Quatre

Aujourd’hui, je m’octroie une journée de repos donc comme j’ai rien écrit, je fais ma feignasse en mettant des questionnaires. Bisous les gens !

Les 4 jobs que j’ai eu dans ma vie?

1. Guichetière à la Poste
2. Auxiliaire vacances dans une agence de prêt
3. Employée à l’Observatoire de la vie étudiante
4. Journaliste (enfin, pigiste, plutôt)

Les 4 films ou séries que je pourrais regarder encore et encore ?

1. Requiem for a dream
2. Sleepy Hollow
3. Scrubs
4.
Nip/Tuck

Les 4 endroits où j’ai vécu ?

1. Ma ville natale
2. Toulouse St Cyprien
3. Toulouse Guilheméry
4. Banlieue parisienne

Les 4 émissions que j’aime regarder ?

1. Les Guignols
2. Le Zapping
3. Les infos
4. Des séries à la con

Les 4 endroits où j’ai été en vacances ?

1. Pyrénées orientales
2. Corse
3. Madère
4. Italie

Les 4 aliments ou plats préférés ?

1. Le gratin de pâtes de ma maman
2. la raclette
3. les sushis
4. les gros artichauts à la vapeur

Les 4 endroits où je préfèrerais être, là maintenant tout de suite ?

1. A la mer
2. A Venise
3. Au Canada
4. Dans mon bureau de journaliste.

Les 4 bloggeurs à qui j’envoie ce questionnaire ?

Garce ou pas garce ?? Bon, allez, je laisse aux volontaires le soin de remplir ce questionnaire.

Le test de dépravation

Indications :
Poses-toi les questions suivantes.
Si tu écris :
Non = O pt
Peut-être = 1pt
Oui = 2pts

Questions : As-tu déjà …

1.) Fumé ? oui
2.) Eté mort bourré ? Oui…
3.) Couché avec quelqu´un du sexe opposé ? Oui
4.) Couché avec quelqu´un du même sexe ? non
5.) Volé dans un magasin ? Non, pas que je m’en souvienne.
6.) Menti ? Oui
7.) Trahi un ami ? Peut-être
8.) Eté en prison ? Non
9.) Fumé de la marijuana ? Oui
10.) Pris du LSD ? Non

11.) Consommé une autre drogue ? Oui
12.) Pipé quelqu´un ? Oui
13.) Eté pipé ? Non, j’ai pas de pénis.

14.) Couché avec un animal ? Non, je dors avec Kenya mais en tout bien tout honneur
15.) Couché avec quelqu´un de mort ? Non (beurk !!)
16.) Trompé quelqu´un ? Non
17.) Utilisé quelqu´un ? Peut-être, je crois pas.
18.) Payé pour du sexe ? Non
19) Eté payé pour du sexe ? Non
20.) Joué au strip-poker ? Peut-être 

21.) Séché les cours ? Oui
22.) Séché les cours pour te droguer ou te bourrer la gueule ? Non (je jouais à la belote, à la place)
23.) Dansé nu(e) ? Oui, en privé.
24.) Dansé nu(e) en public ? Non
25.) Baissé ton pantalon et monté ton cul en public ? Non
26.) Embrassé quelqu´un ? Oui
27.) Embrassé quelqu´un du même sexe ? Oui (mais sans la langue)
28) Branlé quelqu´un ? Oui
29.) Branlé quelqu´un dans un lieu public ? Non
30.) Flirté ? Oui

31.) Eu des fantasmes sexuels ? Oui, j’en ai toujours
32.) Eu des fantasmes homo ? Peut-être (plus de la curiosité qu’un réel fantasme)
33.) Voler de l´argent ? Vi…

34.) Voler de l´argent à quelqu´un de ta famille ? Oui (ma sœur qui laissait traîner son billet là depuis des plombes)
35.) Voler de la drogue a quelqu´un de ta famille ? Non (des clopes, ça compte ?)
36.) Eté condamné pour un crime ? Non
37.) Sorti avec quelqu´un parce ce qu´il/elle avait une réputation de «fille/garçon facile »? Oui
38.) Es-ce que quelqu´un est déjà sorti avec toi parce que tu avais une réputation de « fille/garçon facile »? Oui, je pense (la même personne que la question précédente, d’ailleurs)
39.) Eté appelé pute ? Oui (mais c’était affectueux…)
40.) Eté appelé chienne ? Peut-être (dans la folie du moment…)

41.) Regardé du porno ? Oui
42.) Enregistré du porno? Non
43.) Regardé le porno que tu avais enregistré ? Bé non.

44.) Embrassé quelqu´un dans un véhicule ? Oui

45.) Baisé dans une voiture ? Non
46.) Utilisé des objets sexuels ? Oui
47.) Essayé de te suicider ? Non
48.) Essayé de tuer quelqu´un ? Non
49.) Dis à quelqu´un que tu le détestais ? Non, je donne jamais ma haine, j’ai pas encore trouvé quelqu’un qui en était digne.
50.) Dis à quelqu´un que tu l´aimais alors que ce n´était pas vrai ? Oui, réponse obligée à un « je t’aime »(qui n’était pas sincère non plus)

Total : 53/100 = Je suis plus dépravée que ce que je croyais !! 

Episode 17

Bill ne put s’empêcher de sourire en regardant sa chère ville. Il était le maître absolu, il les menait tous par le bout du nez et aucun d’entre eux ne s’en rendaient compte, trop occupés à
commander de beaux produits sur leur ordinateur ou à admirer les merveilles architecturales qu’il leur offrait. Mais il y avait une ombre au tableau, un détail insignifiant qui le rendait fou : les
rebelles. Il devait les éliminer à tout prix, mais comment ? Il ne savait pas où les trouver et la police était totalement incompétente. Mais s’il en attrapait un, il montrerait à tous qu’il ne
fallait pas le provoquer, il ferait de ce rebelle un exemple . Tous ceux qui oseraient le braver le paierait de leur vie.
Il se leva et se posta devant son tableau de David. Personne ne savait qu’il s’agissait en réalité de l’original, qui avait résisté à la guerre, tout comme d’autres tableaux tels que la Joconde ou
le Radeau de la Méduse, ou certaines statues comme la Vénus de Milo qui étaient exposés dans ses bureaux qui ne servaient qu’à ça, de toute façon. Toutes ces merveilles pour son bonheur personnel,
personne d’autre que lui ne pouvait les contempler. C’était ça, aussi, le pouvoir : la foule ne pouvait pas approcher ses sublimes trésors, ils n’étaient qu’à lui. De toute façon, ils étaient
totalement inculte et se moquaient bien de l’art, Mark en était un parfait exemple. Incapable d’admirer les belles choses, il ne pensait qu’aux femmes et semblait très attiré par sa future fiancée.
Bill avait de l’affection pour Oceany, elle semblait plus sensible à l’art que les autres et ferait sans doute une bonne épouse pour Mark. Heureusement, elle n’avait pas hérité du caractère de son
père. Bill avait haï peu de personnes dans sa vie, mais Hank en faisait partie : il était d’une arrogance insupportable, traitant tous ses collaborateurs comme des bêtes, ne se préoccupant que de
son bien-être personnel, n’aimant que lui, ne voyant que lui. Le jour de sa mort, Bill n’avait pu s’empêcher de ressentir un sentiment de soulagement intense, même si on n’avait pas pu confirmer
son décès. Personne n’avait jamais trouvé son corps et les recherches pour le retrouver avaient vraiment été réduites au minimum, mais il s’en moquait bien. L’humanité était débarrassée de l’un de
ses déchets. Peut-être avait-on voulu le faire disparaître avec son inavouable et honteux secret…sa mort avait vraiment arrangé pas mal de monde. Peu importe qui l’avait supprimé, ça avait été une
bonne action en fin de compte. Le plus triste c’est que Hank pensait que Bill était son ami, mais un homme pouvait-il se réjouir de la mort d’un de ses amis ? Peut-être avait-il mal compris Hank,
mais peu importait, il s’en moquait bien, les vivants ne devaient pas perdre leur temps à pleurer les morts.
Il repartit à son bureau et se rassit, pour contempler sa ville dont il était le maître, le Roi. Quelle pensée grisante.

—–

Oceany leva les yeux et regarda l’enchevêtrement de voies de monorails qui l’empêchaient de voir le ciel. Mais elle n’était pas vraiment intéressée par ce qu’elle voyait, elle n’arrêtait pas de
penser à ce baiser dans le parc. Ca l’avait tellement surprise, elle ne s’était pas du tout attendue à un tel comportement de la part d’Ethan. Mais ce qui la gênait, c’était qu’elle ne savait pas
comment réagir. D’un côté, elle devait avouer qu’elle avait trouvé ce baiser agréable, mais de l’autre, elle était véritablement furieuse contre Ethan : il prenait beaucoup trop de libertés à son
goût et s’il ne rentrait pas dans les rangs, ils risquaient de rentrer en conflit.
Juan se posa à côté d’elle et leva à son tour la tête, cherchant ce qui pouvait fasciner la jeune femme, mais il n’y avait rien de particulier.

« Ca va ? demanda-t-il.

– Oh…euh…oui. Tu as pu parler à Maria ?

– J’ai essayé mais elle m’a envoyé promener, elle ne veut plus me voir. Elle se sent un peu trahie, mais ça passera.

– Tu sais aussi bien que moi que c’est faux. Elle nous en veut et, vu son caractère emporté, ça m’étonnerait qu’elle revienne avec nous comme si de rien n’était. Merde ! Comme si on avait besoin de
ça ! On doit déjà se battre avec le maire et ses sbires et voilà que nous avons un nouvel ennemi !

– T’as l’air énervée, qu’est ce que tu as ?

– C’est juste que…j’en ai assez des mecs !
– Pardon ?

