Tartiflette et champagne

Bon, je suis en vacances pour quelques jours donc j’en profite pour me détendre, sortir et tout ça. Mercredi, je suis allée au cinéma voir Indigènes avec un homme. Bon, pour le film, je suis mitigée. Les acteurs sont très bons, rien à dire à ce niveau là mais par moment, ça fait un peu « Il faut sauver le soldat Ryan » version française, c’est dommage… Mais cet article ne va pas parler du film mais plutôt du jeune homme qui m’accompagnait : Simon.

 

Y a un peu moins d’un mois, je suis allée au meeting de Jack Lang qui n’a servi à rien, finalement, puisqu’il n’est plus candidat à la candidature (j’adore cette expression). Bref, un jeune homme m’informe par mail qu’il y était aussi donc on s’échange nos avis sur la question et nos mails dévient un peu sur la politique, la société, le féminisme. Enfin, plein de sujets hautement intéressants. Hé oui parce que j’ai pas l’air comme ça mais je peux parler de plein de choses ! Bon, on s’échange des mails de plus en plus long, allant jusqu’à huit pages word. Faut dire qu’entre les articles qu’on s’échangent et nos nombreux débats, y a de quoi dire. En plus, Simon travaille dans un milieu proche du mien donc ça crée encore plus de sujets. Le week-end dernier, il me propose d’aller au ciné mais j’étais déjà prise donc rendez-vous est pris mercredi soir. On se retrouve devant le ciné et c’est parti pour 2h30 de film. On sort de là sur la même impression : mouais bof. Bon, comme je crève la dalle, je suggère qu’on aille manger un bout et on se fait une petite tartiflette, comme des rebelles que nous sommes. Au resto, on reprend nos débats et on finit par décoller à 23h30. On se balade un peu dans Paris, on se plante devant Beaubourg où il me fait remarquer qu’il y a plein de rats mais vu que j’ai pas mes lunettes, je les vois pas. Ouais, des fois, le monde d’une myope est plus beau que le vôtre. Bref, après cette petite promenade nocturne, on prend un taxi pour rentrer chez lui. Dans le taxi, Simon parle de salsa avec le chauffeur, je suis totalement larguée mais bon, je découvre un nouvel univers…

 

Après un voyage dans « l’ascenseur qui fait peur » (très brusque), on arrive enfin chez lui, un appart assez classieux avec une immense bibliothèque. Il me propose à boire, dans la liste, il y a du champagne… Bon, comme je suis atrocement snob, forcément, je prends une petite coupe. Bon, je le force un peu à en faire autant car j’étais gênée qu’il ouvre une bouteille juste pour moi. On continue notre petite conversation puis il me présente un peu sa bibliothèque, toute classée par thème. Une bibliothèque qui prend tout un pan du mur, je rêve de la même, surtout que je ne sais plus où ranger les livres, chez moi. Pendant qu’on discute, on se frôle un peu les mains mais on reste sage puis il me propose de me faire lire une BD écrite par le mec de Charly Hebdo, j’avoue que c’est très drôle, on se marre bien. C’est bien la première fois qu’on me fait le coup de la BD ! Une fois la lecture terminée, on passe à des choses plus épicées, on ne tarde pas à passer dans la chambre (où il y a un lustre vraiment marrant). Bref, je vous passe les détails mais à 4h, extinction des feux : il se lève à 8h30, la nuit va être courte. Au petit matin, on se réveille pour un petit intermède crapuleux puis on se rendort une heure. Autant vous dire que quand le réveil sonne, je suis carrément à côté de mes pompes. Il m’avait proposé la veille de rester dormir et de partir une fois réveillée mais je décline l’invitation : ça me gêne un peu de rester dans son appart toute seule. On s’habille et on part donc en même temps. Bon, je suis totalement au radar, heureusement que j’avais pas de changements à faire sinon, je pense que je les aurais ratés.

 

Vendredi soir, 2h, je suis chez moi, je ne dors pas encore. Soudain, un texto. Je pense d’abord que c’est Gauthier, y a que lui pour me texter à cette heure-là ! Raté, c’est Simon qui m’informe qu’il sort de soirée et qu’il peut passer chez moi, si je suis pas trop fatiguée. Bon, branle-bas de combat : je me douche puis je range tout ce que Kenya a fait tomber par terre. Oui parce que cette bête a une passion pour la chute des objets comme ce soir où elle a fait tomber la sauce sucrée de mes sushis, pile sur la moquette, grrrrr ! Bref, là, n’est pas le sujet. A 3h, il est chez moi, on discute un peu puis on batifôle jusqu’à 5h. Alors que je suis en train de me rappeler comment je m’appelle, il se rhabille, ce qui m’étonne. « Heu, tu restes pas ?

– Non, j’ai plein de trucs à faire demain et si je dors ici, je les ferai pas. »

Bon, j’insiste un peu, lui faisant remarquer qu’il n’y a pas de taxis dans ma foutue ville de banlieue mais quand on les appelle, ils viennent… Après un dernier bisou, il s’en va donc, me laissant seule dans mon lit. Et voilà, je dors seule alors qu’en plus, j’ai fait un cauchemar, une histoire de révolutionnaires qui canardent la foule dans laquelle je me trouve. Alors qu’au début, il était sympa mon rêve, j’étais en colo et j’assistais au tournage de Chantal et Samantha (n’importe quoi !). Enfin, je vous rassure, malgré le canardage, je n’ai pas pris de balle, je me suis réveillée avant.

