La ceinture masculine, ta pire ennemie

(article léger pour les 3 du fond qui traîneraient ici en ce long week-end)

La première fois avec un homme, toujours une grande aventure. Les doigts caressent, fébriles, le corps de l’autre, découvrant ses coins et recoins. Dans les magazines féminins, on vous explique que la femme craint que l’homme n’apprécie guère son corps sans emballage (non mais faudra un jour m’expliquer comment des vêtements pourraient m’enlever 10 kilos qui réapparaîtraient dès que je suis nue !). Moi, c’est pas d’être nue qui m’angoisse… C’est la ceinture.

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Dans la version féminine des ceintures, y a une boucle, un trou, une languette et fin de l’histoire. Une ceinture masculine, y a toujours une boucle à la con. Je vous jure, je sais plus lequel de mes ex avait une ceinture que je n’arrivais jamais à détacher, ça devenait limite un running gag ! Du coup, à l’heure de l’effeuillage, je stresse. Mes doigts commencent à tâter la bête, caresser la boucle, soulever l’air de rien un coin ou l’autre pour essayer de déclencher quelque chose. Surtout que je ne suis pas censée regarder car je fais ça tout en faisant autre chose (genre mélanger ma langue avec mon partenaire. Allez regarder discrètement une ceinture quand on vous roule une pelle… Surtout quand on est myope !). Multitâche, oui, mais encore faut-il que je maîtrise les dites tâches.

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Mais pourquoi sont-elles si compliquées, ces ceintures ? Pour vous démarquer des weshs avec les pantalons aux genoux ? Parce que vous avez bien remarqué que dans le Da Vinci Code et toute la série des bouquins de Dan Brown, le Professeur dont j’ai oublié le nom arrive à choper facile avec des histoires d’énigmes et de casse-têtes ? Mais messieurs, si je suis en train d’essayer de vous enlever la ceinture, c’est certainement que je suis déjà conquise, inutile d’en rajouter, hein… Et puis à la limite, filez-moi un Rubik’s cube pendant la levrette…

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Ou alors, c’est pour jouer avec ma patience, en mode cadeau de Noël avec tout un tas de scotch. Oui, je déchire pas le papier, moi, je décachète. Et je fais pareil avec les hommes, imaginez leur tête si je déchirais leur pantalon ! Surtout si nous sommes chez moi… Quoi qu’il en soit, il y a des moments plus indiqués pour jouer avec ma patience, surtout que j’en ai pas des masses.

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Et là, les hommes s’insurgent. Eux aussi, ils doivent se battre. Non pas avec notre ceinture mais avec nos pantalons. C’est vrai quoi, pourquoi les pantalons féminins ont toujours des boutons à l’intérieur, des agrafes, des fermetures éclairs un coup sur le côté, un coup sur le devant. Pareil pour les robes, les fermetures éclairs sont toujours cachées. Alors oui, il est possible de passer dessous mais avouons-le, le peau contre peau, ça reste le must. Et puis les soutien-gorges impossibles à défaire, les collants qu’il ne faut pas déchirer… Vous, femmes, osez vous indigner d’une ceinture un peu taquine à enlever. Mais il faut bien que vous gagniez votre Graal, vous aussi, pas de raison qu’on soit les seuls à galérer !

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Oui, oui… Mais nous, on n’est pas responsable de la galère du collant ou du soutif, y en a pas de plus simple (quoi que jeune ado, j’avais un ravissant petit soutien gorge qui se fermait devant avec un bouton pression). Alors que vous, pourquoi vous ne prenez pas une ceinture toute simple à base d’une boucle, une languette, un trou dans lequel on glisse la languette (cette phrase me paraît terriblement ambiguë). Promis, personne ne vous volera le pantalon dans la rue !

Le Chaperon rouge de Catherine Hardwicke

Des fois, tu zappes un peu au hasard et tu tombes sur un film que tu pressens merdique et tu crèves d’envie de le voir juste histoire de critiquer. Oui, je suis vilaine, je sais, je fais qu’à me moquer.

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Tout commence dans une forêt où une jolie fille en cape rouge batifole avec un garçon à la coiffure impeccable. Oui, dans la forêt, il semble y avoir du Vivelle Dop. La fille veut fuir avec le garçon bien coiffé, un poil gothique… Ah oui, j’ai omis un détail, ce film est réalisé par la nana qui vous a gratifié des Twilight. Voilà, voilà. Donc un garçon un peu sombre et sauvage, une fille fraîche et innocente, on retrouve nos basiques.