– Non, mais c’est vrai : vous vous croyez toujours tout permis, vous m’embrassez sans me demander mon avis, comme si…comme si…bon sang, j’ai le droit de donner mon avis aussi, je suis un être
humain !

– Mais de quoi tu parles ?
– De rien laisse tomber.»

Il l’observa un instant, étonné par cette attitude : depuis qu’il la connaissait, il ne l’avait jamais vu s’énerver sur ses relations avec les hommes. Il savait que ça ne l’intéressait pas, pour le
moment : elle voulait se consacrer entièrement à sa mission, elle aurait le temps de se trouver un petit ami plus tard, alors que se passait-il ?

Oceany se força à lui sourire puis repartit à l’intérieur, pour mettre fin à cette conversation, d’une part, mais aussi parce qu’elle avait besoin de réfléchir. Elle n’ignorait pas l’attirance que
Juan avait pour elle et c’était maladroit de lui parler de Mark ou d’Ethan. Ceci étant, elle ne comprenait pas pourquoi ce baiser la perturbait autant, qu’est-ce que cela signifiait ? Elle marcha
sans regarder devant elle et se cogna à Kirstie, qui faillit tomber.

« Oh, excuse-moi ! Je ne t’avais pas vue. Ca va ?

– Ne vous en faites pas pour moi.

– Tu sais, on peut se tutoyer, ici.

– Je n’ai pas l’habitude de tutoyer des gens que je connais à peine.

– Tu avais l’habitude de vouvoyer ta famille ?

– Pas d’après mes souvenirs, mais j’étais petite quand ils sont tous morts.

– Maintenant, nous sommes ta famille.
– Je ne crois pas.

– Ecoute, je sais que tu as du mal à être de notre côté, mais…

– Je ne suis pas une Américaine et je n’ai pas envie de vous aider à régler vos problèmes.

– Je ne me considère pas moi-même comme une américaine, ça n’existe plus les Etats-Unis, maintenant. Il n’y a qu’opprimants et opprimés et si tu ne veux pas nous aider, rien ne te retient ici. Mais
si tu sors, tu seras vite rattrapée.

– Pourquoi je me joindrais à vous ?

– Je ne sais pas, ce n’est pas à moi de trouver tes motivations. Mais peut-être pour avoir ce que tu n’as jamais eu : la liberté.

– Moi, j’ai envie de venger mes parents.

– La guerre est finie depuis trop longtemps, laisse tomber. Tu ne pourras jamais les venger. Mais pense à ce que sera ta vie quand tu pourras sortir sans avoir peur de te faire rattraper, quand tu
pourras faire ce que tu veux sans obéir aux ordres de ton maître. Ca vaut le coup, non ?

– Je ne sais pas, je verrai. Ce qui me dérange, en fin de compte, c’est d’agir main dans la main avec la fille d’un meurtrier.
– Pardon ?

– Votre père, Hank Antelwort, c’est bien lui qui a crée ce sale virus qui a tué des millions et des millions d’êtres humains, non ? J’appelle ça un meurtrier, moi.

– Il n’avait pas le choix, il obéissait aux ordres et il a fait ça pour nous sauver.

– Pour vous sauver, je ne faisais pas partie du lot, moi. »

Oceany ne sut que répondre et laissa la jeune Noire partir. Elle n’avait jamais considéré son père comme un assassin, il avait dû obéir aux ordres et il n’avait pas que son virus allait se propager
ainsi à travers le monde. Il n’était pas coupable de toutes ces morts, il fallait plutôt incriminer ceux qui avaient commandé ce virus.

Ethan posa sa main sur son épaule, interrompant ainsi sa réflexion.

« Bon, et si on y allait ? Il commence à se faire tard et je n’ai pas envie de faire de mauvaises rencontres comme tout à l’heure.

– Vous avez besoin que je vous tienne la main pour que vous rentriez chez vous ? Vous connaissez le chemin, maintenant, non ?

– Ouah, quelle agressivité ! Une explication à ce comportement ?

– Vous n’êtes pas le chef, ici, alors, arrêter de vous conduire en tant que tel ! Je suis assez grande pour savoir quand je dois rentrer et vous n’aviez pas le droit de m’embrasser sans me le
demander avant !

– Vous avez eu l’air d’apprécier, pourtant.

– Oh, mais la question n’est pas là ! J’aimerais que vous soyez un peu plus respectueux envers moi, un point c’est tout !

– Quel tempérament ! Je suis impressionné.

– Oh la ferme ! Demandez à Myo de vous raccompagner en moto et fichez-moi la paix ! »

Il haussa les épaules et partit rejoindre le Chinois pour lui demander de le raccompagner. Apparemment, cette dispute ne l’affectait absolument pas, alors qu’elle était véritablement hors d’elle,
elle avait envie de lui coller une bonne paire de claques pour lui remettre les idées en place…Ca ne lui ressemblait absolument pas de s’emporter aussi facilement, elle avait sans doute besoin de
se reposer un peu, ça lui ferait le plus grand bien.
—–
« Tu sais à quoi j’ai pensé ? »

Bill leva le nez de son bouquin et regarda sa femme d’un air interrogateur : en général, elle ne le dérangeait jamais pendant qu’il lisait, elle en profitait pour s’endormir, ou plutôt faire
semblant, pour éviter d’accomplir son devoir conjugal. Mais ce soir-là, c’était différent, elle semblait surexcitée comme une gamine devant ses cadeaux de Noël.

« Non, je ne suis pas devin.

– Si on organisait un fête gigantesque pour les fiançailles de Mark ?

– On a le temps, rien n’est encore officiel.

– Non, on n’a pas de temps à perdre, on doit organiser quelque chose de merveilleux pour leur en mettre plein la vue à tous.
– Tu as de drôles d’idées, parfois.

– Non, pas tant que ça : les rebelles peuvent accéder aux sommets, n’est ce pas ? Tu crois qu’ils vont manquer une occasion pareille de faire du grabuge ?

– J’ai du mal à te suivre, là.

– Réfléchis : si tu étais un rebelle et que tu savais qu’une somptueuse fête était organisée dans la salle de réception de la ville, qu’est ce que tu ferais ?
– J’achèterais un costume.

– Je suis sérieuse, Bill ! Je m’arrangerais pour faire sauter cette salle et tous les gens importants qui s’y trouvent ! Donc, pour ça, j’installerais une bombe un peu avant, quand la salle est
sans surveillance et quand tout le monde est là, je déclenche le feu d’artifice !

– Oui, et ? Tu veux te suicider ou quoi ?

– Non, mais nous pourrons l’attraper avant qu’il ne fasse tout exploser en surveillant la salle intensivement et une fois qu’on en aura attrapé un, on procédera à une exécution publique, pour les
fiançailles de ton fils, pour montrer l’exemple aux autres. Et pour que tout le monde puisse profiter du spectacle, nous diffuserons ça sur écran géant à travers toute la ville, y compris en
bas.

– Ca en dissuadera plus d’un, c’est sûr…tu es diabolique.
– Non, géniale. »

Début / Episode précédent / Episode suivant

Triste vie

Par Gauthier

Je suis en manque de tout, de sexe, d’alcool, de drogue, d’amour, d’argent, de sommeil, de fun… Et j’en oublie!!! Par contre je suis en overdose de pollution, de Paris, de parisiens, de mon boulot, de stress, de manque de tout 😉 (en overdose de manque? C’est joliment dit non?). Bref c’est fou ce que je rigole en ce moment… En fait si je rigole. La moindre occasion je la saisis: Nina qui dit une bêtise, Nina qui fait une bêtise, Nina qui dit qu’elle va faire une bêtise!

 

Putain je viens de me rendre compte que si j’avais pas ma Nina, je me serais ouvert les veines depuis longtemps… Mais ça on le savait, Sainte Nina priez pour nous pauvres pécheurs (YES C’EST BON LE PECHE!!!!). Enfin je ne vais pas vous faire l’hagiographie de Nina, faut pas déconner non plus. Parlons de moi… Après tout, nous sommes là pour ça, non?

 

Bon je voulais faire un article triste, mais en l’espace de 2 min (le temps d’écrire ces deux paragraphes), mon humeur a changé, et je suis tout content (ne me demandez pas pourquoi, je suis lunatique, je suis incapable de savoir pourquoi je suis heureux ou malheureux…). Je vais quand même vous parler de mes déboires sentimentaux.

 

Présentation des personnages:

 

L’ex : Une année tumultueuse passée ensemble, je le trompe, je le largue, je l’aime pas, puis je l’aime, il s’éloigne, il revient, mais reste « loin », puis part définitivement. Moralité: je passe 4 ans à déprimer à la simple mention de son prénom (que j’adore, et j’arrête pas d’en rencontrer d’autres en plus, et ils sont tous beaux!!!). Mais on garde contact. La relation se normalise avec le temps, même si de temps en temps je pète un plomb parce que je l’aime.

 

L’américain : Il passe un mois dans ma vie, un mois de rêve, un mois d’insouciance, il ne fallait surtout pas penser au lendemain, puisque il repartira à Seattle… Un mois à me promener main dans la main avec LE mec parfait, beau, intelligent, qui fait des études de Sciences Politiques et de journalisme, et surtout qui me dit qu’il « m’aime beaucoup »…

 

Le Gauthier : névroso-psycho-socio-déprimo-alcoolo-sexo-pathe (en rémission? nan…)

 

Donc les personnages sont plantés, le décors aussi, passons au déroulement de l’action… Le Gauthier se retrouve en phase d’intense reflexion post-traumatique (je rappelle donc l’incident de préservatif et la trithérapie préventive d’un mois qui s’en suivit pour ceux qui prenne le blog en route), il a du temps pour réfléchir, puisqu’il ne baise plus. Oui conscience de merde qui m’interdit de baiser avant d’avoir les resultats définitifs en juillet grrrrr

 

Et là il se repasse ses films. Je suis sûr que vous faites pareil. On s’ennuie, on trouve la vie triste et morne, et on se repasse les moments de joies et d’extases (réelles ou pas…). Moi je me repasse donc successivement de folles nuits de sexe, et de fous moments de romantisme… Alors j’avoue que quand je repense à mes folles nuits de sexe c’est plutôt le soir avant d’aller au lit, quand je vois que le mien est complètement vide, et que je n’ai que ma main droite pour me faire du bien. Les moments de romantismes surgissent plutôt quand je passe le long de la Seine la nuit et que je me rends compte que personne ne tient cette foutu main justement, et que je suis seul à profiter de la fraîcheur de la soirée et du romantisme de la ville de Paris (à la tombée du jour cette ville devient un décors pour film!!!! C’est flippant!).

