Où trouver l’homme ? Episode 8 : au pub, pendant un match

(Je rappelle à mes lecteurs chéris que tout ceci est une joyeuse blague. En vrai, je suis pas blessée du poignet, je cherche pas d’hommes et je regarde le match chez moi ou chez ma sœur).

La semaine dernière, je me suis rendue au Stade de France, le cœur gonflé d’espoir à l’idée de choper un beau supporter de rugby mais, manque de bol, autour de moi, que des familles et ma sœur. Cette fois-ci, je change mon fusil d’épaule. L’idée est la suivante : parmi les supporters de rugby, il y a toujours plusieurs mecs mignons, pile dans mon style. Or au stade, une fois le match commencé, tu ne peux pas te déplacer à ta guise surtout qu’au stade de France, il est un peu dur de scanner tout le monde pour verrouiller sa cible. Mais la chasseuse ne commet pas deux fois la même erreur. Cette fois, je prends sous le bras une amie fan de rugby et on va au pub.

L’avantage du pub, c’est que je peux atteindre qui je veux et le sujet est tout trouvé : le match. Comme j’ai fait un stage dans le journalisme rugby, je peux tenir une conversation sur le sujet sans passer pour une pauvre idiote. Et figure-toi qu’une nana qui s’intéresse au sport (pas forcément pour le pratiquer mais qui le regarde), ça fait toujours son petit effet. Le jour où je suis désespérée, je deviens une pro du foot. Bon, donc, arrivée au pub, c’est bondé, ça sent la bière.
« TU VEUX QUOIIIIIIIIIIIIIII ? » hurle ma copine.

Bon, alors, la bière, je fais impasse, j’ai horreur de ça. Bon, on va jouer la carte du coca light. Ça fait pas super ambiance mais je vais pas boire une boisson que je déteste quand même… Oui, quand je bois de la bière, j’ai l’impression que ça lessive l’estomac comme si j’avais bu la tasse à la piscine. Puis surtout, la bière me fait faire plus pipi que le coca et j’ai pas envie de rater l’amour parce que j’étais en train de faire la queue aux toilettes. Surtout que casser une discussion charmante par un « scuse, je vais faire pipi », ça vous casse un coup.

Donc me voici en train de siroter mon coca, essayant de discerner la tronche des messieurs vu que j’ai enlevé mes lunettes. Déjà, remercions la loi française, maintenant, y a plus de fumée donc je peux voir un tout petit peu mieux. Bon, alors, il y a un brun pas mal là bas, je demande confirmation à ma copine pour éviter d’être victime de ma myopie et je commence à envoyer les signaux conventionnels : regards appuyés, jeu de cheveux, sirotage du coca avec la paille d’un air mutin… Mais le problème, c’est que je peux envoyer tous les signes que je veux, le monsieur est absorbé par le match. Et en plus, on ne gagne même pas donc il a pas l’air super content.

Bon, tentative de plan B. L’idée : se placer le plus près possible de lui pour partager l’ivresse d’un essai, qu’on se saute joyeusement dans les bras pour fêter ça. Je traverse la foule en arrivant miraculeusement à ne pas renverser mon coca sur mon beau top. Ah, le coca, mince : faut que je le boive et vite parce qu’on ne saute pas de joie avec une boisson dans la main, surtout que ça constitue un rempart entre ma cible et moi. Ben oui, on prend pas dans les bras quelqu’un qui a un verre, c’est mathématique. Le problème, c’est que quand tu bois du coca cul sec, c’est que ça fait pleurer mais j’assume, je suis une grande fille. On dira que c’est l’émotion puis ça rend mes yeux brillants. Bon… Ah, on a bien choisi notre jour pour jouer comme des brelles, on marque pas un essai ! Quelques pénalités mais rien de transcendant.

Ok, puisque c’est ça, passons au plan C dit le plan « j’étale ma culture ». Le principe est simple : je prends ma copine qui connaît rien au rugby et je lui explique tout genre je suis trop un  pro.
« ALORS TU VOIS, LA, Y A UN EN AVANT !
– C’EST QUOI ?
– C’EST QUAND LE JOUEUR PASSE LA BALLE VERS L’AVANT VERS UN AUTRE JOUEUR OU QU’IL LA RECUPERE ALORS QU’ELLE EST TOMBEE VERS L’AVANT.
– ET POURQUOI IL PEUT PAS ?
– PARCE QUE CE SONT LES REGLES, C’EST POUR QU’IL Y AIT PLUS DE SPECTACLE ! »

I’m so good. Même si en vrai, je vois pas bien ce qu’il se passe à l’écran (j’ai pas mes lunettes, j’ai dit) donc parfois, je vois pas trop pourquoi y a faute. Mais un pub n’étant pas le lieu le plus silencieux du monde, j’ai beau hurler, le beau gosse ne semble pas m’entendre (ou du moins m’écouter). Bon, tout va se jouer en 3e mi-temps.

