Le pied

Par Bobby

Le pied (du latin pedem, accusatif de pes, pedis) est une partie du membre inférieur humain et en constitue son extrémité distale. Il
sert à l’homme à se soutenir debout (station verticale) et à marcher. Il a un rôle d’équilibre, d’amortisseur et de propulseur. Il est relié à la jambe par la cheville.

Le pied comprend 26 os – soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette – 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent au cerveau de commander leurs mouvements. De plus, sa plante est, avec le bout des doigts, la région du corps la plus riche en terminaisons nerveuses.
Enfin, c’est, avec les aisselles et la paume des mains, la zone contenant le plus de glandes sudoripares.

Il supporte tout le poids du corps sur sept points d’appui : le talon qui porte deux tiers du poids total lors de la marche, le métatarse et la pulpe des cinq orteils. Au cours de la marche, le pied s’allonge en moyenne de 6,6 mm.

Mais trêve d’introductions wikipédiesques, et place à mon article : je veux vous parler du pied en tant que zone érogène.

Parce que Nina, elle, elle se gêne pas pour parler de pratiques sexuelles qui m’horrifient (telle qu’insérer sa langue dans un vagin), alors moi aussi je vais m’y mettre, même si la podophilie n’est pas super répandue.

A la base, le fait de trouver les pieds d’un garçon beaux, voire même carrément bandants, j’assume pas tellement. Parce que beaucoup de gens trouvent ça « sale ». Bon, ok, un pied, ça macère dans une chaussette (et dans une chaussure) toute la journée, et, comme le précisait l’exergue, ça transpire à mort.

Mais je vous propose l’expérience suivante : comparez un sexe masculin, un sexe féminin, un anus, et un pied après 24h sans passer par la case sale de bain : je pense que le plus propre, ça reste le pied.

En fait, ce qui me plaît dans cette partie du corps, c’est exactement la même chose que ce que j’aime dans les mains : il faut que ce soit grand, le plus grand possible. Un mec avec des mains immenses et qui chausse du 46, je jouis instantanément, rien à qu’à le mater. Ca pue la virilité, en gros.


Ensuite, c’est pas juste psychologique. Pour celui ou celle qui reçoit des caresses sur les pieds, y a un plaisir physique non négligeable, parce que c’est une partie du corps hyper sensible. OK, d’abord, ça chatouille, mais ça, c’est souvent parce qu’on est stressé, j’ai remarqué. Si on se détend, si on s’abandonne à l’autre (pire que le jeu de la bouteille ivre pour tester la confiance qu’on a envers son partenaire !), on peut ressentir des sensations extrêmement intenses, voire même davantage que lors d’une fellation (ou d’un cunnilingus ? je sais pas, on m’en a jamais fait et c’est pas prêt d’arriver).

Alors n’hésitez plus, foncez ! Sucez les orteils de votre complice de couette !

Vous m’en direz des nouvelles…

Adopte un Mec

Par Lucas

Bon je vous rappelle que Louka est en pleine recherche du grand tamour, avec un grand A et non un gros tas, si possible.Si possible…

Or, il y a 15 jours-3semaines, Louka s’est fait larguer est allé passer la soirée dans la rue des crêperies à Edgar Quinet, chez un copain. Il s’y est bourré la gueule, joliment, au champagne car il n’est pas à une incohérence près. Toutefois sa mémoire en vrac et son portable aidant il a noté, sous forme de brouillon de textos, des infos éparses. Et notamment ce site. Soufflé par une copine du copain qui les invitait mais en fait il le faisait uniquement pour qu’on finance son voyage à New York, avoue Hugo, t’es pas crédible.

Donc une semaine plus tard, Louka va virevolter sur ledit site : Adopte un Mec.com. Bon a priori ça fait un peu SPA humaniste, cœur sur la main, mignon tout plein.

Bon OK, après fouille en règle et sourires multiples, c’est pas si mal ! Les nanas ont la main sur tout et on est vraiment des produits puisqu’on ne peut pas envoyer de mails aux demoiselles qui nous paraissent intéressantes.
On est une promo en vitrine…
Eh oui on doit attendre que ce soit elles qui fassent le premier pas !

Le truc me-ga-frus-trant.
Je n’imagine même pas les trésors d’ingénuité  ou les stratagèmes balouuuurds que mes compagnons d’aventouuuure doivent déployer sur leurs fiches…

Mais ya quand même des trucs qui demeurent et que j’avais déjà vu sur PointsCommuns.com.
Et sincèrement, pour ça les filles, vous êtes pa-thé-ti-ques.

La vulgarité

Quand une fille écrit en toutes lettres qu’elle n’aime pas la vulgarité il faut la fuir comme la peste. Parce que dans 99% des cas c’est justement une nana carrément vulgaire, à tous les sens du mot.
Insignifiante d’une part,
Sans culture d’autre part.
Sans style bien entendu,
Sans classe cela va sans dire…

Ça me fait toujours marrer de voir l’album photo des filles qui disent ne pas aimer la vulgarité car en général leurs fringues sont insignifiantes (vulgaire au sens premier du mot) et cheum, leur maquillage est fait à la truelle, leur regard est vide et toute leur apparence relève un manque de style et d’élégance frappant, voire même carrément « nauséa bon »
(bon pour donner la nausée, oui toi aussi prend des mots dans le Lucabulaire).

