Grosse colère !

[Attention, EDIT en fin d’article]

Bon, maintenant, ça suffit, la blague a assez duré.

Ca fait un long, long moment que je suis régulièrement victime d’un troll dont les particularités sont toujours les mêmes :
– pseudo qui change à chaque fois ou presque
– utilisation d’un proxy pour cacher son IP
– des adresses mails bidons
– une orthographe improbable
– des insultes très violentes
– des liens vers des sites genre youporn ou boursorama
– un fichier sur lequel il a copié/collé son comm (vu qu’il est incapable de le retaper) qu’il reposte quotidiennement.

C’est lourd, très lourd. Mais là où vraiment, ça dépasse les bornes, c’est quand ce noble Seigneur va poster sa merde sur les blogs de mes copines. Il avait posté un comm incendiaire chez Lil Virgo pour dénoncer ma censure et là, il poste son comm insultant chez PinkLady. Ce qui est intéressant, c’est qu’il a choisi un pseudo qui correspond à mon pseudo MSN, un pseudo que je n’utilise pas forcément quotidiennement, signant mes mails autrement.

Donc il est évident qu’on se connaît. Un individu normalement constitué (pemets moi de lâcher un lol) ne viendrait pas ici quotidiennement poster de tels messages de haine et les garder sur son pc pour pouvoir les poster quotidiennement ici, des fois que je n’aie pas compris.

Alors vas-y, montre toi, aies pour une fois les couilles d’assumer tes actes. Tu fais preuve de lâcheté depuis de longs mois, prouve moi que tu vaux plus que ça. Je t’attends. Parce que tu vois, je ne vois pas bien ce que tu cherches. Me faire fermer mon blog ? Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il te gêne mon blog ? Tu sais, il y en a des millions d’autres, des milliers d’actifs au moins. Tu peux très bien vivre sans lire le mien, à me laisser à ma médiocrité crasse. Je ne représente rien, je suis lue par à peine un millier de gens, ce qui veut dire que plus de 63 millions de Français ne connaissent pas mon existence. Je ne suis pas leader politique ni leader d’opinion, je ne promeus aucune idée extrémiste, je me contente de partager mes réflexions de provinciale arrivée sur Paris et qui évolue depuis 3 ans. Je ne me trouve ni provocante, ni subversive. Que mon blog existe ou pas ne changera rien à l’histoire. Et puis je vais te dire, plus tu t’excites contre moi, moins j’ai envie de fermer mon blog, ça te ferait trop plaisir.

Je ne sais pas si tu es la même personne qui m’a forcée à porter plainte l’an dernier suite à des menaces de mort. La gendarmerie était remonté jusqu’à une personne, je ne sais pas où ça en est. Ca explique peut-être pourquoi tu te planques derrière des milliers de proxy et que tu as un abonnement sur Globenet.  Je pense que tu as sérieusement besoin d’aide car cette haine envers moi n’est vraiment pas normale.

Ah et pour te faire plaisir, je publie ce fameux comm que tu postes quotidiennement ici, pour que mes lecteurs saissise bien l’ampleur de ta psychopathie : «  tu finiras vieille fille,et tu ne seras jamais une femme. moi je connais les femmes,les trou:come toi,j’ai eu ma période mais les ptites morues de ton gends qui rèvent de devenir de vrai femmes respectées(mdr) on les retrouve toujours assises sur un tretoire à attendre des ptites pièces…t’en fais pas je t’accorderais 2 ou 3 gouttes d’urine mais le moindre centime d’euro c’est exclu 🙂 ». Evidemment, j’ai respecté l’orthographe de base.

Alors si tu as un problème avec moi, et manifestement, tu en as un, tu le règles avec moi et tu laisses les autres en paix. Mon mail n’est pas difficile à trouver, j’attends tes explications. Je suis vraiment curieuse de savoir ce que j’ai pu bien te faire pour mériter une telle haine. Et surtout savoir qui tu es car sur les trois noms des gens avec qui je me suis disputée dans ma vie, je sais qu’une n’utiliserait pas ces méthodes (enfin, pas comme ça), un ne perdrait pas de temps à ça et le troisième, j’ose espérer que depuis le temps, il est passé à autre chose. Donc qui es tu et pourquoi tu te comportes de la sorte ? Mais je sais pertinemment que tu ne répondras jamais à cette question.

Pour mes autres lecteurs, je m’excuse mais qu’on aille emmerder mes copines, là, je ne suis pas d’accord. Alors pour me faire pardonner, quelques vies de merde  :
– Aujourd’hui, je suis caissier, un client dépose, entre autres, un cahier de vacances. Pour faire de l’esprit je lui dis: « Ah ! Moi aussi lorsque j’étais petit, mes parents m’en achetaient chaque été ! Je ne le faisais jamais ! » Le client m’a regardé et m’a dit : « Vous auriez peut-être dû, non ?! » VDM
– Aujourd’hui, épreuve du Bac, j’ai tenté 7 fois de réussir un créneau avec ma vieille 2CV sans jamais y parvenir devant tous les Terminales S de ma ville. J’ai dû me résigner et virer 10 personnes qui squattaient la dernière place en épi pour pouvoir m’y garer. VDM
– Aujourd’hui, mon copain à qui je propose de lui amener un café au lit me répond « c’est gentil Sophie ». Nous sommes ensemble depuis 5 ans et je m’appelle Maude. VDM
– Aujourd’hui, j’étais dans la foule en train de danser devant un très grand groupe lors d’un festival de musique. Un mec me donne une petite tape sur l’épaule, je me retourne et là il me dit : « Ah nan en fait t’es moche ». VDM

Tiens, à part Lil’ Virgo, quelqu’un a déjà posté sur Vie de merde ?

Demain, ce sera plus léger, Lucas prendra la parole.

