Esclavage moderne

Le mois dernier, j’ai fini un livre qui m’a pas mal remuée. Que d’émotion en tournant les pages, que de « bordel mais c’est carrément ça ! », de « c’est exactement ce que je ressens », de « Seigneur, je ne suis pas seule à vivre ça, quel soulagement ! ». Bref, un livre qui aurait pu s’appeler « lis ça, Nina, ça parle de toi ». Quel est donc cet ouvrage mystérieux ? Point un roman mais un essai, signé Guillaume Evin et Emilie Maume, Profession stagiaire.

 

J’avais déjà fait un article sur les stages dans le temps mais ce bouquin m’inspire trop pour que je ne m’exprime pas à nouveau sur le sujet. Déjà, je l’ai fait lire à ma mère qui
a depuis entamé une dépression. En gros, de quoi ça parle ? Des stagiaires, bien sûr ! Avec un titre pareil, ça va pas être un essai sur la reproduction des hamsters en captivité. En
fait, tout est parti d’une lettre écrite par Emilie Maume pour Libé en octobre 2005 ou novembre, je sais plus bien. Oui, Libé, à l’époque, ils étaient pas encore mort. Notre jeune Emilie dénonçait le statut des stagiaires, hautement précaire, prenant pour exemple son propre cas. En gros, notre amie Emilie a fait Sciences Po Paris et depuis, rien, elle trouve pas de boulot alors qu’elle a fait un super DESS management de la culture (un truc comme ça) et se retrouve secrétaire à 1500 euros. Dans son secteur, la seule chose qu’on lui propose, ce sont des stages, plus ou moins rémunérés (plutôt moins mais bon…). De là est né le mouvement « génération précaire » et de cette lettre est né un livre, Profession stagiaire.

 Bon, très honnêtement, ce livre me semble surtout avoir été écrit par Guillaume Evin puisque Emilie y apparaît comme exemple et encore, son parcours ne me paraît pas des plus chaotiques. J’en ai parlé à un mec de l’asso et on la soupçonne un peu de n’avoir pas fait tant de stages que ça et de gueuler parce Sciences Po Paris n’ouvre pas toutes les portes. Moi, quelque part, ça me rassure, ça veut dire que finalement, ma situation n’est pas pire que quelqu’un qui a fait cette « prestigieuse » école mais passons. Le but n’est pas de parler de Mlle Maume mais bien des stagiaires. Dans ce livre, je me suis rendue compte à quel point être stagiaire était la pire des choses qui pouvait vous arriver. Perso, des stages, j’en ai eu dont un proprement calamiteux (celui de l’été dernier où je bossais dans un sous-sol). Mais ce n’est rien comparé à certains ! Un mec s’est ainsi retrouvé homme à tout faire de son patron : café, ménage, chauffeur, aller chercher les gosses à l’école… Une autre nous a fait le remake du « Diable s’habille en Prada ». En gros, la demoiselle devait arriver tôt au boulot pour imprimer les mails de son patron et les disposer par ordre d’arrivée, lui faire son café et lui servir dans une tasse (pas un gobelet, screugneugneu !). Une autre s’est faite engueuler parce qu’elle était arrivée à 9h30 au lieu de 9h alors qu’elle était partie la veille à 0h30. Une autre encore (celle-là a traumatisé ma maman) s’est entendue dire qu’elle était priée de s’habiller mieux que ça car elle était pas à la campagne. La pauvre fille s’était fait prêter des fringues de marque par des copines, tout ça pour ça.
 

Oui parce que le stagiaire est pauvre. On est tous payés environ 1/3 du SMIC, entre 300 et 400 euros, quoi, pas de quoi vivre. Pourtant, on fait le même boulot que les autres,
voire plus. Dans le livre, un journaliste dans une rédaction web expliquait que le stagiaire faisait volontiers des heures supp (non payées, hein), abattait deux fois plus de boulot que les autres. Tout ça pour décrocher une hypothétique place dans la rédaction à la fin du stage. Parce que, ça, très franchement, on l’a tous entendu : « il y aura peut-être une embauche à la clé ». Donc c’est un test, faut se défoncer pour espérer rester dans la boîte. Arrivé premier, parti dernier, on fait le boulot que les titulaires ne veulent pas faire. Bon, après, ça fait joli sur le CV mais ça fait pas tout. Surtout que c’est même pas compté en expérience professionnelle. Si on prend mon cas : de mi-mai à mi-octobre (donc 6 mois, quasi), je suis stagiaire dans mon asso, je suis journaliste, attachée de presse, un poil webmastrice, je vais peut-être partir aux universités d’été du PS et de l’UDF (très hypothétique mais bon…), je répondrai aux questions des journalistes sur l’asso, je vais aider à organiser une soirée… Bref, pendant 6 mois, je bosse à plein temps, je fais mon métier mais à l’arrivée, ça comptera pas en temps d’expérience professionnelle. Damned !

 

En fait, les stages ont été détournés de leur but original et c’est bien dommage. Parce que c’est la meilleure façon d’apprendre, y a pas à dire. Il est tout à fait normal qu’un
diplôme dit professionnalisant se termine par une plongée dans le milieu du travail. Là, où ça dérape, ce sont les entreprises qui ont tout compris au système. Et je parle pas de petites PME. Un gars m’a expliqué que dans une chaîne comme Canal +, près d’un quart des effectifs est constitué par des stagiaires. Payés royalement 900 euros par mois ! Si on se cale sur le SMIC qui est quasi à 1300 euros, ça fait 400 euros d’économie par stagiaire, au moins… Imaginez le bénéfice ! Et Canal n’est pas la seule, le bouquin cite nombre d’entreprises de ce type. Ecoeurant ? Oui. Ok, c’est formateur, ça fait joli sur le CV d’avoir bossé à Canal et après ?

 

On se scandalise (à raison) de l’exploitation des jeunes enfants ou des immigrés clandestins payés une misère. Mais si on prend le cas d’un stagiaire payé 300 euros par mois pour officiellement 35 heures par semaine, ça fait qu’on est payé 2. 14 euros de l’heure… Bon, c’est sûr, à la fin de la journée, j’en serai à 15 euros mais je crois que ça rapporte plus de faire la manche… Bref, on est en train de créer une vraie population pauvre et précaire mais tout le monde ferme les yeux, trop pratique… Le jour où on sanctionnera les entreprises qui font tourner des stagiaires sur le même poste plutôt que de le créer, ça ira mieux.

