Quand le sexe devient vulgaire

Hier soir, il y avait une émission fortement passionnante sur M6 sur les nouveaux comportements sexuels. Je ne vais pas encore m’énerver sur le caractère « nouveau » que l’on colle chaque année et ce depuis que j’ai l’âge de comprendre ce qu’est le sexe sur ces reportages, je me suis déjà exprimée longuement sur le sujet. Mais hier soir, je sais pas, je trouvais que tout ça avait quelque chose de
pathétique.





Je n’ai pas regardé longtemps, ça m’a énervée. D’abord, il y avait les femmes « d’un certain âge » qui aimaient les petits jeunes, présentées comme des croqueuses d’hommes. La première accueillait plein de jeunes chez elle et dansait devant eux dans une indifférence hallucinante « les hommes sont captivés ». Tellement captivés qu’ils préfèrent boire et fumer entre eux et laisser la demoiselle exécuter une danse prétendue lascive mais que je qualifierais de… épileptique. Puis vient l’éternel reportage sur la bisexualité « je roule des pelles à une pote, je suis bi ! » ou l’éternel mais toujours drôlatique : « je fantasme sur Angelina Jolie, je suis bi ». Toute femme a un jour fantasmé sur Angie (moins maintenant, elle me fait peur), j’ai même fantasmé sur Shane de The L world (qui ressemble à Jared Leto, vive mon lesbianisme refoulé, hein…), ça ne fait pas de moi une lesbienne, c’est bien plus compliqué que ça. Le reportage était suivi d’une interview de Maïa Mazaurette qui expliquait que : « si, si, plein de filles embrassent leurs copines pour draguer des mecs ». Comme je l’ai déjà dit, attraper un homme uniquement parce que j’embrasse une femme n’est guère flatteur. Et comme je concluais sur twitter : « Aujourd’hui, pour séduire les hommes, il faut prétendre coucher avec les femmes. Y a pas comme un paradoxe ? »



J’ai fini par zapper puis je me suis posée la question. Pourquoi ça m’énerve ? Par jalousie ? Ahahah, non, j’ai passé le stade où pour intéresser un homme, j’ai besoin de fouiller la bouche d’une autre fille, j’ai d’autres atouts. Je ne mets même plus ma sexualité en avant. D’abord ça leur fait peur mais surtout, j’ai autre chose à offrir. De toute façon, à trop en dire, on finit parfois par en inventer un peu, à se la jouer super open et à se retrouver un peu coincée quand la personne en face nous propose une pratique qui ne nous branche pas du tout. Bref, de façon générale, je ne suis pas qu’un vagin, merci bien. Donc ce n’est pas une réaction de jalousie, qu’est-ce ? Suis-je à ce point lassée d’entendre parler de sexe ? Ai-je à ce point pitié de ceux qui survendent leur sexualité pour masquer le vide abyssal de leur personnalité ? Suis-je donc en train de devenir vieille à l’esprit obtus voire coincée ? Est-ce que ça veut dire que bientôt, je vais me limiter à un missionnaire dans le noir à 22h37 les jeudis soirs ? Aaaaaaaaaah !




Et puis j’ai poursuivi ma réflexion et me suis rendue compte que le problème n’était pas de parler sexualité mais la façon de le faire. Je lis des blogs érotiques ou nouvelles sur des forums et certains, même s’ils racontent des faits, sont rédigés de façon si subtile et élégante que ça ne me fait pas cet effet d’étalage pour se rendre intéressant mais plus de partage. Les mots peuvent être crus, les actions violentes, les corps bondés, maltraités, c’est juste qu’il n’y a aucune vulgarité. Car c’est finalement ça qui m’énerve et que j’ai eu du mal à identifier : la vulgarité. On peut parler de sexe de façon légère et ludique, même de façon sérieuse mais autant j’apprécie chez certains, autant l’étalage exagéré verse dans la vulgarité et m’épuise. Autant j’aime la viande bien cuisinée, par exemple, autant le spectacle d’une boucherie avec carcasses qui pendent, de suite, ça m’attire moins.