NB : Pardon pour le chat animé…

EDIT : Ok, en fait, j’ai un gros doute, mon troll est un antisémite notoire fréquentant un blog à la limite du nazisme (il a balancé un lien vers mon blog deux fois, paraîtrait que je ne respecte pas sa liberté d’expression,on se demande bien pourquoi). Ne connaissant personne d’ouvertement antisémite voire franchement nazi, il semblerait que l’utilisation de mon surnom soit un pur hasard. En fait, j’espère VRAIMENT que je ne connais pas cette personne car là, j’ai envie de vomir. Vous ne m’en voudrez pas de pas filer le lien. Est-ce que c’est le moment de préciser que je ne suis pas juive ou pas ?

Où trouver l’homme ? Episode 24-2 : au mariage

A la recherche du prince charmant

(Lecteur, lectrice, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction, je suis pas allée à un mariage en vrai, mes amis ne se marient pas)

Dans l’épisode précédent, j’étais à un mariage de type « je connais personne et je m’ennuie ferme » quand je verrouille une cible, un bel homme qui me paraît seul. En tout cas, sur la photo des « on sait pas quoi en faire », catégorie à laquelle j’appartiens, il est seul. Intéressant, très intéressant. Va falloir attaquer.


Ca tombe bien, c’est l’heure du vin d’honneur. Ma timidité (si, si, je suis timide, des fois) et ma pudeur naturelle étant inversement proportionnelle à mon taux d’alcoolémie, j’avale une petite gorgée de punch et je me rapproche l’air de rien. Il semble s’ennuyer ferme lui aussi, ne connaissant vraisemblablement personne. Ok, banzaï, j’y vais.

« Salut, je m’appelle Nina et toi ?

– Fabien.

– Ah ok. Tu es un invité du marié ou de la mariée ?

– De la mariée. »

Génial, ça nous fait déjà un point commun. Et tu la connais d’où ? Ah du boulot ! Moi du collège. Ouais, je sais, j’ai perdu mon accent du sud. Quoi que c’est marrant, dans la phrase « j’ai perdu mon accent », j’ai tendance à dire accing. Comme quoi, il fait de la résistance, le petit, c’est bien. Je suis très fière de mes origines du terroir et ça me déprime d’avoir perdu l’accent. Bon, il est sympa Fabien puis il multiplie les eye contacts, c’est plutôt bon signe. Ah, là, il a rapidement glissé vers mon décolleté. Mais il revient à mes yeux, l’honneur est sauf.


L’avantage quand on discute à l’heure de l’apéro, c’est qu’on boit moins, je suis donc en pleine possession de mes moyens quand il s’agit de s’installer pour le dîner. Dieu, dans son infinie bonté m’a placée juste à côté de Fabien ! Ou alors, c’est la table des rebuts venus seuls et n’appartenant pas aux deux familles, les mêmes que sur la dernière photo où les mariés ont une crampe à la mâchoire à force de sourire. Peu importe. Comme je suis une fille sociable et bien élevée, je discute un peu avec l’ensemble de ma tablée tout en adressant
des regards en coin à Fabien qui les attrape tous. Yes ! Y a moyen de moyenner, là.

On mange. On mange. On mange encore. Mais qu’est-ce qu’on peut manger à un mariage, c’est indécent, j’ai peur pour les coutures de ma robe. Et on boit aussi. Du blanc, du rouge. Voilà, on mange, on boit et on discute et ça n’en finit pas. Le problème c’est que je ne suis pas habituée à manger et boire autant et je commence à glisser dans une douce torpeur, je sens Fabien un peu flottant aussi. Soudain, le DJ décidé qu’il est temps de se bouger le popotin, pile ce qu’il fallait.

« Youhou, je vais danser ! Qui vient ? »

Sous entendu : Fabien, tu me suis, s’il te plaît, sous peine de briser mon petit cœur ?

Il obtempère. Il est top ce mec. Nous voici à nous dandiner sur la piste de danse. Faut avouer que j’adore danser. Non pas que je le fasse forcément bien, j’ai jamais pris de cours mais ça importe peu, le dandinement est mon ami. Ouais, j’adore cette chanson, je chante à plein poumon : « GIMME GIMME GIMME GIMME MORE ! ». Oui, le DJ doit contenter tous les âges et tous les styles de personnes, y compris les fanas de Britney. Et franchement, Britney, pour danser, on fait difficilement mieux.


« Every time they turn the light down, Just wanna go that extra mile for yaaaa ! »Bonne nouvelle, Fabien semble plus amusé par ma version un peu personnelle de la chanson qu’effrayé. Ca tombe bien parce qu’après une journée à m’ennuyer ferme et après quelques verres de vin, je suis très motivée pour faire la fo-folle. Et je le fais drôlement bien.

Mais déjà, la soirée se termine. Je me rends compte une fois assise que j’ai très très mal aux pieds, mes petites folies sur le dancefloor vont se payer cher. Mais tant pis, je me suis bien amusée. Peu avant de partir, Fabien vient vers moi et me demande mon numéro car ça lui ferait plaisir qu’on aille boire un verre un soir. Un peu mon neveu. Je le lui donne, il me susurre un merci dans l’oreille et m’embrasse délicatement sur la joue.

Les enfants, j’ai une touche.

Retournement de situation

JF ch F2

Cruelle désillusion : l’appart que je voulais n’est plus en location apparemment, ce qui veut sans doute dire que je n’en serai pas l’heureuse locataire vu que je n’ai reçu aucun coup de fil à ce sujet. Or après mes histoires de lose avec ma carte bleue et autres déceptions de petit ordre, je suis assez déprimée. Je revis un peu les heures noires du chômage, quand les entretiens n’aboutissaient à rien. Même si l’enjeu n’est pas aussi important, ça me rappelle quand même ces mauvais souvenirs et je m’en serais bien passée.