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Donc la soeur de la jeune fille à la cape rouge meurt, tuée par un loup. Les villageois organisent une battue et tuent un loup lambda mais un chasseur de loup joué par Gary Oldman vient et dit « bouh, ah, c’est pas un loup, c’est un loup garou et vous allez tous crever, ahah ! Il est caché parmi vous. Ma femme, dont je trimballe le cadavre que j’expose sous vos yeux, était elle même un loup garou et je l’ai tuée, couic ! ». Sur ce, les Villageois organisent une fête, ça flirte avec l’orgie, la jeune fille (Valérie) est à deux doigts de se faire déflorer par le type au gel alors que sa mère vient de gentiment la maquer avec l’ex de sa soeur décédée (mais qui était en fait le demi frère de celle-ci parce que la mère a un peu fauté avec le père du fiancé. Compliqué). Mais bon, pas de déflorage car le loup attaque, il coince la Valoche dans un coin et lui parle (oui oui) en lui disant qu’il fera d’elle un loup garou à la fin de la lune rouge dans 3 jours. Comme elle a noté qu’il avait les yeux marrons, elle a peur de tous les yeux marrons qui traînent. Dont le mec au gel et sa mamie. Ouuuhh…

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S’ensuit une scène de traque chiante, Oldman balance un gosse débile dans un engin de torture car il croit que c’est le loup, juste après avoir empalé un de ses hommes mordu par le loup. Bref, le chasseur de loup est un peu dérangé du bulbe, il ne parle pas mais crie et bouffe de la viande crue. Là, la soeur du débile sort une histoire de sorcière et que même que c’est Valérie : la preuve, elle a une cape rouge, la couleur des sorcière. Bon, je prends un doliprane et on continue. On met Valérie dans une cage et on va la donner au loup vu que c’est ce qu’il veut et on sera débarrassés.

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Valérie doit donc défiler dans le village avec un masque en fer marquant son infamie puis se retrouve abandonnée au coeur du village sur un tronc d’arbre avec plein de brasiers autour, sous le regard tout excité d’Oldman et ses ninjas (oui, oui, ninjas) qui attendent le loup. Mais le gars au gel est pas super d’accord, il met le feu devant sa douce pour faire diversion et permettre au fiancé officiel de libérer Valérie. Du coup, Oldman est un peu vénère et tue le prêtre du village et là, je commence à comprendre que le scénario a été écrit sous crack. Bon, là, c’est le bordel, le fiancé se prend une flèche, le mec au gel se retrouve enfermé dans la machine de torture. Du coup, le loup garou est un peu énervé car on veut pas lui donner sa greluche, il arrache la main d’Oldman, gratos, et demande à la demoiselle de le suivre. Elle, elle veut pas mais ses copines s’y opposent et le loup part car le jour se lève et que tout loup garou qu’il est, il aime pas les UV. Bref, Oldman est tué car il a été mordu et on se demande bien à quoi il servait. Pendant ce temps, Valoche roupille et rêve de la scène du « que vous avez de grandes dents, Mère Grand ». Oh ouah… D’ailleurs, juste après, on retrouve la Valérie en balade sous la neige avec un petit panier, très prudent quand un loup en veut à votre peau mais elle est un peu con et va voir sa mamie. J’attends avec impatience la scène où un chasseur va découper le bide du loup pour libérer la mamie et la demoiselle…

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Bon, je vous spoile la fin : le loup garou, c’est le papa de Valérie qui a tué sa fille illégitime, défiguré sa femme adultérine, tué l’amant de sa femme… Ouais, comme dans Twilight, faut pas trop faire du sexe, ça t’apporte rien de bien. Bon, comme Valérie va très bien dans sa tête, elle est allée récupérer la main de Oldman car il avait des ongles en argent… Oui oh ben tiens, y avait rien de plus simple. Elle tue son père avec, tranquille. Bon, bref, Peter la sauve mais se fait mordre, il découpe le corps du papa mort en lui ouvrant le bide (cf remarque précédente) pour mettre des pierres dedans et balancer le corps à la flotte. Puis Peter veut s’en aller, Valoche est un peu dégoûtée car elle avait envie de faire l’amour dans la neige mais tant pis, elle repart avec sa cape rouge.

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Qu’en retenir ? Alors Amanda Seyfried, je sais pas, où j’ai vu deux films où elle était mal dirigée (Time Out), où elle joue comme une patate. Elle joue très bien la fille qui écarquille les yeux (qu’elle a certes beau) et qui ouvre la bouche mais en dehors de ça, elle a un charisme d’huître. Quand elle tue son père avec la main du cadavre, elle hausse à peine un sourcil. Les autres acteurs sortent sortis tout droit de Gossip Girl ou des frères Scott ou une série pour ados du genre. Quant à Gary Oldman… J’ai la sensation que je peux pas voir un film américain sans Oldman qui joue toujours peu ou prou le même rôle dedans (aka le mec en long manteau mystérieux, ténébreux et un peu dérangé). Faut bien payer les impôts. Bref, on ne retiendra pas le travail des interprètes, passons à la réalisation. Notre amie Catherine Hardwicke n’a pas l’air d’avoir compris qu’elle ne réalisait ni une pub ni un clip vidéo pour Selena Gomez. Ah oui, les images sont belles, la très longue cape rouge sur la neige blanche, Amanda alanguie sur la paille pendant que le mec au gel lui délace son corsage. On multiplie les gros plans de Valérie qui es belle, avec ses grands yeux verts et ses cheveux blonds. Et comme elle ressemble un peu à Estella Warren, je me demandais si j’étais devant le film ou devant la pub Chanel (mieux réussie).

