Pour un jeu de dupes…

Par Lucas

Les mecs sont assez excités
Et ça les préoccupe
Que les filles sortent leurs décolletés
Et leurs mini-jupes

(Grand Corps Malade – Quatre saisons – Album « Enfant de la Ville »)

Chais pas si vous avez remarqué, mais c’est l’été. Ouep, sans blagues. Ne me remerciez pas : je sais bien que vous venez ici tous les jours pour lire mes aphorismes et mes paroles de prophète.
Heureusement que je suis là, hein ? (Je sais. On dit pas hein, on dit… )

Bien sûr, qui dit Voila l’été dit léééééégèreté . J’adore ce mot. Prononcez-le tout haut, dans un souffle… Légèreté, c’est-à-dire faire virevolter les habits oppressants le soir venu, quand on a plus ce rôle social à jouer au bureau ou vis-à-vis des clients. La logique du Friday Wear me parait à ce sujet complètement débile. Si on va bosser, si on a des comptes à rendre et l’image de notre boite à défendre, même si  le Friday Wear doit devenir une institution à quoi bon s’habiller « sérieux » les autres jours… Ouhai je sais, je
fais mon coincé du cul (vous l’avez pensé tellement fort que je l’ai entendu, bande de médisants 😉

M’enfin revenons au sujet.

C’est donc l’été et, pour les nanas, c’est la révolution après le régime dictatorial… (Lucas, premier sur les jeux de mots à deux balles…)
Voila donc le règne de la mini jupe et du décolleté. Conséquence directe pour nous les hommes, c’est l’heure du matage hypocrite de ces grâces, ambulantes et ineffables.

Je ne sais pas pour vous messieurs mais moi je ne me gêne absolument pas. Mais alors pas du tout.
Quand je croise une nana qui a un décolleté plongeant, bah je le regarde.
Une seule fois, pas deux, mais je le regarde bien sans faire style « j’ai rien vuuuuuuu ».
C’est tout de même moins hypocrite qu’un regard de furet.

Ensuite, je passe, comme de bien entendu, sur ses guiboles, un rapide coup d’œil pour en apprécier le galbe.
A tous les sens du terme.
Concupiscence quand tu nous tiens…
Et puis j’oublie la naïade.

Je ne la regarde plus.
Bah oui,  j’ai tout de même des scrupules.
Peur que la demoiselle se sente comme un bibelot, un objet de convoitise sexuelle.
Ça ne doit pas être facile pour une nana de sentir un regard qui l’instrumentalise comme ça.

Vous pourriez me dire que c’est une malhonnêteté intellectuelle et une frustration débile que de ne pas continuer le matage.  Que les filles sont « habituées » à ce qu’on les regarde, que si elles s’habillent comme des chaudasses pyromanes elles n’ont qu’à assumer les flammes engendrées. Vous avez parfaitement raison : d’ailleurs, si j’étais vraiment un saint je n’aurais pas regardé du tout… Si j’ai jeté un coup d’œil, autant aller au bout des choses. Paye ton caractère non entier et vraiment sournois !
Vous pouvez donc critiquer, ne vous empêchez pas ! Voire mieux : allez relire
cet article sur ma religion des actes gratuits ; vous aurez  de quoi rigoler…

Mais allons plus loin…

C’est marrant cette tendance naturelle, cet instinct quasi animal qu’on a de mater les sexy girls alors même qu’on sait bien qu’il y a aucune chance de la voir finir dans notre lit. Ya même une sorte de paganisme moderne là dedans. Plus la nana parait inaccessible et plus on « l’adore ». Perso, dans ces moments là, je me dis (et je le vis bien) que je suis un vieux libidineux avant l’heure. Surtout que je reste de plus en plus perplexe quand je mate une fille dans la rue. Vous voulez savoir pourquoi ? Ouiiii, raconte-nous une histoire Papy
Lucas…

Il s’avère que si vous me présentez une jeune trentenaire et une vingtenaire de 25 ans j’ai troooop de mal à évaluer leurs âges respectifs… si je n’ai pas des indices vestimentaires. Et encore, il est des jeunes vingtenaires qui ont une classe folle et des trentenaires habillées comme des collégiennes.  Mais heu ! Tricheuses !! Comment que je fais moi ?