Une semaine après la disparition de l’annonce, je me lève et me dis qu’il faut que je reprenne mes recherches. Des apparts bien, j’en trouverais d’autres. Et puis j’ai découvert un parc sympa dans ma ville, ce n’est pas parce que je n’ai pas l’appart à 3 mètres de là que le quartier m’est interdit. Puis il me semble avoir vu un panneau à louer sur l’immeuble voisin, je peux toujours me renseigner…

Forte de ma nouvelle volonté de trouver un appart, même si je commence à douter de mon dossier, j’arrive au boulot, salue Ioulia, pose mon fessier sur mon siège et à peine ai-je posé mon fessier sur ma chaise que mon poste sonne. « Et allez, ça commence… Allo ?

– Mlle Bartoldi ?

– Oui.

– Bonjour, agence immobilière Machin, donc pour l’appartement à Plume sur Berges, il faut qu’on décide d’une date d’entrée dans les lieux, votre dossier est bon. »

Hein ? Quoi ? Je ne comprends pas… C’est quoi ce délire ? J’avais déposé mon dossier 10 jours plus tôt, il me paraît impossible qu’on me rappelle 10 jours après… Hé bé si, l’appart est à moi à partir du 20.


Après la joie, je réalise l’engrenage administratif qui s’annonce. Etape 1, envoyer le préavis pour mon appart actuel. Comme je n’ai toujours pas de carte bleue, je dois emprunter des sous à Simon pour payer mon recommandé avec accusé de réception (la honte, quand même). Ca, c’est fait. Ensuite ? Me rendre à l’agence pour signer les papiers et donner plein de sous. Problème : l’agence n’est pas la même que celle où j’ai déposé mon dossier donc les possibilités que je me perde encore sont élevées. La veille de la signature, Vicky me demande si j’ai déjà une attestation d’assurance pour mon nouvel appart. Comment dire… non. Ah, encore un truc à régler.


Mais chaque chose en son temps, revenons en à la signature du bail. Ca n’a pas raté, je me suis perdue, je connais mal le quartier. Ah tiens, c’est là où j’ai eu mon premier rendez-vous avec Gabriel. En fait, c’est sur une station de la ligne 6, on était sortis chacun d’un côté, on était au téléphone sans se trouver puis à un moment, il me dit « avance jusqu’au parking » et là, on avance et tout à coup, on surgit chacun d’un côté de la station, eye contact… Mais j’ai pas le temps de jouer la nostalgie, je suis en retard et perdue. Je finis par trouver l’agence. Je signe tous les papiers, fais un chèque à 4 chiffres et voilà. L’appart est officiellement ma location. Maintenant, l’agent immobilier doit m’appeler pour l’état des lieux.

A peine repartie, coup de fil dudit agent qui se la joue mielleux : « félicitations pour l’appart, hihi » alors qu’il n’avait pas été des plus
agréables pendant la visite. Sans doute que  j’ai pas la tête à avoir les moyens de louer un studio seule… L’état des lieux est donc fixé le lundi suivant, à 12h. Youpi !


Et voilà, Plume sur Berges, je reste chez toi. Et là, je suis contente. Non seulement je dépends d’une autre gare donc niveau problèmes, ça va être beaucoup plus léger vu que plusieurs lignes passent par ma gare, il y a aussi des bus. Mais la super bonne nouvelle de l’histoire, c’est que nos futurs bureaux de Lavande sur Seine sont à un quart d’heure, vingt minutes à pied de mon chez moi. Te souviens-tu du temps béni de ma vie toulousaine où j’allais à la fac à pied ? Ca va recommencer, yeah ! Plus de mauvaise humeur matinale pour cause de train annulé. Ca n’a pas de prix.

Comment paraître brillant en société

Un dîner, quelque part dans Paris. Parmi les convives, vous. Le but : paraître brillant et en mettre plein la vue à vos compagnons. Comment faire ? C’est très simple, pour qu’on soit un peu habile et qu’on sache prendre le contrôle de la conversation.

Paraître brillant, ça ne s’improvise pas, ça se prépare. Choisissez trois sujets de prédilection et travaillez les à fond. Ca peut être la peinture de la Renaissance (pour les plus feignants, prenez un seul peintre, genre Michel Ange, Raphaël… Evitez Léonard de Vinci, trop populo depuis le Da Vinci Code), la mythologie nordique… Quoi qu’il en soit, idéalement, prenez un sujet artistique, un sujet sociologique et un sujet géopolitique, le meilleur équilibre selon moi. Une fois vos trois sujets choisis, lisez tout ce qui vous tombe sous la main et qui en parle. N’hésitez pas d’ailleurs à tenir au courant votre entourage de vos passions, ils pourront vous offrir des livres sur le sujet ou vous découper des articles, ça peut toujours servir.

 

Maintenant, revenons au repas. Vous êtes à peu près au point sur vos sujets de prédilection mais vous espérez que les gens à qui vous parlez n’y connaissent pas grand-chose et vous écouteront, admiratifs. Cependant, le souci est de réussir à amener la conversation sur votre domaine de connaissance, il faut être très réactif. Une fois que vous avez attrapé le mot qui vous permet d’embrayer sur votre passion, ne lâchez plus. Monopolisez la conversation, étalez votre savoir et apprécier l’éclat admiratif qui illumine le regard des convives. Evidemment, évitez de choisir des sujets trop populaires car si vous êtes deux spécialistes à la même table, vous perdez votre aura.

