Les jingles bêlent

Vendredi 23 décembre, 17h30, je pose le nœud-nœud frisé sur un paquet cadeau : ouais, j’ai enfin fini ! Ah non, il manque le super cadeau de mon papa que j’ai oublié d’acheter : un peigne. Oui parce que mon père, quand on lui demande ce qu’il veut pour Noël, il nous répond : « ah je voudrais bien un peigne de poche parce que j’aime bien me recoiffer de temps en temps »… C’est du beau cadeau, ça !
 
 
En général, j’adore le jour de Noël mais qu’est-ce que je déteste la prise de tête pré-fête ! Première étape : trouvons l’idée du cadeau. Bonjour le brainstorming ! Pour mes parents, je suis secondée de ma sœur et de mon presque frère mais lui, ça dépend des fois. Donc début décembre, Alice et moi nous nous mettons en mode : « on offre quoi à papa et maman ? ». Alors, pour ma mère, en général, ce n’est pas très difficile : une statue africaine (quoi que plus maintenant), un CD de musique lounge ou de n’importe quoi (sauf rap, là, je la tuerais ou pire, du raï), des beaux vêtements, des bijoux, de la déco… Enfin tout, tant que ça n’a pas de rapport avec la technologie. Mais pour mon père, quelle galère ! Il ne fume pas, il ne boit pas, il ne lit que peu (surtout des magazines d’actu), ne va jamais au ciné, regarde peu la télé… Ses passions : son métier, sa famille, le rugby. Mais il aime pas les livres sur le rugby et on va pas lui offrir une nouvelle blouse ou un nouveau stéthoscope… J’essaie de convaincre Alice de lui offrir un petit enfant mais non.
 
Une idée?
Cette année, c’est la cata : dès qu’on a une idée, on se rend compte que ça va pas. Commençons par ma maman : des places pour le concert de Julien Clerc. En effet, on pensait que son dernier album était un best of mais non… Du coup, on renonce (et on a bien fait, ma maman n’aime pas son nouvel album). J’erre, solitaire, dans les rayons, je ne trouve rien, mais alors rien, pas l’ombre d’une idée. Finalement, ma sœur découvre que Laurent Gerra fait un nouveau spectacle, et deux billets pour M. Gerra, emballé, c’est pesé. Sinon, elle veut un pantalon d’intérieur en « velours ». Ma sœur : « t’inquiète, je vais à H&M ce week-end ! ». Finalement, elle trouve pas, la mission m’échoit. Jeudi matin, je pars donc amener ma maman à l’hôpital (elle y travaille) puis Kenya au véto puis direction la Halle aux vêtements : il est 8h45, ça ouvre à 9h30, tout va bien. J’y retourne donc une heure plus tard, je trouve pas. Je vais au Leclerc, je trouve pas. Y a un joli pantalon d’intérieur Dim mais pas en velours. Je vais à LMV, je trouve pas. Je vais à Etam : du pantalon en velours, y a, mais
du rose barbie, du vert fluo ou du rouge orangé pas beau… J’atterris à Monoprix et là, en appelant Alice, elle me fait : « bon ben tant pis pour le velours ! ». Arghhhh, elle m’aurait dit ça plus tôt, j’aurais pris celui du Leclerc ! Donc quelle est la cruche qui se retrouve à aller au Leclerc un vendredi 23 décembre à 14h30 ? Moi ! Naturellement, j’aurais pu y aller ce matin mais ma mère ayant pris la voiture… Ben non, je pouvais pas ! Sinon, mercredi, je lui avais déjà acheté un ouvrage fort intéressant : « Internet pour les nuls ». Sauf qu’au centre culturel du Leclerc (oui, je sais, j’y vais tout le temps), ils donnent pas de poche et qui c’est qui se retrouve avec un livre pour sa maman à la main alors que celle-ci vient me chercher car j’ai pas de voiture ? Donc je le fourre dans mon sac. Sauf que le lendemain, en revenant donc au Leclerc, en sortant, j’ai fait bip… Oui, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi ils démagnétisent jamais correctement ce qu’on achète ! Bon, pour ma maman, c’est fait !
 
Pour mon papa… Naturellement, un peigne, c’est nul comme cadeau. Donc on se creuse la tête, que lui offrir ? Surtout qu’un mois avant, c’est son anniversaire, youpi ! Un DVD Trivial Poursuit ? Super, il ne s’en servira jamais ! Des vêtements, c’était son cadeau d’anniversaire alors quoi ? Bon, finalement, on se décide pour une webcam. En fait, l’idée c’est d’acheter quatre webcam : une pour mes parents, une pour Yohann mon presque frère, une pour Alice et une pour moi. Comme ça, on sera tous les quatre à pouvoir se voir. Bon, naturellement, je bloquerai tout le temps mes parents sur MSN, le temps de changer de pseudo au besoin. Je suis pas sûre qu’ils captent un truc du genre : « Quelle brouette de feu cette nuit » mais un « Aïe, j’ai bobo la tête, l’alcool cé pas bo, l’alcool cé pas bien », si…Donc, c’est parti pour la webcam, Alice me dit qu’il y en a des pas chères au Leclerc. Donc mercredi, j’y vais. Je regarde : premier prix avec microphone intégré : 35 euros, à peu près. J’en prends 4 et le vendeur me fait : « ah non, vous m’avez détruit tout mon beau rayon », en déconnant. Je continue mon chemin et appelle ma sœur pour lui demander des infos pour un cadeau pour son tendre Anthony et là, en lui parlant des webcams, elle râle : « non mais attends, 35 euros, c’est super cher, je comprends pas…Attends, je te rappelle ». Bip ! Bip ! « J’en ai trouvé à 20 euros à côté de chez moi, je m’en charge. » Ok ! Je sors de là et retrouve ma mère qui fait la gueule : non mais elle va pas se trimballer avec 4 webcams (ma mère ne sait absolument pas à quoi ça peut ressembler, au passage) dans le train ! Je lui ai dit : « certes, ça m’emmerde aussi mais ça fait quand même 60 euros d’économie ! ». Mais bon, mercredi, ma mère était d’une humeur massacrante, de toute façon.
 
Après, il y a le cadeau pour les hommes de la famille, à savoir Anthony et Yohann. Pour le premier, en désespoir de cause, je lui ai offert un livre sur la pêche, sa passion (chacun son truc…). Ma mère avait pensé à une boite à outils mais le gentil vendeur de castorama (rien à en tirer, ma mère m’a cassé le coup direct en disant : « bonjour, je cherche un cadeau pour le copain de ma fille »…avec moi à côté !) lui a fait remarquer qu’offrir une boîte à outils à un mec, c’est comme offrir un fer à repasser à une femme… Du coup, elle lui a payé une montre de course qui mesure les battements de cœur et je sais pas quoi car il s’entraîne dur pour devenir pompier de Paris (et c’est pas facile !). Pour Yohann, grosse panne d’idée, Alice est avec moi sur le coup. Le problème étant que Yohann était au fond du trou début décembre, en pleine dépression donc que lui offrir ? Il ne faut surtout pas se planter. Au début, j’avais pensé à deux passeports pour Disney, histoire qu’il se détende un peu mais il y a peu, il voulait tout plaquer pour aller vivre dans une ferme, donc non. Des vêtements, trop classique. Des livres ou des CD, mais lesquels ? Des lampes, on lui en a déjà offerte une pour son anniversaire, un beau stylo, il écrit pas… Bon, finalement, ce sera un immense bougeoir (plus grand que moi), le livre de Yann Arthus Bertrand et une petite sacoche pour sortir (on y met un paquet de clopes et un portable, c’est tout).
 
