T’as pété ? Oui, hihihi

(article écrit en speed alors forcément, on va pas faire dans le sérieux)

Samedi, PaulK nous a posé une grande question existentielle : comment péter en toute discrétion. Seulement arrive un moment dans le couple où le « en toute discrétion », on s’en tamponne le coquillard. Et je trouve que c’est une vraie étape dans la vie d’un couple.

Mes parents : 32 ans de relations amoureuses, 31 ans de mariage en juin. Oui, mes parents se sont mariés au bout d’un an et trois mois de relations et 31 ans plus tard, ils sont encore ensemble. Faudra que je fasse un article sur le sujet. Mais revenons à mes parents. Ma mère est du genre facétieuse, elle aime faire des blagounettes avec ses gaz. Ayant le pet silencieux mais odorant, elle lâche une caisse et se barre en gloussant. Ainsi, une fois, Yohann et Alice regardaient la télé, ma mère passe et lâche un pet. Les deux constatent l’odeur et commencent à s’engueuler « non mais dis que c’est toi ! – Mais non, c’est toi ! ». Ca aurait pu durer longtemps si, en passant, je n’avais pas vue ma mère planquée dans la pièce voisine en train de se marrer un bon coup. Mais son jeu ultime, c’est de péter au lit. Mon père m’    a expliqué ça : « tu vois, le soir, quand on lit au lit et que ta mère commence à soulever les draps et à les agiter l’air de rien, c’est pour faire partager ! ».

Cet article ne dira pas si je suis une digne héritière de ma mère. De toute façon, en tant que princesse, forcément, je ne pète pas. Mais c’est vrai que dans un couple, arrive un moment où on se relâche au niveau de la perfection apparente. Au début du couple, on se veut impeccable en dehors ET en dedans. On pète en cachette pour ne pas montrer à sa douce nouvelle moitié que nous aussi, on doit expulser des gaz (sinon on explose, selon l’adage populaire). D’ailleurs, à bien y penser, qui nous a imposé une pudeur à ce niveau là. Qu’on mette la main devant la bouche pour bailler ou roter, je comprends mais après, c’est naturel. Alors c’est vrai que le pet sort par notre orifice le moins « noble »  et qu’on va pas mettre la main devant mais puisqu’on pète tous, pourquoi cette pudeur ?

Mais la question reste : dois-je me lâcher en premier ou attendre que l’autre lance le premier pet en toute décontraction ? Bon, évidemment, en tant que fille pudique de ce genre de choses, jamais je ne le ferai le premier pet. Déjà que je dis pas je t’aime en premier mais là, c’est pire. Et pourquoi pas faire pipi la porte ouverte tant qu’on y est ? D’un autre côté, péter en toute indiscrétion en présence de l’être aimé n’est-il pas un signe qu’on se sent bien, en confiance. Un peu comme dans les payas arabes où on rote après le repas en signe de politesse, pour dire qu’on a bien mangé. Ben, là, c’est le « je pète sans me cacher avec toi parce que je me sens bien, en confiance ». Bon, ok, c’est dramatiquement pas romantique cette histoire mais franchement, votre mec pète à vos côtés de façon bruyante, vous l’engueulez ?

Bref, je crois que dans la vie d’un couple, c’est aussi une étape. Celle où on fait tomber le masque de la perfection. C’est aussi à peu près à ce moment là que les poils commencent à ne plus être éradiqués de près avant un rendez-vous avec votre mec. Certains vont s’écrier « ah la routine…horrible…pas glamour ! ». Mais les gars, réveillez-vous, on vit pas dans Melrose Place. Moi, en vrai, quand je me lève, j’ai pas le brushing et le maquillage nickel parce que si je m’endors avec mon maquillage, par un effet physique inévitable, il se retrouve le lendemain au milieu des joues. Même que souvent, le matin, quand on se lève, on sent mauvais de la bouche même si je comprends pas trop d’où ça vient vu qu’on se lave les dents le soir. Même que le matin, la première chose que j’ai envie de faire, c’est pas de me vautrer avec mon compagnon aux tablettes de chocolat dans mes draps en satin imprimé léopard, non. Ce que je veux faire en premier, souvent, c’est pipi.

Alors si un jour, votre mec pète bruyamment devant vous et que ça lui paraît normal, au lieu de vous alarmer, soyez heureuse : il est bien avec vous. Mais respirez par la bouche quelques instants, quand même, on ne sait jamais…

EDIT en forme de PS : est-ce le grand air breton qui m’a fait perdre la tête ou mes 28 ans mais j’ai oublié que le lundi, c’était
enfer de la mode. Bon ben je vous le mets demain et double mea culpa car j’y aurais pensé, vous n’auriez pas eu d’article sur le pet

Et de 28

Aujourd’hui, en ce jour du 6 avril, sacrifions à la tradition annuelle et souhaitons ensemble un joyeux anniversaire à ma personne A 3. 1, 2, 3 :

JOYEUX ANNIVERSAIRE MOI !

 

Alors voilà, une année s’achève et une nouvelle commence. Si je me fie à l’histoire de la vie, en général, il se passe des choses au moment de mon anniversaire.
L’an dernier par exemple, ce fut une période très dense. Fin mars, ma grand-mère avait fait son accident cérébral bizarre puis j’avais passé un entretien pour un poste absolument génial mais pas du tout junior donc je n’osais y croire.  La réponse devait arriver le 5 ou le 6 avril. 6 avril 2007, un vendredi, je me lève tôt puisque je n’ai pas reçu de réponse le 5. Boîte mail ? Rien. Coup de fil : « bonjour, madame chargée de comm de la mairie de loin en banlieue, on vous propose un entretien ». Ouais un entretien ! Fin de matinée, E. me fait parvenir une annonce pour un poste d’animatrice de communauté, je décroche un nouvel entretien. Pas mal, pas mal. Dans la foulée, j’apprends que j’ai pas le poste pour lequel j’attendais une
réponse mais au fond, je m’en doutais. A l’arrivée, vous le savez, j’ai décroché le poste d’animatrice de communauté, un CDI qui plus est !