 

Enfin bref, j’ai appris pas mal de choses sur le jeune homme un peu par accident. Mais bon, j’ai encore des tas de choses à apprendre mais je le fais, petit à petit. Quoi qu’il en soit, je découvre une fois qu’un trentenaire, c’est quand même vachement endurant !

Vous avez dit vacances ?

Par GauthierUne semaine, juste une, alors il faut en profiter !!!

 C’est ce que je me suis dit mardi devant la masse de travail que j’avais à abattre dans la semaine. Alors c’est décidé, je suis en vacances, et tant pis pour tout ce que j’ai à faire. J’aurais bien le temps à Paris de me prendre la gueule sur tous ces soucis que je décide d’ignorer.
 

Oui le travail chez moi c’est un souci ! Un rapport de stage c’est un énorme souci, trouver du travail c’est un souci insurmontable !!!!! De toute façon j’ai besoin de vacances, non mais. Programme de la semaine : je dors, je bouffe, je vois mes amis, je vois mon filleul, je bois. Et un programme, en ces temps de campagne présidentielle, c’est sacré, il faut s’y tenir !

Vendredi soir :

Océane, son homme, et moi même, décidons d’aller manger dans le resto-boite où Océane a travaillé pendant 10 mois. Le repas est plus proche du resto-route que du 4 étoiles, mais on s’en fou, on n’est pas là pour ça. On fini de manger, on boit du vin, de la sangria, on assiste à des scènes anthologiques (l’enterrement de vie de jeune fille d’un thon obèse avec la tête de schwarzie, comme quoi si elle peut se marier, moi aussi !). Et on fini par se prendre une (demi) bouteille de vodka, juste pour faire passer l’ambiance bodega au second plan, juste derrière la moyenne d’age (45 ans). Et au moment où je me demande ce que je fous là, Océane, dans sa grande mansuétude, décide de nous installer ailleurs.

C’est le début de la fin, la (demi) bouteille de vodka commence à faire son œuvre (elle s’ajoute à deux bouteilles de vins, une de sangria, et deux apéros, sachant qu’il est 1h30 à peine). Je suis morte poule, Océane aussi, son mec pas mieux. On comate, râlant d’avoir oublier le poppers, râlant de ne plus avoir de sous, râlant de ne pas pouvoir baiser, enfin surtout moi, parce que les autres ils vont baiser grrrrrr

Quand tout à coup, surgi de nulle part, mon envie de faire ami-ami avec les gens me retrouve. Je me dirige donc de groupe en groupe, papotant, complimentant des tatouages (la population s’est rajeunie passé 1h), taxant des clopes (alors que j’en avais, mais c’est juste pour communiquer), et puis une fois mon petit tour terminé e retourne dans mon coin, le sentiment du devoir accompli en plus.

Océane se penche vers moi, elle ouvre la bouche, elle commence à prononcer la phrase « Bon, on n’a plus rien à boire, on rentre ? ». Mais elle ne peut finir, car elle est arrêtée par une fille qui se met devant moi avec un immense sourire, et une bouteille de whisky à la main :

« Tu la veux ? On s’en va, je te l’offre !
– Ben non, fais-la marquer, tu la boiras la prochaine fois !
– Non, c’est bon, on n’est pas à ça prêt, je te l’offre, ça me fait plaisir !

– Ok c’est gentil, rentre bien…

J’attrape la bouteille, et je reste con. Le temps que je réalise ce qu’il se passait, la fille avait disparu. La bouteille était pleine ! Pas totalement, elle avait bu deux verres dessus. Et donc elle venait de me faire un cadeau d’une valeur de 100€ !!!!

Océane reste très con aussi devant la scène. On décide donc de ne pas partir de suite. Le seul souci dans l’histoire c’est que je ne bois absolument pas de whisky depuis mes 16 ans (une mauvaise gueule de bois due à cette boisson maudite). Donc me voilà à proposer des verres de whisky à tout le monde, en échange de vodka, rhum, bière, clope, n’importe quoi d’autre en fait…

Dans le quart d’heure qui suit, une fille (une autre), arrive devant moi avec le même sourire, et me tend une bouteille de whisky, une de rhum, une de schweppes lemon, une d’orange et une de pomme. Je commence à penser au complot… Elle me dit qu’elle s’en va et que c’est cadeau, parce que je suis gentil 😉

Océane en tombe du tabouret, son homme décide d’intervenir. Il prend la bouteille de rhum et la donne au premier mec qui passe. Là je dois avouer que j’ai pleuré, parce que le rhum j’en bois, alors que le whisky toujours pas hein ! Le con… Bref Océane planque les autres bouteilles pour qu’ils ne leur arrivent pas le même sort. Sachant que les deux dernières arrivées étaient à moitié pleines (je ne comprends pas les gens, offrir des bouteilles presque pleines, mais jamais j’ai fait ça moi !).

À partir de là, je suis parti un peu en couille, je me souviens avoir croiser un mec que je connaissais du primaire, on s’est raconté nos vies, on a échangé les tel, mais bon personne n’a rappelé… J’ai empêché une fille de se suicider, elle m’a fait pitié la pauvre. J’ai touché le cul de tous les rugbymen qui passaient à proximité. Grand moment de solitude quand j’y repense :

« Bonjour, je fais un sondage !
– Je t’en prie…
Tu aimes les filles ?
Oui.
Tu aimes les garçons ?
Non.
Tant pis, je peux quand même te toucher les fesses ?