Pour ma sœur, là, c’est facile. J’aime bien faire des cadeaux à ma sœur : c’est l’occasion de lui montrer que je l’aime bien quand même, même si on est pas proche. Après un Palm trouvé à moindre prix sur ebay, j’ai eu une idée : des savons en forme de carrés de chocolat dont parle Cosmo. Vu que ma sœur est perpétuellement au régime, voilà du chocolat qu’elle peut consommer à volonté ! Je me rends donc chez Sephora mais y en a plus, pas plus que du sublime éventail rose de chez Chantal Thomas. Je fais tous les Sephora qui se dressent sur mon passage, rien, rien, rien. Donc à la place, je lui achète des « sucres effervescents » pour le bain, des berlingots pour le bain aussi et des trucs du genre et je mets ça dans une jolie boîte ! Bon, en emballant la boîte tout à l’heure, je l’ai ouvert : eurk, ça pue le magasin de parfum, là dedans ! Ben oui, toutes ces odeurs délicieuses qui se mélangent, c’est un peu trop fort…
 
Je vais commettre un meurtre!
Mais le plus chiant dans ces périodes, c’est pas de trouver les cadeaux, c’est de les acheter. Je suis profondément misanthrope et agoraphobe : je déteste l’homme quand il se déplace en troupeau. Parce que, déjà, en temps normal, y a toujours un lourdingue qui marche à deux à l’heure devant vous et qui ne marche même pas droit, ce qui fait que chaque dépassement se termine en collision : « non mais vous pouvez pas faire attention ! » Et toi, tu peux pas passer la seconde et tenir ta droite ? Mais à Noël, ils sont tous dehors ! Par exemple, j’ai eu droit à la bonne femme qui téléphone devant un rayon, pile devant ce que je voulais donc je me pose poliment à côté : « excusez-moi…excusez-moi… » Bon, ben tant pis, je bouscule, elle avait qu’à appeler ailleurs. Non mais ça m’horripile cet égoïsme ! J’ai beau exprimer le fait qu’elle me dérange de façon polie, elle feint de ne me voir ni ne m’entendre… Et ils sont tous comme ça ! Donc faire mes courses de Noël, ça me rend généralement de mauvaise humeur parce que non seulement je ne trouve pas ce que je veux mais en plus, je peux mesurer la connerie de l’individu en société. Moi, je ne demande qu’une chose : en finir au plus vite.
 
Outre ces courses horripilantes (d’autant que quoi qu’on fasse, on a toujours un cadeau de dernière minute à faire, genre un peigne…), ce que je déteste, c’est l’emballage cadeau. Je suis nulle pour faire les paquets, c’est désespérant. Chaque année, on se moque de moi : « ahahah, il est trop bizarre ce paquet, il y a du scotch partout, c’est de Nina, ça ! » Oui ben l’an prochain, je les cacherai dans la maison comme ça, y aura quand même la surprise mais pas de paquet. Faut dire aussi que les papiers cadeaux sont de plus en plus merdiques, l’an prochain, j’achète du papier kraft ! Donc, cet après-midi, atelier emballage, je perds trois fois le ciseau par minute, j’ai pas coupé assez de papier donc je rajoute une chute pour pas que ça se voit, je frise le ruban (ça, ça m’amuse), je coupe, je scotche, je soupire. Le livre de Yohann, y a le prix inscrit sur la couverture. Mais qu’ils sont chiants les éditeurs à faire ça ! Surtout ce livre là, c’est clairement pour un cadeau ! Donc un coup de marqueur pour cacher le prix. On emballe, on écrit les initiales sur le paquet, on met sur
le côté… Ai-je bien enlevé le prix ? Merde, au moment où j’écris cette phrase, j’ai un doute sur le cadeau d’Alice, je crois que j’ai laissé le prix sur la boîte. L’an dernier, ma mère, très en forme, avait laissé le prix sur tous mes cadeaux ou presque… Hum ! A un moment, j’ai une idée : et si j’utilisais les chutes de papier cadeau pour faire des faux bonbons pour mettre dans la boîte d’Alice pour accentuer le côté « gourmandises » ? Je vais chercher des boules dans le jardin, j’en fais un…deux… Non, c’est une mauvaise idée.
 
Voilà, ce soir, j’ai presque fini, sauf mon peigne, et c’est tant mieux. J’ai passé la semaine à faire ces foutus courses. En plus, en général, cette période pré-fête est particulièrement tendue chez moi, tout le monde ayant un cadeau de dernière minute à faire, etc. Heureusement, on se réconcilie tous devant le sapin quand on ouvre les cadeaux… Mais ça, j’en parlerai dimanche.

J’me sens pas belle

Dimanche dernier, alors que j’étais censée me coucher et que je ne le faisais pas, je tombe sur un épisode de Sex and the City sur Teva (en VO). Je regarde d’un air distrait, je me souviens pas de cet épisode (en fait, je crois que je n’en avais jamais vu le début). Miranda était invitée à un repas chez des amis de son nouvel ami. A un moment, elle part à la cuisine avec les femmes qui lui expliquent que son ami s’est enfin décidé à ne plus sortir avec des tops models, certes très belles mais totalement crétines. Et voilà que notre amie partage son désarroi avec ses copines : elle ne peut pas faire le poids face à des tops models (ou plutôt, elle fait trop le poids…).
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Quand j’avais écrit mon article sur un pénis dans le journal, Erich m’avait filé des liens sur une polémique qui avait eu lieu quand une pub avait mis en scène un homme nu. Une féministe avait crié au scandale car maintenant, les hommes devaient aussi subir le diktat de la beauté, tout comme les femmes. Pour ma part, je pense qu’il n’y a pas de raison que seules les femmes subissent l’obligation d’être parfaites mais là n’est pas le sujet. Comme Carrie, je jette un œil dans les magazines et je désespère : je n’arriverai jamais à la cheville de ses créatures à la beauté parfaite. Enfin, selon les canons de beauté en vigueur aujourd’hui.
 
Depuis quelques années, plusieurs associations essaient de les casser, en s’en prenant notamment à la poupée Barbie. Si Barbie était une vraie femme, elle tomberait, entraînée par le poids de sa poitrine démesurée par rapport au reste de son corps. Ils ont d’ailleurs inventé une poupée Barbie qui reprend les mensurations de l’Européenne type, à savoir une taille 42. Le problème est que les normes sont biaisées : les mannequins des magasins ne pourraient pas avoir d’enfants si elles étaient de vraies femmes, tant leurs hanches sont fines. Quant aux photos de stars ou mannequins, elles sont très souvent retouchées. Exemple ? Prenez Britney Spears ou Mariah Carey (entre autres). Ces demoiselles perdent mystérieusement une dizaine de kilos entre les photos et leurs passages en plateau ou en concert. Mariah Carey est très amusante pour ça, on sent la fille complexée par ses kilos en trop. Sur les plateaux télés, elle rentre le ventre comme une malade et croise les jambes pour cacher ses cuisses. Du coup, elle se déplace pas, elle peut pas ! Essayez de marcher avec les jambes croisées, c’est vraiment pas évident !
 