Sauf que la France perd, une défaite amplement méritée. Et là, c’est soupe à la grimace, ma cible semble bien dégoûtée et commente la défaite avec son pote, sans même nous regarder. D’ailleurs, la pub se vide rapidement, les fans déçus préfèrent rentrer chez eux. Ai-je verrouillée la mauvaise cible ou n’était-ce tout simplement pas le lieu ? Puisque c’est ça, la semaine prochaine, je drague dans un bar moins bruyant et plus cosy.

Je vous demande de m’arrêter !

Par Enzo

Chers lectrices, chers lecteurs,

Certains de mes articles ont blessés une personne qui m’est très chère. Mes ressentis sont distordus dans leur expression par un style d’écriture personnelle dont je ne contrôle pas les effets
collatéraux. Je tire les conséquences de mes actes et me retire de la vie blogguesque des vingtenaires.

Très cordialement,
Enzo

On ne pleure jamais avec la famille Parmentier

Hier, dimanche de Pâques, mamie Parmentier et tante n°2 sont à la maison. Bon, pour la suite de l’article et pour sa parfaite compréhension, à partir de maintenant, tante n°2 s’appellera Nicole.

Nicole, c’est un phénomène, genre la nana qui plane à 3000 et forcément, son étourderie la perdra. Alors en ce jour férié ou toi, lecteur, t’es pas là, florilège du best of Nicole.

Nicole fait du jogging

Nicole et sa copine (elles sont pas lesbiennes, je précise) sont en vacances à Collioure, dans les Pyrénées Orientales (c’est mignon tout plein). Un matin, elles décident d’aller faire du jogging au bord des falaises qui surplombent la ville. Les voilà donc en train de courir quand tout à coup, des militaires surgissent de nulle part et les encerclent, mitraillette aux poings. Evidemment, les deux demoiselles sont mortes de trouille « ne nous tueeeeeeeeeeez pas ! » « Mesdames, vous n’avez pas le droit d’être ici, c’est le terrain d’entraînement du GIGN ! ». Ah ?

Nicole prend la voiture

Un soir, Nicole prend la voiture pour rentrer chez elle, jusque là tout va bien. Mais arrivé à domicile, horreur, elle ne trouve plus son sac ! Mais pourtant, elle l’avait en sortant du boulot… Et là, elle se souvient : elle l’a posé sur le toit pour ouvrir la voiture… et ne l’a pas récupéré. Et selon la loi de la vitesse, de la gravité et surtout de la lose, un sac posé sur un toit de voiture sans être attaché n’y reste pas. Paniquée, elle refait le trajet inverse. Le sac n’étant pas fermé, elle retrouve tout éparpillé un peu partout. Résultat ? Elle a tout récupéré sauf sa carte bleue écrabouillée par une autre voiture au moment où elle la repérait.

Nicole prend le train

Elle prend souvent le train vu qu’elle travaille à la SNCF. Oui, j’ai de la famille dans cette entreprise qui veut mon malheur et même que si tu veux tout savoir, je suis arrière petite fille, petite fille et nièce de cheminot. Evidemment, une fois sortie du train, elle se rend compte qu’elle a oublié son portefeuille dedans avec toutes les cartes et compagnie. Résultat : quelqu’un l’a ramené aux objets trouvés avec tout dedans.

Nicole fait un relevé de compte

Histoire arrivée y a 15 jours. Nicole va au distributeur faire un relevé de compte, ce qu’elle ne fait jamais en temps normal. Elle récupère son ticket et se barre. SAUF QUE quand tu fais un relevé au distributeur, il te donne ton ticket avant ta carte, des fois que t’aies envie de combler ou creuser ton découvert. Donc tu l’as compris, elle a oublié sa carte dans la machine. Elle fait opposition, jusque là, tout va bien. Quoi que ça commence bien… Le problème, c’est qu’elle doit aller en Andorre donc elle demande aux gens qui lui ont fait des commandes de lui donner l’argent en liquide, elle se démerde pour en récupérer à la banque et c’est parti. Comme elle y est en séminaire et que ça s’éternise, le temps de shopping est assez réduit et pendant qu’elle récupère ses achats, son collègue la speede. Oui, tu le sens venir : elle a oublie son porte monnaie sur le comptoir avec ses cartes et 300 euros en liquide. Quand elle s’en aperçoit, elle est déjà en route pour Toulouse. Comme elle a une facture du magasin, son collègue appelle et oui, le porte monnaie est là. Bon, elle doit partir en vacances avec ma cousine la semaine suivante dans les Pyrénées, elle profitera pour le récupérer. Ben, je vous le donne en mille : le porte monnaie, elle l’a récupéré… plein.

Voilà, comme quoi, on peut être étourdi et avoir quand même de la chance. Parce que finalement, les seules sales histoires que Nicole a eues, genre se faire voler sa carte bleue avec le système de sabot marseillais ou se faire cramer au 3e degré par son airbag (non, je n’exagère pas, sa bretelle de sous-tif en a fondu), ce n’est jamais de sa faute. Mais ses étourderies, moi, je les adore !

