Les mondes parallèles

Le week-end dernier, j’ai visionné environ les 2/3 d’Inception, film dont il faudra que je mate la fin même si j’avoue ne pas avoir accroché plus que ça. C’est souvent le problème avec ce genre de films oignons où il faut perturber le spectateur afin qu’il ne sache plus où il est : je suis généralement déçue.

Pourtant les niveaux de conscience, ça m’excite l’imagination et pas qu’un peu ! Peut-on être sûr de la réalité de ce que l’on voit, ce que l’on sent, ce que l’on vit ? Sommes-nous pleinement éveillés ? Ou endormis, prisonniers d’une machine ou d’un univers virtuel ? Les héros de ces fictions naviguent en général entre 2 niveaux, conscients de leur inconscience jusqu’à un certain point.

Dans cette catégorie, j’ai vu 4 films : eXisTenZ (Cronenberg, pas excellent mais le personnage féminin (ou était-ce son interprète) m’a gonflée), Matrix (le 1er m’a saoulée avec la scène hystérique et sans intérêt où ils débarquent dans l’immeuble du méchant et canardent tout le monde, peinards. Sacré bon plan !), Dark city (celui-là, je l’ai aimé) et Inception (pas fini de le voir). En série, on a Lost en un sens si on lit la scène finale comme une révélation [spoiler mais peut-on parler de spoiler à propos d’une série terminée depuis un an ou deux ?] , tout de déroule dans l’imagination de l’agonisant Jack. On a un épisode de Lois et Clark comme ça aussi où ils sont prisonniers d’un univers virtuel (référence !) et dans Stargate SG1 il me semble. Chacun me donne des palpitations à l’idée de les découvrir, mon imagination fait des bulles et… Plof.

Oui, plof. Parce que j’ai souvent la sensation d’une facilité scénaristique. On voyage entre les différents niveaux de conscience et à la fin, twist final « votre conscience était en fait un premier niveau d’inconscience, huhuhu ! » Oh ouah, on a tellement jamais vu ça « mais tout ceci n’était qu’un rêve M.heros du film ». Quoi qu’encore, je pensais qu’il y avait un autre niveau de conscience dans Matrix quand Neo tombe dans le coma mais non. Quel film pourri. Bref t’en vois un, tu te plaques les mains sur les joues, bouche bée et tu t’extasie sur cet incroyable ressort scénaristique. Au bout du 3ème, tu soupires : oh ouah, je m’y attendais tellement pas… Je vais aller faire pipi. Et encore, c’est une non cinéphile qui vous parle, je n’ose imaginer les dizaines de film de ce type que j’ai manqué.

Pourtant, quand mes doigts fourmillent, c’est notamment pour raconter une histoire de ce type. Alors forcément, je suis très exigeante quant à ces films. Un peu comme les films imaginant une société du futur… Ce que je fais moi-même dans la plupart de mes embryons de romans. Du coup, j’attends d’être éblouie, malmenée par le scénario, perdue dans les différentes strates. Et m’épargner le « mais tout ceci n’est qu’un rêve M. Machin ».

Mes lecteurs chéris, si vous avez des conseils cinématographiques (ou littéraires) à ce sujet, partagez les !

FAI, c’est l’ennui

La Nina 2.012 a des priorités dans la vie du genre : voyager. Partir, partir… J’ai trop attendu pour voir le monde, enough is enough quoi ! Sauf que bon, si les voyages forment la jeunesse, ils creusent le compte en banque. Bref, il me faut des sous donc haro sur les dépenses inutiles.

Relevé de compte bancaire, étudions ça de près. Déjà, je me félicite d’être passée chez B&YOU, ça me fait facile 50€ d’économie. Mais je tourne, je vire : entre mon loyer, mes impôts (mensualisation powaaaaa), électricité, Internet, téléphone, salle de sport, spotify, le nouvel obs, mes prélèvements épargne, le budget bouffe+loisirs hebdo, je flirte avec les 2000 € de budget… Bordel, trop trop cher. Reprenons et éliminons.

