Vraoum vraoum!!
Je fais de la moto et je traîne à la plage, soyez sage en mon absence!! De toute façon, gaugau, il a les codes du blog donc si vous déconnez, il va sévir!! 😉
Dies irae
Mais un matin, Walter n’est pas venu et j’ai donc pris mon café à l’intérieur, en solo, à la cafète. Normalement, je n’aurais jamais dû me trouver là.
A une table mitoyenne, il y avait une chargée de TD que je connaissais de vue. Une femme discrète, un brin timide, presque transparente : de celle qu’on croise dans les couloirs sans trop prêter attention. Pour autant, la rumeur disait d’elle qu’elle était très bien comme prof. La rumeur… A cet instant précis c’est tout ce que je savais d’elle.
Monsieur le Professeur Donadini, un homme connu pour ses coups de sang et son orgueil. Maître de conférence, responsable d’un DEA, d’un département de recherche et, donc, accessoirement, des thesardes chargées de TD égarées à la cafete le matin.
Violent, âpre, véhément, Donadini a commencé à s’acharner sur la demoiselle en accumulant les reproches. En un rien de temps, tout le monde les regardait. La jeune femme était bouleversée, elle ne savait plus où se mettre, ni comment arrêter le feu roulant. Cherchant une échappatoire, ses yeux ne tombaient que sur des étudiants. Voire même ses étudiants, qui baissaient les yeux en croisant son regard. Debout dans la tempête, face à Donadini, elle restait seule.
Monsieur, votre comportement est inacceptable! Mademoiselle Salengro est peut-être fautive, mais à vrai dire je ne suis pas là pour en juger. Et tous les gens autour de vous non plus. Par contre, ce qui est ignoble, c’est que vous vous permettiez de l’humilier en public, de la dégrader devant tout le monde au lieu de faire ça en privé. Votre attitude est odieuse, détestable, abjecte. Je ne vous salue pas, Monsieur.
3e semaine à la vingtenaire academy
Cette semaine, les éliminés sont : Denis, Vlad et Youyou qui ne m’ont pas renvoyé de texte, tout comme Bobby mais peut-être reviendra-t-il plus tard, vu qu’il n’a eu que 24h pour écrire son texte…
J’avoue que je suis assez déçue de voir que, systématiquement, les derniers classés ne se donnent plus la peine de jouer le jeu. Tant pis pour eux.
Bon, ben, allez sur le blog http://vingtenaires.academy.over-blog.com et votez ! Vous avez jusqu’à vendredi soir, comme d’hab, quoi ! 🙂
Pas le temps
J’ai pas du tout le temps de faire un article, il est 3h32, je viens de passer presque deux heures au tel avec mon ex Guillaume 1er et demain, j’ai beaucoup à faire avant de partir en week-end. Alors pour pas que vous soyez en manque de votre article quotidien, je vous mets plein de trucs en vrac, vous commentez ou pas.
– l’été indien, c’est une belle saison
– j’ai vu un papillon magnifique dans le train l’autre jour, ça m’a enchanté ma journée
– il y avait des grenades au supermarché hier, j’en ai pris deux, une pour hier soir et une pour ce soir, mon palais m’en est très reconnaissant.
– j’ai minci et ça fait plaisir
– Ils m’énervent à mon supermarché de pas bien trier les bas et les collants, j’ai donc acheté par accident deux paires de collants au lieu de deux paires de bas.
– je veux castrer l’immonde pervers qui m’a matée chez moi l’autre nuit alors que j’étais nue dans mon lit et m’a dit qu’il voulait lécher une certaine partie de mon anatomie, ne partant que quand j’ai menacé d’appeler la police et qui m’a foutue une putain de trouille
– les filles sont des psychopathes qui pensent que tous les mecs veulent les sauter. Alors que l’amitié homme/femme, c’est concevable AUSSI pour un mec.
– mon ex (Alexandre) est un mec bien (certes avec ses défauts mais qui n’en a pas?) et je ne laisserai personne dire le contraire. Parce que si je suis sortie avec et aimé de tout mon coeur, c’est pas pour rien. Et s’il s’est tapé trois heures de train juste pour une rupture en bonne et due forme, c’est qu’il ne s’intéressait pas qu’à mon cul.
– mon proprio est un connard qui ose me réclamer 80 euros de charge alors qu’il ne m’a pas remboursé un centime sur les 800 euros de facture de plombier de janvier. Même que si je paie pas, il appelle mes parents. Je prie très fort pour qu’il tombe sur ma mère, histoire qu’on rigole.
– l’épilation laser me fait rêver
– le masque capillaire nutrigloss me fait de superbes cheveux mais je dois quand même aller chez le coiffeur.