Il y a aussi une autre technique qui permet d’être plus généraliste. Lisez les éditos. Tous les éditos que vous trouvez, lisez les. Comme ça, vous aurez un avis sur tous les sujets, un avis argumenté. Vous avez des faits, vous pouvez même avoir une citation classique, vous pouvez dire « René Aron avait une vision des relations internationales qui correspond tout à fait à ce que nous vivons aujourd’hui ». Evidemment, il faut bannir les phrases « je lisais l’autre jour l’édito de machin qui disait… ». Ok, lire les journaux, c’est bien, mais faire croire qu’on a eu ces pensées tout seul comme un grand, c’est quand même mieux. Il s’agit de briller par notre intelligence, pas par notre capacité à lire et retenir. Même si ce n’est pas donné à tout le monde.

Seulement voilà. Méfiez-vous des convives. Il y en aura toujours un pour faire du mauvais esprit du genre « la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ». En l’occurrence, il a raison mais ça casse quand même notre belle image d’intellectuel qui sait tout sur tout. Pour peu que l’invité soit sadique, il va vous pousser dans vos derniers retranchement jusqu’à dévoiler votre inculture et là, l’éclat d’admiration disparaîtra au profit d’une moue de mépris.

Evidemment, certains diront que ce genre de stratagème n’a aucun intérêt et ne procure aucun plaisir si ce n’est que susciter de l’admiration chez des gens qui ne nous connaissent que de loin. C’est vrai. En fait, tout est question de choix entre l’être et le paraître. Personnellement, j’ai tendance à picorer les informations, à apprendre des choses de ci de là donc n’être spécialiste sur pas grand-chose. Même mes sujets de mémoire, depuis, il s’en est passé des choses. Parfois, il me vient une lubie et je me mets à lire tout ce que je trouve surnun sujet mais l’ambition n’est pas de l’étaler en soirée, c’est juste pour moi. D’ailleurs, ma lubie de la Table Ronde, j’ai jamais pu trop m’en servir, à part pour critiquer le mauvais film Lancelot avec Richard Gere. Mais ça, y a pas besoin de vraiment s’y connaitre. Je sais qu’on ne peut pas tout savoir sur tout et Dieu merci, on s’ennuierait ferme, sinon. Mais il est toujours bon de savoir des choses… Histoire de pouvoir contrer celui qui paraît brillant mais qui perd pied dès que la conversation s’évade vers des domaines qu’il ne maîtrise pas.

De la guerre, de Bertrand Bonello

Par Bobby

Chronique cinéma

Un film bizarre, vraiment. De la guerre s’ouvre, rien que par le nom, comme une sorte d’essai. On est au bord de l’expérimental, voire complètement dedans. Alors forcément, c’est difficile à aborder.


L’histoire, c’est un cinéaste fasciné par la mort qui se retrouve dans une étrange secte où la doctrine impose un retrait de la société et une préparation au combat, une sorte de combat mystique, davantage contre soi-même et les contingences sociales (amours, amitiés, famille, travail), contre l’angoisse et le stress des villes.

Voici alors une succession de scènes dont la temporalité et l’enchaînement nous déstabilisent, et il semblerait même que le seul pivot du film, ce soit Mathieu Amalric, qui incarne le personnage principal (et qui, dans l’histoire, se nomme Bertrand Bonello, comme le réalisateur).

En gros, si Amalric vous sort par les trous de nez, n’y allez pas, vous allez souffrir.

Le film nous surprend en citant d’autres œuvres cinématographiques, comme le ferait un livre : on y voit des scènes d’eXistenZ, de David Cronenberg, on y entend la bande son d’Apocalypse Now, de Coppola, et le système des chapitres n’est pas sans rappeler Salo ou les 120 journées de Sodome, de Pasolini. Or, vous savez, à l’école, on nous apprend qu’il ne faut pas citer quelque chose sans que ça apporte autre chose, que ça éclaire le sujet. Eh bien ici, les citations m’ont parue muettes, elles ne semblent ici que pour faire joli, que pour satisfaire un plaisir du réalisateur. Alors ok, certes, on est dans un registre expérimental, le but est peut-être davantage de
nous immerger dans la tête du réalisateur que de nous raconter une gentille histoire « début-milieu-fin ». Ouais. N’empêche que.

Je vais quand même saluer la beauté des images, vraiment, une photographie superbe, la bande-son qui l’accompagne assez poignante également (notamment une scène de transe en forêt, tout simplement sublime).

Ce n’est pas un film qui jouera avec vos émotions. C’est un film visuel, à regarder comme un tableau. La question est : a-t-on envie de regarder un tableau pendant 2h10 ?

Courrier des cœurs, réponse à Adeline

Cette semaine, Adeline nous a posé la question suivante : « Je suis avec mon chéri depuis 8 mois et depuis quelques temps,
niveau sexe, c’est de moins en moins souvent. On est passé à une fois par semaine puis une fois tous les 15 jours et là, c’est une fois par mois et encore, c’est pas le nirvana. Je me sens indésirable et je ne sais plus que faire, comment raviver la flamme ? Aidez-moi ! 
»

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Enzo : Mes collègues s’occuperont sûrement des réponses et solutions classiques, je vais en profiter pour prendre la chose sous
un autre angle, celui du MLH (Mouvement de Libération des Hommes) :
– « Je me sens indésirable et je ne sais plus que faire » Te sens tu indésirable parce qu’il te repousse ou parce qu’il n’initie pas ? Si c’est le deuxième cas, il peut avoir le même sentiment :
« Quand je n’initie pas, ma copine ne fait pas le premier pas, j’ai l’impression de ne pas être désiré. Même au bout d’un mois, elle ne me saute pas dessus par envie. Je ne sais plus quoi faire, comment raviver la flamme ? Aidez-moi ! ». Tu ne sais plus quoi faire, mais qu’as tu fait (précision qui aurait pu être intéressante dans ta question mais le fait de passer cela sous silence est peut-être révélateur) ?
– « et encore, c’est pas le nirvana » Le sexe, ce n’est pas un sport solitaire (enfin l’entrainement si parfois). Si sexer est quelque chose que « ton mec te donnes et que tu reçois », cela peut-être la cause de sa baisse de régime. Mais peut-être est-ce la lecture biaisée d’un membre du MLH.
Il est vrai que sans précisions, je ne peux donner qu’un avis selon l’impression de la lecture de ta missive.
Mon conseil : viole-le ! (attention, ceci n’est pas une apologie du viol et de la violence, il s’agit juste qu’une exagération volontaire destinée à faire réagir l’interlocutrice)
Pour les conseils « achète toi une nouvelle nuisette », va voir les magazines féminins et/ou masculins.