Pourtant, il paraît que les rondelettes sont à la mode. Exemple : une pub pour un savon (je sais plus lequel, Palmolive, je crois) où une femme plantureuse à la peau laiteuse sort à moitié de l’eau. Elle, au moins, elle saute pas de repas ! L’an dernier, Emmanuelle Béart exposait ses rondeurs sur la couverture de Elle pour le festival de Cannes, on peut évoquer Jennifer Lopez, Beyoncé ou je ne sais plus qui. Même Monica Belluci, on dit pudiquement qu’elle a « des formes ». Franchement, j’aimerais avoir les mêmes qu’elle ! Cependant, dès qu’une star filiforme prend 3 grammes, les magazines people nous la montre en photo : « oh, qu’elle est grosse ! ». A côté de ça, on voit
des nanas anorexiques nous expliquer qu’elles mangent des yaourts 0% car elles sont au régime… Qu’elles se fassent amputer d’un os, c’est la seule façon pour elles de perdre du poids ! Des nanas zéro bourrelets se déchaînent dans les clips et dans les magazines de vente par correspondance, les vêtements grandes tailles sont portées par… des mannequins qui arrivent à caser leur cul dans un jean en 34. Le mot régime est omniprésent dans les magazines : régime post-fête, régime pré-été, régime de la rentrée, régime pré-fête…Bon, les grosses sont à la mode mais faut pas l’être ! Dernier « rebondissement » en date : la gamine qui a gagné la Star Ac. Bon, cette pauvre gosse a un réel problème de poids mais ça l’empêche pas de gagner la Star Ac…sauf que tout le monde doute de sa capacité à faire carrière. Honnêtement, je sais pas comment elle chante et ses prédécesseurs n’ont pas faits des ventes record mais elle, de suite, on doute.
Pourquoi ? Parce qu’elle est grosse… Jusqu’à preuve du contraire, on chante avec sa voix, pas avec son ventre plat…
 
Donc me voilà devant ma glace en sortant de la douche et je me lamente : je suis pas foutue comme Gwen Stefani… mais bon, je suis pas non plus foutue comme Laurence Boccolini, rien de dramatique, mes pantalons taille 38 me contiennent sans me torturer. Pourtant, comme la plupart de mes copines, je suis perpétuellement au régime… vous savez, le régime qu’on commence le lundi matin et qu’on arrête le lundi soir. Celui-là même ! Mais à force de m focaliser sur mon ventre, mes fesses et mes cuisses, j’oublie le reste, qui est plutôt pas mal. D’ailleurs, Gauthier m’a parlé un jour du régime que j’avais fait en 2e année de fac. Ça, pour maigrir, je maigrissais : allez encore un kilo, encore un autre ! J’avais une technique imparable : je fumais au lieu de manger. Technique débile, on est d’accord. Mais comme il m’a dit : « ok, t’as minci mais tu as aussi perdu ta
joie de vivre et moi, je t’aimais moins ! ».
Oui, forcément, quand le seul élément qui se frotte à notre palais, c’est de la fumée… C’est très mal, que personne ne m’imite. Le pire, c’est que je ne me rendais même pas compte que je mangeais pas, c’est quand je m’endormais en cours que soudain, je réalisais : « mince, j’ai pas mangé à midi ! ».
 
La minceur est une obsession imposée à chaque femme. Non mais imaginez un peu le harcèlement dont nous sommes victimes : dans tous les magazines féminins, TOUT AU LONG DE L’ANNEE, on nous explique comment perdre quelques kilos. Du coup, on culpabilise, on se dit que, c’est vrai, ces deux kilos, là, on vivrait très bien sans. Et quand je vois toutes les conneries qu’on nous fait faire pour ça, je me dis que certains magazines pourraient être traînés devant les tribunaux par des filles qui souffrent de troubles de l’alimentation à cause d’eux. Par exemple, ma chère sœur fait actuellement un régime hyperprotéiné (non, pas Slim Fast) où elle mange que des yaourts, des légumes et de la viande, en gros, pas de sucre et pas de fruits ( ??)… Ah, ça, elle a minci mais elle risque de tout reprendre une fois le régime arrêté.
 
A ce sujet, toujours, j’ai vu mardi le terrible Requiem for a dream qui, il faut l’avouer, m’a fait pleurer, je pense en faire un article,d’ailleurs. Donc, dans ce merveilleux film, le personnage de Sarah veut maigrir pour passer à la télé et commence un régime à base de pamplemousse et d’œufs mais c’est dur donc elle prend des pilules qui s’avèreront être des amphétamines. Cette femme va perdre la santé et la raison pour pouvoir entrer « dans sa robe rouge »… Tout ça pour ça…
 
Je ne m’oppose pas aux régimes pour raison de santé : ils sont parfois nécessaires pour le bien de la personne. Mais être obsédé par son poids alors qu’on a que quelques kilos en trop, ça m’énerve. Certes, je ne suis pas foutue comme Kate Moss, est-ce pour autant que je suis repoussante ? Non. Après tout, si je regarde les hommes que j’ai aimés, aucun n’était foutu comme un rugbyman du calendrier. Est-ce pour autant qu’il ne me séduisait pas ? Non. Et bien, l’inverse est vrai : j’ai pas d’abdos mais j’ai d’autres atouts et ça, faut que j’y pense la prochaine fois que je commencerai un régime. Et puis si nous avions tous les mensurations idéales, comment ferions-nous pour sortir du lot ? De toute façon, ce qui nous rend belles, ce n’est pas les régimes que nous faisons mais l’estime que nous avons pour nous. Plus nous nous aimons, plus nous sommes belles… Avec ou sans côtes apparentes.

Célibataire en fin d’’année

Les rues fleurissent de guirlandes fantaisistes qui nous renvoient ce persistant message : c’est Noël, réjouissons-nous ! Autour de nous, les couples se promènent main dans la main, partagent quelques marrons chauds… Et nous, nous sommes seules. A Noël comme à la St Valentin, le célibat nous paraît pesant… Et pourtant, il y a de quoi se réjouir.
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Regardez autour de vous et prenez un couple de votre choix. Par exemple, Cécile et Charles, le couple parfait par excellence qui file le parfait amour depuis trois ans. Le couple siamois incapable de se séparer plus de deux heures sans risquer une asphyxie, deux êtres qui ne peuvent plus s’appeler que par de ridicules sobriquets « chéri », « amour », « mamour »… A croire qu’ils ont oublié le prénom de l’autre. Mettez vous à la place de Cécile quelques instants. Décembre, le mois fatidique pour notre porte-monnaie et pour nos nerfs : la course au cadeaux. Alors que vous vous contenterez d’acheter des babioles pour vos parents, votre sœur, vos cousins… Cécile, en plus, doit trouver un cadeau pour Charles. Et un cadeau pour un petit ami, il n’y a vraiment rien de plus pénible à trouver.
 
Course aux cadeaux
Déjà, en temps normal, c’est compliqué de faire un cadeau pour un homme. Mais alors pour son petit ami, c’est limite mission impossible. Il faut que le cadeau soit tout de même à la hauteur de notre amour donc exit les babioles à moins de 10 euros. Au minimum, on doit taper dans les belles chemises et beaux pulls. Or je ne sais pas si vous avez remarqué mais trouver des vêtements masculins à moins de trente euros, c’est mission impossible. Donc pour les petits budgets, avoir un petit ami n’est pas vraiment une bonne opération à cette période de l’année. Par ailleurs, il y a cette pression incroyable : « mon cadeau sera-t-il à la hauteur du sien ? » Car même dans les couples à petit budget, il faut se remuer les méninges pour surprendre l’autre.
 
