Les Hommes Préfèrent les Chieuses

Par Lucas

Cet article se lit mieux avec la chanson ci-dessous

free music

Voilà, c’est mon dernier coup de folaille sur Facebook : j’ai adhéré à un groupe masochiste : les Hommes préfèrent les Chieuses. Le
développement qui est fait à la suite est limpide et cet article en reprend les grandes idées. Idées que j’avais brossées il y a 2 ans juste avt mon accident/coma mais qui ont le mérite d’être clairement dites sur ladite page : je ne vais faire que développer certains points. Bouh pas bien le plagiat.

 

Alors, oui, on kiffe les chieuses parce qu’elles disent clairement leur point de vue et qu’elles ont un sacré tempérament. Plus que tout, dans un couple, je trouve que la nana doit avoir du répondant. Or, je suis sur que si on parle de chieuse, le terme vient pallier une absence de définition précise, celle d’une femme qui s’estime vraiment l’égale de son mec et qui lui fait comprendre clairement. Je dérive 3s pour dire que si un jour je trouve une nana pour un bout de chemin ensemble, je ne vois pas pourquoi c’est elle qui
devrait se taper des RTT post accouchement pour s’occuper du chiard. Un couple équilibré c’est ça aussi. Fin de la dérive.

Donc quess qu’on cherche chez la chieuse ?

Peut-être à évincer une monotonie post coup de foudre, quand le stade amoureux devient de l’amour. Ouhai soit. Il y a quand même plein de couples où la femme a cette énergie sans être une emmerdeuse pour autant. Peut-être aime t-on chez la chieuse cette propension à n’être jamais satisfaite, à vouloir toujours aller plus wohaut où l’on oublie ses souvenirs, aller plus ohhhhhhh, se rapprocher de l’avenir… Voire même à dire clairement ce qui ne va pas dans le couple au lieu de laisser une situation stérile perdurer…
Ce qui est génial dans la chieuse c’est qu’elle fait voler en mille morceaux l’image du pater familias antédiluvienne et que pour le coup la femme est vraiment l’égale de l’homme.

Je sens que cette phrase va me valoir plein de comm de nanas offusquéees par mon propos et me rappellant qu’il n’y a pas b’soin d’être une chieuse pour être à égalité avec son mec. Mais p’tete justement que nous les mecs de manière implicite on définit la chieuse comme telle parce que, quelque part, elle dispute l’hégémonie archaique du male dans le couple. Bon, OK, déjà chez moi entre
mes parents c’est le cas : ya pas une semaine sans engueulades !

Je crois que la chieuse est tellement éprise d’excellence qu’elle déguise parfois un manque de confiance en elle derrière une façade de
winneuse. Réussir à débusquer en elle cette fragilité, savoir être présent pour elle, anticiper une crainte, une angoisse qu’elle pourrait manifester par une agression verbale, c’est ça aussi la gestion de la chieuse. C’est un challenge de tous les jours, subtil et autrement plus intéressant que la nana qui papillonne autour de toi avec des yeux béats d’admiration et la bave aux lèvres…
Je caricature ? Si peu…

Au delà de ces portes ouvertes que je défonce avec allégresse, je crois que la chieuse est une humaniste en puissance qui veut sublimer sa vie et rendre son quotidien plus joli. Je crois que la chieuse c’est un peu comme la mère qui légitime ses emmerdements en disant « C’est pour ton bien ».

Adopter une chieuse est donc une procédure réfléchie ! C’est un effort de tous les jours pour comprendre les circonvolutions de son caractère (une chieuse a toujours un caractère affirmé, c’est une pléonasme mais surtout elle est d’une richesse et d’un relief qui nous offrent des surprises tous les jours aux détours du chemin. La vie avec une chieuse n’est pas une promenade, c’est une randonnée.)

Si une nana est aussi volontaire, c’est la preuve qu’elle ne compte pas sur le fait que son couple s’endorme. D’ailleurs, se faire plaquer par une chieuse est un signal d’alarme. Ca montre qu’on a peut-être perdu son caractère humain, cette propension à s’étonner, cette capacité à changer son regard sur les choses, à anticiper ou comprendre ce que l’autre ressent ou ce dont elle a besoin. La chieuse nous transforme en SAMU, prêt à répondre à tout moment. Voire même à l’envoyer balader le cas échéant : hors de question que la chieuse devienne dominatrice.

N’oublions pas un dernier trait de la chieuse, bien utile..
Sortir avec une chieuse empêche les boudins de trop coller l’éphèbe que je suis et de chercher à tout prix à me séduire. La chieuse est un repoussoir de qualité. Incisive, directe, sans détours.
Elle a cette qualité immense de dire clairement les choses sans chercher à biaiser. On ne sera jamais assez reconnaissant aux chieuses pour ça !

Un nouveau diplôme pour un job ?

Quand on est en recherche d’emploi, le problème, c’est qu’on a quand même pas mal de temps libre pour cogiter et plus le temps passe, plus le sujet de l’emploi prend une place prépondérante dans les pensées. Mais au lieu de se demander comment faire pour trouver un boulot, on passe à « mais que me manque-t-il, bon sang ? ». Et là, on se dit qu’un nouveau diplôme, ça règlerait peut-être tous les soucis.

