Courrier des cœurs : réponse à Tulipe

Cette semaine, Tulipe nous a posé la question suivante : « J’ai rencontré un mec y a quelques temps, on est un peu sortis ensemble mais là, ça fait 15 jours que j’ai plus de nouvelles. Il n’est pas branché téléphone mais là, quand même… Du coup, je me demande si je peux ou dois lui envoyer un ultime message ou si je dois attendre qu’il revienne vers moi car j’ai peur que si je lui renvois des messages, je l’effraie, ça fasse trop fille accro. Votre avis? »



La cellule love and sex s’est réunie et voici ce qu’on en pense

Marine : Donc non seulement tu n’attends plus de nouvelles, mais surtout tu ne lui écris pas. Non, ça fera pas « fille accro », ça fera « boulet », celle qui comprend pas l’évidence, à savoir que le mec a lâché l’affaire et a même pas pris la peine de le signaler. Par ailleurs, inutile de le réprimander, le plan « dignité offensée », il n’y a
que les filles qui y croient, lui, ça ne l’atteindra pas. Donc pour ton bien-être, n’attends plus rien de lui, lâche l’affaire e basta cosi.

Summer : Ben ça dépend si tu lui as déjà envoyé 160 messages et que tu n’as aucune réponse dans ce cas oui vaut mieux laisser tomber, si tu ne lui as laissé qu’un ou deux messages un petit dernier pourquoi pas, mais entre nous comme dirait Miranda, s’il rappelle pas c’est que tu ne l’intéresses pas vraiment (enfin elle le dit pas comme ça Miranda mais en substance c’est presque ça!)

Enzo : Tu as raison, un homme est un petit animal fragile qui s’effraie rapidement et facilement. D’ailleurs il faut beaucoup de tact pour l’apprivoiser. Et si tu es forte tu pourras le baguer (pour le reconnaitre parmi les autres).
Hum non ca colle pas, je la refais :
Mais bien sur tu as raison, c’est dur de franchir le cap et d’aller à l’encontre des lois de la nature : c’est à l’homme d’appeler, biologiquement, c’est dans les gènes. Ne joue pas avec la nature, sinon la nature se vengera !
Ca colle pas non plus…
Bon oui tu peux lui envoyer un message (d’ailleurs tu aurais pu et du le faire plus tôt, je ne te félicite pas) mais 15 jours sans nouvelles, c’est plutot mauvaise signe (pour tous les êtres humains, que ce soit homme ou femme).

Diane : Sache, petit scarabé, que la lacheté masculine a su développer de nombreuses techniques d’évitement à travers les ages. Il semblerait ainsi ici que nous soyons en présence de la fameuse et merveilleuse technique du: « je t »ignore et je ne réponds pas à tes appels ni à tes messages afin de te montrer que tu ne m’intéresses plus parce que je n’ai pas l’honnêteté ou le courage de te le dire carrément et clairement »

Donc, mon conseil: lui envoyer un ultime message pour célébrer ta liberté (plus ou moins ironique, hein: « bon bah puisque tu réponds pas, j’annule le plan à trois avec ma copine Carmen electra »), ou tout simplement on efface son numéro. Errare humanum est, perseverare connardum.

Nina : Ahem. Bon, sur le papier, ça semble mal barré mais bon, il a peut-être une bonne excuse genre une appendicite…Dans ce cas là, je suggère la technique du ultime SMS du genre : « le silence radio, c’est pas classe » ou assimilé. Là, deux choses : soit son orgueil de mâle est piqué et il te répond, soit il répond pas. Comme tu auras activé l’accusé de réception pour le SMS et qu’il répond pas, c’est définitivement un connard. Tu peux aussi faire un SMS d’insulte si tu as besoin de te défouler mais bon…Comme dit Marine, ça ne servira pas à grand-chose. Au moins, tu auras fait une dernière tentative et tu pourras passer à un autre mec, certainement plus classe.

Voilà, si toi aussi, tu as une question vitale à nous poser ou une question à la con pour nous amuser, n’hésite plus, laisse un comm, écris un mail
(nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke-moi (Nina Bartoldi, aussi), manifeeeeeeeeste toi !

La méthode drague infaillible

Lecteur, lectrice, bonjour. Sache que si tu crois vraiment qu’on peut te filer une méthode de drague clé en main, c’est que tu rêves ta vie. C’est d’ailleurs ce que je vais tente de te prouver dans cet article mais en fait, je pense que tu en es déjà convaincu.

Il y a quelques années, je regarde la télé, un reportage de la 6 ou TF1 sur une école de drague, je me bidonne. Depuis, ça pullule et régulièrement, des mecs frustrés d’avoir payé je ne sais combien d’euros viennent m’insulter sur l’article de la drague dans la rue parce que merde, je joue pas le jeu, je ne veux pas me laisser draguer. Ben ouais, mon gars, la drague, ce n’est pas une question mathématique. Sors tes phrases toutes faites et tu vas voir le résultat : si tu es agressif, la fille ne te regardera même pas, si tu es drôle, elle va pouffer et reprendre son chemin. Y a que si tu es beau gosse et drôle et sympa que tu as une chance d’attirer son attention et encore, si tant est qu’elle soit disponible.