 

Bref le gaugau il est tout seul, tout seul, tout seul… Et ça lui pèse… Alors il déconne! L’américain ne donne pas de nouvelles. Il m’envoie un mail au moment de mon anniversaire, pour me demander mon adresse postale « au cas où il ait quelque chose à m’envoyer », ça sent le cadeau à plein nez ça!!!! Depuis je dors dans ma boite aux lettres, alors ok j’ai l’habitude de vivre dans un petit appartement, mais passer un mois dans une boite aux lettres ça laisse des traces… Bref comme vous pouvez le soupçonner à ce jour je n’ai toujours rien reçu 🙁 Et en plus je n’ai plus de nouvelles. Trois semaines sans le moindre mail, et c’est long. Alors ok on ne s’est rien promis, il n’y avait rien à promettre, 10 000km c’est de la SF… Mais il devait (peut-être) revenir passer quelques jours cet été, et (sûrement) venir faire une année d’étude à la Sorbonne à partir de cet automne. Alors moi qu’est-ce que je fais? Je joue ma pénélope… Mais bon comme je sais pas tricoter c’est beaucoup moins glamour… Enfin je reçois un mail pour me dire « je vais bien, je travaille beaucoup, je sais pas si je pourrais venir te voir, on en reparle, bisous, tu me manques », je résume mais à peine… Moralité: je suis remonté dormir dans mon lit, je déteste ma boite aux lettres…

 

L’ex s’est beaucoup inquiété quand il a su pour mon état de sérologie incertaine… Il m’a fait (un peu) la morale, et il m’a dit qu’il était là si je voulais en parler, si j’avais besoin d’aide, blablabla… Moi pas bien, moi malheureux, moi tout seul, moi vouloir calin de mon ex… (si en fait il y a une logique dans l’enchainement psychologique de ces faits, mais cet enchainement est très personnel, ça c’est sûr!). Donc je commence à l’appeler, le texter, le mailer, bref lancement du plan « harcèlement de l’ex ». Je l’aime beaucoup, c’est un garçon adorable, mais il a un énorme défaut: quand il bosse, il bosse. Et donc je peux passer 3 semaines à l’appeler tous les jours, s’il n’a pas le temps/envie de répondre, il ne le fera pas, quelque soit la raison de mon appel (j’ai déjà essayer le chantage au suicide dans des grands moments de déprime, ben ça marche pas non plus… Peut-être qu’il me connait suffisemment pour savoir que c’est du bluff!). Donc voilà je passe 15 jours sans news… Et un matin je sors de boite completement bourré, et le gentil ex overbooké m’avait laissé un message « désolé de pas avoir répondu, je suis en week end, on se voit bientôt », quelque chose dans le style… Gentil, pas trop froid, mais certainement pas chaud… Et là j’explose, et je l’insulte par texto! Bon certes il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas trop garder, sinon ça sort n’importe quand, et moi je me suis retenu pendant 1 ans de l’insulter, mais c’est vrai que depuis j’ai plus rien à lui reprocher. Mais il a fallut que ça sorte là, à ce moment-là precisemment… Il s’en est pris plein la gueule le pauvre. Et moi j’ai eu très honte pendant 4 jours. Puis après refléxion je me suis dit « vaut mieux tard que jamais », donc ça tombe pas du tout dans les temps, mais au moins il sait ce que j’ai eu sur le coeur pendant des mois et des mois. Bon je ne suis pas sûr de le revoir tout de suite, mais il semblerait qu’il ne m’en veuille pas, et qu’il mette ça sur le compte de l’alcool… Tant mieux pour moi…

 

Voilà donc je pars un peu en vrille… Et pour couronner le tout, je me fais draguer par des hommes… Si si si si, des hommes, c’est dégueulasse non? (Je crois que je déraille…). Enfin pas tant que ça non plus. Mais bon ça reste virtuel! Ben oui: je peux pas baiser, et je me vois pas tomber amoureux, alors que faire? Il faut attendre Pénélope, il faut attendre…

 
Gauthier-Pénélope

De la taille du sexe

Bon, comme y a un lecteur qui me harcèle pour que j’en parle, je m’exécute, même si j’attends toujours qu’il m’envoie la photo en MMS pour illustrer l’article (petit joueur, va !). Samedi soir, je vais chez Gaugau pour une gentille soirée à trois (lefroid étant la troisième). Après avoir mis en fond l’émission abêtissante de la 6, Gauthier nous met Pink, histoire de nous montrer un film porno gay. Mais avant, nous avons droit au petit documentaire sur le pénis. Quel est donc le pénis idéal ?

 taille-penis-croissance-economique

Si y a une chose qui est sûre, c’est qu’il n’y a pas deux pénis pareils. Des petits, des longs, des fins, des gros, sans parler de circoncision, bien sûr, il y en a pour tous les goûts. L’émission nous explique d’abord que le pénis sert à uriner, on est content de le savoir. Puis ça part sur des choses plus…hum…sexuelles. Bon rien de très excitant mais c’était marrant, surtout quand ils filent un mètre à des nanas dans la rue pour qu’elles montrent leur taille de pénis idéale. Bon, quand on dit que les femmes sont pas très douées en géométrie, j’aurais tendance
à le croire car les demoiselles dépassaient allègrement le 20 cm, de quoi filer des complexes à cette pauvre gent masculine. Mais enfin, tout le monde n’est pas Rocco. Quant à la largeur, on parlait plus de pénis mais de poignet ! Bon après, y avait une scène marrante dans un sex shop canadien où les femmes s’entraînent à faire des fellations sur des godes. Mouais.

 

C’est fascinant comme le phallus passionne et excite (ok, je l’ai fait exprès, celle-là). Comme les femmes assimilent leur poitrine à leur féminité, les hommes voient en leur petit zizi un signe de virilité. J’avais déjà écrit un article sur le zizi culturel, pas le peine de reparler de ça. Mais ce qui m’épate pas mal, c’est que certains connaissent les mensurations de leurs engins. Il y a toujours eu une question qui nous interpelle, nous, les filles : ils mesurent à partir d’où ? Du pubis ou de la naissance de la verge ? Perso, les centimètres, je m’en fous, je sais jamais à quoi ça correspond. Je me souviens, quand nous sommes allées au sexodrome avec Emma, nous avons maté tous les DVD de Rocco Siffredi pour tenter de voir son objet qui mesure entre 24 et 28 cm selon diverses sources. Parce que nous, 24 à 28 cm, ça nous parle pas beaucoup. On sait que c’est long mais comment exactement ? Du coup, rentrée sur Toulouse, miss Emma est allé vérifié sur un triple décimètre et m’a gentiment informé du résultat par SMS : c’est énorme ! Je me souviens aussi d’un splendide étalon que la rouquine m’avait montré sur un site Internet : 32 cm ! Et bien, M . 32 cm qui met un rouleau de sopalin à côté de sa queue, sache que ça m’attire pas du tout, ce truc. Selon ce que j’ai lu dans je ne sais plus quelle revue féminine, le vagin fait 11 cm… La moyenne française étant de 13 ou 14 cm, le compte est bon.

 

La taille est-elle importante ? Déjà, il me semble que la largeur est bien plus agréable que la longueur. Un spaghetti tout mince, bof. En plus, les plus grosses quéquettes sont les plus susceptibles d’être demi molles… Ceci étant, la taille ne fait pas forcément le bon amant. J’avoue que quand un mec se vante d’être bien équipé avant que je puisse le constater, sur le coup, j’ai tendance à grimacer. Ouais, la taille, c’est bien mais encore faut-il s’en servir, comme on dit. Pourtant, je ne nie pas que l’apparence du pénis est important. Bien sûr, il faut qu’il soit propre mais pas que. L’autre soir, petite soirée chez Gauthier avec Le Froid, il nous met un film porno gay et on commente complaisamment le sexe de ces messieurs, je suis assez traumatisée par un bonhomme avec un énorme engin qui reste à moitié mou malgré les fellations qu’on lui administre. Du coup, on raconte des histoires de pénis. Personnellement, je ne suis jamais
tombée sur une remarquablement petite, j’ai plus souvent croisé des queues XL que l’inverse, paraît que je suis chanceuse. On rigole, on parle des fois où, quand on glisse la main dans le slip, on ne trouve rien, l’angoisse. Sans être obsédée par ça, j’avoue que j’ai toujours une certaine curiosité et peut-être une certaine appréhension au moment des caresses poussées quand il est temps
de découvrir la « bête ». Sur quoi vais-je tomber ? A quoi va-t-elle ressembler ? Pourvu qu’elle ne représente aucune anomalie… Oui parce qu’il y a des phénomènes curieux. Il y a quelques temps, Lucie avait ramené un jeune homme rencontré en soirée et là, le drame : il a un sexe tordu, un « canard WC » comme on dit entre nous. Le rapport fut un calvaire et notre pauvre Lucie est traumatisée, depuis.