Finalement, plus le temps passe et plus je me dis que la seule façon intéressante de parler de sexe, c’est d’éviter toute surenchère voire mythomanie. Parce que hier soir, la grande gigue blonde qui dansait en prétendant être une déesse de l’amour pour des hommes qui semblaient surtout s’intéresser à son appart (lieu où on peut boire et fumer tranquille tandis que la propriétaire remue n’importe comment), ben au fond, ça m’a fait de la peine.

Beauté froide vs beauté chaude

Partons du principe qu’ici, en terme de beauté, je parle au sens large du terme, ça évitera d’entrée de jeu des commentaires désagréable sur une éventuelle prétention de ma part sur mon apparence physique. Ceci étant posé, attaquons l’article.


Pendant longtemps, j’ai rêvé d’être une beauté froide un peu à la Carole Bouquet ou Grace Kelly, ce genre de femmes mystérieuses qui semblent connaître les mystères de l’univers mais n’ont pas le droit de les partager et ça les rend un peu triste. Vous voyez l’idée ? Bref, je me rêvais de ces héroïnes sublimes et inatteignables, marchant avec fierté, le corps droit, le menton dressé tel un défi à … à on ne sait pas trop qui. Mais force est de constater que je suis à des milliers de kilomètres de la beauté froide, je suis même précisément l’inverse : je suis une beauté chaude.

Qu’entends-je par beauté chaude ? Alors je ne parle pas en terme chromatique puisque justement, si on prend mes couleurs (peau blanche, yeux bleus, cheveux clairs), je suis plus dans le froid. Je parle plus de l’effet produit sur autrui : la beauté froide glace, la beauté chaude est plus chaleureuse. Prenons un exemple tout bête : Nina dans la rue. Prenons mardi par exemple. Mardi, j’étais légèrement à la bourre (j’ai du mal à me lever en ce moment) donc je fonce prendre le train, une première personne me demande un renseignement. Train pris, me voilà dans mon quartier, je marche vite, les écouteurs vissés aux oreilles. Et là, une dame d’un certain âge m’arrête « excusez-moi, mademoiselle, je vois bien que vous êtes pressée mais… ».  Ca, c’est à peu près mon quotidien : dès que je ne suis pas de mauvaise humeur, les gens viennent spontanément me demander des trucs, me parler… Je ne fais pas peur, je ne suis pas une beauté froide. C’est un fait.


Alors quelque part, c’est sympa que les gens vous prennent systématiquement à la bonne. Je fais rarement une mauvaise première impression parce que oui, j’ai l’air sympa et que j’ai une bonne bouille. Et je souris beaucoup aussi. Ca a des avantages certains, je m’intègre facilement dans n’importe quel groupe, les gens sont souvent gentils avec moi. Des fois un peu trop. Vu que j’ai dû intimider deux personnes dans toute ma vie entière (l’amoureux secret de ma meilleure amie du lycée qui n’osait pas lui parler car il avait peur de moi (bonjour l’excuse bidon) et un mec qui m’a dit que j’étais impressionnante car quand je rentre dans une pièce, je suis comme chez moi (mais je pense qu’il se foutait de ma gueule (c’est lourd toutes ces parenthèses (mais j’aime bien)))), les gens viennent spontanément m’adresser la parole… y compris les hommes qui en veulent à ma vertu. Oui je me fais draguer et relativement souvent mais normal : je ne fais pas peur aux hommes.


Je n’ai donc rien en commun avec la beauté froide mystérieuse. Ce n’est pas un drame non plus. Certaines me diront même qu’être une beauté froide, c’est pas si drôle quand on n’est pas actrice, que les gens nous prennent d’abord en grippe en pensant qu’on se la pète alors que pas du tout et que ça fait 3 ans qu’un homme ne les a pas draguées. Pas faux. De toute façon, j’ai jamais voulu être actrice. Par contre, il va vraiment falloir que j’apprenne par cœur un plan de Paris, ça m’évitera de donner des mauvaises directions quand je veux vraiment aider les gens mais que j’ai confondu des rues.