Messieurs, imaginez que j’écrive un article « comment draguer un mec » en donnant à mes lectrices une méthode clé en main avec petites phrases choc, sujets à aborder. Qu’allez-vous dire ? Quelque chose comme : « n’importe quoi, c’est un ramassis de clichés, tous les mecs n’aiment pas le foot, ne sont pas réactifs à ça… Moi en tout cas, je ne réagirais pas à ce genre d’approche ». Voilà, ben devinez quoi : nous les filles, c’est pareil. Les femmes ne sont pas toutes les mêmes, cette phrase n’est à sortir qu’en cas de grosse colère post rupture mais sinon, non. Un mec qui me paie tout pour me montrer qu’il est riche n’a que peu de chances de me séduire parce que non seulement je ne recherche pas la sécurité financière chez un homme mais le mec qui joue sur ça va me donner la sensation de m’acheter et ça, c’est non. Bref, si vous, les mecs, vous n’êtes pas sensibles aux mêmes choses, pourquoi nous, nous serions toutes sur le même mode ? Il n’y a pas de méthode de drague infaillible. Alors si payer des cours de drague peut donner confiance en vous, à la limite, pourquoi pas. Mais croire que trois phrases feront tomber les minettes, là, non. Même si vous êtes beau comme un camion. En général, peu de filles aiment les phrases toutes faites, faut qu’elle soit limitée la nana pour glousser sur un « Ton père est un voleur, il a pris toutes les étoiles dans le ciel pour te les mettre dans les yeux ».

Enfin, messieurs (et mesdemoiselles, le conseil s’applique à tout le monde), il faut comprendre une chose essentielle : votre proie n’attend pas forcément d’être draguée pour vivre. Dans la rue, le métro… il y a aussi des femmes en couple, heureuses, amoureuses et fidèles et qui n’ont aucune envie de se faire aborder. Le « tu ne sais pas ce que tu rates, pauvre conne », elles s’en foutent, elles savent ce qu’elles ont et leur mec ne les traiteraient jamais de pauvre conne, par exemple. Evidemment qu’un compliment, ça fait
plaisir et que même, s’il est dit gentiment, je remercierai celui qui me l’a adressé. Ce n’est pas pour autant que je viens d’accepter de sortir avec lui. Parfois, quand je lis les réactions sur l’article sus nommé, j’ai limite l’impression que si une fille ne répond pas à votre tentative d’approche par un refilage de numéro à minima, c’est une garce. Mais les mecs, on ne vous a pas attendu pour vivre. Et même si la fille draguée est célibataire, elle a le droit de ne pas tomber sous votre charme dévastateur et vos phrases pré fabriquées. Ca, c’est assez typique de meetic, aussi : le mec envoie un mail qui pue le copier/coller à 3 km et revient deux jours plus tard : « tu pourrais répondre au moins connasse ! ». Non, je ne réponds pas car d’abord, tu ne me plais pas (désolée mais je ne vais pas me forcer pour te faire plaisir) et ensuite, sur ce genre de site, il est impossible de papoter sans ambiguité. Je me souviens d’une fois où j’avais répondu à un mail rigolo, je commence à papoter avec le mec qui, au bout d’un quart d’heure me demande si notre différence d’âge n’est pas un obstacle. Outre le fait que 7 ans de différences, ce n’est pas significatif pour moi, on ne s’était encore jamais vus ! Le mariage était donc très loin. Mais il était un peu nerveux le monsieur, il m’a viré de MSN après que j’ai annulé notre rendez-vous car j’étais malade… pour de vrai.

Bref, la séduction est un jeu qui s’adapte à la personnalité qui est face à nous, la drague son avatar lourdingue. Ce n’est pas parce qu’on fait l’effort de faire le premier pas que l’autre doit obligatoirement nous répondre… Et le fait de se prendre un vent ne légitime aucune insulte.

La politique française m’ennuie

Ca faisait un moment que je n’avais plus parlé de politique française et pour cause : qu’est-ce que ça m’emmerde. Aujourd’hui, ce n’est plus que du pro sarkozysme contre de l’anti sarkozysme, les deux aussi primaires l’un que l’autre et on oublie de parler de l’essentiel. Sans parler de l’incontournable Carla Bruni-Sarkozy qui émerveille ou agace selon le camp où l’on se trouve. Parce qu’aujourd’hui, la politique française me paraît tellement manichéenne que je ne vois même plus l’intérêt de débattre, ça restera stérile quoi qu’il en soit.