Et le dernier 1% me direz-vous ? (oui y en a qui suivent)
Bah le dernier 1% c’est tout bêtement les nanas snobs. Donc middle class qui ont conscience de leur valeur au vu du compte en banque de Papa et de leurs études mais qui sont maintenant indépendantes et qui aspirent à la upper class. CQFD.

La connerie

« J’aime pas la connerie ».
Clap, clap, clap.
Alors là je suis stu-pé-fait ! Sans voix. Interdit.
Qu’une nana dise ça, encore une fois en toute lettre, je trouve ça grandiooooose. Et laisse-moi deviner… Tu n’aimes pas l’odeur de merde, la pluie froide et faire la vaisselle… Ouhai je suis le Père Spicace. Ah bah justement quand on parle du loup…

L’humour

« …un mec qui soit drôle. » Attendez les filles, vous nous prenez pour Bozo le clown ? Il faut que le soir venu on vous fasse oublier votre journée de loseuse avec des réparties pleines d’humour et de subtilité ? Bon c’est vrai que je ferais mieux de fermer ma gueule car après tout, « femme qui rit à moitié dans ton… » Mais tout de même.

Je ne sais pas trop pourquoi je me suis inscrite

Ouhai c’est çaaaaaa. Et moi j’sais pas trop si t’es débile ou si t’es teubé. Faudrait arrêter de nous prendre pour des cons, les filles. Vous cherchez un peu de tendresse, un peu d’amuuuuuuur, une romance, une belle histoire. Comme tout le monde. Cherchez pas à vous / nous leurrer. Cherchez pas à être prudente, dites clairement ce que vous êtes et le fonds de votre pensée… On ne va pas vous manger.

Je pourrais continuer la liste toute la nuit mais j’ai un boulot à chercher. Ouhai désolé les filles.
Tout cela me fait rigoler mais ça n’énerve profondément aussi.
Ah les femmes, vous êtes teeeeeeellement prévisibles mais tellement indispensables… (non pas frapper)

La perfection n’est point de ce monde

Hier j’ai dit qu’il était plutôt rassurant de constater qu’on ne pouvait pas toujours maîtriser tous les paramètres de séduction, exemple était donné avec la peau. Et j’ai même dit que je trouvais ça rassurant. En effet, ça prouve par A+B que quoi qu’on fasse, la machine de séduction parfaite n’existe pas.


L’avantage quand on travaille sur des sites féminins, c’est qu’on en découvre pas mal sur la nature féminine et ça vous nourrit un blog. Et je lis souvent les propos suivants : « si je me fais refaire le nez/les seins/une lippo, je n’aurai plus aucun problème avec les hommes. » Oui mais non. Quelque part, c’est pas tout à fait faux vu que je l’ai déjà dit, la meilleure arme de séduction reste la confiance en soi, ok.  Mais ce n’est pas pour autant une garantie. Une fois que j’aurai un nez tout neuf, ne trouverai-je pas mes seins trop petit et/ou mon cul trop gros ? Certaines tombent dans l’addiction à la chirurgie, toujours un truc à corriger. A la fin, on devient un véritable monstre de foire.

 

Le problème de la beauté, c’est qu’on court après des chimères inaccessibles. Ces belles filles dans les magazines n’existent pas, ce sont des filles livrées avec défaut et retouchées plus ou moins subtilement sur photoshop. Y en a qui ont des ventres plus fins que leurs cuisses, j’adore, elles sont si belles dans leur difformité. La beauté parfaite n’existe pas tout simplement car la beauté n’est pas une affaire de mathématiques mais de goût. On peut m’expliquer que les visages parfaits qui rentrent dans un carré compliqué sont à
s’extasier, moi, j’ai pas le compas dans l’oeil. La beauté est une affaire de goût et personne au monde ne fait l’unanimité. Même Angelina Jolie, y a des gens qui la trouvent moche. Pas moi (enfin, si, jeune, elle faisait super vulgos quand même) mais par contre, je ne comprends toujours pas ce qu’on trouve à la fade Scarlett Johansson ou à l’insipide Kate Moss. Et ça ne sert à rien 
de m’expliquer vu que ce sont mes goûts.

Mais j’ai beau être consciente que cette beauté parfaite n’existe pas, j’en fais des caisses pour être dans le haut du panier. Savon bon pour ma peau et qui sent bon, shampoing qui rend le cheveu souple et brillant, crèmes en tout genre qui hydratent, affinent, sculptent et refont monter ce qui sera bientôt menacé par la gravité, anti cernes, crèmes de jour et de nuit, maquillage zéro imperfection. Comme j’ai dit à mon père, j’entame les travaux d’entretien avant les travaux de réparation. En attendant, je pleure sur ma ridule sur le front et sur le fait que ma paupière gauche soit plus tombante que la droite. Je sais, faudrait un peu que j’arrête de me regarder dans la glace, personne d’autre n’a remarqué ma ridule et ma paupière, sauf depuis que j’en parle.


