Arrête de râler : agis !

Je l’avoue : je suis une râleuse. A dire vrai, j’aime bien ça car, comme je le dis toujours « ça va mieux en le disant ». Parfois, un truc m’agace, je le verbalise et hop, je passe à autre chose, merci, au revoir. Mais parfois, c’est plus profond, insidieux, je me dis que la vie est trop injuste, qu’une situation me pèse… Oui, ok, très bien mais à un moment, ne reste qu’une solution : bouge ton cul.

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Tout a commencé peu avant Noël, alors que je suivais distraitement la détox 21 jours d’Anne Ghesquière sur Feminin Bio (qui m’a permis entre autre de découvrir le jus d’herbe, mon geste beauté du matin, et la monodiète à laquelle je recours de temps en temps. Mais aussi l’existence des bains dérivatifs* qui me font un peu peur). En jour 3, Anne énonce l’évidence : tes bourrelets, soit tu les acceptes, soit tu t’actives vraiment pour les faire disparaître mais râler dessus ne sert à rien. Mais oui, tu as raison, Anne.

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Comme je l’expliquais un peu sur mon article de résolutions, je veux être une femme parfaite (enfin, selon ma propre définition). Y a Nina la vraie, celle du quotidien qui a sa belle panoplie de défauts plus ou moins gérables, plus ou moins avouables ou carrément honteux et y a la Nina idéale, celle à qui je rêve quand ma vie me saoule. Une Nina plus mince, avec des fringues et bijoux de malade qu’elle réaliserait elle-même pour un style unique, une Nina qui se lèverait plus tôt le matin, aurait un appart bien rangé et joliment décoré, qui écrirait beaucoup et finirait enfin un de ses putains de romans arrêtés à la page 37 et aurait l’audace insensée de l’envoyer à des éditeurs. Une Nina qui se bougerait le cul pour obtenir des freelances pour partir en voyage plus souvent. Oui, la Nina idéale a aussi des journées de 36h, c’est sans doute là où le bât blesse.

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En progressant dans la vie, j’ai bien conscience que je peux pas être tout à fait la Nina parfaite puisque, donc, la Nina parfaite a de trop longues journées et que je peux pas suivre. Moi, mes journées ne font que 24h dans lesquelles j’essaie de caser le boulot (enfin, ça, « j’essaie » pas, je suis pas sûre que mes N++ trouveraient cool le concept de « non mais aujourd’hui, je viens pas, je voudrais me coudre une super tenue plutôt. A demain ! »), le sport, mes amis, mes amants, écrire un peu (au moins pour le blog), lire (je termine l’intégrale III de Game of thrones pour vite lire le 04 avant le début de la 4e saison et comme ça, vous pourrez bien aller vous faire foutre, les spécialistes du spoil)(en 2014, je ne suis pas résolue à être moins vulgaire), dormir, essayer de me cuisiner des trucs qui cultivent pas trop mon gras. Et c’est déjà beaucoup. Quand je racontais ma vie à la naturopathe, elle m’avait rappelé mon droit à la paresse. C’est pas tout à fait tombé dans l’oreille d’une sourde. Maintenant, le soir, si je suis claquée, j’essaie plus d’écrire des articles à tout prix, je me contente de glander sur tumblr ou pinterest. C’est pas grave, j’ai aussi le droit de souffler. Puis il est marrant ce gif…

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Mais je continue de râler. Parce que je voudrais être Elle quand même, la Nina idéale. Puis ce fameux article sur la râlerie et je remets les choses en place : bouge toi le cul ou renonce mais arrête de vivre dans l’ombre de cette fille idéale qui n’existera très certainement jamais. Arrête d’attendre sagement dans ton coin que l’on reconnaisse ton talent, va l’exposer, ouvre ta gueule, sors les griffes. Enfin, dans le bon sens du terme, l’eye du Tiger qui se bat dans son intérêt mais sans aller croquer d’éventuels alliés quoi.Personne ne nous attend jamais. Travailler bien est une bonne chose, avoir du talent aussi mais techniquement, ça ne suffit pas. Dans toute la masse de vos collègues, vous en avez certainement de très bons mais peu mis en avant et des moins bons qui progressent vite. Non pas parce qu’ils ont couché (enfin, je suppose que ça dépend des cas mais ce n’est pas le sujet) mais parce qu’ils se sont bougés le cul. Idem pour n’importe quelle success story : personne ne se fait découvrir par accident. A part peut-être Laetitia Casta. Mais regardez, mettons, les blogueurs qui réussissent, qui « grâce à leur blog », ont réalisé un rêve, ont pu faire un voyage idyllique, sorti un livre ou je sais quoi. Ils n’ont pas attendu dans leur petit coin virtuel, ils ont pénétré les cercles des blogueurs, rencontrés, démarché, pour se faire leur place au soleil ou du moins près du buffet. Ca marche pour tout. Si tu veux devenir une star de la chanson, ça fonctionnera peut-être mieux si tu tentes des castings plutôt qu’en chantant dans ta salle de bain.

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En fait, la question n’est pas « pourquoi eux et pourquoi pas moi » mais « es-tu prêt(e) à te bouger le cul pour tenter ta chance ? ». Si la réponse est oui, procède, si la réponse est non… Arrête de râler. C’est pas bon pour le teint de toute façon. Même si, ok, on a le droit aux mouvements d’humeur, faut pas déconner non plus !

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* les bains dérivatifs nécessitent le port de poches de gel à l’entrejambe parce que les animaux ont le pubis à l’air et pas nous et c’est pas bien. Perso, je suis pas sûre d’être prête à me glisser du froid là…

Mon coeur en lambeau

Par Audrey

La rupture est un deuil. Au début, je n’y ai même pas cru. Alors que Benoît m’expliquait que le « nous » était mort, j’étais noyée sous un tsunamis de pensées tantôt rationnelles, tantôt émotionnelles, surtout contradictoires. Que faire ? Quoi dire ? Il est sérieux, là ? Je l’aimais bien, moi, cet appart… Dois-je pleurer, crier ? Me montrer compréhensive ? Lui jeter au visage ce verre qu’il a imprudemment laissé à ma portée ? Les codes de la bienséance n’ont jamais rien dit à ce sujet.