– ils font chier à l’INALCO de pas filer des conventions de stage aux premières années, j’irai donc faire semblant d’étudier le russe ailleurs. D’ailleurs, le Russe, ça me fait grave kiffer, je rêve qu’on me parle en russe pendant l’amour (ou croate, à la limite, surtout si c’est le Dr Kovacs), même (et surtout) si je comprends rien.
– j’ai reçu le catalogue sexyavenue, y a un vibro pour langue qui m’a interpellée. A noter que ça sert à rien d’envoyer ça dans une enveloppe banale si au-dessus de mon nom, on lit clairement dans la fenêtre de l’enveloppe : « code : sexy ».
– ce week-end, je vais voir la mer et faire de la moto!
Promis, je me rattrape la semaine prochaine!
Le soir où jai compris
Par Gauthier
Je viens de balancer mon téléphone à travers la pièce. J’ai avalé une barrette de lexo. J’ai allumé une clope. J’ai changé mon pseudo msn. J’ai raconté ma soirée à Nina. Et j’ouvre une page word (tout en allumant une deuxième cigarette) pour vous parler…
Ça fait trois mois que je me voile la face. J’attends que connard d’ex me donne de ses nouvelles, qu’il me dise qu’il m’aime, qu’il veut revenir pour de bon avec moi, qu’il a repéré un super petit T3 rive gauche et qu’il m’attend pour signer les papiers… Mais j’ai beau insulter mon téléphone dans toutes les langues pour qu’il affiche « Connard d’ex appelle », rien ne vient…
Alors ce soir je décide de prendre ce maudit moyen de communication entre mes frêles mains, et j’appelle. Répondeur ! Ben voyons… Il filtre forcément, je l’insulte 30 sec, et je raccroche. Il rappelle dans la minute. Là c’est clair ce bâtard filtre ! Merde j’ai promis de pas appeler pendant 2 mois, je tiens 3 mois, et encore il trouve le moyen de pas prendre mon coup de fil…
Je lui demande de me dire ce qu’il doit me dire parce que j’estime que je mérite de l’entendre, je mérite qu’il prenne 2 min de sa vie pour me dire qu’il ne m’aime pas et qu’il ne veut pas se remettre avec moi. Comme c’est un garçon poli il le fait, dans des termes d’une froideur et d’un détachement que je ne pensais pas possible chez l’homme que j’aime.
Tout s’effondre. Absolument tout. On parle une heure. Je pleure à moitié, je ris un peu, comme d’hab on parle de tout mais surtout pas de ce qui fâche. Je finis par lui demander de ne pas me rappeler avant le nouvel an. Que j’ai besoin de plus entendre parler de lui. Lui, le seul homme qui m’a brisé le cœur trois fois.
Je m’en veux pour ma naïveté, je lui en veux pour sa façon de me traiter, je nous en veux de n’être capable que de nous faire du mal, alors qu’on ne veut que le bonheur de l’autre.
Il ne changera jamais, je ne changerai plus, je l’ai suffisamment fait. Je vais pas me faire greffer un vagin pour qu’il puisse me présenter à sa mère. Il ne va pas devenir gentil pour me faire plaisir…
L’amour et la haine se mélangent, et il en ressort un sentiment étrange, un sentiment que je n’avais pas éprouvé depuis très longtemps, un sentiment que je déteste par-dessus tout : l’envie d’en finir.
Je me suis juré de ne jamais mettre fin à mes jours, pourtant si je pouvais mourir ce soir j’en serais heureux. Dieu si tu m’entends, la rupture d’anévrisme c’est quand tu veux…
Alors voilà, c’est fini, 5 ans de ma vie qui prennent fin en un coup de fil de 52 min, sans larmes réelles, sans cris, sans joie, sans rien d’autre que d’avoir l’impression que le monde est trop difficile à supporter, que plus rien n’est beau ici bas, que la nuit est partout ou je regarde, que mon regard n’accroche que du vide, que je ne suis que du vide, que je ne suis rien. Je ne suis rien à tes yeux, je ne suis rien aux yeux du monde, je dois faire correspondre cet état de fait avec la réalité.
Je vais plonger dans la nuit, me perdre en elle, et ne plus jamais accrocher la lumière qui m’est, dorénavant, insupportable.
La fin est là, je la touche, je la frôle, je la sens, elle m’appelle, je vais lui répondre. Les sentiments humains ne sont rien quand ils sont happés par un trou noir, tout est mâché, aspiré, détruit, et tout devient vide. Je suis vide. Sans mon amour pour toi je suis vide.
