donc fait, blabla) et joie à Noël. Cette année, j’ai pas eu la déprime. Tant mieux, hein ! Mais du coup, je n’ai pas senti Noël arriver. J’étais prête, j’ai fait mes paquets, j’étais contente de la journée, aucun souci mais aucune fébrilité. Limite, ça me déçoit un peu. Tu vois, lecteur, quand j’étais petite, les derniers jours avant Noël, j’en pouvais plus, j’étais surexcitée. Je me souviens, le 24 avec ma sœur, on allait voir le dernier Disney au cinéma pour nous faire patienter un peu. Là, j’ai plus cette excitation. Alors bon, c’est sûr, mes cadeaux, je peux plus y jouer de suite vu que, justement, je n’ai plus de jouets. C’est pas pour autant que ça ne me fait pas plaisir mais c’est pas comme mes playmobils que j’installais à peine déballés, que je baptisais et que j’intégrais dans mon histoire. Je me demande des fois si je devrais pas te parler de mes playmobils parce que quand j’étais jeune, j’avais toute une histoire élaborée avec mes playmo, même que j’avais fait une feuille avec les états civils de tous mes bonhommes. En fait, si je me suis mise à écrire, c’est parce que je ne jouais plus aux playmos, c’était une autre façon de mettre en forme mon imagination, ni plus, ni moins. Je sais pas si j’en ai pas parlé, de ça, mais peu importe. Du coup, quand on ouvrait les cadeaux, on était surexcités alors pour éviter qu’on se couche pas d’heures parce qu’on teste nos nouveaux jouets (genre les playmos, les Barbies pour ma sœur ou, pire, un jeu vidéo), le noël fut déplacé au matin et c’est pas plus mal. D’ailleurs, ça arrange tout le monde : comme ça, ma sœur peut fêter Noël chez la famille d’Anthony le 24 et chez nous le 25.

 

Bon, c’est quand même là que je devrais me montrer drôle parce que mes histoires de playmo, tout ça, c’est plus effrayant qu’hilarant. Et comme j’ai bu plus de champagne
aujourd’hui qu’en un an (enfin, non, c’est pas vrai) et que je suis exténuée, je vais sortir honteusement en racontant la blague que ma sœur nous a sorti avant-hier midi. Donc si vous l’aimez pas, la blague, c’est Alice qu’il faut insulter. Donc, attention, hum hum…

Ce sont deux pédés qui se retrouvent le soir de Noël

« youpi, youpi, ce soir, c’est champagne et vaseline ! crie le premier

– Ah non, j’ai plus de vaseline…
– Ah …Alors ce sera champagne et cul sec »
Joyeux Noël !

Niaiserie de Noël

Paraît que Noël, c’est niais (en plus de mercantile, tout ça) alors pour être pile dans l’ambiance et pour être dans l’idée « hé cadeau », voici une grande idée que j’ai
eu encore. L’an dernier, je vous avais offert la reproduction d’une lettre-journal intime que j’avais écrit à 16 ans, une horreur de niaiserie. Là, j’ai trouvé mieux : un extrait d’un roman
écrit quand j’avais 15 ans. Je recopie littéralement, ça vous laissera apprécier ce style inimitable qui était le mien. Je laisse même les fautes.
 
Chapitre 1
 
Summerinsland, île de l’Atlantique
 

Marion souligna ses yeux bleus d’un coup de crayon puis se regarda attentivement dans la glace. Banale ; elle était banale. Elle n’était ni trop grande, ni trop petite ; elle n’était pas belle mais pas exceptionnellement belle non plus. Elle était le type de fille que les garçons croisent dans la rue en pensant qu’elle est mignonne mais ils l’oublient aussitôt.
Quant à son nom, il n’avait rien d’exceptionnel non plus : Marion Duval. Elle soupira puis se dirigea vers la cuisine. Elle passa devant l’immense baie vitrée qui donnait sur l’océan. Elle
pensa alors à ses ancêtres : cette île leur appartenait depuis trois générations. Elle était peu à peu devenu une île touristique grâce au centre de thalassothérapie que tenait actuellement
ses parents. Elle arriva à la cuisine où sa sœur Valérie finissait son verre de jus de papaye. Elle leva les yeux et vit sa petite sœur :

« Salut microbe ! Bien dormi ?

– Arrête de m’appeler comme ça ! Je te rappelle que je suis presque aussi grande que toi !