Octobre 2005, me voici titulaire d’un master professionnel de journalisme, un bac+5, quoi. Dans ma vision naïve et optimiste du monde, je crois sincèrement que ça va m’ouvrir des portes. Résultat : pas du tout. D’abord parce que des bac+5, y en a des wagons entiers, y compris dans le journalisme. Ensuite, ayant fait mes études sur Toulouse, j’ai un gros problème de réseau. Alors un jour de déprime, je me suis dit : « pourquoi ne pas reprendre mes études ? ». L’idée : faire un diplôme reconnu de journalisme ce qui
m’apporterait prestige ou à peu près et surtout
réseau. Je fouille un peu sur le net et je trouve un diplôme pas mal : un master professionnel de journalisme à l’IPJ, reconnu donc par la profession et qui se fait sur Paris, youpi. Alors sur le papier, l’idée est bonne mais dans les faits, les preuves que c’est une fausse bonne idée s’accumulent :

– la rentrée est en octobre donc en attendant, je peux trouver un boulot. J’espère trouver un boulot. Me dire que je vais rester encore 6 mois désoeuvrée me donne envie d’aller me recoucher.

– j’ai déjà un master professionnel de journalisme et forcément, ça va plus plomber mon dossier de candidature « mais mademoiselle, pourquoi vous voulez présenter ce diplôme alors que vous en avez un équivalent ? ». Même si je sors mon argumentaire réseau et tout ça, je me doute qu’entre une candidate qui a déjà son bac +5 et un qui ne l’a pas encore, je suis forcément éliminée.

– je peux « omettre » d’indiquer mon bac+5 mais il faut justifier les trous dans le CV. Il y a bien mon stage de rugby mais vu que le stage suivant était une vaste blague, ça fait quand même des trous à combler. Sans compter l’année suivante de recherche d’emploi. C’est mal parti.

Donc déjà, je pars avec un mauvais dossier. Mais surtout, je n’ai pas la bonne démarche. Arrive un moment où le diplôme n’est plus si utile mais il vaut mieux mettre l’accent sur l’expérience. Oui, évidemment, ça aide pour le réseau mais il existe d’autres façons de le peaufiner. D’autant qu’un diplôme supplémentaire, c’est un peu reculer pour mieux sauter : 9 mois de cours donc 3 de stages. Ca repose au niveau de la recherche d’emploi mais une fois qu’on est lancé, est-il intelligent de s’arrêter tout ce temps ? Je n’en suis pas certaine. Rien ne dit qu’à la fin de cette année scolaire là, j’ai du travail mais à un moment, il faut arrêter de marcher sur le côté. Surtout que faire deux fois la même chose ne me paraît pas vraiment l’idée la plus pertinente du monde.

Arrive un moment où il faut se jeter dans le bain. Alors reprendre ses études, finalement, ce n’est pas une bonne idée.

Où trouver l’homme ? Episode 12 : il ne faut jurer de rien


A la recherche du prince charmant

(Je rappelle à mon nouveau lectorat qui débarquerait ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une fiction, qu’en vrai, je cherche pas un homme et que celui qui va être décrit dans l’épisode suivant n’existe pas. Toute ressemblance avec une personne existante ne serait donc que fortuite, comme on dit en début des épisodes de Cas de divorce).

Ce qui est dur quand on cherche son futur mari ou équivalent, c’est de le trouver. Parce que trouver un mec comme ça, pour une nuit ou plus, c’est pas si difficile mais là, il s’agit de trouver l’homme qui va partager un long moment de ma vie, que je vais présenter à ma famille donc il a intérêt à assurer. Dieu merci, ma mère ayant souffert de la discrimination « nous ne sommes pas du même milieu social », pour ma part, ce ne sera pas trop un souci. Du moment qu’il est bien élevé et qu’il a de l’ambition dans son métier, tout est valable. Mais bon, il faut quand même qu’il me plaise à moi pour commencer car ma mère peut accepter un mec qui fait n’importe quelle profession mais pas un mec qui me rend pas heureuse. Logique.


J’ai donc décidé de donner une deuxième chance au monsieur du smirting, estimant qu’il avait peut-être été intimidé la première fois, même si j’estime être la fille la moins impressionnante du monde. Me voici donc devant le domicile du jeune homme, espérant qu’en terrain connu, il soit plus liant. J’y crois, j’y crois, j’y crois. Je sonne, il me fait rentrer, je lui fais la bise et de suite, je sens la tension monter d’un cran. Que nous sommes à l’aise, c’est un bonheur. Il me sert un café, on se donne des nouvelles depuis notre
dernière entrevue. Et à nouveau, le blanc. Mais cette fois ci, nouvelle donnée : je suis chez lui donc en scannant le coin, je vais bien trouver quelque chose qui m’accroche. Aucun livre ne traîne, des magazines, peut-être? Un programme télé… Bon, ben, allons y gaiement, parlons télé. « Et alors, tu regardes quoi à la télé? » Et voilà qu’il me propose de mater un DVD… J’ai pas dû bien m’exprimer.

Au bout de 2 épisodes et demi de Lost je sens que je pique furieusement du nez. Est-il de bon ton de s’endormir au deuxième rendez-vous? Je ne suis pas sûre. A la limite, après une partie de jambe en l’air, ça marche mais sinon, je vais passer pour une vilaine malpolie. Déjà que… Bon, essaie de te concentrer sur Sawyer, ça va te maintenir éveillée. Oui, de toute façon, j’ai toujours fantasmé sur Sawyer alors le fait d’avoir un mec ne changera rien à l’affaire. Autant qu’il s’habitue de suite à ce que je bave devant les beaux mecs de la télé. Comme s’il se rinçait pas l’œil sur Kate, lui.

Je lui demande où sont les toilettes à la fin d’un épisode, espérant mettre fin au visionnage. Dans les toilettes, je me rassemble et je fais un point. J’aime bien réfléchir aux toilettes, c’est un endroit calme. Alors techniquement, ce garçon est serviable, mignon, gentil. De l’autre, on vit réellement sur deux planètes différentes, j’ai pas encore réussi à trouver un sujet en commun et la tension entre nous ne cesse d’augmenter mais elle n’a rien de sexuelle. Durée d’une relation à vue de nez : quelques jours. Durée de la relation que je cherche : à vie (enfin, à peu près, quoi). Bien, à présent, il va falloir sortir des toilettes et annoncer à ce pauvre jeune homme que c’est fini entre nous, même si ça n’a pas commencé.