NB préventif : le SIDA, c’est mal, tu sais que c’est un peu ma marotte, mettre des préservatifs et tutti quanti. Et en plus, le SIDA est hyper moche, comme tu pourras le constater ici. Il a même des lèvres en forme de vagin.

NB informatif : Pour ceux qui ont raté la fête des mères (bouh, pas bien !), une petite boutique de bijoux bien sympa.

NB : Non, plus rien, j’ai fini.

Nina et les connards, le retour

Il y a presque 4 ans, j’avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m’ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n’appréciaient pas qu’on les apprécie à leur juste valeur. T’en fais pas, gars, vu comme tu m’insultes,  c’est normal que je n’ai aucune envie de te connaître. Donc j’avais dit ça. Depuis, j’ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j’ai totalement changé d’avis. Les connards ne m’attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu’il va le trouver puisqu’il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu’il raconte sa vie sans l’avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n’ai trouvé aucun attrait à
Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j’adore mon personnage mais je n’aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c’est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C’est un des ressorts de la série, d’ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c’est là que j’ai réalisé : je n’aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m’épuise.


Les connards, j’ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m’en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J’ai trois explications :

– Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n’existe alors t’es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu’il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n’est pas réciproque, d’insister pour qu’il ait le plaisir de te jeter méchamment.

– Parce que le connard est faible.  Il n’a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n’a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l’Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu’il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu’on s’ennuie un peu… beaucoup.

– Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d’autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c’était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n’êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez
d’ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d’avoir daigné partager un lit avec vous. Et c’est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu’il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu’un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.




Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s’en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d’attente, c’est à consommer de suite parce que le connard n’attend pas. Or ce qui m’excite, moi, c’est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m’ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu’une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.




Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

Est-on avec qui on couche ?

Récemment, j’ai découvert un peu accidentellement via Facebook qu’un garçon pour qui j’avais une certaine estime avait mélangé son sexe avec une fille que je qualifierais de « hystérique avec un feu perpétuel au cul ». Cliniquement, c’est ce qui doit correspondre à nymphomane mais je ne suis pas psy donc je sais pas… Quoi qu’il en soit, quand j’ai vu ça, ça m’a un peu déçue, je me dis qu’il tombait bien bas.

Puis j’ai réfléchi et me suis dit que non, on ne pouvait pas être limité à qui on couche ou plutôt, on a tous droit à nos erreurs de casting. Prenons ce cas précis dont je parle, imaginons que le garçon s’appelle Charles et la fille Succube. C’est pas très joli mais j’ai préféré éviter de choisir un vrai prénom pour ne pas froisser mes lectrices qui pourraient penser que je sous entends que toutes les filles portant leur prénom sont des nymphos. Donc pourquoi Charles s’est compromis avec Succube ? Peut-être par attrait du sexe facile, de la réputation sulfureuse de la fille car c’est bien connu, plus une fille se tape de mec, meilleure elle est au lit (ahahah !). Peut-être Charles n’avait-il pas vu de femme nue en vrai depuis longtemps et que quand on a très faim, on n’est pas très regardant sur la nourriture. Peut-être tout simplement que Charles ne connaissait pas la triste réputation de Succube et qu’elle lui a fait croire qu’elle était une fille douce, aimante et pas du tout hystérique.  Voilà : difficile donc de savoir le pourquoi du comment et à la limite, ça ne me regarde pas. Je vous parle de Charles et de Succube mais j’ai vu la même chose entre une fille que j’estime intelligente que nous appellerons Bénédicte et son amant que nous appellerons Poney, suite à la
réputation qu’il se plaît à entretenir (je vous laisse deviner laquelle, ça n’a aucun rapport avec l’haleine, bien sûr). Qu’est-ce qu’elle fout avec ce type ? Mystèèèèèèèèèère.