Diane : Solution n°1: la DISCUSSION
Solution n°2: l’onanisme frénétique
Solution n°3: participer à un concours de Nina et gagner un petit canard keepsecret qui fait bbbbbrrrrrrrrrrrr
Solution n° 4: la méditation taoïste

Tatiana : Prends un amant. A tous les coups il va sentir que tu es distraite et ailleurs et il sera plus attentif à tes désirs. Et puis si ça change rien ben tu te sentiras désiré par un autre et tu seras plus en manque de sexe.

Keira : Mmmh, un problème embêtant.
Le problème ne vient peut-être pas forcément de toi mais de lui. Déjà est-ce que sa vie lui plaît actuellement ? Comment va t’il ?
Une baisse de régime en matière de sexe peut-être liée à son état d’esprit, à son moral. Ca peut-être liée à toi aussi, est-ce que tu tentes de l’approcher ? Si tu n’oses pas, et que lui en a marre de faire tout le boulot en matière de stimulation, bah forcément au bout d’un moment il va tout simplement t’ignorer. Si jamais c’est encore autre chose comme raison (c’est vrai que plus de précisions auraient été utiles) bah déjà faut parler. La communication ça aide, au lieu d’être démangée en permanence soit tu grattes un coup, soit tu vas voir ton copain et tu règles le problème. Et puis si jamais ça ne marche pas, la liste de solutions suggérées au-dessus est vraiment très pratique et intelligente.

Petite Cervoise : Oui, en parler serait bien.
Aguicher ton mec serait mieux.
Lui montrer que tu peux être désirable et aime être désirée serait top.
Mais, comme tu dois également lire Cosmo, Glam’s et compagnie, tu le sais déjà et ces concepts restent apparemment abstraits pour toi. Donc, conseil pratique, un soir (ou un matin, as you want) tu commences à te faire du bien toute seule, sans faire appel à un « objet d’aide extérieure ». Normalement, l’homme devrait s’intéresser à ce que tu fais, donc te regarder les yeux dans la boutique à bonbons, pour changer.  Toutefois, si l’homme ne détourne pas son attention de L’Express, tu appliques la même technique expliquée précédemment sur lui.  C’est dur de refuser dans ces cas.

Lucas : J’avoue que cette question de l »habitudine » me ronge avant l’heure vu que je n’ai pas encore poussé de relations aussi
longtemps; d’un autre coté je me dis qu’un mec normal a une envie constante de sexer et que si le bonhomme ne veut plus avec toi c’est soit qu’il a un problème de santé, qu’il est crevé qu’il bosse trop, soit que tu ne l’excites plus; Ah bon ça a déjà été dit ? Bon. Donc au lieu de maugréer dans ton coin prend ton courage à deux mains et dis lui clairement que tu veux plus d’attentions plus de sexe, plus de douceurs, tout ça. Et s’il ne fait pas un mea culpa et une opération reconquête, tu le largues. C’est vraiment qu’il ne te mérite pas puisqu’il est pas foutu de faire un effort pour toi.

Nina : Comme mes camarades, je préconiserais la discussion. Tu penses que le problème vient de toi mais pas forcément. As-tu
pensé au fait que ton compagnon avait peut-être des soucis au travail, par exemple ? Les hommes sont comme nous, ce sont des êtres sensibles et pas juste des bêtes de sexe. Par ailleurs, un peu de piment change tout de suite le goût d’un plat, n’hésite pas à lui préparer un petit numéro avec lingerie coquine ou petits jeux qui sortent de l’ordinaire.

Si toi aussi, lecteur, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas à utiliser les commentaires, le mail, le facebook, le twitter, comme tu veux !

Dans ton cul le pouvoir d’achat

(à sec avec des graviers)

Oui, je suis vulgaire, parfois. Mais ces derniers temps, j’avoue que j’ai de plus en plus peur d’ouvrir le journal et de tomber dans une profonde déprime. La faute à qui ? A la ré-ces-sion. Oh pas de panique, je ne vais pas vous faire un cours d’économie, je n’y connais rien donc je préfère me taire plutôt que de dire des conneries sur le sujet, je laisse les experts vous expliquer tout ça.


Mercredi soir, je reçois mon compte en banque. Ok, virtuellement, il me reste à peu près 300 euros pour finir le mois. On est le 8. Je veux mourir. Et ça fait quelques mois que c’est comme ça, je suis à découvert à partir du 15. Pourtant, je n’ai pas non plus une vie extravagante. Je sors oui mais raisonnablement. Je ne vais pas dans des boîtes à 15 euros le verre, dans les restos à 40 euros le repas, non. Sauf que voilà, les prix augmentent et mon salaire, lui, il stagne. D’ailleurs, chez nous comme ailleurs, c’est austérité au
programme : gel probable des salaires, non renouvellement des CDD… Y a des moments où, quand j’y pense, j’ai vaguement envie de pleurer.

L’argent, ça m’angoisse. Je sais que mon salaire est honnête même si plutôt bas pour un bac+5 mais si le net ça payait, ça se saurait. Ceci étant dit, je reste quand même un membre de la classe moyenne, je vis en proche banlieue mais la question essentielle que je me pose c’est : comment font ceux qui gagnent moins que moi, franchement ? D’après mes calculs, si j’enlève de mon salaire mon loyer, le téléphone, Internet, la mutuelle, les prélèvements pour mes comptes épargne, la carte orange, 100 euros de budget hebdomadaire,
autres factures, il me reste à peu près 100 euros de marge. Avec ça, je fais quoi, franchement ?