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Alors je n’ai rien dit. Je suis restée coite, abasourdie. Sur le coup, Benoît s’en est même inquiété, craignant sans doute que ce soudain mutisme annonce une explosion imminente, un peu comme avant une éruption volcanique. Mais non, je ne savais juste pas quoi dire ni faire, mon cerveau était parti en vrille. De fait, cette première phase de rupture fut douce. C’est après que ça s’est compliqué.

« Il reviendra forcément, ils finissent tous par revenir »

Dans la phase de deuil telle que présentée dans toutes les séries médicales américaines, il y a une phase de déni. J’y suis passée. Après avoir pris mes petites affaires et être partie vivre chez ma bonne amie Elisabeth, je me suis réconfortée en me disant qu’il s’agissait d’une erreur, qu’il reviendrait forcément. Il paraît qu’ils finissent toujours par revenir. Je ne sais d’où je tiens cette croyance si on considère que 100% de mes exs ne sont jamais revenus… Mais peu importait. Benoît avait juste commis une petite erreur de jugement, il ne tarderait pas à me rappeler pour me supplier de revenir.

Il ne le fit pas. Alors commença la phase de colère où j’usais d’un vocabulaire varié et ordurier pour désigner mon désormais ex. Connard, connard, connard ! Tu m’as quittée alors que j’étais la petite amie à peu près parfaite, douce et aimante, patiente, dévouée… Peut-on à ce point être crétin ? Non mais c’est vrai, à quel moment décide-t-on de quitter la femme parfaite ou à peu près ? Une femme qui compose délicatement avec tous vos défauts parce qu’il en avait un paquet ! Tu savais qu’il ronflait ? Tu n’imagines pas les courtes nuits que j’ai passées à ses côtés… Pas parce qu’il me sautait dessus, non, ça, c’était plié en 5 minutes mais parce qu’il me faisait plus de bruit qu’un avion au décollage, pour te dire ! Je suis sûre que j’ai perdu des points d’audition. Puis tout est de sa faute ! En la jouant “on reste pote”, il m’a laissé croire qu’il y avait un espoir alors même qu’il se tapait déjà l’autre greluche. Je le déteste, je le hais !

Tu as posé ta valise dans un nouvel appartement, plus petit, imparfait, mais il marquait la fin d’une parenthèse de 6 mois

Et puis un jour, tu te résignes. Tu te dis que c’est plus si important, qu’il revienne ou non. Tu as posé tes valises dans un nouvel appartement, plus petit, imparfait, mais il marquait la fin d’une parenthèse de 6 mois durant laquelle j’ai pleuré sur mon sort, sur notre sort. Enfin, j’étais prête. Chapitre Benoît clos, entamons le suivant.

 PS : Je continue mes petits tests, notamment dans la mise en page qui fait un peu chronique magazine et surtout l’illu, qui ne donne pas du tout ce que j’imaginais (je m’inspire à la base pas mal des théâtres des ombres mais je suis pas encore assez douée en Photoshop pour faire des contours propres) mais j’arrive pas à dire si ce résultat là est cool ou franchement atroce. Donc si avis vous avez, exprimez-vous. Moi pas graphiste, moi zéro susceptibilité sur la question.

La balade du larron relou

Attirés l’un par l’autre, le désir les titilles, leurs peaux s’appellent, leurs doigts se frôlent, leur souffle se fait plus court. J’ai envie de toi, ma bouche crève de s’unir à la tienne, mon corps meurt loin de ta chaleur. Toi aussi, tu le veux, je le vois dans ton regard enfiévré. Toi. Moi. Et ce bon relou de 3e larron qui ne semble pas avoir pigé qu’il était légèrement de trop…

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C’est une vraie histoire. Au bord de la piscine du Airport Resort de Male (c’est mieux que ça en a l’air), une vingtaine de Français foutent un peu le bordel. Alors que l’heure de rejoindre l’aéroport se rapproche, un homme et une femme s’isolent un peu. Ca fait quelques jours qu’ils se tournent autour mais l’intimité sur un bateau est une denrée rare. Alors que le groupe commence à lever le camp, ils traînent, se mettent mutuellement de la crème solaire… La tension sexuelle est palpable. Les autres Français se bougent, ils prendront la navette suivante… Tous les autres ? Non, reste le relou, celui qui, on ne sait pas pourquoi, décide de rester avec eux pour lire encore un peu… Décidément, personne ne leur laissera cette intimité propice à tout rapprochement amoureux.

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Parce que faut dire ce qui est : passé un certain âge et en deça d’un certain seuil d’alcoolémie (ou éventuellement sur le quai d’un métro parce qu’il est l’heure de se séparer et que la soirée ne peut se terminer autrement), un premier baiser se savoure à deux, rien qu’à deux. Même si l’amour (avec un petit a) isole les amoureux dans leur petit univers douillet (comment expliquer autrement les couples qui roucoulent dans un lieu aussi glauque que le métro ?), à un moment, on aime bien être à deux, rien qu’à deux. Surtout que si on n’a vraiment pas de chance, le larron relou est vraiment d’une finesse à toute épreuve, se sentant obligé de commenter “hé mais je me sens un peu chandelle là, ohohoh huhuhu” Ahahah, ta gueule.

