A l’impératif

Parfois, je médiatise. J’aime bien ça, moi, médiatiser, c’est stratégique. Non parce que l’annonceur, il veut choper des gens en particulier donc tu dois jouer avec les données socio démographiques, centres d’intérêt, mots clés, créer différentes campagnes et jouer sur les curseurs pour balancer la sauce là où ça clique et couper là où ça n’intéresse pas. Une sorte de jeu.

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Alors forcément, depuis que je médiatise, je scrute un peu de près ce qui circule sur ma colonne de droite sur Facebook, colonne que je ne regardais pour ainsi dire jamais auparavant (et que je n’utilisais que pour couper les pubs Groupon). Mais à présent, je suis attentive, je suis les yeux grands ouverts… et je me sens agressée. Agressée par tous ces impératifs : découvrez ! Likez ! Aimez ! Partagez ! Dites-nous ! Gagnez. Wow tu te calmes, on n’est pas à l’armée ici !

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Bien entendu, c’est pas nouveau, j’usais déjà des impératifs à l’époque où je ne faisais qu’écrire des statuts pour mes pages Facebook. Pas trop car je n’aime pas vraiment ça, je joue plus sur l’incitation ou l’interrogation. En gros, je ne dis pas cliquez pour en savoir plus ! mais cliquez pour en savoir plus. Sans “!”. Je n’ai jamais vraiment aimé les statuts incitant directement à une action (“likez”, “partagez”, “commentez”), j’essaie d’inciter de façon plus douce, plus insidieuse. Oui, l’engagement sur un post est une donnée qui compte. Oui, mes campagnes étant pilotées au clic, j’ai intérêt que ça s’excite à un moment et plutôt bien…

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La pub est-elle donc un caporal chef ? Ou pire le serpent du Livre de la jungle qui nous endort avant de nous jeter quelques verbes à l’impératif ? Sommes-nous de dociles moutons qui nous exécutons en suivant les directives gentiment assénées par la publicité ? Achète ! Déguste ! Savoure ! Sens ! Vois ! Je veux souvent me voir au-dessus de la mêlée, je n’achète pas les choses en fonction de leur pub (mais je peux en boycotter si la pub me rend dingue). Mais j’achète. Qu’est-ce qui va me faire prendre un produit plutôt qu’un autre ? Le prix, parfois mais aussi l’envie créée par la pub. Genre j’ai acheté le legging minceur Mixa, celui avec Sonia Rolland dans la pub (genre la nana qui fait un 34 et te dit qu’elle veut mincir…). J’ai honte… Le double impératif portez et mincissez ! m’a eue.

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Parce qu’au fond, ne restons-nous pas dans un état enfantin d’obéissance ? De douce obéissance, je dirais. Parce que des fois, oui, il est bon de se laisser guider, que quelqu’un nous prenne par la main et qu’on fasse sans se poser de questions. Mais trop d’impératif tue-t-il l’effet de guide ? A force de lire des “aimez !”, “partagez !” etc., j’ai juste envie de dire merde. MEEEEEEERDE ! Laissez-moi, je veux pas vous aimer, vous partager, c’est même pas demandé très gentiment en plus… Et puis pourquoi je te likerais toi plutôt qu’un autre, hein ? Si tu me donnes rien que tes infos corpo, bof bof…

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Peut-être que le mouton en a marre, ne veut plus être mené sans raison. Marre des textes stéréotypés forts en impératif et point d’exclamation. Marre d’être une consommatrice lambda face à une marque sans âme. Marketeux, unissons nous pour donner de l’affect à nos petits consommateurs et fans. Eux aussi ont besoin d’un peu de tendresse !

Le Monde Magique de Walt Disney

Par Keira
Au cas où vous ne le sauriez pas encore, je suis une grande enfant. Plus communement montrée comme la fille au syndrome de Peter Pan, je n’ai jamais vraiment eu envie de grandir. Enfin ça a changé depuis quelques temps car j’ai enfin un but dans ma vie. Je progresse.

Je voulais donc vous parler de ce symbole cinématographique qu’est Disney.

Non, je ne vous ferai pas le traditionnel cours d’histoire de l’Art en mentionnant la naissance de Mickey dans Steamboat Willy rassurez-vous, mais simplement de ce que ça représente à mes yeux.