Pourtant, nos défauts ne sont-ils pas les artisans de notre charme. Par exemple, la myopie. Ca rend le regard trouble et un peu mystérieux… alors que le seul mystère, c’est d’arriver à voir précisément ce qui se trame sous nos yeux. Ou prenons le grain de beauté de Cindy Crawford à l’époque, une des plus belles femmes au monde dans mon classement perso. Ce grain de beauté pourrait être vécu comme une calamité vu qu’il attire le regard et casse la symétrie du visage.  Il a fait d’elle une star. Regardez tous les gens dont on dit qu’ils vieillissent bien car les pattes d’oie leur donne un charme fou. Pourtant, les pattes d’oie, ce n’est pas très parfait dans le style, y a qu’à voir la longue liste des botoxées qui ne ressemblent plus à rien genre Madonna (elle est franchement affreuse maintenant) ou Carlita Bruni-Sarko qui a perdu toute sa beauté depuis qu’elle est figée comme une momie. Pourtant, jeune, oui, elle était belle (même si d’après le livre de Justine Lévy lu par Pink, elle a été refaite de A à Z dès le départ).


Finalement, à bien y réfléchir, la perfection en matière de beauté, qu’est-ce que c’est laid.

Accro à ta peau

La semaine dernière, j’étais en vacances et qui dit vacances dit lecture des magazines féminins. Ca aide à faire passer les 11 heures de train dans la semaine. Parmi mon petit tas, je trouve une phrase qui m’interpelle : « moi, les mecs, c’est une affaire de peau, ça colle ou pas ». Mais c’est qu’elle a carrément raison…


Dans mon entourage, le fameux Gabriel. Il y a entre nous une très bonne entente humaine, je le considère comme un confident et un bon conseiller. Niveau intimité, je suis raide dingue de sa peau. C’est pasz compliqué, c’est la première chose dont je parle quand on me demande comment il est. Il a une peau super soyeuse, c’est hyper agréable, j’adore l’embrasser dans le cou, là où il n’y a pas de poils, un peu avant la nuque. En plus, j’aime son parfum, ça ne gâche rien.

De mémoire, j’ai toujours aimé les zones douces chez les hommes, celles où mes doigts paressent après le sexe, cette partie que je caresse négligemment, que j’embrasse quand elle est à portée de lèvres. Ca varie d’un homme à l’autre mais quand je ne trouve pas ma zone douce, autant dire de suite que c’est mal barré.

Je n’avais jamais réfléchi à cet aspect des choses chez l’homme. Chez la femme si, vu le nombres de crèmes hydratantes que j’utilise mais ce n’est pas tellement pour eux que pour moi. J’aime bien sentir mes bras soyeux quand je remonte les manches de mon pull et puis la crème, ça sent si bon, miam ! Evidemment, ces messieurs en profitent aussi, j’ai même eu des compliments sur le sujet mais la peau toute douce et parfumée, c’est d’abord pour moi. Mais après tout, si je fais l’effort, pourquoi pas les hommes ? Evidemment, y a la question du poil et du rasage, y a des endroits où c’est dur de rester tout doux. Mais un peu d’effort ne ferait pas de mal.

Mais pour en revenir à cette histoire de peaux, y a-t-il des peaux qui ne nous conviennent pas, qui nous révulsent ? Peut-on réellement être éliminé pour cause de peau incompatible. Si on y réfléchit, quand on s’envoie en l’air, nos peaux sont en contact sur une surface plus ou moins importante, selon la position pratiquée. Si l’un ou l’autre des partenaires à du mal avec ce contact dermatologique, le reste de la relation risque d’être hautement compliqué. A moins de ne pratiquer que la levrette mais à force de manger tous les jours du même plat, on finit par en être dégoûté.

Superficialité? Je crois que là, on est plutôt dans l’instinct animal. Si ta peau ne me convient pas, ça va être difficile d’aller au delà. Jusqu’à présent, je n’y avais jamais songé mais il me paraît maintenant évident que la peau est un élément essentiel de l’alchimie d’un couple. Alors faut-il qu’on investisse tout dans un maxi pot de mixa bébé ? Hé non, je crois que ce n’est pas lié aux soins ou aux parfums qu’on y mettra dessus mais bien à sa texture et à son odeur de base, sans le moindre artifice. Ce qui prouve qu’en matière de séduction, on ne peut pas tout maîtriser… Et je trouve ça plutôt rassurant en fait.

Tout est relatif

Par Petite Cervoise

Bien le Bonjour.

Aujourd’hui, nous allons disserter sur niveau de relativité en matière de mignonnage.

Tu comprends pas ?

je le savais, on est mal barrés, on est mal barrés.

Bon, alors tu sais que les filles, comme les gars, aiment bien regarder les gens qui les entourent et décréter s’ils rentrent dans la catégorie beau ou pas beau.

Genre, dichotomie sélective, par identification à Dieu.

T’as pas compris la deuxième phrase, hein ?

on voit le niveau sur divinacerveza…

Bon. On va parler avec des images sinon tu vas aller cliquer sur ma-bimbo et tu vas choper une gastro si tu prends trop d’aspirine.