Merci, t’es choux toi !!!!!

Et personne ne m’a étranglé… Comme quoi, l’intervention divine ça a du bon ! En partant de la boite, j’avais décidé d’embarquer une des bouteilles, en souvenir… Je passe le bar, le vestiaire, l’entrée, et autant de gens qui travaillent là-bas, avec ma bouteille à la main. J’arrive sur le parking, je m’approche de la voiture, et là le mec du parking (connard !) m’arrête et m’informe que je ne peux pas partir avec la bouteille. Je me mets à l’insulter poliment, en lui précisant que je suis un ami personnel du patron (le patron m’a vu deux fois hein !). Et l’autre ne se démontant pas, m’amène voir le patron. Là grand moment dont j’ai le secret, je lui demande gentiment, il refuse, donc je passe en mode « j’ai deux ans » et je répète à l’infinie « je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille… ». Au bout de quelques minutes, il craque. Et hop je pars avec ma bouteille !!!!!

 
Des fois j’ai honte…

Nina la séductrice

Lecteur, je vais te sortir une vieille histoire. Pourquoi ? Parce que d’abord ma vie est super calme. Ensuite, à l’époque, je l’avais pas raconté pour des raisons qui m’appartiennent. Mais bon, là, y a prescription.

 

L’histoire se déroule en février, il fait froid, il pleut. J’ai rendez-vous avec Gauthier et un charmant jeune homme qui s’appelle Bastien sur qui j’ai jeté mon dévolu. Je donne donc rendez-vous au jeune homme du côté de Bastille pour aller dans notre bar de prédilection mais je suis pas bien. Je me suis salement pris la tête avec quelqu’un dans la journée et j’ai très mal à la tête mais je pense que ça va passer. Je retrouve Bastien et direction le bar. On s’installe, Gauthier m’informe qu’il sera en retard, une bonne heure. Bon, Gauthier, il est toujours en retard mais là, c’était pour me permettre de profiter un peu du jeune homme en tête à tête. En temps normal, c’eut été appréciable mais je me sens pas bien.

 

On commande un cocktail. Je vais pas bien. Je commence à boire. C’est encore pire. En fait, mon mal de tête semble avoir des répercussions sur mon estomac. En pleine phrase, je me lève et cours dehors car j’ai la nausée mais ça passe. Je me rassois à ma place, un peu mortifiée. Bastien semble être sincèrement inquiet pour moi, j’imagine que les couleurs ont fui mon visage, je dois ressembler à un fantôme ! Bon, je laisse tomber mon cocktail et je prends un coca mais le résultat n’est pas forcément des plus brillants, je cours tantôt aux toilettes, tantôt dehors, sans pour autant arriver à vomir.

 

Gauthier arrive enfin, il voit ma tête et s’inquiète, pensant que mon entrevue avec Bastien se passait mal mais je lui explique que j’ai un petit souci gastrique. Bon, les deux garçons font connaissance tandis que je prie pour que mes soucis passent. Gauthier décide de me vendre mais il a des arguments pour le moins troublants : « Ouais, Nina, c’est une femme libérée… Enfin, libérée, libérée, elle aime bien se faire attacher de temps en temps ! ». Oh la vache ! Cette soirée est purement cauchemardesque, qu’est-ce qu’il lui prend de dire un truc pareil ! Bon, ça va, Bastien rigole en apprenant cette information, il part pas en courant, je suis rassurée.

 

Bon, mon estomac ne va pas mieux et soudain, je vomis. Mais je suis une fille bien, je mets ma main devant ma bouche et je cours au dehors, évitant de tout déverser sur Gauthier mais je démonte un peu la porte au passage. Je sors du bar : à droite, un groupe de gens donc je vais à gauche et je vomis. Pile devant la baie vitrée du bar. Donc tout le monde peut assister à mes prouesses gastriques meeeeeeeeeeeeeeeeerde ! Enfin, sur le coup, j’y pense pas, je retourne à ma place, sans doute blanche comme la mort et là, Gauthier m’informe poliment que j’aurais pu vomir de l’autre côté du bar, histoire qu’on me voit pas puis m’invite à boire une gorgée de coca. Je bois une gorgée ou deux, je retourne vomir et là, c’est bon, c’est fini mais je suis exténuée. On décide de quitter le bar, Bastien doit prendre un train tôt le lendemain et j’ai du mal à tenir debout. Je supplie Gauthier de me laisser dormir chez lui (à 10 mn à pied du bar) parce que je me sentais pas capable de rentrer chez moi (beaucoup plus loin, foutue banlieue). On quitte donc Bastien, Gauthier me ramène chez lui et me propose gentiment de me laisser une bassine au pied du lit mais c’est bon, la crise est passée, j’ai juste besoin de dormir. En cheminant, je gémis : « bouhouhou, je me suis cassée mon coup toute seule ! ». Et mon moumour de me rassurer : « Mais non, chuis sûr qu’il t’en veut pas, il avait l’air inquiet pour toi ». Bref, je me couche et j’écrase ma bulle pendant 12 bonnes heures, réagissant à peine quand Gauthier rentre de boîte. Le lendemain, ça va mieux, je rentre chez moi, bien dégoûtée.