Sors de ma vie, sors de ma tête, sors de mon cœur, va-t-en et ne reviens jamais. Laisse-moi ici, vide, déjà mort, laisse-moi crever dans ton souvenir, me vautrer dedans jusqu’à ce que l’écoeurement de mon insignifiance me permette de me libérer.
Oh non bien sûr tu n’as rien à te reprocher, je n’ai malheureusement rien à ne me reprocher non plus. Et le vide prend toute sa place.
Plus rien n’est beau, plus rien n’a de goût, plus rien ne me donne envie d’ouvrir les yeux, je vais donc les laisser fermer.
Je vais vider mon corps de tout ce qui l’attache sous la lumière pour laisser la nuit entrer dans mon vide.
Comment écrire un article quand on a rien à dire
Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.

Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).
Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !
Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).
Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.
Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !
Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.
Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.
Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?
Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !
Et en bonus, un youtube!!
Rattrapage?
Aujourd’hui, j’ai reçu le texte de Bobby pour la vingtenaire Academy. Je vous laisse décider si il doit être sauvé ou pas ! En tout cas, son texte est lisible ici !
Spermattitude
Bon, je suis au regret de vous annoncer que je ne pourrai pas trop en dire, j’ai une clause de confidentialité dans mon contrat ! Hééé oui ! Mine de rien, y’a du gratin (local, national et même pour certains connu internationalement !) qui passe par ma petite boutique, donc je ne peux pas tout vous dire… Ce qui n’empêche que je peux en raconter quand même un peu !!!
Déjà en 7 jours de travail, je me suis fait brancher deux fois par deux mecs ! Ok, je suis homo, mais ce n’est pas forcément marqué sur ma gueule, quand même… Si je dois chercher une raison à cela, je l’associerais plutôt au fait que 99% de la clientèle est masculine ! En effet, je n’ai vu qu’une seule cliente venir seule, et 2 ou 3 avec leurs mecs… Et quand je dis que je me suis fait brancher, c’est pas pour de rire ! Dans ma petite boutique, on a des gadgets et des films, mais on a aussi des cabines de projections. En gros, tu viens entre deux horaires, tu payes, et tu mates tranquillou ton film de cul dans ta cabine, du papier essuie-tout est à disposition, tu laisses ta commission dans la poubelle, et basta ! Et ça marche plutôt pas trop mal… hé oui, quand on a bobonne à la maison, il faut bien trouver un moyen de les voir, les films X ! J’en vois passer des litres de sperme comme ça…
Bref… un jeune homme, la vingtaine (hé oui, c’était un vingtenaire ! Je le sais, j’ai demandé ses papiers !) part dans sa cabine… il visionne un film gay. Il redescend, son affaire finie. Et là, il se plante dans un coin de la boutique où il commence à se toucher allègrement le sexe à moitié caché derrière un poteau… Je le vois faire, mais il doit penser que je ne vois pas son manège car la moitié haute de son corps est cachée. Oui, je ne vois pas sa tête, certes, mais je vois bien le reste ! Ok, le monsieur a eu beau s’être vidé les testicules, on dirait qu’il a encore de la réserve… Puis, se décalant légèrement afin d’être en ligne directe vers ma personne, le voilà qui recommence en me fixant droit dans les yeux ! Bon, là, je me dis que non seulement, il a encore de la réserve, mais en plus, je suis la victime qu’il s’est choisi pour assouvir ses fantasmes ! Bref… moi, pendant ce temps, je décris par textos, mort de rire, la situation à notre Gauthier national ! Voyant le non-intérêt de ma personne à son égard, mais ne voulant pas rester sur sa faim, le jeune survolté me reprend un film et remonte en cabine s’astiquer le manche à balais… Il part… mais à peine quelques secondes sont passée qu’il redescend ! « Excusez-moi, mais… y’a pas de papier… » « Ok ! Pas de problème ! Remonte, et je t’en amène ! » La dessus, je lui amène son sopalin… Normal, c’est mon boulot ! Et là, que trouve-je ? Qu’ouïs-je ? Que vois-je ? Le jeune homme, dans sa cabine, torse nu et la bite à l’air ! Je lui tends son papier, je lui demande « C’est bon ? T’as tout ce qu’il te faut ? » Un peu déconfit devant mon manque d’intérêt à son égard, il bredouille un « Oui, merci » et je repars, abandonnant mon minet dégoulinant de sueur seul dans sa cabine… Il faisait chaud, certes, mais je pense que la testostérone le faisait suer un bon peu aussi ! Un bon quart d’heure passe, moi je raconte, par texto toujours, l’épisode à mon Gauthier, et le voilà qui revient ! « Pardon, j’ai un problème avec le son » « Ok ! J’arrive ! » Voilà que je le rejoins, il était décent, il avait gardé son caleçon ! Je lui remets le son, « Ca te va comme ça ? » « Heu… oui… heu… j’ai envie de toi ! » Ha ben ça alors ! Je l’aurais pas deviné !!! Et là, royal que je suis, je lui mets la main sur l’épaule et lui décroche un « désolé, je ne mélange pas travail et plaisir ». Je pense que le monsieur est resté sur sa faim !
