Oh happy days

Hou happy days, oh happy days, lalalala

Ces derniers temps, vous l’avez peut-être ressenti, j’ai pas l’hyper patate. Des choses me contrarient, j’ai l’impression d’être sur une barque à contre courant, je dois aller à un point A mais l’eau et des gens qui essaient de faire chavirer ma barque m’empêchent de toucher au but. Et ça me bouffe un peu. Beaucoup. Pourtant, tout n’est question de focale. Oui, mon année 2014 a déjà vu la mort de mon iPhone, le vol de mon Canon 7D, le cambriolage de ma cave mais l’an dernier, à la même époque, l’année 2013 comptait la perte de ma carte bleue et un énorme trou dans la jambe avec soins infirmiers pendant deux mois (il a bien évolué, merci). Et finalement, le trou dans la jambe, c’était quand même plus grave que mes soucis matériels de 2014 et je n’hésite pas à classer 2013 comme une belle année malgré tout. En fait, c’est en général là que je sais que je vais pas bien : quand je zoome sur le noir au point de ne plus trop voir le blanc autour.
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Alors pour lutter contre ce noir ambiant, j’ai décidé de réagir. Et c’est chez Eric que j’ai trouvé la bonne idée : le projet 100 happy days. Le principe est bête comme chou : tous les jours, tu prends une photo qui illustre un bon moment et ce durant 100 jours. Y en a forcément. Si. Un verre entre amis (et j’en ai un bon paquet en ce moment), un moment avec une personne qu’on aime bien, une lecture sympa…
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Quelques exemples récents :
– le bouquet offert par mes collègues pour mon anniversaire
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– mon chat qui me fait plein de câlins
kenya
– mon neveu adoré
saturnin
– le tiramisu géant dégusté samedi avec Anaïs
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– cette soirée mardi soir avec mes amis
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– ces verres samedi soir avalés avec Zéno
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– Barcelone (malgré l’appareil photo, oui)
barcelone
– La mer, vue déjà trois fois cette année
coquillages-deauville
– Ce café car le café, ça fait toujours plaisir
cafe

Des touches de blanc partout, tout le temps. A moi de les capturer pour ne pas oublier.

Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton ! – Fred Ballard

Tout commence à Noël 2012. Vacances parfaites avec un neveu fraîchement livré qui nous émerveille de ses mille et unes mimiques. Même si à moins d’un mois, ça fait pas grand chose, un bébé mais il est kro kro mignon hiiiiiiii ! D’humeur joyeuse, je vais fureter dans les livres de ma mère à la recherche de “Le mec de la tombe d’à côté”, LE livre à lire mais j’échoue lamentablement (en fait, il était dans la bibliothèque de ma chambre, une histoire passionnante). Etant dépourvue de lecture car je venais de finir “Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire”, je me rabats donc sur un livre qui me semble amusant “Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton !”.

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C’est là que j’ai réalisé que j’avais pas trop la gagne niveau littérature ces derniers temps. Fans de Kate Middleton, pliez bagage, la douce princesse ne fera pas la moindre apparition dans ce roman mais bon, c’est accrocheur comme titre. Le contenu par contre… On suit les aventures de Capucine Guillon, femme multi divorcée et multi maman qui nous a pondu 3 garçons subtilement nommés Paul, Emile et Victor. Ca place de suite l’univers lolesque de notre quadra qui surnage comme elle peut dans sa vie sans saveur. Fred Ballard va donc nous raconter la vie de Capucine pendant un an, du réveillon au réveillon, sur 12 chapitres (comme douze mois, bravo !).