Exemple concret 1 : le mec du sport


J’me la pète parce que j’ai presque fait du sport à l’Aquaboulevard samedi dernier, et j’ai attrapé la crève, au passage.

Mais, après les toboggans, le hammam et les frites, on a chopé un cours d’aquagym à peine entamé.

Je vous passerai les détails brumeux de notre inadaptation au sport dans un milieu mouillé, voir super mouillé, et au fait que CERTAINES PERSONNES ne peuvent pas beaucoup plier les jambes pour faire les exercices, sous peine de boire la tasse.

Passons.

Le prof d’Aquagym, c’est pas notre genre de type, à ma copine Hillary et moi. Pas nos critères : il était blond, musclé « sec », peau claiiiire et voix non-ovarienne.

Et bien pourtant, nous l’avons trouvé sexy.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même golio, tu le fous dans un bar de la place Monge, tu lui demanderais à peine où sont les waters.

Car c’est là que vient la science du jour, les potes : le milieu naturel…

Exemple concret 2 : le guide


On sait que tu ne pars jamais en vacances avec les autres plébiens, que tu potasses le Lonely Planet pendant 2h en salle d’embarquement et que ça te suffit largement pour te sentir tel un fayot dans le cassoulet pendant tout ton séjour.

On sait aussi que dans la vraie vie, celle que tu as vraiment, et pas celle que tu racontes au copains et aux interbloggeurs, tu aimes bien qu’on te prenne la main pour te montrer les coins et recoins d’un lieu étranger.

Et là, tu croises le chemin du guide, le mec épatant qui connaît tout sur l’histoire de la Haute Egypte, la Basse Egypte, la Middle Egypte et même qui sait lire les hiéroglyphes.

Tu es épatée, l’intelligence et la peau mate du monsieur te semblent irrésistibles, tu es conquise. Quand bien même tu n’es pas aficionada du look babouches et djellabah.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même zigue, tu lui mets un jean et des Converse sur le boulevard du Montparnasse, tu décrocherais pas ton regard de la vitrine Mango.

Tu commences à comprendre ?

Exemple concret 3 : le bureau


Beaucoup d’histoires sentimentales naissent sur le lieu de travail, dit la doxa. Normal, répond le maître, c’est là où qu’on passe plein de temps de vie. (le maître parle un peu comme un pochtron, oui, mais il fallait payer le tarif supérieur pour avoir droit à Pierre Bellemare)

Le maître argue aussi que dans ce vase clos, les visages se croisent et se recroisent, et le temps imparti étant long, le moins moche du département devient rapidement le plus envisageable des mâles connus.

Le costume, le succès professionnel, la reconnaissance de la hiérarchie… détails impressionnants et stimulants pour nous, femelles en mal de procréer avec un mâle puissant et défenseur de sa tribu.

Le maître s’est resservi une petite vodka.

Lorsque le chassé croisé se met en place, l’excitation mêlée à l’interdit « no zob in job » (Corneille, Le Cid) est vécue comme un stimulant journalier pour affronter une journée passée ailleurs qu’au fond de son lit (ou au Point Soleil).

Tu es séduite, tu es emballée et la cravate à rayures blanches et bleues te semble so sexy depuis.

Oui.

Motif : il était dans son milieu naturel.

Tu prends le même bougre, tu le mets en short de bain à Copacabana, tu ne bâtirais pas de châteaux de sable tout autour de sa serviette pour attirer son attention.

Ça percute ?

Crac boum wiizzz ?

Le message d’espoir pour l’homme désemparé, s’il en est un, est que si rien mais alors RIEN ne marche pour pécho, c’est qu’il n’a pas encore trouvé son milieu naturel.

Il faut toutefois tristement avouer que le milieu naturel le plus adapté de certaines personnes reste l’obscurité.

Dans ce cas, A-DA-PTEZ-VOUS.

et pis c’est tout.

Femmes, lectrices, ne dites jamais jamais et ouvrez les yeux. Soyez conscientes que le mâle ne peut pas faire bonne figure dans tous les lieux où vous l’emporterez, l’important étant qu’il reste séduisant le visage entouré de vos jambes.

Sur ce, le maître m’attend à coté du bar et a m’a déjà servi un Gin Tonic,

alors à plus les anthropoïdes !

Oublie que t’as aucune chance et fonce…

On sait jamais sur un malentendu tu peux toujours conclure.

Par Tatiana

Récemment j’ai expérimenté un truc tout nouveau : j’ai couché avec un mec avec qui de prime abord je ne serais jamais sortie. Il ne me plaît pas ni physiquement, ni mentalement. Aucun point communs ni atome crochus en tous genres. En fait même, il se trouve que quand ça s’est passé je voulais sortir avec un autre garçon. J’étais à une soirée chez le boulet, je me suis trouvée seule avec lui sans même avoir le temps de réagir. Je pense que l’alcool que j’avais bu m’a sûrement rendue moins sauvage et c’est sans doute pour cela que je ne l’ai pas repoussé quand il m’a embrassée. Une chose en entraînant une autre me voilà à dormir à côté de lui. Enfin, je dirais plutôt essayer de dormir. Ce con il ronfle et puis j’aime pas cet endroit ça m’angoisse. Du coup je prends mes affaires et je me casse en lui disant que je partais quand même, histoire de ne pas faire ma sauvage jusqu’au bout.