A l’époque où j’étais avec Guillaume, chaque année, c’était la prise de tête pour son anniversaire et Noël : je voulais un cadeau qui marque. Je ne lui ai jamais offert de fringues, c’était définitivement pas son truc. Il a fallu attendre notre séparation pour qu’il se décide enfin à abandonner ses vieilles frusques pour de belles chemises et des pulls zippés que je trouve so sexy. Dieu merci, c’est un accro à la lecture donc je trouvais généralement mon bonheur dans les librairies. Sauf qu’on n’offre pas un livre de poche à son petit ami pour Noël, ça ne le fait pas trop. Donc on offre un beau livre et c’est un peu cher. Je me souviens, pour notre dernier Noël commun, j’ai eu la bonne idée d’acheter un livre de Terry Goodkin, chaudement recommandé par ma copine Douschka, amatrice de littérature héroïc fantasy, comme mon cher et tendre. Donc je vais à la fnac, je donne des coups de coude, je me dépêche d’aller à la caisse où je retrouve Michalak qu’est trop beau avec sa copine super canon. Je rentre chez moi et au moment d’emballer le cadeau, je me rends compte que, comme une conne, j’ai pris le volume 2… Or mon chéri n’avait pas le volume 1 et il était hors de question de lui offrir le 2 en l’invitant à se payer le 1er. Donc deux livres grand formats, ça vous fait un petit trou dans le budget… Mais quand on aime…
 
Chez toi ou chinois ?
Une fois passé l’épreuve du cadeau et les migraines qui en découlent, voici que se profile un nouveau problème : comment s’organiser pour les fêtes ? Plus le couple dure, plus il devient soudé : hors de question de ne pas passer Noël ensemble. Entre alors en jeu les deux familles. Bon, pour faire simple, on passe le réveillon du 24 dans la première famille, le repas du 25 dans l’autre. Cependant, la famille de Charles tient absolument à aller à la messe de minuit avec son rejeton, celle de Cécile veut que la petite voit sa tante Hortense qui ne vient visiter la famille qu’une fois l’an, pour le repas du réveillon de Noël. Faire des concessions à deux, c’est jouable, mais quand la famille s’en mêle, ça tient du drame cornélien. Imaginez les conversations épicées de notre couple qui essaie de convaincre l’autre que le réveillon dans sa famille sera plus amusant… Ainsi, cette année, ma sœur Alice arrive le vendredi soir, est kidnappée par ses beaux parents pour le réveillon et passe le jour de Noël avec nous. Son chéri en fait autant, il faut d’ailleurs que je lui offre un cadeau mais quoi ? Déjà que c’est pas facile de trouver un cadeau pour son copain alors pour celui des autres…
 
Une fois la question de ces repas de famille réglées, les soucis ne sont pas terminés. Où passe-t-on le réveillon ? Chez les amis de monsieur ou ceux de madame ? Dans le meilleur des cas, notre couple fréquente EXACTEMENT les mêmes personnes mais il faut avouer que c’est plutôt rare. Bien sûr, le plus simple est d’alterner : une année avec ses amis, une autre avec les nôtres. Mais passer le réveillon avec une bande de mâles passionnés de tuning ou de foot, ce n’est pas vraiment l’idéal pour débuter l’année, il faut l’avouer. J’ai passé quatre réveillons avec Guillaume, nous avons appliqué ce système d’alternance et pas toujours pour le meilleur, de mon côté en tout cas. Le premier réveillon avec ses amis, pour marquer le passage en 2002, nous étions allés chez des voisins de ses parents, moyenne d’âge : 40 ans. A minuit, je me demandais comment j’allais tenir jusqu’à 4 ou 5 h du mat… De notre âge, nous étions quatre, un couple très proche de Guillaume et nous deux. Sauf que je ne supportais que difficilement le gars en question. Au réveillon 2003-2004, on part chez un couple d’amis à lui que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam et je frémissais : tous les mecs jouaient au jeu de rôle, je sentais LE sujet de conversation : les jeux de rôle. Sauf que je n’y connais rien (hé oui, 4 ans et demi avec un rôliste et je n’y ai joué que deux fois). Mais finalement, personne n’en a parlé et la soirée a été très bonne. Comme quoi, il ne faut jurer de rien.
 
Donc rien de mieux que d’être célibataire en cette fin d’année ! Et puis comment mieux commencer l’année que de se trouver une moitié pile le soir du réveillon ? Après tout, quel meilleur moment qu’une fête pour lier contact…et plus si affinités ?
 

Jean

Internet est un outil fantastique qui permet de faire connaissance avec des gens et…hum… plus si affinités. Il y a quelques temps, je reçois un mail d’un jeune homme que je « connais » : je suis son blog et je l’apprécie beaucoup. Donc quand il me donne son identifiant MSN, je m’empresse de lui donner le mien (qui n’est pas nina.bartoldi, je le rappelle !).
 
On discute innocemment, je ne sais plus comment on en vient à parler de meetic et autres et je dis : « tu sais, moi, j’ai besoin de parler un minimum avec la personne avant de coucher.
Bon, ben on a parlé, c’est bon ! »
Hein ? Il est sérieux, là ? Je ne le percevais pas comme un séducteur forcené mais du coup, je ne sais plus. Je coupe court à la conversation : ce n’est pas qu’il m’ennuie, c’est juste que j’ai rendez-vous avec Banana et Gauthier (pour changer).
 
Le lendemain soir, on discute à nouveau, il me chauffe un peu, tout en restant tout à fait correct, je rentre un peu dans son jeu. A un moment, il m’annonce qu’il descend sur Paris pour la soirée : « je peux finir la nuit chez toi ! ». Je ris et je rentre dans son jeu. Oui, lecteur, comme tu sais, je suis TRES joueuse. Donc forcément, je ne peux pas ne pas relever et je réponds : « chiche ! ». Je lui file donc le nom de ma banlieue à moi et mon numéro de téléphone, persuadée qu’il ne s’en servira pas. Je me fais donc une super soirée télé-ordi-feignasse.
 
Virée nocturne
En plein épisode de « Sex and the city », celui précisément avec l’anulingus que je n’avais jamais vu (merci M6 de diffuser les séries n’importe comment !), voilà-t-il pas que mon téléphone sonne. Je regarde le nom « Jean ». Ah ben tiens, il l’a fait ! Donc, polie, je réponds. « Ça te dit de venir boire un verre ?
Ok mais tu viens me chercher : y a plus de métro et j’ai pas de voitures.
Y a rien par chez toi ?
Ahahahah ! »
Pour ceux qui ne connaissent pas mon bled, il faut savoir qu’après 21h, c’est plus possible de boire un verre, seuls les restaurants sont ouverts. Pour preuve : quand je suis arrivée là, j’avais croisé totalement par hasard un camarade de promo et nous avions décidé d’aller boire un verre un soir. Résultat, on s’est retrouvé au kebab du coin boire un demi (à 2€50, c’est pas cher, ceci étant dit). Donc Jean propose de venir me chercher pour boire un verre et me pose la question fatidique : « on fait comment pour venir chez toi ? ». Et bien, au bout de huit mois donc un en compagnie d’un motard qui m’a beaucoup baladée, je suis toujours incapable d’indiquer comment on vient chez moi à partir de Paris. Une fois qu’on est dans ma banlieue, je sais, mais avant… En gros : débrouille-toi.
 
Pendant qu’il cherche, je me douche et m’habille bien car comme j’avais prévu de passer la soirée seule, j’étais en jogging, so sexy. Hop, je me fais belle, un peu de maquillage, un peu de parfum, un pull (trop ?) décolleté et je retourne sur mon pc en attendant qu’il arrive, ce qui ne tarde pas trop. Je lui dis de m’attendre à un stop pas loin car ma rue est en sens unique et c’est pénible de faire le tour juste pour atterrir devant ma porte. Donc je saute dans sa voiture. Oui, je sais, c’est pas bien de monter dans la voiture d’un inconnu, c’est mal, c’est mal ! Mais je le fais quand même. C’est une vieille voiture très grande (me demandez pas la marque, je suis nulle en voiture), à la taille du monsieur mais j’ai un peu de mal à me faire une idée : il fait sombre, j’ai pas mes lunettes (pour changer). En tout cas, il sent bon, j’aime bien son parfum.
 