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Sauf qu’une vie sans saveur racontée en roman, ça donne un récit sans relief. Je comprends même pas comment l’auteur a réussi ce tour de force de pondre 300 pages de vide, de rien. Oh y a bien quelques anecdotes mais ce qui est quand même incroyable, c’est qu’elles ne servent à rien. Capucine cartonne une voiture de police, Capucine se fait attaquer par des mouettes, on attend de comprendre le sens de l’anecdote mais… rien. C’était juste histoire de remplir 10 pages. Tout est à l’avenant. On fouille le livre à la recherche d’un embryon d’intrigue, on se demande à quoi va servir chaque briques posées mais elles ne servent de fait à rien, elles sont juste lancées dans le jardin et démerde-toi avec…

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Enfin, si, y a une intrigue et même deux, poussées en parallèle mais sans réel lien (je ne parle pas de consistance):
– Capupu est une ratée qui travaille dans une boîte qui écrit des questions pour des jeux télés. A un moment, elle propose une téléréalité à base de 2 familles partageant une maison en colocation pour l’été donc on suit très vaguement l’écriture du concept et le tournage. Mais vu que notre chère héroïne suit un peu ça de loin, nous aussi…
– Comme sa vie est très vide, notre amie s’invente des problèmes de type “mon premier mari veut plus que je porte son nom et ça m’embête beaucoup parce que mon nom de jeune fille est pourrie”. Donc Capucine va partir en quête d’un nouveau mari ayant le même nom de famille que l’ancien juste pour pas changer de nom. A ce moment là, on pourrait être écroulés de rire devant tant de fantaisie rafraîchissante. Mais non, on a juste un peu envie de jeter le livre par la fenêtre parce qu’on s’en fout bien de savoir si elle trouvera mari au bon nom de famille ou non, le personnage nous a épuisé.

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Sans vouloir critiquer (après tout, si j’avais un jour été publié, ça se saurait), il me semble que dans la construction d’un récit, on amène des éléments servant à des intrigues, pas juste des anecdotes sans saveur destinées à noircir quelques pages supplémentaires. J’avais juste la sensation de lire un blog d’une meuf qui force sa plume de manière agaçante (ah les périphrases… C’est drôle si on n’en abuse pas). Faudra que je vous parle de ça d’ailleurs dans un article, c’est un style d’écriture qui m’agace. Bref, j’ai souffert pendant ces 300 pages (écrit gros), tout est forcé et en même temps, c’est creux, c’est étrange. Comme quoi, passer de la chronique radio à la littérature, même petite, c’est plutôt casse-gueule comme exercice.

Un long dimanche de merde

Ca faisait longtemps que le petit lutin farceur qui rend ma vie si drôle ne s’était pas manifesté. En fait, depuis le mois de novembre, il ne m’était rien arrivé de négatif. Tous les trains que j’ai pris pour aller en province (oui, bon, soit l’aller-retour pour Noël quoi) ont été à l’heure, mes colis de Noël arrivés à temps, mon neveu est le plus beau du monde et il est particulièrement éveillé (dit la fille qui a une connaissance des bambins de 0 à 7 semaines à peu près équivalente à zéro). Bref, on peut le dire, ces derniers temps, ça allait bien.

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Alors le lutin, il s’est dit que ça suffisait, qu’il fallait pas que j’oublie que ma vie était marqué du sceau de la lose. Déjà, le jeudi, ça a commencé à sentir un peu le pâté. Désirant rentrer chez moi après une soirée avec Anaïs, j’avais le choix : le train, le bus ou la marche pour 25 mn. Au vu de la douceur tropicale de ce mois de janvier et de mes doigts qui menaçaient de tomber, j’ai été courageuse : le train. J’arrive sur le quai : 10 mn d’attente. Bon… Au bout de 10 mn “oui, en fait, le train a 17 mn de retard…” Putain mais ils pouvaient pas l’annoncer plus tôt ? Je cours vers le bus et le rate de peu (merci donc l’annonce tardive). Prochain bus ? 25 mn. Bon ben je vais rentrer à pied. Je me suis juste gelée le cul 10 mn pour rien. Et jeudi dernier, il faisait vraiment mais alors vraiment froid…