 

A l’arrivée, Bastien ne m’en a pas voulu d’avoir passé la soirée à vomir, m’astiquant même sur le sujet lors d’un entretien téléphonique. Suis-je sortie avec lui ? Non, tu l’aurais su, sinon, tu sais que je ne te cache (presque) rien, lecteur ! Le problème ne venait pas de mon estomac, juste que Bastien avait une copine et était fidèle, c’est tout à son honneur.

 

En tout cas, je crois que c’est le pire plan drague de ma vie. Je n’avais pas vomi pour cause non alcoolique depuis 1997 ! Il fallait que ça tombe pile ce soir là. Enfin, ce qui me rassure, c’est que même malade, je n’ai pas dégoûtée Bastien à qui je plaisais bien, il me l’a dit à plusieurs reprises, ensuite mais bon, y avait sa copine et je suis pas du genre patiente, alors voilà…  

C’’est la saison des marrons !

C’est l’automne, il pèle et les vendeurs de marrons chauds fleurissent aux quatre coins de Paris. Mais c’est pas du tout le sujet de l’article du jour. Pourtant, je me souviens quand j’étais petite, y avait un marronnier dans la cour de l’école et je rentrais chez moi avec mon sac plein de marrons parce que c’est joli, c’est tout lisse, c’est tout doux. Mais passons sur les marrons, parlons plutôt marronniers.

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Quand on est journaliste, on entend très vite ce mot mais qu’est-ce ? Pour ceux qui ne savent pas, j’explique : ce sont des sujets d’actu froide qu’on ressort chaque année à la même époque. Par exemple, les marronniers de Noël, on a les courses, les queues dans les magasins, quel type de sapin faut acheter, la dinde aux marron… niers ! (mouarfffff !). Je tiens à préciser que j’écris cet article alors que je suis totalement sobre. Je reprends. Donc, les marronniers, ce sont les sujets incontournables de l’année. Et mine de rien, c’est super pratique parce que ça vous remplit un journal en un rien de temps. Le nouvel an, les soldes, les vacances d’hiver, l’arrivée du printemps, Pâques, le bac, les vacances d’été, les crèmes solaires, la plage, le prix des resto au bord de la plage, les destinations à la mode, la rentrée, le mondial de l’auto, les feuilles qui tombent, les impôts et hop, Noël… Le marronnier des journalistes, c’est comme les sapins, y a toujours des feuilles dessus.

 

Quel que soit le média, on vous impose chaque année le même discours mais le pire, c’est qu’on réécrit les articles. Enfin, quand je dis on, je parle surtout des stagiaires, ce
que, à la limite, je peux comprendre. Non mais imaginez le journaliste qui fait chaque année le même sujet pendant 15 ans, y a de quoi devenir dingue. Là, j’entends déjà les objections : « vous n’avez pas qu’à changer de sujets ! ». Pas faux. C’est vrai qu’on voit tellement les mêmes reportages chaque année que si on remontait les images des années précédentes, personne ne s’en rendrait compte. Ouais, l’image des bonnes femmes rentrant en courant aux Galeries Lafayette, c’est rigolo (ou pitoyable, au choix), on peut faire un reportage d’1mn 30, voire même 2 mn ! Sur un journal de 20 minutes, ça laisse songeur…Mais bon, comment couvrir les soldes autrement ? On peut multiplier les angles mais vu qu’on les fait tous en même temps chaque année, l’année suivante, on est obligé de recommencer l’exercice. Mais le pire, c’est que les téléspectateurs/lecteurs ne s’en plaignent même pas ! Par exemple, chaque année, dans les magazines féminins, le grand classique du printemps : « perdez 3 kg avant l’été ». Et paf, chaque année, ça marche du tonnerre ! Bon, il est vrai qu’on nous propose chaque fois un régime différent selon la mode. Mais bon, si le régime de l’année précédente a marché, pourquoi en essayer un nouveau ?

 

Après, il y a les marronniers que l’on peut ressortir quand on a un trou dans l’actu, genre les petites astuces quotidiennes pour économiser l’électricité, la protection de
l’environnement, la sécurité routière et puis tout ça. Enfin, tout ce que l’on trouve dans le sommaire de Capital ou Zone interdite… Ah, j’ai oublié la jet set, aussi, ça marche d’enfer, ça ! Ca, c’est le genre de sujets super pratique. Petite mise en situation : je prépare un reportage sur le port de la ceinture par les Français. Mais le jour de sa diffusion, une guerre éclate donc on a pas la place pour mon petit reportage. Deux mois plus tard, y a plus rien à dire sur la guerre et il faut combler les vides… Et ben, on va ressortir mon truc sur la ceinture ! Dans un journal, ça passera sans problème. A la télé, on fera attention à couper les plans où on voit de la neige parce que de la neige en avril, c’est assez rare, et le tour est joué ! Intemporel, on vous dit.