Il vous faut savoir que pour moi les dessins animés Disney font partie de ce que je peux voir et revoir sans me lasser depuis mes… allez on va dire 3 ans et demi.

Mon Papa et ma Maman détestaient Dorothée donc j’étais biberonnée avec du lait Bambi, Blanche-Neige, Pinocchio and co.

Et je ne le regrette pas (sauf peut-être pour Dragon Ball, mais me suis rattrapée récemment). Car pour moi Disney c’est avant tout…

Un style. Je parle des anciens Disney hein, tout ce qui arrive à l’époque de leur version d’Hercule et ce qui existe maintenant c’est pas terrible.

Souvenez-vous de ce trait, de cet esprit Disney qu’on reconnaissait dès les premières secondes. Que ce soit visuellement ou musicalement !

Je veux dire, on se souvient tous de la tête des personnages, de leurs noms, des chansons !

Et puis c’est les premiers élans zoophiles ! Ne me dites pas que vous ne trouviez pas Robin des Bois super sexy ! (bon, là c’était l’interlude de la dingue de service).

Plus sérieusement, c’est aussi une façon d’inculquer des valeurs aux gosses et de leur faire « découvrir » des oeuvres littéraires. C’est grace à eux que j’ai eu envie de lire Peter Pan. Que j’ai lu Le Livre de la Jungle, La Petite Sirène, Blanche-Neige et tous les autres contes adaptés. J’adorai lire petite, mais ma passion du conte de fée (qui est un genre littéraire réellement passionnant quand on y regarde en profondeur) vient de ces dessins-animés.

Alors oui, vous pouvez toujours me sortir ces tirades de « Ah mais t’as vu Blanche-Neige elle passe son temps à faire le ménage, et Cendrillon aussi ! Bouh pas beau ! ». Ouais, ok,  c’est des grognasses avec un balais, mais faudrait aussi voir à quelle époque ça a été réalisé. C’était comme qui dirait les codes de l’époque.

Aujourd’hui on nous sort du Mulan, de La Planète au Trésor avec des femmes actives et combattives, qui refusent d’être enchaînées à la tradition. Les choses changent, les styles aussi. Et bizarrement je reste une grande fidèle du côté niais de l’ancienne époque (alors que tu peux toujours essayer de me faire passer le balais, tu verras…).

Pourquoi ça me plait ? Je ne suis pas sûre. Je pense que j’aimais le côté niais parce qu’il était innocent à mes yeux d’enfants. Il l’est toujours d’une certaine façon. Ils ne faisaient que s’inspirer de ce qu’ils avaient alors sous les yeux, afin que les enfants s’identifient aux personnages et comprennent mieux la morale sous-jacente.

Oui, je le soutiens, il y a une morale dans Disney, des valeurs.

Ne pas faire confiance aux inconnus, ne pas être vaniteux, aimer sa famille, garder une âme d’enfant, aimer les histoires et être imaginatif, chercher qui on est vraiment, etc…

C’est bête dans un sens, mais ça marche assez bien.

Et c’est pour cela que si je devais faire une liste, dans l’ordre, de mes Disney préférés ça donnerait ceci :

Peter Pan, Le Livre de la Jungle, Merlin l’Enchanteur, Robin des Bois, La Belle et le Clochard, Bernard et Bianca (le personnage de la libellule surtout),  Le Roi Lion, Bambi, Dumbo, La Petite Sirène, Pinocchio, La Belle aux Bois Dormants et le dernier que j’aime beaucoup pour son innovation visuelle et narrative (pas de chansons chantées) : Tarzan.

Que les adultes et les anti-Disney me jettent la première pierre, j’assume totalement.

Ah, et Disney en animation 3D c’est très très bon aussi. Je ne les ai pas cités, mais le coeur y est vraiment, non mais vous avez vu Monstres et Cie et Wall-e au moins ?

Des tueries !

Dernier point : s’il y a des fautes d’orthographe dans cet article, je m’en excuse, mon logiciel Word est réglé sur un dictionnaire anglais automatique. Je corrige tant que je peux, mais il se peut que quelques mots anglais se soient glissés dans le texte…

Là je vais me coucher, j’ai un chouilla la flemme de me relire !