On se fait la bise et départ direction Paris. Et voilà une scène hautement érotique : lui ne sachant pas où on est, moi le nez écrasé contre le pare-brise pour essayer de lire le flou qui se dessine sur les panneaux en face et qui est censé représenter un mot. Oui parce que par coquetterie, non seulement je ne les mets pas, mais je ne les range même pas dans mon sac, au cas où… Bon, après s’être perdus deux ou trois fois, on se retrouve sur les Champs-Elysées et là, que voit-on ? Une place. Elle nous attend, elle était là pour nous. Bon on se gare et on part à la quête d’un distributeur car je n’ai pas un rond sur moi (je ne présume jamais qu’on homme va payer ma consommation). Et bien figure-toi, lecteur, qu’un distributeur sur les Champs, ça n’existe pas. Et il y a une explication simple à ça : chaque mètre carré de cette belle avenue coûte bonbon et toutes les enseignes un tant soit peu réputées se doivent d’avoir leur coin de trottoir. Donc les banques ont qu’à aller s’installer ailleurs. Donc y a pas de distributeurs. Heureusement, j’en connais un pas trop loin, dans une rue annexe que je ne retrouve pas au premier coup (« c’est loin encore ? » « Non, non, c’est la prochaine… Ah non, tiens ! Ça doit être celle d’après ! »). Enfin, on trouve mon distributeur et on va s’installer à la terrasse du pub en face. Je suis un peu impressionnée par le monsieur : il est grand ! Bon, c’est sûr que tout homme dépassant le mètre soixante-quinze me paraît grand mais lui, il flirte avec le mètre quatre-vingt-dix !
 
Je commande un demi et lui un coca light (mince, je vais passer pour une alcoolique), on commence à discuter et là, il cherche un stylo. Il vide ses poches et pose le contenu sur la table dont 2 préservatifs. Là, je ris (très discrètement,  je suis très polie) : il est présomptueux, quand même ! Plus tard, il m’a avoué qu’il avait une nuit coquine de prévue mais elle s’était annulée. Bon, bref, cette histoire de capote détend l’ambiance même si je ne dis rien (il m’a aussi avoué plus tard qu’il l’avait fait exprès pour voir comment je réagirais). On parle beaucoup, de blog, de blogueurs, de nos parcours respectifs, le tout entrecoupé par les cris hystériques de pauvres saoulards dans le bar et par la pluie qui nous a forcé à nous déplacer à l’intérieur.
 
Il me drague ou quoi ?
On parle à un moment de meetic (où je ne suis plus, je le rappelle) et je lui décris la photo que j’avais mise, avec un dessin sur la joue. Et là, il tique : « attends, je l’ai vue, cette photo ! ». Là, sur le coup, je me dis : il me fait un plan drague à ne pas faire, là, le fameux  « mais, oui, on s’est déjà vus ! ». Oh non, il me semblait pourtant au-dessus de ça ! Mais il me dit : « on voyait surtout tes yeux, non, sur cette photo ? ». Ah, il l’a peut-être vraiment vue, finalement mais sa tête ne me dit vraiment rien, je suis un peu embêtée. Heureusement, Jean a l’art de mettre les gens à l’aise, je trouve. Quelque part, je suis un peu impressionnée car il a énormément de charisme mais il dégage aussi une impression de douceur. Franchement, il me fait penser à l’expression « la force tranquille » car c’est vraiment ça. Je me sens un peu nulle par rapport à lui mais je ne m’en laisse pas compter. Vers 4 heures, on finit par repartir et il me pose une question ambiguë : aurait-il envie de finir la nuit chez moi ? Je réponds de façon tout à fait détournée (oui, je suis lâche, par moment), à voir. On repart en voiture et on se reperd un peu, histoire de s’amuser encore un peu puis, une fois arrivés près de chez moi, je me lance : « Je te propose de te garer ou pas ? ». Curieusement, il accepte et nous voilà partis chez moi. On traîne un peu sur le net, je lui montre mes photos meetic et il confirme : il était passé sur ma fiche, à l’époque. Effectivement, son pseudo ne m’est pas inconnu mais je n’ai pas dû visiter sa fiche car je suis persuadée de ne l’avoir pas vu avant, même en photo.
 
On s’allonge sur le lit pour continuer à discuter, il doit être quelque chose comme 5 ou 6 heures, on se rapproche un peu puis il me demande pourquoi je ne fais pas le premier pas. « je ne le fais jamais. » Donc il glisse sa main sur ma hanche, on se rapproche et on finit par s’embrasser. Alors que les vêtements volent, je comprends soudain pourquoi il se promène avec ses préservatifs : les miens ne sont pas, mais alors pas du tout à sa taille. A côté, Laurent a un petit pénis (ou presque)… Durant la conversation précédente, il m’avait expliqué qu’il n’était pas habitué à recevoir de caresses mais plus à en donner et je suis un peu déstabilisée, je ne sais trop que faire, j’ai peur de le « gêner » mais finalement, la première brouette se passe bien. Il est effectivement très généreux avec les femmes, c’est plutôt très agréable, il faut bien l’avouer.
 
On finit par s’endormir (il était temps). Au réveil, on se retrouve, on se caresse délicieusement et, forcément, entre deux adultes consentants, on s’embrase une nouvelle fois. Durant les ébats, j’ai droit soudain à une étrange litanie : « Oh Nina, Nina ! ». Sauf que mon vrai prénom n’est pas Nina ! Après la brouette, on reprend peu à peu notre souffle, moi allongée sur lui (c’est bien pour ça un mec grand, on se sent vraiment en sécurité), je me laisse aller à un doux sentiment de plénitude et de détente quand soudain, j’entends un bruit suspect : Kenya gratte quelque chose dans la salle de bain… Elle gratte encore et toujours et soudain, une odeur suspecte envahit la pièce. Non, je rêve : elle s’est oubliée dans la salle de bain la garce ! Je vais réparer les dégâts et je reviens me coucher auprès de Jean, on passe un bonne heure à discuter cinéma dans les bras l’un de l’autre. A un moment, il m’avoue qu’il ne jouit pas à chaque fois avec une préservatif et, curieusement, je me sens assez flattée.  Mais il doit partir : il a rendez-vous avec une demoiselle, Benoît doit passer me voir. Le problème c’est qu’après avoir passé la nuit avec un mec qui pense aussi et surtout à mon plaisir, se retrouver face à un mec qui nous fait la bise après la fellation, ça fait mal.
 
On continue à discuter sur le net, il m’appelle assez régulièrement. Le truc en plus de Jean, c’est sa voix. Je suis assez sensible à ce genre de chose et il fut avouer que la sienne est particulièrement suave et sexy. Il revient peu à peu vers moi, on commence à parler de réaliser mon fantasme ultime ensemble et l’idée m’emballe mais il nous manque des partenaires pour le réaliser donc ça reste à l’état de projet. Ce qui n’empêche pas qu’on envisage de se revoir à deux. Un soir, il allume sa webcam « pour me faire un coucou » mais ça dérape assez rapidement. L’avantage c’est que, moi, je n’ai pas cet engin d’espion donc je vois sans être vue et, mine de rien, jouer les voyeuses, c’est très excitant. Il est donc temps de passer à l’acte deux.
 