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La vraie question est : pourquoi ? Evidemment, on peut arguer que, parfois, on ne fait pas attention. Les rapprochements ne sont évidents que si on est attentif, si les autres nous intéressent à minima. On a tous connu cette situation où cet autre qui nous tente tant devient soudain à portée mais voilà-t-il pas qu’un troisième qui n’a rien à faire dans l’histoire tape l’incruste et diminue notre voilure. Dégage, dégage, dégaaaaaaaaaaaage !! Mais comment signaler poliment – le mode harpie est rarement un élément positif dans le jeu de séduction – à l’importun qu’on aimerait qu’il aille voir ailleurs si on y est ? Sans parler du fait que rien que d’en parler, rien que de prononcer les mots « dis, pardon, est-ce qu’il te serait possible de t’absenter quelques instants pour que Machin-e et moi échangions un premier baiser en toute intimité », la magie est cassée. On pourrait espérer l’intervention d’une 4e personne qui viendrait déloger le larron relou mais si la manoeuvre n’est pas subtilement réalisée, ça brise quoi qu’il en soit le romantisme… Ceci étant, rassurez-vous, pour avoir été victime d’un larron relou par le passé, ça n’a rien empêché et, au moins, ça a constitué une anecdote.

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Des fois je me dis que la séduction devrait être maillée de codes clairs. Par exemple « hé Bidule, pourrais-tu aller nous chercher un café » devrait universellement dire « hé toi, tu dégages, steuplé ? Merci, bisous ».

Voyager seule : même plus peur

Quand on me lit, on a la sensation que je suis une super aventurière (si). Mais en vrai, je suis une petite chose qui s’effraie facilement. Genre sur le coup, partir en vacances aux Maldives, ça me rendait toute hystérique de joie. J’avais de toute façon le volume 3 de l’intégrale de Trône de Fer donc même pas peur de m’ennuyer, ça risquait pas. Mais à quelques heures du voyage, autant vous l’avouer : je faisais vachement moins la maline.

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D’ordinaire, je voyage avec mes copines, ma famille ou mes clubs de plongée donc en gros, je me repose facilement sur la masse, je suis. Quand on part à deux, on se soutient : y en a toujours une pour guider l’autre, pour voir le bon panneau. Là, je partais seule, seule. Personne pour me dire que quand tu vas au Terminal 2A de Roissy, prendre le RER n’est pas une bonne idée (c’est juste à l’autre bout du monde). Personne pour me guider vers la bonne porte, des fois que je sois soudain victime d’une étrange dyslexie numérique qui me ferait confondre la porte 57 et la porte 75. Encore que Roissy, c’était facile. A l’aéroport de Muscat (Oman), j’ai moins rigolé : atterrissage à 7h du mat, heure locale… Soit 4h du mat parisien et je dois attendre 1h30. J’ai trouvé personne de mon groupe et je meurs de sommeil, je comprends rien aux annonces crachées dans le micro, j’écoute la musique sur mon iPhone en mettant un réveil pour être sûre de pas rater mon coup. Autant vous dire que je n’ai aucun souvenir du vol Muscat-Male qui a suivi (quasi 4h, je dormais déjà au décollage ou à peu près). Par contre, je me souviens très bien de mon arrivée à Male où je me suis dépêchée de passer à la douane de peur de passer en dernier et d’être oubliée par mes camarades. Je guettais la foule pour repérer où étaient ceux que j’imaginais être des futurs compagnons de galère (j’avais raison pour certains, tort sur d’autre. Notamment sur ce charmant garçon vu à l’aéroport de Male qui m’a soudain dégainé un guide de la Thaïlande. Crac mon petit coeur). Finalement, j’étais la 3e sur 19 à retrouver nos gentils encadrants.

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Puis tout s’est bien passé. J’ai lu, oui, mais j’ai aussi bien discuté avec des tas de gens, j’ai bien rigolé, j’ai vraiment passé de bons moments. De belles vacances avec un groupe de pote que je ne connaissais pas au moment où j’ai posé le pied dans l’A330-200 d’Oman Air et que je ne reverrai peut-être jamais mais peu importe au fond. Sur le coup, j’étais bien avec eux et j’ai eu ma petite nouvelle tribu pendant une semaine. J’ai discuté avec des gens que j’aurais sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer par ailleurs, j’ai ouvert mes écoutilles. C’est toujours fascinant de voir à quel point un voyage sur un petit bateau peut créer une sorte d’intimité fragile, douce, éphémère. Hier on ne se connaissait pas, demain, on se perdra de vue. Mais là, de suite, on est bien tous ensemble.

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Au fond, partir seule, c’est aussi prendre des vacances de sa propre vie. Passé les 5-10 mn où tu racontes ce que tu fais dans ta vie, tu n’en parles plus. Tu évoques un peu ta famille, ton neveu d’amour, les amis que tu aimes. Les gens que tu n’aimes pas, tu les oublies, tu n’en parles pas, pourquoi faire ? Médire avec des gens qui ne connaissent pas l’objet de votre désaffection n’a aucun sens. Médire loin d’eu n’en a de toute façon pas, la médisance ne pouvant être pour moi qu’une catharsis, un besoin de soulager les sentiments mauvais que nous suscitent cette personne que l’on n’a pas le choix de fréquenter. Là, elle est loin : physiquement et mentalement. On ne parle pas de ses soucis non plus. Ca intéresse qui, mon découvert abyssal, mes cervicales bloquées de décembre, ma crise de foie de Noël ou peu importe. Oui, je traite mieux mes camarades de voyage que mes lecteurs de blog (j’ai été traumatisée). On part loin, une jolie parenthèse. Le seul regret, parfois : ne pas pouvoir partager tout ça avec quelqu’un que l’on aime…

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Bon, dès que j’ai cambriolé une banque, je me refais ça !

Arrête de hater

Hater, néologisme issu du verbe « hate » en anglais, à ne pas confondre avec hâter, qui n’a rien à voir. Donc « hater », de l’anglais « hate », activité favorité de la plupart des Twitterers. Et ils commencent à sacrément me fatiguer.