 

D’un point de vue personnel, je préfère un stage à une période de chômage et d’inactivité. Je ne me plains pas de mon sort, d’autant que je bosse pour une petite asso n’ayant pas
de fonds donc je me sens pas exploitée et je vois midi à ma porte : mon press book grossit à vue d’œil et je sais que cette expérience me sera très utile pour la suite. De toute façon, ils n’auraient pas pu m’embaucher donc rien à redire. Mais quand je vois la fin de mon contrat qui approche et le chômage qui repointe son nez (enfin, pas encore, mon avenir est réglé pour un moment), j’ai peur de re-rentrer dans le cycle des stages et compagnie. J’en ai un peu assez de l’instabilité, j’aimerais construire un peu ma vie. J’en ai marre d’avoir l’impression de ne pas être encore au niveau et qu’on me propose un stage plutôt qu’un poste alors que, merde, mon métier, je commence à maîtriser. Or quand je vois des mecs de 29 ans demander un stage parce qu’ils ne trouvent pas de boulot car quand ils postulent, on leur dit qu’ils sont trop vieux. Quand je vois que trop de stages, sur un CV, ça nuit à une candidature… Bref, quand je constate que le serpent se mord la queue, je ne sais que faire pour en sortir. Honnêtement, autant j’aime bien mon stage actuel, autant j’espère que ce sera le dernier. A 26 ans, je pense avoir suffisamment appris pour pouvoir me lancer toute seule, devenir une journaliste à part entière.

Ceci n’est pas une grève

Ayant passé un week-end plein de sexe et de sieste (hé ouais, faut récupérer des fois aussi), je ne suis pas en mesure de vous livrer actuellement l’article du jour. Soucieuse, cependant, de vous donner de quoi lire, je vous fous (encore) un questionnaire à la con.

Veuillez nous excuser, blabla. Enfin, moi, perso, je regrette pas le week-end que j’ai passé, mouahahahah!

Si je te dis…Tu penses à…

Rouge… : Coquelicots. J’aime beaucoup cette couleur
Musique… : Jorane, violoncelle, émotions, envie de rire ou de pleurer.
Fraise… : Miammmmmmm !!
Film… : Requiem for a dream qui m’a fait pleurer. Le seul.
Fiesta… : Aïe la tête…
Livre… : Un petit plaisir quotidien…
Meilleur(e)s Ami(e)s… : Anne, Lucie et Gauthier (les femmes d’abord, le prends pas mal, moumour). Des amis, y en a aussi ! Mais on a dit meilleurs alors voilà…
Gros Porc… : Le mec qui me prend pour une fille facile dans la rue et se contente du minimum en pensant que je vais céder
Microscopique… : Mon découvert, ça rassure.
Amour… : Un truc qui me rend super belle.
Michael Youn… : Une hérésie. Comment ce mec peut-il marcher, je comprends pas.
Webcam… : M’en sers rarement. J’ai montré mes seins à mon dernier chéri grâce à elle.
Bombe… : Moi, j’aimerais bien ! :p
Anneau… :Cockring ? 😉 Et non, bague, engagement.
Etoile… : Je passerais des heures à les regarder, ça me fascine.
Animal… : Kenya, ma cro-crotte.
Boite… : La dernière fois que j’y suis allée, j’ai dormi une heure aux toilettes…
Internet… : Une sale drogue mais j’adore. J’ai rencontré des gens formidables grâce à lui.
Lit… : J’en veux un vrai, marre de mon BZ aux lattes pétées

Couette : C’est moelleux, j’adore me planquer dessous et roupiller
Tête… : Trop pleine, veuillez vider la corbeille et supprimer certains fichiers inutiles.
Rien… : Mais si, dis moi ! Je déteste qu’on me réponde ça quand je demande à quelqu’un à quoi il pense
Sport… : Le rameur, je dois m’y remettre, j’ai grossi…:/
Lycée… : Tout était si facile à l’époque !

Would you marrie me ? Yes…

Par Gauthier
 

J’ai dû commettre des crimes affreux dans une vie antérieure, parce qu’à ce jour je trouve le prix à payer très élevé… Je suis chanceux sur bien des points, je n’ai pas à me plaindre, excepté quand on parle d’amour. Là c’est plus des casseroles, mais une batterie de cuisine d’un restaurant 3 étoiles que je me traîne en permanence !

Que je vous raconte mon week-end. Vendredi, je suis fatigué, je décide donc de rien faire chez moi, je regarde la télé, je me couche pas trop tard, bref soirée « on recharge les batteries ». Samedi, je passe mon après-midi à faire le ménage, je dois également repasser et faire mes courses pour la semaine (je suis un parfait petit homme d’intérieur !). Problème, monsieur poppers (celui du week-end passé), me propose de remettre ça. Je suis attendu à 20h à l’autre bout de Paris pour un dîner, je n’ai pas fait mon repassage, ni mes courses, je refuse. Et pis j’en ai pas envie.

Je suis un oiseau de nuit moi, mes envies sexuelles ne se font sentir que passé 22h, pas avant. Mais devant l’insistance dudit monsieur poppers, et la promesse d’un orgasme bien mérité (depuis le petit dijonnais je n’ai rien fait, donc ça fait déjà 5 jours…), je capitule. Les courses et le repassage c’est pas primordial, enfoncer ma bite dans un anus consentant, oui !

Donc on baise, mais je suis pressé, et j’ai pas vraiment vraiment envie, donc j’expédie ça en 25 min (ouais des fois j’ai honte). Et je me rend à mon dîner (hôtesse : 7h48 under Xanax effect !). Je rencontre des gens que je ne connaissais qu’à travers les blogs, je revois des gens que je connaissais déjà, très bonne soirée. Un peu arrosée, mais 7h48 sait recevoir, c’est indéniable ! ! ! Merci encore pour ce délicieux repas mon cœur.

Il est tard, je devais rejoindre une amie en boite, elle me fait faux bond. Cham se propose de me déposer chez moi, je lui demande de me déposer plutôt en boite. Une fois installé à mon comptoir, je me noies dans une vodka sunrise. Le barman et le patron s’inquiètent de ma vitalité, proche de celle du bulot cuit. Je leur précise que je suis mort de fatigue, et sous l’emprise somnolente de plusieurs bouteilles de vin (de tous les coins de France, ce pays est fantastique par moment…).

Alors que je n’attends rien du tout de cette soirée, un jeune homme (que j’avais repéré 20 min auparavant) s’avance et me pose la question qui tue à 4h du mat’ (avec, en plus, 4g dans chaque bras) :

– Do you speak english ?
– My english is dead tonight…
– It’s not a problem,…
I just want to say you look very « french » !

C’est quoi cette nouvelle insulte ? Je suis « vraiment » français et ça se voit ? Mais pour qui il se prend lui… Alors moi pas peur, moi 4g, moi engage conversation. Et il s’en suit un échange hautement intéressant. Il s’avère que je suis vraiment le français type tel qu’il se le représentait, du coup je suis « cute, gorgeous, kind, lovely… ». Il est brésilien, en transit par Paris pendant 4 jours, il part vivre à Londres (il était prof d’anglais au Brésil).

On reste là à papoter jusqu’à la fermeture de la boite. Je lui propose de venir dormir chez moi. Il accepte. S’en suit une mémorable partie de jambes en l’air (j’adore le sexe avec les étrangers, c’est tellement… exotique !). Il me dit des mots doux en portugais et ça me fait vraiment plaisir (en même temps il aurait pu me dire « je pisse sur le cadavre encore fumant de ta pute de mère ! » que j’aurais trouvé ça trop mignon étant donné mon niveau en portugais…). Et comme on est dans le délire, il me demande en mariage, et moi j’accepte.