Une semaine plus tard me voilà à un repas entre amis chez ce mec. Et là c’est moi qui ai déconné car je décide, de mon plein gré, de rester. A ma décharge faut dire que niveau sexe c’est assez cool alors j’aurais tort de me priver. Seulement voilà, deux nuits avec lui et il se croit le droit de m’inviter à boire des verres et à des soirées avec des amis à lui. A m’appeler tous les jours ou m’envoyer des textos. J’ai donc essayé de lui faire comprendre que c’était pas la peine de m’inviter à des soirées, que je ne voulais pas de relation, ni de sortie… Mais rien à faire il persiste. Même après que je lui ai dit cela, il me repropose d’aller boire un verre. Je lui redis donc que je ne préfère pas et que moi je suis ok pour finir des soirées ensemble à l’occas’ mais rien de plus. Là je me dis que quand même c’est plutôt clair. Ben non, il insiste en me disant qu’il a compris mais que lui aime bien sortir de temps en temps et parler et qu’on se donner la possibilité de sortir sans se prendre la tête. En fait je crois qu’il pense que j’ai peur de m’engager. Mais moi je ne me prends pas la tête, je ne veux juste pas sortir avec lui.

Là, le pauvre il a signé son arrêt de mort. Je déteste qu’on me dise ce que je dois faire où qu’on me juge. Car clairement dans sa dernière réponse il me jugeait. En plus il insiste lourdement. On lui offre une opportunité d’avoir juste du sexe sans rien de plus et lui il en veut même pas. Le lourd… C’est dingue la nature humaine. Plus quelqu’un nous rejette et plus on en redemande. Je me posais des questions vis-à-vis de lui. Je me disais « merde est-ce que je devrais pas lui donner une chance même si à la base il me plaît pas. Si ça se passe bien sexuellement après tout. Je suis peut être trop fermée (on en revient à tes questionnements Nina). Mais là, c’est bon mes idées sont revenues en place. Hors de question que je me « force » à sortir avec lui si j’en ai pas envie à la base. Un rdv ça ne dois pas être une corvée.

Le pire c’est que je suis sûre que je vais avoir encore des nouvelles de lui. Il va pas se décourager comme ça. Mais il devrait savoir pourtant que quelqu’un de coulant y a pas pire pour faire fuir l’autre. Ce principe a été vérifier tellement de fois « fuis moi je te suis suis moi je te fuis ». Bon en l’occurrence là, même s’il me fuis je ne le suivrais pas.

En ce moment, comme je disais à Cynthia, ma vie c’est ça : j’ai un boulot et un mec, mais c’est ni le boulot que je veux ni le mec que je veux.

I kissed a girl, I liked this

(Pas de où trouver l’homme aujourd’hui parce que j’ai pas envie, en fait)

 Attention, pour ceux qui ne seraient pas au courant, une nouvelle chanteuse débarque sur les ondes, la coquine Katy Perry qui chante qu’elle a embrassé une fille et qu’elle a aimé ça. Gloussons, gloussons ! Sauf que voilà, Katy qui joue sur sa bisexualité est, en réalité, totalement hétéro et n’a même jamais échangé sa salive avec une femme. En gros, Katy s’est inventée une bisexualité pour faire vendre et, devinez quoi, ça marche.

Je suis toujours amusée par les nanas qui font d’une éventuelle bisexualité un argument vente. Il y a un an ou deux, je ne sais plus, un magazine avait fait un reportage sur ces filles qui se roulent des pelles en boîte pour chauffer et choper des mecs. Oh waaaah, trop fortes. Sauf que je trouve limite vexant de me dire que ce que j’ai de plus sexy chez
moi, c’est la langue d’une autre fille en train de taquiner mes amygdales. Evidemment, cette technique de chope (je n’ose même pas dire drague) ne peut pêcher que des chauds du slibard élevé au porno, celui où y a au moins une scène lesbienne. Non pas que ces hommes soient forcément insensibles, c’est pas la question mais un mec qui me drague  parce que j’ai léché la face d’une fille, je me doute que ce n’est pas mon intellect qui l’intéresse.

Je me pose toujours la question : faut-il se réjouir d’une quelconque libération sexuelle qui pousse les femmes à tester la bisexualité (enfin, rouler une pelle, c’est très léger comme test) ou se désespérer de constater que les femmes « libérées » collent à ce point aux fantasmes des mâles ? La bisexualité féminine n’a rien de nouveau. Au XIXe siècle, elle était même très courante entre les jeunes filles bourgeoises en pension mais c’était plus vu comme une amitié profonde, si j’ose dire, qu’une réelle relation amoureuse. Et non, je ne fantasme pas, des études sur les journaux intimes de ces demoiselles prouvent que ces pratiques étaient courantes. Donc la bisexualité féminine n’est pas un signe de
libération sexuelle vu qu’elle existait avant. Je suis toujours un peu amusée par les nanas qui parlent sérieusement de leur bisexualité alors qu’elles sont hétéro qu’elles n’en peuvent plus. Concrètement, je peux dire sans mentir que, ouais, coucher avec une femme, j’aimerais tenter que, oui, j’ai déjà fait des rêves érotiques lesbiens et même qu’un a abouti à un orgasme. Est-ce pour autant que je me définis bisexuelle ? Pas du tout. Je ne suis, de fait, attirée sexuellement par aucune femme. J’imagine quel peut être mon style, je peux dire que telle femme ou telle femme
est excitante mais dans les faits, je ne suis pas sûre qu’en face d’une femme excitante, j’aurais envie d’aller fouiller son string.