Mais soyons honnête jusqu’au bout. Si j’étais tous les hommes avec qui j’ai couché, je ne serais pas forcément quelqu’un de bien, ça dépend qui on regarde. Des amants bien (au niveau humain, je ne parle pas de performance), j’en ai connu quelques uns, ils gardent d’ailleurs une belle place dans mon cœur (c’était la minute neuneu, veuillez m’excuser). Mais des connards, j’en ai eu aussi une foultitude, bien trop même à y penser. Il y a eu plusieurs types de connards, je ferais deux catégories :

– les connards non identifiés, que je prenais pour des mecs bien et le lendemain, tu découvres qu’ils t’ont effacée/bloquée de MSN ou que leur ex, en fait, c’est toujours leur actuelle ou qui ne te donnent plus de nouvelle le jour où tu leur expliques que, non, tu n’as aucune envie de coucher avec une de tes copines et lui pour lui faire plaisir. D’ailleurs, suis-je vraiment anormale de ne pas avoir envie de coucher avec mes amies ? Mes copines, je les adore mais de leur caresser leurs corps nus avec mes doigts, ma langue… de les voir prendre du plaisir… Heu, ça me fait limite l’effet d’un inceste en fait.  Puis si un mec veut un plan à 3, je ne vois pas pourquoi je devrais me taper le boulot de trouver la 3e personne.

–  les connards parfaitement identifiés mais quand on a faim, on a faim. Même si après s’être tapé son connard, on se sent un peu sale et surtout totalement nulle, comme après avoir avalé un menu maxi giant au McDo alors qu’on est censée être au régime : sur le coup, c’est bon mais après, c’est un peu la honte.

Alors oui, je n’ai pas couché qu’avec des gentlemen et parfois en parfaite connaissance de cause. Est-ce que ça fait de moi une moins bonne personne ? Parfois à mes yeux le lendemain mais c’est tout. Sûr que je mérite mieux mais en attendant ce mieux, j’ai aussi le droit de m’amuser un peu. De toute façon, ça ne regarde que moi et personne n’a à être au courant. Parce que quitte à coucher avec des connards, je préfère que mes contacts Facebook ne soient pas au courant…

Curieusement, je ne prends pas trop ça pour un compliment

Les hommes sont parfois des êtres étranges. Les femmes aussi, évidemment mais nous sommes toujours dans le cadre de la semaine du sexe et je n’ai jamais couché avec une femme donc on les exclut de l’article, vous pourrez en parler en comms, messieurs, si vous voulez.

Donc, les hommes, je disais. Parfois, je suis étonnée par le sens de l’à propos et leur délicatesse à des moments où ce n’est pas le moment. Prenons par exemple un garçon que nous appellerons Thierry. Suite à une partie de jambes en l’air, le jeune homme me recontacte sur MSN et ça donne en gros :

Lui : Tu vas bien ?

Moi : Oui

Lui : On baise ?

Moi : Non, pas le temps.

Bon y avait plus de chair quand même mais en gros, lui était chaud bouillant, moi froide crevée. Oui, mon nouveau boulot est TRES prenant (mais je ne me plains pas, j’aime bien). Donc la conversation alternant les « et tu deviens quoi ? On baise ? », j’ai multiplié les non, il était clair que je n’étais pas dans le trip et là, attention : « c’était bien la dernière fois, tu [fffffffff] drôlement bien, on sent bien que c’est ton truc ». Bon, je vais me pincer le haut du nez là. Oui, le monsieur voulait me faire un compliment mais ce genre de déclaration, hors contexte torride, je sais pas pourquoi mais ça ne me flatte pas plus que ça. Voire pas du tout, en fait.

Autre cas, je discute avec un mec hautement hot sur MSN mais il est important de signaler qu’au début, le mec ne sait pas à quoi je ressemble. Il veut me voir là de suite à tout prix mais je refuse. Non que j’ai pas envie de le voir mais je suis en indisponibilité technique et pour pousser le vice, je lui explique même que pas de bol,  mes règles avaient en plus 15 jours de retard (nouveau boulot = stress quand même = mon corps me le fait payer). Je suis d’un glamour quand je m’y mets… Et là, le mec insiste pour qu’on se voit, « non, j’ai mes règles, c’est dégueu, pas agréable, laisse tomber » et il me sort : « j’ai envie de toi ». Rappelons qu’il n’avait pas vu ma tête et que je discourais sur mes règles depuis 10 bonnes minutes. Alors soit ce mec est un vampire, soit il a pas vu de femme à poil depuis une éternité. Pourtant, au vu de sa photo , c’est un magnifique lot. Mais bon, tout ça pour dire que là encore, le « j’ai envie de toi » ne m’a pas flatté une demi nano seconde. 