A ma droite, Sarko et sa clique. Je pense sincèrement que Sarkozy n’est pas un homme très intelligent. J’ai lu pendant mes vacances un dossier sur sa personne dans Le Point qui publiait pas mal de petites phrases off et il m’a fait l’effet d’un petit notable de province qui commente la vie au café du commerce le dimanche. On le sait que c’est pas un technocrate, ce fut même un de ses arguments vente mais y a des fois, je me demande s’il est pas sous substances pour dire des conneries pareilles. Mais surtout, Sarko, ce qui me frappe chez lui, c’est le manque total de subtilité. Prenons le cas de la nomination du président de France Television par ces soins qui émeut tout le monde et surtout ses détracteurs. Bon, atterrissez un peu : jusqu’à présent, le président de France Télévision a toujours été nommé par le Président du CSA nommé par… Ah bin par le Président de la République. Y a qu’à voir la valse traditionnelle des
présentateurs de JT du service public après chaque élection pour comprendre que la présidence de la République a toujours traîné par là. De même pour la nomination ou révocation de certains journalistes. Le jovial Chirac a toujours été un killer et beaucoup ont vu leur carrière salement menacée par ses interventions et pas que dans le journalisme d’ailleurs. En somme, la seule nouveauté, c’est que c’est fait de façon ostensible et sans la moindre nuance. Sarko veut montrer toute l’étendue de son pouvoir, là où ses prédécesseurs agissaient dans le secret de leur bureau. Je suis même sûre que les pro sarkozystes trouvent ça très bien cette façon de jouer franc jeu en permanence. Moi, je trouve que c’est rajouter inutilement de l’huile sur le feu. La méthode Sarko, quoi.

Au delà de ça, je crois qu’on s’emballe franchement trop sur le cas Sarko qui n’a même pas forcément l’ambition de faire un deuxième mandat. Il veut rester dans l’histoire comme celui qui aura fait le plus de réformes mais après, il se rêve une retraite à la Clinton « il se prend 15 000 euros par conférence, je vais m’en mettre plein les poches », aurait-il dit, toujours selon le Point. Je crois que se cantonner à un anti sarkozysme primaire en guise d’opposition est une connnerie monumentale. Et notre amie Ségolène, à peu
près aussi fine, intelligente et incontrôlable que le père Sarko dès qu’elle sort de ses fiches, s’y vautre avec délectation. A l’heure actuelle, mon pire cauchemar serait un second tour Ségo-Sarko en 2012. Je voterai blanc tellement ça me paraît la peste et le choléra. L’opposition a 5 ans pour mettre sur place un projet, une alternative à la société que la droite construit aujourd’hui et leur figure de proue (mais qu’on la dégage, pitiéééééééé) mord tel un roquet le mollet du président, faisant fi du gouvernement qui va avec. Elle va jusqu’à faire des allégations très graves quant à son cambriolage. Y a des fois, j’ai l’impression qu’on est en plein X-files avec la théorie du complot, Sarko en homme à cigare qui tire les ficelles et Ségo dans le rôle de Mulder.  A mon sens, tout ça n’est qu’une surestimation de leur intelligence mutuelle, ils me paraissent franchement aussi pitoyables l’un que l’autre.

Il m’arrive souvent de lire les commentaires sur les articles des journaux en ligne et j’ai l’impression qu’aujourd’hui, on ne peut être que dans le radicalisme. Tous les arguments ne sont que clichés et contre clichés, chacun s’accusant mutuellement de pro ou d’anti sarkozysme primaire et c’est pas faux. Nous sommes incapables de voir plus loin que ça, d’avoir de vraies perspectives d’avenir, de réfléchir à des alternatives. Dès qu’on essaie de faire preuve de nuance, on se fait renvoyer dans nos 22 en se faisant taxer de naïveté voire de stupidité. Ben ouais, c’est tellement plus intelligent et enrichissant de rester dans un bête rapport de force qui ne fait avancer personne et, in fine, nuit globalement à tout le monde.

Alors oui, la politique française m’ennuie profondément et j’ai de plus en plus envie de ne plus lire les articles qui s’y rapportent. Mais pourtant, je me force : quel que soient mes opinions et ma lassitude, je préfère rester vigilante, histoire de savoir à quel sauce je vais être mangée.

Où trouver l’homme. Episode spécial : les bons plans de la rentrée

A la recherche du prince charmant

(Cher nouvel arrivant, avant de lire cet article, sache que c’est de la fiction, tout ça, c’est pour de rire. Je chercherais un mec avec un tel acharnement, je m’inquièterais moi même au plus haut point).

Me voici revenue sur Paris, surmotivée. Déjà, j’ai des atouts dans ma main : je suis bronzée [on sent bien la fiction, là], reposée, toute confiante en moi vu que j’ai attrapé un beau mec de la plage avec plein de qualités en prime. Ok, ce sont les vacances mais quand même. Mais un homme, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et Dieu Merci, je suis pas sûre qu’il soit encore en état après. Non, pour trouver l’homme, il me faut un plan d’attaque.

Ca tombe bien, la rentrée pointe paresseusement le bout de son nez. Ca se sent, dans le métro, y a plus de monde, les gens ont plus de mallettes que de sacs à dos, ils regardent tous dans le vide ou lisent leur 20 minutes plutôt que de fixer le plan de la ligne avec une attention de chaque seconde histoire de ne pas rater l’arrêt. C’est bien connu, à Paris, on aime changer les lignes pour faire des blagues aux touristes…

Bref, que se passe-t-il à la rentrée ? La vie associative reprend son cours, tout un tas d’activités me tendent les bras. Alors, voyons voir ce que je peux faire. Du sport ? Est-il réellement la peine que j’insiste sur cette voie là, au vu de mes résultats de drague, c’est à dire archi nuls ? Je crois qu’à un moment, il faut reconnaître qu’une voie n’est pas pour nous donc le sport, si j’y vais, ce ne sera que pour me défouler, pas pour draguer. Non, il me faut des activités plus nobles.