Grand-froid

Revenons à dimanche. Je me lève fiévreuse, merde, merde. Je me traîne un peu et décide de rentabiliser la journée en lançant une machine. Je vaque à mes occupations quand on sonne à ma porte. Tiens ? Vu que j’entretiens des relations de politesse cordiale mais sans plus avec mes voisins, je suis un peu étonnée. Ah tiens, mon voisin du dessous “heu oui ça coule…”. Heu ? Je tends l’oreille et entends comme un bruit de cascade dans ma salle de bain. Cascade, salle de bain, ça sonne pas très bon. Je coupe aussi sec ma machine et effectivement, c’est la cata : j’ai 3 cm d’eau derrière la machine et ça se répand vite cette saloperie. Je sauve ce que je peux (4 magazines Closer ont rendu l’âme), commence à écoper. Je vous rappelle que je suis fiévreuse… Je finis par brancher mon aspirateur (au fil court donc j’ai prié pour pas faire une Claude François) et j’aspire l’eau. Vive les aspirateurs sans sac. Au bout de 20 mn, j’ai sauvé les meubles, ne reste qu’un peu d’eau. Et j’ai une furieuse envie de pleurer. Oui, quand je suis malade, j’ai tout le temps envie de pleurer. Résultat des courses : 4 magazines morts, des fringues qui n’ont pas essoré mais qu’on va étendre quand même en espérant qu’elles puent pas trop l’humidité, une prière pour ne pas avoir déclenché un réel dégât des eaux chez le voisin (ça ne serait que la deuxième et déjà à cause de la machine, oui).

degat-eaux

Donc à l’heure actuelle, je n’ai plus la possibilité d’utiliser ma machine et le lavabo que de façon parcimonieuse (pour se laver les dents, en gros). Amis, je vous expose le problème, des fois que certains touchent un peu leur bille en plomberie et souhaitent me filer un coup de main. J’ai fait changer le bidet par la machine à laver (au black). Le lavabo et la machine à laver ont la même sortie d’eau (pas les toilettes et la baignoire). J’ai toujours eu un léger problème de refoulement l’eau de la machine étant régulièrement rejetée mais j’avais réglé le problème en rajoutant un coude au tuyau histoire de pousser l’eau vers le bas et mis une petite bassine sous l’arrivée d’eau pour recueillir le surplus. La semaine dernière, j’ai effectivement noté que l’eau du lavabo tombait parfois dans le récipient sous l’arrivée d’eau. Pensant à un bouchon, j’ai hier soir mis du desktop puis ai fait couler de l’eau dans le lavabo. Tout est parti aussi sec dans le récipient avec l’odeur d’ammoniac du déboucheur. Donc l’eau circule bien dans le tuyau entre le lavabo et la machine mais ne s’évacue plus. Si quelqu’un a une idée… (autre que faire atterrir le tuyau d’arrivée de la machine dans la baignoire, il est pas assez long).

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2013 me salue bien bas. Pétasse !

Les traditions ont la vie dure : faisons le bilan

Parmi mes très nombreux vices, j’ai celui de faire des bilans. C’est mon rituel à moi, plus chouette que de manger des chocolats belges gras et écœurants. Oui je n’aime pas trop les chocolats belges, je leur préfère ceux du chocolatier de ma ville natale, fins et croquants, un pur délice ! D’ailleurs, les choses se perdent, personne n’en a offert à mon père cette année… Bref, tout ça pour dire que je vais vous gratifier de mon traditionnel bilan de l’année parce que c’est mon kiff. Bilan 2012, go !