Acte deux
On passe une soirée ensemble avec d’autres amis puis vers 1h, retour at home. En trajet, on discute, je babille sur je ne sais plus quoi quand il me dit : « tu as toujours la forme, toi ! ». En fait, ce n’est pas tant ça mais je suis quelqu’un de résolument optimiste et je n’aime pas ennuyer les gens avec mes petits bleus à l’âme. Pas la peine de s’appesantir dessus, ça finira par passer. Mais si je vais bien, ce n’est pas son cas. Finalement, une fois chez moi, on s’allonge sur le lit et on discute. J’ai l’impression qu’il est en train de se noyer et moi, je ne lui envoie pas la bouée au bon endroit. J’essaie désespérément de le réconforter mais échec, j’ai l’impression et je n’aime pas ça. C’est un garçon vraiment bien qui ne mérite pas les galères qu’il a connues mais c’est toujours pareil, j’ai l’impression. J’éteins la lumière, on se blottit l’un contre l’autre et on s’endort. Le lendemain, je bondis de mon lit à 8h pour faire mon sac, je le réveille une bonne grosse demi-heure plus tard : je dois partir à 9h au plus tard. Il se prépare vite en me demandant si ça allait : « on n’a pas beaucoup parlé de toi.
– Mais moi, j’ai pas de problèmes. »
On finit par partir, il me serre contre lui avant de partir et file. Moi, je rate mon premier train et arrive in extremis à Austerlitz, me faisant copieusement incendier par ma sœur qui a fait la queue pour moi à la borne…
 
Et depuis ? Il n’y a pas eu d’acte 2, finalement, mais on reste en contact, on se parle quotidiennement ou presque. Quoi qu’il en soit, je suis contente que ce garçon soit rentrée dans ma vie car il m’apporte beaucoup sur le plan humain et, ça, ce n’est pas le cas de tous mes partenaires de brouette.

Clara Morgane, c’est moi !

Depuis toujours, je rêve d’être muse. Après Guillaume qui a composé une chanson pour moi (enfin, il a pas fini mais c’est déjà pas mal avancé), voilà que Reno me dessine dans son blog, les puceaux ! En effet, figurez-vous qu’il vient de m’avouer que je lui ai servi de modèle pour dessiner Clara Morgane dans les deux dernières planches des puceaux ! (ici et ici).

Merci Reno, je suis super flattée car si y a bien une fille que je trouve sublime, c’est bien Clara Morgane!!

Sodomy is not a crime

(© Mister Big)
 
S’il est une pratique sexuelle qui soulève débat, c’est bien la sodomie. Cet article ne se veut ni un plaidoyer ni un pamphlet, seulement une réflexion pour comprendre :
pourquoi c’est encore tabou ?
 
Commençons par une anecdote (histoire de rigoler). Il était une fois notre amie Anne, que tout le monde connaît. Un jour, elle était au resto universitaire en train de déjeuner quand son ex amie nymphomane particulièrement vulgaire (à mon goût) arriva, et après avoir dit bonjour, elle se mit à hurler : « Putain, j’ai testé la sodomie, hier, c’est gé-nial ! ». Et voilà comment foutre la honte à cette pauvre Anne qui déjeunait avec des amis qui ne connaissaient pas notre amie nympho. Quand Anne m’a raconté ça, j’ai surtout été surprise que cette demoiselle ne découvre que si tard la sodomie, dans la mesure où elle avait couché avec la moitié du campus.
 
D’après mes quelques expériences et le témoignage des hommes de ma connaissance, beaucoup de jeunes femmes ont du mal à accepter la sodomie. Pourquoi ? Plusieurs arguments. Tout d’abord, c’est sale. Alors, certes, c’est de ce côté que sortent nos déjections mais de l’autre côté, tous les mois, on évacue les débris du nid organique que notre corps a fabriqué pour un fœtus qui n’est pas venu… Mais quand même, cet argument reste et au-delà de la simple « saleté » physique, je pense que beaucoup de filles y voient une saleté « morale ». Ce n’est pas fait pour ça. C’est contre nature… Et la fellation, c’est naturel, peut-être ? En effet, si on considère que le « naturel » signifie : « coït dans le but de procréer », comme le font les animaux, le pénis ne doit visiter que le vagin de la demoiselle et encore en période de fécondité (donc pendant 2,3 jours par mois). Il ne doit pas se perdre dans une bouche, une main, un anus, entre les seins, non, non, non ! Je veux pas présumer mais je pense que beaucoup de filles qui mettent en avant la « saleté » de l’acte en pensant « contre nature » n’ont rien contre ne petite fellation ou un petit cunni (oui, ça aussi, ça me paraît pas très naturel, hein !). Honnêtement, ça ne me paraît pas sale à partir du moment où la personne concernée à une hygiène normale. Parce qu’après tout, si c’est sale par derrière, je ne suis pas sûre que ce soit plus propre par devant.
 
Autre argument qui revient régulièrement : « ça fait mal ». Effectivement, ça peut être le cas, surtout si le partenaire y va comme un bourrin. Ça ne sert à rien de forcer, ça finira par entrer donc allez-y en délicatesse, messieurs ! Souvent y a un problème de lubrification, il existe des gels exprès pour qu’on peut même acheter au supermarché (si, si). D’ailleurs, si vous utilisez une capote, merci de toujours mettre du gel, ça évitera que la capote se déchire.
 
Je me souviens, ado, j’écoutais Lovin’ fun (oui, je sais, j’étais une pintade, ado) et une dame avait appelé pour parler de sodomie en disant : « attention à bien lubrifier si vous voulez pas rester coincés ». Elle avait parlé de couples arrivant aux urgences emboîtés l’un dans l’autre et incapables de se sortir de là. Réalité ou légende urbaine ? Je ne sais mais ça m’a fait rire, j’avoue (que je suis méchante, quand même !). Avant de connaître, la sodomie me révulsait, je trouvais ça bizarre, déviant comme pratique. Et puis, j’ai découvert malgré moi. Je n’ai franchement pas aimé ça la première fois, sans doute parce que je n’avais pas donné mon accord pour, le monsieur s’est promené par là sans penser que je n’avais jamais pratiqué. Peu importe. Depuis, je suis plus ouverte sur cette pratique et ça, de suite, ça excite les hommes. A l’époque où j’étais sur meetic et que j’arrangeais des nuits torrides avec des inconnus, une question qui revenait régulièrement : « et la sodomie tu pratiques ? ». Il suffisait de dire oui pour qu’ils soient tout émoustillés. Sauf que ce n’est pas parce que je dis que je l’ai déjà fait que je le fais systématiquement, j’aime pas les coïts réglés comme du papier à musique, de toute façon.
 
Ce qui est amusant, c’est que certaines filles utilisent la pratique de la sodomie pour marquer leur émancipation sexuelle, comme la demoiselle évoquée plus haut. « Je suis
sodomisée donc je suis libérée ». Et c‘est vrai que les hommes s’affolent dès qu’une fille dit ça. Personnellement, à moins qu’on me pose la question, je ne le crie pas sur tous les toits. Ce n’est pas une question que j’ai honte ou que je n’assume pas, juste que je ne vois pas l’intérêt de le dire. Il faut vraiment que ça fasse partie de la conversation, je me vois pas dire au milieu d’une discussion sur la politique intérieure : « moi, j’adore la sodomie ! ». D’une part, ça risque de jeter un blanc, d’autre part, je crois que si on donne déjà à son futur partenaire la liste de ce qu’on aime ou ce qu’on n’aime pas, il n’y a plus d’intérêt. En outre, il y a des filles très libérées sexuellement qui n’aiment pas la sodomie. Et d’autres qui aiment ça mais qui ne sont pas des coups fabuleux donc il ne sert à rien de généraliser.
 
Il me semble que la sodomie est un peu moins taboue depuis quelques années, même si ce n’est pas encore accepté partout. Il y a des pays où c’est illégal et même dans certains Etats américains comme le Texas. Ainsi, deux homosexuels se sont retrouvés emprisonnés pour acte sodomite. Et là, je me dis qu’il y a un réel problème : qu’est-ce que ça peut faire que deux adultes consentants fassent l’amour en pratiquant la sodomie ? Est-ce que cela nous regarde ? Je suis convaincue que ce qui se passe dans les chambres doit rester privé, la loi n’a rien à y faire à partir du moment où les deux personnes sont adultes et parfaitement consentantes. Certes, la sodomie n’est pas un moyen de procréer mais à partir du moment où les deux partenaires trouvent du plaisir, il n’y a aucun mal et je ne vois pas en quoi cette pratique est déviante. Elle me paraît, par exemple, moins choquante qu’un sado-masochisme poussé… Mais de toute façon, en matière de sexe, je crois que chacun a ses propres limites, ce qui le choque et ce qui lui paraît normal.
 