La semaine prochaine, on démarrera une nouvelle série le lundi sur l’enfer de la mode ! Suspense, suspense ! En attendant, entre deux crises de foie, je rappelle un truc rapport aux séries : si tu les trouves trop méga top et que t’as envie d’en parler sur ton blog, n’hésite pas à mettre une des bannières. Celle de la prochaine série sera bientôt dispo et elle sera mieux car faite par Tatiana qui a un peu fait une école de graphisme. Alors que moi, tu l’auras noté, pas du tout !

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Si t’es chauvin, deviens commentateur sportif

Dimanche matin, la semaine dernière, alors qu’il fait encore nuit et que je suis pas couchée, je décide de regarder le GP de F1 tout en finissant de monter ma vidéo
de la technoparade (5h de travail, je rappelle). Erreur fatale : ne pas avoir coupé le son.

J’aime la F1, je l’ai sans doute déjà dit. Je regarde depuis pas mal d’années, j’ai eu la chance de connaître les années Kiosque, c’est à dire la F1 payante sur plusieurs canaux. Les deux commentateurs, Patrick Tambay et Jean-Luc Roy, étaient sobres, efficaces, rigolards. Evidemment, ils avaient un petit faible pour les pilotes français et, à l’époque, l’équipe Prost mais ça restait léger. Mais depuis quelques années, la retransmission payante n’existe plus et je dois subir les journalistes de TF1 et leur favoritisme même pas déguisé. Alors quand en plus, on  rajoute du chauvinisme, t’as envie de les frapper.

Déjà, on a de la chance, ils ont enlevé l’insupportable Van Vliet pour mettre à sa place le jeune Christophe Malbranque qui est le seul à faire son boulot
correctement. Van Vliet, c’était le mec qui se prenait un peu pour M. Loyal du cirque, il pensait que plus il mettait de R, plus la scène était dramatique. Du coup, ça donnait : « c’est un terrrrrrrrrrrrrible coup du sorrrrrrrrrt pour la Ferrrrrrrrrrrrarrrrrrrrri de Schumarrrrrrrrrrrerrrrrrrr ! ». Jacques Lafitte (autre commentateur, accessoirement ancien pilote) et lui ne savaient que dire qu’une seule chose « c’est la bérézina ». Surtout à l’époque de la moins bonne forme de Ferrari, équipe chouchoute de nos amis avant l’arrivée de Renault. Donc dès que Ferrari ne gagnait pas « c’est la bérézina, c’est la bérrrrrrrrrrrézina, terrrrrrrrrrrrrible ! ».

Cette année, nouveauté : un Français est de retour dans le championnat, Sébastien Bourdais pilotera une toro rosso qui n’est pas précisément la meilleure
voiture du plateau mais c’est vrai que c’est pas si mal. Et alors, là, les commentateurs, ils en peuvent plus, je pense sincèrement qu’ils ont utilisé énormément de kleenex durant la course. Et je ne dis pas ça parce qu’ils ont pleuré d’émotion, hein… Je vous explique un peu la course pour ceux qui n’ont pas vu : premier grand prix de la saison, les règlements ont changé (comme
d’habitude), les pilotes ont perdu de l’aide au pilotage, les voitures sont nouvelles, il n’y a pas eu de GP depuis octobre… Donc c’est ce qu’on appelle un grand prix par élimination. Les pilotes se plantent, on des soucis techniques et le petit Sébastien monte dans le classement. Peu importe ce qu’il se passe devant lui, peu importe qui est en tête, Sébastien est dans les points.


Et là, c’est un festival de mauvaise foi et de ridicule :

« Oui mais si les pilotes sont éliminés, c’est leur faute aussi.

– De toute façon, Sébastien, c’est un finisseur, un finisseur, oui, oui !

– Et dire qu’il fait ça avec une voiture de l’an passé ! Imaginez ce que ça va donner avec une nouvelle voiture ! ».

Evidemment, ce qui devait arriver arriva, la voiture lâcha. Alors là, j’ai cru qu’ils allaient nous faire un suicide collectif tellement c’était le drame. Que les principaux acteurs du championnat aient abandonné, genre le champion du monde en titre Raikkönen, ils s’en foutent mais qu’un pilote au volant d’une voiture plutôt moyenne (pour rester polie) abandonne, là, c’est la fin du monde, immolons nous en cœur, taillons nous les veines, jetons nous sous la mercedes d’Hamilton. C’est trop insupportable ! Mais le mieux, c’est le déluge de mauvaise foi qui continue. Genre Moncet qui continue avec son histoire de finisseur « ah, il a abandonné mais c’est un finisseur, Sébastien, il aurait pu, il aurait fini le grand prix ! ». Alors je rappelle pour les plus étourdis d’entre vous que le métier d’un pilote de Formule consiste notamment à courir un grand prix de bout en bout et de finir en bonne
place. Donc le fait que Seb soit un finisseur, c’est un peu normal ! On a jamais vu un pilote garer sa monoplace avant la fin d’un grand prix parce que ça le saoule… Et Lafitte qui continue : « ouais, c’est vraiment bête mais il  peut vraiment rien, le pauvre Sébastien, c’est sa mécanique qui l’a trahi ». Traduction : les autres, ils ont pété leur moteur parce qu’ils l’ont trop sollicité mais Sébastien, son moteur, il a claqué tout seul. Bah tiens.