Il faut dire que si le pénis n’est pas la seule source de notre plaisir chez l’homme, c’est quand même important. Il faut qu’il soit joli. Oui, bon, il est vrai que ce n’est vraiment pas la partie de l’anatomie masculine la plus sympa à regarder mais y en a qui inspirent plus que d’autres. Perso, j’aime pas quand ils sont trop rouges, ça m’inspire moins. Non parce qu’à l’arrivée, ils sont quand même censés visiter mon intimité et si ça me plaît pas, je risque de bloquer un peu. Gauthier s’amuse à faire partager les photos de queue qui traînent sur les
chats gays et on s’amuse à commenter avec Emma. Oui, bon, hein, vous insurgez pas, je suis sûre qu’il y a des mecs qui auraient du mal avec une chatte qui les inspirent pas.

Si un petit sexe peut être gênant, un grand aussi. Très franchement, il y avait quelques pratiques qui m’effrayaient un peu avec un pénis XL mais finalement, le corps humain est étonnant… Mais ce qui m’emmerde le plus avec un pénis XL, c’est la question de la capote. Outre le fait que j’ai pas toujours de préservatifs à la bonne taille à domicile, le monsieur est obligé de se retirer une fois l’acte consommé pour être sûr de ne pas me laisser un souvenir dans mon intimité et ça, j’aime pas trop. Après le coït, j’aime bien que le mec reste en moi quelques temps.
Physiquement, je ne ressens plus grand-chose à partir du moment où il n’y a plus d’érection mais c’est plus psychologique, en fait. J’aime pas quand le monsieur se retire, ça fait comme un vide et si on peut s’habituer doucement à cette future absence, c’est pas plus mal. Or, la dernière fois qu’un monsieur XL est resté en moi, quand je me suis levée, j’ai embarqué la capote, so glam.
Par ailleurs, vu la taille de ma bouche, c’est pas toujours évident de réaliser une fellation sans ressentir cruellement des tiraillements à la mâchoire. Bon, c’est horrible ce que je vais dire mais avec le temps, le problème est moins aigu mais c’est vrai qu’une crampe à la mâchoire peut casser mon plaisir. Ceci étant, d’un point de vue esthétique, un gros sexe en érection est autrement plus séduisant.

 Bon, revenons à nos pénis. A la question : quel est le pénis idéal, j’ai pas de réponse. A la question quel est mon pénis idéal, je peux pas dire non plus. Parce que finalement, peu importe la taille, c’est la façon dont on s’en sert qui compte.

Le célibat n’’est pas une plaie

L’autre jour, je vais déjeuner avec notre Gauthier national entre midi et deux (oui, maintenant, je suis rôdée, je finis mon boulot en temps et en heure et, en plus, grande
nouvelle, la revue de presse ne sera plus quotidienne donc j’aurai plus de facilités pour déjeuner hors de chez moi). Comme d’habitude, on parle de tout et de rien, de l’actu du jour, du boulot, des débiles de sa promo, des potins et de nos amis. Là, il en vient à parler de Mister Big qui a réussi à effacer toute la prose de l’ordi de son ex pour le lui rendre. Là, je m’extasie : il a réussi à rester cinq mois avec un type sans intérêt et Gauthier me répond : « Mais tu sais, Mister Big, il a besoin d’être en couple. Je lui donne pas un mois pour se refoutre avec un autre mec. »
couple-37v

Du coup, je réfléchis à ma propre situation. J’avoue que c’est très agréable d’avoir une tendre moitié, de s’endormir dans des bras virils, de se réveiller aux côtés d’un homme charmant qui s’empresse de nous faire un câlin passionné… Ca, je ne peux le nier. Ceci étant, ce n’est pas pour ça que je vais me mettre en couple avec le premier venu. Etre en couple est plus pour moi une envie qu’un besoin. En effet, un couple, c’est quand même un minimum d’engagement et pour le moment, c’est niet, surtout que je fourmille de projets professionnels et que si je me démerde bien, je vais tout déchirer. Tout mener de front n’est pas impossible mais me trouver un compagnon, ce n’est pas précisément en haut de ma liste de priorités.

 

Pas mal de filles angoissent quand elles sont célibataires, genre : « bouh, personne il m’aime, je suis trop moche ! ». Elles en viennent à regarder tous les couples d’un mauvais œil en maugréant : « mais elle est moche, pourquoi elle est avec quelqu’un et pas moi ? Chuis quand même mieux. ». Bon, déjà, dédramatisons de suite : je connais des femmes très belles qui n’ont pas de moitié. Ce n’est pas une question de beauté, c’est une question soit d’opportunité, soit de choix. Pour ma part, je travaille chez moi et je sors surtout dans le milieu gay donc si je suis célibataire, je le cherche un peu aussi. D’un autre côté, j’aime pas la drague en boîte ou dans la rue. J’en parlais l’autre jour avec Tatiana, d’ailleurs. Elle me demandait s’il était nécessaire d’avoir un décolleté pour obtenir un rencard. Je lui réponds que oui, ça peut aider mais si le mec s’arrête à mon décolleté, ça va
m’agacer (même remarque pour les fesses). Parce qu’au fond, ce qui nous énerve, ce sont les mecs qui s’arrêtent à la plastique et vont pas au-delà. Même pour un plan cul, le sexe n’empêche pas la discussion. Enfin, je te rassure lecteur, je parle pas pendant le sexe (ce qui serait drôle, remarque : « aaaaaah… Dis, tu as vu les dernières déclarations de Ségolène Royal ? Ben pourquoi t’arrêtes ? »). Mais avant et après, j’ai une langue et je m’en sers (merci de ne pas relever de double sens dans cette phrase). Un mec, il doit me plaire mais aussi me stimuler intellectuellement.

 

Il y a aussi le célibat de choix. J’ai observé une période d’abstinence en début d’année et je n’en suis pas morte du tout, j’avoue que je les ai pas vu passé, ces quelques mois,
finalement. Pourquoi aujourd’hui, pour exister, il faudrait être deux ? C’est quand même curieux ! Alors je ne suis pas entière tant que je n’ai pas trouvé ma moitié ? C’est un peu le mythe de l’androgyne de Platon : nous avons été séparés et je dois trouver l’autre moitié de moi pour former une personne entière. C’est une belle image, c’est rassurant de savoir que chaque pot à son couvercle mais cela veut-il dire que tant que je n’ai pas trouvé cette personne, je ne suis pas accomplie ? Donc peu importe que je réussisse ma carrière, peu importe que j’ai une vie sociale, tant que je n’ai pas d’amoureux, je n’existe pas ? Et bien, faux, faux et archi faux. Si on cumule mes histoires, je n’ai passé que 5 ans en couple sur 26 et ça me fait mal de penser qu’il faudrait que je jette les 21 qui restent.

 

Pourtant, quand je lis certains romans, quand je regarde certains films, quand j’écoute certaines chansons, on a l’impression que sans amour, nous ne sommes rien. Au hasard, le
film Allumeuses, passé lundi sur M6. Ce film, je l’ai regardé à cause de Gauthier qui m’avait montré les meilleures (ou les pires) scènes du film tantôt et j’ai voulu voir de quoi il retournait exactement. C’est l’histoire de trois nanas…Enfin, surtout une, Christina alias Cameron Diaz, que je trouve moins jolie que Christina Applegate mais elle est plus vendeuse… Donc notre amie Christina est une femme indépendante des années 2000 qui drague mais s’en fout des hommes. Or, patatras, elle tombe amoureuse d’un mec croisé en boîte et là, elle se rend compte qu’elle a gâché sa vie en ne cherchant pas l’amour, blablabla. Idem dans Sex and the City, qui repasse sur M6. Premier épisode : Carry décide de baiser sans sentiments, d’arrêter de se prendre la tête sur les hommes. A peine a-t-elle décidé ça qu’elle croise Mister Big et patatras aussi. Et les revoilà parties dans les méandres de l’amour, les « ça marche pas, je suis malheureuse, je ne peux pas vivre sans lui ! ». Même ma nouvelle meilleure amie Elsa Linux se laisse gentiment partouzer en espérant que ça donnera à son amant l’envie de l’épouser (toujours aussi édifiant ce bouquin, j’en suis pas à la moitié, encore, on sent qu’il me passionne). Les filles d’aujourd’hui soupirent après l’amour, elles ne pensent qu’à ça, elles pleurent devant les magasins de robes de mariée et gâtouillent devant les bébés en espérant qu’un jour, elles en auront un. Perso, j’avoue que je peux regarder les robes de mariées car certaines sont splendides mais je suis pas branchée mariage du tout. Au pire, si un jour, je suis célèbre, j’en prendrai une pour un gala ou chais pas quoi, comme ça, je serai en photo dans tous les magazines. Pour les bébés, je sais jamais quoi en faire donc en général, je m’arrête pas devant. En fait, le seul truc que je fais quand je vois un gamin, je mets mon chat entre lui et moi, ça me rend de suite très sympathique. Et puis ça l’occupe, le petit.

 

Pourquoi ne pourrions-nous pas être heureux en étant seuls ? Evidemment, moi aussi, j’aimerais trouver un mec avec qui ça dure et tout le tralala mais je peux très bien vivre
seule aussi et faire plein de choses. Actuellement, je suis plus dans le boulot qu’autre chose, j’avoue que de ne pas être aux portes du mariage ou du PACS ne me traumatise pas. Si je suis actuellement célibataire, c’est par manque d’occasion et pas parce que je suis un vilain boudin dont personne ne veut. Je n’ai que 26 ans, j’ai le temps de réussir ma vie amoureuse, c’est le professionnel qui presse. Certes, il y a des jours où être seule, c’est un peu ennuyeux. Ah, que j’aimerais faire des virées à deux, me promener au lever du soleil main dans la main dans les rues de Paris et ce genre de choses. Mais d’un autre côté, ce n’est pas pour autant que je ne suis pas un individu à part entière. Puis au moins, quand on est célibataire, on sort quand et où on veut sans rendre de compte à personne. On peut se lever le matin avec l’espoir d’une rencontre, si on veut. Pour moi, je me dis que ça me paraît de travailler correctement et vu les mois qui s’annoncent, ce n’est pas forcément plus mal. Les pauses crapuleuses, ce n’est pas bon pour mon rendement.