De retour au salon, je récupère ma place et plonge mon nez dans ma tasse de thé. Silence. Bon, allez, on va en finir, je crois qu’il n’attend que ça de toute façon. A moins qu’il ait une réelle passion pour la contemplation mais j’en doute, j’ai l’impression que la tension dans cette pièce est à couper au couteau. Bon, j’ouvre la bouche et lui dis que je vais y aller. Il me demande quand on se revoit. Alors là, deux options : l’hypocrite « on s’appelle » qui veut clairement dire qu’on ne le fera pas mais qu’on a la politesse (ou la
lâcheté) de pas envoyer dans la figure de l’autre qu’on n’a plus envie de le revoir : soit l’honnêteté. Bon, comme tout ceci n’est qu’une fiction, je peux me permettre d’être couillue. « Ecoute, je crois qu’on n’a pas grand-chose à faire ensemble. Tu es très sympa et tout mais on n’a pas du tout d’atomes crochus alors je crois qu’on va arrêter de faire semblant. Je suis désolée ». Il me regarde puis me répond froidement : « je me faisais la même réflexion mais j’osais pas le dire. Bon ben ciao, je te dis pas à la prochaine ».

On se fait poliment la bise et me voilà sur le palier de son appartement, légèrement décontenancée. C’est ce que je voulais, certes mais c’est toujours bizarre de partir en sachant qu’on ne se reverra pas. Et mon ego a un peu de mal à digérer. Enfin, c’est reparti pour la recherche. La semaine prochaine, je vais au musée.

Le temps ne fait rien à l’affaire

Par Diane

(NB:tous les personnages décrits dans cet article sont des personnages on ne peut plus malheureusement et piteusement REELS dont n’ont été modifiés ou inventés que les noms)

1/Benjamin est un petit garçon de 8 ans dont les parents ont décidé de l’envoyer en colonie de vacances, où il se trouve que j’oeuvrais en tant que joyeuse animatrice avec tout le packaging chansonspetitsjeuxmoyensjeuxgrandsjeuxjeuxdébilesetinutilesonsebrossepaslesdentsavecdugeldouchebordel de circonstance. Benjamin, que je me casse le cul et passe des nuits blanches à leur préparer des putain  de bordel de chasse au trésor avec moultes super (non mais vraiment super, j’vous jure) énigmes, déguisements, décors et j’en passe, il en a pas grand chose à carrer. Benjamin, ce qui l’intéresse, c’est la destruction. Tandis que je m’évertue à apprendre à jongler à ses petits camarades (tout en révisant intérieurement les 10 commandements des vertus de la patience
shintoïste), lui, il tue les fourmis, araignées,mouches, chat du cuisinier et toute bête vivante qui fasse moins d’un mètre 40 qui peuple les environs. Benjamin aime également déchirer les dessins de ses congénères (j’aurais du mal à les appeler « camarades », déja parce que ça fait colo communiste, et ensuite parce qu’il leur tape sur la gueule dès qu’on a le dos tourné), dégommer les cabanes fraichement  construites (et pas seulement de schubert) ou, le vicelard, aller piquer des trucs pour les mettre dans les placards des autres… Alors là, on est en droit de se demander: benjamin est-il le fils envoyé sur terre de Mephistophélès pour faire concurrence à Jésus, ou a t-il été élevé par Landru et les Thénardier?  

2/Micheline a 28 ans (oui, je sais, comment peut-on décemment avoir 28 ans et s’appeler Micheline, mais laissez moi tranquille un peu, c’est mon article j’fais c’que je veux), des yeux bleus, des gros nichons (wouuuouuu, rien qu’avec ces mots là et l’aide de google, j’ai dû récolter quelque 15478 lecteurs en plus), et absolument aucun amour propre ni même sale d’ailleurs. Micheline est cultivée, elle fait des études, et ne fréquente que des gens cultivés, mais surtout pas intelligents. Ce qu’elle aime, c’est jouer. Et particulièrement avec ceux qui eux ne veulent pas jouer. Elle aime faire croire aux garçons qu’elle est fragile et ingénue, et surtout qu’elle est disponible. Elle aime s’asseoir sur leurs genoux, jouer un peu avec leurs cheveux en riant à leurs blagues et soupirer sur son « physique ingrat » et sur ses « kilos en trop » pour les entendre dire que « elle est fooollle voyons, elle est super belle comme fille », [NB: un petit coup de culture confiture pour briller en société: quand quelqu’un vous dit « mais j’suis trop mooooche » dans l’unique espoir de vous voir affirmer le contraire, ça s’appelle un Chleuasme] tout cela bien sûr, pour finir, une fois que le garçon en question aura mis sa personne et sa dignité à ses pieds en lui déclamant des sonnets qu’il aura lui même écrits à la gloire de ses gros nichons (wouuouuu, 14874 nouveaux lecteurs), par lui signifier qu’ elle n’a absolument aucun sentiment pour lui mais qu’on reste amis, hein, surtout.

3/Louis a 52 ans. C’est un fringant homme mûr, dans la force de l’âge. Il fait du sport et s’active beaucoup, et il a plein d’amis. Louis, son super kiff, (car Louis sait parler aux jeunes), c’est le pouvoir. Il est atteint d’une certaine et pathologique névrose qui fait qu’à 6 ans déja, quand Mozart composait ses premières oeuvres, le petit Louis persistait à se prendre pour Napoléon, ce dont il a d’ailleurs gardé quelques séquelles qu’il tentera de compenser avec des talonettes. Armé de sa folie des grandeurs, ainsi que de sa rolex et de son nouveau jouet qu’il a fait venir directement d’iltalie, (livré avec la guitare) Louis pense qu’il sait tout et peut tout faire. Avec l’aide de Dieu et du Public,un jour peut-être il règnera sur la terre et tous les connards qui la peuplent. Amen.

