Coucou les E.T !

Article dédié à mon moi d’avant, cette incurable believer (je l’ai tuée, ça me rend triste)


Il y a deux semaines (je crois), j’ai lu une petite news qui a excité mon imagination : on a trouvé un truc étrange dans la mer Baltique, un ONI. Le V reste à prouver. Oui, dans les eaux glacées git un étrange objet rond qui pourrait être une soucoupe volante. A moins que ce ne soit une tourelle d’un navire de la Seconde Guerre Mondiale, comme j’ai lu. Peu importe au fond, moi, ce qui m’excite, c’est de réfléchir à nos rapports avec d’éventuels Aliens. C’est vrai, si on croisait des petits hommes verts (gris ou bleus), que se passerait-il ? Ca, c’est excitant !


1- Ils viennent nous voir
a) Ils sont déjà là

Selon certaines mythologie, les Aliens viennent nous voir depuis longtemps mais apparemment, ça les branche pas trop de nous causer (ou alors, version ultime de la conspiration façon X-files : ils ne parlent qu’aux puissants de ce monde). Ce sont peut-être juste des E.T anthropologues après tout, ils nous étudient en toute quiétude mais ils ne comptent rien faire de plus de nous. A moins que nous soyons le meilleur programme télé de l’univers (je regarde trop South Park). A moins que, comme dans The signs, ils se font discrets car ils préparent une invasion. Pourquoi pas mais déjà, dans The Signs, ce sont les E.T les plus cons de l’univers vu qu’ils supportent pas l’eau, ils veulent coloniser la Terre (on a que 75% de notre planète recouverts d’eau, ça gère). Puis si on considère que l’on retrouve la trace des E.T. depuis la nuit des temps, je les trouve pas très dégourdis pour gérer l’invasion surtout que technologiquement, nous, on n’est pas foutus d’aller chez eux donc ils nous dominent très largement…


b) Ils débarquent un beau matin


Alors que nos petits E.T se promenaient dans l’espace, voilà-t-il pas qu’ils croisent notre planète et découvrent la vie. Un peu comme un jeu vidéo Amstrad de mon enfance où on visitait des planètes et il fallait parler à des E.T. (Captain Blood, je crois). Donc bon, c’est pas garanti que ceux-ci soient sympas, ils pourraient arriver, voir qu’on a de la vie et des ressources et se dire « ah ben tiens, on manque d’esclave en ce moment, on n’a qu’à prendre ces bonhommes là. » Ou ils pourraient en vouloir à nos ressources parce qu’ils ont épuisé celles de leur planète et que pour survivre, ils vont chercher ailleurs ce dont ils ont besoin. Là, encore, ils nous dominent sur le plan technologique parce que bon, nous, on n’est jamais allés plus loin que la Lune et encore, on n’y a pas envoyé toute une armée. Si tant est qu’on soit réellement allé sur la Lune, c’est exaltant d’un point de vue imaginaire mais c’est pas le débat. Donc bon, si les E.T ne nous veulent pas du bien, on est mal. Parce que dans les films/séries, ils ont toujours un gros point faible qui permet de leur mettre la fessée, peut-être que dans la vraie vie, en 2 secondes, ils nous éradiquent (reste à espérer qu’ils cherchent des esclaves).
Ceci étant, ils peuvent juste être sympas et nous parler pour nous apporter leur technologie et leur sagesse. Sauf que bon, on n’est pas obligés de les accueillir en grande pompe : de 1, on n’aime pas les colons et de 2, qu’est-ce qui nous prouve qu’ils ne veulent pas nous soumettre. Hein ? Hein ? Bref, si nos petits E.T sont humanistes et pleins de bonnes intentions, ils risquent d’être un peu déçus…


2 – On les trouve
a) Ils sont plus évolués que nous
Mettons qu’on trouve le moyen de se balader sereins dans la galaxie. A un moment, on passe par-dessus une planète et on trouve la vie mais genre la vie hyper civilisée, bien plus que nous. Il est possible qu’ils aient déjà connaissance de notre existence (ce sont les anthropologues de l’espace). Bon ben on se tape la bise, on met en place des relations diplomatiques, sans doute. Parce que bon, on a beau être cons, on sait qu’ils nous éradiqueraient en trente secondes si on les énervait un peu donc on va rester cool.

b) Ils sont moins évolués que nous.
Mon hypothèse préférée : on se promène dans l’espace quand soudain, on trouve un planète habitée. Tels des Christophe Colomb intergalactiques, nous voici face à de nouveaux espaces vierges, prometteurs, parsemés de quelques indigènes. Et oui, nous allons faire nos colons. Au mieux, nous tenterons de leur apporter notre technologie et notre savoir pour un mieux être, tout en leur imposant vaguement nos valeurs humanistes. Au pire, tous ces nouveaux espaces, ça va nous rendre tout fou donc on va leur apporter notre savoir, notre technologie et nos valeurs humanistes pour mieux les soumettre. Et s’ils résistent, on leur apprendra qui est le plus fort, mouarf !