Alors j’aimerais juste poser une question. Ce petit homme, tout mignon, tout gentil, tout caliente (arf l’amérique du sud sait comment produire des bons amants !), s’en va de façon définitive vivre à Londres mardi soir. Et moi, il me restera mes yeux pour pleurer, et mon découvert pour m’empêcher de prendre l’Eurostar avant un petit moment. Ok c’est pas la mer à boire Paris-Londres, mais c’est quand même plus loin que Paris-Courbevoie ! Alors pourquoi quand je tombe toujours sur des garçons fantastiques, ils ne sont pas français ou résident en dehors de la France ? ? ? ? POURQUOI ? ? ? ?

Nina m’a dit hier soir « tu les trouves fantastiques parce que tu sais que ça ne peut pas durer, avec ton américain c’était pareil ! Si ce type vivait à Paris tu l’aurais baisé au mieux et basta ! ». Ok il se peut que je sois adepte du masochisme en amour (cf connard d’ex). Mais bon il se trouve que j’aimerais bien comprendre pourquoi ça tombe toujours sur moi. Surtout que je ne les cherche pas. Je ne traîne pas dans des endroits fréquentés par des touristes, je ne leur adresse pas la parole, ils me tombent dessus comme la misère sur le pauvre monde.

Alors ok pendant 1 jour, 1 semaine, 1 mois (suivant la durée de leur séjour) j’en profite à fond. Mais après ? Ben après je me sens seul, je me sens con, et je retombe dans une spirale « j’ai besoin d’amour, je vais pardonner à connard d’ex ! »

AH NON, SURTOUT PAS, JE ME LE SUIS PROMIS ! ! ! ! ! Connard d’ex, plus jamais (ben voyons…)

Bref, je vais donc profiter de mon brazilian boy jusqu’à demain soir (on ne se quitte plus, et si j’avais pas eu cette fucking réunion à préparer pour demain 15h, ils m’auraient pas vu au ministère pendant 2 jours, ben oui ça sert à quoi les conjonctivites ?). Ensuite je passe la fin de semaine sous ma couette à déprimer, ce week-end je bois, et j’espère que je vais en trouver un autre tout aussi intéressant (et beau, et gentil, et prévenant, et parfait ! ! ! !). Promis, bientôt je me fais soigner et je me cherche un mec pour de bon…

Gauthier Brazil addict

Nina la bachelorette

L’autre soir, je somnolais tranquillement avant de m’endormir quand m’est venu cette idée d’article totalement débile. Et comme je suis joueuse, je me lance.

 

Et si je me retrouvais bachelorette ? C’est-à-dire candidate dans ce jeu de téléréalité où vingt mâles (enfin, je crois que c’est vingt mais c’est peut-être plus) se battent pour m’épouser (et s’ils peuvent me tripoter avant, c’est bien aussi). En France, on n’a jamais eu de fille bachelorette sauf Marjolaine mais ça compte pas, on lui a fait croire que ses prétendants étaient riches et quand elle a vu que c’était pas vrai, elle a jeté le vilain menteur. Comme quoi, on sait où se situe le cœur de Marjolaine : dans son portefeuille.

 Bon, moi, le Bachelor, j’ai vu que le dernier, Karl, très mignon mais quelle voix pourrie ! Ah, mais cette voix, ça cassait vraiment tout, pffffff ! Bon, je sais pas où en sont les couples crées par les Bachelors successifs, sans doute parce que je m’en tape un peu. Perso, je ne pourrais jamais participer à ce genre d’émission côté « celle qui sera peut-être choisie… ou pas. » Bordel mais vous imaginez comme c’est mauvais pour l’ego ? On est quand même en concurrence avec 20 nanas ! Si vous êtes éliminée dès le premier tour, c’est clair : vous êtes pas belle, aux yeux du beau gosse de service. Super flatteur. Et pour la suite, c’est très gai aussi. Si vous arrivez loin dans le jeu, ça veut dire que le Bachelor a pu mettre sa langue dans votre bouche sinon, il vous choisit pas. Peut-être a-t-il même visité votre culotte, ça, ils le montrent pas à la télé. Bref, vous voyagez à travers le monde avec M. Bachelor, c’est très romantique et tout ça, il vous regarde avec ses grands yeux bleus (oui, ils ont tous les yeux bleus), il vous embrasse et vous dit que vous êtes super trop merveilleuse de la mort qui tue. Alors même si vous savez dans quoi vous vous êtes fourrés, l’ambiance contribue quand même à ce que vous croyiez ses promesses d’amour toujours. Pour dire, vous l’avez même présenté à vos parents ! J’imagine trop la gueule de mes parents si je leur imposais ça, tiens, eux qui ne supportent pas la télé réalité… « Tiens, maman, je te présente Karl, tu sais, le mec qui mélange sa langue avec toutes les filles. Ben, peut-être que je vais me marier avec lui… Ou pas ! ». Oui, non, ça, c’est pas possible. Bon, bref, c’est la cérémonie de la rose, vous avez mis votre plus beau sourire et une robe cache-téton-cache-sexe et là, il offre une première rose à une autre nana. Salaud, va ! Deuxième rose, c’est Jennifer la garce vulgaire qui la reçoit. Non mais quel goujat ! Il en reste qu’une. S’il me l’offre pas, je le massacre !
 

Autre cas : Karl, il vous plaît pas, sa voix de Pokemon vous exaspère et vous le trouvez vraiment très con. Oui, l’argent, c’est pas un argument de séduction et sa coiffure laisse à désirer. Bon, bref, ça le fait pas, quoi. Bon, faut être honnête, si vous faites le bachelor, c’est pour passer à la télé et présenter la météo de la 6 après. Peut-être que vous pourrez même faire la coui-couille pour faire gagner une voiture avec une question tellement conne que c’est une honte de la poser. Bref, l’amour, c’est un peu secondaire dans l’histoire. Donc voilà, le Karl, il vous plaît pas mais lui, il vous aime bien, il vous trouve « mystérieuse ». Du coup, il vous sélectionne. Et là, voici l’heure du rendez-vous en tête à tête. Il reste encore un certain nombre de candidates en liste et si vous êtes éliminée maintenant, vous pourrez pas faire la potiche sur la petite chaîne qui monte. Donc le Karl, il commence à vous bisouiller dans le cou et tout mais vous savez que son but, c’est de glisser sa langue dans votre bouche et sa main sous votre jupe (et donc dans votre culotte, c’est pas un puceau, Karl !). Vous vous laissez faire ou pas ? Non, mais c’est vrai, ça, si le bachelor nous plaît pas, on est censé faire quoi ?