4/Jean Jacques Rousseau disait: « la jeunesse est le temps d’étudier la sagesse. La vieillesse est le temps de la pratiquer ». ….et Huguette n’a manifestement pas bien saisi la chose. Huguette a 80 ans, elle est à la retraite et habite un petit appartement parisien. Huguette, ce qu’elle aime, c’est son caniche nain « pépètte » qui, lui, n’aime personne. Pépètte est un chien délicat et de caractère, il ne faut point le contrarier, même s’il jappe lamentablement à la gueule de tout ce qui bouge et pond des étrons puantesques en plein milieu de la rue, sur lesquels on ne manquera pas de venir joyeusement glisser alors qu’on est en blanc, et en jupe bien sûr. Et tandis que son insupportable roquet prend bien le temps de renifler en vrac tous les poteaux du coin, mes jambes (en y laissant bien sûr au passage un peu de canigou au canard laqué du repas du midi qui était resté dans ses adorables bouclettes de menton) et le cul des autres petites merdes chihuahuasantes qui polluent les rues et le calme de nos appartements, Huguette finit tranquillement son paquet de gâteaux et, sans même jeter un coup d’oeil à la poubelle qui lui tend son sac à 2 mètres de là, le balance par terre avant de se remettre en route en évitant soigneusement l’étron encore fumant de son gremlins fétide.   Bref, je suis consciente que l’expérience est un atout majeur de la vie, qu’elle forge l’esprit, qu’elle aide à se définir une morale, des principes de vie; que c’est en faisant des erreurs, en souffrant et en expérimentant les choses qu’on peut vraiment en saisir les enjeux et en tirer les leçons qui s’en imposent, mais quand même, y’a des fois, j’ai juste ces quelques mots (tellement vrais) de Brassens qui me reviennent en tête…
Le temps ne fait rien à l’affaire

Quand on est con, on est con
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d’la dernière averse
Vieux cons des neiges d’antan

C’est bientôt l’été

Cette année, je suis une travailleuse, un peu comme l’an dernier d’ailleurs. Mais là, j’ai prévu 15 jours de vacances, ni plus ni moins, dont une semaine à la mer en parentale compagnie. Or qui dit une semaine à la mer dit une semaine sans le net, ce qui ne me dérange pas en soi mais je sais que certains d’entre vous n’auront pas la chance de partir et je pense à eux, je veux assurer l’interim sur ce blog. Alors l’idée serait de faire une série un peu genre la saga de l’été comme l’an dernier mais j’hésite, j’hésite. Alors, toi qui me lis, je compte sur tes comms pour m’aider un peu.

 

Comme je n’ai pas d’histoire vraie à transformer en saga, je me suis demandée ce que j’allais vous raconter. Si je me base sur le principe de la saga de l’été, il faut :

– une héroïne qui revient dans sa famille après des années d’absence

– un lieu en province parce qu’il n’y a personne à Paris l’été

– une famille qui a des secrets

– un peu de mystère ésotérique.

– un meurtre

 

Mais la question est : as-tu envie de lire les mêmes trucs que ce qu’on voit à la télé. Surtout que moi, je peux pas me payer Ingrid Chauvin ou Cristiana Reali. Du coup, j’hésite, j’hésite. Déjà, j’ai jamais rien écrit de tel, si ce n’est mon roman de quand j’avais 16 ans mais y avait pas de secret de famille et de mystère ésotérique. Puis c’était long quand même parce que si je calcule, si je fais tenir la série sur une semaine, 7×2 = une histoire en 14 pages word, c’est pas beaucoup. Sans compter le manque total d’interactivité. Ou
alors, j’écris une histoire et selon vos propositions, j’en créerai la fin.

Ou alors, je fais un espèce de Cluedo, je raconte une histoire de meurtre et je ne dis pas qui est le meurtrier avant mon retour de vacances pour vous laisser dans l’expectative. Ou alors vous avez une autre idée et c’est là qu’il faut me la suggérer en comm parce que je prends.

Allez y, lâchez vous, je vous écoute.

Les lofteurs vs les bloggeurs

Là, de prime abord, ce titre est effrayant, inquiétant et surréaliste mais oui, je te confirme, il y a un lien entre les lofteurs et autres « stars » et les bloggeurs, du moins ceux qui s’affirment influents. Je ne vais pas me défouler sur cette notion aujourd’hui, ce n’est pas trop le sujet, quoi que…

Alors, quel est donc le point commun entre ces deux entités. Bon, déjà, il y a le fait qu’on ne connaît jamais vraiment leur vrai nom. Par exemple, il y a Loana du loft et Nina des vingtenaires, des gens qu’on appelle par leur pseudo mais dont personne ne connaît le vrai nom, finalement. Mais en fait, ce n’est pas tant ça le point commun que je voulais évoquer parce que ça ne ferait pas un article à part entière mais plutôt le phénomène de « je suis célèbre… dans ma tête ». J’ai eu l’occasion de croiser un lofteur dans une soirée,
j’en avais parlé à  l’époque, celui qui fornique dans une piscine et le mec se sentait plus péter. Se rend-il qu’il est juste un gros naze dont plus personne ne se souvient ou presque ? Que si on ne m’avait pas dit « hé, c’est machin », je me serais dit au mieux « tiens mais ce mec me dit quelque chose, j’ai dû le croiser quelque part » mais pas plus.