La fin de mon rêve d’’adolescence

Comme en ce moment, je ne suis pas la personne la plus joyeuse au monde, remontons un peu le niveau avec un article de type « gros n’importe quoi ». Alors, aujourd’hui, lecteur, je vais te parler de mon fantasme d’adolescence : Jacques Villeneuve (mais pas que de lui, reste !).

villeneuve_jacques

Ado, j’étais pas trop boysband. Déjà, à l’époque, je préférais les mecs bourrés de charme que des mecs plastiquement beaux mais qui dégagent autant que les mannequins en plastique dans les magasins. Déjà, à l’époque, je craque sur les lunetteux au sourire craquant et à la bonne bouille et s’ils ont omis de se raser, c’est parfait. Tiens, c’est marrant comme mes goûts n’ont pas tellement évolués, finalement. Bref. Ado, comme toutes les jeunes filles, je craquais sur des célébrités. Bon, j’étais pas névrosée à me dire : « oui, sûr qu’un jour, on se rencontrera et on s’aimera », faut pas pousser non plus. Donc mes fantasmes, pour ceux dont je me souviens : Johnny Depp, David Duchovny, George Clooney, Dean Cain (mais si, Superman avec Loïs Lane qui joue maintenant dans desesperate housewives mais quand il a ses lunettes. En superman, il est ridicule), Nick de Hartley cœur à vif (me demandez pas son vrai nom), Rock Voisine (oui bon, ça va !) et Jacques Villeneuve. Parce qu’il a des beaux yeux bleus, des lunettes, un sourire à craquer, qu’il oublie de se raser et qu’en plus, il est Canadien. Oui, déjà, à l’époque, j’étais une obsédée du Canada. Donc voilà. Et, ô drame, jeudi, en lisant mon site de F1 préféré (www.f1-live.com/fr/ pour ceux que ça intéresse), j’ai appris qu’il s’était marié. Et qu’en plus, sa nouvelle femme est déjà enceinte de lui. Damned ! Cet enfoiré m’a même pas attendue.

 

En vérité, je m’en fous. Mais ça me rappelle comme j’étais midinette à une époque. Je récupérais tous les articles sur lui, les photos que je pouvais trouver et j’avais tout mis dans un classeur. J’étais une fan très appliquée, je récupérais l’Equipe de mon papa le soir, j’achetais les magazines F1. Le seul qui manquait à ma collection que j’ai pas osé acheter à l’époque, c’était un playboy où notre ami Jacques avait fait une super opération de comm’ en posant (habillé) avec une playmate. Hé oui, femmes à poil et grosses cylindrées, ça va de pair, on le sait bien. Je me souviens même d’une fois où mon père était en voyage donc, le soir, en rentrant de l’école, pas l’Equipe, on a couru toute ma ville pour trouver un marchand de journaux qui avait encore des exemplaires disponibles.

 

Il y a une anecdote particulière, aussi. En 1999, quelques pilotes viennent faire des essais privés sur le circuit de Nogaro dans le Gers, à deux heures de chez moi en voiture. Les pilotes : Rubens Barrichello, Johnny Herbert, Pedro Diniz, Mika Salo et… Jacques Villeneuve. Donc je supplie mes parents d’y passer une journée. Au début, ma mère ne veut pas : j’ai le permis depuis moins d’un an et je conduis peu, surtout en ville, je n’ai pas de voiture à moi alors forcément… Du coup, au début, ma mère refuse : deux heures de conduite sur des routes départementales de merde, hors de question. Là, je lui sors un truc ignoble (oui, j’avoue, j’aurais mérité des baffes là) : « si tu m’empêches d’y aller, je t’en voudrais toute ma vie ! ». Du coup, elle me laisse la voiture. La veille, je fais mon plan de route (oui, je connais pas DU TOUT le Gers). Le matin, je me lève aux petites heures, je prends mes cassettes audio et c’est parti. Pendant deux heures, je roule comme une débile, excitée comme une puce, je chante avec joie dans la voiture, la vie est belle. Arrivée sur le circuit, c’est noir de monde, je me gare puis j’appelle mon papa pour lui dire que je suis arrivée sans encombre à la cabine téléphonique, n’ayant pas de portable à l’époque. Je monte sur les gradins et là, qui passe juste sous mon nez dans sa monoplace qui fait un bruit d’enfer ? Notre ami Jacques. Je suis aux anges. J’ai un petit appareil photo jetable et je mitraille comme une folle. A midi, les pilotes s’arrêtent pour manger donc je grignote les fruits que j’ai amenés puis je traîne au niveau du passage qui permet d’accéder aux stages, j’essaie de faire du charme au mec qui fait la sécurité qui me dit gentiment que je suis certes très charmante mais que je passerai pas quand même. Du coup, j’entame la conversation avec des gens qui sont là. Les essais recommencent, je passe l’après-midi avec deux mecs qui suivaient les essais aussi. A la fin des essais, mes nouveaux amis et moi attendons à la sortie des stands mais personne ne sort. Par contre, y a la copine de Pedro Diniz qui arrive et qui met la main devant son visage genre on va la prendre en photo. Déjà, Diniz, c’est une trop super star alors imaginez sa copine… Mais le temps passe et je dois déjà repartir donc je file mon appareil photo jetable à un des gars avec mon adresse avec ordre de prendre des photos du Jacques et de me renvoyer l’objet. Ben un mois plus tard, j’ai reçu l’appareil qui contenait deux photos de notre pilote préféré. Autre anecdote marrante avec la F1 : un copain très amoureux de moi au lycée se tapait les tous les GP le dimanche pour venir m’en parler le lundi. Même que plus tard, il a animé une émission sur le sujet dans une petite radio locale. Et il m’a dit : « ça, c’est à toi que je le dois. Sans toi, je me serais jamais intéressée à la F1 ». Quand je vous dis que je suis une fille fantastique.

 

En grandissant, ma « passion » pour notre ami Jacques s’est considérablement calmée, j’ai trouvé de nouveaux candidats pour mes fantasmes : Brad Pitt (beaucoup mieux avec ses pattes d’oie, y a pas à dire), Michael Weatherly, le mec qui joue Quentin dans Nip/Tuck, Julian McMahon, Sawyer dans Lost, le docteur Doriand dans Scrubs (qu’il est choupinou !)… Bon, la liste évolue selon les jours. C’est gratuit, c’est juste pour le plaisir des yeux. Une fois la télé éteinte, on n’y pense plus. C’est juste que c’est marrant.

 

Alors, Jacques, je ne t’en veux pas. Je te souhaite même plein de bonheur avec ta femme et votre futur bébé, donc. Bon, si tu avais eu l’occasion de me rencontrer, c’est moi que tu aurais épousé mais la vie en a voulu ainsi. C’est pas grave, dans ma liste de fantasmes, y en a plein d’officiellement célibataires !

Workin’ girl

Comme tu le sais, lecteur, depuis un mois maintenant (juste ciel, que ça passe vite !) je suis en stage. Bon, évidemment, c’est un stage donc sous payé mais déjà payé. Surtout que l’association vient d’être créée et les mecs me payent de leur poche. D’ailleurs, samedi, j’ai eu mon premier salaire, en liquide. Oui, la préfecture n’ayant toujours pas fourni de récépissé, l’association ne peut ouvrir un compte en banque et me payer avec les sous qu’il y a dessus. Que fais-je ? Je travaille sur la problématique de la place des jeunes dans la société et leur sous-représentation dans les milieux économiques, politiques et syndicaux. Plus concrètement, je fais une revue de presse deux fois par semaine sur le sujet (au début, c’était quotidien), je rédige des articles à partir de synthèses du CEREQ ou autres, je prépare des interviews que je ferai par la suite, je mets sur le site mes articles et ceux des autres et je me retrouve même attachée de presse officielle de l’association. Et j’interdis aux quelques journalistes mâles qui traînent sur le blog de dire que, du coup, je suis devenue très intime avec des tas de journalistes. Je m’appelle pas Elsa Linux, moi, je suce que si je veux (et qui je veux). Donc pour 300 euros par mois, vous avez une Nina journaliste, webmastrice et attachée de presse. Quelle promo !

 

Ce boulot a des avantages et des inconvénients. D’abord, je travaille chez moi ce qui fait que je ne perds pas de temps dans les transports. A peine levée, habillée, nettoyée, je peux me mettre à bosser avec mon petit capuccino et mes biscuits petit déjeuner au chocolat et céréales. Des fois, je me fais aussi un petit jus d’orange pressé maison. Comme je suis libre de mes horaires, je déjeune de temps en temps avec Gauthier ou Sab, je dois voir Zoé aussi pour qu’on se remette à jour côté potins. Mais travailler à domicile, c’est ne voir personne. C’est passer la journée devant un ordi à communiquer avec l’extérieur que par ce biais là. Et y a des jours où c’est un peu pesant. La seule différence avec ma période de chômage, c’est que je n’ai pas le droit de me lever après midi (déjà, après 9h, ça craint du boudin) et que j’ai des choses à faire donc les journées passent à la vitesse la lumière et c’est pas plus mal. En plus, comme je bosse chez moi, je n’ai pas tellement de frais de bouffe et tout ça, sauf quand je vais manger avec Gaugau, je peux traîner toute la journée en jogging et T-shirt, ne même pas me maquiller… Mais du coup, je fume beaucoup plus que si je travaillais dans un bureau avec obligation de sortir pour avoir ma dose de nicotine.