Alors, honnêtement, je ne dénigre pas la présence de Bourdais en F1, tant mieux pour lui, c’est mérité. Mais bon sang, il conduit une voiture qui ne lui permettra
jamais de gagner un GP à moins d’une avalanche d’incidents techniques alors restons raisonnables. Parce que là, c’est proprement insupportable.

Et pour la peine, je remets ma vidéo technoparade parce que 5 heures !!


Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

Halte à la braderie !

Depuis que je travaille sur des forums, je lis toujours la même histoire qui me fait globalement hurler. Celle d’une jeune fille tout à fait normale (ça marche
aussi avec un mec, tu peux t’identifier à mon héroïne, lecteur mâle) qui raconte ses difficultés de couple avec la sentinelle question : « et maintenant, que vais-je
faire ? ». Et quand tu lis certaines histoires, la fille, t’as juste envie de la prendre par la peau du cul et la sortir de là.

L’amour, c’est compliqué. Comme Summer l’a dit, il ne s’agit pas de jeter l’éponge à la première crise. Mais y a des limites à tout. Qu’on doive faire des concessions, c’est normal mais sacrifier son amour propre pour un connard égocentrique ou un fou furieux narcissique et méprisant, là, je dis non. Certaines femmes essuient des insultes, coups et autres humiliations et viennent le regard hagard « heu, vous pensez que je dois lui donner une autre chance ? ». Des fois, j’ai l’impression qu’il n’y a de la chance que pour la racaille. Pas au sens « habitant de banlieue », dans le sens étymologique du terme, je parle. Il y a par exemple l’histoire de la fille qui invite une de ses amies à dîner et à la fin du repas, son mec, torché, roule des pelles à l’invitée, sous l’œil de sa « bien aimée ». Très entre guillemets. Ou celle plaquée par son mari qui revient quelques mois plus tard, la gueule enfarinée. Il ré emménage et depuis, la traite plus bas que terre.

Des histoires comme ça, j’ai de quoi en faire une encyclopédie. Oh, j’entends déjà les « non mais l’amour rend aveugle, tu sais » et compagnie mais arrive un moment où je me demande si on n’est pas carrément dans le syndrome de Stockholm. Ces femmes souffrent, elles viennent se confier à des inconnus pour être aidées mais le pire, c’est que dès que tu leur fais remarquer qu’elles doivent se tirer, une fois sur deux, elles réagissent mal à base de « mais tu peux pas comprendre, je l’aime ! ». Si, je peux comprendre mais faudrait pas oublier un truc : aimer l’autre ne veut pas dire qu’on ne s’aime plus soi. Renoncer à ce point à son ego, à son amour propre, je ne comprends pas, in fine. Vaut-il mieux être mal accompagnée que seule ? La société stigmatise-t-elle tellement le célibat qu’on préfère se caser avec le premier connard venu plutôt que d’attendre une belle opportunité ?

Pour moi, un couple, c’est un système de concession équilibré. Concessions, pas sacrifices. Comment voulez-vous que ça marche si l’un fait tous les efforts et
l’autre pas du tout. Arrive forcément un moment où ça va rompre. Je n’ai pas la naïveté de croire qu’il suffit de s’aimer pour que tout marche : avec Guillaume 1er, on avait une bonne relation, une très bonne entente mais fallait parfois se recentrer l’un et l’autre pour notre épanouissement commun. Par exemple, il passait un peu moins de temps dans ses jeux de rôle pour le passer avec moi. Mais je respectais aussi sa passion et ne l’empêchait pas de jouer. Pas de sacrifice.

Au fond, tout ça me fait penser à un énorme manque de confiance en soi : youpi, j’ai un petit ami, je vais pas le faire fuir. Non parce que c’est pas comme si
ça m’arrivait tous les jours. Alors il est pas parfait mais qui l’est hein ? Hihihi ahaha…ahem. Mais non. Non, non, non ! Personne ne mérite d’être traité comme le dernier des paillassons miteux. N’importe qui peut trouver une moitié qui la traite à sa juste valeur, pour peu qu’on s’en donne la peine. Et déjà, avoir conscience qu’on n’est pas une bouse, c’est un pas en avant. Franchement, se faire marcher sur les pieds, ce n’est pas de l’amour. Et même, quelqu’un qui se laisse faire sans jamais rien dire, ça finit par lasser le bourreau qui ira voir ailleurs à la première occasion. Mais oui, c’est logique : qui, ici, peut dire qu’il a envie de passer sa vie avec une personne sans le moindre caractère qui dit toujours oui à tout ? Pas moi en
tout cas. Mais pas avec quelqu’un qui dit non tout le temps non plus !