Je me souviens y a plus d’un an, un petit monsieur nous a promis d’être le Président du pouvoir d’achat. Je peux pas dire que je me sens flouée ou trahie vu que j’avais pas voté pour lui. Ces partisans me feront remarquer qu’on n’est pas responsable de la crise financière mondiale et que ça n’impacte pas sur mon budget, vu que j’ai rien en bourse. Il n’empêche que les prix ne cessent de grimper tandis que mon salaire stagne et mes 100 euros de marge, ils vont bientôt aller rejoindre mon pouvoir d’achat…Et que même si, effectivement, il y a des choses dont on n’est pas responsable, y a quand même des choses qui m’interpellent genre quand Christine Lagarde annonce l’an dernier à l’Assemblée Nationale que la croissance sera là, grâce notamment à la reprise américaine. Ouais ben la reprise américaine, tu l’as rêvée ! C’est pas comme si les économistes les plus renommés ne nous avaient pas prévenus en plus…


Et alors que faire ? Moi, rien, serrer les fesses (décidément, c’est un peu le thème récurrent de cet article) et attendre que ça passe. En attendant, je mets en place une nouvelle stratégie : toutes les semaines, je retirerai 70 euros et je devrais vivre avec. 10 euros par jour. Je peux le faire. Mais je pense que tous les petits à côtés, les magazines, les clopes, etc., ça va passer à la trappe. Je ne parle même pas des sorties, ça va être du à domicile ou rien du tout. Heureusement que j’ai de quoi lire jusqu’à Noël…

Noël, tiens… Je sens que ça va être gai cette année. Putain de crise.

Avant l’entretien, je fais quoi ?

Bienvenue en chômagie

N’importe quel chômeur vous le dira : pour un entretien, mieux vaut arriver en avance, surtout en région parisienne où les transports sont taquins. J’en sais quelque chose. Après une telle déconvenue, j’ai pris l’habitude de partir 30 minutes en avance sur l’horaire. Du coup, quand tout se passe bien, j’arrive 30 minutes à l’avance à l’entretien. Et maintenant, je fais quoi ?

En général, il y a toujours un café dans le coin donc le mieux est encore d’aller boire un petit noir. Mais voilà, ça a l’air simple dit comme ça mais il faut savoir bannir certaines consommations juste avant un entretien. Par exemple, le croissant. Le croissant (ou la chocolatine, c’est pareil), c’est bon, c’est savoureux mais c’est gras : interdiction de toucher son pressbook et autres documents avant de s’être lavé les mains parce que les traces graisseuses, vraiment, ça fait mauvais genre. Par ailleurs, le croissant, ça fait des miettes et on s’en met partout, impossible de tout nettoyer en un coup de main. Evidemment, on peut aussi prendre soin de manger proprement mais personnellement, je bannis. De la même façon, tout ce qui est sucré sur le dessus est prohibé, comme les beignets, par exemple. Parce que y a toujours moyen qu’un peu de sucre se colle sur le coin de la bouche, ça ne fait pas sérieux.

Côté boisson, l’erreur à ne pas commettre, ce sont les boissons gazeuses. Surtout alcoolisées, on ne prend pas de bière avant un entretien même s’il fait très chaud. Vous vous la paierez après au besoin. L’inconvénient des boissons gazeuses, c’est que, comme son nom l’indique, il y a des gaz. Et roter à la figure d’un recruteur (ou devenir rouge parce qu’on jugule le flux), ça peut éventuellement être mal vu. Alors on prend un jus de fruit de préférence pas acide, un café ou un thé. Mais quoi qu’il arrive, avant de partir du bar, on passe par la case toilettes histoire de ne pas être pris d’une subite envie d’uriner en plein entretien et vérifier dans la glace que tout est nickel.

Mais boire un café, ça n’occupe pas plus que ça, il nous faut autre chose, quelque chose à lire. Réviser son entretien ? Si vous êtes paré, je pense que c’est inutile, ça ne servira qu’à mettre la pression. Je suis assez partisane de la lecture détente avant l’entretien genre un roman léger, un magazine féminin… Mais on se rappelle aussi de prendre un livre ou magazine sérieux, des fois qu’on vous fasse patienter dans l’entreprise avant l’entretien, ça évitera de passer dès le départ pour une dinde écervelée.

Autre détail qui a son importance, selon moi : l’odeur. Sous-entendu : on évite de fumer avant l’entretien. Evidemment, si vous êtes le candidat idéal, le fait que vos mains puent la clope et votre haleine le cendrier froid ne jouera pas contre vous mais en cas de choix très serré, je me dis qu’il vaut mieux mettre un maximum de données de son côté. Parce que les entreprises étant non fumeuses, une personne qui fume signifie du temps perdu, une dizaine de minutes par pause clope et ça peut monter vite selon votre consommation. Alors que le non fumeur, au mieux, il fait des pauses pipi mais ça prend moins de temps, normalement. Donc il est préférable de ne pas fumer juste avant pour avoir les mains et la bouche qui sentent bon le non fumeur. De plus, la cigarette, ça excite, on a les mains qui tremblent alors si on a pris un café juste avant, le recruteur risque de nous trouver fébrile. Vous pourrez fumer après sans souci. D’ailleurs, au sujet de sentir bon, allez toujours vous laver les mains dans le bar et avalez un bonbon à la menthe. Tout ça n’est que détail et ce n’est pas une haleine mentholée qui fait l’emploi mais quand on maîtrise le moindre paramètre, on se sent de suite plus en confiance. Et c’est ça qui fera la différence.