Et bien le bloggeur « influent », c’est pareil. Au départ, le blog était un petit espace de parole avec une personne qui écrit pour raconter sa vie, se créer une vitrine professionnelle, etc. Aujourd’hui, pour pas mal, le but est de choper des cadeaux à la louche, être invité aux soirées ultra VIP, jouer à mort le racolage et le « buzz » pour attirer le visiteur, tout ça, tout ça. Le bloggeur, comme le lofteur, se pense important et célèbre et que même qu’il a le pouvoir de dégommer une marque, un film ou une personne. Par exemple, si moi, je te dis qu’un film est nul, forcément, tu vas me croire et ne pas y aller. Mais si je te dis qu’un film est bien, tu vas y aller. C’est pour ça que je trouve normal que les marques me brossent dans le sens du poil et que si elles font un faux pas, je vais les assassiner car j’ai le pouvoir.

Ce que j’aime surtout, c’est la sensation d’être célèbre. Les blogs les plus lus font en moyenne 10 000 visiteurs uniques par jour donc un certain pourcentage vient de google. En gros, il arrive régulièrement que des gens lisent votre blog sans savoir qui vous êtes et sans forcément lire ce que vous avez dit en dehors de l’article qui les intéressait. Alors c’est sûr que si je dis que l’appareil photo XY est tout pourri et que je suis bien placée sur google, le consommateur qui hésite à l’acheter tombera sur mon avis en premier ou pas loin. Mais
s’il se contente de mon avis sans en consulter d’autres, il n’est pas bien malin.

Mais le must, quand même, ce sont les guerres entre bloggeurs. C’est un peu à qui tapera le plus fort, à qui va virtuellement assassiner qui… Alors nous sommes supposés lire tout le monde sinon tu ne comprends pas les piques limite private jokes qui font rire tous les commentateurs sauf toi car tu ne comprends pas qui est visé par « j’aime toutes les tortues sauf celles qui sont attirées par le turquoise alors que ça leur va pas du tout ». C’est comme les guéguerres des lofteurs et assimilés qui essayaient de se discréditer les uns
les autres pour gagner sauf que le bloggeur, il ne gagne rien. Au mieux, il fait baisser les stats de sa cible mais en général, c’est l’effet inverse que cela produit. En gros, le bloggeur met en scène ses disputes en espérant que ça va fasciner tout le monde car tu comprends, il est une célébrité, on aime quand ça saigne.

Mais surtout le bloggeur est un peu un ringard comme les lofteurs. Parce qu’il veut tellement exister qu’il y a de quoi se moquer de lui, de ses crises existentielles parce qu’il n’a pas été invité à telle ou telle soirée ou parce que telle marque l’a snobée, sa volonté de soigner la forme plus que le fond, parler du dernier album de Madonna juste parce que ça va ramener du clic alors qu’il déteste Madonna. Les outils marketings, les tuyaux, on finit toujours par les connaître, c’est pas si compliqué. Mais vendre son âme pour une notoriété fantasmée, ce n’est pas forcément mieux que de se faire filmer toute la journée pour une émission de téléréalité. Surtout que sorti du milieu des bloggeurs, nous ne sommes plus personne. D’ailleurs, si tu n’évolue pas dans le milieu pub-market-comm voire journalisme parisien, c’est à peu près certain que quand tu commences ta phrase par « j’ai déjeuné avec tel bloggeur la semaine dernière et tout », on ne sache pas du tout de qui tu parles.

PS : Un autre article sur le sujet que j’ai bien aimé

Courrier des cœurs, réponse à Pepzone

Cette semaine, Pepzone nous a soumis la question suivante : « Est-ce que la drague par les blogs marche, et comment draguer sur un blog sans passer pour un troll ? »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est donc réunie et voilà ce qui a été dit :

Diane : La question peut être ambigue.  D’un certain point de vue, si tu me demandes est ce que la drague sur les blogs marche, je te réponds bien sûr que oui, et très bien, pour la simple et bonne raison que la drague, c’est apparaître au meilleur de soi même aux yeux de l’autre, enjoliver et sublimer un peu sa petite personne
pour attirer l’intérêt de l’autre. Alors si on ajoute à cela

1/le fait qu’on ait moultes et moultes cibles potentielles sur le net via le blog, et du coup plus de chance d’en choper une ou plusieurs à qui l’on puisse potentiellement plaire

2/ainsi que le fait que la toile et la virtualité de la chose ajoutent une bonne dose de mystère (à quoi il/elle ressemble? rhhaaaaa c’est sûr il/elle est le sosie de Jude Law/monica bellucci…) qui est, on le sait, un élément sacrément dopant de la séduction. [NB: je ne résiste pas à vous faire part de mon formidable et très révélateur lapsus orthographique, j’avais marqué « dupant » à la place de « dopant »… ça en dit long…]

..eh bien oui, le blog, c’est une fourmillière à drague. Après, si la question est « est ce que ça marche » dans le sens de « est ce que ça mène à quelque chose de vrai et de tangible » ..alors là, euh…… je dirais que tout de suite les statistiques chutent brutalement.

Vu que, forcément, on n’est jamais le même sur la toile qu’en vrai. (+je vous épargne toute la question de l’alchimie interactive et physique blablabla…) Bref c’est possible, mais à mon humble avis beauuuucoup plus rare.  D’autant plus que, comme tu le dis, vu que le net est un très bon moyen de rester anonyme, voire de ne pas
assumer ses actes (tout abject et aussi stupide que ridicule troll qui fait rien qu’à embêter Nina est en droit de se sentir visé), les gens ont tendance du coup à se méfier davantage.

Pour résumer: tout dépend de ce que tu attends de ta drague blogesque.