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Je m’étais souhaitée pour 2012 une année calme. On peut dire sans exagérer que je n’ai pas du tout été exaucée, j’ai plutôt pris place dans le Space mountain des aléas, quelques hauts de cœur et mal aux cervicales compris. En fait 2012 est passé à ÇA de se faire taxer de marasme (dans la digne continuité de 2011) mais la fin d’année, bien qu’épuisante, a un peu sauvé le tout. Puis en y réfléchissant bien, il y a une différence majeure entre ces 2 années : en 2011, des que je pensais sortir la tête de l’eau, je me prenais un nouveau coup me ramenant au fond. En 2012, je me prenais soudain une baffe sortie de nulle part MAIS juste après, un truc cool m’arrivait. Une alternance assez épuisante certes, de gros coups au moral m’amènent direct chez la naturopathe. Mais à la différence de 2011, en 2012, je me suis pas laissée malmener, j’ai relevé le poing à chaque fois, je me suis battue comme une tigresse et force est de constater que ce retour de Nina la tigresse, largement perdue de vue depuis la fin 2010, ça, c’est l’une des meilleures nouvelles de l’année.

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Alors ne listons que le cool, le reste est accessoire. En cool, cette année, j’ai voyagé. Thaïlande, Sicile, Pays Basque, Honfleur et Belgique (enfin Nemo). Bon, mon blog voyage est moribond mais j’avoue que j’ai du mal avec la notion de carnet de voyage, finalement, j’aime mieux narrer les impressions générales et anecdotes plutôt que de raconter par le menu dans des articles peu plaisants à écrire qui conviennent peu à mon style d’écriture, me semble-t-il. Je pense tout rapatrier ici et faire une section dédiée. Parlez qu’en 2013, j’ai prévu de bouger un peu même si j’ai pas la main sur tous les facteurs à l’heure actuelle.

VACANCES

En cool aussi, parlons un tout petit peu du boulot, j’ai fait tomber deux nouvelles compétences dans mon escarcelle (veille et gestion de campagnes de pub Facebook) et ça me fait toujours plaisir. Je commence à bien régler mon léger souci de syndrome de l’imposteur (faudra que je vous en parle plus longuement à l’occasion) et à moins douter de moi. Y a encore un peu de travail, je passe régulièrement par une crise de « non mais faudrait quand même que je chope un vrai diplôme en marketing » mais ça va mieux. Quoi que ce diplôme, c’est pas tant pour une histoire de légitimité que de salaire. Si je veux avoir les moyens de mes envies voyage, faut bien continuer à faire monter le chiffre qui tombe sur mon compte en banque à la fin du mois. Ça fera plaisir à ma conseillère financière (surtout si j’en dépose sur mes comptes épargne).

ECONOMIES

Côté amour, j’ai repris goût aux romances, à l’envie de vivre des choses à 2. Ça n’a été que du vent mais ça m’a donné envie de retenter l’aventure amoureuse. Maintenant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mon radar à connards est défectueux. Mais bon, souvenons nous du mantra de la naturopathe : je mérite ma part de bonheur. Vu l’état de mes amours depuis pfiou lala, ce serait sympa de pas m’oublier cette année, hein !

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Mais surtout, surtout, le plus cool de tout, le meilleur pour la fin, c’est forcément mon neveu, le nouvel amour de ma vie qui est tout doux, qui sent bon et qui s’endort sur moi en 2*2. C’est une chose curieuse un bébé, ça vous ramène à votre propre faiblesse. On a été de petits êtres, on finira tous petits et rabougris, l’inéluctable cycle de la vie qu’on a toujours un peu tendance à oublier. C’est fou comme c’est fascinant, on s’émerveille de la moindre mimique, j’ai fait 3000 photos. Oui vraiment, ça change tout.

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Bref en fin de compte, elle etait pas si pourrie cette année. Et en 2013, je me souhaite quoi ? Vu qu’en 2012, j’ai eu pile l’inverse de ce que je voulais, en 2013, je me souhaite une année agitée…

Doux Noël

Coucou lecteur. Oui, au singulier parce que tu dois pas être bien nombreux aujourd’hui. Moi même, pendant que tu lis ces lignes, je suis sans doute pas devant mon pc car je suis, au choix :