 

Evidemment, ça pose la question de la qualité de l’information. On le sait que c’est Noël, c’est pas la peine de nous montrer les gens en train d’acheter les cadeaux, on y est
allés dans la journée et on a bien vu la cohue ! D’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : vendredi dans mon supermarché, il vendait déjà des chocolats de Noël, ça m’a super déprimée. Fin de la parenthèse. C’est comme le sempiternel reportage sur le plus jeune candidat au bac et le plus vieux. Ouais super, une gamine de 13 ans qui passe le bac, c’est… heu… non, on s’en fout. Y en a un(e) chaque année ! Mais c’est tellement facile à faire et ça permet de finir le journal sur une note de bonne humeur et de futilité. Après, vous pouvez partir bosser le cœur léger ou préparer la sieste que vous ferez immanquablement devant Derrick ou les Feux de l’Amour. Quoi que ces deux séries ont un générique hyper stressant qui vous réveillent à la fin de l’épisode… Evidemment, ce serait mieux de terminer le journal par une petite note culturelle, parler d’une expo, d’un livre ou d’un film. Mais les journalistes prennent un peu les gens pour des cons : la culture, ils s’en foutent, ils préfèrent voir les gens se battre pour un T-shirt en solde, c’est plus marrant. En cas d’actu pauvre, on peut même vous en faire tout une série de reportages pour tout remplir. Ben ouais, c’est pas notre faute s’il n’y a pas toujours des guerres ou des coupes du monde. En plus, maintenant que la France se met à perdre contre l’Ecosse, ça va être dur de s’extasier pendant 20 minutes sur la formidaaaaaaaaaaable équipe de France.

 

Mais bon, faire un JT de 20 mn ou remplir un journal, c’est pas tous les jours faciles non plus et les marronniers, au fond, on les aime bien. Enfin, surtout les stagiaires, ça
leur donne du boulot. Ils attendront un vrai poste pour traiter des vrais sujets.

The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

5e semaine à la vingtenaire academy

Voilà, ils ne sont plus que 5, on approche de la fin! Cette semaine, ils ont tous joué le jeu et je les en remercie. C’est Adam qui nous quitte cette semaine mais comme il m’a tout de même envoyé son texte, je le publierai dans la semaine s’il est d’accord.

Allez, c’est reparti ! Cette semaine, les candidats vous exposent leurs motivations : pourquoi ils veulent être le nouveau vingtenaire?

C’est ici : http://vingtenaire.academy.over-blog.com

Vous reprendrez un peu de féminisme ?

Bon, aujourd’hui, j’ai pas envie de parler sexe ou amour. Pas du tout parce que je suis frustrée ou aigrie, juste qu’il faut savoir varier les plaisirs quand même. Une récente conversation avec un ami a dérivé sur le féminisme, je me dis qu’il est temps d’aborder ce sujet.

 

En tant que femme libérée des années 2000, je me dois d’être féministe. Mais quand je vois les hystériques des chiennes de garde, j’avoue que je ne suis pas très emballée… Ouais, certaines pubs sont sexistes mais y a quand même des sujets plus graves à traiter en priorité. J’ai parfois l’impression que nos chiennes se contentent de couper les branches mortes plutôt que de soigner l’arbre. Ces combats sont hyper médiatiques, c’est sûr qu’interdire une pub Babette (je la lie et je la fouette), ça fait du bruit. Mais bon, ces bonnes femmes se penchent-elles sur des problèmes plus graves comme les femmes battues ou les pauvres gamines dans les cités qui se mettent à porter le voile pour pas être emmerdées par les garçons. Pour ça, y a « ni putes, ni soumises », mouvement né dans la cité, Dieu merci.

 

Dans les années 60 et 70, la cause féminine a été défendue par le MLF, « Mouvement de Libération des Femmes » dont on a pu mesurer la réussite : légalisation de la
pilule et de l’avortement, criminalisation du viol… Donc un bilan positif. Mais les méthodes ne sont-elles pas discutables ? Lors d’une conférence d’un médecin anti-avortement, elles avaient
débarqué dans la salle et lui avaient jeté de la viande à la figure pour représenter des fœtus. Pas très fin… Ceci étant, si on regarde en arrière, toutes les grandes causes n’ont pas toujours
fait dans la dentelle. Personnellement, je ne me permettrai pas de remettre en cause leurs méthodes puisque j’étais pas née et rien n’indique que je n’aurais pas applaudi des deux mains ce genre
d’agissements à l’époque. Mais ce qui me dérange dans le féminisme de la vieille école (dans lesquelles je range les chiennes de garde), c’est que pour obtenir des droits pour les femmes, on se
bat contre les hommes. Eradiquons le dictateur phallocrate ! Il est évident que le combat féministe se fait contre une société machiste et il y a encore beaucoup à faire. Ceci étant, au lieu
de mettre en place une guerre des sexes systématique et stérile, pourquoi ne pas tendre la main aux hommes ? De nombreux hommes sont préoccupés par la cause féministe et veulent faire
changer les choses comme nous. Pourquoi les foutre en dehors du coup sous prétexte qu’ils ont un pénis entre les jambes ? « Ni putes ni soumises » l’a bien compris mais le problème
de ce mouvement, c’est qu’on le cantonne aux cités. Or les problèmes que le mouvement souligne dépasse le simple contexte de cité.