Allez, on se regarde dans la glace : on n’est pas si mal, n’est-ce pas ? Sans parler de nos qualités de cœur et de caractère. Alors maintenant, on arrête de se brader. On mérite tous une moitié qui nous traite à notre juste valeur. Comme dirait Claudia (ou Pénélope ou Jennifer ou qui tu veux) : « Parce que je le vaux bien ».

Quand la motivation revient

La semaine dernière, j’ai un peu fait l’article sinistre sur les bas du chômage. Mais il y a également des hauts et il est important d’en parler, ne serait ce que pour éviter la dépression de mes lecteurs chômeurs. Alors parlons de ce regain de motivation régulier qui nous attise.

Quand j’étais au chômage, ce qui m’a aidée, c’est l’orgueil d’un côté, mon entourage de l’autre. Des refus, j’en ai essuyé, des semaines sans qu’il ne se passe rien aussi. L’avantage quand on touche le fond, c’est qu’on peut donner un coup de pied pour remonter. A chaque non, je me laissais une demi-journée voire journée pour chouiner et faire chier mon monde. Puis ça repartait. Tu crois vraiment que je vais me laisser faire, la vie ? T’as pas compris que plus tu me rabaisses, plus j’ai envie de t’envoyer dans les dents que je suis plus forte que toi ?

Des idées, quand j’étais au chômage, j’en ai eu des milliers. D’abord, j’ai voulu faire un press book sous forme de magazine avec édito me présentant, un « Nina mag », en quelques sortes. Premier souci : je ne suis pas maquettiste et très peu à l’aise sur le logiciel quark Xpress que j’ai vaguement utilisé lors de mon DESS de journalisme. Disons que je sais la base mais je ne sais pas faire les feuilles de style, ce genre de truc. Bon, j’achète un bouquin. J’ai réussi à apprendre le html sur le tas et à me bricoler un site web à l’époque, je peux tout apprendre pour peu que je m’y mette sérieusement. J’en parle à Alex qui n’est pas très chaud, il a peur que ça fasse un peu trop égocentrique. Oui, je dois convaincre que je suis la meilleure, c’est pas le souci mais point trop n’en faut. Alors je trouve une autre idée, un espèce de communiqué de presse, je vous le montrerai la semaine prochaine.

Quand t’es au chômage, la moindre lueur fait du bien. Il est vrai que je n’ai pas été inactive pendant tout ce temps. Entre octobre 2005 et avril 2006, j’ai eu un CDD de 3 semaines enchaîné direct sur un stage de 4 mois mais ça laisse quand même pas mal de mois d’inactivité. Le but est de faire le max de choses pour ne pas laisser une
impression de creux dans le CV. Déjà, j’ai ma pige, certes non rémunérée, pour un site étudiant. L’ayant commencé en janvier 2005, quand je trouve un boulot, ça fait plus de deux ans que je suis chef de rubrique étranger, c’est quand même pas mal. Et puis y a d’autres occasions, des piges un peu à droite à gauche, mon travail pour Modo qui m’a quand même accompagnée un couple de mois. Il ne faut pas que ça prenne tout mon temps mais le matin, quand je me lève, j’ai de réelles choses à faire, des articles à écrire ou des dossiers de presse. Et puis ça fait grossir le press book et ça permet de garder la main. Tout ça n’est certes pas un travail rémunéré avec contrat mais on ne sait jamais quelles portes ça peut ouvrir. Avec modo, je travaille mon volet communication et ça fait plus sérieux quand on postule pour un poste d’attachée de presse. J’ai
même décroché un entretien dans une agence de comm. Bref, tout ceci n’est pas vain, bien au contraire.

Et puis il y a les petits projets perso. Mes romans mais aussi mon blog qui m’a beaucoup aidée, mine de rien, malgré deux ou trois crétins qui ont trouvé drôle d’essayer de m’enfoncer. J’ai aussi crée un autre blog de recherche d’emploi qui me permettait d’écrire autre chose, des articles un peu politiques, des critiques de films, de livres, une chronique CD. J’avais prévu d’y mettre mon press book en ligne, j’avais des idées de rubriques que je n’ai jamais développées vu que j’ai trouvé du boulot à peu près deux mois après l’avoir créé. Mais j’y écrivais tous les jours. Ce n’est pas forcément que j’espérais qu’un recruteur tombe sur mon CV et m’embauche mais en multipliant les entrées sur le web, on ne sait jamais. Mieux vaut ne négliger aucune piste.

Bref, le chômage n’est pas qu’une succession d’envois de CV et d’entretiens, il y a aussi les moments où on a de nouvelles choses à faire, de nouvelles idées… Et ça vous relance pour un bon moment.

Où trouver l’homme ? Episode 7 : au stade

(Je rappelle à mon lectorat adoré que tout ceci est une fiction, je ne suis pas blessée au poignet en vrai, c’est pour de rire)

Me voici donc blessée. Une entorse au poignet, c’est pas grave comme dirait le docteur mais c’est quand même un peu handicapant quand on passe sa journée à taper sur un clavier. Et encore, je me plains pas, c’est le gauche, ça aurait pu être pire. Mais j’ai retenu la leçon : les activités sportives pour la drague, c’est pas pour moi, ça ne me réussit pas. Quoi que… Pratiquer un sport ne me réussit pas, certes, mais le mater en collectivité ? Voyons voir un peu.