Où trouver l’homme ? Episode 24 : au mariage

(Je rappelle à mon aimable lectorat et au taré qui m’insulte en faisant semblant de faire de grosses fôtes que ceci n’est qu’une
fiction. En vrai, je n’ai pas assisté à un mariage depuis 5 ans et ce serait bien qu’Anthony demande ma sœur en mariage pour que je fête au moins celui là.)

A la recherche du prince charmant

Un soir, rentrant du boulot, j’ouvre ma boîte aux lettres en miaulant. Non que je sois folle mais ma porte est face aux boîtes aux lettres et Kenya appelle des fois que la personne qui farfouille devant la porte soit moi donc je lui réponds joyeusement [ça, c’est vrai]. Tiens, une lettre qui n’est pas envoyée par EDF et consort, qu’est-ce que c’est ? Une invitation au mariage d’une vieille copine de lycée. Ah oui, c’est vrai qu’elle m’en avait parlé. Bon, je viens seule ou accompagnée ? A un mariage où je ne connais personne ? J’ai pas de compagnon sous la main… Donc seule.

Le mariage, ah le mariage, ressort essentiel à nombre de comédies romantiques. Hé oui, le grand classique, le héros ou l’héroïne doit assister au mariage de son ami et il/elle est seul(e) et un peu déprimé(e) mais pendant la cérémonie il/elle rencontre une charmante personne, ils se tournent autour pendant 1h30 à 2h de films et à la fin, le monsieur demande la demoiselle en mariage et tout le monde pleure. Souvent il pleut et l’héroïne a les cheveux mouillés mais elle a un maquillage magique : il coule, certes, mais fait un effet smoky eyes sexy. Alors que si elle avait été sous la pluie et misérable parce que son nouvel amour doit faire face aux obstacles, elle a du mascara plein les joues.

 

Donc le mariage semble être le bon plan idéal pour la drague mais moi, je ne suis pas vraiment convaincue. Si je regarde la liste des mariages où je suis allée, les célibataires se comptaient sur les doigts de la main d’autant que dans ses cas là, on essaie de venir accompagnée quoi qu’il arrive pour ne pas passer pour la célibataire de service et éviter les questions gênantes de tante Yvette qui nous demande où est notre fiancé. Moi aussi, je me pose la question tante Yvette, si tu savais…Sauf que le mariage ayant lieu en Bretagne, je trouve peu d’hommes motivés pour m’accompagner. Et je n’ose pas faire un faux coming out à un mariage où je ne connais personne. Surtout qu’il faut avouer qu’un mariage, il y a une chance sur deux qu’on s’ennuie à mourir.

Week-end du mariage. Voyons le positif, ça me fait deux jours loin de Paris, comme des vacances. Et…c’est tout. Je ne connais quasi personne à part la mariée, ses parents et sa sœur mais ils sont très occupés, c’est fou. Du coup, à la mairie, je me passionne pour le plafond de la pièce et pendant la messe, je réfléchis plus sur le bébé qui pleure qu’autre chose. Je sais pas si vous avez remarqué mais y a toujours un bébé qui pleure et qui crie durant toute la cérémonie ou des enfants turbulents qui n’ont pas très envie de rester assis une heure. Moi, j’ai passé l’âge de courir sur les bancs de l’église en piaillant, c’est bien dommage. Ca m’aurait occupé. Tiens, si j’édifiais une théorie sur le mariage pour mon blog ? Pourquoi c’est toujours long à mourir une cérémonie de mariage ? Pourquoi le sermon du prêtre est toujours très drôle ? Pourquoi je trouve toujours surréaliste qu’une personne qui a fait vœu de chasteté explique à un jeune couple qui a déjà visité le kamasutra comment ça marche l’amour entre deux êtres alors que ça lui est étranger ? C’est comme si j’allais expliquer la cuisine à Cyril Lignac.

Fin de la cérémonie. Le couple a choisi des chansons relativement sympa, j’ai quand même assisté à une cérémonie où la mariée rentrait sur du Johnny Hallyday [véridique]. Là, arrive le meilleur moment, je trouve, le jeter de confettis sur les mariés puis le défilé de voitures qui klaxonnent. Parce qu’après, arrive la torture des photos, ça prend des heures, c’est insupportable et en plus, là, il pleut. Mariage pluvieux, mariage heureux, dit-on pour consoler ceux qui n’ont pas bien choisi leur date. Le dernier mariage pluvieux auxquels mes parents ont assisté, ça a duré 6 mois [véridique], super. Et c’est parti pour les photos, les parents des mariés, la
famille de la dame, la famille du monsieur, les témoins, les cousins… Moi, j’arrive en toute fin, la photo des gens qu’on n’a pas pu caser ailleurs. On est une demi douzaine dans le cas, ceux qui ne sont pas de la famille et ne sont pas témoin. Mais… qui est donc ce charmant jeune homme là, sans fille ultra sapée et bronzée accrochée à son bras ? D’ailleurs, j’aimerais qu’on m’explique qui a décrété qu’il pleuvait tout le temps en Bretagne, elles sont toutes dorées alors que moi, je suis plus teint de bidet. Mais bon, on dirait qu’il est seul. Intéressant…

A suivre, bien entendu !

Pour le plaisir, la chanson de Johnny Halliday pour rentrer dans une église.

Cette salope de Blanche Neige

 Par Lucas

Tu te rappelles lectrice, tu te rappelles lecteur ?
Petite fille ou petit garçon avant l’ère de la Game Boy,
Quand le soir venu un membre de ta famille te racontait une histoire…
Et qu’il fallait te la répéter 15 fois par an…
Raconte-moi Cendrillooooooon…
Ou Blanche Neige.
Avec un nom pareil, était-elle vraiment aussi pure ?