– Excuse moi l’asperge ! Ah, maman a dû aller au centre et elle ne rentrera pas avant midi. Moi, je vais sur le continuent pour faire deux trois courses. Ah ! Nathalie a
téléphoné : elle ne peut pas venir ce soir à cause d’une histoire de punition, un truc comme ça. Bon, j’y vais ! Ciao ! »

Marion suivit sa sœur du regard ; elle avait de la chance, elle au moins : avec ses longs cheveux frisés et ses grands yeux bleus espiègles. Elle saisit le journal et
elle alla s’asseoir qur le hamac. Elle tomba soudain sur un article concernant le vol de diamants qui avait eu lieu à Sines, au Portugal. La côte portugaise n’était qu’à vingt minutes en bateau
de l’île. D’ailleurs, la plupart des clients étaient portugais ou espagnols. Marion parlait parfaitement le portugais et un peu l’espagnol. Mais elle allait tout de même au lycée français de
Lisbonne où elle était pensionnaire. Elle ne rentrait que pour les vacances et encore, elle passait le plus clair de sont emps chez Nathalie Berger, sa meilleure amie, qui habitait à Santo
Domingo, à dix kilomètres de Sines.

« Je me demande si Nath sait quelque chose sur ce vol. J’aimerais bien aller voir ça de plus près ! »

Elle se mit alors à rêver qu’elle retrouvait les diamants et que le Prince à qui ils appartenaient tomberait follement amoureux d’elle et l’emmènerais dans son château… Non, il ne
fallait pas rêver ! Ce genre d’histoire n’arrivait que dans les romans à l’eau de rose que sa sœur lisait. Et puis, si la police n’y arrivait pas, comment pourrait-elle y arriver ! Le
téléphone la fit sursauter.

« Allo ?

– Marion, c’est maman. J’ai oublié ma pochette avec les factures dans le bureau. Tu peux me l’apporter ? 

– C’est la bleue avec des étoiles dessus ?
– Oui ! Dépêche toi, c’est très important !

– Cool ! Laisse-moi le temps de venir ! Je suis là dans moins de cinq minutes. »

Elle raccrocha et se dirigea dans le bureau. La pochette était posée sur l’écran de l’ordinateur. Elle l’enfouit dans son sac et se précipita vers le garage. Elle mit son casque et
enfourcha son scooter. Dans deux semaines, elle aurait enfin l’âge de conduire une voiture. Le centre n’était qu’à trois minutes de scooter. Sa mère l’attendait dans le hall d’accueil, soulagée
de retrouver enfin sa pochette qu’elle arracha des mains de sa fille. Un homme brun d’une quarantaine d’année s’approcha.

« Marion, je te présente Patrick Tréfond, notre nouveau comptable, dit-elle en le désignant.

– Je suis enchantée de faire votre connaissance Marion. Vous êtes aussi charmante que votre mère.

– Oh Patrick ! Ne charmez pas ma fille ! C’est les clients qu’il faut charmer ! Ma chérie, je ne pourrai pas rentrer à midi, on a une tonne de travail. Vous mangerez
seule.

– Je mangerai seule. Je ne pense pas que Valérie rentre à midi. Elle est partie sur la côte.

– Je n’aime pas trop ça ! Je suis sûre qu’elle est allée manger avec ce Pedro ! Enfin, toi, au moins, tu ne traîne pas avec des voyous. Oh ! Je vais prendre du
retard si je continue. A ce soir ma chérie ! ».

 

Edifiant, non ? Allez, je vous mets en exclu le passage sexuel (moi, à l’époque, j’étais un peu totalement pucelle) : « Ah un moment, elle rentra dans la chambre 59 [celle de son mec] et rougit en voyant l’état du lit ». Mais quelle cochonne !

 

Quant à la fin, un tel dégueulis de guimauve que, depuis, j’ai développé une aversion certaine pour les happy ends. Les méchants méchants sont morts ou en prison, les gentils
gentils s’aiment et se marient. Beuuuuuuuuuuuuuuuuurk !

 
Joyeux Noël à tous !!

Noël, ça pue des pieds

 J-1, voire H- pas beaucoup : on est le 24 et là bientôt, c’est Noël. Je vais pas me fendre d’un brillant article vu que je sais que vous avez autre chose à faire que de me lire aujourd’hui donc comme je suis une nana subversive et wild, je vais vous parler… bé de Noël.

undefined

La semaine dernière, je lis l’édito d’Alix Girod de l’Ain dans Elle qui dit en somme : « ils m’énervent les rabats joie anti Noël, moi, j’aime ça ». Et bien moi,
tout pareil, give me five Alix ! En fait, Noël se passe en deux phases pour moi.