Bref, je veux pas être candidate au bachelor, je veux être la bachelorette. Bon, je suis pas riche moi mais on s’en fout, les hommes aiment gagner mieux leur vie que leur compagne donc pas de soucis. A moi les voyages partout au frais de la production ! Mais surtout, ce qui est fantastique, c’est que je peux me taper tous les candidats, je passerai pour la princesse romantique à la recherche de l’amour. Non mais Karl, là, il a dû embrasser une demi-douzaine de candidates, au moins, et c’était un gentleman, un prince charmant… Donc, moi, pareil, je les embrasse tous et à aucun moment, on ne pensera que je suis une salope. Je pourrai faire de la gondole à Venise avec Steeve (et lui rouler des pelles), du cheval au Maroc avec Brandon (et lui rouler des pelles), du shopping à Londres avec Marco (lui faire porter mes sacs et lui rouler des pelles), tripoter Philippe dans le jacuzzi (et lui rouler des pelles)… Et tout le monde trouvera ça normal.

Arrivera la cérémonie de la rose. Bon, moi, je suis pas une méchante mais je suis pas une naïve non plus : un mec, il tombera pas amoureux de moi en trois jours, surtout qu’on a passé 4 heures ensemble en tout et pour tout. Alors ciao Brandon, tiens. En plus, c’est bien parce qu’une fois que je l’ai jeté, j’ai pas à jouer le service après-vente. Brandon, tu te casses et tu m’oublies, sauf si je te glisse mon numéro perso, on sait jamais. Et puis tu as eu ton quart d’heure de gloire, tu vas pas me casser les couilles non plus !

Bref, le Bachelor, c’est avoir le droit de jouer les garces en étant adulée par un tas d’hommes. Mais faut être honnête, ça sert à rien d’espérer de trouver l’amour. Parce que quand on quitte Venise pour Plume sur Berges et qu’on passe le samedi matin au Franprix plutôt qu’à Venise, curieusement, la magie des premiers instants est moins présente… Mais bon, au moins, j’aurais été désirée pendant quelques jours par 20 mâles débordant de testostérone… Elle est pas belle la vie ?

PS : en vrai, je veux pas être bachelorette mais c’est un article du dimanche, donc j’écris n’importe quoi et ça me fait marrer. Bon week-end les loulous !

Vieux questionnaire

J’ai retrouvé un vieux questionnaire à la con que j’avais rempli en 2003, je l’ai refait en gardant les réponses d’antan. Ben à 23 ans, j’étais vraiment une oie blanche, je trouve!

1) Votre nom, tel qu’il apparaît sur votre certificat de naissance
Biiiiiiiiiiip !

Nina (mais c’est pas le vrai en fait)

2) Sexe
Féminin

Féminin

3) Surnoms?
Pleins, ça dépend des gens, le plus original étant Francesca, sinon, j’ai calipossum, aussi.

Moumour, Ninabella et plein autour de mon vrai prénom

4) Noms de vos parents?
Biiiiiiiiiip !

Biiiiiiiip aussi !

5) Age et anniversaire?
23 ans, 6 avril 80 (bélier, si vous voulez savoir)

Même date mais j’ai 26 ans maintenant (bouhouhouhou)

6) Animaux ?
Vi, une petite Khali (c’est un chat)

Kenya, Khali appartenait à mes parents (mais elle est morte)

7) Noms de vos enfants?
J’en ai pas mais j’aime bien Philippe, Vincent, Thomas pour les mecs, Léa (hé!), Coline ou Héloïse pour une fille.

Je reste sur Philippe et Thomas, Héloïse (ou Elise) et Anaïs, Marine, aussi

8) Grandeur ?
1m 55

1m57 (j’ai pas grandi, je me suis juste mesurée depuis)

9) Couleur de vos yeux (autour de la pupille)?
bleu

Toujours

10) Couleur de vos cheveux?
Chatain clair

Ca change pas

11) Si vous pouviez les teindre de n’importe quelle couleur, ce serait?
Noir avec des mèches rouges! Roux

Je me suis fait ces fameuses mèches rouges ! Bon, sinon, je reste sur le roux, c’est ce qui me va le mieux

12) Emploi actuel?
Maîtrise histoire

Stagiaire dans une asso

13) Si vous pouviez choisir un emploi, ce serait?
Journaliste ou écrivain à succès

Pareil mais écrivain sans succès, ce serait déjà bien !

14) Percages?
un trou a chaque oreilles et j’en avais un dans le nez mais il s’est refermé

Je crois que les trous de mes oreilles sont refermés aussi, j’ai pas mis de boucles depuis tellement longtemps…

15) Tatouages?
Non, ça doit faire trop mal!

Toujours pas. Des fois, j’aimerais en faire un mais je finirais par me lasser…

16) A quel point aimez-vous votre travail?
C’est débile,cette question! Je travaille ce qu’il faut travailler.

J’aime bien travailler mais ça dépend dans quoi aussi…

17) Ville natale?
Biiiiiiiiiip !

Biiiiiiiiip aussi !

18) Ville de residence?
Toulouse

Banlieue parisienne

19) Avez-vous déjà été en amour?
oui

Oui

20) Etes-vous en amour?
oui

Officiellement non (officieusement, je sais pas, on parle de sentiments ou de couple, déjà ?)

21) Chose qui vous plaît le plus a propos de courrier électronique?
On peut envoyer de gifs ou des trucs comme ça, ça permet de bien délirer!

Envoyer des gifs, bonjour la neuneu… Ce qui me plaît, c’est que c’est rapide et instantané

22) Avez-vous aimé quelqu’un assez que vous avez pleuré?
Pas vraiment

(mon Dieu, ça a été traduit du chinois par yahoo traduc cette question ou quoi ??) Oui, oh oui !

23) Avez-vous déjà été dans un accident d’auto?
Oui, ma pauv’ voiture a été toute abîmée, mais rien de grave

Ben oui mais pas d’autres depuis celui-là

24) 2 ou 4 portes (voiture)?
4

J’ai plus de voiture

25) Café ou crème glacée
Ca dépend de la saison!

Café, café, café !! Crème glacée, c’est qu’en cas de déprime ou de grosse chaleur ou de gourmandise.

26)Parfum de glace préféré?
Vanille, rhum-raisin, figue-cannelle.

Vanille, fruits rouges (Haagen Dasz), panacotta (Haagen Dasz)

27) Doudou ou toutou?
doudou

Doudou par défaut, j’aime pas les chiens

28) Couleur préferée?
bleu, vert, noir

Rouge et rose en +

29) Livre que vous lisez ou aimeriez lire?
Moravia, de bons policiers (surtout en été), des romans fantastiques, de la SF, et, en ce moment, je lis les romans d’Harry Potter

Moravia reste mais je lis quasi plus de policiers, la SF reste mais de moins en moins aussi. Cet été, ça a été Djian, Fante et Despentes. Je lis pas mal d’essais aussi, histoire de me cultiver.