Il y aurait de quoi faire des tas de romans sur ces différentes versions. Ce que je trouve étonnant, c’est que je n’ai lu que peu de choses sur la version 2b alors qu’elle me paraît en soit la plus fascinante : entre l’humanisme et le profit, lequel l’emportera ? [Si tu as des romans/films sur le sujet, balance en comm!]

I want to believe

Un dimanche de novembre, je suis allée au salon des bouquinistes avec mes parents (il ne m’arrive que des choses folles) et j’ai été surprise par le nombre d’ouvrages ésotériques qui fleurissaient ça et là : ovnis, fantômes, sorcières et voyants. Par ici, vous trouverez les réponses à toutes vos questions.


J’avoue que l’ésotérisme a toujours été l’un de mes péchés mignons. La faute à l’emission Mystères qui me manque tant. Dès que je vois une émission ésotérique poindre, faut que je la regarde, surtout quand y a des reconstitutions. Même quand elles sont mauvaises. Je ratais pas un normal/paranormal alors que le concept de l’émission était un peu bancal : un reportage, un débat sceptique/croyant où chacun restait strictement sur ses positions et Stephane Rotenberg qui disait « à chacun de se faire sa propre opinion ». Mais j’aime les histoires de voyance, d’ovnis et surtout de fantômes. C’est pas pour rien que j’étais une fan absolue de X files et que j’avais justement le fameux poster « I Want to believe » dans ma chambre.

Parce qu’aujourd’hui, le principal problème est là : je ne crois plus. Toutes mes croyances adolescentes se sont envolées au fur et à mesure que je grandissais. Parce que j’ai beau ne pas être scientifique pour deux sous, l’âme me parait un concept bien trop flou pour être crédible. Pourquoi tous les êtres vivants n’en auraient pas ? Même une amibe ? Ce n’est réservé qu’à l’être humain ? Pourtant mon chat me semble doué d’une certaine affection, d’une capacité de réflexion (elle a compris qu’au bout de mon coude, y a mon avant-bras et ma main et que si elle le grignote, ma main finira par sortir de sous l’oreiller pour lui faire un câlin). Elle n’aurait pas d’âme ? Or si l’âme n’existe pas, qu’est-ce qu’un fantôme ? La résurgence électrique d’un souvenir ? L’activité électrique d’un individu voyagerait dans le temps ? Mais si on n’a pas d’âme, qu’on est une simple mécanique, quand on mourra, ce sera un tomber de rideau définitif.

Et ça, j’aime pas. Je n’ai pas peur de la mort en soi. S’il n’y a rien après, on ne s’en rendra pas compte. Mais je trouve cette idée révoltante ! Je ne vivrais qu’un mini bout de l’histoire humaine ? Vraiment ? Tu veux dire que quand je meurs, je ne connaitrai jamais la suite de l’histoire ? Que mon moi, sous une forme ou une autre, ne pourra jamais savoir ce qu’il se passera en 2200 par exemple ? Ah mais non ! Évidemment, si mon âme existe bien en 2200, elle ne se souviendra pas avoir vécu en 2011 donc bon… Mais quand même. Je me souviens ado, alors que je pensais du haut de mes 15 ans que ma vie était un gâchis, que j’étais moche et qu’aucun mec ne voudrait jamais de moi, seule une pensée me consolait : dans ma prochaine vie, je gèrerai mieux. Bon depuis, j’ai un peu rattrapé mon retard sur cette question là et je me trouve plutôt pas mal et j’ai surtout pas envie d’arrêter cette vie là. Même si j’en ai une après, elle attendra.