Mais pourquoi ils nous disent parfois ce genre de choses ? Autant dans le feu de l’action, ça ne me gêne pas du tout parce que voilà, c’est le contexte donc là ok. Quoi que faut pas que ça fasse « dans les films pornos que je regarde, le mec dit « han t’aimes ça, salope ! » donc je vais dire pareil » parce qu’au mieux, je vais exploser de rire, au pire, je vais me demander sur quel tocard je suis encore tombé. Faut que ça soit naturel et si vous ne dites rien, personne ne vous en voudra (comme si c’était le moment de faire des discours). Mais là, dans une conversation pas du tout hot, c’est juste… incongru. J’ai des talents de [ffffff] ? Ouais bah cool, ravie que ça t’ait plu mais je me serais passée
de cette déclaration. J’avais bien remarqué que ça t’avais plu, j’étais là, aussi…


Alors j’imagine qu’il existe aussi nombre de filles qui ratent les moments X et vous sortent de nulle part des « haaaaaaaaan, j’ai envie de ta grosse queue toute dure, là » alors que vous étiez en train de lui raconter que vous aviez eu quelques soucis sur un dossier… J’en suis même absolument persuadée, en fait.

Alors mesdames, messieurs, soyons des êtres de bon goût : ce genre de phrases,  on apprend à les sortir au moment adéquat parce que sinon, ça me donne juste envie de dire : « T’as qu’à le dire que t’en as rien à foutre de ce que je raconte. » Puis je ne trouve pas ça hyper respectueux. Si je dis non, ce n’est pas pour me faire désirer et faire mon effarouchée, c’est juste que j’ai pas envie parce que je suis fatiguée ou en pleine marée rouge (ahem) donc merci de changer de sujet.

Non mais…

Rendons la capote fun

Cette semaine, c’est la semaine du sexe sur les blogs alors bon, faut bien suivre. Bon, je me force pas des masses, j’ai pas envie de parler chômagie, recherche de l’homme, de ma démission (enfin, ce qu’il en reste) et même si j’ai drôlement plus envie de vous parler de ma nouvelle vie de chef de projet éditorial (jmelapete.com). Alors, parlons sexe. Et si vous êtes sages, demain aussi (si vous avez des désidératas sur le sujet, proposez en comm).

Depuis pas mal de temps, les publicistes essaient de rendre la capote fun pour qu’on oublie l’image sinistre de « l’anti SIDA ». Je suis de la génération SIDA, des capotes à 1 franc et pendant longtemps, la capote était une punition, un peu une espèce de malédiction divine pour nous empêcher de trop jouir et surtout nous empêcher de le faire sans un minimum de préparation, de « t’as des capotes ? ». Miam. Evidemment, on n’avait jamais connu autre chose, on ne pouvait pas trop se rendre compte de ce qu’on pouvait perdre.




Evidemment, ça n’a pas aidé la cause de la capote. Et puis, on s’est dit que quitte à devoir se protéger, autant que ça devienne un peu plus fun. Et pas en transformant les préservatifs en bombe à eau. Voilà que les capotes se nervurent, se strient, se parfument et même se voient dans le noir (paraît que c’est fun, dixit la Pomme, je vous ferai un test un jour, promis). Les publicitaires ont laissé tomber le sous entendu un peu foireux (« l’été sera chaud, sortez couverts », j’ai mis des années à la comprendre) et le côté prévention pour ne plus montrer que le côté joyeux de la capote.



Ainsi, désormais, on apprend que le préservatif accroît les sensations, nous fait jouir deux fois plus fort et que même ça menace l’humanité.