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Puisqu’on est en pleine période de bonnes résolutions, j’ai envie de t’en proposer une, à toi, Internaute qui crache ton fiel plus vite que ton ombre. Je te vois surtout sur Twitter, parfois sur Facebook, plus rarement sur les blogs : parce que bon, tu aimes bien cracher à la gueule des gens mais pas trop qu’ils le sachent quand même. Le courage a ses limites.
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Donc tu détestes, tu appliques à la lettre le « haters gonna hate ». Tu ris de tout, tant que ça te permet de cracher ton fiel. L’accident de train près de St Jacques de Compostelle t’a fait hurler de rire parce que bien fait pour ces connards de cathos avec leur Manif pour tous. L’incendie de Ladurée était fort marrant parce que ça fait chier les blogueuses mode, hihi ahah. A propos de blogueuse mode, elles concentrent sur leur pauvre tête la haine de tas d’autres blogueurs et surtout blogueuses. Ca vire à l’hystérie collective, franchement. Dernièrement, j’ai découvert la haine violente que plein de filles éprouvent pour une dénommée Valentine. Alors la demoiselle semble spéciale, à ce que j’en sais, mais de là à lui cracher à la gueule tous les jours ou presque et aller la traquer jusque sur Air BnB, pardon les filles mais faut vraiment voir à aller se faire soigner. On dirait les associaux du lycée aux cheveux gras qui fument des clopes roulées en se croyant les rois du monde et qui ricanent des populaires. Non mais faut arrêter de croire que c’est cool… Drazic est un mythe, ce mec n’existe pas en vrai !
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Bref, sur Twitter, on aime tout dégommer, surtout ce qui est à la mode. Stromae qu’on adulait hier semble devenu le nouveau paria, les films, les livres, les acteurs, ta famille, ton voisin, Noël… Je comprends la vertu purgative du râlage, je le pratique ardemment. Mais une fois avoir craché un bon coup ma déception d’un film/livre/whatever, je passe à autre chose. Je ne balance pas mon cynisme prémâché sur tous les sujets que je vois passer, je ne lis pas avec avidité les blogueurs que j’aime pas juste pour me foutre de leur gueule avec mes copines virtuelles. Mais bon, ma vie est remplie, j’ai déjà plus le temps de lire les blogs que j’aime alors le reste…

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Alors, moi, j’aimerais qu’en 2014, on arrête de hater gratos, qu’on se pose la légitimité du tweet qu’on va poster. Etre toujours dans le rejet perpétuel, est-ce réellement une bonne chose ? Naaaaaan. En un, partager des choses qui me paraissent intéressantes rendra le monde meilleur. J’aime aller sur Twitter pour lire des articles qui peuvent m’apporter une connaissance, une distraction, papoter un peu avec mes coupains et coupines. Non mais c’est vrai, je décide de faire une petite pause procrastination et me voilà trouvée en plein bain acide qui me rongent mon estomac qui ne se porte déjà pas le mieux du monde. Pourquoi vous me faites ça ? Vous voulez pas un peu balancer des coeurs et des câlins pour changer ? Et puis en 2, être aigri comme ça, c’est pas bon. Ca vous brouille le teint, ça vous carbonise l’estomac. Alors, en 2014, offrez-vous une vie plus belle : effacez ces blogs que vous détestez de vos flux RSS (oui, je sais que vous vous êtes abonné juste pour cracher votre venin : pa-thé-ti-que), râlez intelligemment mais pas systématiquement (sans quoi, vos avis négatifs ne vaudront pas tripette), diffusez les articles intéressants et pas les mauvais dont vous avez envie de vous moquer.

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Parce que, comme je dis toujours, l’anticonformisme n’est qu’un autre conformisme et vous vous y vautrez avec tellement de facilité que ça me fatigue légèrement.