J’ai envie de croire. Parce que l’ésotérisme a quelque chose de magique et donc d’enfantin. J’ai envie de croire que tout ne s’explique pas car il y a des choses au delà de la simple physique, chimie ou biologie, qu’il existe une science surnaturelle dont nous ne maitrisons que les bribes et dont nous avons tout à apprendre. Quoi qu’en ce qui concerne les extraterrestres, c’est pas du surnaturel. Je veux dire que si on a un jour la preuve de leur existence, ça ne sera plus soumis à débat. D’ailleurs, faut forcement que mon âme continue à vivre, je ne peux pas rater ce jour là, je suis curieuse de voir quelles seraient les relations avec nos amis extraterrestres. Ça dépendra bien sur de qui est le plus évolué, s’ils nous trouvent ou si on les trouve… Oh ça m’excite l’imagination, ça… Bref, tout ça pour dire que l’idée qu’il y ait des domaines de connaissance inconnus et non maitrisés, ça me fait fantasmer, j’imagine toute cette masse de connaissance peut-être à découvrir… Ou peut-être pas.

En attendant, les histoires de fantôme, ça fait toujours un tabac auprès du feu de camp…

Pour vivre heureux, vivons sans télé?

Par Diane

Il y a quelque chose de pourri au royaume du PAF.

Je ne suis pas une grande consommatrice de télévision. Je regarde pas mal de films en dvd, mais plutôt rarement la télévision.

Il se trouve que, ayant depuis peu un nouvel appartement, j’ai acquis en prime un téléviseur. Et, d’après la théorie qui veut que quand on s’achète des trucs, on s’en sert (….théorie qui ne tient pas toujours la route en ce qui concerne l’étrange phénomène qu’on appelle l’acheteur compulsif), eh bien je me suis mise à regarder un peu plus la télé. L’autre jour, par exemple. Littéralement affalée sur le canapé aussi gracieusement qu’une baleine échouée sur le rivage, j’atteins la 174 ème page des frères Karamazov et, malgré le  génie
narratif de Dostoïevski, je fais un énième retour en arrière car mon cerveau n’arrive pas à imprimer le fonctionnement (digne des codes cryptés les plus complexes de la N.A.S.A) des patronymes russes (Fédor Pavlovitch Karamazov a trois fils: ivan fédérovitch karamazov, dmitri fédérovitch karamazov-qu’on surnomme parfois Mitia- et alexis fédérovitch karamazov -qui des fois, s’appelle
aussi Aliocha. Dmitri fédérovitch a promis monts et merveilles à catherine ivanovna polenskaia, mais a fricoté -le vilain- avec grouchenka polenta ratafia, aussi appelée Micheline les jours de pluie. Et encore,là, je simplifie. Si vous voulez mon avis, Dostoievski aurait triplé ses ventes s’il avait appelé ses héros John, mike, brad et Bob).

Bref, ayant besoin de me reposer l’encéphale un tantinet, je tends ma tentacule droite vers la télécommande et allume la chose.

-Chaine n°1: les infos: en vrac: le pauvre monsieur de 50 ans avec une femme, 4 gosses + des quintuplés à venir est au chômage, le vilain virus de la grippe A qui a fait moins de morts que le système patronymique russe a muté -un myopathe cancéreux et un hamster lapon en sont morts-, la banquise fond comme mister freeze au soleil, et notre président…..notre président (tout court).
(…..mouarf).

zappons

-Chaine n° 2: j’opte pour une chaine genre national géographic 30 millions d »amis. Une madame nous présente gaiement une clinique vétérinaire en australie spécialisée dans le soin aux petits koalas. On soigne dans cet établissement les mignonnes petites boules de poils qui pourront ainsi retourner chez elle. Diantre que c »est mignon. Eh bien non, à peine rentrés dans le truc qu’une vétérinaire nous explique que la mignonne petite boule de poil ,eh bah elle est en train de crever d' »un virus qui bouffe son système immunitaire, et que le sida du koala extermine toute l' »espèce, même que elle devrait pas faire long feu sur la planète de toute façon. Tiens regardez la petite madame koala là avec son pti nez qui remue et qui s’accroche à votre bras comme une huitre à son rocher, eh bien le virus lui a refilé 4 kystes aux ovaires gros comme mon petit coeur tout gonflé de compassion triste, elle tient plus debout, elle couine, elle souffre il faut la piquer pouf elle est morte.
Bon.