De façon toute personnelle, je vois quand même quelques avantages à la capote, même si ça reste moins agréable que sans. D’abord, la meilleure raison, la principale je dirais, outre le fait que je ne suis pas motivée à l’idée de choper une MST, c’est la contraception. Même si je trouve les gamins de plus en plus mignons, ce que je trouve inquiétant en soi, je n’ai toujours pas envie de partager mon patrimoine génétique avec un homme donc « faut fermer le chemin », comme dirait ma sœur. Or le préservatif, c’est quand même ultra simple, sans hormones, sans conséquence pour le corps (sauf allergies, bien sûr). En plus, l’avantage immense avec la capote, c’est que si elle ne remplit pas son rôle, on le SAIT. Alors qu’un stérilet mal placé ou une pilule mal prise, ça peut faire des surprises. Ok, super rarement et mon argument ici est un peu bancal mais je maintiens.




Mais surtout, la capote, c’est propre. Toute fille ayant couché sans voit de quoi je parle. Pour les autres, j’explique : quand le monsieur jouit, tout ne part pas direct au but dans l’utérus, non, non, non, il en reste plein juste à l’entrée, là. Et que se passe-t-il quand on se lève ? Ca coule. Oui, c’est pas très sexy ce que je raconte mais ce sont des faits. Combien de fois j’ai dû faire la chandelle avec Guillaume 1er tandis qu’il allait chercher du PQ dans la salle de bain ? Bon, certains me feront remarquer que la chandelle, ça fait les abdos mais je préfère encore aller les travailler dans une salle de sport et pas en serrant les cuisses pour éviter que la semence de mon mec dégouline partout sur mes cuisses… et sur mes draps. Parce que ma peau, à la limite, c’est pas grave, je vais aller prendre une douche juste après mais les draps… Et comme je ne planifie pas toujours la monté de mes désirs, je n’ai pas forcément envie de couper les préliminaires par un très glamour « attends, je vais chercher une serviette pour pas salir ». Et puis après, je peste si on sort du périmètre de la serviette ? Mais top glamour, les enfants ! Je sens que mon mec sera le plus épanoui de la planète. Alors que la capote, au moins, ça retient les fluides et c’est même pour ça qu’on la met.





Alors aujourd’hui, je dis merci aux publicitaires d’avoir pris ce virage du fun. Même si je crois qu’il y a encore un gros travail à faire pour faire de la capote un espèce de sextoy ludique mais indispensable et dédramatiser ce qu’il représente : l’arme ultime contre le SIDA (contrairement à ce que Crétinus XVI. D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de vous copier/coller le comm d’un certain Theo75018 que je trouve merveilleux sur cet article

« Oh… Je découvre à l’instant l’article du Washington Post…

Jusqu’à présent, on se contentait de diffuser une espèce de « note scientifique » – avec de très gras guillemets, indiquant en gros et sans la moindre précaution, qu’au terme de comptages sérieux
et d’interminables journées de traitement statistique des données recueillies, on pouvait raisonnablement conclure que « moins on baise, moins on a de chance d’attraper le sida », CQFD n°1.

A ce propos, donc, n’oublions pas de signaler aussi, à tous ceux qui ont pris cela pour du pain blanc, que plus on s’éloigne de la piscine, moins on a de chance de se noyer ? Il y a peut-être là
matière à comptage ? »

Ces éclairs d’intelligence sur le net sont tellement délectables).



PS : Quelqu’un peut-il me dire pourquoi la première pub que j’ai mise (Manix) est interdite au moins de 16 ans ? On voit bien pire dans certains films tout public, il me semble.

Avec ou sans la langue ?

Par Enzo

Plutôt que de laisser un long commentaire, je rebondis sur le récent article de Nina « Si t’embrasses bien, tu baises bien » en écrivant un  moi aussi sur une variante du même thème (c’est tout bénéfice : nouveau contenu, lien interne vers un autre article pour favoriser la lecture et accessoirement le référencement).