Je suis le meilleur des plongeurs

Article inspiré de celui-ci : le plongeur qui se la pète

Qu’on se le dise : la plongée n’est PAS un sport. D’ailleurs, la preuve, y a même pas de championnats. Faut dire que le but, c’est de bouger le moins possible pour pas consommer son air. Au départ, je pensais que les gens plongeaient pour le plaisir de la balade mais en fait, plus je plonge, plus je découvre un étrange esprit de compétition sur les Zodiac. Qui sera le meilleur plongeur ?
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Qu’est-ce que le meilleur plongeur ? J’en sais fichtre rien à dire vrai. Je sais juste ce qu’est un bon plongeur : c’est quelqu’un qui respecte l’environnement, attentif à ses camarades de palanquée, qui ne met personne en danger et qui sait rester calme parce que c’est agaçant sinon. Bref, si un plongeur sait réagir en cas de danger et ne transforme pas en incident en accident, qu’il évite de labourer le fond (j’en ai vus, mon Dieu, de vraies tondeuses à gazon), je le considère bon. S’il peut en plus me montrer des trucs et surtout, surtout, s’il est bon en orientation, plus jamais je le quitte. Le reste n’est que littérature. Mais voilà, faut quand même que certains viennent un peu jouer des mécaniques, t’expliquer que ahah, ils sont meilleurs que toi. Oui bah si tu veux, hein, je te laisse la médaille en chocolat. Surtout que j’ai repris du flan à la châtaigne, ça m’aidera à continuer à rentrer dans ma combi.
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A quoi ressemble un plongeur plus fort que les autres ? Petit portrait :
“Combien il te reste dans ta bouteille ?”. Une plongée, c’est une bouteille de 12 à 15 litres avec 200 bars d’air compressé en moyenne. La consommation varie énormément selon les plongeurs et les plongées : tu consommeras plus en fonction de la profondeur, du froid, du stress éventuel (j’ai avalé plein d’air quand j’ai croisé une raie manta en Thaïlande par exemple)… Le but du jeu, c’est de remonter avec 50 bars dans la bouteille (ce qui constitue la réserve). Dans notre palanquée en Corse, on a fait des plongées de 45 à 50 minutes en général, on nous imposait de stopper à 50 minutes de toute façon. Alors oui, deux d’entre nous étaient pile à 50 mais et alors ? Moi, je sortais de l’eau avec 100 bars en moyenne, j’en aurais rien fait de plus. Mais quand même “ah mais t’as consommé combien toiiiiii ?”. D’ailleurs, j’avoue avoir été mesquinement contente quand la fille de notre groupe qui se la racontait pas mal (mais ne semblait s’intéresser à rien sous l’eau, j’ai pas compris) a sorti un “ah ben moi, il me reste 100 bars et toi ?” [je vérifie mon manomètre] “110”.Pif ta gueule.
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“Je viens m’occuper car t’es pas capable de te gérer”. En plongée, j’avoue être parfois un peu autiste mais si y a un truc que j’aime pas, c’est qu’on vienne me gérer quand je ne demande rien et que je ne fais pas de conneries. Genre quand on te tire vers le bas au moment du palier car on croit que tu es en train de ne pas le respecter alors que j’étais en train de tranquillement m’installer. Au risque de juste un peu me péter les oreilles. Laisse moi me poser tranquillement et souffler pour me stabiliser tranquillement aux 3 mètres. Je sais me gérer, je suis toute calme, lâââââche moi. Par contre, je dis rien quand on me toque sur la tête parce que je suis censée m’arrêter à 20 mètres et que je suis en train de regarder un petit ver à 20,7 mètres. Perso, si personne ne me communique qu’il a besoin de moi et que je vois que son regard est serein, je lui fous la paix. Surtout à 3 mètres, je risque pas trop d’être en narcose.
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“J’ai tout vu et toi, non”. La remontée sur le Zodiac vire souvent à la revue de ce qu’on a vus. Normal, c’est sympa de partager. Mais y a partage et “nananana, je suis le meilleur, j’ai tout vu et toi pas, grosse nullasse”. Bon, avant, j’avais pas un masque à ma vue donc je me sentais pas trop concernée par ce concours de bite. Maintenant, je vois plein de trucs et je suis comme une gosse à Disney “ouiiiiii, une flabelline, ouiiiiiiii, un doris dalmatien, ouiiiiii, une langouste…”. Mais après, je m’en fous d’en avoir plus ou moins que les autres. Et je m’en fous d’être celle qui a vu le truc avant les autres surtout que je suis en fin de palanquée à prendre des photos donc c’est rare que je vois des trucs que personne n’a vus (si, j’ai une nouvelle spécialité : les murènes. Pourtant, elles étaient colossales).
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Narcosé ? Moi, jamais !” Pour les non initiés, la narcose est une sorte d’ivresse des profondeurs qui vous saisit vers les 40 mètres et vous rend un peu étourdi. Normalement, plus tu descends, moins t’y es sensible mais certains en sont toujours victimes. Dans mon ancien club, un encadrant (donc pas trop un débutant) avai des narcoses très sympas du genre un jour, il plongeait et aux alentours des 50, il s’est mis en tête qu’il allait mourir dans les prochaines minutes et se laissait donc un peu aller. Une fois remonté un peu vers la surface, il se dit que finalement, non, il n’allait pas mourir et continua sa petite plongée tranquille. Je n’ai pas eu de grands épisodes de narcose de ce type et je pourrais prétendre que la narcose n’est pas passée par moi. Je reste consciente à 40m, prête à remonter mes petits camarades en difficulté, je l’ai même fait à 41m50 alors hein… Sauf que force est de constater que parfois, je suis un peu moins là. Qu’à 36m dans le froid marseillais, je me suis emmêlée les doigts en voulant indiquer ma consommation à mon encadrante et qu’au lieu de lui dire “il me reste 100 + 60 (j’ai que 10 doigts et on parle pas sous l’eau), je lui ai dit “il me reste 100+50 et on remonte !”. Oui, il faut savoir qu’en plongée, pour dire un, tu utilises ton index et pas ton pouce car le pouce en l’air, en plongée, ça ne veut pas dire “un” ou que tu likes, ça veut dire que tu veux remonter. Bon, ça va, elle a compris. Idem en Corse, sur une plongée profonde où nous cherchions une arche que nous ne trouvâmes jamais, j’ai un peu pensé n’importe quoi et j’en ai pris conscience. Donc ne pas s’être senti narcosé, ça veut pas dire qu’on l’a pas été !
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En fait, le plongeur champion n’est pas là pour partager son expérience mais pour te faire la leçon, sur tout, tout le temps. Parce qu’il est meilleur que toi en descente/montée/lancer de parachute (bon j’avoue avoir foiré le mien)/consommation/biologie/navigation/gestion du matériel/ce que tu veux, il viendra toujours te faire la leçon, se tenir prêt à te sauter à la gorge si tu dis la moindre connerie histoire d’étaler sa science. Le bon plongeur partage son expérience, le mauvais plongeur t’impose sa “science”, tu vois la différence ? Seule réponse à apporter ? Soulève un sourcil et prends un air blasé. Mec, tu seras un meilleur plongeur le jour où tu comprendras qu’il n’y a pas de champion, juste des gens qui ont envie de passer un moment magique sous l’eau.

Sociologie de la fête

31 décembre, la journée où l’on s’affaire à se faire beau car s’il est une soirée qu’il est inacceptable socialement parlant de louper, c’est bien le réveillon. Pourtant, quand j’en parle autour de moi, tout le monde l’avoue : ça fait chier, le réveillon. Moi, j’ai tranché : cette année, je pars loin avec des inconnus, ça m’évite de me forcer à faire la fête. Non mais sérieux, vous pensez vraiment que j’ai envie de sortir en petite tenue en plein hiver alors qu’il fait nuit depuis 17h et que je vais me galérer à rentrer au milieu de mecs bourrés qui menacent de me vomir dessus à chaque instant ?
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Pourtant, faire la fête paraît toujours une bonne occasion de faire des rencontres. Peut-être LA rencontre. Sauf qu’en y pensant un peu plus profondément, je me rends compte que c’est pas si simple. Démonstration.
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Vous êtes à la soirée de votre copine Julie, vous y connaissez Aurélia, Paul, Simon et Eve. Vous arrivez, faites la bise à tout le monde en lançant votre prénom entre deux smacks « salut *smack* Nina *smack* Thibault, salut *smack*Nina *smack* Jean-Pierre, salut *smack* toujours Nina *smack* Camille »… puis vous allez vous servir un verre et cherchez une ou plusieurs têtes connues car rester plantée comme une conne avec un verre à la main, ça le fait pas. Or dans toute soirée, j’ai noté que les gens restaient finalement entre gens qu’ils connaissent déjà. Et si toi, tu connais personne, sors les rames. Je me suis ainsi retrouvée à une soirée professionnelle où je ne connaissais strictement personne, j’ai développé une technique : je prends mon verre, me pose à côté d’un groupe et ricane quand quelqu’un dit quelque chose de drôle. Personne ne sait qui je suis mais comme je ne dis rien, tout le monde s’en fout et, de l’extérieur, j’ai pas l’air de la misérable fille sans amis.