Par contre, ce qui me fait très peur dans ce boulot, c’est qu’il me rende un peu dépressive. Pourquoi je dis ça ? C’est très simple : tous les jours, je travaille sur le fait que nous sommes une génération qui n’a aucune chance d’atteindre le niveau de confort de la précédente. Que nos salaires serviront surtout à aider nos parents à avoir leur retraite. Que nous finirons par perdre les acquis sociaux de nos parents genre la retraite, les 35 heures… car sinon, on va droit dans le mur. Je lis tous les jours qu’il n’y a pas de place en politique pour les jeunes, que les éléphants du parti, comme ils aiment dire, refusent de céder leur place. Et dans les syndicats, c’est encore pire : la moyenne d’âge est de 57 ans ! D’ailleurs, vous remarquerez que pour le CPE, les syndics ont fait grève en annonçant qu’ils se battaient « pour leurs enfants », ça montre bien l’âge des syndiqués. Quant au marché du travail, même pas la peine d’en parler, plus je lis et plus j’ai envie de changer de branche. Pourquoi j’ai pas fait une école de commerce hein ? Bon, certes, je suis aussi motivée par le commerce que par le curling mais bon, ça ouvre plus de portes que la fac. Mais bon, pas de panique, le chômage des jeunes a baissé. Mais on reste quand même les premières victimes, youpi you ! Elle est où la Seine ?

 

Sinon, dans l’asso, je ne vois surtout que les deux chefs, Simon et Michel et même carrément plus Michel. Il m’a à la bonne, lui, on s’appelle deux à trois fois par jour pour le boulot, vaut mieux qu’on s’entende. Samedi, on s’est fait une petite réunion à une terrasse de café, on a surtout parlé de la société actuelle et tout ça… Bref, j’ai la côte mais je ne sais pas pourquoi, trois hypothèses :

– je suis trop belle, il veut m’épouser (mais c’est pas du tout réciproque)

– je suis trop intelligente et il est super fan de moi, il adore qu’on discute ensemble

– il est homo et sent la gay friendly en moi. Oui parce que j’ai des doutes. D’abord, j’ai trouvé chez lui les mêmes allumettes que la boîte gay où on va. Puis sa sonnerie de portable, c’est Madonna. Ca, si c’est pas une preuve à charge !

Toujours est-il qu’un mois plus tard, il y a encore plein de gens que je n’ai pas rencontrés comme le concepteur du site, le photographe-graphiste, la nana qui travaille sur les solidarités intergénérationnelles… En fait, ce qu’il y a de fantastique dans cette asso, c’est que je suis vraiment la prolétaire de service. Petit extrait d’un dialogue en réunion :

« Ce serait bien qu’on parle à quelqu’un du Ministère de l’Education. Tu connais personne ?

– Si bien sûr. Je connais aussi le vice-président de ni pute ni soumise, un directeur de cabinet, mon ex est réalisateur de clips vidéos… »

C’est simple, dès qu’une phrase commence par « tu connais pas quelqu’un qui… », je n’écoute pas la fin. Je n’ai pas d’amis dans les ministères ni dans les hautes sphères. Je connais plein d’étudiants, par contre, s’ils veulent, mais y en a pas besoin. De la même façon, quand ils commencent : « ouais, je vais le contacter par les anciens d’HEC. Nina, si tu as besoin, je te filerai ma carte Science Po pour aller à la BU », moi, je regarde en l’air. Et quand ils parlent de leur week-end, c’est du « oui, là, je bosse pour mon 5ème DEA. » Heu… Moi, j’en ai même pas un. Bon, ben je suis définitivement complexée.

 Seul point qui me rassure : toutes les nanas de l’asso sont canons. Je pense avoir été recrutée uniquement sur mon CV et mon talent lors de l’entretien mais j’espère être au niveau de ces demoiselles. Après tout, si on m’a pris pour faire l’attachée de presse, c’est que je dois assurer et être toute séduisante ! (lectrice, si tu es attachée de presse, ne le prend pas comme une attaque personnelle).
 

Encore trois mois. Un trimestre. C’est bon de pas se préoccuper de son avenir pendant une petite période, c’est reposant. Enfin, si, je m’en préoccupe mais je suis plus sereine. En plus, petit élément super flatteur. L’autre soir, le directeur de publication d’un webzine où je bosse vient me parler sur MSN, il me demande gentiment ce que je deviens, je lui raconte ma vie et il me fait : « tu sais, tes articles et ton talent nous manquent. Tu comptes revenir ? A moins que tu trouves que notre petite structure ne convient plus à ton talent ». Ohlala, je deviens une vraie star, moi. Je ne compte pas abandonner le webzine, faut que je gère tout en même temps. Parce que, mine de rien, changer de sujet de temps en temps, ça fait du bien. Et se sentir désirée à ce point, ça motive. Se sentir à la hauteur, voilà un sentiment qui me va comme un gant.

Les peoples nos amis

Vendredi, je regardais Tout le monde en parle sur TV5 (oui, moi, le samedi, je regarde rarement la téloche) et Ardisson appelle Dany Boon pour son nouveau film qui n’a pas l’air lourd du tout. Et là, le présentateur fait : « elle va bien votre femme ? On la fait venir sur le plateau ! ». Dans la même émission, il a questionné Laura Smet sur sa relation avec Frédéric
Beigbeder et essayé de savoir qui était le nouveau petit ami de Nolwenn. Bon, vu comme était maquillée Madame Boon, ça devait un peu être prévu qu’elle vienne sur le plateau mais bon.

Les peoples, animal sympathique ou gonflant sur lequel on doit tout savoir. Brad est donc avec Angelina et ils viennent d’avoir une fille dont j’ai oublié le prénom, Katie et Tom ont aussi eu une petite fille, Sienna Miller navigue entre Jude Law et Hayden Christensen (connasse, va !), Nina Bartoldi, à nouveau célibataire, ne bronzera pas seins nus à la plage cet été parce qu’elle bosse. Bref, on sait tout de ces personnes, de leurs habitudes alimentaires à leurs lieux de vacances, de la liste de leurs opérations chirurgicales à la marque de papier hygiénique qu’ils
utilisent. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les peoples. Il suffit d’aller chez votre marchand de journaux, vous aurez le choix entre Voici, Public et Closer. A une époque, y avait France Dimanche, aussi, mais je sais pas si ça existe encore.

Pourquoi on s’intéresse à ces gens-là ? J’avoue que j’ai longtemps piqué le Voici de ma mère et ça m’amusait de le lire, c’était la récréation du week-end mais j’avoue que ça fait un an et quelques que je le lis plus et ça ne me manque pas. Mais pourquoi on lit ça ? Serait-ce pour vivre par procuration ? Bon, perso, je n’ai jamais rêvé de leur vie, ça me paraît si vain et puis finalement, ils n’ont pas une vie si différente de la nôtre : ils se baladent dans la rue, on les prend en photo en sortant du franprix, ils grimpent dans des voitures ou sur des motos, ils vont au parc, au café… Comme nous, quoi. Avant de vivre sur Paris, je me demandais comment ces gens pouvaient vivre, pouvaient sortir de chez eux sans se faire attaquer par une horde de paparazzis. Ben, en fait, dans Paris, on est tellement anonymes, moi, je vois jamais personne sauf Armande Altaï, je l’ai croisée quand même deux fois en neuf mois, dingue ! Après, c’est sûr

qu’ils ont de super baraques, qu’ils font des mariages somptueux, blablabla. Il y a longtemps, j’avais vu une émission où quelqu’un expliquait que les peoples étaient en quelques sortes de nouveaux nobles, ils ne se marient qu’entre eux, ils ne se mélangent pas au peuple… Pas faux. J’imagine que ce qui nous fascine chez les people, c’est qu’ils disposent tout de même d’un certain pouvoir, les médias leur offre de formidables tribunes et ils peuvent parler de tout et de rien. Moi, quand je parle de tout et de rien, je fais pas la couverture de Voici. Peut-être qu’on voudrait inconsciemment (ou pas d’ailleurs) faire partie de leur caste, je ne sais pas.

Les people n’ont pas tellement de vie privée. C’est pas pour autant que je vais les plaindre, je m’explique. En France, on a une loi qui n’existe nulle par ailleurs sur le droit à l’image. En très gros, on n’a pas le droit de prendre des photos de personnes à leur insu. Ca complique énormément le travail de journaliste. Par exemple, si je veux bien faire les choses, si je prends des photos de foules, je devrais faire signer un contrat à toutes les personnes qui sont sur les clichés pour être sûre qu’il n’y a pas de problème. D’ailleurs, vous remarquerez que sur les billets de concert, il est spécifié que vous cédez automatiquement votre droit à l’image. Bref, si je prends des gens en photo dans la rue, même s’ils sont consentants sur le coup, ils peuvent se retourner contre le journal. Et c’est franchement très chiant. Les stars se font donc un blé pas possible grâce à ça. A une époque, la championne toute catégorie, c’était Ophélie Winter Ophélie,
elle vend pas de disque, elle ne joue que dans des films de merde mais qu’est-ce qu’elle ramasse comme blé. En même temps, tout ça est extrêmement hypocrite. Si mademoiselle allait en vacances ailleurs qu’à St Trop ou St Barth, personne n’irait la photographier. Par ailleurs, les paparazzi prennent souvent des photos parce qu’elles ont été contactées par les stars mêmes. Hé oui ! Parfois, ce sont les journaux qui proposent un deal : vous allez à tel endroit avec telle personne, on vous prend en photo et vous pouvez tirer tant d’un procès. Je suppute que, parfois, les
stars sont vraiment prises par surprise et je peux comprendre que ça les énerve mais peut-être que s’ils ne médiatisaient par leur vie autant, aussi… Si vous regardez bien, vous noterez que certains artistes ne sont JAMAIS dans Voici ou autre genre Charles Berling, Goldman, Michael Moore (ok, Michael Moore à la plage, c’est pas Brad Pitt mais bon…), Karine Viard, Isabelle Carré…
Enfin, je vais pas faire la liste, il me manquera toujours des noms. La seule chose que je ne peux vraiment pas approuver, ce sont les photos des stars avec leurs enfants parce que les pauvres gosses n’y sont pour rien. Après, comme je ne peux savoir ce qui tient du coup monté ou de la réelle photo volée, je préfère m’abstenir de commenter. Juste que je ne trouve pas normal que certains gagnent 10 000 euros parce qu’on les a vus dans Voici seins nus sur une plage à St Trop. Y a quand même suffisamment de plages en France pour aller dans un endroit peinard, non ?