La question « Avec ou sans la langue ? » peut paraître infantile et ramener aux questionnements du collège mais elle me semble pourtant pertinente. Quel est ce dogme qui impose l’échange de langues comme pierre angulaire du baiser réussi ? 

Pour bien embrasser il faut obligatoirement pénétrer au plus profond la bouche de l’autre, échanger une quantité importante de salive ? Cette évidence qui ne me parait pas évidente (par réflexion biologique et par expérience) me trouble. C’est un peu comme si on était le seul non-fan d’une série que tout le monde adore. On se demande si on est un peu con ou si tous les autres le sont un peu ou si on est juste différent. 

Pourtant, quel délice peut concurrencer un baiser « à l’autrichienne » (cf Indiana Jones 3), lorsque l’on croque tendrement la lèvre de l’autre tel un quartier de mandarine (mangez cinq fruits et légumes par jour), quel romantisme peut concurrencer un baiser chaste qui ne veut pas mimer la pénétration…

Mais peut-être le débat dont je veux poser les bases est biaisé (et non pas « baisé ») : serais-je un des rares êtres humains à avoir les lèvres plus sensibles, plus érogènes que la langue ? Ou alors je ne suis qu’un aigri frustré qui a une petite-b.. euh petite-langue !

Si t’embrasses bien, tu baises bien

Il y a quelques années, je discutais avec la Rouquine d’un garçon dont j’avais osculté les amygdales avec ma langue. « Il embrasse bien ? Parce que s’il embrasse bien, il baise bien. » Je fronce les sourcils : c’est quoi cette théorie ? Mais en y réfléchissant bien, force est de constater que dans mon top amant se trouve aussi mon top embrasseur. Ah ben ça alors !

Qu’est-ce que bien embrasser ? Bonne question, tiens. Chacun ses goûts. Pour ma part, le mec qui va tatouiller ma trachée avec sa langue ou qui se croit obligé de me rouler une pelle durant 10 minutes sans pause, c’est mal parti. J’aime les baisers mi tendre mi sauvages avec une langue ferme mais pas brutale. Le pire étant la langue molle qui me donne
l’impression de rouler une pelle à Bob l’éponge. Depuis que j’ai remarqué ça, il est vrai que plus un mec sera « brutal » dans ses baisers (sans pour autant me péter les dents), plus la suite le sera aussi. Et inversement, le baiser Bob l’éponge annonce une brouette molle et ça, c’est pas bon du tout.




Pour autant, je n’arrête pas les frais au premier échange buccal insatisfaisant, on ne sait jamais. Après tout, il paraît qu’il existe toujours des exceptions à toutes règles. Mais quand l’homme a une façon de m’embrasser qui ne me plaît pas, je soupire intérieurement, espérant que le reste sera plus intéressant. Et ce n’est jamais le cas.

Mais embrasse-t-on réellement comme on baise ? Le baiser est un préliminaire très important, c’est un peu la montée en température. Et si elle est ratée, je ne serai pas forcément dans les conditions idéales pour la suite du programme. Donc en gros, si je rate le démarrage, pourrai-je rattraper mon retard dans la course à la jouissance ou je finirai
forcément perdante ? La petite voix qui commence à râler dans ma tête parce que « oh non, j’aime pas comme il embrasse » va-t-elle arrêter de geindre pour apprécier à sa juste valeur la suite ? Ou quoi qu’il arrive, la suite sera aussi mauvaise que le départ ? Qui de la poule ou de l’oeuf, blablabla.




A moins que ce ne soit qu’une question d’affinités, finalement. Je parlais y a pas très longtemps du fait d’être accro à la peau d’un autre et il reste évident que le mauvais coup de l’un est le meilleur amant de l’autre, selon nos désirs et attentes en matière de sexe. Il paraît logique qu’on embrasse comme on baise donc forcément, si la personne ne
correspond pas à votre amant idéal, le reste va difficilement coïncider. Ben oui, si vous êtes amateur des bonnes baises bien violentes et que vous tombez sur quelqu’un qui déteste ça et adopte plus volontiers la position de l’étoile de mer, ça va être long et pénible.