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Réfléchissant à cet élément, je me suis demandé s’il existait une sociologie de la fête. Quelqu’un a-t-il déjà réfléchi à l’imperméabilité des groupes pré existants et comment la contourner ? Non parce qu’après , il m’est déjà arrivé de papoter avec des gens que je ne connaissais pas, faut pas exagérer mais il me semble que c’est sur un délai assez court, une sorte de « on s’est croisés autour du punch, on s’est échangés deux mots et chacun est reparti voir ses potes ». Je me demande s’il existe une étude à ce sujet, tiens. Si tu as des sources, envoie lecteur, j’ai envie d’un peu me pencher sur le sujet (j’aime bien te demander de faire des recherches à ma place, j’ai pas décidé de plus du tout être feignante en 2014).

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Et puis, faut arrêter de croire qu’on rencontrera l’amour en soirée, on finit toujours par croiser les mêmes personnes : si t’as pas targetté l’un des convives habituels, t’attends pas à un miracle.

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Alors, voilà, moi, cette année, le réveillon, je le passe là :
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On fera difficilement mieux !

Les résolutions, c’est bon, mangez-en

Aaaaaah, vous l’attendiez, voici mon article sur mes résolutions 2014. Accrochez-vous à vos slips, j’ai de grandes ambitions pour ce nouveau millésime.

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Mais avant, reprenons ensemble mes résolutions 2013 pour rire ensemble du fait que je les tiens jamais (c’est pour ça que j’aime bien en faire, je les appelle mes voeux pieux). En 1 : faire n’importe quoi… Ah oui, si, ça je l’ai pas mal tenu, tiens. Par contre, dépenser des sous dans des cours qui me plaisent, pas tant que ça. En 2 : bosser sur des projets éditoriaux et me remettre à écrire : non pas du tout pour le 1er et pas assez sur le second. En 3 : travailler mon e réputation en cleanant tous mes CV : oui, ça, c’est bon ! Bon, en fait, j’ai été soft niveau résolution l’an dernier, je crois que j’ai bien fait. Rajoutons tout de même que j’ai arrêté de fumer depuis le 04 mars et qu’à part quelques clopes taxées en soirée, j’ai pas repris et ça, même si c’était pas dans mes résolutions, c’est la victoire suprême.

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Bon, puisque 2013 était l’année du repos, 2014 sera l’année de la réussite, ai-je décidé. J’ai avec moi ma petite liste de résolutions mais avant de vous l’exposer, laissez-moi vous présenter ma façon de réfléchir. D’abord, je dois admettre que je ne peux pas être parfaite. Donc pour aller vers celle que je veux être, je dois m’autoriser certains défauts. Donc je renonce à l’idée d’être une super cuisinière, je ne ferai jamais de jogging, j’aurai toujours une écriture manuscrite de cochon. Ah et j’admets que je serai jamais cinéphile et que je continuerai à regarder des merdes à la télé. Ah et résolution que j’abandonne d’ores et déjà car je SAIS que j’y arriverai pas : le snoozing. Tous les soirs, je me dis « demain, tu te lèves de suite » et tous les matins, j’échoue. Alors, oui, je sais, c’est mauvais pour moi mais oh, j’ai arrêté de fumer, je peux pas tout faire non plus.
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Autre point : j’ai souvent eu de la frustration car je me résolvais à trop de choses et, ne sachant dans quel ordre commencer, je ne commençais finalement rien et me disais que je n’étais qu’une grosse merde sans volonté. Alors je vais un peu hiérarchiser. Chaque chose en son temps. Dooooonc à présent, voici mes résolutions !

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Temps 1 : remettre de l’ordre dans mon intérieur. Estomac et appartement. Mon appart semble sortir tout droit d’un cambriolage en permanence, j’en ai marre. Donc en janvier, par ici étagères et rangements, on va vendre bureau et canapé sur le bon coin, c’est parti mon kiki. Parallèlement à ça, on va manger bien. Légumes, légumes et fruits. J’y ai déjà pensé : le dimanche, je découpe tout et je range mes bouts de légumes dans des petits sacs isothermes pour ne plus avoir qu’à les mixer pour me faire des soupes et la mixture (un truc inventé par mes soins à base de carotte, tomate, brocolis, banane, mangue, ananas, yaourt au soja et amandes. Si, c’est bon). De toute façon, vu la méga crise de foie que je viens de me taper (toi aussi, passe le 25 décembre enfermée dans les toilettes à gerber), le gras et moi, on s’aime plus trop. Evidemment, avec ça, faut que je reprenne le yoga car j’ai besoin de mon shoot de sérénité et toujours autant la piscine car je me sens jamais aussi bien qu’après deux ou trois heures de barbotage. Puis un peu de marche aussi, faut s’aérer. Bref, en temps 1, je deviens plus mince et ordonnée.