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Bref, de la psychanalyse à deux balles où le sexe te perd (la soeur aîné est tuée par le Père qui l’a attirée en lui envoyant un message signé de l’homme qu’elle aime), où Valérie finit seule (et vierge) en attendant son mec devenu loup garou et où l’incroyable morale reste… Il faut tuer le père.

Tout ça ne m’a pas donné envie de mater Twilight, allez comprendre…

La flemme

Je vous écrirais bien un article sur mon voyage en Egypte mais :
– rentrée samedi à 9h (décollage 3h30 de Marsa Alam et on dort beaucoup moins bien en charter que sur Qatar Airways, voyez…)
– passé tout le week-end chez ma soeur avec mes parents.

Donc je suis fatiguée et en plus, j’ai une conjonctivite. Mais je vous mets une petite photo carte postale, pour le plaisir.

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A l’impératif

Parfois, je médiatise. J’aime bien ça, moi, médiatiser, c’est stratégique. Non parce que l’annonceur, il veut choper des gens en particulier donc tu dois jouer avec les données socio démographiques, centres d’intérêt, mots clés, créer différentes campagnes et jouer sur les curseurs pour balancer la sauce là où ça clique et couper là où ça n’intéresse pas. Une sorte de jeu.

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Alors forcément, depuis que je médiatise, je scrute un peu de près ce qui circule sur ma colonne de droite sur Facebook, colonne que je ne regardais pour ainsi dire jamais auparavant (et que je n’utilisais que pour couper les pubs Groupon). Mais à présent, je suis attentive, je suis les yeux grands ouverts… et je me sens agressée. Agressée par tous ces impératifs : découvrez ! Likez ! Aimez ! Partagez ! Dites-nous ! Gagnez. Wow tu te calmes, on n’est pas à l’armée ici !

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Bien entendu, c’est pas nouveau, j’usais déjà des impératifs à l’époque où je ne faisais qu’écrire des statuts pour mes pages Facebook. Pas trop car je n’aime pas vraiment ça, je joue plus sur l’incitation ou l’interrogation. En gros, je ne dis pas cliquez pour en savoir plus ! mais cliquez pour en savoir plus. Sans “!”. Je n’ai jamais vraiment aimé les statuts incitant directement à une action (“likez”, “partagez”, “commentez”), j’essaie d’inciter de façon plus douce, plus insidieuse. Oui, l’engagement sur un post est une donnée qui compte. Oui, mes campagnes étant pilotées au clic, j’ai intérêt que ça s’excite à un moment et plutôt bien…

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La pub est-elle donc un caporal chef ? Ou pire le serpent du Livre de la jungle qui nous endort avant de nous jeter quelques verbes à l’impératif ? Sommes-nous de dociles moutons qui nous exécutons en suivant les directives gentiment assénées par la publicité ? Achète ! Déguste ! Savoure ! Sens ! Vois ! Je veux souvent me voir au-dessus de la mêlée, je n’achète pas les choses en fonction de leur pub (mais je peux en boycotter si la pub me rend dingue). Mais j’achète. Qu’est-ce qui va me faire prendre un produit plutôt qu’un autre ? Le prix, parfois mais aussi l’envie créée par la pub. Genre j’ai acheté le legging minceur Mixa, celui avec Sonia Rolland dans la pub (genre la nana qui fait un 34 et te dit qu’elle veut mincir…). J’ai honte… Le double impératif portez et mincissez ! m’a eue.

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Parce qu’au fond, ne restons-nous pas dans un état enfantin d’obéissance ? De douce obéissance, je dirais. Parce que des fois, oui, il est bon de se laisser guider, que quelqu’un nous prenne par la main et qu’on fasse sans se poser de questions. Mais trop d’impératif tue-t-il l’effet de guide ? A force de lire des “aimez !”, “partagez !” etc., j’ai juste envie de dire merde. MEEEEEEERDE ! Laissez-moi, je veux pas vous aimer, vous partager, c’est même pas demandé très gentiment en plus… Et puis pourquoi je te likerais toi plutôt qu’un autre, hein ? Si tu me donnes rien que tes infos corpo, bof bof…

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Peut-être que le mouton en a marre, ne veut plus être mené sans raison. Marre des textes stéréotypés forts en impératif et point d’exclamation. Marre d’être une consommatrice lambda face à une marque sans âme. Marketeux, unissons nous pour donner de l’affect à nos petits consommateurs et fans. Eux aussi ont besoin d’un peu de tendresse !

Et si je créais mon blog marketing ?

Enfin, marketing des réseaux sociaux, j’entends.

