Les vices de la cigarette électronique

Comme ma vie est légèrement stressante à l’heure actuelle (je flirte méchamment avec le burn out), je m’enorgueillis comme une tarée de mes petites victoires. Genre “héhé, ma jambe est guérie” (et pour le moment, ça m’a servi à rien, ça semble être un rouage de ma vie qui tourne dans le vide pour rien) mais surtout, surtout “j’ai arrêté de fumer”. Je crois que vous vous rendez pas compte de l’exploit au vu de mon état de nerfs.

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Donc j’ai pénétré l’univers de la cigarette électronique même si j’avoue que je suis pas assidue du tout. Je n’ai même pas fumé la dose de 10 cigarettes que j’ai mis dedans. Je tire un peu dessus après une dure journée ou après un verre ou deux mais point. Et encore, pendant la soirée du séminaire, j’ai même pas eu envie de tirer une latte ! Bref, autant dire que je n’ai pas remplacé une addiction par une autre. Et pourtant, la cigarette électronique pourrait te faire tomber dans un cercle bien plus vicieux… Je m’explique.

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Jeudi soir, il y a un mois, je crois, je file en soirée avec Anaïs et des amis à elle. Dans un bar à Parmentier, j’arrive et là, je vois le groupe derrière nous, dans la salle, en train de fumer. Je tique un peu avant de comprendre : cigarette électronique. Jeudi dernier, re soirée dans un bar, les cigarettes électroniques diffusent leur vapeur d’eau, sereinement. L’autre jour, question d’un internaute pour une de nos marques : “On peut fumer dans vos avions avec une cigarette électronique ?”. Zéno me parlait aussi d’une de ses connaissances qui était ravie de pouvoir fumer sa clope électronique au restaurant. Mais bande de moules, vous le faites exprès ou quoi ? Oui, ça m’énerve. Le resto/bar, ça fait 5 ans qu’on peut plus fumer dedans. Dans les avions, ça doit bien faire 20 ans. On a pris l’habitude de ne plus fumer en ces lieux, pourquoi de suite perdre ces bonnes habitudes pour retomber dans une nouvelle dépendance ?

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La plupart des fumeurs que je connais peuvent physiquement se passer de cigarettes sur une durée plus ou moins longue. Typiquement, pendant le sommeil, pendant un vol d’avion, un long film ou même pendant une hospitalisation. Pour ma part, j’étais justement une fumeuse d’habitude. Je pouvais m’arrêter hyper facilement en vacances, j’ai pas fumé une clope pendant mes 2 mois de convalescence quand je me suis cassée la jambe. Mais je savais que j’aurais du mal à me débarrasser de mes clopes routinières. Pourtant, ma béquille cigarette électronique m’a permis de me jeter dans l’aventure du sevrage. Je ne crois pas être un cas à part, je pense que pas mal de fumeurs sont, comme moi, accros à l’habitude. N’est-ce donc pas une connerie sans nom d’augmenter le nombre d’habitudes parce que, hihi, là, on peut ?

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Et puis je trouve qu’il y a vraiment un côté rebelle de merde. Les gens se sont habitués à sortir fumer, dégainer la clope électronique dans des lieux où il est interdit de fumer me paraît une façon ridicule de se la jouer “fuck da police!”. Au secouuuuuuuurs ! Dans les faits, il est vrai que ce n’est pas si gênant, les gens qui fument une clope électronique qui crache de la vapeur d’eau dans un bar ou un resto. Bon, par contre, le premier qui me diffuse sa vapeur d’eau devant un écran de ciné, je le pulvérise… Heureusement que je vais jamais au cinéma… La vraie question, au fond est “pourquoi”. Je veux dire hier, le Monsieur qui veut fumer dans l’avion arrivait sans doute à tenir ses 8-10 ou même plus heures de vol et là, on dirait soudain que l’envie de fumer est plus impérieux que tout, qu’il ne PEUT pas tenir. Non, je ne comprends pas. J’ai la sensation que, finalement, chaque nouvelle “liberté” gagnée n’est qu’un lien de plus sur une camisole de force.

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Pardon pour la dernière métaphore, j’avais du mal à conclure…

Je suis tellement VIP (dire vi-aïe-piiiiiiiiiiiiiiii !)

Il y a des moments où j’aime me la péter. Donc la semaine dernière a été très VIP, deux soirées du genre en trois jours, ça laisse rêveur. Bien entendu, je vais vous raconter
surtout que je suis censée faire du buzz autour de tout ça et je vais pas me priver.

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Mercredi soir, je prends la fidèle Vicky et nous assistons à une avant-première spécial blogueurs pour un film français de Martin Valens, Fragile(s). J’avais reçu l’invitation d’un blogueur très très influent selon Technorati (genre 5000 visiteurs uniques par jour, prends toi ça dans les dents). Donc j’inscris Vicky et moi à l’avant première et c’est parti. D’abord le film. Comment résumer ? En très gros, six personnes qui se croisent, qui se parlent, qui partagent des moments ensemble et s’apportent un petit plus. Bon, dit comme ça, ça fait un peu Lelouch bis ou très film français chiant avec des sentences pseudos profondes suivies de silences interminables. Genre « tu vois, Luc, la vie nous fait parfois de drôles de surprises… C’est quand on croit avoir rayé une personne de notre vie qu’elle revient ». Silence contemplatif, les deux personnages regardent dans le vide « tu as raison ». Non, là, c’est enlevé, ça va vite, on rigole, on est touchés mais le réalisateur a la décence de ne pas nous asséner ce genre de scènes qui emmerdent tout le monde. En plus, ce film n’est pas prétentieux, le réalisateur ne se regarde pas tourner (contrairement à Lelouch, donc). Bref, moi, je vous le conseille. En plus, y a Jacques Gamblin, dedans, il a un charme hallucinant ce mec. Oui parce que les acteurs sont biens, aussi, juste. Petit coup de cœur pour Caroline Cellier, son personnage était mon préféré. On dirait moi dans 25 ans. Surtout une scène que je raconterai pas. Ensuite, conférence de presse, on écoute religieusement avec Vicky, tout en pestant après un groupe de pintades qui jacasse dans un coin, je trouve que c’est d’une incorrection pas croyable. A la fin, je vais saluer le blogueur qui m’a invitée et il me présente le réalisateur « et alors, tu as aimé mon film ? ». Oui, monsieur, mais c’est bizarre d’avoir un réalisateur de long métrage qui vous demande ça.