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Temps 2 : je mets en place un suivi précis de mes dépenses pécuniaires et caloriques ainsi qu’un compteur de mots écrits. Je m’explique : sur mon agenda iPhone, j’inscrirai tous les jours combien de temps j’ai marché, si j’ai nagé ou non, ce que j’ai dépensé par jour et combien de mots j’ai écrit pour mes romans (pour le blog, ça compte pas). Objectifs : 7 km de nage par semaine, 150 € dépensés par semaine, 1500 mots écrits par jour. Ca peut faire ultra psychorigide dis comme ça mais vu qu’au boulot, ma liste drastique a fait de moi une employée super organisée, je sens que c’est par là que je tiens le bon bout.
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Temps 3 : trouver un mec. Là, de suite, j’avoue que je suis pas ultra motivée, j’aime bien vivre de beaux instants, de super premiers baisers. J’ai vraiment eu de jolis moments cette année et, en un sens, ça me convient. De l’autre, quand la journée a été chargée et que je rentre chez moi avec l’envie de m’asseoir par terre et de pleurer pour sortir la fatigue de moi, des petits bras accueillants ne seraient pas de trop. Même si j’avoue que la reprise intensive de la piscine a pas mal réglé cette histoire de sortir la fatigue de moi. Tout se dissout dans l’eau chlorée, y compris la sale fatigue. La question est cependant : si je trouve un mec, pourrai-je garder la résolution 2 ? Non parce que si je nage 3,5 km par session, il me suffit d’en faire deux et là, je suis bonne. Mais pour les 1500 mots… Bah, on verra !

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Ah et évidemment, la vraie résolution mais qui va devoir se lancer très vite, c’est réussir mon nouveau projet professionnel me permettant de devenir la queen du digital… A suivre !

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Donc premier pas : acheter des étagères. Et bloquer le numéro de ma banquière !

La tradition du bilan

Je me fiche de ne pas manger de dinde, j’aime pas ça, je me fiche de pas manger de bûche : si elle est pas glacée, j’aime pas ça non plus. Mais s’il est une tradition que j’adooooore et à laquelle je tiens, c’est celle du bilan (et celle des résolutions mais c’est pour lundi, hihi). Alors, 2013, ça a géré ?

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Et bien après le cataclysme 2011 et le pas vraiment mieux 2012, enfin, j’ai eu une année cool. Rah putain, ça fait du bien !! Cette année, je me suis retrouvée, une sensation de renaissance qui fait du bien au moral. Déjà, parlons boulot. J’ai enfin réglé mon problème de syndrome de l’imposteur. Oui, je n’ai pas fait d’études de marketing mais je suis douée, je pige vite. En un an, je suis devenue la reine des campagnes de pub Facebook et j’ai enfin trouvé ma voie, mon objectif. Ca, ce sera pour 2014 mais ça fait du bien de voir enfin la prochaine marche, de chercher à mettre en place une échelle pour l’atteindre. Enfin, mes qualités sont reconnues et louées. Une sorte de vengeance sur des expériences passées où j’ai été punie de pas avoir été élue par la Reine Mère, d’être tombée sur une manager qui ne fait rien à part chercher les responsables de sa propre incompétence ou encore une équipe où ça se passe entre couilles et, pas de bol, j’en ai pas. Ah et cette année, aussi, j’ai été félicité à plusieurs reprises pour ma grande organisation dans mon travail. Ahah, moi, organisée ? Et ben oui. Avec ma to do list, je suis devenue über performante. Comme quoi, rien n’est jamais définitif dans la vie, on peut changer.
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Bon, fin du chapitre boulot. Et les amours ? Mmmm, quelques rencontres sympas, de jolis moments mais rien de définitif. Des mecs bizarres aussi : un beau mythomane et je crois qu’un autre a essayé de me soutirer du fric mais rien de traumatisant non plus. Ca restera pour l’anecdote. Eventuellement, mon petit English one arrivé en fin d’année, je m’y attache un peu… Mais rien d’incroyable, je me suis bien amusée, merci.

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Côté activités annexes, je me suis inscrite nulle part finalement. J’avais des envies et puis finalement, en septembre, plus rien. Du coup, je passe ma vie à la piscine, j’y vais quand je peux/veux, c’est pas si mal. Cette année aura surtout été l’année de la déconvenue associative mais en fin de compte, ça se digère très bien. De toute façon, je repars avec mon ancien club de plongée en mai, on ne change pas une équipe qui gagne.

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Côté amitié, pas de changements, on reste sur les bons basiques. En même temps, c’est déjà pas toujours si simple de se voir donc c’est pas forcément la peine de chercher de nouveaux amis puis pourquoi faire ? Ah oui, si, j’ai ma théorie de jouer sur l’amitié pour trouver l’amour, à savoir : tu deviens pote avec une fille maquée dont le mec a plein de potes. Avec de la chance, parmi ses amis à lui, se trouve la perle rare… Mais bon, pffff, la flemme. Notons quand même que certaines personnes ont fait leur entrée dans ma vie grâce au boulot, des gens que j’apprécie énormément et qui rendent les déjeuners à la cantine plus savoureux. Non pas pour le contenu de l’assiette mais pour la teneur épicée de nos conversations.

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Mais surtout 2013, c’est l’année où je suis réellement devenue une super Tatie. Mon neveu et moi, on s’adore. Ma soeur m’en confie la garde de temps en temps, je le change, je le lave, je le nourris, je le couche, je joue avec. Quand il me voit, il est tout content et même que pendant les vacances, spontanément, il m’a fait un câlin alors qu’il en fait jamais. Ce petit bonhomme, c’est un concentré d’amour à haute dose et puis il est beau ! Mais vraiment, hein, tout le monde le dit, on dirait un bébé de la télé. Il est drôlement dégourdi aussi, il marche déjà (il a commencé pour ses un an), papote dur même si on comprend rien. Bon, du fait de sa grande mobilité, il fait pas mal de conneries aussi, ahem… Mais bon, c’est l’amour de ma vie.
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Et puis en 2013, j’ai arrêté de fumer et lu le livre le plus chiant de la planète (enfin, non, le 3e), preuve de ma volonté sans faille « quand je veux » et qui va me servir de base : je peux tout réussir puisque j’ai déjà réussi ça.
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Voilà, voilà. Une année bien remplie qui m’a permis de faire un peu la paix avec la « vie ». Non que je voulais me balancer par la fenêtre mais j’ai arrêté de soupirer en me demandant quelle serait la prochaine merde à me tomber dessus. Et puis après deux années de merde, je méritais une année à la cool. Maintenant, on va travailler pour que 2014 soit exceptionnelle avec les bonnes résolutions…