zappons

-Chaine n° 3: une sorte de jeu télévisé du genre bigdil. Une grande démonstration haute en couleurs de la bienveillance et de la fraternité humaine. Un monsieur est là, fébrile. On l’a choisi moche, petit et gros, c’est mieux, ça va faire pitié et émouvoir le chaland. Il est là, silencieux, un peu renfermé, timide, il regarde le présentateur option brushing barbara gourde en silence, avec un sourire un peu forcé mais sincère malgré les plaisanteries très fines du connard brushé qui du haut de son costard Vuittron, le félicite, l’air puant et goguenard, sur le choix de ce magnifique gilet jacquard que sa grand mère avait tricoté pour l’obtention de son bac.
Le monsieur attend qu’il aie fini de se foutre de sa poire et qu’il lui demande quelle boite il choisit, parce que attentionnnn il faut bien choisir, dans une boite il y a 100 000 euros c’est une somme ça 100 000 euros hein ça vous serait utile 100 000 euros hein, 100 000 euros, 100 000 euros (caquette t-il en changeant sa fréquence de voix, pour bien lui faire sentir le poids de ce qu’il peut perdre). Et le monsieur de répondre faiblement « celle de droite », avec dans la voix toute l’angoisse pesante de ses multiples crédits, du traitement de sa femme et des études de ses fils à qui il aimerait payer une grande école de commerce pour qu’ils n’aient jamais à s »abaisser à aller dans ce genre de débilités accroche-désespérés dans l’espoir de sortir de la merde financière dans laquelle il est englué.
…..attention attention, vous avez gagné…………..20 centimes! ohhhh c’est dommaaaaaage, vous n’avez pas choisi la bonne boiiiiite, elle était juste à côté pourtant bon bah voila au revoir hein.

Bon.

Et là je dis mais voilàààà, j’ai trouvé le facteur principal de la « crise »: c »‘est la télé!

Après environ une heure de visionnage, j’ai mal au bide, une grosse boule dans la gorge, j’ai peur d’aller dans le métro et y choper un virus, d’aller dans ma classe (suis prof) et de me faire poignarder par la jeunesse hyperviolente et stupide, et j’ai presque envie de verser une larme sur l’humanité perdue. Du coup je sors plus, je gagne plus d’argent, je regarde encore plus la télé, j’ai plus d’argent, je prends un crédit, arrivent les huissiers, je déprime, je deviens hypocondriaque, je multiplie les rdv chez les médecins, je creuse le trou de la sécu, l’économie française s’écroule, on déclare la guerre aux russes qui s’allient avec les japonais, devant la faiblesse mondiale les extra-terrestres débarquent et pouf on retourne tous au stade amibe.

Bref, plus sérieusement quand je pense qu’il y a des gens qui regardent la télé 5h par jour et plus… je comprends mieux pourquoi je me fais marcher dessus dans le métro. C’est incroyable le potentiel anxiogène que peut avoir cette petite boite…. 30 minutes de visionnage quotidien et vous perdez toute foi en l’espèce humaine et en l’avenir! wou ou! Je sais pas vous, mais moi, à chaque fois que je regarde la télé plus de 30 min, il me prend quasi-instantanément une envie soudaine de regarder une comédie musicale. Une sorte de palliatif en somme, comme quand on enlève un pansement d’un coup sec et qu’on appuie tout de suite après sur le bobo comme pour apaiser la douleur… (http://www.youtube.com/watch?v=k-HhoQLC9q8 )

J’ai l’impression que tout y est déformé (ça, c’est pas nouveau), mais à l’extrême: c’est comme les bonnes vieilles tragédies grecques: il faut susciter l’horreur et la pitié, pas moins. C’est du réchauffé d’Aristote tout ça. Faire du chiffre, du brouzouf, montrer des filles qui ondulent des hanches en faisant « han han, han han » autour d’un mec à capuche qui fait « han han, han han », des mecs qui pataugent dans leur honte mais qu’on paye pour la montrer alors bon…, des gourdes qui gloussent et des koalas qui crèvent .
En gros, que des caricatures du genre humain. Du grossi, du bourrin, de l’hyperbolique, de l’exacerbé, du frénétique.
Et si peu de place pour le subtil, pour la finesse et la nuance.

Oui, je sais, je râle, mais que voulez vous j’utilise le processus d’écriture cathartique pour délivrer mon âme de la profonde angoisse et du désespoir amer dans lesquels m’a plongé cette petite heure au sein du royaume pourri et tout puissant (et je pèse mes mots, quelle puissance elle a donc, cette petite boite…) du PAF.

Et devant ce constat affligeant du peu de résistance que ma conscience est capable d’opposer  à la télé, j’interroge votre propre relation au PAF: êtes vous capables de la regarder plus d’une heure sans pleurer? désespérer? devenir parano-agressivo- hypocondriaque?
Le pouvez vous sans regarder l’Humanité après coup comme un ramassis gargouillant de raclures de bidet?