A présent que la sodomie commence à entrer dans les mœurs, quel sera le prochain tabou ? Pour moi, il s’agit de la « feuille de rose » (soit un léchage de notre petit trou). C’est fou comme les hommes sont motivés pour nous visiter par là mais pour nous lécher, y a personne ! Je comprends qu’on puisse hésiter mais après tout, soit la demoiselle est propre et y a pas de soucis, soit elle ne l’est pas mais dans ce cas, le cunnilingus aussi se retrouve proscrit… Quant au coït, à chacun de voir…
 
Quoi qu’il en soit, chacun est assez grand pour pratiquer ou non la sodomie, elle n’est pas un crime, comme dirait Mister Big, arrêtons d’y voir un signe de perversion. Après tout, des gens très bien la pratiquent !

Politique

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, je vais parler politique mais rassurez-vous, je vais pas vous faire un petit exposé sur mes idées politiques ni rien. Non, nous sommes dimanche, c’est l’article léger, c’est pour rigoler ! Je ne parlerai pas non plus du livre ayant le même titre, y a bien que Beigbeder pour s’extasier dessus mais forcément, y a des scènes
de sodomie et de fist fucking. Comme quoi, le sexe ne fait pas nécessairement un bon livre. Donc voici le récit de mon incursion au sein d’un parti politique.

Depuis que je vis sur Paris, j’aime faire de nouvelles expériences. Lundi soir, je me rends chez Gauthier pour une soirée télé-DVD. On discute et il m’explique qu’il s’est inscrit au PS par Internet et qu’il y a une conférence mercredi. « Super, je peux venir avec toi ?
– Heu…oui, ça tombe bien, je voulais pas y aller tout seul ! »
Youpi ! Oui, moi, je suis une fille qui aime aller dans des trucs de ce genre, histoire de voir comment ça se passe. Que les choses soient claires : je ne pense pas devenir militante. D’une part, je n’ai pas toujours voté PS aux élections et je veux pouvoir voter ce que je veux sans avoir l’impression que je trahis l’intérêt du parti. Il est vrai que c’est le parti dont je me
rapproche le plus au niveau des idées mais des fois… D’un autre côté, je ne pense pas que militer au sein d’un parti, même non extrémiste, soit une bonne idée pour ma carrière. Bien évidemment, je ne le mentionnerai pas sur mon CV mais on ne sait jamais…

Une assistante bigarrée
Donc, mercredi, je rejoins Gauthier et nous voilà partis à la recherche du lieu de réunion. On arrive et on voit une église genre « secte » appelée l’église du bonheur ou je sais plus quoi, ça commence bien. Dehors, des militants fument, certains portent l’écharpe rouge, la même que Mitterrand. On s’en crame une aussi puis on rentre dans le bâtiment, on trouve enfin la salle (après avoir demandé, quand même).

Dedans, on s’assoit dans un coin et je commence à détailler les gens en notant les personnages typiques. Il faut savoir que j’ai été élevée dans un milieu de droite donc des clichés sur les socialistes, j’en ai à la pelle et pas que l’écharpe rouge. Nous avons, par exemple, le cliché de « l’instituteur socialiste » comme dit mon père, un monsieur avec une barbe en collier (celui-là, en plus, il a des sourcils impressionnants). Enfin, j’ai aussi des clichés sur les militants de droite, j’en ai subi un en 1ère année de fac et j’en avais interviewé un autre lors de mon stage dans une radio nationale. Le gars, militant jeune de l’UMP, il arrive… et là, on se dit qu’il aurait tatoué « jeunesse UMP » sur la tronche que ce serait pareil : petits
mocassins, pantalon à pince, pull col en v d’où sort une chemise à carreau. Et que dire de l’énorme montre à son poignet ? Bref. La foule est assez disparate : des jeunes, des moins jeunes, des plus jeunes du tout, des hommes, des femmes… Des écharpes rouges un peu partout. Evidemment, la réunion commence en retard mais en même temps, les gens tardent à arriver. Sur l’estrade, le chef de section et les intervenants discutent en regardant les gens arriver, la salle se remplit peu à peu. Y a du monde quand même.

Alors qu’on discute de tout et de rien avec Gauthier, un homme en noir s’approche et nous serre la main, nous expliquant qu’il est responsable du recrutement et il nous demande notre nom. Gauthier répond, je lui explique pour ma part que je suis là en touriste (de toute façon, si je devais adhérer, je dépendrais pas de cette section). On récupère des documents et c’est parti pour la réunion. Bon, ici, on se tutoie et on s’appelle camarade, ce qui nous étonne un peu : on croyait que c’était typiquement communiste mais apparemment, nous avons tort. Maintenant, je me demande s’ils utilisent « camarades » à l’UMP, aussi. Le chef de section remercie les militants de l’avoir reconduit à ce poste puis il demande aux nouveaux adhérents de se présenter, Gauthier ouvre le bal. A chaque fin de présentation, on applaudit. Comme il me dit ensuite : « on se croirait aux alcooliques anonymes ». Donc plein de gens se présentent, des
étudiants dont un Italien, des gens qui ont déménagé et qui rejoignent la section, des sympathisants qui franchissent le pas du militantisme « en ces heures sombres », une dame blonde tout de rose vêtue qui pourrait être la mère de Barbie. Et on applaudit Paul, on applaudit Janine, on applaudit Paolo, on applaudit Vincent… Le chef de section est ravi de toutes ces nouvelles têtes et nous explique que les inscriptions ont dû être bloquées juste avant le congrès, « c’est pour ça qu’il y a tant de nouveaux aujourd’hui ». Aurais-je senti une pointe d’amertume ?
Suite à ces émouvantes présentations dont je me suis dispensée (oui, je ne suis pas de cette section, moi !). A ce moment-là, je remarque une femme au gilet couleur framboise écrasée (j’adore cette dénomination de couleur) qui erre dans la salle, se pose à côté de quelqu’un en discutant d’un air revêche puis elle vient par s’installer pas loin de nous. Une dame vient sur l’estrade nous parler d’un problème de quartier dont Gauthier et moi ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants, la dame fustige « les communistes et le verts ». Je me retourne vers Gauthier et lui glisse un : « c’est quoi déjà la gauche plurielle ? ». La dame n’est pas contente, certains la fustigent un peu, notamment un mec à costard et la femme avec son gilet framboise qui soupire bruyamment en faisant la gueule. Ils sont agités, quand même, les gens. Après, ils nous expliquent qu’ils ont sorti un livre d’images sur l’histoire du PS pour le centenaire du parti et il est question d’un DVD, je crois (on sent la fille attentive). Quoi qu’il en soit, les militants sont invités à participer en prêtant les photos de leur engagement.