J’hésite. J’hésite et je me dis qu’en mettant des mots, je trouverai peut-être la réponse ou mes gentils lecteurs me donneront peut-être un conseil avisé.

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Il était une fois une petite Toulousaine qui débarqua sur Paris un lundi du mois de mars, un lundi de Pâques. Peu de temps plus tard, elle eut la folle idée de créer un blog pour raconter sa vie parisienne à ses petits camarades toulousains. Elle ne se rendait pas compte qu’en appuyant sur le bouton “créer”, sa vie allait en être bouleversée. Des rencontres, des belles histoires, une plume qui s’affûte au fur et à mesure, des opportunités. Des insultes assez violentes et même une plainte à la police mais chaque médaille a son revers. Un blog peut être une formidable vitrine… D’où mon interrogation depuis quelques mois : et si je créais mon blog marketing.

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Evidemment, le monde n’attend pas mon avis, on a suffisamment de blogs de consultants en marketing qui publient plus vite que leur ombre. L’idée est autre. En un, démontrer mes connaissances et compétences. J’ai 6 ans (incroyable quand on y pense) d’expérience dans mon métier, ça m’en fait des données à partager. En deux, ça me permettrait d’ordonner ma pensée, me forcer à rester bien au courant des dernières nouveautés. Double effet Kiss kool : je reste hyper affûtée sur mon secteur, mes client en profitent et dans un élan d’admiration pour cette incroyable connaissance toujours à jour, ma chef et mon PDG me filent une augmentation de 10%. Oui oh CA VA, j’ai le droit de rêver. Et en trois, je le mettrais sur mon CV à la place des vingtenaires. C’est pas que je n’assume pas ce que j’écris ici. D’abord parce que c’est bien écrit (j’aime me lancer des cascades de fleurs) et qu’ensuite, mes histoires de cul ont disparu d’ici depuis des lustres. Déjà que mes histoires d’amour n’y font qu’une discrète apparition… Mais je ne suis pas toujours sérieuse et je me sens parfois un peu limitée dans ma prise de parole. Même si, au fond, l’avantage de ne pas cacher son blog à ses managers permet de garder le contrôle et éviter un article rageur qui pourrait me revenir à la gueule. Enfin, là, de suite, j’ai rien de rageur à écrire mais ça pourrait arriver. Genre parce que j’ai pas eu mes 10% d’augmentation (bon, ok, je les ai pas demandés).

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Que du positif sur le papier. Mais. MAIIIIIIIIIIIIIIIS. De un, j’ai pas hyper le temps. Evidemment, je pourrais mettre cette écriture sur un temps de travail et une capitalisation sur l’avenir. Dans un monde parfait, j’arriverais au taf à 9h plutôt que 9h30, 30 minutes pour écrire un petit article marketing mais vous me connaissez, je me connais, le matin et moi, on n’est pas copains. Déjà, le 9h30, je dois parfois me faire violence pour le tenir alors plus tôt (sachant que dans le lever plus tôt, j’envisage aussi de a) aller à la salle de sport) et b) m’offrir un café sur la pelouse pas loin du boulot quand il fait beau. Je me fais rire toute seule là). Mais travailler un blog, ce n’est pas uniquement écrire. Il faut le faire connaître parce que bon, vendre à de potentiels futurs recruteurs un blog où je suis la seule à faire mumuse, sans personne pour le lire, ce n’est pas très sérieux. Or l’aspect VRP d’un blog prend du temps, faut aller commenter les gens, les mettre en lien, créer une page Facebook, un Twitter, suivre des gens… Déjà que je ne le fais plus du tout pour les vingtenaires (je me repose sur les bénéfices de l’époque où je le faisais), ça me paraît compliqué de le faire pour un autre blog.

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Et pourtant. La précision d’une pensée posée par écrit ne mérite-t-elle pas une vitrine ? Un lieu où je pourrais démontrer que je suis une strategist digne de ce nom ? Mais si tel est mon choix, je me dois de l’entretenir. Un blog sans lecteur est déjà discutable, un blog sans articles postés régulièrement, surtout sur un univers qui évolue vitesse grand V, c’est carrément pathétique.

J’hésite… Encore un peu…

Reprogramme-toi

Il y a deux versions de moi : celle que je suis réellement et celle que j’aimerais être. Le problème étant que j’aimerais certaines qualités, ou plutôt certaines habitudes, que je n’ai pas. Chassez le naturel, il revient au galop, paraît-il. Et pourtant, tout n’est-il pas question de construction mentale ?

Jeu de contruction Briques

Pendant 27 ans, j’étais la pas sportive de service. Mais alors vraiment pas hors la marche à pieds (et encore…). A 33 ans, si je n’ai pas ma dose de sport, je me sens pas bien, je suis fatiguée, agressive voire même un peu déprimée. On ne peut pas dire qu’à la base, j’ai un naturel sportif, rien n’est moins vrai. C’est juste devenu une habitude, une heure ou deux où j’élimine mes toxines en laissant mon esprit vagabonder. La sueur a un effet bénéfique sur la plupart des problèmes. A défaut de les résoudre, il donne l’énergie de s’y attaquer.