Des cours, en voilà une bonne idée. Ca tombe bien, ça fait longtemps que j’ai envie d’apprendre le russe. Les cours de la ville de Paris sont super intéressants mais je ne suis pas domiciliée à Paris [d’ailleurs, je cherche très officiellement une combine parce que, Paris, j’y passe quand même la majorité de mon temps de veille vu que j’y bosse, je ne trouve pas ça très juste de ne pas pouvoir en profiter. Oui, je ne paie pas d’impôts ici mais je consomme énormément sur la capitale, je fais un peu tourner l’économie !]. L’INALCO a l’air de
proposer des cours du soir mais leur site Internet n’est pas à jour pour le moment et je veux être sûre que ce n’est pas trop tôt ou trop loin car il m’est difficile de partir du boulot avant 18h au très grand minimum. Puis l’avantage des cours de langue, c’est qu’ils se pratiquent à plusieurs, sauf à prendre des cours particuliers qui coûtent un bras. C’est toujours mieux que les cours de musique qui se prennent en tête à tête. Notez les filles : prendre des cours de musique pour draguer un mec est très risqué. Si le prof est une femme, c’est mort pour vous.

Il y a aussi foultitudes d’ateliers en tout genre : photo, architecture… Haaaaaan, je sens que mes week-ends vont être vite tous pris. Puis même si je trouve pas l’homme, j’aurai au moins appris des choses.

Autre plan : les associations à but caritatif. Là, double combo : d’un côté, j’aide des gens dans le besoin, de l’autre, je peux choper du beau bénévole. Ok, dis comme ça, ça fait sans coeur mais si mon égoïsme amoureux m’encourage à donner quelques heures de mon temps à des gens qui en ont besoin, je me dis que je rééquilibre un peu mon karma. Maintenant, faut quand même que je trouve une cause qui m’intéresse parce que par exemple, sonner aux portes pour apporter la bonne parole des témoins de Jéhovah, non, c’est pas mon trip. Même s’il y a de très beaux témoins de Jéhovah, je ne m’appelle pas Katie Holmes, je ne vais pas vendre mon âme à une obscure église pour me choper un mec. Même si c’est Tom Cruise mais je le trouve méga beauf maintenant. Un peu comme George Clooney, je trouve qu’il glisse subrepticement vers le vieux beau, j’espère qu’il va se rattraper. Bref. Rien en rapport avec la religion. Le sida ? J’ai été refroidie par ma mauvaise expérience avec Aides donc du coup, je suis pas très motivée. Je sais : ma marotte à moi, ça a toujours été l’éducation des enfants dans les pays défavorisés. Oui, ok, de savoir lire, ça leur filera pas de la nourriture mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’occuper aussi de ce problème. Ok, je me lance, ma BA légèrement égoïste, ce sera ça.

La semaine prochaine, je vais donc m’inscrire à plein de choses.

Doutes et interrogations de la chercheuse d’appart

Ca y est, me voici angoissée, ça me rappelle ma recherche d’emploi et je n’aime pas ça du tout. J’ai pour l’heure visité deux apparts (rassurez vous, je vais tout vous raconter, ça vaut son pesant de cacahuètes) et je commence à déchanter : vais-je enfin trouver un F2 potable?

En ce moment, l’immobilier est à la mode, surtout sur la 6. L’autre jour, on mate l’émission où y a des agents immobiliers qui vous trouvent un appart ou une maison selon ce que vous voulez, avec le mec brun, là. Lui, je l’adore, on sent qu’il a régulièrement envie d’envoyer chier les gens qu’il chaperonne quand il dit, la mâchoire légèrement crispée : « non mais faut être réaliste, avec un tel budget, on ne trouvera pas mieux… ». On sent qu’il a envie de prendre la nana par les épaules, de la secouer très fort en lui collant
quelques claques en vociférant : « Mais t’es qu’une pauvresse, t’as un dossier de merde et tu crois que tu peux faire ta difficile, pauvre merde dégénérée? ». Mais non, il reste toujours poli, y a juste ses yeux qui lancent des couteaux. Donc on regardait ça et c’est parti pour le grand sujet du moment : acheter. Tout le monde ne me parle que de ça en ce moment : ma soeur, Vicky, Gabriel… Mais selon mon plan de vie, les choses vont se passer de la façon suivante : j’achète dans deux ou trois ans, ce qui va me laisser le temps d’épargner, de grimper d’un niveau l’échelle sociale (j’espère mais quand je dis niveau, je parle pas de tranche d’impôt ou de classe
sociale, juste continuer mon ascension professionnelle selon une voie normale). Surtout que mes parents vont nous faire une donation, à ma soeur et à moi, quand mon père aura vendu son cabinet donc ça me fera un bon apport.