Phase 1 : les courses. Ah oui alors là, je mentirais si je disais que j’adore ça car je déteste. Surtout que cette année, je n’étais plus chômeuse, si vous suivez, donc je ne pouvais pas faire les courses en journée, je devais y aller… le samedi. Paf, dans mes dents ! Donc deux samedi d’affilée, le 08 et le 15, me voici à arpenter les rues parisiennes pour trouver ce que je veux. Pour la première expédition, je me dote d’un soutien psychologique : ma sœur. Comme ça, on fait les cadeaux pour les parents, Anthony et voilà. Sauf que le truc, c’est que je peux pas acheter les cadeaux de ma sœur alors qu’elle est là, voilà pourquoi je suis de corvée à nouveau le week-end suivant. D’ailleurs, je pense que c’est là que j’ai chopé ma crève. Alors déjà, à la base, j’aime pas la foule mais à Noël, je sens que tout le monde est excédé par son voisin, on se dépêche de prendre en rayon ce que l’on veut pour pas que le connard ou la connasse à côté le prenne avant nous et qu’il n’y en ait plus. Après, faut faire la queue et là, tout le monde se guette : le premier qui double a perdu. Samedi 22, je vais faire une
course de dernière minute pour Anne dans ma ville natale. Oui, je pouvais pas l’acheter à Paris car c’était un truc en verre et je voulais pas le casser. Dans le magasin, je croise par deux fois une femme qui pue mais un truc monstrueux. Ma sœur me dit de faire la queue donc je me plante au milieu et là, Alice arrive « non mais Nina, la fin de la queue, c’est là-bas, t’es en train de doubler tout le monde, là ». J’étais en toute bonne foi mais le pire c’est que je suis même pas sûre que les gens se soient rendus compte de mon incrustation. Bon je retourne à la fin d’une des queues et remercie le ciel de voir la femme qui pue aller à l’autre parce que ça, vraiment j’aurais pas supporté.

 Bref, les courses, c’est chiant et encore, quand on sait ce qu’on veut, ça va. Mais quand, en plus, on va dans les magasins à l’aveuglette, là, c’est carrément du suicide. Alors, oui, vu que je déteste la foule, les bousculades et les queues à la caisse (surtout si y a des gens qui puent), les courses de Noël, je déteste. Oui, le côté mercantile, c’est nul, blablabla.
 

Mais, phase 2 : le jour J. Enfin, du moins, dans ma famille. Pour l’occasion, on est là tous ensemble, à ouvrir les paquets. La veille, on a fait un réveillon tranquille à manger des toasts qu’on a fait collégialement en regardant des vidéos marrantes. Le jour de Noël, à midi, ma grand mère vient manger, parfois avec ma tante. C’est en gros une journée où toutes les tensions sont évacuées, on se fait tous des cadeaux, on rigole, on mange, on discute. Bref, c’est juste une bonne journée de félicité familiale.

Alors j’emmerde la mode du « Noël, c’est que mercantile, trop Sarkozyste ». Oui, Sarkozyste, c’est un peu l’insulte suprême du moment (enfin, pour les gens de gauche), c’est ce qu’on vous balance dès qu’on n’est pas d’accord avec vous. « Non mais toi, t’es qu’un(e) Sarkozyste refoulée ». A croire qu’à gauche, on ne peut que suivre un dogme unique et si tu le suis pas, t’es donc sarkozyste. Moi, Noël, je le fêtais déjà sous Mitterrand. J’ai de très bons souvenirs de l’époque où je croyais encore au Père Noël et même d’après. Quand je faisais des cadeaux à 50 francs pour tout le monde (à l’époque, c’était possible) puis les complots avec Alice pour trouver des cadeaux communs au parents. Ce que j’aime dans Noël, c’est quand on offre le cadeau qu’on s’est creusé à trouver et qu’on découvre qu’on a touché juste. Alors oui, rien que pour ce moment où tout va bien et où tout le monde est heureux, ben, moi, j’aime Noël. Et je ne
bouderai pas mon plaisir à cause de trois grincheux qui ne peuvent pas s’empêcher de trouver à redire à tout, parce que c’est mercantile, parce que le Père Noël est rouge à cause de coca. Moi, je m’en fous, c’est la fête de famille ou personne en particulier n’est à l’honneur. Et puis j’aime faire le sapin, manger à m’en éclater la panse en arrosant le tout de champagne en écoutant ma
grand-mère raconter la même histoire pour la vingtième fois. De toute façon, c’est pas comme si j’étais du genre à ne pas profiter de ces moments parfaits. Parce que, ouais, Noël en est un. Pour une fois qu’on a un motif d’être contents, autant en profiter.