Ensuite, tout s’est enchaîné. 6 mois plus tard, je changeais de taf pour un poste chez TGGP. Voilà, j’ai galéré un an et demi et tout à coup, tout devient merveilleux, on vient même me chercher. Donc mes 27 ans ont été marqué par le boulot. Côté vie privée, l’année fut globalement calme. Côté amour, rien de bien notable, l’année fut surtout marquée par Gabriel qui ne fut jamais mon petit ami mais je l’aime bien quand même. Il y a eu le beau Gaëtan aussi mais ça n’a pas duré. Pour le reste, y a quand même le semi Russe qui reste collector avec sa délicatesse et son romantisme inné (mais si, le mec qui me propose gentiment de me défoncer dans sa voiture ou mes escaliers alors que j’habite au rez-de-chaussée). Plutôt tranquille.
Après, niveau famille, ma mère a enfin réglé son problème de genou et son lupus semble résorbé, mon père est assez fatigué en ce moment, j’espère que ça va passer. Ma sœur a ses hauts et ses bas aussi, mais globalement, on va tous bien. Et puis, y a mes amis, ma girlie team notamment. Je pense que mes 27 ans sont surtout marqués par de bonnes soirées entre nous, des soirées chouchoutage, papotage, refaisage du monde… Enfin, mes 27 ans resteront l’âge où j’ai enfin osé devenir brune.

Alors, maintenant, faut voir ce que je veux pour mes 28 ans. Niveau boulot, c’est bon,je suis servie, je vais pas à nouveau changer. La stabilité peut être mon amie
et mes ambitions se situent au niveau d’une évolution interne. J’ambitionne très franchement de suivre une formation continue à la rentrée 2009 pour progresser mais c’est loin et je ne sais pas trop encore vers quelle branche me diriger. Est-ce que ça veut dire que je vais abandonner le journalisme ? Et bien, en fait, je travaille avec des rédactions et c’est vrai que le pôle comm et marketing m’intéressent plus, désormais. La vie n’est jamais un chemin tout tracé, pas si mal.

Pour le reste ? Un nouvel appart, c’est mon gros dossier, faut vraiment que je m’y mette. Maintenant que je suis une grande fille qui travaille, il me faut un vrai appart de grande fille avec une chambre à part dans lequel y aura un vrai lit. Miam ! Evidemment, que ma famille aille bien et mes amis aussi. J’ai envie de bonne nouvelle en cascade, de réussite pour les uns et les autres, d’avoir 150 raisons de boire un coup à la santé de l’un ou de l’autre. Ouais, ça me plaît, ça. Et mes amours ? Ben, quand je saurai ce que je veux, je pense que ça ira déjà mieux parce qu’en ce moment, je sais pas trop. Sans doute parce qu’en ce moment, je m’en fous un peu.

Maintenant, le mois d’avril est toujours riche en surprise pour moi, on verra ce que ça donne, vu que je n’attends plus grand-chose. Quoi qu’il en soit, j’ai bien
envie que mes 28 ans ressemblent à ce début d’année 2008 : sérénité au programme !

Courrier des cœurs : réponse à PaulK

Cette semaine, PaulK nous a soumis la question suivante : Les nanas, elles aiment bien rester dormir après le sexe mais parfois, il m’arrive comme n’importe qui d’avoir des gaz… C’est pas très glamour!! Alors, ma question, pas glamour non plus : comment péter en toute discrétion quand ça vient?


 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie pour répondre à cette délicate question et voici ce que nous en avons pensé :

Jane : Nous avons ici du lourd. Que dis-je, de l’exceptionnel. S’il y avait un concours de la question la plus glamour, on pourrait même l’arrêter de suite, nous aurions un winner. Mais là n’est pas la question. Cher jeune homme (on ne nous dit pas si tu es un homme, une femme ou un panda quand on reçoit la question, mais toi, tu es un homme, étant donné que les filles ne pètent pas et ne font pas caca) je dirai que la réponse dépend de ta situation:
– Si tu fréquentes une demoiselle que tu connais depuis peu de temps, tu peux délicatement t’éclipser pour aller jeter ton capuchon de latex et en profiter pour soulager ton système digestif. Si tu es en cité U, c’est encore mieux, prétexte que la poubelle de ta chambre est pleine et que tu dois aller chez le voisin / dans la cuisine / dans le local à poubelle pour y jeter l’objet du délit. Tu pourras aller te laisser aller en toute quiétude. Sauf si ton voisin est sensible aux odeurs. Et ne fait pas collection de capotes usagées.
– Si tu es en couple stable et donc décapuchonné, il va falloir feinter. Et la jouer fine, romantique et prévenant. Ce qui est toujours un plus. Proposer à la demoiselle de lui ramener de quoi se désaltérer si la cuisine est à une distance raisonnable de lieu où elle git, haletante et épuisée après tant d’efforts. Si tu es en cité U (ou même en studio), tu peux soit ouvrir la fenêtre (mais on a fait plus discret) soit lui proposer un kebab. Parce que la probabilité que tu aies un appareil à griller la viande chez toi est quand même assez faible. Sans parler de tomates dans ton frigo. Un homme n’a jamais de légume chez lui, c’est méchant un légume. Donc tu vas devoir sortir. Et si t’habites le fin fond de la Corrèze (bonjour lecteurs de Corrèze, je n’ai rien contre
vous, c’est venu comme ça) tu devras même prendre un TER puis un TGV pour dénicher un kebab. Tu auras donc le temps de soulager ta demande corporelle. Tout en passant pour un héro des temps moderne, RomanticMan qu’elle t’appelera.
Sinon, je peux aussi te conseiller le charbon en gélules, ça marche super bien…

Marine : Titre envisagé : le bruit et l’odeur
Ca dépend si tu es du genre bruyant ou pas. Si t’es bruyant, c’est un peu plus difficile d’assurer la discrétion
– première option : les toilettes. De toutes façons, c’est un passage obligé : si vous mettez des capotes, t’en as partout, faut aller un peu nettoyer tout ça, tu pourras te laisser aller tranquillement, si vous n’en mettez pas, c’est elle qui ira en se tenant misérablement l’entre-jambes (on pourrait pas inventer du sperme propre et pas visqueux, des fois? je suis désolée, mais vue la nature de la question, je me permets toute observation) et tu pourras te laisser aller tranquillement itou. Ne dit-on pas que les absents ont toujours tort? Ben voilà. Deux lieux séparés pour elle et toi, tu es sauvé.
– deuxième option, rapport à l’odeur (tu as donc éliminé le problème du bruit grâce à l’astuce des toilettes, ou alors c’est un pet silencieux). Ce qui joue en ta faveur, c’est le mélange peu ragoutant d’odeurs de type transpiration de la baise, foutre, et compagnie. Ca pue, mais c’est une puanteur sexy, et le nez est déjà habitué à une odeur peu florale. Néanmoins. Premièrement tu peux et dois être sous la couette, visage sorti. Deuxièmement, au moyen de ton bras, tu maintiens la couette plaquée contre toi et tu la rends inamovible. Troisièmement, de l’autre bras tu maintiens ta chérie contre toi blottie (genre elle non plus elle peut pas bouger, tu argues que c’est ta façon de faire les calins) : ça crée un cordon de sécurité contre les mauvaises odeurs, entre le haut et le bas corporel, et ça fera du répit jusqu’au lendemain. Après, tu pourras toujours dire que c’est les odeurs mélangées de la nuit, ceci, cela…
Je te déconseille en revanche d’accuser la demoiselle de ton crime, en revanche. Déjà, ça la mettra en pétard, et en plus c’est pas crédible pour deux sous : les filles sont des princesses, elles ne pètent pas.