Mais voilà, selon mon plan de vie, mon prochain appart, j’y reste deux, voire trois ans. Ce qui est finalement assez habituel pour moi : je suis restée 4 ans dans mon premier appart, 2,5 ans dans le second et là, j’en suis à 3. C’est pas que j’ai la bougeotte mais le premier était devenu invivable suite à l’installation dans ma résidence étudiante d’un groupe très bruyant donc deux de ses membres éminents vivaient pile en face de chez moi, le deuxième, c’est mon départ sur Paris et mon actuel, je veux le quitter pour des raisons déjà citées et que pour le même loyer, je peux trouver bien mieux.

Mais du coup, je me demande : dois-je me limiter à un F2 dans mes recherches? Pourquoi ne pas regarder les studios aussi ? Pour le même prix, j’aurai plus grand ou pour une même surface, un prix un peu moindre qui va me permettre de faire des économies. Bon, ok, sur le coup, je dois aligner des frais d’agence mais ils seront compensés par la récupération de l’ancienne caution qui va couvrir parfaitement la première avec un surplus pour l’agence puisque maintenant, on ne paie plus qu’un mois de caution. Merci Sarko, t’es bien urbain pour le coup. C’est cependant pas une raison pour toucher à mes RTT, tu crois que je t’ai pas vu ? De plus, si on considère que mon appart a pris 45 euros de loyer en plus sur  3 ans, je me dis que sur le coup, je vais un peu douiller mais que ça va très vite se rééquilibrer. Du coup, maintenant, je regarde les deux et je suis tout à coup bien plus résolue qu’auparavant.

Il est temps de se bouger les fesses pour de vrai. Plan A, la méthode Cracotte : je note les numéros et j’appelle pendant une pause. Si le plan A ne donne rien, je passe au plan B, le plan Lil Virgo : je prends carrément un RTT, tant que j’en ai encore et je passe ma journée à ça.

J’ai dit que je déménagerai pour mes 28 ans, il me reste 8 mois. Et les déménagements au boulot, ça ne compte pas.

A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

Salo ou les 120 journées de Sodome, de Pier Paolo Pasolini

Par Bobby

Depuis le temps que ça me titillait. J’ai même commencé à suivre un cours à la fac sur Pasolini au 2nd semestre dans l’espoir qu’on nous le projette en cours et qu’on l’étudie, sans succès. Mais là, ça y est. Je l’ai vu. Un film édifiant, qui reste gravé dans l’histoire du cinéma. Et qui a valu la mort de son auteur, assassiné après sa sortie.

Inspiré de l’oeuvre de Sade, Salo ou les 120 journées de Sodome relate l’histoire de quatre bourgeois qui, au temps de l’Italie fasciste, emportent avec eux dans une villa retirée 9 jeunes garçons et 9 jeunes filles, pour les esclavagiser. Le vice et la perversité font loi. Dès le début, on leur explique
qu’ils ne sont plus humains, qu’ils sont destinés au plaisir de leurs maîtres. Commencent alors trois cycles, semblables aux cercles infernaux de Dante, après un prologue qui nous présente les protagonistes et se nomme Antiferno (soit le « vestibule de l’enfer »)

Cercle des Passions

Les éphèbes et les nymphes sont tour à tour violés, maltraités sexuellement, humiliés. Hétérosexualité et homosexualité confondues. Considérés comme des chiens, de la viande.

Cercle de la Merde

Là, déjà, ça se gâte. A mes yeux, ce fut la partie du film la plus insoutenable. Les esclaves sont contraints d’ingérer les excréments des bourgeois, de se baigner dans des tonneaux remplis de merde, etc. Une horreur.

Cercle du Sang

Et pour finir, je vous gâche le suspense mais ce n’est pas l’intérêt du film, les jeunes gens sont torturés, atrocement suppliciés, avant d’être exécutés. Les spectateurs ayant survécu à la vision du Cercle précédent regarderont celui-ci sans broncher, apathiques, alors que c’est peut-être celui dont les images vont le plus facilement s’imprimer dans le cerveau. Régulièrement, il me revient des flashs de ce garçon qui hurle à la mort tandis qu’on lui brûle les organes génitaux.

Alors, me direz-vous, quel est l’intérêt de voir un tel film, une telle abomination ? D’une part, je me dis toujours que « il fallait bien que quelqu’un le fasse ». Besoin de concrétiser, de mettre en image, comme Sade l’avait fait avant Pasolini, des fantasmes monstrueux (domination totale, humiliation, viol, scatophilie, torture, mise à  mort). D’autre part, il y a, plus que dans d’autres films que j’ai pu voir de Pasolini, une certaine esthétique. L’auteur nous entraîne, grâce au décor, grâce aux personnages dominateurs et à leur cohorte, dans un véritable enfer. Il y a aussi le texte, les personnages parlent beaucoup, comme ceux de Sade. Pasolini crache sur la société, les moeurs, la religion. Contre une Italie
rigidifiée et sclérosée. En témoigne les fausses cérémonies organisées par les maîtres, sources de grotesque et d’humiliation. On ne sait plus si on doit rire ou trembler devant ces images.