Conférence… sans doute passionnante
Arrive le moment de la conférence en elle-même (soit une heure après le début de la réunion), deux personnes de haut rang viennent parler de ce que l’on doit faire pour lutter contre la politique sécuritaire de la droite. Je vous avoue que je ne sais absolument pas ce que les gens ont proposé puisque j’ai passé l’heure suivante à lutter contre le sommeil. Assise sur ma chaise, ma tête ne cessait de tomber vers l’avant, me vrillant les cervicales à chaque fois. Changement d’intervenant, j’applaudis le monsieur moustachu que je n’ai pas écouté et une jeune demoiselle prend la parole à son tour, je recommence à me rendormir et à lutter en faisant attention à ne pas martyriser mes cervicales. Les militants sont assez dissipés, ça papote, ça rigole, ça va aux toilettes… A un moment, la dame au gilet framboise décide qu’elle en a marre et le signifie ostensiblement en soupirant bruyamment puis en adressant un geste « temps mort » au chef de section pour dire que la demoiselle qui parle est trop longue. La pauvre fille doit s’en rendre compte, elle conclut un peu abruptement. Le chef de section la remercie et demande si quelqu’un veut dire quelque chose. Là, une forêt de bras se lève, notre dame au gilet framboise est assises sur un quart de tiers de fesses, le corps tendu en avant, prête à bondir sur l’estrade mais le chef de section donne la parole au monsieur en costard de tout à l’heure. Et tandis que le mec s’avance, personne ne baisse les bras ! Et pendant que le gars commence son intervention, ils sont tous le bras levés, lançant des regards complices au chef de section pour le prier de leur donner la parole de suite après, la dame au gilet framboise est particulièrement motivée, apparemment. Là, le gars se met à parler et dit : « Moi, quand j’étais à Toulouse… ». Vu son accent, c’était pas la peine de préciser, je savais qu’il était de chez nous ! Mais bon, Gauthier et moi avons faim, nous quittons la salle. En partant, je vois sur un siège au fond, à droite, un mec affalé sur sa chaise, la tête en arrière, la bouche grande ouverte, se payant un merveilleux roupillon. Bien, ça me rassure, j’ai trouvé pire que moi.

Etre militante ?
En cheminant loin de ce lieu, Gauthier me fait part de sa déception, « je n’imaginais pas ça comme ça ». Moi non plus… mais à quoi m’attendais-je ? Je me dis que, quelque part, les militants ont un rôle à jouer dans la politique française, on ne les voit pas, on ne les entend que peu mais ils sont là, ils décident de ce qui est le mieux pour leur parti, ils s’investissent… et ce sont de véritables gamins. Mais ce n’est pas lié au PS, je suppose que c’est dans tous les partis pareil. Mais ai-je l’âme militante ? Je ne sais pas, je ne crois pas. Surtout qu’il y a très vite des rivalités, des velléités de pouvoir, des clans… Et ça, je n’en ai pas envie. Je me souviens, en 1ère année de fac, je « subissais » la présence d’un gars, membre
hyperactif du RPR jeune (hé oui, ça remonte). En 1998, les piquets de grèves sont dressés à la fac et notre ami y voit un merveilleux moyen de plaider sa cause : devenir le chef du RPR jeune de notre département. Donc le voilà qui m’explique qu’il va monter un contre-mouvement pour riposter aux grévistes… le tout chapeauté par le RPR jeune de Toulouse. D’ailleurs, je me souviens, un jour, pendant une AG, il me parle d’un étudiant qui se prononce contre la grève : « ce serait bien qu’il fasse partie de mon groupe, même s’il est de gauche. » Bon, finalement, la grève se termine et le voilà qui râle car il n’a pas eu le temps de mettre son plan à exécution. Je suis édifiée par ce que j’entends : quel est le plus important ? Défendre ses idées ou bien se faire voir ? Il voulait que la grève se termine, c’est arrivé, que demander de plus ? Si les ambitions doivent passer avant les idées, je crois que la politique ne sera jamais pour moi.

Le jury pour mister vingtenaire

Petit article à caractère informatif en attendant l’article du jour. J’ai fermé la liste des participantes au jury de mister vingtenaire et en voici la liste (par ordre alphabétique):

 

AppleSmith

Banana

Boulou

Clio

Coco

Elle

Go go Yubari

Jennifer

Joune

La Rouquine

Le froid

Leti

Marie

Mo

Steph’

Tink

Yoyo

Zine

 

Soit 19 filles pour vous messieurs! Joune et Yoyo doivent par contre m’envoyer un mail pour que j’ai leur adresse mail si elles veulent recevoir les photos des candidats!! 🙂 Dès
que je les aurai, je vous enverrai une petite notice pour expliquer comment fonctionne le concours.

 

Chez les vingtenaires, pour l’heure, le jury est composé de : Emma, Gauthier, MisterBig, Nina. A voir si d’autres se rajoutent, on vous tient au courant !

 

Pour le moment, 25 hommes sont déjà sur les rangs pour devenir mister vingtenaire, des candidats sérieux…et d’autres moins!! 😉

2005 sera longue ou ne sera pas

Par Océane

Pour Gauthier

Dans notre joyeux petit groupe d’amis, nous avons certaines coutumes. Ainsi, à chaque changement d’année, nous observons la soirée et énonçons certaines phrases qui donnent les grandes lignes de l’année à venir…
Ainsi, en 2004, nous avions prédit : «2004 sera vulgaire ou ne sera pas » et « Tango et tchatcha ou slow et macaréna » Je vous épargne le résumé de cette année mais elle fut effectivement vulgaire  et affreusement tango, tchatcha, slow et macaréna…
En 2005, les grands thèmes furent :
« Rail et sirtaki ou Barry White et mal de tête »
Ma foi, on n’est pas passés loin.
Quant à la phrase résumé, celle qui vous poursuit toute l’année, celle que j’ai eu le malheur de prononcer suite à un road-movie nocturne à 4km de Auch, celle qui me vaut l’interdiction formelle de recommencer à jouer les prophètes pour l’année 2006.
Celle qui fut déespérement criante de vérité…
Celle que l’on subit chaque seconde depuis.
Cette mythique phrase était donc :
« Je sens que ça va être long 2005 » (à prononcer avec un ton d’une lassitude extrême)
Nom de dieu, que c’est long…
Les six premiers mois furent pour nous une sorte de végétation régressive dénuée de toute vie (tant sociale que sexuelle)
Nous nous consacrâmes à nos études avec plus ou moins de résultats à la clé.
Puis arrivé le mois de juin, telles de vielles couleuvres sorties de leur hibernation, nous nous sommes réveillés…
Nous avons donc rattrapé les six premiers mois…
Bon quand on condense six mois en quatre, forcement ça laisse des séquelles :
-taux d’alcoolémie en permanence au dessus des 2,5 grammes
-chute vertigineuse du nombre d’amis
-impossibilité totale de construire quoique ce soit de stable (ok c’était valable avant, mais là c’est accentué, si si, encore plus que d’habitude)
Puis le premier octobre, Gautier nous a lâchement abandonnés pour monter vers la capitale.
Nous avons persévéré avec mister mirabelle et avons enfin trouvé notre rythme de croisière. Nous nous sommes alors lancés dans une frénésie de public relation and sexual relation. Ce qui nous vaut à présent d’être connus, reconnus et conviés à tous les événements butifull people de notre belle ville.
Malheureusement pour nous, 2005 n’est toujours pas finie…
Il reste encore 18 jours à tirer. Et quand une seconde standard en vaut trois dans notre galaxie, inutile de préciser que ça va être long…
Tout ce pavé pour ne pas oublier la colocation ratée, ton master, ta migration, le minibus de Millau et nos dépressions cycliques, nos amants, nos non-amis, nos périodes 150 boîtes et 3 million d’ambiances, nos accidents de voiture, nos toxicos et leurs cendriers, nos verres magiques, nos DJ et barmen…
Tout ce pavé pour te souvenir que tous ces événements surréalistes font partie intégrante de la même année.
Tout ce pavé pour te présenter toute mes confuses car je suis une amie pitoyable qui ne mérite pas tes reins.
Tout ce pavé pour éviter te t’affronter au téléphone et t’écrire que pour ton retour, je serais vestiaire dans une boîte de bodega espagnole…