Première éliminée : la little box. 13 € pour des produits que j’utilise pas, non. Désabonnée. Le nouvel obs que je lis pas, je renouvellerai pas, ça me fera 10 € en moins. Ma mutuelle perso… Depuis ma rage de dents inter-contrat, j’ai peur de la lâcher même si elle me coûte bonbon. Et puis, tiens, pourquoi Neuf ils me piquent 60€ mois, c’est bimensuel ? Ah non. Houla, problème.

Oui, je me suis abonnée à des bouquets de chaîne et à Canalplay infinity mais pour si cher que ça ? Je suis sûre que je paie pour des chaînes que je regarde même pas ! Je décide donc de faire un point mais une fois sur le site Neuf, impossible de récupérer le mot de passe que je n’ai peut-être même jamais eu. Et ce depuis 15 jours…

Alors je me dis que, tiens, je pourrais voguer vers d’autres cieux comme Bouygues ou Orange (non, plus jamais Free, trop de mépris du client). Peut-être même qu’ils ont AB1 gratos… Sauf que j’y pense et une vague terrible me submerge. Reprenons.

Quitter son FAI, c’est s’emmerder à renvoyer sa box. Déjà bof. Mais surtout, c’est ne plus avoir le web et la télé pendant plusieurs jours. Autant la télé, je survivrai, autant le net ça fait chier. Oui je passe mes journée dessus vu que je suis une joyeuse travailleuse du digital mais j’ai pas la même utilisation au boulot que chez moi. Oui, c’est en général assez rapide et j’ai qu’à lire en attendant mais quand même… Bref, changer de FAI, c’est pas comme changer d’opérateur mobile où la portabilité du numéro rend l’opération simplissime à partir du moment où on n’oublie pas de désimlocker son téléphone. Donc ne pas faire comme moi, incorrigible étourdie…

Du coup, je me demande qui change de FAI en dehors de ceux qui déménagent. Et n’est-ce pas cet aspect contraignant qui poussent ces dernières à ne strictement rien faire pour leurs clients. J’ai la même box depuis 4 ans alors qu’ils en sortis 2 ou 3 depuis. À l’époque où j’étais chez free, ils préféraient m’envoyer une demi-douzaine de prises électriques plutôt qu’une freebox. Mes parents sont restés des années à payer plein pot pour leur abonnement Adsl de 512 k… Youpi…

Du coup, je vais étudier ça de près et peut-être faire le grand saut. Parce que 60 €/mois quand je suis chez moi de 22 à 9h en moyenne (et que je dors dans ces zones là). Ça fait un peu chier.

Réjouissez-vous UMPistes !

Certains vont me soupçonner de mesquinerie mais promis, je n’en ferai rien. Parce que moi aussi, j’ai mal vécu les déchirements du parti qui recueille mes voix et que si les gens ont tendance à oublier, moi pas. Je suis une Hégélienne dans l’âme, l’histoire se répète. Et le principal parti de l’opposition qui se la joue Titanic, c’est pas nouveau.

Tout d’abord, je vous invite cordialement à dédramatiser. Les militants fuient ? Woké mais quel est le pourcentage des militants dans votre électorat ? Pas tant que ça. Puis dans un pays bipartite (si, si), les gens peu politisés votent à droite ou à gauche, pas UMP ou PS. Voire ils votent opposition parce qu’ils attendent des gouvernements des miracles humainement impossibles. Perso quand j’ai appuyé sur le bouton François Hollande en mai (je vote électronique je rappelle), je ne pensais pas mettre fin à la crise en 3 jours. Je divague un peu pardon. Alors oui, vous êtes débordés à l’extrême par Marine et au centre par Borloo. Et je vous avoue que si le prochain Président devait être de droite, je préfèrerais 100 000 fois un Borloo à un Fillon voire, pire, à un Copé mais nous en sommes si loin.