Nina : Merci de soulever ce point délicat car même si personne ne l’avoue, nous avons tous connu ce problème. Alors il y a plusieurs possibilités. Si tu es la catégorie des chanceux qui pètent en silence et sans odeur, agite toi un peu genre « je m’installe bien » et profite pour lâcher le gaz. Si tu es du genre silencieux mais
odorant, c’est plus délicat. Tu peux tenter un « y a un problème de refoulement des égouts dans le quartier » ou miser sur la politesse de la jeune fille qui fera semblant de ne rien remarquer. Maintenant, les pets bruyants. Bon, là, tu ne peux pas lui faire entendre ça parce que même la plus polie des filles fera une remarque. Alors soit tu as à ta disposition la télécommande de la chaîne hifi, tu mets de la musique mine de rien et tu lâches ta caisse. Soit tu n’as pas le choix, tu fais genre que tu vas à la salle de bain ou boire un verre et t’en profite pour péter joyeusement.
Ceci étant dit, évite de manger des pruneaux et compagnie juste avant un rendez-vous galant.

Summer : J’ai l’impression que ta question est double: 1) comment péter puisqu’elle s’incruste et 2) comment la virer pour péter tranquille.
A la 1) je répondrais que les toilettes c’est pas fait pour les chiens et que si tu as peur pour le bruit tu peux toujours investir dans une radio. Tu peux aussi prendre une douche.
Pour la 2) le mieux c’est de la prévenir dès le départ qu’elle ne doit pas taper l’incruste. Si cependant tu n’as pas réussi à glisser cette phrase, tu peux lui dire après mais ne t’étonne pas de passer pour un connard de première.

Tatiana : Et bien ma grande je n’ai pas beaucoup de conseil à te donner. Mais quand même tu dois savoir que toutes les filles sont des princesses et qu’à ce titre il y a certaines choses que tu ne dois pas faire. Dont celle-ci ! D’ailleurs tu ne devrais même pas envisager que ce soit possible que tu en ais envie. Moi par exemple
cela ne m’arrive JAMAIS. Mais apparemment tu as décidé de contrarier ma vision du monde alors voilà ce que je te suggère : soit tu te débrouilles pour qu’il croit que ca vient de lui, soit tu trouves un mec qui aime ce genre de manifestation de la part d’une fille, soit dès que tu sens ce genre de phénomène qui arrive tu invente un pretexte bidon pour aller dans la cuisine (genre t’as hyper envie de lui faire
plaisir en allant lui préparer un truc). J’aime bien la dernière solution car du coup tu passes pour la gentille.

Lucas : Nina, plus qu’un état d’esprit glamour : a way of life.
Alors la question sous jacente à cette interrogation c’est (bah oui moi face à un sujet je pose la problématique) : à partir de combien de temps estimez-vous être en couple stable et avoir mis fin à l’état amoureux sublimé ? A partir de combien de temps estimez-vous avoir chuté de l’idylle amoureuse au quotidien de la vie commune ? Bon alors pour ma part je ne suis jamais resté assez longtemps avec une nana pour  en arriver à ce stade. Donc je n’ai aucun moyen de répondre à la question. Je ne me suis jamais autorisé ça et j’en suis réduit, gros naïf que je suis, à me dire que ça n’arrivera jamaisèèèè (à lire avec la voix du Dr Mad quand il dit à la fin de l’episode « Tu as gagné cette fois ci Gadget mais la prochaine fois…« )
Rigueur personnelle donc mais parce que je ne suis pas frileux, que je ne renacle pas à sortir de la couette et que les toilettes ne sont jamais loin…
Merci Nina, cette question a apporté une tonalité fraiche et bucolique à ma journée sur les marchés financiers...

 (curieusement, ça n’a pas beaucoup inspiré nos mâles)

Si toi aussi, tu as une question love and sex, n’hésite pas à la poser. Mais n’oublie pas que c’est second degré inside donc plus c’est fun, plus on prend !

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Par Lucas

Il y a quelques années, un de mes honorables enseignants a conclu son cours de 3 semaines en nous donnant un conseil…
Il nous a dit que tout ce qu’il pouvait nous apprendre n’était rien comparé à… un peu de bon sens et d’humanité.
Bien sûr, comme elle avait payé un p’tit peu 21K€ pour des cours de finances de market et de compta, l’assistance a fait un p’tit peu des sourires mi-figue mi-raisin…

Je crois qu’en fait il voulait dire qu’en entreprise on est trop centré sur nos tâches, trop prompt à appliquer nos techniques et nos connaissances et qu’on ne prend pas assez de recul.

Donc, merci Hercule mais, sur le coup, une telle logique ça parait ridicule tant on est obnubilé par l’envie de s’investir dans ce qui est notre premier taff, d’y passer 15 heures par jour pour montrer qu’on a des aptitudes, qu’on est super fort, et qu’on mérite une augmentation maousse costo. Tout ça avant de réduire le rythme au bout de 3 ans car on a « fait ses preuves ».

Seulement voila…

Le prof a vu nos mines perplexes… Il a alors dégainé d’un geste souple et  élégant son feutre Velleda TM et il a scripturé au tableau le nom d’un bouquin. En se retournant vers nous, il avait un sourire 10000 watts et une phrase terrible :

« Tout ce que vous avez appris depuis que vous savez lire n’est rien comparé aux préceptes de ce livre. Ca, c’est le bouquin du pouvoir ! »

Alors là, bien sûr, vous vous dites: « Purée, Lucas, tu nous saouuuules! C’est quoi le titre : accouche bordeeeeel ! »
Non, pas encore.
Avant cela, penchons nous sur une autre publication.
Parmi nos lectrices et lecteurs émérites, il en est quelques uns qui sont des tronches en histoire. Si,si.
Ceux là même qui pourraient nous dire quel était le livre de chevet de Hitler.
Alors ?