Je me retrouve donc en pleine rue à me poser des questions. Cette nana, si je l’aborde, d’une part ça va graaaave l’emmerder. Ou tout du moins, le fait de l’aborder va directement  la mettre en mode « j’me méfie« . D’autre part, et si par chance elle accepte de partager une tarte au citron sur un banc ou de faire un tour avec moi sur ma trottinette imaginaire (authentiques : et  le pire c’est que, devant de telles entrées en matière, chaque nana a rigolé et ça a « marché »), donc une fois finis les préambules, je vais peut-être me rendre compte au bout de 5 minutes qu’elle a 20 ans et qu’on a pas les mêmes envies, les mêmes trips, voire sur le court terme les mêmes désirs d’avenir…  Ça démontre bien à quel point le coup de foudre suivi d’un amour peut se résumer par la phrase de Peguy :  tout commence en mystique et tout finit en politique…

Continuons sur ce sujet passionnant. Vous ne trouvez pas  qu’entre 20 et 28 ans, il y a beaucoup plus de différences qu’entre 30 et 38 ou  40 et 48 ? J’en ai pris conscience en rentrant dans ma Business Cool à l’âge de 25 ans et ca s’est confirmé il y a 2 mois quand j’y suis retourné pour y finir le reste de mon âge (sic).  Jeune diplômé ? Pas vraiment en ce qui me concerne avec mes 28 ans…

C’est certain : il y a une envie de s’amuser, encore et toujours, chez les Djeunz Cool  là où le vieux vingtenaire aspire à des logiques différentes.
Allez, encore un exemple en provenance du laboratoire qu’est mon école.

La 2ème année de  cours se conclue par un stage en entreprise de 4 mois minimum.
Si on prend en photo un mec qui part en stage et le même à son retour, c’est le jour et la nuit.
Presque flippant.
Le bonhomme revient plus posé, le regard calmé, la démarche moins folle, le discours plus maitrisé, avec un style vestimentaire beaucoup plus adulte , les traits affinés: un peu comme une seconde crise d’adolescence. Eh oui, ce n’est pas pour rien que chez les Romains le terme adulescens englobait la période qui va de 17 à 30 ans…

Tout ça pour dire que j’ai 29 ans dans 3 mois et que je suis en passe de sortir de l’adolescence. Alors pour ma part, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je vais continuer, rétines et pupilles, à avoir les yeux qui brillent, à mater les jupes des filles, de manière désinvolte et fugace, pour en chérir ensuite, la journée durant, le souvenir fugitif.

Front de libération du cunnilingus

A l’occasion de la sortie ultra médiatisée de Sex and the city, le film, les journalistes français ont trouvé un nouveau sujet hyper original : les Françaises ont du sexe. Mais pas juste un missionnaire le jeudi soir à 22h37, non, ce sont des coquines. Elle font des fellations et même pratiquent la sodomie, la bisexualité et tout. Un bloggeur parlant de ça rapidement dans un article, je réponds en comm un « rien de nouveau sous le soleil », en gros. Ça m’amuse toujours l’idée de révolution sexuelle alors que je pense sincèrement que nous sommes bien plus prudes qu’à une certaine époque. Or un commentateur me répond à son tour : « ok Nina mais note quand même que le cunnilingus n’est pas pratiqué par 85% des hommes ».


85% ? Est-ce même possible ? Je calcule… Youpi, moi, j’en suis qu’à 80… Là, c’est le drame. Sous l’impulsion du commentateur, je crée un groupe facebook (front de libération du cunnilingus) mais quand même, cet état de fait m’interroge énormément. Beaucoup de
filles font remarquer que souvent, le mec réclame sa pipe et on est priée de s’exécuter. Fille qui ne suce pas = mauvais coup, c’est mathématique ou presque. Par contre la réciproque est rarement vraie, allez savoir pourquoi. Ben, je veux savoir, justement, pour ne plus être victime d’une telle injustice même si je suis pas pour le « donnant donnant en la matière ». J’ai pas envie d’un cunni bâclé, moi, messieurs.