Et puis, en fond sonore, les bombardements. La ville de Salo*. L’écho de la guerre, du fascisme, de la négation de l’être humain. Ce n’est pas un acte de violence gratuite. Il y a derrière ça une volonté ouverte de destruction des âmes. Comme le dit l’un des maîtres à une jeune fille implorant d’être exécutée « nous allons te détruire avant de te tuer », puis à un garçon « ne comprends tu pas que nous voudrions te tuer mille fois ? ».

Bon, vous allez peut-être trouver mon rapprochement douteux, mais parfois je vais sur des sites gays, et ce que j’y vois n’est pas si éloigné que ce que l’on trouve dans ce film. Toutes ces photos, ces slogans aguicheurs, cet étal de viande fraîche ou avariée, que l’on consomme sans le moindre respect, ça ressemble franchement à l’univers de Salo ou les 120 journées de Sodome.

Je ne suis pas en train de prôner un réactionnisme vis à vis de la sexualité (et je ne parle pas uniquement des gays hein, j’utilisais cet exemple parce qu’il m’est plus familier, mais je pense que tout le monde est dans le même sac : homos, hétéros, hommes, femmes), je ne pense pas non plus qu’il faille diaboliser les fantasmes. Un fantasme, ça peut être chouette de le concrétiser, aussi saugrenu soit-il. Mais bon sang, le sexe, c’est quand même un jeu, non ? C’est dommage que l’ambiance de ces univers là ne soit pas plus amicale, plus fraternelle (évidemment, j’ai conscience que c’est un peu utopique, les fantasmes présentés dans le film étant voués à se satisfaire de la souffrance non désirée de l’autre ; pour le coup, ces
fantasmes là… on peut sans doute les laisser au rang de fantasmes…).

*ville où Mussolini s’est réfugié après le débarquement en Sicile

Forums des coeurs : hé, j’ai été infidèle !

Cette semaine, on déroge un peu à la règle du courrier des coeurs, essentiellement parce que je n’ai pas envoyé la question à mes collègues de blog. Ben oui, cette semaine, fallait faire en 4 jours le boulot qu’on fait normalement en 5, c’est un peu tendu.

A la place, je vous propose un petit laïus sociologique (de comptoir) né de mes observations des forums féminins, forums où je passe mes journées parce que c’est mon métier. Les femmes sont des êtres angoissés par leurs amours et aiment recueillir des conseils auprès d’autrui. Or il est parfois plus facile de parler à un autrui qu’on connaît pas qu’à un
autrui ami parce qu’à la limite, si celui qu’on ne connaît pas nous juge, c’est pas bien dramatique alors qu’un ami… Oui, normalement, les amis ne jugent pas mais il y a parfois des regards qui ne trompent pas. Ainsi donc, régulièrement, une internaute vient nous livrer ses aventures adultérines… Sur un site où n’importe qui peut lire ses propos donc.

Souvent, l’internaute est un peu naïve et confond forum de discussion et boudoir. Du coup , de temps en temps, on rigole quand on reçoit des messages du type : « je suis scandalisée, je viens de voir que mes messages peuvent être retrouvés sur google et ce, sans mon autorisation! »; Là, il faut répondre avec tact et diplomatie que, oui, madame, c’est normal vu que google indexe toutes les pages existantes sur le net (sauf si on lui demande de ne pas le faire, ok, mais je vous rappelle que je parle à une naïve, je vais pas rentrer dans les détails), c’est normal que ses conversations y soient aussi mais si elle le souhaite, qu’elle me signale ses messages et je les effacerai. Mais en vrai, on a très envie de lui répondre « Mais t’es conne ou quoi ? Tu parles sur un forum PUBLIC, il y a 9 chances sur 10 que tu sois arrivée ici par google et tu croyais qu’on demandait aux internautes leur autorisation pour que leur contenu soit sur google ? Tssss ! »

Donc ces femmes se confient devant des milliers d’internautes. Et là, c’est du grand bonheur. J’ai eu droit à celle qui racontait ses péripéties avec un pseudo sous la forme prénomnom. Elle a alerté la modération pour demander qu’on efface son intervention car son patron lui avait dit que ça pouvait lui nuire. Grandiose. On a aussi celles qui racontent avec tellement de détails que c’est limite si on n’a pas l’adresse du café où ils se retrouvent tous les jeudis soirs à 18h45 avant d’aller à l’hôtel d’en face.

Alors quoi ? Pourquoi elles viennent nous raconter ça, avec parfois luxe de détails qui les rendent identifiables ? Fanfaronnade sur le thème « je suis si désirable qu’un homme a transgressé les limites de la morale pour m’avoir »? Parfois oui mais c’est souvent une façon de se rassurer. Très peu de ces femmes sont dupes, elles savent que si cet homme est marié, il y a très peu de chance qu’il quitte bobonne pour sa maîtresse. Malgré ce réalisme, ça n’empêche pas les sentiments. Se confronter aux autres femmes qui vivent une histoire équivalente, c’est quelque part se rassurer. Oui, s’accrocher à ce mec, c’est ridicule, je sais, mais j’y peux rien. De voir qu’on n’est pas la seule à tomber dans le panneau est une consolation.
Maigre mais consolation quand même. Par ailleurs, on évite de passer pour une garce briseuse de ménage aux yeux de ses amis, surtout qu’il est possible qu’ils connaissent l’homme adultérin, ce qui rend toute confidence impossible. Au moins, les copines du forum, elles ne connaissent pas les personnes impliquées, c’est plus simple pour tout le monde.