 

Car c’est pas toujours facile d’être une femme aujourd’hui. Bon, en France, on n’est pas les plus mal loties mais c’est pas une raison pour ne rien faire. Bon, sans parler du côté pénible du « je peux pas mettre une jupe sans le faire emmerder », il y a quand même un sacré problème sur le marché de l’emploi. Outre la question des salaires, il y a une vraie discrimination à l’embauche. Au début de l’été, je déjeunais avec Simon, le président de l’asso, et Gabrielle, une attachée de presse qui bosse avec nous. Gabrielle a 30 ans, mariée depuis peu. Et là, elle m’explique qu’elle a eu beaucoup de mal à trouver du boulot car pré-trentenaire et jeune mariée, les recruteurs prenaient peur : celle-là, elle va faire un bébé ! Elle a même fini par remplacer le « mariée » par « célibataire » sur son CV pour trouver un emploi. Et là, j’ai peur car je vais bientôt rentrer dans la zone fatidique des 27-30 ans où on n’embauche pas de femmes de peur d’une grossesse. Je veux pas dire mais c’est pas parce que je suis en âge de me reproduire que je vais le faire ! Par ailleurs, le congé parental, c’est plus forcément la mère qui le prend. Enfin, qu’est-ce que c’est que ce procès d’intention ? Comme je disais à l’ami avec qui j’en parlais l’autre jour : « est-ce qu’on refuse d’embaucher un automobiliste car il risque de mourir dans un accident ? ». Ouais, j’assume mes comparaisons pourries. C’est quand même hallucinant aujourd’hui que dans une société où on a tous les outils pour maîtriser notre fertilité, on nous colle encore dans le rôle traditionnel de la maternité.

 

Et pourtant. L’autre jour, je lisais « Génération 69 » qui consacre un paragraphe au féminisme, justement, et qui rapportait le témoignage d’une jeune femme qui avait quitté le MLF car elle désirait avoir un enfant et que ses copines la regardaient avec dédain : un enfant ? Beurk ! Alors outre le rejet des hommes, le féminisme doit aussi faire fi de nos envies personnelles ? Ce n’est pas parce que je suis une femme que je veux forcément un enfant. Mais ce n’est pas parce que je suis une féministe que je n’en veux pas. Parce que le côté féministe « je rejette tout ce qu’il y a de féminin en moi », je trouve ça un peu ridicule. Le but n’est pas de nier notre statut de femme mais de promouvoir notre place dans la société ! Alors après, je pourrais refuser de m’épiler pour ne pas obéir aux canons de beauté imposés par la société (comprenez, les hommes) mais moi, je trouve mes jambes plus jolies sans poil. Je me souviens d’un cours de sociologie des femmes quand j’étais en licence, une hystérique expliquait fermement qu’elle refusait de repasser les affaires de son mec et de faire la cuisine, suivant ses idéaux féministes. Ben, moi, c’est con, mais cuisiner un petit plat pour mon chéri, ça me fait plaisir. Ca veut pas dire que ça doit être à moi de le faire systématiquement mais cuisiner (et réussir) un plat pour deux, je trouve ça assez agréable.

 

Bref, quand je vois certains combats d’arrière-garde, je comprends que certaines (et certains) ont du mal à se définir comme féministes. Car après tout, le combat ne devrait-il pas permettre à toutes les femmes, quelles que soient leurs origines et leur milieu social, de pouvoir vivre normalement et d’avoir les mêmes droits que les hommes ? Si, évidemment. Mais y a des jours où c’est pas évident. Mon féminisme à moi, c’est juste de pouvoir faire ce que je veux sans être gênée parce que j’ai un vagin. Et si un jour je veux un enfant, qu’on me laisse faire.

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Le sexe après lui

Rupture. L’un s’en va, l’autre reste. Fini la vie à deux, les habitudes, les « mon chéri, ma puce », les réveils câlins, les petits bisous et les petits mots doux. La rupture, quoi. Elle survient rapidement ou non, au bout de 10 jours ou au bout de 10 ans. Mais curieusement, il y a un sujet donc personne ne parle lors de ruptures : le sexe. Par décence ou par tabou ?

Un couple, c’est beaucoup de choses, un mélange bien compliqué d’un tas d’ingrédients. Il n’y a même pas de recette type, c’est chaque couple qui doit faire ses propres dosages. A l’arrivée, soit un superbe gâteau (à voir ensuite s’il est comestible ou non) ou un immonde tas de pâte. Non, jamais je ne renoncerai à mes métaphores foireuses, faut te faire une raison, lecteur. Parmi ces ingrédients, il y en a un qui reste quand même essentiel quoi qu’on en dise : le sexe. C’est triste à dire mais je me vois mal faire ma vie avec un mec qui ne me permet pas de m’épanouir sexuellement. Ce n’est pas le seul critère de choix mais ça en est un, soyons honnête. Bon, je ne fous pas le mec dehors si la première tentative a été foireuse, rassure-toi, mais si au bout d’un moment, ça ne passe toujours pas, ça va commencer à me travailler et pas qu’un peu. D’ailleurs, quand ça commence à sentir le roussi dans un couple, c’est l’activité sexuelle qui en pâtit la première. Avec Guillaume 1er, sur la fin, on dormait chastement l’un à côté de l’autre, on avait des gestes de tendresse mais plus de sexe. Pendant six mois, nous avons cohabité sans nous toucher. Ce n’est pas que nous étions du genre à le faire cinq fois par jour mais on le faisait quand même beaucoup plus régulièrement qu’une fois tous les six mois… Mine de rien, c’est dur à vivre, cette perte de désir. Si même l’homme qui m’aime ne me désire plus, qui peut encore avoir envie de moi ?