30) Film préféré?
Sleepy Hollow, Cube, Le Pacte des Loups, Mulholland drive

Requiem for a dream, Mulholland Drive, Sleepy Hollow

31) Votre émission télé préférée?
J’adore les séries, surtout Friends et AllyMcBeal, Sex in the city, South Park…sinon, je regarde pas tant que ça

Je reste sur les séries : Six feet under, Nip/Tuck, Scrubs, Sex and the city (tiens, j’avais fait une faute à l’époque). Je regarde pas tant que ça la télé, mais elle est tjrs allumée…

32) Votre jeu de société préféré?
Pictio entre amis, Trivial, scrabble, belote, tarot

Je n’ai plus de partenaires de jeu !!! :’( Belote et tarot for ever

33) Votre magazine préféré?
F1 racing, Le monde2, Animeland, Express, Nouvel Obs, Courrier international

Super hypocrite mes réponses !! Suis abonnée au Courrier, je lis aussi Cosmo. Pour le reste, j’adore François Reynaert du Nouvel Obs, faut que je lise ses bouquins d’ailleurs (j’ai lu nos amis les journalistes, excellent). Sinon, les hebdos, commencent à me saouler à ressortir les mêmes sujets. Les francs-maçons, ça fait 20 ans qu’on dit la même chose, on zappe ?

34) CD préféré?
Jorane, Anouk, Jewel, Apocalyptica, Eric Lapointe, Evanescence…

Etyl, Emilie Simon, Jorane, Ariane Mouffat, Anaïs (que des nanas, tiens !)

35) Chanson préférée?
Foolish games, mon Ange, my best wasn’t good enough, dit-elle, path, hall of the mountain king

Bien dans rien, Naoiq, Désolée, Film III, Good Luck, Only dreaming, Protège-moi, Fleur de saison, Mon amour, mon cœur, je t’aime à en crever…

36) musique préférée?
Moby, Jorane, Apocalyptica

Jorane, Bo de Requiem for a dream. Le violoncelle, c’est ma passion.

37)Mets préférés?
Gnocchis, gratin aubergines-tomates

Gratin de pâtes de ma maman, gratin aubergines-tomates, toujours. La purée du starcooker

38) Chiffres préférés?
3,6,13

Je maintiens

39) Dentifrice ?
Colgate

Aquafresh

40) Pointure ?
38/39

Je tourne de plus en plus au 38

41) Etes-vous gaucher, droitier ou ambidextre?
Droitière.

Ben pareil

42) Fleur?
la rose, la fleur de cerisier (les fans de Clamp comprendront)

La rose, le lys (parce que c’est joli à dire), le coquelicot

43) Mets détesté?
épinards, les aubergines surgelées

Toujours les aubergines surgelées, les tomates crues. Les épinards, j’en mange maintenant

44) Sports à regarder?
F1, bien sûr!

Je regarde plus, sauf les JO, des fois Roland Garros et le rugby aussi !

45) Restauration rapide?
Le RESTO U, Quick ou McDo

Quick ou McDo tout court

46) A quand remonte votre derniere visite a l’hopital?
Je sais plus, 7 ans,je crois

J’y suis pas retournée depuis, sauf pour voir des gens. Dernière fois (enfin, d’après mes souvenirs), janvier 2004 pour voir la progéniture nouvelle née de ma cousine

47) Votre senteur préférée?
Les fleurs, en général, ambre gris

Mon parfum, son parfum, l’encens (mais pas n’importe lequel, celui d’église, beurk), la terre mouillée après la pluie

48)le sentiment le plus nul qui existe?
Le mépris, la lâcheté, l’hypocrisie, le racisme…

Ouais ben pareil (tarte comme question)

49) Le sentiment le plus beau qui existe?
l’Amitié et l’amour, bien sûr, la générosité, la joie

La plénitude aussi

50) Votre pire problème du moment?
Le résultat de mon concours, mon cou (il me fait souvent mal)

Mon tit cœur, mon absence de CDI, mon bidou tout mou tout pas beau.

51) Boisson préférée?
Jus d’orange pressé par moi-même, de l’eau, jus de fruits en général

Coca light, menthe à l’eau, lait, cappucino

52) Boisson alcoolisée préférée?
Bayley’s, kir, sangria

Champagne, vodka, Cosmo, curaçao (j’étais drôlement soft à l’époque)

53) la couleur de votre moquette?
Jaune chez mes parents, bleue chez moi

Bleue chez moi, j’en ai plus chez mes parents, c’est du parquet now

54)Aimez vous conduire?
Oui

Toujours

55) Combien de fois avez-vous échoué à votre test de permis de conduire?
Jamais, je l’ai eu du premier coup

Ben pareil

56) Marque de votre première voiture?
Ma clio verte, que j’ai toujours

Ca change pas non plus sauf que je l’ai plus

57) La voiture de vos rêves?
Une smart que j’appelerais Chloé (un petit nom pour une petite voiture)

Ahahahahahah, j’avais oublié le coup du nom pour la voiture. Smart, je maintiens, c’est trop pratique. Mais je crois que voiture et Paris, ça va pas de pair

58) OU vous voyez-vous dans 10 ans?
Dans un chouette appart ou maison, avec mon chéri, des enfants, et un super boulot

Bah, pas mieux mais ce sera pas le même chéri que l’époque, à priori, sauf énorme surprise. Sans doute toujours sur Paris mais point sûr.

59) Avez-vous déjà été accusé d’un crime?
Non

Toujours pas

60) Dans quel magasin sortiriez-vous votre carte de crédit ?
La Halle aux vêtements, Bédéciné (manga), FNAC (livres)

FNAC, Maison du Monde, sexyavenue (non, je déconne !)

61) Que faites-vous quand vous êtes fatigué?
Je dors, pardi!

Oui, je suis restée très intelligente malgré les années qui passent donc pareil.

62) Quels mots ou phrases utilisez-vous trop?
« C’est clair! » , »Tu sais quoi? » , »Je veux dire… »…

« C’est clair ! » « En même temps… », « Ceci étant dit… », « connard ! » (j’aimerais tellement le dire moins souvent, ça !)

63) Avez-vous un tic ou une manie?
Je gribouille tout le temps, je tripote mes cheveux, je claque des doigts

Toujours

64) Amis qui habitent le plus loin?
Montpellier

Lucie à la Guadeloupe (c’est quand même plus exotique)

65) Chose qui vous importune le plus?
Les gens qui fument le shit au resto U quand je mange, les sans-gênes

Les gens qui parlent fort au tel quand ils sont à côté de moi et que je les connais pas, les gens qui passent leur temps à se lever au ciné, les gosses qui foutent le souk

66) Meilleure chose au monde?
Moi…non,je déconne!! Tant de choses, tout n’est pas pourri,ici.

Oh, j’étais un vrai Bisounours. Bah, meilleure chose, le sexe, ça compte ? 😉

67) Heure à laquelle vous allez au lit?
Entre 23h et 2h, en moyenne, ça dépend du jour de la semaine

Pas mieux mais plutôt 2h que 23h !

68)La première chose à laquelle vous pensez le matin?
OH NON DEJA!! Encore 5 mn et je me lève (en fait, je reste bcp plus de 5 mn)

FAIS CHIER, TA GUEULE (en tapant sur le réveil)

69) Occupation préférée la fin de la semaine?
Glandouille totale, cocooning et câlins avec mon chéri quand il est là.

Glande, alcool et boîte ou glande, glande, glande ou sexe, sexe, sexe. On peut mélanger des ingrédients de ces WE typiques, aussi.

