Cécilia et Nicolas Sarkozy divorcent !

Jeudi, une nouvelle tout à fait croyable est tombée : notre Président divorce de la première dame de France, celle qui a libéré les infirmières bulgares. J’avoue que je trouve cette nouvelle fascinante. Pas parce que c’est Cécilia et Nicolas, ça, je dois avouer que je m’en fous. Non, ce qui me fascine, c’est tout ce que ça représente derrière : oh my, on va avoir un homme divorcé comme Président et même que ses copines vont se retrouver premières dames de France. Tiens, j’ai rêvé que je faisais des cochonneries avec lui (véridique, c’te honte mais ça en
restait à des bisous dans le cou), je vais postuler du coup. Si je me démerde bien, j’aurai mon mot à dire dans la politique internationale du pays et le choix des collaborateurs, la classe !

Bon, allez, je redeviens sérieuse, je veux pas me taper Nicolas Sarkozy en vrai, je le trouve pas sex. Surtout qu’il a quasi l’âge de ma mère. Bon, bref, revenons à nos (futurs) divorcés. Déjà, un divorce 4 mois à peine après l’élection, je sais pas vous mais moi, ça me paraît un peu gros. Genre ils se sont réconciliés pour la campagne parce qu’un candidat célibataire, ça le fait pas. Ségolène a fait pareil de l’autre côté. Hé ouais on a beau se la jouer libéral « la vie privée des candidats ne nous regarde pas », si les 2 plus gros candidats ont masqué leurs problèmes de couple, ce n’est quand même pas un hasard. D’ailleurs, si on y regarde de plus près, ça fait quelques campagnes que les candidats nous offrent de belles photos avec femme et enfants, tout le monde sourit, tout le monde est heureux. J’avais d’ailleurs lu une chronique sur le sujet dans Métro quand on avait appris que François Hollande et Ségolène Royal s’étaient séparés : un candidat célibataire, ça le fait pas. Parce que, oui, vous m’objecterez très justement que Sarkozy a déjà divorcé, Cécilia étant sa deuxième femme, mais il était officiellement en couple lors de la campagne.

Maintenant, nous voici avec un Président célibataire. Même pas veuf, séparé. Bon, je ne m’étendrai pas sur la question du divorce car le Président ne peut avoir à faire à la justice. Je suppose que le conseil constitutionnel va arranger ça et encore, uniquement s’il n’y a pas divorce à l’amiable et je vois pas Sarkozy refuser le divorce maintenant. Mais là, c’est quand même une révolution sociale. Bon, vu qu’il est déjà élu, il est tranquille pour les 4 années et demies prochaines. Mais justement, que va-t-il se passer pendant ces 4 années et
quelques ? Même si un Président est très occupé (surtout Sarko, à Marseille le midi, Lille l’après-midi et le soir à Moscou ou Londres, en passant à Paris pour faire un bisou au petit Louis), j’ai du mal à croire qu’il va mener une vie monacale le père Sarko. Il paraît qu’il est assez séducteur, comme la plupart de nos Présidents mais dans les faits, j’en sais rien. Je le connais pas personnellement, c’est pas parce qu’il furète dans mon cou dans un de mes rêves que c’est forcément un chaud lapin. Mais bon, il n’en reste pas moins que lors de la dernière séparation entre Cécilia et lui, il n’a pas traîné pour lui trouver une remplaçante. Avec toutes les femmes dans ses sphères, entre les journalistes, conseillères, collaboratrices, femmes de ménage, tout ça, tout ça, ça nous en fait des compagnes potentielles. Or quand on voit l’influence qu’a eu Cécilia sur le choix des collaborateurs, si la prochaine madame a la même influence, ben, ça va valser à l’Elysée.

Bref, je trouve cette histoire de divorce sociologiquement très intéressante. Sarkozy a fait ce que ses prédécesseurs n’ont pas osé (enfin, apparemment, c’est Cécilia, peu importe). Quand on sait à quoi ressemblait le couple Mitterrand ou Chirac à la fin de leurs mandats, on peut se demander pourquoi ils sont restés ensemble. Par habitude ? Autre temps, autres mœurs, Sakorzy n’est pas de la même génération, ceci explique sans doute cela. Mais que notre Président subisse également les affres du divorce comme un couple français sur 3, ça montre à quel point ce comportement est devenu aujourd’hui courant. Bien sûr, je pense que dans certaines franges très traditionnalistes de son électorat, ça va faire grincer pas mal de dents. Déjà, un divorce, bof, mais deux, ouhlala ! Mais à la limite, je préfère ça à un couple qui sourit par devant et qui ne se fréquente même pas par derrière (non, il n’y a aucun sous-entendu dans
cette phrase, nan mais !). Bon certains vont être tentés de me la jouer « ouais mais comme par hasard, ils annoncent ça le jour de la grève pour noyer le poisson, tu trouves pas ça un peu gros ? ». Je dirais que je m’en fous. C’est juste pas le sujet. Moi, je m’attache juste à cette évolution de la société, me demandant si, à l’arrivée, ça changera quelque chose ou pas.

