Les traditions ont la vie dure : faisons le bilan

Parmi mes très nombreux vices, j’ai celui de faire des bilans. C’est mon rituel à moi, plus chouette que de manger des chocolats belges gras et écœurants. Oui je n’aime pas trop les chocolats belges, je leur préfère ceux du chocolatier de ma ville natale, fins et croquants, un pur délice ! D’ailleurs, les choses se perdent, personne n’en a offert à mon père cette année… Bref, tout ça pour dire que je vais vous gratifier de mon traditionnel bilan de l’année parce que c’est mon kiff. Bilan 2012, go !

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Je m’étais souhaitée pour 2012 une année calme. On peut dire sans exagérer que je n’ai pas du tout été exaucée, j’ai plutôt pris place dans le Space mountain des aléas, quelques hauts de cœur et mal aux cervicales compris. En fait 2012 est passé à ÇA de se faire taxer de marasme (dans la digne continuité de 2011) mais la fin d’année, bien qu’épuisante, a un peu sauvé le tout. Puis en y réfléchissant bien, il y a une différence majeure entre ces 2 années : en 2011, des que je pensais sortir la tête de l’eau, je me prenais un nouveau coup me ramenant au fond. En 2012, je me prenais soudain une baffe sortie de nulle part MAIS juste après, un truc cool m’arrivait. Une alternance assez épuisante certes, de gros coups au moral m’amènent direct chez la naturopathe. Mais à la différence de 2011, en 2012, je me suis pas laissée malmener, j’ai relevé le poing à chaque fois, je me suis battue comme une tigresse et force est de constater que ce retour de Nina la tigresse, largement perdue de vue depuis la fin 2010, ça, c’est l’une des meilleures nouvelles de l’année.

tigresse

Alors ne listons que le cool, le reste est accessoire. En cool, cette année, j’ai voyagé. Thaïlande, Sicile, Pays Basque, Honfleur et Belgique (enfin Nemo). Bon, mon blog voyage est moribond mais j’avoue que j’ai du mal avec la notion de carnet de voyage, finalement, j’aime mieux narrer les impressions générales et anecdotes plutôt que de raconter par le menu dans des articles peu plaisants à écrire qui conviennent peu à mon style d’écriture, me semble-t-il. Je pense tout rapatrier ici et faire une section dédiée. Parlez qu’en 2013, j’ai prévu de bouger un peu même si j’ai pas la main sur tous les facteurs à l’heure actuelle.

VACANCES

En cool aussi, parlons un tout petit peu du boulot, j’ai fait tomber deux nouvelles compétences dans mon escarcelle (veille et gestion de campagnes de pub Facebook) et ça me fait toujours plaisir. Je commence à bien régler mon léger souci de syndrome de l’imposteur (faudra que je vous en parle plus longuement à l’occasion) et à moins douter de moi. Y a encore un peu de travail, je passe régulièrement par une crise de « non mais faudrait quand même que je chope un vrai diplôme en marketing » mais ça va mieux. Quoi que ce diplôme, c’est pas tant pour une histoire de légitimité que de salaire. Si je veux avoir les moyens de mes envies voyage, faut bien continuer à faire monter le chiffre qui tombe sur mon compte en banque à la fin du mois. Ça fera plaisir à ma conseillère financière (surtout si j’en dépose sur mes comptes épargne).

ECONOMIES

Côté amour, j’ai repris goût aux romances, à l’envie de vivre des choses à 2. Ça n’a été que du vent mais ça m’a donné envie de retenter l’aventure amoureuse. Maintenant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mon radar à connards est défectueux. Mais bon, souvenons nous du mantra de la naturopathe : je mérite ma part de bonheur. Vu l’état de mes amours depuis pfiou lala, ce serait sympa de pas m’oublier cette année, hein !

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Mais surtout, surtout, le plus cool de tout, le meilleur pour la fin, c’est forcément mon neveu, le nouvel amour de ma vie qui est tout doux, qui sent bon et qui s’endort sur moi en 2*2. C’est une chose curieuse un bébé, ça vous ramène à votre propre faiblesse. On a été de petits êtres, on finira tous petits et rabougris, l’inéluctable cycle de la vie qu’on a toujours un peu tendance à oublier. C’est fou comme c’est fascinant, on s’émerveille de la moindre mimique, j’ai fait 3000 photos. Oui vraiment, ça change tout.