Après Guillaume, j’ai eu peur d’un retour à la sexualité. Pourquoi ? Parce que ça faisait quatre ans et demi que je ne faisais l’amour qu’à un seul homme. Oh, d’un point de vue statistique, j’ai de l’expérience, j’ai dû faire l’amour bien plus souvent en quatre ans que pas mal de gens de mon âge.  Mais pendant 4 ans, je n’ai fait l’amour qu’avec un seul homme, que je connaissais et qui me connaissait. Qu’allait-il se passer ?  Surtout que, suite à la rupture, j’ai eu une sacrée période d’abstinence. 4 ans de sexe avec un seul homme puis quasiment un an d’abstinence, allais-je retrouver mes marques ? Et des questions cons qui m’assaillent : est-il de bon ton de pratiquer la fellation lors de la première brouette ou faut-il attendre ?  Vais-je savoir stimuler un corps que je ne connais pas ? Mais aussi : va-t-il savoir me stimuler ? Finalement, je finis par me jeter dans le bain avec Louis, que je n’aimais pas et avec qui il n’y aurait aucune relation suivie. Comme ça, si je suis pas à la hauteur, ça sera sans conséquence. A l’arrivée, j’ai vite retrouvé mes habitudes. Le sexe, c’est comme le vélo, on n’oublie jamais.

Autre question que je me pose : est-ce que le prochain fera aussi bien que le précédent ? Voilà, imaginons. Avec Brad, c’était un feu d’artifice permanent, un aller direct et garanti pour le pays de l’orgasme, des parties de jambe en l’air anthologique qui me retournaient la tête. Rien que d’y repenser, j’ai chaud dans le ventre. Mais Brad et moi, ça n’a pas duré.  Ça arrive. Arrive Sagamore dans ma vie. Beau, intelligent, drôle, raffiné et compagnie… Oui, je sors pas avec n’importe qui, moi. La stimulation intellectuelle est là, la tendresse aussi (oui, on va pas parler d’amour de suite, faut pas déconner non plus). Il semble évident qu’entre lui et moi, il va se passer quelque chose. Et là, je me pose la question : est-ce que ça sera aussi bien d’un point de vue sexuel qu’avec Brad ?

Plusieurs fois, dans ma vie, après une rupture, dans mes moments de cafard, je repensais à ma relation passée et quand je pensais au sexe, je me disais : « je ne retrouverai jamais aussi bien. » Dieu merci, jusqu’à présent, la vie m’a donné tort. Car chaque homme est différent, aucun ne fait l’amour de la même façon (Dieu merci) donc je ne retrouve pas « aussi bien », je trouve autre chose de tout aussi jouissif. Mais cette crainte persiste. C’est sans doute lié à la nostalgie de ce couple passé puisque je n’ai jamais ressenti ça pour un simple plan brouette. Heureusement, je connais mon corps, je sais ce qui me plaît ou non et j’ai passé l’âge de la fausse pudeur. Ce qui me plaît, je le dis, ce dont j’ai envie, aussi. Je n’impose pas à un homme de me faire des choses, je lui indique juste que ça, ça me plaît beaucoup. Mais bon, c’est pas toujours évident de tout balancer de but en blanc, comme ça…

A l’inverse, comment assurer avec un mec qu’on ne connaît pas ? Après une relation suivie, on découvre vite ce qui plaît au monsieur et ce qui ne lui plaît pas. Mais bon, quand on se retrouve pour la première fois dans un lit avec un monsieur, c’est pas évident de trouver les clés de son plaisir. Bon, il y a de grands classiques mais figure-toi, lecteur, qu’il y a des mecs qui n’aiment pas qu’on leur mordille l’oreille. Si ! Alors que moi, j’adore ça et j’attaque toujours rapidement l’appendice auriculaire d’un homme… C’est super doux, j’adore ! Oui, je suis une fétichiste de l’oreille, j’adore. Enfin, l’avantage de passer plusieurs nuits avec mon mec attitré, c’est que je peux titiller tout son corps et voir ce qui lui plaît ou non. Or son plaisir participant au mien, c’est quand même mieux de taper juste.

Bref, à chaque rupture, j’ai cette angoisse, peur que mon dernier mec reste le meilleur amant que j’aurai dans toute ma vie et ne jamais plus atteindre le 7e ciel de façon aussi systématique. Heureusement, à chaque fois, je me suis rendue compte que c’était faux. Non pas que mes mecs successifs soient meilleurs que le précédent, juste parce que quand on s’entend bien, la jouissance est au rendez-vous.

Stranger in the night

Bon, je vais pas commencer mon article par mon traditionnel « la vie est parfois pleine de surprises » mais quand même, faut avouer que des fois, on a de jolis cadeaux auxquels on s’attendait pas.

surprise-rentree

Il y a une dizaine de jours, je reçois un mail d’un dénommé Cyril me demandant si mon adresse mail était toujours valide, je lui réponds un « Oui mais je sais pas du tout qui tu es ! ». Bon, on commence à dialoguer un peu et à se présenter. On accroche plutôt bien, je le trouve pas mal intéressant, d’autant que nos métiers sont assez proches. Le soir, on s’échange de courts mails, plutôt que de passer par MSN, on trouve ça plus marrant. Oui parce qu’on est aussi joueurs l’un que l’autre. On balance quelques sous-entendus de temps en temps mais toujours dans une optique de jeu. Au bout d’une semaine, soit vendredi, on se connecte rapidement sur MSN pour voir nos trombines. A ben tiens, voilà le jeu qui se pimente. Je savais qu’il était métis mais je le trouve pas très typé, du moins en photo. On reprend nos conversations par mail puis il m’abandonne pour aller à ses 3 soirées (ouais, 3 !).