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14 réflexions au sujet de « Cécilia et Nicolas Sarkozy divorcent ! »

  1. Il paraitrait qu’il se tape l’autre connasse de Rachida Dati… Enfin j’dis ça, j’dis rien.
    Moi j’avoue que ce qui m’énerve le plus c’est la mauvaise foi des français : 64% trouve que ce divorce ne nous regarde pas. Mais à côté de ça, on ne parle que de ça. 2 jours que je scrute les informations en boucle (même LCP, c’est dire !) pour voir les conclusions du comité Balladur qui ont été rendues lundi, et pas moyen de les trouver, par contre du débat autout de ça, y en a rien qu’hier soir on s’est tapé Fogiel, et Ce soir (ou jamais !) autour de ça. J’avas envie de mettre une mandale à David Douillet tellement il m’a gonflé (mais c’est une souffrance pour mini-surmoi/maxi-ça) et j’suis sure que je l’aurai mis au tapis vu la montée de vénéritude qui m’habitait ! Et maintenant on essaie de nous faire passer la première pute, pardon, dame de France pour une nouvelle Lady Di, ou une Hilary Clinton. J’en peux plus ! En pleine crise sociale en plus… Résultat les grêves sont quasi passées à la trappe, de même que la réforme médicale sur la privatisation du système de santé.
    Scandalisation de la politique, certes. Mais il y a des limites.
    Et puis cet enculé de Junior qui part au Maroc avec papa, c’est pas comme ça qu’il va se faire bien voir de ses camarades juristes, déja qu’il part avec un handicap majeur.
    Bref… je boycotte ce divorce.

  2. Coco dit :

    Le couple a annoncé sa séparation par consentement mutuel, via un communiqué de l’Elysée. Deux heures plus tard, un second communiqué précisait que le couple a divorcé. Officiellement, tout a été réglé en une journée… et ça, j’ai du mal à le croire. Même si Sarkozy est chef de la magistrature, les procédures, paperasses… ne se font pas en deux heures ? Là, il y a une manipulation de l’information qui me dérange.

  3. Dieter dit :

    Salut ! Juste une précision de ma part, lorsque tu écris ne pas vouloir t’étendre « sur la question du divorce car le Président ne peut avoir à faire à la justice. Je suppose que le conseil constitutionnel va arranger ça et encore… »

    En vertu de l’article 67, alinéa 2, de la Constitution (ouais, c’est bon, je n’en rajoute pas), le chef de l’Etat « ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. »

    A ce titre, il ne peut faire l’objet de poursuites pénales devant une juridiction ordinaire. Le seul cas de mise en cause de sa responsabilité, en cours de mandat, résulterait de sa mise en jugement par une Haute Cour réunissant depuis cette année les deux assemblées du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) pour « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » (article 68, al. 1), notion au demeurant non définie par les textes constitutionnels.

    Ce régime d’immunité, qui s’achève à l’expiration de son mandat, s’étend en outre – si l’on suit la lettre du texte de l’article 67 précité – aux instances civiles, car les magistrats bénéficient également dans ces matières de pouvoirs d’instruction (recherche d’informations).

    En ce cas là, il serait rigoureusement impossible au Président de la République de divorcer, même si la requête émanait des deux membres du couples (divorce par consentement mutuel), sauf à cesser d’exercer ses fonctions…

    La solution, toutefois, n’est pas si tranchée, et s’avère même très discutée. Aux tenants de l’impossibilité absolue a été adressé l’argument selon lequel l’usage de pouvoirs d’instruction par le juge civil en matière de divorce par consentement mutuel n’était qu’une potentialité. Il n’en a pas l’obligation. Bref, tant qu’il n’en fait pas usage, ou tant qu’il estime ne pas à en faire usage, c’est à dire s’il considère en définitive être suffisamment informé s’agissant de la situation et des prétentions des deux parties, rien ne s’oppose à la mise en oeuvre de la procédure de divorce.