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Pour les 10 ans du Stade de France, il y avait des places bradées pour le match de rugby France-Italie. A l’époque où j’avais deux poignets valides, j’avais donc pris deux places. Au début, j’envisageais d’embarquer Vicky pour l’initier aux joies du rugby dans un vrai stade et pas sur un canapé avec ma mère qui hurle à côté. Mais la demoiselle étant partie la veille en Australie, je me trouve une autre comparse et pas des moindre : ma sœur. Deux créatures délicieusement plantureuses aux yeux clairs, la blondinette et la brune sauf aux racines (oui, je suis pas sûre de rester brune actuellement, je vais peut-être ré explorer le côté clair de ma chevelure) sont donc au stade. C’est pas la première fois qu’Alice et moi allons ensemble à un match, toutes les deux, et en général, ça plaît pas mal, les deux sœurs toutes seules. Déjà, on croise deux mecs tandis qu’on monte les marches pour rejoindre nos places : « hé, bon match les filles ! ».

Un stade plein de mâles qui aiment le rugby, la plupart venant du sud ouest et les beaux gosses du sud ouest, ça m’émeut toujours, sans doute parce que ça me rappelle mes origines toulousaines. Ou parce que ce sont les plus beaux, tout simplement. Le pourcentage de femmes célibataires me paraît pas bien élevé, il me semble que je suis plutôt bien barrée, sauf que j’ai quand même un handicap de taille, il fait même 1m56 (selon sa carte d’identité) : Alice. Non parce que les mâles en stade marchent par grappe et je ne vois pas trop comment draguer avec un binôme en couple et rigoureusement fidèle. Faut savoir qu’Alice, elle n’a qu’un style de mec : Anthony. En plus, draguer devant ma sœur, c’est un peu bizarre, même si je l’ai déjà fait. Je suis pas très pudique !

Le match commence. Bonne nouvelle, on mène. D’un autre côté, les Italiens auraient gagné, j’aurai ramené un supporter italien, ils sont beaux aussi même s’ils sont beaucoup moins nombreux. Alors, profitons d’un petit arrêt de jeu pour mater un peu mes entourages, histoire de verrouiller quelques cibles. Oui, je fais en gros, là, j’affinerai plus tard. Bon, là, dans mes entourages immédiats, c’est pas trop ça. On est un peu au milieu de familles, y a même un gosse qui nous a bien beuglé la Marseillaise dans les oreilles. On sent qu’il y connaît pas grand chose le petit, il crie un peu à contre temps. Bon, je mate un peu le père, ne sait-on jamais. Après tout, dans mon immeuble, le beau gosse de service, c’est le père des deux furies qui me réveillent tous les samedi matins à 9h30 en pleurant comme des malades devant ma porte. Mais là, non, c’est pas le cas. Bon, ils sont où les beaux gosses ? Ah, plus bas, ça s’agite bien, ça veut faire la ola en permanence, ça sent le jeune. Mais là, c’est loin. Bon, je vais attendre la fin du match et le bain de foule pour récupérer le métro.

Fin du match, Alice et moi ne nous pressons pas trop, on essaie de trouver le chemin le plus court. Comme je lui ai expliqué que quand je marche dans la foule, je peux pas m’empêcher de jouer la voiture et de faire « gniaaaaaaaan » dans ma tête quand je croise ou double des gens, on joue à ça. On double les gens en rigolant et à un moment, on se rentre dedans sans que ça soit calculé. Ca nous fait bien rire. Le côté barjot, ça doit être génétique. Bon, suite à un bain de foule, nous voici dans le métro. Pas de beaux mecs mais des joyeux drilles qui crient en racontant des blagues « et alors, jé lui démande ung cinquante et hein ! » . Ils ont plus que l’âge de mon père donc forcément, y a rien à emballer mais ça nous fait bien marrer, c’est toujours ça de pris.


Retour chez moi. Conclusion : la prochain fois que je veux draguer au stade, je prie très fort pour tomber au milieu d’un car de jeunes et beaux supporters, pas dans le carré familial. Puisque c’est ça, la semaine prochaine, je vais mater le match dans un pub.

Catin aux draps de satin, jouvencelle aux draps de flanelle

Tu trouves mon titre pourri ? Moi aussi, à vrai dire. Mais quel sujet se cache derrière cette formule opaque ? Alors, j’aimerais te parler de l’éternelle opposition entre la sainte et la pute qui fait de nous les insupportables schizophrènes des années 2000. Mais cette fois, je ne te parlerai pas des hommes mais bien des femmes et du regard qu’elles ont sur leur
propre sexualité.