– en train de dormir
– en train de dormir devant la cheminée
– en train de lire devant la cheminée
– en train de faire des mots-croisés devant la cheminée
– en train de câliner mon neveu
– en train de servir de matelas super confortable pour mon neveu
– en train d’essayer de changer mon neveu en évitant qu’il me pisse dessus
– en train d’empaqueter mes cadeaux
– en train de courir les boutiques pour l’ultime cadeau manquant

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Rien que d’écrire cette liste des potentielles activités de ma personne en cette joyeuse veille de Noël m’épuise. Quand je vous dis que les vacances de Noël ne sont pas reposantes (oui, ok, la moitié de mes activités n’implique pas d’efforts particulier mais rien que d’aller dans un magasin, ça vous pompe plus d’énergie qu’un marathon).

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Bon, je vais pas me répandre pendant des heures, tu m’excuseras lecteur égaré. L’an dernier, Noël fut assez pourri globalement alors Dieu sait que Noël est un peu mon phare dans la nuit hivernale. Mais perdre sa grand-mère un 24 décembre gâche légèrement le plaisir. Alors cette année, la vie s’est dit qu’elle m’avait assez collé de baffes dans la gueule et s’est dit que, tiens, Noël serait cool (article écrit le 20 décembre, je prends des risques insensés en prédisant un Noël cool). Parce que cette année, à côté du sapin, il y aura… mon neveu.

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Et que même si l’année 2012 n’a pas été qu’une joyeuse balade de santé, y a quand même eu des trucs chouettes, des trucs qui te donnent le sourire, la banane, la patate, la win et tout ce que tu veux. Et parmi ces choses, mon neveu donc. Qui va avoir plein de cadeaux même s’il s’en fout parce qu’il aura même pas un mois et que la seule chose qui l’intéresse, c’est de manger, dormir et d’avoir le cul au sec. Des fois, quand je vois la vie qu’a un bébé, je me dis que c’est plutôt cool qu’on se souvienne pas sinon bonjour la dépression à vie quoi. Bon, on oublie aussi qu’on passe de bras en bras parce que le bébé, il est trop mignon hiiiiiiiiiiii ! On oublie aussi tous ces sons suraigus qui, collés bout à bout, ne forment pas le moindre mot, les « areuh gaga bouh » que tout le monde nous distribue. Evidemment qu’un bébé ne parle pas, personne ne lui adresse la parole. Traumatismes que tout cela.

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Bref, l’an dernier, Noël dans les mouchoirs, cette année, ce sera dans les couches. Et oui, on dirait pas mais c’est cool !

Allez, joyeux Noël mes chers petits lecteurs, on se revoit mercredi !

Envie ou besoin d’amour

Lors de ma dernière visite chez ma naturopathe, nous avons parlé de mes amours (du moins ce qu’il en reste) et elle m’a posé la question suivante : »vous avez envie ou besoin d’être avec quelqu’un ». Mmm, voilà une belle question qui mérite un article… Et oh tiens, le voilà.

Pour moi, c’est clair : j’en ai envie mais pas besoin. Parce que de l’amour, dans ma vie, j’en ai plein : de ma famille (dont mon petit neveu adoré), de mes amis et même de mon chat. État de mon compte d’amour : positif (alors que mon compte en banque, lui, fait la gueule). Du coup, je ne passe pas mes soirées à me lamenter sur le vide de mon cœur en trempant mes cheveux dans mes Chocapics, non. Mais envie, oui, j’ai.

Après des années de célibat entrecoupées de relations non implicantes ou non conventionnelles, j’ai regoûté aux joies de la vie de couple avec prince-charmant-devenu-crapaud. Même si à l’arrivée, tout n’était que du vent, pendant les 3 mois où j’ai cru ses belles paroles, c’était agréable de traverser la vie à deux, de se dire qu’un voyage en Russie tous les deux cet été serait cool, de penser qu’après une journée de merde, on pourrait retrouver les bras chaleureux de cet autre à qui on a envie de faire une place.