Et quand bien même je serais bisexuelle, le mettrais-je en avant ? Franchement, quelle importance ça a de coucher avec des femmes aussi ? Si ça devait arriver, ce qui compte, ce n’est pas qu’elle soit femme mais qu’elle soit elle, qu’elle m’ait attirée pour une raison X ou Y. Le reste ne compte pas. Et puis n’est-il pas paradoxal d’utiliser une femme pour choper des hommes ? N’ai-je donc rien à proposer comme mon humour, mon esprit, ma curiosité ou autres choses bien plus triviales ? Suis-je vraiment obligée de jouer la coquine bisexuelle pour allumer un peu d’intérêt chez le mâle ? Si la réponse est oui, je tombe en dépression.

Au fond, ce qui me déprime dans ce genre de comportement, c’est de voir des filles faire ou faire des choses non par envie mais par calcul. Pour moi, ça dénote vraiment un certain manque de personnalité (je fais les choses car c’est ce qu’on attend de moi, une fille chaude est forcément bisexuelle) mais également un manque de confiance en soi. Quand je
vois deux nanas se rouler une pelle pour chauffer un mec, je me dis qu’elles pensent ne pas pouvoir séduire par d’autres armes. Hé ben non, les filles, rouler des galoches à une autre ne fait pas de vous quelqu’un de plus intéressant. De mon point de vue, c’est même limite plus pathétique. Embrassez qui vous voulez, ok, mais faites le parce que vous en avez envie, pas dans le but de séduire une tierce personne. On n’est plus au collège !


Arme de séduction massive

Amis lecteurs, c’est la rentrée et nombre d’entre nous sont célibataires, soit que leurs amours de vacances soient terminées, soit que leur couple n’ait pas survécu à l’été. Je sais pas vous mais j’ai entendu parler d’un nombre de rupture pas possible durant les deux derniers mois, c’est incroyable. Donc,c’est la rentrée et on peut repartir sur de bonnes bases pour trouver une moitié qui nous réchauffera cet hiver.

 

Alors pour séduire, il faut être séduisant(e), jusque là, tout va bien, je pense que tout le monde suit. Seulement voilà, qu’est-ce qu’être séduisant ? On le sait, la beauté est une donnée subjective. Y a des gens qui trouvent George Clooney ou Angelina Jolie moches, par exemple, si, si. Moi, je ne comprends pas ce qu’on trouve à Scarlett Johansson, par exemple, et Daniel Craig ne me fait pas rêver, mêmes tous pectoraux et abdos dehors. Inutile d’en débattre, c’est indébattable, je dirais. Donc me voici devant mon miroir et force est de constater que je ne peux plaire à tout le monde vu qu’Angelina elle-même n’y arrive pas. Alors quoi ? Je me contente d’espérer que l’homme sur lequel je vais jeter mon dévolu aura l’amabilité de me rendre la politesse ? Non mais et puis quoi encore ? Il faut comprendre que la séduction est un mélange subtil de tas de qualités et en premier lieu, la confiance en soi.


Question : qu’est-ce qui fait craquer un garçon ou une fille ? Réponse : rien de précis. Merci d’avoir posé la question. Ceci étant, constatons ensemble qu’il existe un ingrédient indispensable qui fait toute la différence : la confiance en soi. Comme je l’ai dit 4 lignes plus haut. Un personne qui ne doute pas de sa séduction saura nous convaincre que, oui, elle est séduisante, intéressante et que, tiens, on la prendrait bien pour nous réchauffer cet hiver. Si je regarde dans le catalogue de mes conquêtes, il y a eu des beaux, des moins beaux, des intelligents, des moins intelligents… Et aussi des « à première vue, je n’étais pas du tout attirée mais y a eu le truc ». Le pouvoir de la confiance en soi. L’idée est la suivante : je suis persuadée que je suis une partenaire idéale et que j’ai toutes les qualités pour rendre un homme heureux. Donc si je le pense, il sera facile de convaincre l’autre que c’est également le cas. De plus, quand je me sens irresistibeul, comme dirait Liv Tyler, ça se sent, ça se voit, je marche la tête bien haute, la démarche sûre et féline. Je suis au top de moi-même.