 

T’es que tonique ?

Par Bobby
 

Forcément, la tecktonik, comment ne pas en parler ? Elle a envahi les rues virtuelles d’internet, puis le monde réel. Les TCK (tecktonik killers) sont partout, et à moins que vous
ne soyez des extraterrestres, vous en avez obligatoirement entendu parler.

Puisque je suis le benjamin de la bande des Vingtenaires, je me dévoue pour parler de cet intéressant phénomène de mode, à travers mon propre vécu. Attention lecteurs, dans la
phrase qui vient, je vais me la péter grave. Il se trouve en effet que je suis un véritable dieu de la danse quand j’arrive dans une boîte de nuit. [c’est bon, le mode péteux est passé].
Sans blague, j’ai jamais pris de cours de danse mais je me débrouille franchement bien. Ok, ça reste de la danse « de boîte », me direz-vous. Ce à quoi je répondrai : certes.

Mais il n’empêche que petit à petit, et ce sans avoir jamais entendu dire que ça portait un nom à Paris, j’ai commencé à bouger mes bras dans tous les sens sur les dance-floors.
D’abord, ça restait très anarchique. Puis, Rudolphe, une amie, m’a dit : « ah mais tu sais y a une danse comme ça, ça s’appelle la tectonique ». Alors, moi, direct, je vais sur google
en rentrant chez moi, je cherche « danse tectonique », je ne trouve rien. Forcément. Ca s’écrit « tecktonik ». Haha. La feinte.

Et je découvre les vidéos de Jey-Jey, Cali, Spoke, etc. Des petits minets de banlieue parisienne se filmant chez eux (chambre, garage et autres lieux non moins glamours) en train d’exécuter des mouvements bizarre sur de la techno. Ok, bon. Pas fute-futes les mecs, a priori. Un look un peu bizarre, m’enfin, guère pire que les autres modes lycéennes. Avec ma meilleue amie, Léa, toujours en province, on décide de s’y mettre. On va en boîte, on attaque avec maints moulinets brachiaux, et là, hallucinant, un mec se ramène et commence à frapper Léa en criant : « arrête de danser comme ça, ça me saoule trop ». Ok. Le mec, on le connait ni d’Eve ni d’Adam, mais on laisse couler. Bizarre, quand même, la réaction des gens.

Finalement, j’arrive à Paris en octobre dernier. Le soir de mon emménagement, un type me contacte, il veut faire un reportage et il cherche un scénariste. Vu que je suis inscrit
sur pas mal de forums et autres sites de cinéma, je suppose que c’est là-bas qu’il a trouvé mes coordonnées. Le sujet de son reportage ? La tecktonik, bien sûr.

Me voilà donc à retrouver les stars du mouvement, qui ont impulsé cette vague au Metropolis lors de soirées éponymes. Je fais la connaissance « en réel » de Jey-Jey et
Cali, entre autre, afin de mieux cerner leur façon d’être pour m’aider dans l’écriture du scénario (il se trouve au passage que Cali me rappelle Joàn, mon amoureux de Cuba, dont je te parlerai, cher lecteur, très prochainement…). Vous imaginez mon état, tout émoustillé le petit Bobby. A la fin de l’entrevue, dans un élan de sociabilité inouïe, plein d’espoir, je lance au dit
‘Cali’ :

« Bon ben, puisqu’on va bosser ensemble sur ce film, tu pourras m’apprendre les mouvements, haha. » [le « haha » permets de me préparer à un éventuel refus, genre « mais non de toute façon je disais ça pour rire]

Ce à quoi il me répond :

« Ben pour ça, vous regarderez nos vidéos sur internet. »

Connard. Déjà j’ai qu’un an de plus que toi, alors pas la peine de me vouvoyer, et puisque c’est ça, je hais ta danse pourrie. Voilà, en gros, mon expérience avec la chose.

D’un côté, on a les addicts de la tecktonik, tranche d’âge 12-15 ans (voire plus jeune encore). De l’autre, une vague écrasante anti-tecktonik. Alors certes, ces jeunes ‘rebelles’
renvoient une image hautement superficielle et gélifiée de toute une génération. Certes, les mouvements de bras, ça fait bizarre. M’enfin, je me demande, pourquoi une telle animosité à leur égard ? En quoi sont-ils plus ridicules que les danseurs de hip-hop, par exemple ?