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Bref en fin de compte, elle etait pas si pourrie cette année. Et en 2013, je me souhaite quoi ? Vu qu’en 2012, j’ai eu pile l’inverse de ce que je voulais, en 2013, je me souhaite une année agitée…

Vote utile, vote futile ?

Vendredi, discussion autour des plateaux de la cantine ? « Pour qui allez-vous voter ? ». Sur 6 personnes, nous avons 2 Hollande, 2 « je vais pas répondre », 1 Mélenchon et un « je sais pas, ça m’emmerde de voter utile au premier tour ». Zoooooom, focus sur cette sentence qui est, tu l’as compris lecteur, le sujet de mon article.

2002, je suis très jeune et un peu survoltée, l’effet fac communiste, peut-être. Le 21 avril, je dépose crânement mon enveloppe contenant le nom de Besancenot dans l’urne. Puis le soir, devant mon écran, la douche froide, la tarte à la rhubarbe maison qui ne passait plus et la nécessité de partir vite de la maison tant ma mère se réjouissait du résultat (elle est pas Le Peniste mais pas du tout du tout de gauche…). D’abord, je m’en suis voulue d’avoir fait ma révolutionnaire de papier mais quand j’ai vu tous les gens de ma fac de gauche ne pas avoir bougé leur cul jusqu’à l’isoloir (mais être néanmoins de toutes les manifs de l’entre deux tours), je me suis dit que moi, au moins, j’avais voté. Je pensais que Jospin passerait au second tour et que de voter extrême gauche serait un petit appel du pied, un « te droitise pas, mec ». Raté. 2007, j’ai été prudente, j’ai voté PS au deux tours et point.

Et 2012 ? Je n’ai jamais caché mon choix, je voterai Hollande. Par peur d’un remake de 2002 ? Non. Juste que, dès le départ, c’est le programme qui me convient le mieux, qui correspond le plus à ce que j’attends. Ah oui, c’est sûr, ça reste un programme raisonnable, « ça fait pas rêver » mais les autres non plus, pardon. Entre les programmes irréalistes, les candidats qui me font flipper et les idées qui ne me conviennent pas, au premier tour, ça ne peut être que Hollande. Et je le vis très bien. Pourquoi choisir un vote forcément exotique au premier tour ? Les crises de colère de Mélenchon me terrorise (c’est bien la peine de le reprocher à Sarko, c’est un peu pareil), Eva Joly, j’aime son accent et sa rhétorique mais le programme est un peu trop light, Nathalie Artaud… Ben j’avoue que je connais pas ses propositions (j’ai pas reçu les programmes encore). Quant à Philippe Poutou, il a l’air de bien trop souffrir le pauvre, laissons retourner à son relatif anonymat dès dimanche soir. Même si vendredi, je me suis offert un petit délire à base de « Non mais comme ce serait trop cool d’avoir un Président qui s’appelerait M. Bisous, ce serait génial ! ». Oui je suis fatiguée parfois. Et fatigante, oui, oui.

Mais celle qui « ne veut pas voter utile » au premier tour ne semble pas convaincue. On est deux à lui expliquer que non, on ne vote pas « utile », on vote par conviction. Mais j’ai la sensation que voter PS ou UMP au premier tour, c’est faire preuve de mollesse, de manque de réelles convictions. On doit être exaltés, on doit voter en dehors des sentiers battus. Même Bayrou, ça compte. Je dis pas ça contre Bayrou mais si y a un candidat du consensus mou et du vote sans danger, c’est bien lui. Pensez-vous sincèrement que les 20% environ qui votent PS ou UMP le font de peur d’une vague rouge ou marine ? Pensez-vous qu’on se retrouve avec un Président « second choix » ? Soyons raisonnables.On peut aussi voter par réel engagement pour ces gros candidats. Le 22 avil, j’appuierai sur le bouton Hollande (oui, je vote électronique moi) sans remords ni regrets. J’attends de ces élections une réelle alternance, je vote donc en fonction.

Maintenant, je respecte le vote de chacun, on peut effectivement voter « petit » candidat (je trouve ça un peu méprisant comme terme) parce que c’est le programme qui convient le mieux. Même Jacques Cheminade qui nous ressort depuis 10 ans son histoire d’ascenseur jusqu’à la Lune (mais bordel comment tu peux obtenir 500 signatures avec ça, sérieusement ?). Il n’y a de bon vote que celui qu’on fait en toute connaissance de cause, pas juste pour faire style.