70) Places préférées pour partir en vacances:
N’importe où ailleurs, du moment que je me sens dépaysée

Ben pareil, ma foi

71) Plage ou montagne?
Montagne

Montagne en été, plage en hiver. En fait, depuis que je vis à Paris, les deux me manquent.

72) La chose dont vous êtes le plus fier?
Des tas de petites choses. Quand je finis d’écrire un roman,je suis fière du travail accompli.

Je serai très fière de mon CDI (oui, j’en aurai un, un jour, bordel !)

73) Si vous pouviez rencontrer quelqu’un de célèbre (vivant ou mort), qui choisiriez-vous?
Villeneuve, Moravia, Tim Burton

Moravia, Françoise Giroud, Simone de Beauvoir, celui qui a orchestré la mort de JFK (juste pour savoir).

Argent, trop cher

Voilà un sujet qui n’a jamais été abordé réellement ici et pour cause : l’argent, c’est tabou. Et pourtant, ça fait tourner le monde. C’est un mal très français ce rapport curieux à l’argent et à la réussite qui va avec. Il fascine autant qu’il répugne. Déjà, Tocqueville avait remarqué qu’aux Etats-Unis, on parle librement de sa réussite et de sa fortune alors qu’en France, on reste toujours pudique sur le sujet. Bon, alors enfonçons des portes ouvertes, puisque je suis très douée pour ça.

 argent
Comment parler d’argent ?

– soit je dis que j’en manque pas grâce à mes parents et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée

– soit je dis que j’en ai pas assez et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée et ingrate, en plus.

Quand j’étais ado, l’argent était quelque chose d’assez abstrait pour moi. J’avais deux cents francs d’argent de poche par mois qui me servait à économiser pour les cadeaux de Noël. Puis à 18 ans vint l’autonomie, l’appart dans la grand ville et la carte bleue. Et là, ô révélation : la vie c’est cher et l’argent, ça pousse pas sur les arbres. Bon, je n’étais pas naïve, je n’ai manqué de rien pendant ma jeunesse mais je n’avais rien sans rien non plus. Mes parents m’ont pas payé de voiture quand j’ai eu le permis et je n’avais pas droit à un truc juste parce que je le réclamais. Au moins, ça apprend la valeur des choses. Mais cette nouvelle vie m’a appris un truc : l’argent quand y en a plus, y en a plus. Apprends à gérer ton budget, ma fille. Donc j’ai ouvert des comptes épargnes : un auquel je ne peux pas toucher et un qui me sert à mettre de côté en prévision de gros achats genre un ordi portable ou un appareil photo numérique de mes rêves. Parce que, mine de rien, quand on se paie des trucs gagnés à la sueur de son front, ben c’est quand même vachement valorisant. Bref, je capitalise à mon petit niveau… D’ici 48 ans, je vais pouvoir me payer une chambre de bonne à Belleville, yeah !

 

Revenons à l’argent. Dire qu’il fait tourner le monde est un doux euphémisme. On court tous après l’argent, quoi qu’on en dise. Si on demande à quelqu’un quel est le métier idéal, réponse : bien payé et pas trop contraignant pour laisser du temps aux loisirs. Des fois, c’est juste « bien payé ». Tout travail mérite salaire, ça, c’est indiscutable. Mais bon, faire 40 h pour un SMIC, ça fait chier. Le but n’est pas forcément d’être riche mais juste de vivre confortablement, soit bien mieux que décemment. Avec quelques euros de plus par mois, ce serait bien qu’on ait une télé écran plat, un appareil photo numérique hyper méga perfectionné, un ordi supra puissant, un immense lit avec un matelas « face cachemire » (si, ça existe !) pour l’hiver… Bref, rien d’indispensable mais on vit mieux avec. Bon, là, je perçois déjà les critiques des plus bolcheviques d’entre vous : non mais c’est la société de consommation qui nous pousse à nous suréquiper, tu n’es qu’une sale capitaliste, Nina… Ben, franchement, je le dis : je peux pas vivre sans ordi (et Internet), ma machine à laver me rend bien service, je rêve d’un sèche-linge et d’un lit avec un vrai matelas. J’économise mes deniers pour mon appareil photo numérique reflex. Bon, je pourrais me passer de télé (surtout qu’au pire, je télécharge des trucs sur le net), qu’elle soit petite ou grande et de toute l’équipement dolby surround. Mais bon, quelles que soient nos opinions politiques, on est toujours à courir après quelques euros de plus pour améliorer son quotidien. Après chacun l’investit où il veut, en équipement hifi ou en alimentation bio ou je ne sais pas quoi.

Là, j’entends encore les réactions : non, moi, je ne cours pas après l’argent, moi, je m’en fiche, je choisis pas mon métier en fonction du salaire… Effectivement. Pour ma part, j’ai choisi le journalisme, un métier où on devient très (mais alors très) rarement millionnaire. Je ne veux pas forcément être pétée de tune, je veux juste pouvoir ne pas me priver. Je ne connais personne qui refusera une augmentation ou qui travaillera bénévolement, juste pour le plaisir de travailler. Le bénévolat, ça existe, c’est pas ce que je dis mais personne ne travaillera à plein temps bénévolement (sauf les stagiaires).

 

Après, évidemment, il y a des gens qui ne pensent pas à l’argent… Ceux qui en ont. Non, mais c’est vrai : en général, plus on a de l’argent, plus on peut se permettre de ne pas travailler pour en gagner plus (surtout quand cet argent vient d’un héritage). Bill Gates et Richard Branson peuvent se lancer dans l’humanitaire, ils ont gagné tellement d’argent qu’ils n’arriveront jamais à tout dépenser. Car l’argent, c’est l’équivalent moderne du sang bleu : il y a ceux qui en ont (donc l’élite) et ceux qui n’en ont pas (la France d’en bas). Ceux qui ont une grosse baraque et ceux qui vivent dans les HLM. En matière de réussite financière, pas besoin d’être le plus riche ou le plus brillant. Quand on voit Paris Hilton, on comprend que l’argent n’est pas synonyme d’une quelconque intelligence. Oui, son argent, elle ne l’a pas gagné à la sueur de son front (quoi que si, je crois qu’elle a fait un procès suite à la diffusion de ses prouesses pornos) mais quand je vous dis que l’argent fait la nouvelle noblesse, en voici la preuve. La reproduction sociale est peut-être discutable mais il n’en reste pas moins qu’un gamin de famille riche ira peut-être plus facilement en privé, aura son ordi perso, pourra suivre des cours particuliers… Bref, aura plus d’outils pour réussir (après, s’il est con comme un balai, l’argent ne peut pas tout faire non plus).

 

Bon, rassurons-nous, y a l’ascenseur social. Mais si on regarde les chiffres, il descend plus facilement qu’il ne monte. Si je me compare à mes parents, avec mon métier de journalisme à 2000 euros par mois d’ici quelques années, je serai bien en dessous du CSP de mon père (mais au-dessus de ma mère, quoi que…). Donc, en plus, on dégénère ! Sauf pour les nouveaux riches, cette noblesse de robe qui a acheté ses titres à la loterie ou à la Star Academy.