Evidemment, il ne faut pas tomber dans le travers inverse. Quelqu’un de trop sûr de soi, c’est insupportable. Imaginons qu’une personne vienne vous draguer version « de toute façon, tu ne peux pas me résister, personne ne le peux. ». Ben, dans un espèce d’esprit de contradiction, je vais forcément lui répondre que, si, quelqu’un peut lui résister et coucou, c’est moi ! Non mais ce n’est pas parce que le mec a confiance en lui que, moi, j’en ai perdu mon libre arbitre. Etre sûr de soi, c’est bien et en grandissant (hum), je me rends compte que la modestie ne sert finalement pas toujours, tout dépend du  domaine. Par exemple, pour le boulot, la modestie, on l’oublie. Mais ce serait bien que l’autre ait le temps de découvrir nos qualités sans qu’on lui en fasse une liste exhaustive. En plus, trop vendre le produit risque de faire des déçu(e)s. Par exemple, se vanter d’être le mec le plus romantique du monde et ne pas faire le moindre effort une fois la fille conquise, c’est prendre le risque que l’oiseau s’en vole trèèèèèèèèès rapidement.


Mais il n’en reste pas moins que si on ne se sent pas désirable, on ne sera pas désirés. Il ne faut pas attendre que l’autre nous rassure sur notre pouvoir de séduction, c’est pas dans cet ordre là que ça marche. On ne sort pas avec quelqu’un pour se rassurer sur notre séduction mais parce que lui n’a aucun doute sur le sujet. Alors profitons de la rentrée pour travailler la confiance en nous. Faisons du sport, cultivons-nous, allons chez le coiffeur ou je ne sais quoi mais pour se trouver une moitié, faut travailler.

 

La méthode drague infaillible

Lecteur, lectrice, bonjour. Sache que si tu crois vraiment qu’on peut te filer une méthode de drague clé en main, c’est que tu rêves ta vie. C’est d’ailleurs ce que je vais tente de te prouver dans cet article mais en fait, je pense que tu en es déjà convaincu.

Il y a quelques années, je regarde la télé, un reportage de la 6 ou TF1 sur une école de drague, je me bidonne. Depuis, ça pullule et régulièrement, des mecs frustrés d’avoir payé je ne sais combien d’euros viennent m’insulter sur l’article de la drague dans la rue parce que merde, je joue pas le jeu, je ne veux pas me laisser draguer. Ben ouais, mon gars, la drague, ce n’est pas une question mathématique. Sors tes phrases toutes faites et tu vas voir le résultat : si tu es agressif, la fille ne te regardera même pas, si tu es drôle, elle va pouffer et reprendre son chemin. Y a que si tu es beau gosse et drôle et sympa que tu as une chance d’attirer son attention et encore, si tant est qu’elle soit disponible.

Messieurs, imaginez que j’écrive un article « comment draguer un mec » en donnant à mes lectrices une méthode clé en main avec petites phrases choc, sujets à aborder. Qu’allez-vous dire ? Quelque chose comme : « n’importe quoi, c’est un ramassis de clichés, tous les mecs n’aiment pas le foot, ne sont pas réactifs à ça… Moi en tout cas, je ne réagirais pas à ce genre d’approche ». Voilà, ben devinez quoi : nous les filles, c’est pareil. Les femmes ne sont pas toutes les mêmes, cette phrase n’est à sortir qu’en cas de grosse colère post rupture mais sinon, non. Un mec qui me paie tout pour me montrer qu’il est riche n’a que peu de chances de me séduire parce que non seulement je ne recherche pas la sécurité financière chez un homme mais le mec qui joue sur ça va me donner la sensation de m’acheter et ça, c’est non. Bref, si vous, les mecs, vous n’êtes pas sensibles aux mêmes choses, pourquoi nous, nous serions toutes sur le même mode ? Il n’y a pas de méthode de drague infaillible. Alors si payer des cours de drague peut donner confiance en vous, à la limite, pourquoi pas. Mais croire que trois phrases feront tomber les minettes, là, non. Même si vous êtes beau comme un camion. En général, peu de filles aiment les phrases toutes faites, faut qu’elle soit limitée la nana pour glousser sur un « Ton père est un voleur, il a pris toutes les étoiles dans le ciel pour te les mettre dans les yeux ».

Enfin, messieurs (et mesdemoiselles, le conseil s’applique à tout le monde), il faut comprendre une chose essentielle : votre proie n’attend pas forcément d’être draguée pour vivre. Dans la rue, le métro… il y a aussi des femmes en couple, heureuses, amoureuses et fidèles et qui n’ont aucune envie de se faire aborder. Le « tu ne sais pas ce que tu rates, pauvre conne », elles s’en foutent, elles savent ce qu’elles ont et leur mec ne les traiteraient jamais de pauvre conne, par exemple. Evidemment qu’un compliment, ça fait
plaisir et que même, s’il est dit gentiment, je remercierai celui qui me l’a adressé. Ce n’est pas pour autant que je viens d’accepter de sortir avec lui. Parfois, quand je lis les réactions sur l’article sus nommé, j’ai limite l’impression que si une fille ne répond pas à votre tentative d’approche par un refilage de numéro à minima, c’est une garce. Mais les mecs, on ne vous a pas attendu pour vivre. Et même si la fille draguée est célibataire, elle a le droit de ne pas tomber sous votre charme dévastateur et vos phrases pré fabriquées. Ca, c’est assez typique de meetic, aussi : le mec envoie un mail qui pue le copier/coller à 3 km et revient deux jours plus tard : « tu pourrais répondre au moins connasse ! ». Non, je ne réponds pas car d’abord, tu ne me plais pas (désolée mais je ne vais pas me forcer pour te faire plaisir) et ensuite, sur ce genre de site, il est impossible de papoter sans ambiguité. Je me souviens d’une fois où j’avais répondu à un mail rigolo, je commence à papoter avec le mec qui, au bout d’un quart d’heure me demande si notre différence d’âge n’est pas un obstacle. Outre le fait que 7 ans de différences, ce n’est pas significatif pour moi, on ne s’était encore jamais vus ! Le mariage était donc très loin. Mais il était un peu nerveux le monsieur, il m’a viré de MSN après que j’ai annulé notre rendez-vous car j’étais malade… pour de vrai.