 

Le lendemain, on se retrouve par mail, on discute de tout et de rien, comme d’habitude. Je suis d’assez mauvaise humeur mais bon, il n’en fait pas les frais, rassurez-vous. Au détour d’une phrase, il m’explique qu’il a pas mal récupéré et qu’il est d’attaque pour sortir le soir. Heu, c’est une proposition ? Bon, finalement, on décide de se retrouver dans son quartier vers 22h. Ca tombe bien, j’ai grand besoin de le changer les idées. J’arrive donc à l’heure dite au métro et je vois arriver un petit brun assez mat de peau débarquer. Dans ma tête, je me dis un merveilleux et poétique : « Oh la vache, le canon ! ». Bon, forcément, un petit brun pas rasé de près, de suite, ça me fait craquer, même sans lunettes. Il m’emmène dans un bar que je connaissais pas, très sympa, la petite serveuse est adorable. On commande un premier cocktail puis deux, je suis un peu pompette mais je passe une délicieuse soirée. On a pas mal de choses à se raconter et Cyril a un sourire qui me fait totalement fondre. A minuit, il me demande si je veux rentrer ou aller boire un dernier verre chez lui, vu qu’il habite à côté. La musique était un peu trop forte sur la fin et on avait du mal à s’entendre. Bon, je choisis la deuxième solution. Il essaie d’aller payer (ce fut épique), une quadra morte poule jette son dévolu sur lui, je suis morte de rire. Bon, ok, j’étais un peu pompette mais elle était déchaînée la nana.

 

Bon on marche cinq minutes et on se retrouve devant chez lui, il me demande une nouvelle fois si je veux monter tout en me précisant qu’il me raccompagnera au métro après… Me voici donc en présence de deux messages contradictoires mais bon, vu qu’on s’entend bien, même si je dois repartir après, je monte. Quelques étages à pied plus tard (damned !), on rentre dans son appart, une petite merveille ! Grand avec deux cheminées (condamnées certes mais moi, j’en ai même pas une !). Il me sert un verre et on s’assoit sur un canapé d’angle, assez loin l’un de l’autre. Bon, ben, je crois que je prendrai le dernier métro… Mais on continue à discuter de tout et de rien, je me sens super bien et j’ai pas envie de rentrer. A un moment, il s’éclipse dans une pièce intime de son appart et là, je mets les turbines à fond. Faut que je tente un truc… Au pire, je prendrai un vent mais au moins, j’aurai essayé. Bon, il revient, on reprend la conversation et alors que je m’extasie sur son appart, il se penche vers moi et m’embrasse. Bon, on flirte un petit moment sur le canapé, on se débarrasse de nos t-shirts et là, je découvre à quel point sa peau est douce, c’est impressionnant. On finit par se rapatrier dans sa chambre, on poursuit notre effeuillage quand il me fait une terrible révélation : il n’a pas de préservatif. Et là, on applaudit très fort Gauthier qui truffe toujours mon sac de capotes quand on va dans une boîte gay. Merci, merci, moumour !

Bon, je vous passe les détails de ce qui suit. Ensuite, on reprend la conversation, on compare la couleur de nos peaux. Alors déjà que je parais blanche en temps normal, là, la différence est impressionnante. On se montre nos cicatrices (enfin surtout les siennes, moi, j’en ai presque pas, j’étais pas casse-cou étant gamine), on parle de nos vies amoureuses respectives… Il m’avoue qu’il n’avait aucune arrière-pensées quand il m’a fait monter chez lui, il pensait juste qu’on prendrait un verre tous les deux et basta… Le pauvre, il est épuisé, à 3h, on décidé d’éteindre la lumière mais finalement, on ne s’endort qu’une heure plus tard (héhéhé !). Ah, cette peau sous mes doigts, c’est super agréable et puis il sent bon en plus.

 

Le lendemain matin, on se réveille vers 10h30, on partage un café puis il me raccompagne jusqu’au métro. Là, il me fait la bise, ce qui m’étonne et il m’explique qu’au vu de sa situation amoureuse (bon, je vous rassure, il est quand même célibataire), il est un peu mal à l’aise mais je comprends. De toute façon, on convient tous les deux que nous avons passé une délicieuse soirée et nous n’avons aucun regret. Dimanche soir, on a repris nos conversations habituelles par mail, notre nuit n’a pas nui à notre bonne entente et c’est tout ce qui compte. De toute façon, au vu de sa situation (que je n’expliquerai pas parce que c’est sa vie et pas la mienne), ça aurait été clairement casse-gueule de tenter plus qu’une amitié. Et puis, cette nuit sera un bon souvenir, du moins pour moi.

 

En attendant, mon nouvel objectif est de le convaincre d’accepter la coloc qu’on lui a proposé pour pouvoir récupérer son appartement ! (on sait jamais, j’aurai peut-être un jour les moyens !)