Ulysse, mon Everest

J’ai une petite particularité dans la vie : j’aime parfois lire des livres sans avoir aucune idée de leur sujet. Exemple : Ulysse de James Joyce, acheté deux ou trois ans plus tôt et retrouvé à l’occasion d’un dépoussiérage d’étagère. Faut dire que dès l’achat, j’ai été un peu conne, je l’ai pris car il était cité en préface d’Ada ou l’ardeur de Nabokov que j’avais peu aimé (mon Mont Blanc, on dira). Moi masochiste, moi acheter livre qui avait plus ou moins inspiré un ouvrage que j’avais pas vraiment aimé. Au dos du livre, une petite séance de branlette de la part des traducteurs. Naïvement, je pense à une réécriture de l’épopée d’Ulysse. Ahah. Non.

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Début juillet. Après être rentrée de l’Ile de Ré où j’avais lu le très bon « L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine », je suis donc en mode « boulimie littéraire ». Ca me fait ça quand j’ai lu un livre que j’ai aimé, ça me motive à lire beaucoup. Donc je me glisse dans mon lit et me lance dans la lecture de ce sublime pavé de 1157 pages (mais format de poche). Je commence à lire et découvre l’histoire de deux mecs en Irlande, Mulligan et Dedalus. Ah ok, on est un peu loin de la Méditerranée et du Roi d’Ithaque mais soit. Je lis, je lis, le style devient rapidement étrange. Hein ? Je finis par me faire mon interprétation : c’est écrit comme si on était dans la tête du personnage, on suit ses pensées mais littéralement, avec ses ratés, ses coqs à l’âne, ses phrases non terminées parce qu’après tout, je me comprends. On quitte Dedalus pour suivre ensuite Leopold Bloom, un Juif de Dublin qui passe une folle journée : un petit tour à la boucherie acheter un rognon puis chez le savonnier, il rentre chez lui, mange, voit sa femme, repart assister à un enterrement, va au journal chercher son salaire, va au bar, mate une fille sur la plage, part en plein délire mégalo où il serait le Roi du monde, traîne avec un Dedalus complètement bourré le soir, le ramène chez lui puis va se coucher. Il est tour à tout acteur ou spectateur, on saute de son point de vue à celle des gens de son entourage, tu sais jamais bien qui pense, qui dit quoi et ce qu’il se passe vraiment. On comprend juste que Bloom est quand même un joyeux queutard mais on découvre sur les 50 dernières pages sans aucune ponctuation que sa femme n’est pas en reste.
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Mais en fait, l’histoire, on s’en fout, c’est juste un prétexte. Joyce s’éclate, il teste les styles d’écriture, passant d’une narration un peu classique à une écriture quasi automatique avec mots inventés en passant par une écriture théâtrale et, donc, en finish sans la moindre ponctuation. En fait, lire Ulysse de James Joyce se rapproche d’une expérience mystique dont tu n’es pas sûr de comprendre ce qu’il se passe. Si je devais faire une comparaison, ça me rappelle la séquence psychédélique en fin de 2001, Odyssée de l’espace, à partir du moment où le spationaute entre en contact avec le Monolithe gravitant autour de Jupiter. T’es déstabilisé, tu essaies de te raccrocher à des éléments pour tenter de comprendre, tu essaies d’interpréter, de remettre ce qu’il se passe dans une sorte de logique cohérente. Mais par là même, est-ce qu’on ne dénature pas un peu l’oeuvre ? Je sais pas, j’aime pas ne pas comprendre…

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Bref, pendant 1157 pages, j’ai quand même un peu souffert. Et pourtant, il y avait parfois quelque chose, une scène qui, soudain, me scotchait et me faisait progresser soudain dans ma lecture, des réflexions assez intéressantes. Un moment de grâce qui te fait t’accrocher mais qui disparaît assez vite pour te replonger dans les dédales de pensées de Bloom, Dedalus, Marion Bloom ou Dieu seul sait qui. Vous vous demandez sans doute pourquoi je me suis accrochée pendant ces 5 mois où je n’ai quasi lu que ça. Ce livre que j’ai trimballé en Corse, en Irlande (ça tombait bien), en Belgique, chez mes parents, chez ma soeur… Et bien, par orgueil. Saviez-vous qu’Ulysse était le 3e livre le plus abandonné en cours de lecture du monde ? Bah voilà, moi, je l’ai fini. Je sais pas si je peux me vanter de vraiment l’avoir lu vu que parfois, je lisais les mots sans y penser, mon esprit voguant ailleurs, loin, loin. Quelque part, c’est un peu reposant, ça me permet de rêvasser sans aller me péter les yeux sur Yahoo! jeux, spasimal.

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Bref, je suis bien ravie de l’avoir fini pour reprendre la longue liste de livres en attente. D’ailleurs, le livre suivant m’a tenu 4 jours. Un peu comme un énorme pétage de bide après un régime. Bon, par contre, à la rentrée, j’irai chercher quelques fiches lecture sur le web pour bien tout comprendre. Je crois avoir compris que l’histoire suivait plus ou moins la trame de l’Odyssée mais ramené au niveau d’un modeste citoyen de Dublin, chaque chapitre renvoyant à un personnage homérique. Nan parce que je pensais que la postface du livre m’aiderait mais il s’agissait juste de 30 pages d’onanisme total où les traducteurs ont expliqué qu’ils avaient fait un super boulot. Mon conseil : ne la lisez pas, c’est bien pire que le roman.