Bon, penchons sur les excuses avancées par ces messieurs. En premier lieu, l’hygiène. Alors, je ne sais pas qui vous fréquentez mais par chez moi, les filles sont propres. Personnellement, je prends au moins une douche par 24h et si je dois aller dormir chez un monsieur, j’en prends systématiquement une avant. Et je connais énormément de filles comme ça. Donc ça ne compte pas. Et puis pardon mais nous aussi, on peut avancer l’argument de l’hygiène. Sinon, argument ultime qui m’exaspère : les poils. « Non mais tu comprends, j’ai ça sous le nez, c’est pas agréable ». Parce que tu crois que je me suis jamais retrouvée avec un poil entre les dents ou, pire, coincé au fond de la gorge, moi ? Et ben si et j’en suis pas morte. Surtout que ça va, c’est pas parce qu’il reste du poil que je taille pas dans la masse donc ça passe pas. Quant à évoquer une question de goût, je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas convaincue que ce soit plus mauvais que votre sperme donc je ne veux même pas entendre cet argument.

Autre idée qui me vient assez spontanément à l’esprit : la délicate localisation du clitoris. C’est petit, mignon mais certains n’ont pas encore compris où ça se trouvait (ou à quoi ça servait, apparemment). Mais alors là, je suis pas sûre de comprendre : la meilleure façon de trouver n’est-elle pas justement d’aller voir de plus près ? Parce que quand on y regarde, il est facile à trouver quand même…

Puis en poussant la réflexion plus loin, je me suis demandée dans quelle mesure je n’étais pas fautive, moi aussi. Je ne parle pas de mon hygiène et de mes poils, non, je parle d’une raison tellement évidente… Tout simplement, je ne le réclame que rarement. Si je me souviens bien, s’il arrive que j’offre une gâterie buccale sans qu’on me le demande, il arrive régulièrement qu’un mec me dise clairement qu’il en a envie. Pourquoi, moi, j’en ferais pas autant. On est quand même deux dans l’histoire et deux à vouloir prendre notre pied.

Maintenant, ultime propagande pour convaincre les récalcitrants qui se cachent parce que les mecs qui veulent choper affirment toujours adorer les cunnis. Mais dans les faits, y en a pas beaucoup qui le font réellement, hein. Donc argument ultime, je disais : ne trouvez vous pas plaisant, messieurs, l’idée de faire jouir une fille juste avec une langue et quelques doigts ? Personnellement, en tant que fille, c’est l’intérêt principal de la pipe : avoir le contrôle total du plaisir du monsieur, le tenir tout entier dans ma main. Le
cunni, c’est vraiment l’outil ultime du mâle dominant.

Allez, tous ensemble, faisons avancer la cause !

Les amants, c’est plus fatigant que les amoureux

Dimanche soir, je discute gentiment sur MSN avec Gabriel qui me propose de passer chez lui me donner un cours de cuisine. Ouais, je sais pas cuisiner, je le dis suffisamment souvent. Comme je suis pas tout à fait naïve, je me doute qu’à un moment, je vais me retrouver toute nue devant lui et même qu’il va me tripoter. Alors faut que je sois nickel.

Opération dépoilage. C’est pas que j’en ai beaucoup mais on les voit quand même donc faut que j’enlève tout ça. Je lui explique donc que le temps que je me fasse belle, j’arriverai dans une heure (douche+dépoilage+transports, on n’a pas idée d’habiter en zone 5). Et hop, on enclenche le programme : choisir de beaux dessous, choisir de beaux dessus, s’épiler avec la crème, se doucher tout comme il faut, se couvrir le corps de l’huile précieuse qui sent bon le musc et qui est sèche donc pas graisseuse sous les doigts. Un peu de parfum et hop, on est parties.

Quand on dort chez son amant, il y a des choses qu’on ne peut pas faire. Par exemple : utiliser tous nos produits de beauté usuels. Oui, j’ai un âge où faut faire attention à pas se laisser aller, c’est pas parce qu’on n’est pas ridés dans la famille qu’il faut ne pas être attentive. Donc crème de jour qui sent trop bon, crème de nuit qui sent trop bon, contour de l’œil, sans parler de la crème hydratante pour mon petit corps. Ben, ça, chez l’amant, ça ne se fait pas. On ne montre pas les coulisses tant que le monsieur ne fait pas officiellement partie de la troupe. Et je ne parle même pas du démaquillage. Parce qu’en général, ça se déroule comme suit : on fait du sexe et après, on s’endort donc du coup, je me relève pas pour me démaquiller. Je fais ça le lendemain matin, en même temps que la douche. Et j’indique au lecteur mâle que ne pas se démaquiller, c’est mal, la peau ne respire plus, ça finit par provoquer des cernes et tout. Sans parler du côté panda au réveil grâce au mascara qui a trouvé que le dessous de mon œil était plus confortable pour passer la nuit.