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La question est donc : ai-je toujours été sportive sans le savoir et je n’ai découvert que tard mon naturel ou ai-je reprogrammé ma personne pour devenir sportive ? Le terme programmation peut paraître barbare mais nous marchons pas mal comme une machine. Ainsi, si je change certaines données, je pourrais peut-être atteindre cet idéal de moi que j’ai…

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Par exemple : la bouffe. J’ai de mauvais réflexes, je noie mon ennui ou ma baisse de moral dans la bouffe, c’est la nourriture doudou. En gros, j’ai donné la valeur “réconfort” à la nourriture (plutôt la version grasse et/ou sucrée, les épinards n’ont pas du tout la vertu bienfaitrice d’une Haagen Dasz sur mon moral) et donc je fais un peu chier mon monde en pincant le bourrelet parce que mon régime n’est guère efficace. Enfin, non, en vrai, j’embête pas les gens avec ça, je me tripote le gras seule devant ma glace mais je n’en parle pas à mes amis, j’ai des sujets plus intéressants. Donc l’idée serait de remplacer la nourriture par autre chose. Je m’ennuie ? Ben j’ai qu’à lire et dormir plutôt que manger. Pas le moral ? Allez zou, un bain qui sent bon…

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En fait, la clé de la reprogrammation me paraît être un changement d’habitude. Revenons sur mon arrêt de la clope (avec ce que je me la raconte ici, j’ai intérêt à pas reprendre). Ce qui me semblait insurmontable au départ, c’était de me départir de mes habitudes. Or ma vie ayant connu un léger changement (à savoir aller chez l’infirmière tout les matins au lieu d’aller directement au travail), j’en ai profité pour jeter à la poubelle cette méchante habitude. De la même, si je veux donc allier deux de mes objectifs qui sont a) arrêter de mal manger et b) être plus productive, il suffit peut-être juste que je n’allume pas la télé, que je n’aille pas sur le net. Je rentre chez moi, dîner léger, douche et au lit avec ma tablette pour écrire. Par exemple. Ou si j’ai pas envie d’écrire, je peux aussi faire quelques activités manuelles. Car les activités manuelles m’occupent les mains et me donnent moins faim, figurez vous… Enfin, c’est juste que j’y pense pas.

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Et pour mon bordel ? Comment remplacer l’ennui total d’une séance de ménage par un truc moins… plus… Enfin, que je ferais sans faire trop la gueule, quoi… Une sorte de réflexe pavlovien qui me ferait ranger tout ce qui dépasse, briquer tout ce qui n’est pas impeccable et avec le sourire et le plaisir de sentir à la moindre occasion l’odeur du propre.

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La question est finalement : est-ce possible de se reprogrammer ainsi ? De se programmer tout court dirais-je ? Faudrait que je tente en premier sur la bouffe, ça me paraît le plus facile et le plus profitable pour moi. Viendra ensuite ma transformation en Monica Geller. Surtout que si je mincis, faudra bien que j’achète de nouvelles fringues, hein… Et à la fin, on s’attaquera au pire problème de ma vie, ma presque malédiction (j’aime exagérer) : le snoozing.

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A moins que ce soit justement par là que je dois commencer pour que tout me paraisse plus facile ? On verra ça à mon retour d’Egypte. Car oui, je vous ai peut-être pas dit, mais la semaine prochaine, je vais plonger en Egypte. J’essaie de vous préparer des articles mais ma vie actuelle me permet mal d’écrire à ma guise. Mais je vais essayer promis !

Le monde ne t’attend pas

Mon cher moi d’avant,

Oui, je sais, tant de temps sans t’écrire, je suis un futur toi bien peu soucieux de t’apprendre la vie. Mais je me rattrape. Mon moi d’avant, tu as 25 ans au moment où je t’écris, tu viens d’arriver sur Paris. Ce billet pourrait presque être la conclusion de ce blog, un “qu’ai-je à en dire 8 ans plus tard” mais non, point de point final. Oui, ma chérie, dans 8 ans, tu blogueras encore. Différemment mais encore. Mais nous en reparlerons peut-être.

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L’autre jour, je discutais avec Bobby et nous parlions de nos premiers articles en ces lieux, ce qui m’a inspiré la prose suivante. Je me souviens quand j’ai débarqué à Paris, le 28 mars 2005 à 21h je sais plus combien. J’ai pris le métro puis le train, destination l’appartement de ma soeur qui m’hébergeait le temps que je récupère mon appartement. Le premier matin de mon stage parisien, je prenais le train puis le métro, me donnant un air d’importance car j’étais désormais un élément de la classe laborieuse parisienne. Même si je prenais le métro que pour une station de peur de me perdre. Même si j’étais que stagiaire payée en tickets resto et 50% de ma carte orange. Devenir parisienne était un signe de succès, j’allais pouvoir crâner devant mes anciens camarades restés dans ma province de bouseux… Enfin, par rapport à ma ville natale parce que bon, Toulouse, ça reste une grande ville. Je serai journaliste parisienne, tel était mon destin. Pensais-tu. Mais tu n’as juste pas compris quelque chose : personne ne t’attendait.