Bref, la séduction est un jeu qui s’adapte à la personnalité qui est face à nous, la drague son avatar lourdingue. Ce n’est pas parce qu’on fait l’effort de faire le premier pas que l’autre doit obligatoirement nous répondre… Et le fait de se prendre un vent ne légitime aucune insulte.

Est-il si difficile de sex-primer ?

Dans le couple, il y a un sujet qui peut être rapidement source de tension et qu’il est difficile d’aborder : le sexe. Je ne parle pas de conversations genre « chéri, t’es tenté par ça ? » mais bien les conversations « chéri, faut qu’on rectifie le tir ! ».

Le week-end dernier, je rentrais donc sur Paris avec ma réserve de Glamour, Cosmo, Biba… quand je tombe sur un article sur la question. Ah oui, oui, c’est tout à fait ça. C’est bizarre comme le sexe reste relativement tabou, même dans un couple, à partir du moment où il touche les performances. Aujourd’hui, ou t’es un bon coup ou tu t’enterres vivant, il n’y a aucune alternative. J’ai beau répéter que le bon coup absolu n’existe pas et qu’une bonne sexualité se construit petit à petit, je suis la première à avoir un peu de mal à aborder le sujet, de peur de vexer.

Un exemple au hasard : Gabriel. Depuis le temps qu’on couche ensemble, on se connaît bien sur ce plan là mais y a un truc qui me titillait un peu et je n’osais pas trop mettre le sujet sur le tapis de peur de le blesser. L’autre jour, on discute sur MSN et là, c’est lui qui aborde le sujet et en même pas 5 minutes, le « problème » est réglé. Là, je me suis quand même sentie très conne : ça faisait quelques mois que je me demandais comment gentiment aborder la question sans pour autant le vexer et là, c’est lui qui le fait tout
seul comme un grand. Finalement, il n’y avait aucun drame dans l’affaire.

Mais il n’en reste pas moins que parler sexe avec son compagnon reste difficile, surtout quand il s’agit d’un souci. Parce que partager ses fantasmes, tout le côté positif, là, oui, c’est facile. Mais le « en fait, ce serait mieux que tu fasses ceci ou cela parce que là, ça ne me fait rien », faut arriver à le placer sans que l’autre nous fasse un complexe du « je suis un mauvais coup ». Parce que franchement, selon la façon dont c’est dit, ça peut être vexant. Si un mec me dit « non mais fais pas ça comme ça, j’aime pas », si je suis dans une période de sensibilité exacerbée, ça peut dégénérer en « je suis le pire coup du monde ». Pourtant, il y a des manières de dire les choses qui font que ça ne me choque pas. Par exemple, si je prends Laurent que j’ai revu récemment, c’est le gars qui aime demander précisément ce qu’il veut mais vu que je sais que c’est sa façon de fonctionner, je ne le prends pas pour moi. Et je me dis qu’en plus, il a raison.

Après tout, pourquoi dramatiser tout alors qu’on veut juste du mieux pour tout le monde ? Oui, pour tout le monde. Enfin, je sais pas vous mais moi, en général, j’apprécie quand on est deux à prendre notre pied. Déjà, de façon totalement égocentrique et orgueilleuse, j’aime qu’on me dise « ah, dis donc, j’avais jamais pris autant de plaisir » ou assimilé. Ouais, je sais, c’est nul mais en fait, l’idée n’est pas « ouais, je suis un bon coup, je suis trop fière de moi et je vais le raconter à tout le monde », vu que je pense que tout le monde s’en fout, mais bien que j’ai réussi à lui procurer un maximum de plaisir et on est quand même là pour ça. Du coup, à partir du moment où on dépasse le one shot, je pense qu’il est plus malin pour les deux parties impliquées de s’exprimer directement sur le sujet. Ce n’est pas que tu es un mauvais coup, sinon, je ne serais pas revenue, mais que nous n’avons pas exploité tout le potentiel érotique qui s’offre à nous.

Ouais, la prochaine fois, je vais dire ça. Après tout, le but du sexe n’est-il pas de se faire plaisir le plus possible ? Quand je dis « se », c’est
se faire plaisir à soi et à l’autre, bien sûr. Ce serait con de passer à côté d’un feu d’artifice juste parce qu’on a peur de dire que ça, ce serait mieux. Finalement, tout vient encore de cette foutue sacralisation du sexe et culte de la performance.