 Mais pourquoi tant de fascination, de course au scoop, d’histoires bidons ? Parce qu’au fond, les stars, tout le monde les connaît (sauf mon père qui croit que Paris Hilton, c’est juste un hôtel). Dites qu’Angelina Jolie a accouché, ça passionnera peut-être pas votre auditoire mais au moins, tout le monde sait qui c’est et la majorité des gens savaient qu’elle était enceinte. D’ailleurs, elle était pas censée attendre des jumeaux, celle-là ? Par ailleurs, les stars nous semble être des espèces d’idéaux : amour, gloire et beauté. Pourtant, sommes-nous  différents de ces gens-là ? Moi aussi, je vis des histoires d’amour et des ruptures. Moi aussi, je peux avoir la gloire à mon échelle. Parce que pour moi, la gloire, ce serait obtenir un CDI dans une rédaction et qu’on reconnaisse mon travail. Je n’ai pas choisi d’être actrice ou chanteuse, c’est pas pour autant que ma vie est plus merdique qu’une autre. On a l’impression que les people passent leur temps à s’aimer et se séparer mais parce qu’on ne focalise que sur les histoires qui ne durent pas. Mais on a tous des histoires qui ne durent pas. Quant à la beauté, c’est chacun ses goûts mais les people ne sont pas tous beaux, surtout quand ils commencent à se refaire faire la gueule de tous les côtés. Les bouches siliconées, je trouve ça ignoble. Quand je vois

Emmanuelle Béart dans Manon des Sources et quand je la vois maintenant avec sa bouche « j’ai subi une attaque de frelons », ça me fait frémir. Quand je vois la gueule de Catherine Deneuve aujourd’hui, j’ai pitié pour elle, on dirait la sœur d’Armande Altaï (celle que je passe mon temps à croiser). Mais surtout, tout cela est tellement éphémère. Les petits jeunes de la Star Ac ont fait la couv’ de Voici avec leur faux couple. Qui se souvient encore de leur nom ? Plus personne.

Mais voilà, la célébrité fait rêver. Quand ils ont lancé Closer, j’étais persuadée que ça allait se planter, grossière erreur. Parce que beaucoup de gens aimeraient un jour se retrouver à la place de ses stars, y a qu’à voir la liste d’attente sur toutes les téléréalités, y a qu’à voir tous les mecs qui font le casting de la Nouvelle Star exprès pour se ridiculiser et passer à la télé. Perso, j’apprécie ces magazines en vacances ou pour prendre l’avion (parfait pour se vider la tête et ne pas penser que je suis bien plus haut que les oiseaux) mais je ne les achète pas et ça ne me manque pas. Tant pis si je ne sais pas qui est avec qui. De toute façon, dans un mois, la plupart de ses people seront à jeter aux oubliettes.

Episode 16

Kelly regarda soigneusement autour d’elle, pour vérifier qu’il n’y avait personne et se dirigea vers le milieu du tapis en velours rouge qui décorait l’une des nombreuses pièces inutiles de la
mairie. Elle s’agenouilla afin de soulever une latte du plancher. Un meuble se mit alors à pivoter pour laisser apparaître un passage secret. Elle se dépêcha d’y entrer et appuya sur un bouton pour
refermer l’ouverture, puis alluma sa lampe de poche pour rejoindre la salle des ordinateurs où travaillait Bryan. A part eux et une poignée d’initiés, personne ne connaissait l’existence de cette
salle, pas même Bill, qui pensait avoir le pouvoir absolu. Mais il n’était qu’un pauvre pantin, comme tous les autres : cette ville était entièrement sous leur contrôle.
Elle arriva enfin à la salle des ordinateurs et regarda l’écran géant qui occupait tout un mur, qui représentait un plan détaillé de toute la ville, parsemé de milliers de petits points jaunes
indiquant les ordinateurs en marche. Ils pouvaient savoir qui s’en servait, à quel moment et même ce qu’ils étaient en train de faire dessus et pouvaient ainsi leur envoyer des messages subliminaux
qui vantaient Oxford et sa merveilleuse ville. Elle embrassa Bryan dans le cou et s’assit à côté de lui, pour voir ce qu’il faisait.
« J’ai appris pas mal de trucs intéressants sur cette fille, Antelwort et tu avais raison de t’en méfier : regarde un peu ce qu’elle était en train de consulter, il n’y a pas cinq minutes. »
Il tapa quelque chose sur son clavier et cliqua sur la souris pour faire apparaître un fichier qu’elle avait déjà vu des dizaines de fois, mais elle avait du mal à en croire ses yeux. Oceany avait
réussi à se procurer les dossiers de la mairie.
« Oh, merde !
– La bonne nouvelle, c’est qu’elle n’a pas pu accéder au fichier confidentiel : elle n’a pas le code, mais elle a de l’imagination, elle a dû en essayer une bonne centaine. Elle sait pas mal de
choses sur notre ami Bill.
– Oui, sauf que ce dossier confidentiel n’est pas à lui : il ne doit même pas savoir qu’il existe. Il passe ses journées à regarder la ville dans son bureau et à admirer ses jolis tableaux, en
s’imaginant être le maître du monde. On a vraiment trouvé le pigeon idéal, avec lui.
– Ouais, mais faut espérer que ça va durer : je me demande comment il réagirait s’il voyait qu’il ne contrôlait rien.
– Il ne s’en apercevra pas : il est aveuglé par son propre ego. Qu’est ce qu’on fait pour la fille ?
– Rien, pour le moment : on ne peut pas l’éliminer aussi facilement, les gens se poseraient des questions. Attendons un peu, nous trouverons peut-être un moyen infaillible de la supprimer, mais
elle n’est pas dangereuse.
– Pour le moment, mais elle fait partie des rebelles et elle m’a défiée, en libérant Kirstie. Je ne supporte pas ça.
– Ce n’est pas toi qu’elle a voulu défier, mais Bill.
– C’est du pareil au même : je trouverai un moyen de la faire payer, tu peux en être sûr. »

—–

Maria se faufila dans le dépôt d’armes et étudia un instant les lieux, puis avança vers un tas de caisses dans lesquelles elle devrait trouver son bonheur. Elle avait bien fait de quitter les
autres en emportant un passe, elle n’aurait pas pu accomplir ses projets sans. Elle avait été obligée de se rendre dans la réserve d’armes de la police pour leur voler des revolvers et des
explosifs afin de fabriquer des bombes assez puissantes pour détruire les piliers. Ce qu’elle avait pris aux rebelles était bien insuffisant. Elle allait damer le pion à cette garce d’Oceany, elle
allait lui montrer qui était la plus forte…elle aurait donné tout ce qu’elle avait pour pouvoir voir sa tête quand la bulle de verre allait s’écraser sur elle en détruisant sa luxueuse chambre,
mais elle devrait fuir. Pas question de mourir pour tous ces idiots, elle installerait un système de commande à distance pour faire exploser les quatre bombes en même temps et lui permettre d’être
à l’abri à ce moment-là. Elle ne savait pas encore par où elle allait sortir de la ville, il faudrait peut-être faire exploser un coin de cette horrible bulle de verre prétendue indestructible ou
étudier le plan des égouts. Ca devait bien mener quelque part hors de la ville/ Mais elle n’en était pas encore là, elle avait le temps, il fallait d’abord construire les bombes.
Elle saisit son pied de biche et s’en servit comme levier pour faire sauter le couvercle d’une des caisses et sourit en découvrant ce qu’il y avait à l’intérieur : tout ce qu’il lui fallait pour
fabriquer des bombes, c’était vraiment parfait. Elle attrapa son sac à dos et le remplit de tout ce matériel, puis fila en vitesse, essayant de dissimuler sa joie, mais en vain : elle allait
bientôt offrir à cette ville un feu d’artifice mémorable.

—–

Kirstie observa les autres s’agiter et soupira : elle se sentait complètement inutile, parmi eux, elle aurait préféré être ailleurs, mais où ? L’Américain avait raison, elle leur devait
beaucoup de l’avoir délivrée de cette famille de dingue, mais elle ne voulait pas collaborer avec lui. Sa famille était morte à cause de tous ces yankees égocentriques qui s’étaient pris, une fois
de trop, pour les maîtres du monde. Même si ceux qui étaient là n’étaient pas responsables de la faute de leurs parents, elle refusait de les aider. Chacun sa croix, qu’ils se débrouillent avec
leur ville esclavagiste. La Chinoise s’approcha d’elle et lui sourit. Elle était la plus gentille de toute, mais elle s’en méfiait quand même : elle était du côté des américains, pas du sien.
« Ca va ?
– Oui.
– Tu n’as pas l’air dans ton assiette, et je sais pourquoi. Mais tu devrais faire taire tes rancœurs et te joindre à nous.
– Pourquoi ?
– Je t’ai déjà expliqué pourquoi. Ecoute, Kirstie, tu vois le problème sous un mauvais angle : si tu nous rejoins, tu ne seras pas du côté des Américains, bien au contraire. Tu seras contre cette
société qui nous opprime.
– Alors, pourquoi dans ce groupe il y autant d’Américains, tu peux m’expliquer ?
– Ce sont des rebelles, comme nous, ils se battent au nom de l’humanité et pas à celui de leur ancienne nation. Tu crois vraiment qu’Oceany t’aurait libéré de ta prison si elle avait été fière de
son pays ? Moi, je ne crois pas. Tout ce qu’elle veut, ou plutôt ce que nous voulons, c’est une société juste, où nous pourrons tous nous promener dans la rue et voir le soleil quelles que soit nos
origines et la couleur de notre peau.
– C’est une utopie.
– Non, c’est réalisable, mais plus nous serons nombreux, plus ce sera facile de parvenir à nos fins. Alors, tu vas nous aider ?
– Je ne sais pas, je verrai. »
Mai-Li lui adressa un nouveau sourire et retourna auprès de son compagnon, sans plus insister. Elle était si gentille avec elle, elle devrait accepter de rejoindre leur groupe, rien que pour la
remercier de son attitude envers elle. Mais elle restait rebutée par tous ces Américains…Mai avait beau dire, c’était d’abord pour eux s’ils se battaient pour qu’ils retrouvent leur liberté, mais
qu’allaient-ils faire des esclaves ? A aucun moment, il n’avait été question de les libérer. S’ils avaient un plan pour sortir ses congénères de leur prison, elle voulait en faire partie. Pour le
reste, il était encore trop tôt.