 

Vendredi, on remet ça. Toujours Vicky et Nina au pays des VIP. La semaine dernière, un blogueur qui bosse pour BuzzParadise fait un petit jeu sur son blog pour gagner deux places pour un concert VIP organisé notamment pour sa boîte. Et là, je gagne ! Donc évidemment, j’embarque ma siamoise préférée et nous voilà à 20h au Showcase, THE boîte à la mode que même pas tu rentres si tu fais pas partie de la jeunesse dorée de Paris. Comme j’arrive en avance, j’observe la basse cour : y a de la pintade mais Vicky en
parle chez elle dans tout un article. Même que moi, j’ai fait péter la robe « tendance Baby Doll que même Hillary Duff a quasi la même » (dixit Vicky). Tous ces petits merdeux commencent à faire la queue mais nous, on est VIP, on entre en 5 minutes. Comme on est là pour se la péter, on prend une coupe de champagne puis on attend que les concerts commencent. En fait, il y a 4 artistes ou groupes différents, les deux premiers jouent sur une petite scène et les deux suivants sur la grande. Premier artiste, Simple Kid, j’avoue que j’aime très beaucoup. C’est très varié, un peu dépressif si on écoute les paroles. Deuxième artiste, Thomas Dybdahl, même principe que le premier (harmonica+guitare) mais un peu trop calme pour la soirée, j’avoue m’être assoupie trente secondes. Après, on passe à du gros sur la grande scène. On arrive à se faufiler assez près de la scène pour voir les grands The Servant. Bon, pas la peine de vous dire que j’aime et tout, je suis très fan. En plus, ils sont très sympas, il faut l’avouer, le public est un peu mou (faut savoir que seules 20% des places étaient mises en vente donc la plupart étaient plus là pour se montrer que pour assister à un concert). Fin de leur prestation, la plupart des gens bougent donc avec Vicky, on se rapproche de la scène, on est si proches des enceintes que la musique electro mixée par Etienne de Crécy (excusez du peu) que la musique vibre à l’intérieur de nous. Je suis sûre qu’on s’est fait une séance de Power Plate sans le savoir ! Comme j’ai très chaud, je décide d’enlever le T-shirt rose fuschia à manches longues que j’ai mis sous ma robe. Bon, je galère un peu, je me retrouve un peu coincée genre camisole de force mais Vicky m’aide
et je m’en débarrasse enfin. Oui, moi, dans les concerts, j’enlève mon T-shirt, quelle rebelle. Voilà LE groupe phare de la soirée, celui qui vient de sortir un album d’abord sur le net, Grand National. Bon, si vous connaissez pas, faut écouter, c’est un ordre. Parce que c’est très bon (enfin, pour moi), j’ai particulièrement kiffé la reprise de Sweet Harmony. Bon, avec Vicky, on s’est demandé ce qu’avait pris un guitariste, il était clairement pas parmi nous, la tronche complètement en biais, le regard vitreux, le nez qui gratte (hum). Seul bémol : les pintades qui nous entouraient. A ma gauche, un lot de gamines chiantes qui trouvaient le guitariste (pas celui qui était parti, l’autre) super choupi et hurlaient comme des dindes pour attirer son attention. A un moment,malgré ma résistance, elles se plantent devant moi et une parlait avec ses cheveux genre j’agite bien ma tête en remuant mes
cheveux, tant pis si la grognasse de derrière (moi, quoi) les prend dans la gueule. Mais j’ai réussi à repasser devant et à leur filer des coups de coude dès qu’elles s’agitaient trop. A ma droite, une connasse qui s’est plantée entre Vicky et moi. Genre elle aurait pu se mettre sur les pieds de Vicky, elle l’aurait fait. Et évidemment, elle lui foutait les cheveux dans la gueule. Bon, finalement, elle est repartie. Et à la fin, je lui ai grillé la priorité aux vestiaires, mouahahah !

Bref, ce que j’aime dans le fait d’être VIP, c’est qu’on assiste à de supers concerts, on va voir des films que personne n’a encore vu comme ça, on vous saoule pas avec les

« j’ai aimé, pas aimé et cette scène, elle est terrible ». J’aime aussi me la péter un peu, ça tombe bien. En plus, y en a qui doivent l’avoir bien mauvaise en lisant cet article et
j’avoue que ça me fait marrer. Par contre, ce que j’aime pas, ce sont les pintades qui se croient un peu tout permis. Non, on ne piaille pas quand quelqu’un parle, non, on ne pousse pas tout le monde pour que le guitariste trop beauuuuuuuuu nous voient et non, on oublie pas de mettre un pantalon. D’ailleurs, venir avec la nuisette de sa mamie, c’est pas top et c’est même pas flatteur pour la silhouette.