Pour les non érudits et les lectrices de Minnie Parade qui nous survolent  lisent, je donne la réponse : la bouquin de chevet de Hitler a été écrit en l’an de grâce 1895 par un…français. Un psychologue  appelé Gustave Lebon ; un raciste convaincu mais cela importe peu ici car dans ce bouquin il ne s’agit pas de classification Bon Aryen /
Sous Humanité, non, non.

Le titre du bouquin de notre bon Gustave c’est Psychologie des Foules.
Lu, relu, annoté, idolâtré par Adolf jusqu’à sa mort. Disponible en pdf gratuit sur
ce lien 

Et j’en reviens au bouquin dont parlait mon prof, bouquin que nombre d’entre vous connaissent au moins de nom : Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens par Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois (tout le monde n’a pas la chance de s’appeler Léo Bim)

300 pages que je dois fichedelecturer depuis 2 ans car tout peut se résumer en 6 pages, mais je suis velléitaire… La honte. Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens, donc
Et tout est dit.

J’ai repensé à ce bouquin quand j’ai adhéré samedi dernier à un groupe sur FaceBook, un groupe crée par une nana qui se dit étudiante en psycho et qui fait une thèse sur la création des sectes et leur propagation.
Elle a crée un groupe et elle appelle tout le monde à adhérer pour démontrer à Facebook que le site doit être plus rigoureux car les sectes peuvent y faire de la pub voire du prosélytisme.

Entre autres. 

Mais ce qui m’a choqué ce n’est pas ça…
En fait, ce qui était super bien trouvé, c’est le titre du groupe.  Super intelligent et bien pensé :
L’Expérience Interdite par Facebook. 

Titre qui m’a poussé à m’intéresser au contenu de ladite experience et c’est ce en quoi la nana nous a manipulés, même si c’est à son corps défendant. Pour autant,
je ne serais pas étonné qu’elle nous dise tous à la fin:

« Chers Adherents, je vous ai bien niqués, en fait ma thèse c’est sur l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes et je vous ai bien euuuuuuus, na
nanèèère.

Bon d’accord Hélène, j’arrête les médisances, mais reconnais que ton titre est pour le moins accrocheur.
Expérience qui a un p’tit coté aléatoire mais scientifique.
Interdite alors que ladite expérience s’impose sur un espace comme Internet où la liberté est la règle.
Allons plus loin…

Quand on voit la place de Facebook dans nos vies on se dit que celui qui a les clefs du site peut toucher un maximum de gens. L’élection du président de FB nous
l’avait démontré (mais Arash était déjà un bouffon au sens littéral du mot il y a 8 ans alors qu’on étudiait le droit ensemble).

Si Hélène avait appelé son expérience « Expérience Amusante » aurait-elle eu autant de succès ?
J’en doute.

Elle a bien marketé son produit et c’est e-xac-te-ment ce qu’on nous apprend en école de commerce :  à être glamour et policé, vendeur et attentif. Surtout,
elle a su faire preuve d’intelligence et d’astuce, comprendre les mécanismes pour toucher les gens.
Je n’ai pas envie de dire qu’elle a fait preuve « de roublardise et de duplicité » car après tout on avait tout notre libre arbitre pour choisir ou non d’adhérer. Ce genre de jugement me semble venir de gens qui sont vexés de s’être fait embrigadés et qui se découvrent impuissants à posteriori… Pour autant saluons le travail d’Hélène qui a cherché les termes pour attirer le chaland et y a très bien réussi. Quelque part on s’est fait un peu manipulé, même à notre corps défendant. Vous voulez une preuve ? Bah c’est simple. Vous avez pensé à « Prendre de la distance », « Ambition » ou à « Tina Arena » en lisant le titre de cet article ?

Bon…

Et à ce sujet, j’aimerais bien avoir ton avis, ta pensée, tes traits d’esprits, toi lectrice toi lecteur (« Vingtenaires » inecloudide)…

La psychopathie du chômeur

 

Il y a 15 jours, je vous parlais de ce regain de motivation qui nous bouge les fesses en période de chômage, les idées pullulent. Mais toutes les idées sont-elles saines ? A l’époque où je cherchais du taf, Gildas de Modo m’avait conseillé de regarder Le Couperet, le film de Costa-Gavras avec un José Garcia époustouflant. Le chômeur est-il condamné à la psychopathie ?

L’histoire : un chômeur hypra spécialisé en chimie du papier décide de passer une fausse annonce pour éliminer les chômeurs qui ont le même profil que lui et terminer par assassiner le mec dont il convoite la place. Je vous dis pas s’il va jusqu’au bout du truc, il suffit de voir le film pour le savoir. J’ai vu ce film un peu avant le jour où je me suis retrouvée en phase finale d’entretiens avec juste une fille en face de moi. Et forcément, j’y ai pensé. Si elle n’avait pas été là, moi, j’aurais eu mon taf, ce n’est pas juste…

En délirant sur la question, je me suis amusée à imaginer dans la peau du personnage du film et dans ma filière, le travail est tel que j’aurais pas pu tuer tout le monde, il y a trop de candidats potentiels. Pas du tout déprimant comme pensée, ça, tiens, on est à peu près des milliers à avoir le même profil. Finalement, finir 2e, c’est un tout petit peu flatteur quand même. Mais la flatterie, on s’en fout, j’ai pas eu le boulot alors sur le coup, je l’ai détestée et je me dis qu’elle aurait pas existé, c’est moi qui aurais eu le job. Et c’est pas la première fois qu’il y avait juste une personne entre le poste pour lequel je postulais et moi.

Je connaissais son visage, à la fille. Malheureusement, j’ai eu l’entretien après elle. Sinon, j’aurais pu l’attendre à la sortie, la suivre discrètement et la pousser sous la première voiture venue. Puis je n’aurais qu’à attendre qu’on m’appelle pour me dire que j’ai le poste. Evidemment, au moment où je la pousse sous la voiture, je ne sais pas encore qui de nous deux a officiellement le poste, je vais peut-être commettre un homicide pour rien. Mais tant pis, j’en ai marre de mon chômage, faut ce qu’il faut. C’est la jungle, pas de règles.