Carla et Nicolas sont sur Space Mountain

Lecteur attentif, je t’entends déjà t’écrier : « mais, t’as dit pas plus tard que la semaine dernière que tu ne parlerais plus politique ! ». Ouais mais tu
remarqueras que je dis souvent des conneries genre « non, plus de sexe en 2007 » (quoi que si je le dis là maintenant, à priori, je suis bonne) mais surtout, je te ferai remarquer que je veux pas parler politique mais people. Pas ma faute si les deux se recoupent.

 undefined

Donc, l a semaine dernière, notre président passait des bras de Khadafi à ceux de Bruni en à peine 24 heures, le coquinou. J’avoue que quand j’ai vu les photo type paparazzi d’un type qu’une majorité de Français a élu pour qu’il nous gouverne et d’une starlette botoxée et ethérée, j’ai cru nager en plein délire. Bon, faut avouer que le Sarko, il n’a pas pris la plus moche parce que même si en tant que chanteuse, j’ai envie de l’étrangler, en tant que femme, je reconnais qu’elle est belle (même si elle l’était un peu plus avant). Evidemment, n’étant pas née de la première pluie, je me suis doutée du coup médiatique : comme de par hasard, alors que Sarkozy et Bruni se promènent dans le parc Eurodisney, les voilà face à des paparazzi qui les mitraillent, c’est ballot quand même. Apparemment, d’après ce que ma mère m’a dit, ce serait elle qui les aurait appelés. Mais il a pas de bol quand même Sarko, pile au moment où il veut nous faire rêver avec sa love story, une sextape de Laure Manaudou sort et lui pique la vedette.

 

Au delà du côté cancan, je trouve la situation assez fascinante. Aujourd’hui, dans les journaux à scandale, les politiques vont plus couler d’encre que les people français (qui reste-t-il ?). Patrick Bruel se sépare de sa blonde ? Pas de bol, il le fait au moment où les rumeurs Sarko-dame à la voiture rouge sortent, on s’en fout. La star academy ? Ca existe encore ce truc ? Ophélie Winter ? Elle est plus en prison ? Bref, les stars, ce sont les politiques et Sarko est celui qui en joue le mieux. Quelque part, les photos de son couple en une de Closer, Gala, Paris Match ou Point de vue, ça m’interpelle un peu. C’est vrai que c’est notre premier président divorcé et donc célibataire, j’avais déjà parlé de ça. Maintenant, j’ai pas envie d’assister au défilé de toutes ses poulettes. Au moins, les autres, comme ils étaient officiellement mariés, on n’en parlait pas. Parce que bon, elle est bien mignonne Carla Bruni mais vu le portrait super élogieux brossé dans les médias (en gros, c’est une salope, tout le monde lui est passé dessus sauf le train, sans doute car il était en grève), je doute qu’elle reste
longtemps. Et puis en plus, en tant qu’ex mannequin, y a des photos d’elle à poil partout et ça ferait désordre des photos de la Première dame de France à poil, même s’il vaut mieux Carla que Cécilia… Voire Bernadette. Je rigole mais on est quand même dans l’inédit : pour la première fois, la vie privée d’un homme politique fait jeu égal avec sa vie publique. Maintenant, la
question est la suivante : en tant que citoyen ayant ou non voté pour lui, est-on en droit d’exiger une certaine transparence dans ce domaine ? Nous est-il indispensable de connaître le nom de celle qui partage la couche présidentielle ?

Oui et non . Non parce qu’en fait, je m’en fous. Oui parce que si la nouvelle a la même influence que l’ancienne sur M. Sarko, je préfère savoir qui c’est. Non parce que la vie privée du président ne doit pas être un écran de fumée masquant la visite d’un dictateur chez nous (au hasard) et la polémique qui s’en est suivie. Oui parce que le couple présidentiel représente la France à l’étranger, qu’on le veuille ou non. C’est vrai qu’en tant que femme française, être représentée par Carla (qui n’est certes pas très française à l’origine), y a quand même plus désagréable parce qu’elle porte forcément bien les robes haute couture, ça a même été son métier. Sauf que quoi qu’on en dise, ça reste quand même pas mal une starlette et, à son bras, Sarkozy me fait plus penser à un Donald Trump ou un Paul-Loup Sultizer qu’à un président. Et encore, il a de la chance, il aurait eu 20 ans de plus, je l’aurais comparé à Eddy Barclay.
 

Bref, je ne cesse de m’étonner de retrouver les politiques français dans les journaux à scandale, place que, je trouve, ils ne devraient pas occuper. Bien sûr, ils sont célèbres, eux aussi, mais je trouve que ça nous éloigne de l’essentiel : leur gestion du pouvoir. Le fait que Sarko soit à nouveau  amoureux ne change strictement rien à ma vision de sa politique, ça ne me rend pas plus magnanime. Il rejoint qui il veut le soir, chez lui, ça n’a aucune importance. Ce qui me regarde, moi, c’est ce qu’il fait dans sa vie publique. Parce que même si j’ai pas voté pour lui, ça n’en reste pas moins le président du pays où je vis et je ne crois pas que le pays puisse passer après une amourette.