——

Alyson s’approcha de la fenêtre et admira le paysage que Technopolis, mais dès qu’elle regardait vers le bas, c’était sordide. Elle retourna devant son écran et voulut se concentrer sur ce
qu’elle faisait, mais l’image de la ville la hantait, elle haïssait…
Technopolis m’apporte le bonheur
Non, elle ne haïssait pas cette ville, c’était trop fort, mais elle s’y sentait si mal, c’était un véritable fiasco, tout…
Technopolis est un vrai paradis terrestre
Il y avait cependant quelques belles réussites, notamment les quatre anges qu’elle avait toujours admirés, mais quand la nuit tombait…
Technopolis est la ville parfaite
Toutes les lumières s’allumaient, c’était si beau, on se serait cru à Noël, avec les guirlandes, comme dans son enfance…
Bill Oxford fait un travail fantastique
Elle éteignit son ordinateur et soupira : elle s’ennuyait. Au départ, elle avait trouvé ça fantastique, cette idée de supprimer l’argent et le travail, mais que faire durant ces longues journées ?
On ne vendait plus de livres, tout passait par ordinateur et tous les classiques avaient disparu. Les programmes télés n’avaient aucun intérêt. Quant à aller se balader…elle avait vite fait le tour
des hautes sphères et elle refusait de descendre plus bas, c’était trop dangereux. Cette société était malsaine, elle était…parfaite. Non, ce n’était pas ça, c’était le contraire, Technopolis
n’était pas parfaite, elle était…un vrai paradis terrestre. Elle posa ses mains sur sa tête et serra, pour tenter de remettre un peu d’ordre dans sa tête, mais en vain : pourquoi tant d’idées
contradictoires, ça n’avait aucun sens, elle avait l’impression de…oui, de ne plus être maîtresse de ses pensées.
Elle se leva et se précipita dans la chambre d’Oliver où le garçonnet était en train de jouer avec de petits bonhommes en plastique. Elle se jeta littéralement sur lui et le couvrit de baisers, ce
qui le surprit.
« Mais qu’est ce que tu fais, maman ?
– Je…je t’aime, mon chéri, tu le sais, ça, hein ?
– Ben, oui. »
Elle était peut-être en train de devenir folle et si elle continuait sur cette voie, elle allait se retrouver enfermée, loin de ses enfants qu’elle aimait plus que tout, elle en mourrait
certainement. Elle avait peur, pour elle, mais surtout pour eux : que deviendraient-ils si elle partait ? Oceany était presque fiancée et pourrait s’en sortir seule, mais Oliver pourrait-il grandir
sans sa mère ? Le pauvre enfant était né dans des conditions chaotiques, ça avait été même de la folie de le garder, mais elle n’avait pas eu le cœur d’avorter. Il fallait qu’elle reprenne le
contrôle, pour lui.

Chapitre 11

Oceany regarda sa montre et soupira : Ethan était en retard et elle ne se sentait pas à l’aise dans cette station de monorail. Un type plutôt louche ne cessait de la lorgner et elle n’aimait pas
ça. S’il l’attaquait, elle saurait se défendre sans problème, certes, mais elle n’aimait pas se battre et ne le faisait qu’en dernier recours. L’homme lui adressa un sourire qui en disait long sur
ses intentions, ce qui la fit se raidir, mais elle ne bougea pas. Heureusement, une rame arriva et Ethan en descendit.
« Vous êtes en retard ! dit-elle, énervée.
– Excusez-moi, mais ce n’est pas ma faute ; j’ai dû inventer une histoire abracadabrante à Neve pour expliquer mon absence. J’allais quand même pas lui dire que j’étais aller voir une autre femme,
elle en aurait fait tout une histoire.
– Peu importe. Ne restons pas ici. »
Elle se dirigea vers la sortie, suivie de près par le jeune homme qui ne semblait pas particulièrement mal à l’aise dans cet endroit, ce qui l’étonna un peu. En général, les élitaires ne se
promenaient pas par ici, mais lui était comme un poisson dans l’eau. Ils traversèrent un petit parc sombre, qui ne lui inspirait pas confiance et elle sentit qu’il allait se passer quelque chose
quand un des buissons se mit à s’agiter sans raison apparente. Il y avait quelqu’un là-dedans. Elle se retourna vers Ethan et lui parla à voix basse :
« Vous courez vite ?
– Je me débrouille pas mal.
– D’accord. A mon signal, vous foncez, OK ?
– Pourquoi ?
– Faites-le, c’est tout. »
Il haussa les épaules, mais elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit qu’une dizaine de types sortirent de la végétation, les encerclant, Oceany sembla nerveuse : ça s’annonçait mal
« Salut, les mecs ! fit Ethan, qui ne semblait pas apeuré du tout.
– Vous les connaissez ? s’étonna-t-elle.
– Et bien…ce ne sont pas nos…
– Non, pas du tout, je ne les connais pas. »
Il prit alors conscience de la situation et perdit toute sa belle assurance, mais il ne craqua pas : après tout, ce n’était pas la première fois qu’il se faisait agresser.
« Ecoutez, je vais faire diversion et vous, vous allez foncer au hangar chercher des renforts, ordonna-t-elle.
– Je ne sais pas où c’est et il n’est pas question que je vous laisse ici.
– Je me bats beaucoup mieux que vous, vous ne feriez que me gêner. Le hangar se trouve au fond d’une impasse, deuxième rue à gauche. »
Le type qui la lorgnait dans la station de monorail apparut alors et s’approcha d’elle, arborant toujours son sourire obscène. Il la saisit par le menton et lui caressa la joue avec son pouce.
« Comme on se retrouve, ma jolie ! C’est pas gentil de m’avoir laissé tout seul, tout à l’heure, j’étais pas content. Ecoute, j’ai une idée : tu me donnes ton passe et je te promets que je ne te
ferai aucun mal.
– Je ne vous crois pas.
– Je ne te ferai aucun mal, je te promets, mais ça ne veut pas dire que je ne te ferai rien. On peut s’amuser un peu, tous les deux, non ?
– J’ai d’autres projets pour ce soir, désolée. »
Elle lui envoya son genoux entre les jambes, ce qui lui coupa le souffle. Elle cria alors à Ethan de partir, tandis que les autres types lui tombaient dessus. Elle donna des coups à l’aveuglette,
ne sachant pas trop qui elle frappait, mais elle savait qu’elle allait vite perdre : à dix contre un, ça n’était pas équitable. L’un d’eux l’attrapa brutalement par les cheveux et la tira en
arrière, la faisant chuter, puis se jeta sur elle pour la ruer de coups, mais Ethan lui administra un fantastique coup de poing dans la figure qui le mit K.O, ce qui déplut fort à ses acolytes qui
commencèrent à s’en prendre au jeune homme. Oceany se releva rapidement et tenta d’aider son ami, mais ce n’était pas évident. Elle cogna un peu tout le monde sans trop réfléchir à ce qu’il fallait
faire, mais son sang se glaça quand elle vit un des voyous sortir son couteau et le pointer vers Ethan. Elle se rua vers lui et envoya son pied sur la main du bandit qui poussa un cri de douleur et
lâcha l’arme qu’elle récupéra aussitôt, puis elle saisit l’homme qui était en train de geindre par les cheveux et plaça la lame au niveau de la jugulaire.
« Bon, on arrête de jouer, maintenant ! Vous vous tirez ou je transforme votre copain en bouffe pour asticot, c’est compris ?
– Oh, ça va, t’énerve pas comme ça ! On se tire. »
Ils commencèrent tous à s’éloigner et elle relâcha alors son otage, qui s’enfuit piteusement. Ethan se jeta sur elle et l’étreignit fortement, apparemment ivre de joie :
« Ouah ! Vous êtes géniale, vous les avez atomisés ! Ils n’avaient pas l’air très glorieux en s’enfuyant !
– Ethan, je vous avais dit d’aller chercher les autres et vous ne l’avez pas fait. Ca aurait pu très mal tourner !
– Vous êtes sérieuse ? Je vous ai sauvé la vie.
– Pardon ?
– Si je n’étais pas intervenu, ce type vous aurait tabassé à mort et c’est comme ça que vous me remerciez ? On peut pas dire que la gratitude vous étouffe.
– Mais…
– Ne me dites pas que vous auriez pu vous en sortir seule, vous savez très bien que c’est faux.
– Je…merci, Ethan, de m’avoir aidée sur ce coup-là, mais à l’avenir, ne me désobéissez pas, d’accord.
– Si vous voulez, mais vous m’en devez une.
– Vous n’êtes pas sérieux, là ! On n’a pas de temps à perdre avec ce genre de futilités, et… »
Il l’attira brusquement vers lui et lui donna un baiser passionné, ce qui la calma complètement Pour la première fois depuis bien longtemps, elle s’abandonna au plaisir et mit plus de fougue dans
ce baiser, puis Ethan s’écarta d’elle et déclara : « On est quitte », avant de repartir tranquillement, les mains dans les poches, vers le hangar.