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Tu allais te confronter à la plus dure partie de ta vie : la recherche d’emploi. Non, ma chérie, un bac+5 n’est pas une clé magique qui ouvre toutes les portes, très loin de là. Comme dit précédemment, tu fais partie de la classe laborieuse. Un élément parmi des dizaines d’autres. Oh oui, tu t’enorgueillis de ton talent pour l’écriture et tu joues plutôt bien en entretien, les gens t’apprécient toujours immédiatement. Comme te dira un de tes supérieurs plus tard “tu as un relationnel incroyable : une personne vient nous voir, 5 minutes après, c’est ta nouvelle meilleure amie !”. Quoi sur le relationnel, tu tiens jamais bien la distance hormis ton noyau dur mais passons. Oui, tu as une jolie plume mais des gens talentueux au chômage, je t’en fais une liste de 32 étages. Non, tous les rédacteurs en chef du monde ne rêvent pas de bosser avec toi vu que… ils n’ont aucune idée de qui tu es. Les journaux tournent à grande vitesse avec toute une armée de pigistes ayant déjà faits leur preuve. Toi, tu as quoi ? Ah oui, un blog… Y en a qui ont réussi à en tirer quelque chose remarque mais toi, non. Même quand deux éditeurs t’ont proposé quelque chose mais c’était pas le bon moment, tu étais empêtrée entre tes “je suis la meilleure” et ta légère dépression de stagiaire de 26 ans qui n’arrive pas à décrocher le moindre minuscule CDD.

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Si tu avais su, si tu avais su… Faut dire que t’as été un peu conne aussi d’avaler les belles paroles de ton directeur de master de journalisme, chantant la main sur le coeur que nous finirions peut-être dans les rues d’Atlanta, caméra au poing pour filmer un reportage pour CNN. Bon, ça, tu doutais dès le départ au vu de ton niveau d’anglais (pas si mauvais en fin de compte) mais que tu as été sotte de te croire au dessus du lot. Croire un mec qui serait un hybride parfait entre Tintin et Christophe Hondelatte, ce n’est pas sérieux ! Quoi qu’à ton époque, Christophe Hondelatte n’avait pas encore trop pété les plombs.

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A trop penser que tu brilles, tu as juste raté ton entrée en scène. Le talent, ça s’entretient pas dans le secret d’une chambre et vaguement sur un blog. Ca s’expose, ça se démontre. Oh, rassure-toi, tu vas finir par t’en sortir. Mais avec le recul, il t’a manqué une donnée essentielle pour réussir ta vie encore mieux : l’humilité. Peut-être serais-tu aujourd’hui une grande journaliste… Mais 8 ans après, je me demande… Est-ce que je ne préfère pas ma vie de petite marketeuse ?

Bien à toi mon moi d’avant

Ton toi de dans 8 ans (ouais, ouais, dans 8 ans, tu seras toujours à Paris)

Les vices de la cigarette électronique

Comme ma vie est légèrement stressante à l’heure actuelle (je flirte méchamment avec le burn out), je m’enorgueillis comme une tarée de mes petites victoires. Genre “héhé, ma jambe est guérie” (et pour le moment, ça m’a servi à rien, ça semble être un rouage de ma vie qui tourne dans le vide pour rien) mais surtout, surtout “j’ai arrêté de fumer”. Je crois que vous vous rendez pas compte de l’exploit au vu de mon état de nerfs.

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Donc j’ai pénétré l’univers de la cigarette électronique même si j’avoue que je suis pas assidue du tout. Je n’ai même pas fumé la dose de 10 cigarettes que j’ai mis dedans. Je tire un peu dessus après une dure journée ou après un verre ou deux mais point. Et encore, pendant la soirée du séminaire, j’ai même pas eu envie de tirer une latte ! Bref, autant dire que je n’ai pas remplacé une addiction par une autre. Et pourtant, la cigarette électronique pourrait te faire tomber dans un cercle bien plus vicieux… Je m’explique.