Envie, oui. Construire, tenter l’aventure à deux. Ce n’est pas un besoin, non. J’ai repris ma vie de célibataire très active et certains de ses avantages comme dormir dans un vieux pyjama confortable ou manger n’importe quoi en regardant une connerie à la télé. Ne pas jongler avec son emploi du temps pour dégager du temps pour l’autre. Mais j’ai aussi envie de passer la soirée au lit avec cet autre, à parler de tout et n’importe quoi, se promener main dans la main en récoltant des souvenirs, collectionner les instants magiques.

Envie, oui. Courir la queue m’ennuie désormais, j’ai eu mon compte, j’ai envie de plus. Un CDI amoureux même si y a des jours où on soupire en pensant à sa liberté de célibataire. Envie d’essayer mais sans pression, sans me dire que je DOIS faire de cet autre mon only one.

Bonjour petit bout

Ça y est. Le 28 novembre à 23h22, un cri dans la nuit, me voici officiellement tatie d’un beau petit garçon de 4kg400. Non qu’il soit gros, il est surtout immense, il doit bien faire 54 cm ! Mon neveu, tu seras basketteur.

Il a joué les divas. Date prévue d’accouchement : le 23 (et non plus le 24 comme annoncé au départ). Mais rien, pas une contraction. Donc toutes les 48h, ma soeur retourne à la maternité « oh ben il dort, tout va bien, il a assez de liquide. Oh ben, il est dodu !
– Heu, c’est à dire ?
-… Oh, vaut mieux pas savoir! »


Donc J+2, pas de bébé et ma soeur commence à paniquer : mais combien va peser son enfant ? Dimanche, mes parents repartent sans avoir vu l’enfant qui roupille toujours tranquille dans l’utérus de ma soeur. Mardi, le liquide commence à se faire rare, on déclenche les hostilités : un gel à base d’ocytocine déclenchant les contractions. 1h du matin, elle perd enfin les eaux. 7h du matin, elle a de petites contractions. 9h du matin, je reçois un texto : col ouvert à 2cm. L’accouchement se fait à 10. Midi, on en est à 4, on devrait gagner 1 cm/heure. Dans la mesure où les visites sont limitées de 15 à 19h, je comprends que je vais pas le voir avant le lendemain, le petiot.

Je rentre chez moi, j’appelle ma mère « à 18h, on en était à 8! ». Ah mais c’est imminent. 20h. 21h. 22h, sms aux parents, des fois qu’on ait oublié de me prévenir que le cher enfant avait enfin paru. Mais non. 22h45, « le bébé devrait arriver dans 30mn ! ». 23h-23h30… Ok, c’est pas que je m’inquiète mais là, quand même, je commence à trouver ça long. 0h02, enfin, le texto ! Bébé est arrivé, tout le monde va bien et il pèse… 4kg400 ! Oh mazette, comment ma soeur a pu faire ça ?

Je vous épargne le récit des quelques larmes versées et de la journée du lendemain qui reste assez brumeuse. J’avais prévenu depuis une semaine au boulot que je devrais partir tôt le jour de la naissance de mon neveu… Donc à 17h30, je cours, je vole jusqu’à la maternité et je crois que j’ai jamais marché aussi vite. Bébé, tatie arrive ! Et je découvre Bébé. Qui n’est pas gros mais immense (54 cm!). Le premier soir, ma soeur est très fatiguée, pâle comme un linge, elle ne sait pas si elle allaite bien son petit ou non. C’est désormais officiel : le truc de l’instinct maternel, c’est une grosse arnaque. Sans doute aussi parce qu’on ne laisse justement plus faire le naturel, on donne teeeeeellement de conseils contradictoires aux parents. Déjà, ma mère était effarée par la différence entre ce qu’elle faisait (sous les bons conseils du personnel médical) et ce que ma soeur fait aujourd’hui (sous les bons conseils du personnel médical). Quand nous étions bébés, nous devions dormir sur le ventre, les enfants doivent désormais dormir sur le dos. Bébé a aussi gardé son « vernis » 24h…

Que dire, que dire. Que je suis capable de prendre un bébé dans les bras sans paniquer, que même que je le range dans son berceau au besoin, qu’il crie pas très fort et qu’il est très sage, il peut passer des minutes entières à jouer avec ses doigts, c’est la fête. Il ressemble à son père, il dort mieux sur sa mère que dans son berceau.