Bien évidemment, même si j’avais passé l’entretien en premier, j’aurais été incapable de faire ça, vous vous en doutez. Seulement, en regardant le film, on se demande à quel moment on sera suffisamment désespéré pour commencer à envisager des méthodes peu orthodoxes. Bien sûr, Le Couperet est un film qui exagère forcément un peu le trait mais en le voyant, je ressentais la même angoisse que le personnage, ces entretiens qui se suivent et se ressemblent, se rendre compte qu’on n’est pas unique, loin de là. Je sais qu’à un moment, j’avais fait la stratégique erreur de traîner sur le forum du site categorynet qui m’a donné furieusement envie de me jeter
par la fenêtre. Bon évidemment, habitant au rez-de-chaussée, je risquais pas grand-chose. Mais quand je voyais des gens avoir fait les écoles reconnues expliquer que ça faisait 10 ans qu’ils couraient avec les piges pour tenter d’avoir de quoi vivre, ça me foutait vraiment l’estomac à l’envers. Moi, avec mon master de province qui vient juste d’être créé, je suis une sous-merde. Et encore, c’est généreux. La liste des gens ayant plus d’expérience et de diplômes prestigieux ne cesse de s’allonger, j’ai l’impression de voir le tsunami se former au loin et me foncer dessus. Comment se sortir du lot face à tous ces surdiplômés, surexpérimentés ? Ca veut dire que je dois attendre comme eux 10 ans de galère pour avoir enfin la chance de, peut-être, décrocher un emploi qui ressemble à quelque chose ?

Comment voulez-vous qu’on vire pas psychopathe quand on découvre ça ?

Où trouver l’homme, épisode spécial : avec qui draguer ?

(Je rappelle à mon lectorat que tout ceci n’est que fiction et qu’en vrai, je chasse pas le mâle)


A la recherche du prince charmant

Après être allée au pub et avant d’aller au bar cosy, je me pose un peu pour réfléchir à mon plan d’attaque. Et puis je dois prendre des médicaments pour pas avoir mal à mon entorse donc l’alcool, c’est le mal. Alors réfléchissons ensemble à cette angoissante question : qui prendre avec moi pour aller draguer.

J’ai déjà expliqué que ma sœur, ce n’était pas possible. Alors voyons ce que nous avons en rayon. Parce qu’aller dans un bar seule en soirée, ça pue trop la fille désespérée qui cherche un mec et c’est pas comme ça qu’on trouve quelqu’un de bien.

Option A : la copine célibataire

Dans un monde idéal, on se fait draguer par un groupe de mec du même nombre que nous et comme on est trop chanceuses, on se les partage sans se disputer, comme une évidence. Un peu comme dans Hélène et les garçons : elles sont 3, eux aussi, ils choisissent naturellement leur chacune et tout le monde est heureux. Mais dans la vraie vie, ça ne marche jamais comme ça. Alors, une cops célibataire, ok, mais une du type pas jolie qui me ferait pas de l’ombre. Ouais mais pas trop moche quand même sinon elle va tenir la chandelle toute la soirée et ça va pas être drôle. Et puis ce qui est un peu pénible avec la beauté, c’est que ça reste hyper subjectif…

Option B : la copine en couple

L’avantage, c’est qu’elle n’est pas en chasse mais là aussi, la liste des inconvénients n’est pas négligeable. Pour commencer la copine en couple ne va pas chercher à se dégoter une cible dans un bar et on se retrouve avec le syndrome chandelles option « merci de me faire passer une soirée de merde à parler avec un type pendant que je regarde les arbres pousser ». Note pour moi-même : toujours prévenir sa copine en couple qu’on veut sortir draguer, histoire qu’elle soit au courant de ce qu’il risque de se passer. De plus, il reste
toujours la possibilité que ma cible la trouve plus séduisante elle que moi. Et puis l’inconvénient majeur avec la fille en couple, c’est que comme elle a trouvé chaussure à son pied, elle s’improvise chausseuse pour moi et décide de me trouver le mâle. Sauf qu’elle, elle est pas désespérée et élimine les prétendants à tour de bras. « Mais non arrête, il est pas beau », « t’as vu comme il est fringué ? », « j’aime pas comment il parle », « tu fais dans le babysitting maintenant ? », « laisse tomber, il reluque toutes les nanas qui vont aux toilettes ». Bref, c’est la garantie de ne pas trouver l’homme mais en plus d’avoir envie d’étriper une copine qui nous a cassé tous nos jouets.

Option C : le pote homo

Là, de prime abord, on est rassurée, aucun risque qu’il nous pique notre target et si tel est le cas, c’est que de toute façon, la target n’était pas pour nous, c’est mathématique. Mais ce n’est pas parfait non plus parce que ce serait pas drôle sinon. Premier souci : le pote homo est un homme donc ma target peut penser que c’est mon chéri et ne pas venir me draguer. Ou me prendre pour une salope si moi, je vais lui parler. Ou fantasmer sur un plan à 3 alors que c’est pas ce que je comptais lui proposer. Donc il faut prendre un homme gay de type très gay, justement. Mais voilà, il va falloir s’entendre sur le planning de la soirée car il risque d’y avoir conflit si vous voulez draguer tous les deux. Par expérience, je sais qu’il y a des hétéros dans les bars et boîtes homos mais ce ne sont vraiment pas les plus séduisants puisqu’ils vont là pour fuir la concurrence. Donc la question est : sort-on en milieu homo ou hétéro ? Parce que selon la réponse, l’un des deux va faire chandelle et j’ai déjà expliqué que ça n’était pas génial pour draguer dans ses conditions.

Conclusion : je sais pas encore qui je vais choisir pour aller draguer au bar la semaine prochaine mais ça va être compliqué, je sens.

Nobody puts Baby in a corner

Par Marine

Ca va être greluche. Mais pire.

J’ai un vice. Oh rien de bien grave, je reste l’oie blanche de ce blog qui refuse les kits SM en promo et qui s’offusque du langage cru de Bastien. Mais j’ai un vice. Les peopleries. C’est une drogue, c’est affreux. L’autre jour, Perez H., qui est mon meilleur ami du virtuel après Nina, annonçait une « nouvelle dont on se fout » (c’est la définition officielle de « peoplerie ») : Patrick Swayze est atteint d’un cancer du pancréas, il n’en a plus pour 5 semaines.

Pour la moitié qui s’en fout de Patrick Swayze, pas la peine de lire plus loin. Quoique non, restez mes mignons.
Je m’explique : Patrick Swayze, quelque part, on s’en fout.
Acteur de seconde zone, qui a brillé à la fin des années 80, au début des années 90 pour ses rôles de « minet-à-ado » dans 3 films, en gros :
– Dirty Dancing, rôle d’un mono de danse au muscle saillant, qui se fend d’un petit détournement de mineur entre deux mambos, qui danse en pantalon moulax noir – pour le folklore années 60 – et torse nu. 1987, l’homme objet dans toute sa splendeur.
– Ghost, rôle de l’amoureux qui s’envoie sa meuf en faisant de la poterie tellement qu’il l’aime et qui revient de l’au-delà pour lui redire combien tellement qu’il l’aime. Le muscle saille moins, le jeu est encore plus monolithique, et la sexyness de Patrick tient avant tout à son rôle de golden-boy new-yorkais qui habite TriBeCa dans un loft de FOLIE (rien que de repenser à ce loft j’en mouille ma culotte, voyez-vous). 1992, le lover.
– Point Break, rôle de gourou altermondialiste fan de surf et un brin bad boy (il braque des banques). Là, on salue l’ingéniosité des costumiers d’avoir fait à Patrick une coiffure qui lui tombe sur les yeux, ça évite l’embarras face à l’inexistence de son regard. 1993, l’époque à laquelle on pense encore que surfer, c’est cool, on se pose pas la question de la conversation du gonze.