    Ce qui ne reste qu’une interprétation. A mon sens, cette petite polémique juridique s’avère assez vaine. Dérogation sera accordée par le Conseil Constitutionnel, à moins que ce dernier ne prenne acte d’une situation de fait déjà existante.

    Cette affaire, comme tu le fais justement remarquer, est surtout significative d’un point de vue sociologique. D’abord parce qu’un couple présidentiel divorce – après avoir gentiment faire croire à sa belle unité (« ensemble, tout devient possible ») -, ce qui était encore inimaginable il n’y a pas si longtemps, mais de là à faire de Cécila Sarkozy le porte-étendard du MLF… Ensuite parce que tout l’affaire ne suscite guère l’intérêt, hormis une vague curiosité rigolarde, preuve que le divorce est véritablement entré dans les moeurs, y compris celles de la plus haute instance nationale.

    Pour tout dire, c’est vrai : à titre personnel, je me préoccupais davantage des grèves affectant ma ligne de RER… Coïncidence trop frappante pour en être une, ce d’autant que nous assistons à une véritable campagne médiatique dont notre actuel Président sortira au final gagnant – « abandonné » qu’il est par Madame. « Ne le laisse pas tomber… Il est si fragile… Président libéré, tu sais c’est pas si facile… »

    Oilà oilà, désolé pour la longueur, mais difficile de synthétiser une question pareille. Dernier mot pour te dire que j’apprécie beaucoup ce blog (Nina et les autres vingtenaires) ! 🙂

  4. Madame (ou ex madame) s’exprime dans Elle, cette semaine, passionnant : « nous nous aimions, nous ne nous aimons plus, je veux me consacrer à ma famille. Mais Nicolas est formidable et je lui souhaite tout le bonheur du monde ». Selon mon stock de rumeur, il flirterait outrageusement avec Maud Fontenoy, celle qui a volé la jeunesse à Benard Laporte (je parle de ministère, bien entendu).

    Je suis d’accord avec SoLong sur la nouvelle Lady Di, ça virait à l’hagiographie sur Elle, genre « destin brisé d’une felle amoureuse, regardez comme elle fait la gueule sur la photo, là, c’est une femme malheureuse ». Je connais plein de femmes qui divorcent et qui ne font pas la une de Elle! 😉

  5. Coucou, bon cette histoire me déplait un peu… Non pas qu’un chef d’état divorce, ça je m’en contrefous, mais que des gens se permettent de faire des commentaires sur leur vie privée. L’étalage me dégoute un peu. Alors oui, c’est vrai qu’il en joué le vilain, et que ce n’est qu’un juste retour d’ascenceur. Mais hier soir, chez Marco, j’avais l’impression de voir ma concierge, ma boulangère et mon boucher débattre du couple de mon voisin d’en bas… C’est un peu ras les paquerettes… Mais bon, aprés tout c’est le chef d’état français et c’est donc une info politique…

  6. Bah, ils sont juste comme 1 couple sur 3…
    Quand on y réfléchit… vivre avec un Président (qui plus est Sarko l’hyperactif), ça ne doit pas être une partie de campagne!! (c’est ça, l’expression?).
    Pas grand monde qui tiendrait, à mon avis…
    Après, qu’on en fasse tout un fromage… bah, c’est potins-land à l’Elysées!!
    Sidji

  7. aston dit :

    Ce qui me fait sourire, c’est de repenser à sa petite phrase sur l’héritage de 68 qu’il fallait balayer.
    Ah la la, cohérence, quand tu nous manques.

  8. Yann dit :

    Dites, sans vouloir paraitre tatillon à l’égard du commentaire ci-haut relatif à l’article 67 (par ailleurs plutôt bien exposé), le Conseil Constitutionnel n’accorde pas des dérogations, il se prononce sur la conformité à la Constitution, et ce a priori. (donc avant promulgation, bon il a d’autres attributions, mais c’est tout pour ce qui nous intéresse)
    Sauf à ce que je ne me trompe, c’est (enfin c’était) au juge de déterminer si ce divorce était conforme à la constitution.

    EDIT : ah je vois que Me Eolas va dans mon sens, ben alors je poste sans craintes.. lol

    Bien à vous

  9. Qu’est-ce que vous voulez que ça change? Ce n’est pas comme si le divorce était un tabou, ou une tare. Et regardez au Chili, on a élu une femme divorcée, et ça change pas grand-chose non plus!

    Peut-être, le jour où on aura un président gay, ou noir, ça changera quelque chose. Le divorce de notre Iznogoud, c’est juste intéressant sociologiquement, à mon avis. Et politiquement… à voir!

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