Mais surtout. Tenir ce petit bébé de même pas 48h dans les bras, ça fait réfléchir. Au fait que je me sens aussi prête à être mère qu’à sauter en parachute (donc pas du tout). Mais surtout, tandis que je fais des gazouillis à ce petit bonhomme, je suis prise de vertige. Il y a 32 ans et demi, j’étais à sa place, on me faisait des guilis et des bisous en s’extasiant sur mes moindres faits et gestes. Je n’étais qu’un petit bout de rien du tout, sans réel caractère, sans avenir défini. Puis on grandit, on fait des choix, on se construit… L’éternel cycle de la vie. Qui sera ce petit bout dans quelques années, quels seront ses choix ? Deviendra-t-il pompier comme papa, marketeur comme maman ou suivra-t-il son propre chemin ? Sera-t-il doué en basket vu qu’il est déjà grand ou rugbyman comme aimerait papa ? Ou il préfèrera se dépenser sur console ? La seule chose que je sais, c’est que qui qu’il devienne, il restera mon neveu. Et j’ai bien l’intention d’être une super tatie.

Prochaine étape : changer ses couches (même pas trop peur)

Rien de neuf

Souvent, je me sers de ce blog pour coucher des mots sur mes colères, mes loses, mes rancoeurs, mes peines… Une façon de sortir un peu le mal être de moi. Et comme je suis sympa, je partage ma noirceur avec vous, bande de petits chanceux. Mais parfois, ça va juste bien. Et je me suis dit que tiens, j’allais aussi vous en faire profiter.

En ce moment, je suis de bonne humeur, le Tiger est bien de retour. Mais quel est ce regain d’énergie en plein mois de novembre ? Un nouvel amour ? Un nouveau travail ? Non, non. La seule nouveauté dans ma vie est mon neveu en cours de livraison mais à l’heure où je vous écris, il n’est pas encore né… Juste qu’en fait, il ne se passe rien. Donc rien de négatif en soi.

Comme je l’ai vaguement dit, le mois d’octobre m’a apporté son lot de contrariété, de « je vais péter des dents » (plus précisément celle de mon ex prince charmant devenu crapaud), j’ai chopé la crève et j’ai failli pleurer quand on m’a dit que je pourrai pas partir au week-end plongée en décembre en Belgique (on plonge en fosse, pas dans la mer). Puis vint le 1er novembre, j’appris que finalement, j’avais la possibilité de partir en Belgique (ouais !), j’ai écrit un mail libérateur à mon ex (ouais!), j’étais plus malade (ouais !) et la naturopathe m’a jeté des confettis tellement elle était émerveillée par mon rétablissement. Tout allait mieux.

Et c’est tout ? Ben oui, c’est tout. Laissez-moi vous conter une soirée, une soirée sans le moindre intérêt en soi (je suis pas sûre de vous donner envie de poursuivre l’article, là, si tant est que vous soyez arrivés jusque là) : jeudi dernier. Cours de Pilates (mon premier, j’ai adoré) puis retour à la maison, petite dînette, réécriture d’articles en anglais, tagage d’anciens articles, douche, écriture de mon nouveau nouveau roman, lecture, dodo. Une putain de soirée rentable car j’étais dans la bonne énergie, baignée par la douce lumière de la bougie, compagne de mes nuits hivernales. Et je me suis couchée le coeur gonflé de joie. Idem le reste de la semaine. Je n’ai rien vécu d’incroyable, que du quotidien en somme mais du quotidien cool, caressant, joyeux. Pas de drames. Enfin.