Ensuite, vous avez perdu un leader charismatique qui a longtemps fait l’unité du parti. Après lui le déluge. Le PS n’était pas mieux après le départ de Mitterrand puis Jospin, le RPR avec Chirac élu président qui laissait son parti végéter sans lui. Inévitable, je vous dis. Tout comme la bagarre acharnée des « jeunes » pousses aux dents longues qui tueraient père et mère pour s’asseoir sur le trône laissé vacant. Vous n’avez pas le monopole des intrigues de palais, non, non, non. Vos votes suspicieux sont Niçois, ils étaient Lillois pour le PS. Qui s’en est quand même mieux sorti à l’arrivée. Certains me diront que les femmes sont peut-être plus souples et moins narcissiques que les hommes mais ça, mes amis, j’en doute.

Amis UMPistes, vous avez la chance de faire du ménage dans votre parti, en finir avec cette lutte fratricide et repartir sur de bonnes bases. De toute façon, vous avez 4 ans et demi pour remettre de l’ordre dans tout ça, vous êtes larges. En sport, j ‘ai tendance à dire que certaines défaites font du bien, ça fait dégonfler les melons et ça apprend l’humilité. Votre nouveau chef, qui qu’il soit, sera mal élu. Mais il tiendra le parti en attendant qu’un leader plus naturel émerge. Peut-être que dans leur folle ambition, ils ont oublié que c’est le peuple qui choisit (ou du moins le peuple militant UMP). Et ça, même la multiplication des bulletins ne peut le changer. Apparemment.

Compte à rebours

Quand on organise un mariage, il y a 3 phases : la première, euphorique, où l’on se lance à corps perdu dans l’organisation et les annonces à nos êtres chers. En temps 2, il y a une stagnation : le gros est réglé, les faire-parts envoyés et il ne reste qu’à attendre les derniers jours pour régler les trucs de dernière minute. Puis la phase 3, cette fameuse période de « rah, ils ont tous décidé de me faire chier ».

Un mariage, c’est surtout de l’organisation. Je me souviens d’une ex collègue peu chère à mon cœur qui m’expliquait gérer son mariage comme ses projets, avec rétro planning sur excel et tout. « Ah et tu vas quand chez le coiffeur pour les essais coiffure ? » « Mince, j’ai oublié ! ». Ah oui, elle gère vraiment son mariage comme ses projets… Ne voyez pas dans cette anecdote l’unique volonté de me moquer (bon un peu quand même…) mais l’illustration du fait qu’il faut rester concentrée jusqu’au bout.

Sur le papier, tout est prêt mais les derniers jours avant le mariage sont une folle cavalcade. Décorer la salle, récupérer la robe, les essais coiffure, rapatrier les gens qui viennent de loin, gérer le traiteur, le DJ, le photographe, prendre les fleurs pour les déposer à l’église… Vous avez beau être un génie de l’organisation, l’imprévu s’incruste toujours à la noce. Et pour peu que cet imprévu soit pluriel, vous risquez de devoir confectionner en urgence quelques poupées vaudou pour vous défouler un peu.

Face à cet inévitable obstacle (si, inévitable, cherchez pas), vous avez 2 solutions :
– la zen : admettre que la vie n’est pas un film et que rien ne pourra être 100% parfait. Et qu’à partir du moment où on signe le contrat, que personne ne se blesse ou ne s’intoxique, tout ira bien.
– l’hystérique : se rouler par terre à chaque contrariété, insulter la Terre entière parce que putain de bordel de merde, on ne se marie qu’une fois dans la vie (normalement, c’est ce que l’on croit quand on se lance dans l’aventure) et que ce doit être le plus beau jour de votre vie. Technique à abandonner le jour du mariage, on ne se vautre pas au sol avec sa belle robe.

Bref, plus le mariage approche moins vous dormez tant il y a de choses à faire. Mais pensez à garder de l’énergie, le jour J, c’est déjà demain.