Donc voilà, après quasi un an, on en est toujours aux « je ne dois laisser paraître aucun défaut », même s’il a bien dû en remarquer certains genre le matin, j’imprime pas, je suis bavarde, il m’a même vue démaquillée à de nombreuses reprises. Peut-être qu’il m’a même vue me laver les dents. Je suis pudique de la toilette, je vous rappelle, j’aime pas qu’on me regarde me laver les dents ou me maquiller.

Alors évidemment, certains me diront que la vie de couple, c’est pas simple non plus et que depuis quand un mec devait se retrouver dans un lit avec un yéti à dessous vieux à partir du moment où il devenait l’officiel. Oui, je suis d’accord, j’ai passé 4 ans et demi avec le même mec et pendant ces 4 ans et demi là, je me suis épilée et même plus d’une fois. Mais il se peut aussi qu’on soit pas toujours nickel chrome à ce niveau là parce que par exemple, on a rendez-vous chez l’esthéticienne pour une épilation à la cire et que ça se fait pas
sur poils très courts. Et puis avec son amoureux qui nous aime d’amour, on a le droit de mettre une chemise de nuit qui tient chaud avec des nounours dessus (oui, j’ai ça) alors que mon amant, c’est au max du max une nuisette. Et moi, j’attrape le froid par les bras, en plus.

Alors, on va essayer de positiver en se disant qu’avec un amant, on ne peut absolument pas se laisser aller. Mais il n’empêche que si j’avais les moyens de me faire une épilation au laser, je vivrais vachement mieux ce genre d’histoires, il ne me resterait plus qu’à choisir les dessus et dessous nickel, de renoncer à mes multi tartinages avant et après dodo, à avoir les ongles des pieds impeccables (ceux qu’on cache en général), de ne pas trop leur raconter toute notre vie, de ne pas trop leur demander de faire des travaux à la maison, de ne pas leur demander du tout de remplir votre feuille d’impôts (que j’ai toujours pas reçue au passage, y a comme du foutage de gueule dans l’air), de ne pas leur présenter votre famille…

Une âme charitable pour sponsoriser mon épilation laser ?

Les Hommes Préfèrent les Chieuses

Par Lucas

Cet article se lit mieux avec la chanson ci-dessous

free music

Voilà, c’est mon dernier coup de folaille sur Facebook : j’ai adhéré à un groupe masochiste : les Hommes préfèrent les Chieuses. Le
développement qui est fait à la suite est limpide et cet article en reprend les grandes idées. Idées que j’avais brossées il y a 2 ans juste avt mon accident/coma mais qui ont le mérite d’être clairement dites sur ladite page : je ne vais faire que développer certains points. Bouh pas bien le plagiat.

 

Alors, oui, on kiffe les chieuses parce qu’elles disent clairement leur point de vue et qu’elles ont un sacré tempérament. Plus que tout, dans un couple, je trouve que la nana doit avoir du répondant. Or, je suis sur que si on parle de chieuse, le terme vient pallier une absence de définition précise, celle d’une femme qui s’estime vraiment l’égale de son mec et qui lui fait comprendre clairement. Je dérive 3s pour dire que si un jour je trouve une nana pour un bout de chemin ensemble, je ne vois pas pourquoi c’est elle qui
devrait se taper des RTT post accouchement pour s’occuper du chiard. Un couple équilibré c’est ça aussi. Fin de la dérive.

Donc quess qu’on cherche chez la chieuse ?

Peut-être à évincer une monotonie post coup de foudre, quand le stade amoureux devient de l’amour. Ouhai soit. Il y a quand même plein de couples où la femme a cette énergie sans être une emmerdeuse pour autant. Peut-être aime t-on chez la chieuse cette propension à n’être jamais satisfaite, à vouloir toujours aller plus wohaut où l’on oublie ses souvenirs, aller plus ohhhhhhh, se rapprocher de l’avenir… Voire même à dire clairement ce qui ne va pas dans le couple au lieu de laisser une situation stérile perdurer…
Ce qui est génial dans la chieuse c’est qu’elle fait voler en mille morceaux l’image du pater familias antédiluvienne et que pour le coup la femme est vraiment l’égale de l’homme.

Je sens que cette phrase va me valoir plein de comm de nanas offusquéees par mon propos et me rappellant qu’il n’y a pas b’soin d’être une chieuse pour être à égalité avec son mec. Mais p’tete justement que nous les mecs de manière implicite on définit la chieuse comme telle parce que, quelque part, elle dispute l’hégémonie archaique du male dans le couple. Bon, OK, déjà chez moi entre
mes parents c’est le cas : ya pas une semaine sans engueulades !