Il lui a pas fallu 3 minutes pour se rhabiller et descendre après ça ! Bon, il était sympa, on a un peu parlé, vu qu’il n’y avait personne dans la boutique et que j’avais du temps à tuer… Il a un peu insisté, mais quand je lui ai clairement dit que « non, je ne suis pas libre après le boulot, je vais rejoindre MON COPAIN qu’il est beau comme un dieu qu’il est parfait qu’il fait super bien l’amour, et en plus je suis fidèle, etc etc » il a finit par comprendre que ses chances étaient quelque peu compromises… Deux jours plus tard, un « timide » qui « n’était pas du coin, je viens d’aménager » m’a aussi demandé si j’étais gay et si, le cas échéant, je voulais bien qu’on se voit, et je ne pense pas, au vu de son discours, que c’était pour cueillir des fleurs ou faire des gâteaux… Mais dites donc ? Ok, je bosse dans un sex-shop, mais faut pas pousser mémé, quand même ! Ok, c’est l’industrie du sexe, mais est-ce que ça veut pour autant dire que les vendeurs sont aussi à vendre ??? Lecteur, ça te viendrait à l’esprit de prendre 8 tranches de jambon et une cuisse de charcutière quand tu vas au supermarché ? Ou alors un carnet de timbres et un guichetier frais quand tu vas à La Poste ? Non ? Ben moi c’est pareil ! Je ne suis pas une marchandise ! Non mais !
Sinon, ce travail me montre une nouvelle vision de la misère humaine… Car il y a de la misère, c’est sur ! Sur le plan social, certes, mais aussi sur le plan psychologique… Je n’ose imaginer combien d’entre eux viennent ici mine de rien pour mater des films et rentrent la bouche en fleur le soir à la maison rejoindre leur légitime… Et combien de personnes, s’adonnant à de sombres plaisirs solitaires, peuvent défiler sous mes yeux…
Certes, un sex-toy est un objet comme les autres, et certains vingtenaires (des filles surtout, tiens, d’ailleurs !) en ont quelques-uns dans leurs tiroirs ou sur leurs étagères… Mais de là à uniquement trouver son plaisir à l’aide de ces substituts, ça en devient triste… Si vous voyiez la gueule de la plupart des poupées gonflables ! On a fait des ballons pour enfant plus développés que ça ! Faut vraiment se trouver dans une situation personnelle très particulière pour en arriver là… Que cela soit sur le plan social, c’est-à-dire ne pas être capable de se trouver quelqu’un pour assouvir ses pulsions, ne serait-ce que pour un soir, mais aussi sur le plan psychologique, pour en arriver à si peu s’estimer et à se dire que c’est tout ce qu’il leur reste à faire à défaut de trouver un partenaire sexuel… Le vibro, ok pour vous, mesdames, mais la poupée « realistic » d’un black avec faux poils dessinés dessus et un gode en guise de sexe, là, quand même, faut en vouloir !
Voilà un petit résumé de ma première semaine de boulot… Ha oui ! J’allais oublier ! La rubrique « les nouveautés du mois » ! Alors cette semaine, nous avons reçu un petit vibro de poche, super design, avec un « capuchon chatouilleur » à 8 branches à mettre dessus pour la stimulation du clito ! C’est rose, c’est mignon, et ça sera du plus bel effet dans vos sacs à mains, mesdames et mesdemoiselles ! Dans la même gamme, mais en chromé ce coup-ci, le spécial Point G avec extrémité recourbée pour se donner un maximum de plaisir… Pour plus de renseignements, contactez-moi… Non, je déconne ! Vais pas en plus faire des heures sup sur le site…
Recette magique pour la réussite d’un couple

L’autre jour, je lisais le blog de Lambchop qui parlait couple et comparait ça à une société. Bon, je vais pas résumer son article, zavez qu’à le lire (là !!). Bon, ben, moi, ça m’inspire, même que j’en fais un article. Un couple, c’est quoi : un
homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme, choisissez selon vos préférences. Bref, deux personnes qui s’aiment et ont décidé de faire un bout de chemin ensemble. Jusque là, tout va bien. Mais la réelle question est : comment on fait pour que ça dure ?