Visuellement, ça donnait ça :





 

Fugace, la carrière. Mais après ça, combien de nanas ont essayé de s’entraîner à faire « la danse de la fin » de Dirty Dancing dans les boums? Des fois qu’un jour elles croisent Patrick, elles seraient préparées. Combien de mecs ont emballé sur Unchained Melody dans ces mêmes boums? Laissez tomber, si les nanas fermaient les yeux en vous embrassant, c’est parce qu’elles imaginaient Patrick S. et ses bras musclés les soulevant comme des brindilles pour leur faire l’amour fougueusement dans un loft de 200 m2 sur TriBeCa.
Bref, tout ça pour dire à quel point ces personnes avec lesquelles on a grandi mentalement en viennent à prendre un peu de place dans nos coeurs. Pas forcément beaucoup, hein. Quand c’est beaucoup, ça s’appelle être fan. Quand c’est trop, ça s’appelle être psychopathe. Mais sans tomber dans le fanatisme ou la folie, ce sont des personnes (personnages?) qui ont compté. Quelque part, on les a oubliées, remisées dans le coin « niaiseries adolescentes » de notre cerveau, ce coin qu’on dépoussière avec nostalgie de temps à autre (souvent pour moi). Mais par ailleurs, quand on les perd définitivement, sans avoir la même tristesse que quand on perd un proche, on se rend compte que c’est un repère de notre enfance/adolescence qui s’en va. Et grandir, des fois, c’est chiant.

Alors oui, la maladie de Patrick Swayze, on s’en fout, c’est certes cruel mais pas forcément plus que ce qui a touché Chantal Sébire, après tout. Mais Patrick Swayze, j’ai dû m’endormir un paquet de fois en rêvant à lui quand j’avais 12 ans. Je ne parle donc pas de l’alcoolo fumeur compulsif au visage ravagé qu’on voit aujourd’hui, mais bien d’un Johnny Castle ou d’un Sam Whitman. Ca en fait presque un proche, un ami de la famille – celle qui est dans ma tête. En somme, la mort annoncée d’un fantasme d’adolescente, c’est aussi nous rappeler que tempus fugit, et ça c’est vachement triste, des fois.

Il n’y a pas que le diable qui s’habille en Prada

Par Tatiana


Retrouvez tous les lundi notre nouvelle série, L’enfer de la mode !

L'enfer de la mode

Ceci est le témoignage d’événements qui se sont passés entre avril et juin 2002, au cours d’un stage au sein d’une agence de relations presse dont je tairais le nom histoire de garder (un peu) son anonymat. Toute ressemblance avec des personnes réelles est (malheureusement) non fortuite. Cette agence n’avait comme budget que des marques connues de vêtements, bijoux, sacs… autant dire le rêve pour une fille. Moi je me voyais déjà copiner avec toutes les journalistes et les créateurs, lancer ma propre marque d’accessoires… Le rêve ? Hum… pas si sûr. Voilà comment j’ai atterri dans un endroit que je ne pensais même pas pouvoir exister. On dit qu’il ne faut pas tenir compte des clichés, pourtant certains sont vrais et il y en a malheureusement des preuves vivantes. Après ce stage j’ai mis longtemps avant d’ouvrir un magazine féminin, et même encore maintenant je ne les vois plus de la même manière. Quelque chose en moi s’est brisé. L’illusion que travailler dans un magazine de mode c’était cool je crois.

 

Le 09 avril 

Je suis en stage depuis maintenant 7 jours chez Biiiiiiiiip relations presse. Après cette douloureuse première semaine j’ai décidé de tenir ce journal. Après une précédente expérience au sein de l’agence Biiiiiip et associés, j’avais grandement regretté de ne pas avoir gardé une trace écrite de mes aventures et je ne veux pas commettre la même erreur. Comme je sens que ce stage possède un excellent potentiel de best-seller, je ne vais pas rater l’occasion de raconter ma vie une fois de plus. Mais dans toute bonne série qui se respecte, l’épisode pilote possède une mise en situation, aussi, je vais commencer par un résumé des épisodes précédents.

…le 03 avril 

Je mets les pieds pour la deuxième fois dans l’agence avec un accueil plutôt agréable. Plantons le décor : c’est un loft en L, situé dans le quartier du
Sentier (quartier plutôt sympa). Cette agence est composée de 2 espaces : les bureaux et le showroom (où se trouve tous les vêtements, bijoux, sacs…).  

Les gens qui composent l’agence (attention ! ici on travaille en famille) :  

JF : the Big Boss (toujours très très agité, n’écoute qu’un dixième de ce qu’on raconte, n’as jamais le temps, ne sais jamais ce qu’il est en train de faire, bref limite insupportable) 

La reine mère : Big Mother (surtout là pour faire acte de présence et pour espionner les autres membres de l’agence. C’est la mère juive par excellence possessive et abusive. Elle ne ressemble à rien ou presque et parle jeunz genre « moi les casinos c’est mon kif » avec sa voix rauque de fumeuse depuis x années, on dirait qu’elle sort tout droit de l’ère crétacée) 

Luc : le mec de JF (je vous avais dit que c’était en famille ! Luc n’a absolument aucune personnalité, en même temps vaut mieux vu le caractère de son mec. En gros on dirait un mollusque. Par contre habillé très « fashion ». Bah oui on est hype ou on ne l’est pas quand même.) 

Clarissa : RP (alors elle, depuis le début je ne la sens pas du tout, elle fait très femme enfant et très pétasse en même temps. A part son petit nombril rien ne compte. Du coup elle a fortement tendance à ne pas faire l’effort de se rappeler des prénoms des gens. Bref, c’est une pétasse.) 