Enfin, perso, j’aurais du mal à parler de ce genre de choses sur un forum : avec le bol que j’ai, quelqu’un finirait forcément par me calculer. Ni sur mon blog non plus vu le nombre de gens qui continuent à me traquer, bien que j’ai indiqué plusieurs fois que je détestais ce genre de comportement et que ça m’angoissait au plus haut point, ayant eu une
expérience très violente avec un internaute qui confondait ses désirs avec la réalité. N’en concluez pas que j’ai actuellement une relation adultérine, ce n’est pas du tout le cas !

Troll your life

Fin juillet, j’ai vécu une expérience de type traumatisante tellement c’était épouvantable. En gros, la dernière semaine, j’étais seule avec la stagiaire au bureau et, évidemment, tous les problèmes me sont tombés dessus, trop drôle. Le pompon revient aux forums gérés en temps normal par Ioulia. Et là, j’ai compris pourquoi elle flirtait régulièrement avec
la dépression, je me suis sentie proche de ce gouffre, tout à coup.

Petit topo : il y a quelques mois, deux membres très actives du forum se sont salement disputé, on les appellera Farrah et Zaza45. Elles étaient amies dans la vie aussi et sont venues régler leur compte sur le forum à base de « machine, c’est elle qui fait la troll » car en même temps sont arrivés de faux pseudos qui insultaient tout le monde. Ce genre de crise revient par intermittence, les trolls étant particulièrement racistes et aiment agresser les femmes en couples mixtes. Evidemment, comme Dieu aime me taquiner (sympa), les trolls sont revenus pile la semaine où nous étions en sous effectif. Au menu : mails des internautes paniquées, messages privés, y en a même qui ont appelé la boîte. Au secours, au
troll !

Explication de la modération du forum : les messages sont modérés à posteriori, environ un quart d’heure après leur envoi. Or sur un forum hyper réactif comme celui-ci, un quart d’heure, ça signifie une bonne trentaines de messages répondant aux insultes. Alors que faire ? Nos modérateurs ne sont pas des surhommes donc ce n’est pas de ce côté-là
qu’il faut chercher. Du coup, je réponds dix fois la même chose aux mamans qui me demandent des comptes en permanence : « la modération n’est pas instantanée, laissez nous le temps d’effacer les messages, ne répondez pas aux provocations ». Mais bon, j’ai beau dire et être approuvée, dès qu’un des trolls apparaît, ça ne rate pas, elles foncent toutes dans le piège la tête la première. Bref, la ou les personnes (mais apparemment, c’est toujours Zaza45) étant allée(s) très loin dans ses propos et ses actes, nous avons conseillé à plusieurs internautes de porter plainte.

Bon, vu que Ioulia a récupéré son forum, je n’ai plus trop suivi mais c’est pas tant cette histoire qui est intéressante que le comportement qui est derrière. A chaque fois, on bannissait le pseudo fauteur de trouble donc la fille revenait tous les jours s’inscrire (et ce plusieurs fois par jour) juste pour insulter son ex amie… Elle y passe ses soirées, de 18h à 1h du matin quasi non stop… Et là, je me pose vraiment des questions. Comment peut-on raisonnablement passer autant de temps à pourrir la vie virtuelle d’une personne ? Surtout au mois d’août, en plus… Des trolls, il y en a partout, j’en ai même un qui a collé 100 fois le même commentaire dans une journée pour m’insulter, ouais, super. Surtout que quand je
vois des pseudos chelou, je vérifie l’IP et si c’est celui du troll du moment, je ne lis même pas le comm donc les insultes ne peuvent pas m’atteindre, je n’en prends pas connaissance. J’ai aussi eu droit à celui qui masquait son IP pour m’insulter (ce qui veut dire en langage clair : tu me connais mais je crois qu’en cachant mon IP, tu vas pas percuter… Huhuhu !). Mais bon, c’est vrai que globalement, j’ai quand même pas eu d’acharnée comme Zaza45 qui vient polluer le forum de façon régulière depuis plusieurs mois.

Quelque part, c’est sans doute drôle. D’un côté un troll qui se croit tout puissant derrière son écran, qui passe son temps à insulter l’autre. De l’autre côté, sa « victime ». Ohlala, c’est terrible, un individu m’insulte, comment le faire taire ? Ah ben si j’éteins mon ordinateur, il ne peut plus m’adresser la parole, c’est balloooooooot ! Bref, tout ça pour dire que passer tout ce temps à insulter une personne sur le net n’est pas une bonne occupation. En plus, ça rend aigrie et l’ordinateur, c’est pas bon
pour le teint. Par exemple, moi, je passe ma journée devant (mais j’insulte pas, hein) et je suis blanche comme un bidet. Mais voilà, ce genre de haine limite obsessionnelle me fascine quelque part, j’ai du mal à comprendre un tel acharnement, surtout sur un temps si long.