Alors mauvais embrasseur, on arrête dès l’entrée ? Et bien ça dépend aussi de votre ambition quant à la relation qui se dessine. Si vous n’envisagiez qu’un one shot, si vous vous sentez capable de vous arrêter là (c’est quand même délicat), why not. Si vous pensez que la personne qui a sa langue dans sa bouche peut être un compagnon de route de longue durée, ne désespérez pas non plus, rien n’est perdu. Le sexe à deux, ça se construit aussi, petit à petit.

C’est pas parce que tu as tes règles que ça empêche…

Aujourd’hui, j’ai décidé de rompre un tabou, de parler au nom des femmes du monde entier (au moins) et de dire non haut et fort à cette traditionnelle phrase qui me rend dingue « roh,c’est pas parce que tu as tes règles que ça empêche de s’amuser… »


Sur le papier, c’est vrai. Techniquement, ça rend juste une voie difficilement praticable mais pour le reste, c’est bon. Ca laisse plein de possibilités de jeux, youpi. Youpi pour vous messieurs car pardon mais en période de règles, surtout le premier jour, j’ai surtout envie de me rouler en boule sous la couette, ma bouillote serrée contre mon ventre et attendre que ça passe. Evidemment, mes règles ne tombant pas toujours un week-end, je prends sur moi pour aller travailler. Alors que là, par exemple vendredi, j’avais quand même la sensation claire que mon uterus me donnait des coups de pieds… Alors que je ne pouvais pas être enceinte vu que j’avais mes règles (et qu’elles étaient tout à fait normales, merci bien).


Donc je souffre. Et j’ai en général envie de manger gras (quoi que ce mois-ci non, tiens). Et même s’il est vrai que mes hormones sont souvent au plafond, mon corps ne suit pas forcément parce que j’ai mal. Et que je suis un peu vidée, au sens propre du terme.




Bref, ne soyons pas naïfs et surtout naïves, cette gentille proposition grivoise n’a pas pour but notre plaisir mais son plaisir à lui. Prenons l’exemple type du « tu peux quand même me faire une pipe ». C’est vrai je peux mais j’ai pas forcément envie. Ce monsieur serait mon mec officiel, je ne dis pas car ça me fait plaisir de lui faire plaisir aussi. Mais un amant, le côté « je viens, tu me fais plaisir puis bon, après, on discutera un peu si tu veux mais je vais pas te rendre la pareille parce que bon, hum hum, tu as tes règles… ». Mais comme il m’emballe trop ton programme ! Puis c’est bien, je me sens totalement impliquée et je sens que mes efforts seront récompensés par une gentille tape sur la tête.



Il arrive parfois que nos règles soient une bonne excuse pour ne pas passer à la casserole. Comme disait Lucie rapport à son ex: « J’avais mes règles dès qu’on se voyait, ça ne l’étonnait pas plus que ça… ». Donc si à la question « on se voit? », on répond qu’on n’a nos règles, c’est soit qu’on n’a pas envie de vous voir, soit oui, on peut se voir mais une partie du programme ne sera pas assurée sinon, on ne le signalerait pas. On ne fait pas ça pour faire nos divas. Mais je crois, messieurs, que vous ne saisissez pas à quel point avoir nos règles peut nous mettre de mauvaise humeur parce que même si on ne perd que quelques cc de sang par mois (tout est relatif dans le quelques), c’est pas tout à fait anodin non plus. Alors pendant 4 ou 5 jours par mois, ce serait bien de ne pas trop insister. Si on a envie de faire des folies de notre corps, on sait où vous trouver, inutile de nous démontrer que les règles n’empêchent rien. Même si techniquement, c’est vrai, c’est pas pour autant qu’on va en avoir envie. Puis à 29 ans, je peux me dire toute seule que ça n’empêche rien, si j’ai envie de m’amuser.




Alors le prochain qui me dit ça, je lui parlerai des vives protestations de mon utérus, je pense que ça le calmera.

Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

Red-Roses-too-copy.jpg


Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
bougie.jpg


Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…