Béa : RP (RAS elle est cool, en fait je crois que c’est la seule fille normale de cet endroit) 

Valéria : Comptable (très enceinte et donc très pleine d’hormones) 

Alexia : RP (des cheveux très longs !! Mis à part ça, elle à l’air très gentille alors qu’en fait elle est plutôt sournoise) 

Bettina : RP (au début je la trouvais plutôt limitée intellectuellement mais en fait j’ai appris à la connaître par la suite et je me suis aperçue qu’elle se donnait cet air pour mieux servir ses intérêts) 

Annah : stagiaire (très EFAP donc très pétasse) 

Bien sûr qui dit Sentier, dit religion juive et nourriture casher. N’y voyez là aucun préjugé raciste ou autre surtout car là n’est pas mon intention. Mais c’est
juste pour situer l’ambiance qui se rapproche fortement selon moi de La vérité si je mens et de La cage aux folles. Drôle de mélange direz-vous et je confirme. Du coup j’ai tendance à me sentir un peu intruse au milieu de ces gens et d’ailleurs je pense que quelque part je le suis un peu (beaucoup, à la folie…).  

J’ai oublié de vous dire comment j’ai atterri ici (en enfer). En fait, c’est très simple. Je suis une fan de bijoux (que j’achète ou fabrique) et j’adore ceux de la marque tuuuuut. Donc pendant ma période de recherche de stage, me voilà devant la boutique de la dite marque. J’entre, et je demande à la vendeuse s’ils prennent des stagiaires en communication.
Là, elle me dit « ah mais attendez le créateur de la marque est là aujourd’hui, il va vous répondre ». Sur ce, ce dernier arrive, et me donne un numéro de téléphone en disant d’appeler de sa part. J’ai donc appelé et rencontré JF. Je m’attendais à un entretien mais en fait c’était plus pour me dire quand je commençais et combien je serais payée. Je crois même me souvenir qu’il ne m’a posé aucune question.  

La première personne à m’avoir prise en charge lors de ce stage est Valéria. Son job c’est la compta et « checker les parutions dans les magazines ». Là, j’essaie de vous introduire le jargon du métier histoire que vous sentiez bien l’ambiance et tout ça. Valéria ne travaille pas ici depuis longtemps car avant elle était dans un cabinet d’experts comptables. Le boulot qu’elle m’a fait faire c’est celui que je vais faire pendant longtemps par la suite : les books clients. Le truc le plus ennuyeux qui existe et le plus régressif (découpage collage ça vole pas haut). Ce mot raisonne encore dans ma tête de manière cauchemardesque voire traumatique. La marche à suivre : après le check des magazines (fait par Val la plupart du temps), il faut reprendre tous les magazines et découper (proprement bien sûr car JF est très maniaque, il tient ça de sa mère malheureusement) les pages où se trouvent des parutions, surligner le nom de la marque (parce que les gens sont trop débiles pour savoir lire), mettre ça dans une jolie pochette plastique et ranger le tout dans un classeur (énorme). Surtout bien respecter l’ordre indiqué sinon c’est le drame. Avec ça si je m’épanouis pas dans la vie je ne sais pas ce qu’il me faut.

Culpabilisons, pauvre de nous

Mercredi midi, je déjeune chez mes parents devant le JT de 13h de France 2. J’avoue que je ne regarde plus du tout les infos télé depuis pas mal de temps et je ne
m’en porte pas plus mal, finalement. Donc, là, reportage écolo « youpi, sauvons la planète en faisant des économies, remplaçons l’eau potable des WC, de la douche et de la machine à laver par de l’eau de pluie ! ». Ouais, génial, moi, je suis pour. Et là, reportage chez un mec de Toulouse qui a une baraque comme je n’en aurai jamais qui a installé un système hyper onéreux pour pouvoir récupérer l’eau de pluie. Alors les économies, je pense qu’il en verra la couleur dans 10 ans mais surtout, je pense pas que la mairie de Plumes soit très contente si j’installe ça sur le trottoir…

Autres choses vues à la télé : les Enfoirés et le sidaction. Le principe : des artistes généralement en pleine promo viennent chanter leur chanson en groupe en répétant à longueur d’émission qu’on doit acheter le CD et même faire des dons. « On compte sur vous ! ».

Alors, là, je commence à saturer de cette espèce de culpabilisation systématique. L’écologie, ça m’intéresse, je fais des efforts mais arrive un moment où une
célibataire locataire ne peut pas faire plus. Acheter des produits au format familial ? Super, je finirai par en jeter la moitié ! Installer des panneaux solaires pour avoir de
l’énergie ? Bah tiens, ça va me coûter l’équivalent d’un loyer annuel pour un studio où je ne compte pas passer ma vie. Acheter bio ? Tu veux que je te parle de mon pouvoird’achat ? Donc, tu l’as compris, pour être écolo, faut être riche car sinon, c’est plus compliqué. Alors évidemment, je prends jamais l’avion ni la voiture, on dira que ça compense.

Et comme si on me faisait pas assez culpabiliser avec tous mes déchets et le fait que j’ai pas le solaire chez moi, on vient encore me demander d’acheter des CD ou
de faire des dons parce que moi, j’ai la chance d’avoir un toit au dessus de ma tête et de la bouffe au frais et que je suis séronégative. Je comprends bien que la recherche a besoin de fonds et que les restos du cœur ne peuvent pas tourner sans rien, c’est pas le problème. Mais là, je regarde les 4400 et je vois l’énorme « appelez le 110 », impératif. Et j’avoue que quelque part, cette volonté de demander aux petites gens, dans le sens financier du terme, ça m’énerve. Prenons les Enfoirés : une quarantaine d’artistes globalement tous en promo (tiens, Céline Dion sort un nouvel album et revient après 14 ans d’absence, par exemple) chantent globalement faux pendant deux heures en répétant à l’envi qu’acheter leur CD, ça équivaut à 5 repas. Alors,
perso, le CD, faudrait plutôt me payer pour que je l’écoute. L’autre matin, je descends de ma chambre et rejoins ma mère dans la cuisine, elle écoute un truc atroce, chanté faux, une reprise de je ne sais plus quel tube « ah non, c’est nul ! C’est quoi que tu écoutes ? ». Ben, c’étaient les Enfoirés alors perso, je préfère donner direct les 20 euros aux Restos qu’acheter un CD inaudible où les artistes chantent leur propre chanson et ne donnent que 2h de leur temps et leurs droits d’auteur. Mais ont-ils déjà donné de l’argent ? Ont-ils déjà distribué des repas direct sur place ? Les Enfoirés, en plus, c’est pas n’importe qui qui y chante ! Parce que figurez-vous que pour y entrer, il faut y être invité. En gros, si tu es un artiste pas très connu mais que t’as envie de participer, ben non, tant pis pour toi. Pour le sidaction, on prend globalement les mêmes et on recommence.