Lucie : Ma réponse sera brève puisque j’ai pas trop l’habitude de draguer sur des blogs…y’a pas de photos! et on a beau blablater sur la beauté intérieure, ça ne fait pas tout non plus!!! en outre, ma capacité innée à tomber sur des psychopathes me pousse à me méfier de ce type de drague…je sais, je ne suis pas une fille très
roots…

alors bon, je ne sais absolument pas comment éviter le syndrôme du troll…

Mais une petite note positive quand même: la drague par blog semble fonctionner relativement bien…

Nina : Alors, une petite révélation : le blog, en fait, c’est comme la vie. En gros, l’art d’une séduction réussie passe par la subtilité et le jeu. Quand je reçois un mail « c’est quand qu’on baise » ou « je suis partant pour un plan cul » d’un parfait inconnu, il est évident que le parfait inconnu se prendra une fin de non recevoir. Même pas une réponse. Je ne suis pas open cuisses, moi. Surtout que ça se voit que je ne traverse pas une disette sexuelle de plusieurs années donc si y a pas les formes, forcément… Donc humour, subtilité, se faire remarquer positivement. Ben comme dans la vie. Il ne faut pas avoir peur de la concurrence parce qu’en fait, elle est purement fantasmée. Si un jeu de flirt se déroule de temps en temps dans les comms, dans les faits, ça s’arrête là.

Allez, un petit conseil de derrière les fagots : en général, pour choper de la bloggeuse, vaut mieux avoir un blog soi même, ça permet de savoir à
qui on a à faire. Après, ce n’est pas garanti que ça marche mais de mon expérience, ça peut.

Bobby : Bien entendu, la blogosphère est un espace de drague comme un autre ! Parfois, la simple phrase « on se verra en réel » me sort par les orifices nasaux, parce que le virtuel n’est pas tangible, certes, mais il reste réel quand même. Quand on parle à quelqu’un sur msn, quelqu’un qu’on a pu rencontrer au détour d’un blog par
exemple, que ce soit un autre commentateur (rare, à mon avis) ou un blogueur (plus fréquent), on échange pas uniquement des flux de données informatiques, mais bel et bien des émotions, des sentiments, des pensées, bref, des morceaux de soi. Et l’écran n’est en rien un bouclier (même si, ok, il suffit de faire -bloquer-supprimer- pour achever une conversation, ce qui, dans un bar, est nettement plus difficile), contrairement à ce que l’on aimerait croire.
Pour ce qui est de la drague en elle-même, maintenant. Je pense que si t’es pas un troll, y a peu de raison pour qu’on croie que tu en es un, sauf si tu t’exprimes dans la langue des trolls (en gros, si tu es un boulet, mais ça, ça marche pas non plus « en vrai », donc les règles sont assez similaires). Si vraiment tu as peur de ne pas être pris au sérieux, évite de laisser un lien vers ton blog ou ton site, mais n’oublie pas de laisser ton mail (oui, tu peux ne pas t’exprimer comme un boulet, mais en être un dans l’âme, comme moi par exemple). Le coup de la drague, ouverte, par commentaire, peut avoir un effet de provocation assez sympa, mais si tu es timide, n’oublie pas qu’il est toujours possible de contacter l’auteur du blog en privé. Montre que tu connais ce qu’il/elle fait, que tu t’y intéresse, que tu veux absolument le/la rencontrer (oui, tu peux jouer les groupies, les blogueurs adorent ça…). Et puis faut se lancer, je trouve ça assez chouette de s’éprendre de quelqu’un pour l’humour ou la créativité qu’il/elle manifeste à travers son blog.

Lucas : Je rappelle à l’aimable assistance que l’auteur de ces lignes ne se prends point pour de l’excrement et qu’au delà de son égo surdimensionné (n’aurait-il que l’égo..?) il est, là encore, un connaisseur de la chose. En effet, les plus fervents lecteurs, ceux là même sui se levent en pleine nuit pour voir si l’article du lendemain est déjà en ligne et se faire dzinguer par la patronne suite à un abus de
« Preums », ceux là donc se rappelleront de la session de 10 semaines pendant laquelle 13 candidates se sont battues, griffées, lacérées et lapidées pour les beaux yeux du Lucas. Un Singulier-Pluriel que ça s’appelait…
Draguer sur un blog ne marche pas. On passe au mieux pour un mec rigolo si on fait des blagues drooooles, au pire pour un gros lourd si on a un Humour de Merde©2008, Lucas ®TM.

La subtilité qui est de mise laisse entrevoir un travail de longue haleine à moins de démontrer des qualités de lover impenitent aussi preste que fugace. Le blog ne se prete pas à la drague mais bel et bien à la séduction, belle et bien. Les blogueuses ne sont pas là pour qu’on les chauffent mais pour qu’on les acclame de manière
hysteriques en lachant 30s la truelle dont on se sert pour construire un temple à leur culte. Là encore, le bon goût, la classe, l’allant, le panache sont des accessoires qui vont permettre à Dudule de passer du statut de lourdingue à celui de Don Juan.

 Dernière chose : les gens qui font moins d’un mètre soixante dix sept ne doivent pas jouer avec certaines graciles naiades qui peuplent la colonne de droite. Comment ça je cafte ?

Si toi aussi, t’as une question essentielle, pertinente ou non, à nous poser, surtout n’hésite pas à te manifester ici ou en mail, c’est comme tu sens !

Hé, je suis un être de chair et de sang

Depuis quelques temps, je ne vous donne plus de news de ma personne, hormis l’article d’hier. Plus de liste, plus de récit de vie, rien. Alors je me suis dit que peut-être tu t’inquiètes, alors voici un petit bulletin de santé. Puis j’essaie de rappeler que j’existe pour de vrai, vu que je ne raconte plus ma vie, hein… Et en plus, tout le monde va faire le pont alors du coup, on fait dans le light.