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Depuis maintenant 5 mois, je travaille sur des sites féminins avec des forums love and sex très développés. Or j’ai l’impression au fil du temps qu’il y a deux profils types :
l’hypersexuelle limite nympho obligatoirement femme fontaine ou la prude qui dort dans un pyjama en coton fermé jusqu’au cou. Entre, le no man’s land ? Ben, de celles qui s’expriment, globalement, oui. Il y a les garces et les moralisatrices et ça s’affronte. Mais ce qui est intéressant, c’est de voir que finalement, la femme n’est pas très tolérante vis-à-vis de sa propre sexualité.

On dit souvent que l’homme nous prend soit pour une salope et nous attribue donc le rôle de l’amante, soit pour une sainte et nous voici promue mère de ses futurs enfants. Et bien
figure toi que chez les femmes, c’est pas mieux. A les lire, « faire l’amour » (en opposition à baiser qui se fait sans amour) empêche toute fantaisie. A une discussion sur les sextoys,
une a répondu : « pour moi, l’amour, c’est pas ça. Je préfère la tendresse des bras de mon amour des à jouets ». Mais madame, où est-il écrit que l’un empêche l’autre ? En
fait, les femmes sont encore pire que les hommes sur la question. Elles n’aiment pas trop la notion de sexe pour le sexe et ont tendance à vite classer les filles qui pratiquent ce genre de choses dans la catégorie « salope ». Quant à celles qui osent avoir du sexe fantaisiste avec leur mec (genre en pleine lumière) alors là, c’est très simple « tu ne sais pas ce
qu’est l’amour ! Ce n’est pas ça ! ». Ben, moi, j’aime avec des menottes, na.

Des fois, je suis un peu désespérée par cette dichotomie entre sexualité de célibataire et sexualité de couple. On baise ou on fait l’amour mais ce n’est pas juste une question de
vocabulaire ! Avec ton amant, tu as droit de donner libre cours à tes pulsions les plus profondes, à être toi, en somme. Avec ton amour, tu peux exprimer ton amour et ta tendresse mais t’es gentille, tu laisses tes menottes et ton anneau vibrant dans ta boîte à trésors. Mieux, tu la donnes vu que de toute façon, tu ne feras plus l’amour qu’avec ton cher et tendre donc tes menottes, tu ne t’en serviras plus jamais, bien entendu !

Ben, vous voulez que je vous dise ? Je trouve que dans ces conditions, faire l’amour, c’est frustrant. Je ne dis pas qu’à chaque fois, faut jouer les contorsionnistes de l’extrême mais j’ai pas envie d’une sexualité sage parce que tu comprends, on s’aime donc on se respecte donc laisse cet anneau vibrant tranquille. On peut tout à fait s’aimer, se respecter et
jouer à des jeux coquins qui nous excitent tous les deux. Je dirais même que c’est justement ça, le respect, accepter les désirs de l’autre, essayer de réaliser ses fantasmes avec lui (et vice et versa, bien entendu). On aime jouer tous les deux, s’aimer ne doit pas nous empêcher de le faire, bien au contraire. Se révéler tel que nous sommes dans nos pulsions les plus profondes, n’est-ce pas un gage d’amour, un signe d’abandon ? C’est quand même étrange de trouver plus facile de se lâcher dans les bras d’un inconnu que celui de son amoureux.

Peur de gâcher l’image virginale qu’il a de nous ? Mais si cette image est fausse, y a pas comme un problème dès le départ. Franchement, la vie de couple, je ne vois pas ça
comme un immense mensonge. Si j’aime faire l’amour sous les portes cochères, pourquoi je devrais cacher ça alors qu’en plus, y a vraiment pas de quoi rougir, sous prétexte que s’envoyer en l’air sous une porte cochère, c’est pas romantique ? Ah bah d’abord, je peux trouver ça très romantique et d’un (vous n’avez jamais vu le film Fatale ?) et de 2, révélation : être en couple n’interdit pas la jouissance. Hé oui, aujourd’hui, on peut être en couple et « faire l’amour » pour notre plaisir et pas juste pour se reproduire. On peut même adopter des
pratiques qui empêchent toute reproduction… (je laisse à chacun le soin d’imaginer de quoi je parle ici).

Et puis avoir une sainte ET une salope à la maison, c’est un peu un comble de bonheur pour un mec, non ?

T’es que tonique ?

Par Bobby
 

Forcément, la tecktonik, comment ne pas en parler ? Elle a envahi les rues virtuelles d’internet, puis le monde réel. Les TCK (tecktonik killers) sont partout, et à moins que vous
ne soyez des extraterrestres, vous en avez obligatoirement entendu parler.

Puisque je suis le benjamin de la bande des Vingtenaires, je me dévoue pour parler de cet intéressant phénomène de mode, à travers mon propre vécu. Attention lecteurs, dans la
phrase qui vient, je vais me la péter grave. Il se trouve en effet que je suis un véritable dieu de la danse quand j’arrive dans une boîte de nuit. [c’est bon, le mode péteux est passé].
Sans blague, j’ai jamais pris de cours de danse mais je me débrouille franchement bien. Ok, ça reste de la danse « de boîte », me direz-vous. Ce à quoi je répondrai : certes.