 

Bref, que ça fasse chier ou pas, c’est l’argent qui fait tourner le monde, point. Alors pourquoi ne pas en parler franchement et arrêter de se cacher derrière une fausse pudeur. On gagne bien sa vie ? Ben quelle honte il y a ? A moins que ce ne soit pour ne pas attirer l’attention des impôts…

Des idées à la con

En ce moment, je fourmille d’idées les plus connes possibles et je vous les soumets. Bon, je reprends un peu ce blog en main.

 

  • De un, je relance le concours des bannières. Merci d’envoyer vos oeuvres à nina.bartoldi@hotmail.fr. Ceux qui ont déjà envoyé leurs bannières comptent bien sûr déjà dans le concours. Pour info, je rappelle qu’il ne faut plus mettre le nom des vingtenaires (car ça peut évoluer) mais pour le reste, aucune règle.  Merci de m’envoyer tout ça pour le 06 sept, minuit, on dira. Après, je mets tout en ligne et on vote!

 

  • De deux, je réfléchis à une nouvelle rubrique pour le samedi (en + de Technopolis bien que je me demande s’il a vraiment sa place ici et s’il ne devrait pas migrer vers un autre blog). Alors, à la place, que faire? Pas un article normal parce que pas le temps et puis le samedi, y en a plein qui travaillent pas donc qui vont pas sur ce blog (je le sais, j’ai les stats,
    inutile de nier!). Donc première idée :

– une interview de lecteur. Ben ouais, les motivés s’inscrivent et je fais une petite interview. C’est con comme idée mais why not.

– une rubrique Nina voyage. Et là, j’ai besoin de toi lecteur. Voilà l’idée. Tu imprimes l’image Nina que voici (dessinée par Ced qui a un super blog, allez lui faire un coucou!) et tu la prends en photo où tu veux, histoire de dire que Nina a voyagé cet été. Tu m’envoies la photo sur mon adresse mail (la même que celle citée ci-dessus) et je la publie sur le blog le samedi. Par contre, personne ne met Nina sur son pénis ou autre, hein!!

Alors lecteur, t’en penses quoi de mes idées??

Overdose

Par Gauthier
 

Dimanche 13 août, 17h15 :

Je suis dans une spirale. J’ai besoin d’oublier. C’est une de mes plus grandes qualités, cette magnifique propension à me mettre la tête dans le guidon pour ne surtout pas voir ce qui ne va pas. Mais qu’est ce qui peut me poser problème aujourd’hui ?

 

Tout va bien. J’ai fini mon année, je l’ai réussie au-delà de toute espérance. J’ai obtenu un stage de folie, dans lequel je me sens bien, j’en suis sûr maintenant, je sais ce que je vais faire dans ma vie professionnelle. Je suis jeune, je suis beau, je suis amoureux… Bref pourquoi j’éprouve ce besoin inconditionnel de me foutre minable tous les week-end, d’aller toujours plus loin, toujours plus vite, toujours plus haut.

 

J’ai suffisamment brûlé la vie par les deux bouts pendant cinq ans, je devrais éprouver le besoin de goûter à cette vie que j’ai failli perdre tant de fois. Non je m’obstine à vouloir l’accélérer en permanence…

 

Comme si je n’étais jamais satisfait, comme si je savais que je ne serais jamais satisfait. Mais que, peut-être, dans une semaine, un mois, un an, dix ans, ça sera mieux. Alors vite, pas de temps à perdre, il faut que je me dépêche pour arriver à ce moment de plénitude, pour pouvoir enfin y goûter.

 

Oui mais à courir comme ça, je vais passer devant (peut-être est-ce déjà fait), sans le voir et je vais me retrouver au seuil de la mort avec un grand sentiment de vide. Regarder dans le rétro pendant le dernier repas avec la grande faucheuse, et n’y voir qu’une succession de futilités morbides, non ! Plutôt mourir de suite, ma vie sera inutile ? Ok, alors elle sera courte…

 

Je suis en overdose, je vis en overdose. Il m’en faut toujours plus, je suis sur le fil, toujours chancelant, mais bien accroché. Cette folie me fait prendre conscience de ce que je suis (insignifiant) et de ce que je ne suis pas (immortel). Se sentir humain, se sentir vivant parce qu’en excès de tout, oui, mais vouloir mourir à cause de l’excès, non.

 

Pourtant tous les lendemains, ou surlendemain de l’excès, je fais toujours cette promesse « plus jamais, je n’ai pas besoin de ça, c’est fini, j’arrête ! ». Et avant d’avoir eut le temps de goûter à la vie banale, je replonge, de plus belle.

 

Ce week-end, j’ai bu, encore plus que le week-end précédent, et pourtant j’ai été malade la semaine dernière, et j’avais promis de ne pas recommencer. J’avais partagé la couche d’un jeune homme que je trouvais très beau en boite, et qui s’est avéré ne pas l’être une fois le jour levé et l’alcool descendu.

 

Là je suis dans un TGV, je vais rejoindre un garçon pour une nuit, je ne le connais pas, il ne me connais pas, pourtant je traverse la moitié du pays pour passer quelques heures dans ses bras. Hier soir j’ai baisé un homme sous poppers, deux heures après un ami est venu me rejoindre, on a bu, on a bu, on a bu, on est sorti. J’ai allumé tout ce qu’il y avait dans la boite, je me suis fait draguer par deux beaux mecs, j’ai embrasser un ex pendant une heure (de façon très chaude), j’ai navigué d’un garçon à l’autre, d’une bouche à l’autre, d’une paire de fesse à l’autre, sous leurs yeux manifestement excités par la situation. Et moi dans tout ça ? Ben je suis rentré avec mon ami, on a dormi (câliné, bisouté, suçoté) ensemble…

 

Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais là c’est sûr, quand j’ai reçu le texto de connard d’ex ce matin, j’étais heureux de pouvoir lui balancer « oui je vais bien, je baise à chaque fois que j’ai envie de t’appeler, tu vois je tiens mes promesses, je ne t’ai pas appeler de l’été, par contre je commence à fatiguer, et ça me coûte cher en capotes, tes parents vont bien ? ». Je pense que le message a été plutôt clair… Le problème c’est que j’ai fait ça dans mes rêves. En vrai je lui ai dit que j’allais bien, et je lui ai même fais un « bisous ».

 

(Merveilleux outil que le blog, je déverse ma haine ici, et fais contre mauvaise fortune bon cœur in real life). Je fais ça pour t’oublier connard, pour ne pas penser à toi chaque seconde, pour ne pas devenir fou en attendant un improbable coup de fil. Un texto, un seul texto depuis le 4 juillet, et on est le 13 août. Je te hais plus que je ne t’aime aujourd’hui, tu me fais du mal en me retournant une image de moi que je déteste. Je suis obligé de te haïr pour ne pas me haïr moi-même. Je ne flancherai pas, pas maintenant, pas à cause de toi.