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Mine de rien, Blanche Neige, c’est un peu l’école de la vie.
Le Prince Charmant c’est un peu le mari idéal qui arrive avec sa Jaguar et sa Breitling.
La Reine Mère c’est un peu la méchante patronne qui veut niquer le prolétariat des mineurs et  des femmes de ménage sans voir leurs qualités cachées (Blanche Neige, le livre de chevet d’Arlette Laguiller)
Mais je vais trop vite. Revenons à Bogossito.

Le Prince Charmant c’est le mec qui a fait l’école du Louvre ou un 3eme cycle de malade ou une école d’ingénieux (classée « X », c’est le top) ou une Business Cool à Joy in Josas et qui a trouvé un taff de winner et une raison, certes oppressante, mais trrrrès bien payée de se lever le matin.

C’est aussi un type qui a signé pour vivre plein d’aventures avec des tas de méchants ou avec les entreprises concurrentes de sa boite. Il va surmonter des taaaaas d’épreuves : doper les ventes d’un produit, zigouiller le vilain pas beau,  auditer une boite, tuer un dragon, lancer un nouveau produit, passer au dessus d’un précipice, améliorer les marges, sauver la gentille des griffes du méchant qui de toute façon comme tout méchant va crever à la fin, etc…

Seulement voila le CPB ou PCJ (charming prince beginner ou Junior) n’a pas le temps de trouver chausson de vair à son pied. Bah oui, il est tellement pris, qu’il risque bien de jamais le trouver le chausson en rentrant du taff, comme à l’accoutumée, après minuit. Du coup, le BPC il est sur Meetic mais ça les frères Grimm ils se sont bien gardés de le dire. Ils ont préféré nous faire croire que pour chopper des meufs, le BPC il faisait des promenades. Bah ouhai c’est la drague des boulevards tchip tchip tchip, tchip tchio deu houa. D’toute façon, même s’il  trouve la nana,  il ne va pas la garder longtemps. Eh ouhai, mon p’tit prince : les nanas faut être présentes pour elles. C’est elles les stars. Si t’es pas assez attentionné, pas assez à l’écoute, elles vont ailleurs chercher  meilleure chaussure à leur pied. Allez retourne donc voir Bianca…

Et tu sais quoi, Raoul (oui, Raoul le Prince Charmant, c’est trop glamour) tu peux chanter la chanson qu’on trouve à la fin du CD Emilie jolie, version de 1979. Attend je te donne le premier vers et je te fais une version New Wave, rien que pour toi,

Je ne suis qu’un prince charmant, un prince débutant,
Avec  ma carte bleue mon épée et mon Aston Martin fidèle canasson
Pour chopper une meuf qui ne pense qu’au pognon
Laquelle va exiger de se marier
Sous le régime de la communauté
Pour divorcer deux ans plus tard
Et me piquer la moitié de mes avoirs…

Quelle salope cette Blanche Neige…
Je comprends mieux pourquoi on a jamais eu de Blanche Neige II, le Retour.

Et justement, Blanche Neige, pendant que le BPC trottine,  elle fait quoi ?
Eh bah elle fait sa pretty woman ! En esperant trouver un mec blindé, c’est à dire en faisant un peu de ménage chez les riches propriétaires de mine de diamants (hé, pas conne Bianca…).
Elle virevolte entre les 7 péchés capitaux pour donner une image glamour de sa personne.  Elle veut être parfaite alors pour cela elle conchie Atchoum, Dormeur, Prof, Simplet, Grincheux, Timide et  Joyeux,

car Bianca Snow, elle renie le fait d’être
Versatile, Paresseux, Suffisant, Bête, Acariâtre, Lâche et trop Optimiste.

Enfin elle en donne surtout l’impression mais si on analyse les sous entendus certains esprits affutés vont nous dire qu’en fait c’était une grosse chaudasse…
Ils étaient forts ces Frères Grimm tout de même…

Et puis n’oubions pas que Bianca, elle va faire preuve d’humanité et d’audace en goutant la pomme empoisonnée c’est à dire aux fruits défendus. Comme quoi il faut toujours oser braver les interdits et se lancer : la chance sourit aux audacieux.

Et pendant ce temps là je ne vous parle pas de la Reine Mère !!
Celle-là même qui cherche à se convaincre qu’elle est biotifoule alors que c’est une vieille peau, moche et acariâtre, une femme  que son mari trompe surement avec les servantes qui passent.
Une vioque qui se fait câliner par son miroir, symbole même du gigolo.

Chuis blasé : on n’a pas assez étudié la Reine Mère dans une logique freudienne…

Et même si elle est self centered, égoïste en son miroir, sclérosée sur elle-même et complètement aigrie, c’est surtout une mal baisée complètement dèg de voir sa belle-fille chopper le premier beau gosse qui passe par là. Jane Austen, sors de cet artiiiiiicle !!
Et on oublie l’absence du père !!
C’est peut-être ça aussi qui a poussé Blanche à s’amouracher du premier beau gosse venu. Pas de père, donc pas d’Œdipe au pays de Bianca.

Voila, c’était plus une ébauche d’étude qu’une réelle philosophie.
Dans le cadre scolaire de ma bizness cool, j’avais un cours de Micro-Economie où le Partiel comptait 50% et l’autre moitié était une note donnée sur un dossier à rendre, sujet au choix.
J’avais choisi la « Microéconomie de la Chope », sport élémentaire à Sup de Co.

« Marie-Raoulette veut optimiser sa fonction de séduction et utilise du maquillage et de la course à pied pour en produire sur un marché saturé en offres concurrentielles… »

C’était une étude très serieuse. Le prof s’était pissé dessus… D’ailleurs, je me demande s’il ne serait pas intéressant de faire une étude sociologique, psychologique et politique des schtroumpfs. Je donne des idées aux étudiant(e)s en psycho qui nous lisent. Ne me remerciez pas, tout le plaisir est évidemment pour moi !