J’aime pas me lever le matin

Tous les matins, le même rituel. Le réveil sonne, je grogne, lance le snooze et me tourne pour grapiller quelques minutes de sommeil. Faux, erreur ! allez vous hurler, il ne faut surtout pas faire ça ! Parce que sinon, tu te rendors, tu réenclenches un cycle de sommeil et après, tu es défoncée. Je le sais mais… je m’en fous en fait. Si je devais prendre la liste des trucs mauvais pour la santé que je fais et bien celui là n’arrive pas vraiment en tête de liste…

Dormir - Stresser le matin rend moins créatif

Je n’aime pas me lever le matin. N’y voyez pas une déclaration de dépressive en mode “j’aime pas mon taf, j’aime pas ma vie, laissez moi au fond de mon lit” parce que pour le coup, ça n’a rien à voir. Non, si je devais expliquer ce pourquoi de manque d’entrain le matin, c’est assez facile : je suis une grosse flemmarde. Voilà. Enfin oui et non. J’ai beau m’en défendre depuis des années, me dire qu’en changeant un peu, je pourrais devenir du matin, un fait persiste : le soir, je tiens jusqu’à très tard alors que le matin, me lever très tôt est un calvaire.

Mal dormir

J’ai essayé, vraiment, en me disant que ce serait quand même sympa de trafiquer deux ou trois trucs pour moi avant d’aller au boulot, siroter mon petit café en pondant un petit article. Voire aller faire du sport pour démarrer la journée du bon pied. Mais ça ne fonctionne pas. Anecdote : un matin, j’avais mis mon réveil à 6h suivant un article qui disait que se lever à 5h30, c’était cool. Ah ben oui, me dis-je, ça va me permettre de faire du yoga et d’écrire un article, au moins. Donc le réveil sonne et là, je me dis “heu… je veux faire quoi ? Bah rien.” Réveil remis à 7h45.

Lever de Soleil aux Philippines
Alors qu’en vacances, je peux me lever sans soucis à 6h pour prendre des photos de lever de soleil

Puis j’ai eu une ambition : décaler mes horaires de travail, m’offrir des 9h-18h30 voire 8h30-18h. Sauf que dans mon métier, les choses ne démarrent vraiment qu’à 10h donc autant vous dire que vous carapater à 18h, ça arrive une fois l’an et encore. Surtout qu’au vu de mes what milliards de réunions, 18h, c’est à peu près l’heure à laquelle je commence vraiment à travailler (même quand je suis là depuis 8h10, véridique, je l’ai fait l’autre jour). Alors du coup, je me dis que quitte à commencer à 10h, je pourrais faire un crochet par la salle de sport… Ah mais oui mais l’antenne près de mon bureau, je peux pas y aller avant 9h parce que j’ai pas la bonne carte et je dois attendre qu’il y ait un mec derrière le guichet… Ou alors à la piscine. Ah ouais mais quand je vais m’installer avec Victor, si nos plans réussissent (ce dont je doute de plus en plus à dire vrai), je vais être loin, faudrait partir au max à 7h30 pour faire toute ça avant le boulot et no way, quoi !

Un café pour tenter de se réveiller

Tous les soirs, je me motive, je me dis que demain, oui, demain, je me lèverai tôt, je snoozerai peu voire pas parce que c’est mauvais pour moi puis je me lèverai tôt parce que quand je le fais, je suis assez fière de moi et j’aime cette sensation. Oui mais comme j’aime la sensation d’avoir été raisonnable après une journée diète ou l’afflux d’endorphines après une séance de sport… J’aime ça mais c’est pas pour autant que je ne tombe dans le premier paquet de Shokobons qui passe, ruinant ainsi ma journée soupe et yaourt de la veille ou que je sèche la séance sport parce que “j’ai pas le temps, je suis claquée”. Même si j’ai un réel problème de temps, on y reviendra dans mon bilan de l’année ou dans mes résolutions, je sais pas encore.

Manque de motivation, dormir au bureau

Mais la vérité, mes amis, c’est qu’en fait… j’aime ça traîner au lit. J’aime me rendormir et être assaillie de rêves débiles dont je vais me souvenir, j’aime m’étirer à n’en plus finir, j’aime faire un câlin à mon chat, Victor ou les deux, j’aime prendre mon temps… et finalement, puisqu’à mon boulot, tout le monde s’en fout que j’arrive tard, pourquoi ne pas en profiter tant que je peux ? Après tout, vu ma liste possible de résolutions, décidons que celle de se lever plus tôt pour faire des milliers de trucs n’en fera pas partie.