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Jeudi soir, il y a un mois, je crois, je file en soirée avec Anaïs et des amis à elle. Dans un bar à Parmentier, j’arrive et là, je vois le groupe derrière nous, dans la salle, en train de fumer. Je tique un peu avant de comprendre : cigarette électronique. Jeudi dernier, re soirée dans un bar, les cigarettes électroniques diffusent leur vapeur d’eau, sereinement. L’autre jour, question d’un internaute pour une de nos marques : “On peut fumer dans vos avions avec une cigarette électronique ?”. Zéno me parlait aussi d’une de ses connaissances qui était ravie de pouvoir fumer sa clope électronique au restaurant. Mais bande de moules, vous le faites exprès ou quoi ? Oui, ça m’énerve. Le resto/bar, ça fait 5 ans qu’on peut plus fumer dedans. Dans les avions, ça doit bien faire 20 ans. On a pris l’habitude de ne plus fumer en ces lieux, pourquoi de suite perdre ces bonnes habitudes pour retomber dans une nouvelle dépendance ?

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La plupart des fumeurs que je connais peuvent physiquement se passer de cigarettes sur une durée plus ou moins longue. Typiquement, pendant le sommeil, pendant un vol d’avion, un long film ou même pendant une hospitalisation. Pour ma part, j’étais justement une fumeuse d’habitude. Je pouvais m’arrêter hyper facilement en vacances, j’ai pas fumé une clope pendant mes 2 mois de convalescence quand je me suis cassée la jambe. Mais je savais que j’aurais du mal à me débarrasser de mes clopes routinières. Pourtant, ma béquille cigarette électronique m’a permis de me jeter dans l’aventure du sevrage. Je ne crois pas être un cas à part, je pense que pas mal de fumeurs sont, comme moi, accros à l’habitude. N’est-ce donc pas une connerie sans nom d’augmenter le nombre d’habitudes parce que, hihi, là, on peut ?

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Et puis je trouve qu’il y a vraiment un côté rebelle de merde. Les gens se sont habitués à sortir fumer, dégainer la clope électronique dans des lieux où il est interdit de fumer me paraît une façon ridicule de se la jouer “fuck da police!”. Au secouuuuuuuurs ! Dans les faits, il est vrai que ce n’est pas si gênant, les gens qui fument une clope électronique qui crache de la vapeur d’eau dans un bar ou un resto. Bon, par contre, le premier qui me diffuse sa vapeur d’eau devant un écran de ciné, je le pulvérise… Heureusement que je vais jamais au cinéma… La vraie question, au fond est “pourquoi”. Je veux dire hier, le Monsieur qui veut fumer dans l’avion arrivait sans doute à tenir ses 8-10 ou même plus heures de vol et là, on dirait soudain que l’envie de fumer est plus impérieux que tout, qu’il ne PEUT pas tenir. Non, je ne comprends pas. J’ai la sensation que, finalement, chaque nouvelle “liberté” gagnée n’est qu’un lien de plus sur une camisole de force.

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Pardon pour la dernière métaphore, j’avais du mal à conclure…

Glacé de Bernard Minier

Je ne suis pas toujours fan de romans policier. C’est à dire que je déteste les romans policiers où je devine l’assassin ou ceux qui “trichent” en sortant un coupable du chapeau “ahah, le tueur était le passant de la page 117, surprise !”. Mais vu que celui-ci était conseillé par ma maman parce que “ça se passe dans les Pyrénées”, je lui emprunte à la faveur d’un aller-retour à la maison. Retour en train, je me plonge donc dans “Glacé” de Bernard Minier.

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C’est l’histoire de Servaz, un flic de Toulouse. Oui, alors ok, déjà, j’admets que lire un roman qui se passe dans une ville que j’ai vécu, il gagne quelques points de sympathie. Mais l’intrigue se passe finalement peu à Toulouse, Servaz partant enquêter à St Martin de Comminges dans les Pyrénées. D’étranges crimes dans un village hanté par les fantômes du passé. Juste à côté, une jeune psychiatre suisse débarque dans l’asile du coin recelant de graves psychopathes dont la “star” des tarés, Julian Hirtmann, résidant Suisse qui a un peu torturé sa femme et son amant avant de les tuer par électrocution via un gode perceuse (oui, oui). On suit donc deux histoires : d’un côté l’enquête de Servat qui voit les cadavres s’accumuler et les errements de Diane la psychiatre qui se sent pas super à l’aise dans cet asile au milieu de la montagne, d’autant qu’il se passe d’étranges choses la nuit…

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Le lien entre les deux ? On retrouve sur les lieux des deux premiers crimes l’ADN d’Hirtmann. Pourtant, il n’a pu sortir de sa cellule… Qui commet donc ces crimes ? Quel est le lien avec l’asile ? Evidemment, je ne vous dirai rien, zavez qu’à lire le bouquin. Et il se dévore assez vite.

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Parce que globalement, oui, j’ai aimé. L’écriture est fluide et efficace, la montagne crée un sentiment angoissant et paradoxal d’enfermement. L’enquête est bien menée même si j’ai découvert un truc sur un personnage assez tôt mais ça va, c’était pas le dénouement, je l’aurais eu un peu mauvaise. Preuve que le roman était bon, j’y pensais une fois le livre fermé pour échafauder des théories, essayer de résoudre moi même l’enquête. Seul bémol : la vie privée du héros. Il y a parfois des scènes tournant autour de sa fille ou de ses relations avec la femme de son adjoint et j’ai parfois eu l’impression que ça servait surtout à faire durer le suspense. Mais le roman a une suite avec les mêmes personnages donc je suppose que la vie privée du héros sera une nouvelle fois explorée mais ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. Surtout que ça n’a finalement aucun lien avec l’enquête.