Mais il n’empêche que petit à petit, et ce sans avoir jamais entendu dire que ça portait un nom à Paris, j’ai commencé à bouger mes bras dans tous les sens sur les dance-floors.
D’abord, ça restait très anarchique. Puis, Rudolphe, une amie, m’a dit : « ah mais tu sais y a une danse comme ça, ça s’appelle la tectonique ». Alors, moi, direct, je vais sur google
en rentrant chez moi, je cherche « danse tectonique », je ne trouve rien. Forcément. Ca s’écrit « tecktonik ». Haha. La feinte.

Et je découvre les vidéos de Jey-Jey, Cali, Spoke, etc. Des petits minets de banlieue parisienne se filmant chez eux (chambre, garage et autres lieux non moins glamours) en train d’exécuter des mouvements bizarre sur de la techno. Ok, bon. Pas fute-futes les mecs, a priori. Un look un peu bizarre, m’enfin, guère pire que les autres modes lycéennes. Avec ma meilleue amie, Léa, toujours en province, on décide de s’y mettre. On va en boîte, on attaque avec maints moulinets brachiaux, et là, hallucinant, un mec se ramène et commence à frapper Léa en criant : « arrête de danser comme ça, ça me saoule trop ». Ok. Le mec, on le connait ni d’Eve ni d’Adam, mais on laisse couler. Bizarre, quand même, la réaction des gens.

Finalement, j’arrive à Paris en octobre dernier. Le soir de mon emménagement, un type me contacte, il veut faire un reportage et il cherche un scénariste. Vu que je suis inscrit
sur pas mal de forums et autres sites de cinéma, je suppose que c’est là-bas qu’il a trouvé mes coordonnées. Le sujet de son reportage ? La tecktonik, bien sûr.

Me voilà donc à retrouver les stars du mouvement, qui ont impulsé cette vague au Metropolis lors de soirées éponymes. Je fais la connaissance « en réel » de Jey-Jey et
Cali, entre autre, afin de mieux cerner leur façon d’être pour m’aider dans l’écriture du scénario (il se trouve au passage que Cali me rappelle Joàn, mon amoureux de Cuba, dont je te parlerai, cher lecteur, très prochainement…). Vous imaginez mon état, tout émoustillé le petit Bobby. A la fin de l’entrevue, dans un élan de sociabilité inouïe, plein d’espoir, je lance au dit
‘Cali’ :

« Bon ben, puisqu’on va bosser ensemble sur ce film, tu pourras m’apprendre les mouvements, haha. » [le « haha » permets de me préparer à un éventuel refus, genre « mais non de toute façon je disais ça pour rire]

Ce à quoi il me répond :

« Ben pour ça, vous regarderez nos vidéos sur internet. »

Connard. Déjà j’ai qu’un an de plus que toi, alors pas la peine de me vouvoyer, et puisque c’est ça, je hais ta danse pourrie. Voilà, en gros, mon expérience avec la chose.

D’un côté, on a les addicts de la tecktonik, tranche d’âge 12-15 ans (voire plus jeune encore). De l’autre, une vague écrasante anti-tecktonik. Alors certes, ces jeunes ‘rebelles’
renvoient une image hautement superficielle et gélifiée de toute une génération. Certes, les mouvements de bras, ça fait bizarre. M’enfin, je me demande, pourquoi une telle animosité à leur égard ? En quoi sont-ils plus ridicules que les danseurs de hip-hop, par exemple ?

Il faudrait alors distinguer deux choses radicalement différentes, que l’on amalgamme sans doute un peu :

–       la tecktonik elle-même, qui est à la fois un titre de soirées ayant
lieu au Metropolis, une marque de vêtement et de boisson énergétique, qui renvoie à un code vestimentaire, une façon de se coiffer, de se comporter, bref, une MODE

–         la danse electro, qui est un prolongement corporel de la
musique electro, et peut s’exécuter sans slim, sans crête, ou sans avoir des joues de minet imberbe, bref, une simple DANSE

Pour ma part, quand il m’arrive de sortir le soir, je n’obéis en rien au cliché ‘tecktonik’, pourtant je fais à peu près la même chose qu’eux avec mon corps, sans mettre le même
nom dessus. On a pas forcément besoin, même si on a vingt ans, d’être rangé dans une case, genre « cool », « rockeur », « clubbeur », « gothique », ou que sais-je encore. Même au lycée, je n’avais pas l’impression de faire partie de ces cercles bien délimités. Un jour j’aime le rock, un jour j’aime la pop, un jour je vais en boîte, un jour j’écoute de grands classiques. Forcément, pour être intégré parmi les autres, ça n’aide pas.

A moins de ne fréquenter que des schizoïdes pluri-fonctionnels.

Et en exclu, la vidéo tecktonic fait par Nina que vous êtes cordialement invités à regarder parce que j’ai passé 5h à la monter, bordel !