Franchement, Zaza, respect… T’es une des personnes les plus psychopathes qu’il m’ait été donné de croiser dans le cyberespace et Dieu seul sait que j’en ai croisé ! D’ailleurs, un cadeau pour mon boulet de la semaine, je sais que tu continues à me lire. Un petit montage de promotion de l’égalité des sexes face à l’utilisation des corps :


J’ai pas trouvé de slogan mais à la limite, on peut faire un mini concours, le gagnant du meilleur slogan gagne mon respect…

Ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne

C’est pas juste ! Déjà enfants, on percevait à quel point la vie n’était pas toujours tendre avec les gentils et que parfois, les méchants gagnaient haut la main. Longtemps,j’ai laissé ma rancune et mes désirs de vengeance de côté, me disant que la vie finirait par me venger car on ne peut pas s’en tirer quand on est un beau salaud. Ou salope, au choix.
Maintenant, je suis (hélas) adulte et j’ai bien compris que ça ne marchait pas toujours comme ça.

 

Comme tout un chacun, j’ai des principes et des règles. En un mot, je peux tout faire tant que je peux encore me regarder dans une glace. Je me bats dans la mesure de mes moyens pour faire mon petit bonhomme de chemin mais quand je vois les routes que prennent d’autres qui finissent par me passer devant, j’ai comme un sale goût dans la bouche. Peu importe le mérite, vaut mieux parfois la combine.

Est-ce que vous vous souvenez du maillon faible, le jeu de Boccolini ? Je trouve que c’est une assez bonne métaphore de la société finalement : ce n’est pas le meilleur qui gagne mais celui qui a été assez malin pour se faire discret jusqu’à ce que ce soit son heure. Si on prend l’exemple de la politique française, c’est carrément ça. Prenons nos deux candidats du second tour, Nicolas et Ségolène. Honnêtement, à l’heure actuelle, je ne sais pas lequel je méprise le plus tant je les trouve aussi minables l’un que l’autre. D’un côté Ségolène qui s’est incrustée en cours de route alors que les éléphants du parti s’étaient épuisé sur le référendum européen et qui a remporté tranquillement la mise. Plus d’un an et demi après, j’en pleure
encore. A droite, Sarko qui reste quand même un phénomène : il n’était ni le plus beau, ni le plus intelligent, il avait son lot d’ennemis, les journalistes le détestent et le descendent régulièrement, malgré le mythe de la presse complice. Je dirais même que Sarko, il est globalement un peu crétin et que s’il n’avait pas de beaux discours écrits par des mecs un peu plus évolués, il ne serait rien de rien. D’ailleurs, y a qu’à voir les résultats dès qu’il improvise, le « quand y a des grèves, personne ne s’en aperçoit », j’ai un peu envie de lui suggérer de vivre ma vie une semaine en période de grève qu’on rigole. Et encore, je dis ça, je suis vraiment pas la plus pénalisée dans l’histoire.

Je parle politique mais c’est partout pareil. Bien sûr, il y a un facteur chance : être là au bon endroit et au bon moment, ça aide énormément. Mais honnêtement, est-ce que personne ici n’a été dégoûté par une promotion, une carrière fulgurante qu’a eu quelqu’un d’objectivement moins doué que nous. Et oui mais le talent, ça ne suffit pas, faut aussi
savoir tirer les bonnes ficelles. Prenons par exemple le monde de la télé. Quand Audrey Pulvar, la présentatrice antillaise du 19-20 de France 3 qui est une belle femme même si elle s’économise pas mal sur le sourire, explique sur le plateau de Pif Paf que le directeur de LCI lui a dit clairement « tu es très douée et compétente mais elle, elle est plus jolie que toi donc c’est elle qui l’emporte », ça démange un peu. Si je prends Melissa Theriau, elle n’a pas de diplômes de journaliste, elle a un niveau inférieur au mien mais elle a sa belle gueule et la voilà propulsée présentatrice de Zone Interdite. Bon, franchement, je m’en fous vu que la télé ne m’a jamais intéressée (du moins pas la présentation d’un JT) mais je peux comprendre qu’une fille parfaitement formée, très compétente mais moins jolie l’ait un peu en travers de la gorge.

Moralité : en fait, il n’y en a pas vraiment. Ca fait partie du jeu et on n’y peut rien. Mais je pense que plutôt que de maudire dans son coin celui qui a mieux réussi en prenant des chemins détournés, il faut aussi se remettre en question et se bouger le popotin. Notre premier et seul allié dans une ascension sociale, c’est nous mêmes et il est tout à fait possible de tirer des ficelles sans pour autant se dégoûter soi même. Alors au lieu de vomir sur celui qui nous a grillé la politesse, on regarde comme il a fait et on retient la leçon : ça nous servira forcément un jour ou l’autre.

Et comme je m’en lasse pas :