Trop bonne, trop conne

Longtemps, j’ai mis ma lose sentimentale sur le fait que les hommes préféraient les chieuses et que j’en étais pas une. Aujourd’hui, je réalise que ma lose ne vient pas de ma non chianterie mais… De ma bonne poire attitude.

En couple, je suis conciliante. Très. Trop. Un peu par lâcheté, un peu par flemme : est-ce bien la peine de faire des scènes pour si peu et de dépenser une énergie folle alors que le boulot a déjà pompé 75% de ma batterie. Sauf trucs inacceptables de mon point de vue, je laisse pisser, le couple étant pour moi une sorte d’havre de paix, un domaine que je rêve facile et paisible.

Gentille ? Complètement gourde oui ! Parce que du coup, ces messieurs ne me respectent guère, se disant que je me laisserai jeter sans histoire, comme un papier froissé. Du genre prince-charmant-devenu-crapaud qui crut que jouer a) le silence radio (2 fois en plus) et b) la quête de ma compassion lui permettrait de se débarrasser facilement de moi. Elle est gentille, Nina, elle va me taper sur l’épaule et aller attendre dans son coin des fois qu’un soir, j’ai envie d’aller tirer mon coup. Mouahah ! Erreur, mon ami, faudrait voir à être plus subtil dans le foutage de gueule…

Oui, je suis empathique et prompte à prêter mon épaule pour consoler. Sauf que ce que je considère comme une qualité humaine au départ se retourne in fine contre moi et ça file légèrement la gerbe. Si je te mate dès le départ en te soumettant à mes humeurs et mon bon plaisir, tu resteras tel un fidèle toutou bien dressé ? Quelle tristesse. Tu n’as rien compris. Cette compassion, cette présence, cette gentillesse et cette patience que je t’ai offert, c’était de la confiture donnée aux cochons. Alors maintenant, il suffit. Oh non, je vais pas devenir une sale garce manipulatrice. Je vais juste cesser de jouer la copine ultra compatissante et très disponible. Il s’avère que je suis pas mauvaise en lead, je vais le prendre et donner le tempo. Et poser les limites. Parce que se faire marcher sur les pieds, c’est pas sexy.

En 2013, j’arrête d’être la fille mouchoir.

Touch me, I wanna feel your body

Dans les jeux de l’amour et du hasard, il y a une partie qui m’amuse beaucoup : les effleurements. Ou comment la communication non verbale en dit beaucoup.

Mise en situation : j’ai craqué pour un charmant garçon que nous appellerons Henry, en hommage à mon nouveau crush people Henry Cavill (il a officiellement détrôné Jon Kortajarena dans mon cœur de midinette). Donc Henry, il me plaît mais je ne sais ce qu’il ressent alors je vais le tester sur un terrain qui ne ment pas : le tactile.

Vous êtes assis face ou à côté d’une personne lambda avec qui vous allez entrer en contact par inadvertance. Quel est votre réflexe ? Cesser immédiatement ce contact en vous excusant poliment. On fuit naturellement la proximité physique des personnes qui ne nous sont pas proches, y a qu’à voir à quelle vitesse les gens retirent leur main quand on les effleure par accident sur la barre centrale du métro. Tu les brûlerais avec une cigarette qu’ils ne réagiraient pas plus vite. Bref, on n’est pas faits pour se laisser effleurer par n’importe qui.

Du coup, quand nous sommes sous l’emprise d’un crush, cette fuite du contact physique est bien parlante. Pour ma part, quand un mec m’attire, je combats ce réflexe naturel de me retirer pour montrer que ce contact ne me déplaît pas et qu’accessoirement, je serais pas contre l’idée de dépasser le stade des effleurements accidentels pour des frottis frottas volontaires.