Alors évidemment, on me dira que tout ça, c’est comme le téléthon, ça permet de parler de la cause, tout ça, tout ça. Ouais ok, je le concède, il ne faut pas
oublier la recherche, les gens qui n’ont pas de quoi vivre… Sauf que la dernière fois que j’ai fait un don pour Aides suite à un démarchage dans la rue, je me suis retrouvé avec un don de 40 euros mensuel alors que je pensais que c’était juste pour une fois. Et la seule façon que j’ai eu de l’arrêter fut de demander à ma conseillère financière de bloquer le prélèvement vu que sur mon espace Internet, il n’y avait rien pour le stopper.

Alors oui, je veux bien donner pour le sidaction, le téléthon, les Enfoirés, les mecs dans le métro… Mais faudrait-il encore que j’en ai les moyens. Quand je vois
que ma grand-mère qui reçoit 400 euros de retraite par mois donne 15 euros chaque année au Téléthon, je trouve qu’il y a une certaine indécence à voir des mecs gagner des millions d’euros par an nous supplier de donner.

Courrier des coeurs, réponse à Aurélien

Cette semaine, Aurélien nous a posé la question suivante : « Avec des potes, on a un débat sur le/la partenaire idéale au lit. D’après moi, une petite c’est sans intérêt, mais plusieurs connaissances me soutiennent le contraire. Alors : au pieu, c’est mieux les grandes ou les petites? »




La cellule Love & sex des vingtenaires s’est réunie pour répondre à cette question pour le moins obscure mais néanmoins intéressante et voici ce qu’il en est
ressorti :

Diane : Ni l’une ni l’autre! Plutot que de t’embarrasser avec une quelconque femme, grande ou petite, opte plutôt pour la femme modulable!! La femme modulable
répondra à toutes tes exigences: grâce à une colonne vertébrale coulissante, la femme modulable s’adapte, rétrécit ou s’allonge à volonté (comme les patins à roulettes playskool bleus et jaunes de ton enfance, ceux qui faisaient un boucan d’enfer quand on roulait avec), et combine avec cela l’option clapet refermable pour ceux qui n’apprécient pas les gémissements trop prononcés! La femme modulable s’ajustera sans rechigner à tous tes plaisirs et à tous tes fantasmes!
Existe en différents coloris et gabarits.

Marine : C’est marrant, s’il est une question sur laquelle les mecs ont toujours une opinion super tranchée, c’est bien sur la taille des meufs dans les rapports sexuels. Je fais 1,73 m. Malheureusement pour moi, mes potes mecs préfèrent généralement les petites. « Malheureusement », c’est pas que je veuille me les faire, c’est juste que bon… voilà quoi… quand tu parles avec un pote et qu’il te dit que les grandes seront jamais des bons coups, c’est un peu vexant, des fois. Alors pour répondre à ta question j’ai fait un sondage.
– Témoignage n°1, un pote, grand tenant de l’école des petites, m’a dit, je le cite: « les petites, ce qui est cool, c’est que tu en fais ce que tu veux, tu les trimballes comme ça, comme ça, là,
là, là » – note pour sexyavenue.com : songez à créer une poupée gonflable naine, c’est
visiblement ce que recherche cet individu
– Témoignage n°2, un autre pote: « ben moi je suis petit, avec une grande, je me sentirais trop dominé et complexé ». Donc là, l’analyse s’affine : question d’ego et de perception dominant/dominée
des « rapports » (le Doc, c’était mon idole quand j’avais 13 ans)
– Témoignage n°3, Dr House, dans un épisode faisant intervenir une naine : « c’est pratique pour les pipes, non? ». Ca se passe de commentaire.
Donc voilà pourquoi les hommes préfèreraient les petites. Ce que j’en dis, moi, hein… c’est que mon 4e témoignage m’arrange bien et évite une victoire par KO de la petite sur la grande :
– Témoignage n°4: « Je suis assez d’accord avec l’analyse sur les petites, c’est vrai que ça a un côté plus pratique. Mais en même temps depuis que je couche avec toi, je me rends compte que les
nanas un peu grandes, quand elles sont souples, ben c’est génial, c’est mieux que les petites, alors je révise complètement mon jugement ».
La morale de cette histoire, et la réponse à la question de cette semaine, c’est que je suis un coup fabuleux. Merci de votre attention.


Nina : On dit souvent « size doesn’t matter » mais vois-tu, je ne suis pas d’accord. Et c’est une femme d’expérience qui te parle. Vois-tu, la
petite est agile, elle se glisse entre tes mains si tu ne fais pas attention. Et si tu ne la manies pas correctement, le plaisir ne sera pas là. Alors évidemment, la grande semble être un
meilleur choix mais là, je dirais attention à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Bien sûr que ça fait envie mais il faut se poser la question : seras-tu à la hauteur (ahahah) ? La
meilleure voie serait-elle celle de la taille moyenne ? Ca dépend, si on maîtrise les subtilités de chaque taille, quel feu d’artifice in fine !


Tatiana : « mieux vaut une petite travailleuse qu’une grande feignasse ». Voilà et ça vaut pour tous les sens de la question !


Bobby : Comme à l’habitude, je ferai court : « le plus important, c’est de faire la même taille que son partenaire, c’est plus pratique pour
s’enculer debout »
NB : j’ai dit ça à un mec un peu prude il y a plus d’un an ; jamais eu de nouvelles depuis.


Lucas : Bien sûr c’est le fantasme qui dicte cette réponse. Qui n’a pas rêvé de se voir caressé par des jambes fuselées, par un corps gracile
et une nana qui permette d’éviter le « ma chérie t’es tellement naine qu’ j’te fais des poutoux sur le front » pour peu qu’on soit dans une position debout,  (un p’tit congrès ma puce
?)
Et puis zut le truc qui me fait raler, c’est le fait que le p’tit coté femme-enfant est souvent trop présent chez la nana qui culmine à 1,5m ! Même si je reconnais que cette taille peut être très
pratique vu la légèreté de la donzelle.
Je n’ai gouté que trop peu de fois à une femme faisant ma taille donc si quelqu’une veut se dévouer ( « Soniaaaaaaaaaaa ? » )

Si toi aussi, tu as une question à nous poser, n’hésite pas, on te répondra avec joie. Mais je rappelle juste un truc : le but du jeu, c’est de répondre selon notre
ressenti perso et de répondre aussi n’importe quoi. En gros, plus ta question est débile, plus elle nous intéressera !