Les résolutions, c’est bon, mangez-en

Aaaaaah, vous l’attendiez, voici mon article sur mes résolutions 2014. Accrochez-vous à vos slips, j’ai de grandes ambitions pour ce nouveau millésime.

image
Mais avant, reprenons ensemble mes résolutions 2013 pour rire ensemble du fait que je les tiens jamais (c’est pour ça que j’aime bien en faire, je les appelle mes voeux pieux). En 1 : faire n’importe quoi… Ah oui, si, ça je l’ai pas mal tenu, tiens. Par contre, dépenser des sous dans des cours qui me plaisent, pas tant que ça. En 2 : bosser sur des projets éditoriaux et me remettre à écrire : non pas du tout pour le 1er et pas assez sur le second. En 3 : travailler mon e réputation en cleanant tous mes CV : oui, ça, c’est bon ! Bon, en fait, j’ai été soft niveau résolution l’an dernier, je crois que j’ai bien fait. Rajoutons tout de même que j’ai arrêté de fumer depuis le 04 mars et qu’à part quelques clopes taxées en soirée, j’ai pas repris et ça, même si c’était pas dans mes résolutions, c’est la victoire suprême.

image
Bon, puisque 2013 était l’année du repos, 2014 sera l’année de la réussite, ai-je décidé. J’ai avec moi ma petite liste de résolutions mais avant de vous l’exposer, laissez-moi vous présenter ma façon de réfléchir. D’abord, je dois admettre que je ne peux pas être parfaite. Donc pour aller vers celle que je veux être, je dois m’autoriser certains défauts. Donc je renonce à l’idée d’être une super cuisinière, je ne ferai jamais de jogging, j’aurai toujours une écriture manuscrite de cochon. Ah et j’admets que je serai jamais cinéphile et que je continuerai à regarder des merdes à la télé. Ah et résolution que j’abandonne d’ores et déjà car je SAIS que j’y arriverai pas : le snoozing. Tous les soirs, je me dis « demain, tu te lèves de suite » et tous les matins, j’échoue. Alors, oui, je sais, c’est mauvais pour moi mais oh, j’ai arrêté de fumer, je peux pas tout faire non plus.
image
Autre point : j’ai souvent eu de la frustration car je me résolvais à trop de choses et, ne sachant dans quel ordre commencer, je ne commençais finalement rien et me disais que je n’étais qu’une grosse merde sans volonté. Alors je vais un peu hiérarchiser. Chaque chose en son temps. Dooooonc à présent, voici mes résolutions !

image
Temps 1 : remettre de l’ordre dans mon intérieur. Estomac et appartement. Mon appart semble sortir tout droit d’un cambriolage en permanence, j’en ai marre. Donc en janvier, par ici étagères et rangements, on va vendre bureau et canapé sur le bon coin, c’est parti mon kiki. Parallèlement à ça, on va manger bien. Légumes, légumes et fruits. J’y ai déjà pensé : le dimanche, je découpe tout et je range mes bouts de légumes dans des petits sacs isothermes pour ne plus avoir qu’à les mixer pour me faire des soupes et la mixture (un truc inventé par mes soins à base de carotte, tomate, brocolis, banane, mangue, ananas, yaourt au soja et amandes. Si, c’est bon). De toute façon, vu la méga crise de foie que je viens de me taper (toi aussi, passe le 25 décembre enfermée dans les toilettes à gerber), le gras et moi, on s’aime plus trop. Evidemment, avec ça, faut que je reprenne le yoga car j’ai besoin de mon shoot de sérénité et toujours autant la piscine car je me sens jamais aussi bien qu’après deux ou trois heures de barbotage. Puis un peu de marche aussi, faut s’aérer. Bref, en temps 1, je deviens plus mince et ordonnée.

image
Temps 2 : je mets en place un suivi précis de mes dépenses pécuniaires et caloriques ainsi qu’un compteur de mots écrits. Je m’explique : sur mon agenda iPhone, j’inscrirai tous les jours combien de temps j’ai marché, si j’ai nagé ou non, ce que j’ai dépensé par jour et combien de mots j’ai écrit pour mes romans (pour le blog, ça compte pas). Objectifs : 7 km de nage par semaine, 150 € dépensés par semaine, 1500 mots écrits par jour. Ca peut faire ultra psychorigide dis comme ça mais vu qu’au boulot, ma liste drastique a fait de moi une employée super organisée, je sens que c’est par là que je tiens le bon bout.
le-grand-livre-des-listes-résolutions

Temps 3 : trouver un mec. Là, de suite, j’avoue que je suis pas ultra motivée, j’aime bien vivre de beaux instants, de super premiers baisers. J’ai vraiment eu de jolis moments cette année et, en un sens, ça me convient. De l’autre, quand la journée a été chargée et que je rentre chez moi avec l’envie de m’asseoir par terre et de pleurer pour sortir la fatigue de moi, des petits bras accueillants ne seraient pas de trop. Même si j’avoue que la reprise intensive de la piscine a pas mal réglé cette histoire de sortir la fatigue de moi. Tout se dissout dans l’eau chlorée, y compris la sale fatigue. La question est cependant : si je trouve un mec, pourrai-je garder la résolution 2 ? Non parce que si je nage 3,5 km par session, il me suffit d’en faire deux et là, je suis bonne. Mais pour les 1500 mots… Bah, on verra !

image
Ah et évidemment, la vraie résolution mais qui va devoir se lancer très vite, c’est réussir mon nouveau projet professionnel me permettant de devenir la queen du digital… A suivre !

image

Donc premier pas : acheter des étagères. Et bloquer le numéro de ma banquière !