Anecdote tiens. Février 2010, je pars à l’assaut d’un garçon qui me plait bien, il m’invite à boire un verre chez lui, on est assis tellement près l’un de l’autre que je pourrais me retrouver sur ses genoux par accident. Mais le jeune homme a rendez-vous, on repart chacun de son côté sans qu’il se soit rien passé. Mmm, aurais-je fantasmé cette attirance que je pensais réciproque ? On était très proches physiquement parlant. L’histoire me donna finalement raison. Comme toujours.

Ainsi, j’utilise le langage du corps pour envoyer des messages. Je suis assise loin de toi, les bras croisés : laisse tomber. Je multiplie les effleurements à la faveur d’un croisement/décroisement de jambes, ma main glisse sur ton bras à la moindre occasion ? Je suis opeeeen. Avec plein de e, oui. Et si tu acceptes mes gestes sans pour autant te jeter à l’eau, rassure-toi : l’abordage n’est plus bien loin.

Libre adaptation

Je suis une zappeuse, je dois l’admettre. Devant ma télé, je fais défiler les chaînes pour trouver un programme pas prise de tête. Week-end dernier, je tombe sur une série nommée Merlin et là, mon sang ne fait qu’un tour. Êtes-vous sérieux ?

Je résume un peu la série : le jeune Arthur et le jeune Merlin vivent dans le château d’Uther Pendragon avec tout un tas de personnages dont Morgane, demi-sœur d’Arthur par leur mère, Ygerne. Bon, je tique déjà sur la cohabitation entre Arthur et Pendragon, sur le jeune âge de Merlin mais bon… Et là, coup de grâce, on apprend que Morgane est la fille cachée d’Uther (donc la sœur d’Arthur et non sa demi-sœur). Hein ? Bon, ok, ça m’a saoulée, je zappe.

Il existe bien des versions où Morgane est la sœur d’Arthur mais elle devient une aide pour lui. Là, dans Merlin, elle est mauvaise et essaie de tuer Uther. Enfin bref, cette version là ne rime à rien, c’est juste une série de merde pseudo historique. Un peu comme dans Les Tudors où Anne Boleyn a les yeux bleus (elle fut réputée pour la noirceur de ces derniers) et Henri VIII reste un jeune homme svelte alors que lorsqu’il épouse Catherine Parr, il est censé être obèse… Mmmm…

Revenons à nos légendes arthuriennes et parlons d’un exemple que nous connaissons tous ou à peu près : Kaamelott. Programme court particulièrement réussi, il nous propose une autre libre interprétation des légendes arthuriennes. Cependant, on sent un travail de documentation titanesque derrière car si Alexandre Astier dessine des personnages un peu à la bourre intellectuellement parlant, le reste est très fidèle aux légendes arthuriennes. Morgane reprend sa place de demi-soeur haineuse mais, du moins dans les épisodes que j’ai vus, elle ne ressent rien pour Lancelot, contrairement à pas mal de récits de la légende arthurienne. Astier choisit l’interprétation romaine des légendes arthuriennes (Arthur est un préfet romain détaché en Bretagne de par ses origines bretonnes) et enrichit son univers de détails de civilisations celto-romaine. Jusqu’au livre VI qui se passe pour la quasi totalité à Rome. Seule liberté : les personnages de Karadoc et son épouse Melanwi, celle par qui la déchéance de Camelot. Astier semble se débarrasser de Mordred, fils incestueux d’Arthur et Morgane qui tue son père. Le vrai méchant, c’est Lancelot sous l’influence de Meleagant souvent présenté comme son double maléfique dans les légendes arthuriennes.

Bref, peu importe, je fais pas une analyse de texte de Kaamelot. La question sous-jacente, c’est « pourquoi Merlin m’a énervée » alors qu’on parle d’une légende et non d’un fait historique avéré comme Les Tudors, par exemple ? Peut-être parce qu’en un demi-épisode vu, je n’ai tellement pas reconnu la légende arthurienne que ça m’a gonflée. Après tout, des histoires de Rois, de magiciens et de femmes manipulatrices et malsaines, on peut en écrire sans les appeler Arthur, Merlin et Morgane… Parce qu’au fond, c’est là le plus agaçant : cette utilisation d’une « franchise » qui marche. Un peu comme Batman, Superman et autres super héros, Sherlock Holmes… Mais un nom connu ne fait pas toujours une bonne série…

Enfin, tout ça m’a donné envie de me repencher sur la question… Quand j’aurai lu la douzaine de livres que j’ai en réserve, quoi.