Donc comment je vais ? Ben, écoute, bien. Ma vie ronronne globalement comme une Kenya repue de croquettes. Le boulot me plaît toujours autant et y a vraiment une bonne ambiance au bureau. Je m’entends à merveille avec Ioulia et Simon et notre nouvelle stagiaire part de la même gare que moi, ce qui m’oblige à respecter les horaires. J’ai beaucoup de projets et d’ambition sur le sujet, je perçois la prochaine marche et vais m’y diriger tranquillement. Bon, je dis ça, je planifie sur plusieurs années, je ne compte pas bouger de mon poste dans les prochains mois. La stabilité professionnelle a du bon. Même si je me dis qu’il faudrait que j’attrape une pige à côté ou quelque chose du genre, histoire d’arrondir les fins de mois.

Autre dossier, celui du déménagement. Alors là, j’avoue honteusement ne pas avoir progressé d’un pouce, n’ayant rien fait du tout. Ma sœur a peut-être un plan extrêmement intéressant, un F2 de 40 m² dans un quartier parisien bien sympa (et que je connais déjà) et pile dans le prix que je m’étais fixée. En fait, la demoiselle qui y vit va peut-être partir pour aller vivre avec son chéri donc prions tous très fort pour qu’elle saute le pas, ça évitera que je me prenne la tête sur la question. Puis le quartier est bien et pas très loin de mon
bureau donc voilà, je l’ai pas vu mais je le veux déjà, même s’il n’y a pas de baignoire. Enfin, à suivre.

Côté vie perso, ça va bien aussi. Je suis toujours en pleine navigation amoureuse, comme dit ma mère, je ne vais pas détailler, on s’en fiche un peu. En ce moment, je ne cherche pas vraiment de moitié et je deviens drôlement difficile, d’ailleurs, plus personne ne me tape dans l’œil mais c’est sans doute car je m’en fous, selon Vicky. Ouais, sans doute. Du coup, rien de réellement croustillant à raconter, je continue à fréquenter quelques uns de mes amants de temps en temps et ça me va. A côté de ça, ma vie est pleine de mes copines. D’ailleurs, je pars ce soir en week-end chez Vicky, que demander de plus ? Du coup, vos comms ne seront validés que quand je me connecterai (je peux pas encore lever la modération) mais promis, ils apparaîtront tous à un moment où à un autre.

Côté projets, comme d’habitude, je fourmille. C’est donc que je vais bien. Evidemment, il reste le problème du temps : moins t’en as, plus tu as envie de faire des choses. Je rentre chez moi vers 20h le soir et je ne suis plus guère motivée pour faire quoi que ce soit : à la limite, j’écris un article de blog mais pas plus. Or ça ne coïncide pas vraiment avec mes projets pharaoniques mais promis, je vais essayer de faire des efforts pour être plus productive le soir, histoire de pouvoir tout mener de front. Tout n’est question que de
volonté, si je me planifie comme il faut, je vais y arriver. Mais bon, reste le principal : en général, quand j’ai des projets, c’est que je vais bien, que je vais de l’avant. J’ai été épargnée par la déprime du mois de mars cette année, je suis fière de moi. C’est sans doute parce que je n’ai pas vu passer le mois de mars, aussi. Ni celui de février, ni d’avril. Que le temps passe vite quand on travaille.

Voilà, je crois avoir fait le tour. J’avoue qu’une aussi longue période où tout va bien et que je me sens bien dans mes baskets, c’est vraiment super bon. Sauf que raconter son bonheur sur son blog, c’est moins drôle que de raconter ses loses alors je vais pas le faire tout le temps non plus. Mais rassurez-vous, les loses, j’en ai quand même encore !

L’histoire folle du chat fantôme

J’avais promis sur mon autre blog de raconter mes vacances et je le fais ici, vu que j’écris rien là bas et qu’ici, ça manque un peu de vie personnelle. D’ailleurs, je l’ai supprimé l’autre blog, il servait à rien.


Après ce préambule qui ne sert à rien, arrivons au cœur du sujet : la terrible aventure qui m’est arrivée pendant les vacances. Ouais, c’est férié aujourd’hui,
nous faisons dans la légèreté, vu que la plupart d’entre vous ne sont même pas devant leur écran et qu’ils ont raison. Déjà, il se passe des trucs bizarres chez mes parents des fois. Je me souviens, une fois, j’étais rentrée pour quelques jours. La nuit, vers 4h du matin, quelque chose me réveille, un bruit. Je sors un peu de mon état comateux et là, je commence à paniquer : j’entends des voix et des détonations. Bon sang, ça vient d’où, j’ai peur ! C’est la guerre, ça y est, on va tous mourir. Je me lève et regarde à travers les petits trous de mes volets roulants : j’aperçois des gyrophares qui clignotent dans la cité voisine. Finalement, au réveil, j’ai appris que c’était une voiture qui avait explosé.

Cette fois ci, le mystère est plus épais et non encore résolu. Comme je l’ai déjà raconté à maintes reprises, la maison de mes parents se transforment souvent en
colonie de vacances pour chats. La dernière fois, nous avions donc : Clio, la chatte rouquine de mes parents, Carambar, la peluche grise de ma sœur et Kenya, la terrible mienne. Evidemment, avec la chance que j’ai, je devais partager mon lit avec Kenya et Carambar. Alors autant, Kenya, du haut de ses 2 kg à tout casser, elle se plie comme il faut et prend pas trop de place, autant Carambar, elle adore s’étaler en plein milieu du lit et si tu veux la pousser, elle râle. On n’est plus chez soi !

Chez mes parents, y a une cheminée et même que pendant mes vacances du 22 au 30 mars, elle a pas mal tourné. Oui, nous vivons une époque formidable. Je passais le plus clair de mon temps devant ladite cheminée à tapoter sur mon ordi. Or de part et d’autre de la cheminée, il y a des espaces et les chats adorent s’y planquer. Donc un soir, j’étais devant la cheminée quand je vois des pattes de chats marcher sur le rebord de l’insert avant de disparaître. Deux jours plus tard, je vois un petit museau dépasser, juste le nez avec les moustaches. Comme cette bestiole est dans les tons crèmes, j’en déduis que c’est Clio sans faire super gaffe non plus.