Je ne suis pas une fille qui se satisfait normalement du quotidien, je suis un peu accro à la nouveauté. Mais là, les montagnes russes des aléas sont en pause et PUTAIN BORDEL DE MERDE, ça fait du bien. Une petite pause avant la grosse montée annoncée dans les prochaines heures : la naissance de mon neveu.

Tu préfères un neveu ou une nièce ?

(À partir d’aujourd’hui, mes petites histoires de tatie seront narrées dans la rubrique Tatie Gaga, terme emprunté à la douce Zananine qui m’a donné l’autorisation de reprendre l’expression. Merci !)

Quand j’annonce que je vais être tatie, il se passe deux choses :

– en un, on me félicite. Je suis touchée par tant de sollicitude mais il faut bien l’avouer : je n’ai rien à voir dans cette conception. Je n’ai pas présenté ma sœur à ce garçon devenu son mari, j’étais même pas en France quand la graine a été plantée, comme qui dirait. Mais merci quand même !
– en deux, on m’a demandé : alors, tu préfères une fille ou un garçon ?

Alors je me sens obligée de préciser : mais je suis pas enceinte, moi. Déjà que quand je l’ai annoncé à une collègue, un autre qui avait les oreilles qui traînait a cru que c’était moi… Sachant que je crois qu’il a entendu « faut bien le dire, ça commence à se voir. » Serait-ce le signe que je dois le remettre serieusement au régime ? Quoi que comme m’a dit un camarade de plongée « hé mais t’as pris des seins ! ». Je dois donc faire une grossesse nerveuse ou une couvade va savoir. Quoi qu’il en soit, non, je suis pas enceinte.

J’avoue que le sexe de ce petit fœtus n’a pour moi que peu d’importance. La seule question est : de quelle couleur j’achète ma laine ? Quoi que vu le butin de mes soldes, je suis en période vert amande donc ça va à tout le monde, ça, ça tombe plutôt bien ! Mais bon, garçon comme fille, ce petit fœtus fera de moi une tatie, une tatie impliquée (dans la mesure du possible) et je me fiche bien qu’il ait un petit zizi ou une petite chatounette. Quoi que ma sœur a dit « Nina, elle gardera le petit que quand elle saura changer une couche » et y a une histoire de décalotage pour les garçons… Oh bordel ! En attendant, j’ai changé deux fois la couche de la fille d’Anne, je me prépare sérieusement.

13 juillet, il va être temps de savoir. Ma soeur à passé son écho le 12, la veille, mais elle ne veut rien nous dire car elle descend dans le sud le lendemain. « J’aurai un truc sur moi qui vous dira le sexe de l’enfant ». On en parle entre nous, mes parents et moi pensons garçon. Mais les gens à qui je raconte que le gynécologue pense avoir vu le sexe pendant la première écho mais n’a pas voulu le dire pour pas se tromper me disent que c’est forcément une fille. Dans la nuit du 11 au 12, ma mère rêve que je lui annonce que c’est un garçon mais quand ma sœur appelle pour nous raconter que l’écho s’est bien passé, elle dit qu’elle a eu du mal à voir le sexe du bébé. Une fille alors ?

Vendredi 13, le train de ma sœur arrive à 12h36. 12h15, on est à la gare avec ma mère qui craignait d’etre en retard. 12h30, mon père arrive, ma mère à fini de se ronger les ongles et entame ses doigts. 12h33, le train entre en gare (en avance, oui !). Comme j’ai mes lunettes, je vois ma sœur de loin, elle porte une chemise avec des fleurs bleues, roses et jaunes… Et dans ses cheveux :


Un garçon. Je vais avoir un neveu ! Un petit boy ! Hiiiiiiii ! J’avoue que ça aurait été une fille, ça aurait été pareil. Je suis émue, envie de pleurer, un peu.

Le seul truc dommage, c’est que j’ai plein de tissu Liberty et je sais pas trop si ça va le faire.