 

De l’amour à la haine il n’y a qu’un pas, et je viens de le franchir. Tu resteras dans ma mémoire comme l’erreur monumentale de ma vie ? Si seulement… Toute cette énergie pour t’aimer et te faire m’aimer, j’aurai du la mettre ailleurs quand on voit ce que je récolte.

 

La vie est une pute, je vais payer mes excès un jour, et ce jour-là je veux regretter ce que j’ai fait, mais surtout pas ce que je n’ai pas fait. Cette fuite en avant c’était pour te rejoindre là où tu m’attendais, là ou tu serais aimant et heureux avec moi. Mais aujourd’hui je me rends compte qu’elle va me servir à passer devant toi sans me retourner. J’en ai besoin.

 

Je te hais mon amour, lâche ma main avant que je m’étiole, que je me fane, et que je meure dans ton ombre. Certaines personnes ne sont pas faites pour être ensemble, le reconnaître c’est aller de l’avant.

 

Je t’aime.

Faut-il être chieuse pour avoir (et garder) un homme ?

Dimanche après-midi, deux membres éminents de la cellule « tous des connards » se réunissent dans un salon de thé parisien. Là, ça taille des costards sévère (bon, je
vous rassure, certains d’entre vous ont été épargnés, ils se reconnaîtront), je pense que Tatiana et moi avons dû passer pour les aigries de service. Dommage, y avait un brun qui avait l’air mignon au fond de la salle. Enfin, sans mes lunettes, avec ma vue de myope, il avait l’air mignon.

Après le couplet « non mais quels connards ! », on enchaîne sur « mais qu’a-t-on fait pour mériter ça ? ». Non parce qu’objectivement, nous ne sommes pas des nanas chiantes. Je laisse Tatiana se présenter de ce point de vue en comm. Pour ma part, je suis assez indépendante donc hors de question de voir le mec tous les jours, de l’appeler 10 fois par jour ou autre. De toute façon, j’aime pas le téléphone. Je m’adapte au planning de monsieur (ce qui n’est pas toujours une mince affaire), je fais pas une scène quand il est pas dispo, je comprends quand ça va pas et j’insiste pas. Et si c’était là, l’erreur ? De pas faire chier, justement ?

Pendant 4 ans et demi, j’ai vécu une liaison sans nuages avec Guillaume 1er et pour moi, la réussite de ce couple tenait au fait qu’on pouvait sortir l’un sans l’autre. Il aimait les jeux de rôles, moi non, j’allais pas l’empêcher d’en faire non plus. Il avait le droit de sortir sans me rendre des comptes et tout allait pour le mieux. Donc j’ai pris l’habitude de pas être chieuse avec les mecs, de pas leur faire de scènes quand ils peuvent pas me voir. Même les ruptures, je fais pas chier. La dernière en date, je voulais vraiment pas qu’on se sépare mais les circonstances étaient particulières (je peux pas les expliquer parce que c’est sa vie et voilà) mais j’ai compris que ça servait à rien de s’obstiner, je n’arriverai pas à
changer la donne. Donc je ne joue pas la chieuse, je pleure dans mon coin et je me résigne.

Alors voilà, constat : à force d’être trop gentille, les mecs en abusent. Y a qu’à voir ma dernière « histoire » en date. A coup de « oui, je comprends », je me suis pris trois lapins dans la tronche en un mois. Bien fait pour moi ? Ben, oui, sans doute. J’aurais été plus ferme dès le départ, les choses auraient été claires. Soit on se serait vus de suite, soit jamais et ça aurait évité la déception et la vexation. Et puis ça évite de s’attacher aussi, tout le monde aurait gagné du temps. D’où notre conclusion : « on n’est pas assez chieuses ».

Partons du constat que les mecs cherchent tous une nana qui peut potentiellement les prendre en main. Ok, c’est un odieux cliché, je le concède. Mais si les nanas préfèrent les
connards, les mecs ne préfèrent-ils pas les chieuses ? Bon, sans en faire trop, je pense qu’une fille qui fouille dans le portable de son mec pour lire ses textos ou autre, ça, c’est
insupportable. De toute façon, je pourrai jamais faire ça, il faut aussi faire confiance sinon, on avance pas. Non, quand je dis qu’il faut être chieuse, je parle de s’imposer. On devait se
voir et tu me sors une excuse ? Ben non, je comprends pas. On avait dit qu’on devait se voir, on se voit, point. Sinon, je prends mon téléphone et je l’agonis d’insulte. Non mais c’est vrai, quoi : se faire marcher sur les pieds, ça ne sert à rien alors autant voir l’inverse ce que ça donne.

Le problème, c’est que c’est pas dans ma nature. Je n’aime pas le conflit, je n’aime pas me prendre la tête surtout que quand ça devient violent, je me mets soit à être très méchante, soit à pleurer. Donc c’est pas terrible comme stratégie, on dit d’être chieuse, pas hystérique. Mais si on mate un peu les mecs, ils vont filer droit non ? Sans jouer les
maîtresses SM, un peu d’autorité ne leur feront pas de mal. Voire même, ça les reposera, ils seront contents d’avoir une deuxième « maman » à domicile. Plus de décisions à prendre,
c’est madame qui décide. On se voit quand ? Je peux sortir avec mes potes ? Non, bon, tant pis.

Bon, le problème, c’est que c’est pas naturel, chez moi. J’agis selon le principe du « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. » Je ne supporterais pas qu’un mec soit chieur. Bon, moi, j’honore toujours mes rendez-vous, quand on me dit « tel endroit, telle heure », j’y suis et même à l’heure, en plus. Mais bon, j’aime bien ma petite indépendance, de pouvoir faire ce que je veux quand je veux sans rendre des comptes. Non parce qu’il faut se rendre compte que si je sors aujourd’hui avec un mec, j’ai vécu 26 ans sans lui, je me suis constitué un réseau de relations et je vais pas couper les ponts du jour au lendemain parce que monsieur m’impose son agenda. Et puis quoi encore ? Donc, comment puis-je
décemment être chieuse alors que je supporterais pas que monsieur le soit ? Non parce que parti comme ça, ça deviendrait du « on sort jamais l’un sans l’autre » et je devrais
systématiquement voir ses copains, y compris ceux que je ne supporte pas.

Enfin, depuis quand faire preuve de souplesse est un défaut ? Si un mec a un empêchement, je vais pas foutre une bombe chez lui (bon, c’est sûr que pour le coup, il viendra
plus à mes rencards après). Le problème, c’est que quand on donne la main, les messieurs prennent le bras. « Bon, elle s’est pas offusquée la première fois, elle dira rien cette fois-ci
encore ». Ben, si, je dis ! Parce que ma gentillesse et ma souplesse n’est pas synonyme de manque total d’ego. Un mec qui annule systématiquement, c’est hyper vexant. Dans le genre « je me sens une toute petite merde », on fait difficilement mieux. Alors que si j’avais dit de suite : « ramène tes fesses, je veux pas savoir ! » ben peut-être que ça aurait marché. L’histoire ne le dira pas. Mais bon, note pour moi-même : la prochaine fois, ne pas se laisser marcher sur les pieds, ça évitera les lapins.