Un soir, ma mère va se coucher, on fait la tournée de la maison pour voir si tous les chats sont dedans pour fermer la fenêtre. En général, Carambar se couche tôt,
Kenya rentre un peu plus tard et Clio traîne jusqu’à tard. Ma mère va donc se coucher et je me pose à ma place sur le canapé, face à la cheminée. Soudain, je revois les pattes du chat marcher sur l’insert. Ah, ben elle est là Clio. Je me lève pour en informer ma mère, j’ouvre la porte de sa chambre et… je découvre Clio étalée sur son lit en train de roupiller. Heu ? Kenya a les pattes tigrées à chaussettes blanches et Carambar est toute grise donc à qui appartiennent ces pattes ?

J’en parle à ma mère qui commence à rigoler genre « arrête de boire ma fille ». Mais si, il y a un chat errant un peu de la même couleur qui traîne dans le quartier, ce doit être lui. Donc elle se lève et on regarde dans la cheminée pour trouver le chat : aucune trace. Ma mère m’explique que non, le chat peut pas squatter dans la cheminée, on l’aurait forcément vu passer surtout que la dernière fois qu’il est rentré dans la maison, il a tellement paniqué qu’il a réussi à faire tomber un cadre du mur. Et en plus, la pauvre bête, si elle nichait dans notre cheminée, elle aurait été carbonisée depuis longtemps.

Du coup, j’ai passé le reste des vacances à aller regarder dans la cheminée, quand même. Ce qui me rassure, c’est qu’une nuit, mon père s’est levé à 5h du matin et
a entendu Kenya souffler et l’insert de la cheminée claquer au même moment. Mais quand il a regardé dedans, il n’a rien vu.

Vous croyez que ça existe des chats fantômes ?

Où trouver l’homme ? Episode spécial : la cellule des copines

(Je rappelle à mon aimable lectorat et à mes lecteurs les plus agressifs que tout ceci est une fiction donc c’est pas du vrai.)

Lors du dernier épisode FICTIF, je me promenais avec un jeune homme pour ce qui devait être une balade romantique mais erreur stratégique : il semblerait que monsieur et moi n’ayons rien à nous dire. Après avoir abrégé le rendez-vous, je découvre avec surprise que le monsieur veut me revoir. Là, je pige pas. J’avais l’impression qu’il ne passait pas forcément un bon moment, alors quoi ?

Comme je suis pas une pétasse, du coup, j’hésite. En fait, j’ai pas l’air comme ça mais je suis du genre trop bonne, trop conne [note de l’auteure de ces lignes : ceci n’est pas une fiction,je commence même à me dire que je suis méchante à toujours refuser les invites du semi russe à se mater un DVD chez lui parce qu’il veut peut-être vraiment ne faire que ça…] alors je n’arrive pas à me décider : 2ème chance ou pas ? Parce que les questions tourneboulent un peu dans ma tête :

– est-il de nature timide et a eu du mal à se décoincer pour ce premier rendez-vous. S’il avait l’air détendu lors du smirting, c’est peut-être qu’il était bourré ou entouré de ses potes.

– me donne-t-il une seconde chance car il s’est dit que j’étais de nature timide et que j’avais du mal à me décoincer pour ce premier rendez-vous. Si j’avais l’air détendue lors du smirting, c’est peut-être parce que j’étais bourrée.

– il me trouve baisable et se dit que ce sera toujours ça de pris.

– il a pas baisé depuis un an alors moi ou une autre, quelle importance du moment qu’on a la jouissance ?

Bref, de mes hypothèses, y en a quand même qu’une qui justifie un nouveau rendez-vous. Alors que faire en cas d’hésitation ? Tadan, on réunit la cellule conseils amoureux de la girlie team. Evidemment, comme j’ai plusieurs conseillères, j’ai plusieurs sons de cloche. Au moins, je peux pas dire que j’ai été poussée dans un sens ou dans un autre vu qu’elles ont pas le même avis.

« Il te plaît ?

– Il est mignon et gentil mais bon, on se dit rien.

– Il est peut-être timide.

– Ou juste chiant.

– Ben peut-être qu’on n’a pas encore trouvé nos points communs, je sais pas.

– Ouais, enfin, tu te vois revivre un après-midi comme le dernier ?

– Bah, vas-y, prends ton pieds et tu verras

– Non, laisse tomber, la première impression est toujours la bonne ».

Ouais ben merci les filles.

Alors interrogeons une personne directement concernée : moi. Je me parle souvent dans ma tête [ce point de détail n’est pas une fiction] et voilà l’idée. Je cherche l’Homme, celui avec qui j’aurai envie de vivre ma vie, de présenter à ma mère et même de faire
mes enfants. Si je cherchais juste des plans culs, je serais plus dans le wait and see. Alors il arrive régulièrement que dans les comédies romantiques, la jeune et belle princesse à la recherche de son prince se trompe d’abord de prince charmant et couche à tort avec celui qui ne lui convient pas. Y a bien que Cendrillon qui trouve de suite chaussure à son pied. Mais d’un autre côté, j’ai du mal à coucher avec un mec qui ne m’excite pas la matière grise aussi. Mais il faut aussi avouer que le garçon, il a l’air gentil quand même alors peut-être qu’on va arriver à se dire des choses.

Bon, j’annonce à la girlie team que je vais prendre un nouveau café avec lui. Ma vie n’est pas un film d’une heure trente, certaines choses prennent parfois du temps.

La semaine prochaine, deuxième rendez-vous.

PS totalement hors sujet : un très bon article conseillé par Souchon version punk dans un comm, lisez le quand vous aurez posé votre petit comm ici !