Lâcher les armes ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’amour sans forcément parler de choses tendres lalala. En l’occurrence, parlons un peu du lâcher prise, du renoncement à l’armure, la carapace…

Au début d’une histoire d’amour, on est toujours un peu étourdis, on a du mal à croire à tant de bonheur. Mais comment ai-je pu vivre XX années sans cet être merveilleux, mon âme sœur ? Oui mais voilà, les années passent, l’expérience se fait et celle-ci nous rappelle vicieusement que les contes de fées se terminent parfois tragiquement. Enfin, tragiquement, par une rupture, n’exagérons rien.

Le début d’une histoire d’amour est souvent une étrange bataille entre le cœur et la raison. Le premier hurle que là, c’est pas juste une passade, c’est peut-être même the only one avec qui on aura une petite Heloise et un petit Vitia (j’insiste) et on coulera des jours heureux dans une jolie maison avec jardin sous le regard serein d’une Kenya qui aura enfin passé sa période chaton hystérique (elle a 8 ans et ne l’a toujours pas intégré). Mais la raison, elle, elle te dit qu’à écouter le cœur, on en est déjà au 3ème ou 4ème only one et qu’à l’arrivée, y a pas de descendance, de maison avec jardin, seule reste l’excitee Kenya. Bref, la raison n’aime pas panser le cœur et lève les yeux au ciel dès que celui-ci s’emballe.

Prudence est mère de sûreté et un tiens vaut toujours mieux que deux tu l’auras. Au début d’une relation, forcément que l’autre est juste parfait, comme une paire de chaussures sur mesure mais la raison, elle tique sur deux, trois détails qui puent alors que le cœur chante la vie en faisant la roue.

Puis pof, des fois, la raison avait raison, justement, le cœur pleure des larmes de sang et on est parti dans une complainte de merde « non mais chuis trop conne d’y avoir cru, j’ai plus 16 ans, merde, les princes charmants n’existent pas, je me ferai plus avoir ». Blablabla.

Venez ici, mon cœur et ma raison, tatie Nina veut vous parler. Oui, une rupture, ça blesse, ça énerve, ce n’est jamais serein. Sauf que. D’une part, un échec amoureux ne signifie pas que toutes tes relations finiront en eau de boudin. Si on prend mes parents, ce couple pioupiou, ils ont connu des ruptures avant de se connaître aussi. Et puis, oserais-tu faire payer le mec qui va arriver ensuite et qui aurait pu être ton only one si t’avais pas fermé les portes des le départ pour ne pas trop souffrir le jour de la rupture ? À ce niveau là, entre direct au couvent, c’est encore le plus sûr.

Être amoureux ne protège pas d’un éventuel échec. À dire vrai, on ne peut jamais savoir. Mais à choisir, préfères tu une relation semi satisfaisante qui te fera quand même du mal à la rupture ou profiter à fond et en chier quoi qu’il arrive à la rupture ? Plus j’avance dans la vie et plus je constate une chose : les histoires les plus difficiles à digérer sont celles où tu as la sensation de n’avoir pas tout vécu. Moi, en tout cas, la prochaine fois, j’essaierai de déposer les armes d’entrée de jeu.

Rien de neuf

Souvent, je me sers de ce blog pour coucher des mots sur mes colères, mes loses, mes rancoeurs, mes peines… Une façon de sortir un peu le mal être de moi. Et comme je suis sympa, je partage ma noirceur avec vous, bande de petits chanceux. Mais parfois, ça va juste bien. Et je me suis dit que tiens, j’allais aussi vous en faire profiter.