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Bref, est-ce qu’il faut l’acheter ? Bah oui ! Et pas juste parce qu’on aime Toulouse et les Pyrénées. J’avais pas deviné la fin et ça, j’aime ! Même si j’ai perdu quelques heures de sommeil à vouloir à tout prix en lire plus.

A Pentecôte, je récupérerai le volume 2 !

Radio potins

Je vous l’ai dit hier, y a 10 jours, j’étais en séminaire. Soirée dansante, on s’amuse, on rigole, ça se frotte un peu. Sauf qu’il y a frotti frotta mignon et frotti frotta “heu… Prenez une chambre, là…”. Alors forcément, quand les corps s’effleurent de façon suspecte, radio potins se met en marche.

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Déjà, vendredi soir, en retournant dans ma chambre à 2h30, je retrouve Caroline aka collègue chouchoute avec qui on analyse régulièrement ce qu’il se passe dans l’agence. Je prends une douche rapide puis on décortique. “Ohlala, X et Y, c’était chaud, t’as vu ? Et Z et W, ils sont ensemble, non ? Ils se cachent pas de toute façon !”. Lundi à la cantine, radio Potins repart à fond les ballons pour les absents du séminaire. Bilan : on a deux couples officiels dans l’agence, des suspicions d’attouchements dans le secret des chambres d’hôtel, quelques suspicions assez délirantes et très certainement fausses. Peu importe le vrai du faux, je vais pas investiguer non plus (surtout que ce ne sont pas des personnes particulièrement proches de moi. Voire des “heu… bidule ? Non, je vois pas du tout qui c’est… Aaaaah lui! Ah si, si, je pensais juste qu’il s’appelait Machin”. Je suis parfois un peu nulle au jeu du qui est qui). Si je ne suis pas directement impliquée, je me fiche un peu de ce qu’il se passe dans la chambre à coucher des employés de ma boîte. Mais il n’en reste pas moins que la rumeur, le potin, reste vraiment un liant social des plus intéressants.

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J’ai fréquenté plusieurs boîtes dans ma longue carrière (ouais, j’ai passé les 6 ans, pif paf !) et Dieu seul sait que les rumeurs sont un composant essentiel des relations entre collègues. Pas seulement pour les histoires de fesses, d’ailleurs, on aime se parler de qui a dit du mal de qui, qui est sur la sellette… Je me souviens de la terrible histoire de la gifle chez TGGP. Une femme arrivée peu de temps avant a été licenciée en période d’essai. Rien de bien incroyable en soi sauf qu’il se disait que son licenciement était lié à une altercation avec l’éditrice de TMF et qu’il y aurait même eu tentative de gifle sur l’employée désormais indésirable. Evidemment, la rumeur a gonflé, la baffe était devenue réelle. J’ai eu enfin le fin mot de l’histoire par l’éditrice censément agressée qui nia l’histoire de la baffe (mais l’altercation au sujet d’une place de parking était, elle, bien réelle. Un emploi tient parfois à peu de choses). On se partage les rumeurs échangés à voix basse à la cantine, à la pause clope ou à la machine à café, penchés les uns vers les autres tels des conspirateurs. Parce que savoir (ou penser savoir), c’est le pouvoir. C’est montrer qu’on est bien placés, qu’on connaît les bonnes personnes.

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Puis je suis pas dégueulasse en captage de trucs. En fait, je suis redoutable. Planquée derrière mon écran, isolée du monde par mes écouteurs, on ne se méfie pas de moi. Sauf que parfois, mes écouteurs ne diffusent aucune musique et mes lunettes me permettent de bien voir. Je remarque les malaises ou les regards de connivence. Je cerne les approximations dans les discours, les procrastinateurs agitant des bras pour mimer la suractivité, ceux qui utilisent l’agressivité ou une autorité excessive pour masquer un manque de confiance en leur capacité. Ceux qui sont curieusement très proches et ceux qui ne le sont soudainement plus.

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Et ça papote. Tu crois que… Noooooon ! Evidemment, ça tourne surtout autour des histoires de fesses qui font ricaner à la cantine. Parce que tu comprends, Bidule, il est peut-être marié mais t’as vu comment il reluque Machine ? T’as vu comme ils se sont pas quittés durant la soirée du CE ? Ca veut bien dire ce que ça veut dire hin hin hin ! Souvent, Radio Potin imagine des histoires qui n’existent pas et je dirais “heureusement”. Si toutes les coucheries supposées étaient bien réelles, on n’aurait plus le temps de bosser dans cette boîte !