Ado, alors que je me trouvais délicieusement moche, je me disais : un couple, c’est un mec qui me plaît ET à qui je plais… C’est limite impossible, quoi. 10 ans plus tard, le raisonnement est différent : deux personnes qui se plaisent, jusque là, tout va bien. Mais deux personnes qui arrivent à vivre ensemble, là, ça se corse. Et quand je parle de vivre, je parle même pas d’emménager sous le même toit, non, non ! L’autre soir, je discutais avec Emma qui me demandait pourquoi on ne se prenait que des murs, question à laquelle je n’ai pas de réponses. Non mais c’est vrai : on n’est pas moches, on n’est pas connes, on a tout plein d’affection à donner et tout ça. Donc je lui réponds ce que je pense : c’est juste une question de timing. Quoi qu’est-ce ?
En effet, imaginons que je rencontre Paolo, le bon voisin, là, toujours le même. Alors voilà, on se plaît, on conclue et on devient officiellement un couple. Mais imaginons que nos attentes soient pas les mêmes. Que l’un ait envie de trouver une moitié pour longtemps alors que l’autre n’a surtout pas envie de se caser. Bon, ben, là, malgré toute la bonne volonté de celui qui veut passer devant le Maire, ça ne durera pas, c’est pas plus compliqué. Bon, ce cas-là, n’importe qui aurait pu le trouver, c’était facile.
Mais après, la question du timing ne s’arrête pas là. Même deux individus ayant le même désir d’engagement peuvent se rater. Parce que l’un a des soucis à ce moment là et qu’il ne peut pas gérer une relation de couple. Il y a aussi les incompatibilités d’humeur. Il y a des moments dans la vie où on recherche un type de personne en particulier, par exemple un homme protecteur, sûr de lui. Bon alors reprenons Paolo, sur le papier, on est le couple i-dé-al. Sauf que Paolo doute de lui, il cherche actuellement du boulot et n’est pas au top de sa forme et donc, pour le côté sûr de lui, je repasserai. Pourtant, quand il aura signé son CDI, le Paolo, il me protègera de ses bras musclés mais je serais peut-être déjà partie, allez savoir.
Souvent, quand quelqu’un se fait plaquer, il se demande ce qu’il a mal fait. Ne nie pas lecteur, on se pose tous la question ! Mais pourquoi il m’aime pas ? Qu’est-ce que je n’ai pas ? Bon, évidemment, des fois, y a des raisons genre « non mais en fait, je t’ai pas dit mais je suis marié » mais souvent, c’est juste que ça ne devait pas durer plus longtemps ? Fataliste ? Certes mais pourquoi faudrait-il qu’il y ait toujours un coupable et pourquoi faudrait-il toujours que ça soit nous ? Evidemment qu’une rupture, ça fait se poser des questions, surtout si monsieur (ou mademoiselle) en préfère un(e) autre. Mais peut-être que dans d’autres circonstances, ça aurait marché, c’est juste que c’était pas le bon moment. Attention, je dis pas que, du coup, il faut jouer les Pénélope en attendant qu’il/elle revienne à un meilleur moment, non, non, non. Faut savoir aussi tourner les pages. Mais faut arrêter cette autoflagellation systématique. Si on a eu des torts, autant les reconnaître, ça nous fera avancer. Mais parfois, il n’y en a juste pas.
Je n’ai jamais su pourquoi Arnaud ne m’avait jamais rappelée mais je suis persuadée aujourd’hui que le problème ne venait pas de moi. Sans dire que je suis la petite amie idéale, je n’avais alors commis aucun faux pas, je ne m’étais montrée ni trop étouffante ni trop distante. Je pense juste qu’avoir une petite amie pendant un mois, c’était assez pour lui. Peut-être qu’un jour, il changera mais j’avoue que je m’en fous comme de ma première barquette de Petit Lu à la fraise. De toute façon, je pense qu’à la longue, c’est moi qui serais partie car il ne correspond pas au type d’homme qu’il me faut. C’est-à-dire un mec qui lit autre chose que des forums ou des magazines sur les motos.
En somme pour moi, un couple, ce sont deux personnes qui se rencontrent et se correspondent au bon moment. Dur à trouver ? Oui mais quitte à passer le reste de ma vie avec un gars (et peut-être même partager mes gênes avec lui pour faire des enfants), autant le faire avec quelqu’un qui me correspond plutôt que d’essayer à tout prix de me changer et de le changer pour que ça marche. Parce que ça, c’est voué à l’échec.
PS : Puisqu’on parle de Lambchop, messieurs, prière de vous rendre ici et de participer à ce petit site, ça nous fera plaisir !