En ce moment, je suis de bonne humeur, le Tiger est bien de retour. Mais quel est ce regain d’énergie en plein mois de novembre ? Un nouvel amour ? Un nouveau travail ? Non, non. La seule nouveauté dans ma vie est mon neveu en cours de livraison mais à l’heure où je vous écris, il n’est pas encore né… Juste qu’en fait, il ne se passe rien. Donc rien de négatif en soi.

Comme je l’ai vaguement dit, le mois d’octobre m’a apporté son lot de contrariété, de « je vais péter des dents » (plus précisément celle de mon ex prince charmant devenu crapaud), j’ai chopé la crève et j’ai failli pleurer quand on m’a dit que je pourrai pas partir au week-end plongée en décembre en Belgique (on plonge en fosse, pas dans la mer). Puis vint le 1er novembre, j’appris que finalement, j’avais la possibilité de partir en Belgique (ouais !), j’ai écrit un mail libérateur à mon ex (ouais!), j’étais plus malade (ouais !) et la naturopathe m’a jeté des confettis tellement elle était émerveillée par mon rétablissement. Tout allait mieux.

Et c’est tout ? Ben oui, c’est tout. Laissez-moi vous conter une soirée, une soirée sans le moindre intérêt en soi (je suis pas sûre de vous donner envie de poursuivre l’article, là, si tant est que vous soyez arrivés jusque là) : jeudi dernier. Cours de Pilates (mon premier, j’ai adoré) puis retour à la maison, petite dînette, réécriture d’articles en anglais, tagage d’anciens articles, douche, écriture de mon nouveau nouveau roman, lecture, dodo. Une putain de soirée rentable car j’étais dans la bonne énergie, baignée par la douce lumière de la bougie, compagne de mes nuits hivernales. Et je me suis couchée le coeur gonflé de joie. Idem le reste de la semaine. Je n’ai rien vécu d’incroyable, que du quotidien en somme mais du quotidien cool, caressant, joyeux. Pas de drames. Enfin.

Je ne suis pas une fille qui se satisfait normalement du quotidien, je suis un peu accro à la nouveauté. Mais là, les montagnes russes des aléas sont en pause et PUTAIN BORDEL DE MERDE, ça fait du bien. Une petite pause avant la grosse montée annoncée dans les prochaines heures : la naissance de mon neveu.

Dites cheeeese !

Parmi le personnel à embaucher à votre mariage, il en est un qu’il ne faut surtout pas négliger si vous voulez vous remémorer cette douce journée : le photographe.

Que celui qui n’a jamais entendu d’histoire à propos de photos de mariage ratées lève la main. Pour ma sœur, la photographe était géniale. Par contre, pour le mariage de Lena, on a eu droit à un mail « pitié envoyez les photos que vous avez prises » tant ils étaient déçus… Ah oui, d’accord…

La question est : comment choisir ? Rien ne vaut le bouche à oreille (en positif comme en négatif) mais pour peu que vous ne connaissiez pas de jeunes maries dans la région que vous avez choisi, bon courage !

Tapons « photographe mariage [ville] » et laissons nous noyer par le flot de réponses. Des photographes de mariage, il y en a plein, partout… Comment savoir lequel est compétent ? Parce que photographe, c’est un peu comme psychanalyste, tu peux t’installer sans diplôme. Et le mec peut avoir le dernier Reflex canon qui prend limite les photos tout seul, si t’as pas l’œil, tes photos restent merdiques. Et je ne te parle même pas des abus de filtres et montages en tout genre… La sobriété est une vertu trop souvent oubliée.

Alors voilà, choisir un photographe relève limite du défi, de la chance. Alors n’oublie pas : pour le plus beau jour de ta vie, convie quelques uns de tes amis avec leur appareil photo. Ou accessoirement demande moi le nom de la photographe de ma sœur qui taffe sur la région toulousaine et Paris. Elle fait aussi des photos de grossesse super.