Il faudrait alors distinguer deux choses radicalement différentes, que l’on amalgamme sans doute un peu :

–       la tecktonik elle-même, qui est à la fois un titre de soirées ayant
lieu au Metropolis, une marque de vêtement et de boisson énergétique, qui renvoie à un code vestimentaire, une façon de se coiffer, de se comporter, bref, une MODE

–         la danse electro, qui est un prolongement corporel de la
musique electro, et peut s’exécuter sans slim, sans crête, ou sans avoir des joues de minet imberbe, bref, une simple DANSE

Pour ma part, quand il m’arrive de sortir le soir, je n’obéis en rien au cliché ‘tecktonik’, pourtant je fais à peu près la même chose qu’eux avec mon corps, sans mettre le même
nom dessus. On a pas forcément besoin, même si on a vingt ans, d’être rangé dans une case, genre « cool », « rockeur », « clubbeur », « gothique », ou que sais-je encore. Même au lycée, je n’avais pas l’impression de faire partie de ces cercles bien délimités. Un jour j’aime le rock, un jour j’aime la pop, un jour je vais en boîte, un jour j’écoute de grands classiques. Forcément, pour être intégré parmi les autres, ça n’aide pas.

A moins de ne fréquenter que des schizoïdes pluri-fonctionnels.

Et en exclu, la vidéo tecktonic fait par Nina que vous êtes cordialement invités à regarder parce que j’ai passé 5h à la monter, bordel !

Elucubrations nocturnes

 Par Tatiana
 

La nuit, souvent je fais des rêves. Oui, bon je sais tout le monde en fait. Mais le truc c’est que moi je m’en rappelle tout le temps (car en général je me réveille juste après et je me rendors aussi sec), et qu’ils sont assez bizarres. Mon inconscient aime à s’exprimer haut et fort. Déjà quand j’étais au lycée, une des premières choses que je faisais en arrivant le matin c’était raconter mes rêves devant une audience mi-captivée, mi-interloquée devant mon imagination nocturne. Aujourd’hui ça continue. Je pourrais écrire un livre sur mes rêves. Une de mes amies m’a même dit que mes rêves étaient tellement bizarres qu’elle va m’acheter un livre sur l’interprétation des rêves pour mon anniv. Faut dire que les psychanalystes se régaleraient tellement ils sont symboliques.

L’autre soir mon inconscient a remis ça, une fois de plus. Voici ce dont je me souviens, donc pardon pour les choses peu claires :

Je suis dans mon appartement et il fait jour. Je dirige mes yeux vers ma fenêtre et là à mon grand étonnement et énervement, je vois un mec (le chanteur Raphaël) sur mon balcon me regardant avec l’œil pervers et avec le sexe qui sort de son pantalon. Ca me met hors de moi et je lui hurle dessus (mais il se marre) et je finis par appeler la police. Mais comment est-il arrivé sur mon balcon ? Alors en fait il à balancé une corde par-dessus la fenêtre et il a fait genre je m’accroche à la corde. Oui parce qu’il habite l’immeuble en face et il faut savoir que ma rue est très étroite et que de ma fenêtre à celle de mon voisin y a pas tellement de distance. La police met un certain temps avant d’arriver et au final je me rends compte d’un coup que je suis tranquillement en train de parler avec lui chez moi. Ni une ni deux je le remets dehors et je ferme les volets pour être sûr qu’il ne remette pas les pieds chez moi. C’était un conseil de la police. De son côté je crois que la police lui interdit de remettre les pieds sur mon balcon et il doit jeter sa corde sous peine de grosse amende. Après je ne me rappelle plus de rien, j’ai du me réveiller je crois.

Bon et là c’est seulement un aperçu, il est pas si bizarre que ça ce rêve. J’en ai fait des pires, dont celui ou des extraterrestres qui ont l’apparence de la faucheuse, descendent sur terre (enfin chez mes parents) et je me bats contre eux. Ou encore celui où je vois un chat s’éventrer devant moi (tout en me parlant en même temps) et se recoudre ensuite. Celui là il m’avait traumatisé à l’époque. J’en passe et des meilleures cela va s’en dire.

Vous l’aurez donc compris, ma vie nocturne est aussi folle que ma vie normale. Mon paysage onirique est très varié, on ne peut pas dire que je n’ai pas d’imagination. Par contre, soyez gentils de ne pas trop interpréter mes rêves. Si justement cela apparait codé c’est bien pour que ça n’arrive pas jusqu’à ma conscience.