Je crois que la chieuse est tellement éprise d’excellence qu’elle déguise parfois un manque de confiance en elle derrière une façade de
winneuse. Réussir à débusquer en elle cette fragilité, savoir être présent pour elle, anticiper une crainte, une angoisse qu’elle pourrait manifester par une agression verbale, c’est ça aussi la gestion de la chieuse. C’est un challenge de tous les jours, subtil et autrement plus intéressant que la nana qui papillonne autour de toi avec des yeux béats d’admiration et la bave aux lèvres…
Je caricature ? Si peu…

Au delà de ces portes ouvertes que je défonce avec allégresse, je crois que la chieuse est une humaniste en puissance qui veut sublimer sa vie et rendre son quotidien plus joli. Je crois que la chieuse c’est un peu comme la mère qui légitime ses emmerdements en disant « C’est pour ton bien ».

Adopter une chieuse est donc une procédure réfléchie ! C’est un effort de tous les jours pour comprendre les circonvolutions de son caractère (une chieuse a toujours un caractère affirmé, c’est une pléonasme mais surtout elle est d’une richesse et d’un relief qui nous offrent des surprises tous les jours aux détours du chemin. La vie avec une chieuse n’est pas une promenade, c’est une randonnée.)

Si une nana est aussi volontaire, c’est la preuve qu’elle ne compte pas sur le fait que son couple s’endorme. D’ailleurs, se faire plaquer par une chieuse est un signal d’alarme. Ca montre qu’on a peut-être perdu son caractère humain, cette propension à s’étonner, cette capacité à changer son regard sur les choses, à anticiper ou comprendre ce que l’autre ressent ou ce dont elle a besoin. La chieuse nous transforme en SAMU, prêt à répondre à tout moment. Voire même à l’envoyer balader le cas échéant : hors de question que la chieuse devienne dominatrice.

N’oublions pas un dernier trait de la chieuse, bien utile..
Sortir avec une chieuse empêche les boudins de trop coller l’éphèbe que je suis et de chercher à tout prix à me séduire. La chieuse est un repoussoir de qualité. Incisive, directe, sans détours.
Elle a cette qualité immense de dire clairement les choses sans chercher à biaiser. On ne sera jamais assez reconnaissant aux chieuses pour ça !

CRITIQUE DE LA LIAISON PRATIQUE

Par Diane

Plantage de décor : j’étais il y a peu en train de déjeuner avec mes amies Gudule et Cunégonde, cette dernière nous contant ses aventures avec ce qu’elle
appelle son « amant », qui équivaut en langage de djeuns contemporains, -d’après ce que j’ai pu lire dans cosmo en tous cas-  au très populaire « sex friend », c’est à
dire un jeune étalon avec lequel on biscote ardemment de temps en temps, quand on en a envie, sans attaches affectives intensives, et sans qu’il aie à venir nourrir le Chat Perceval quand on part en vacances. Devant le récit de ses biscotades légères et libidineuses, je vis soudain Gudule pousser de gros soupirs et nous avouer toute penaude que, elle qui était en couple sûr stable solide depuis plus de 5 ans, elle qui nous contait souvent ses petites joies concubinantes (et je ne vous raconte pas toutes les allusions tendancieuses qu’on peut tirer de ce néologisme là), eh bien
elle, en écoutant Cunégonde, sentit soudain le démon de l’envie s’emparer d’elle. Elle enrage, elle en désespoir, elle en mollesse ennemie de son petit couple gentillet option ikéa et dimanche en famille.

Alors moi, je compare.

1/Gudule soupire sur l’étiolement de la passion qui aux premiers temps de leurs florissantes amours enflammait leurs âmes et leurs libidos. Elle se rappelle, l’œil
humide et lointain, les temps où Childebert aurait creusé la terre jusqu’après sa mort pour couvrir son corps d’or et de lumière…

Aujourd’hui Childebert, Humain trop humain, se gratte les coudes devant le match de foot et se tripote le bide qui grossit au fur et à mesure des descentes de
bières.

2/Les Passions de l’âme ont déserté son quotidien, et elle nous rappelle qu’être en couple signifie également subir tout un tas de petits désagréments matériels
tels que la belle-mère qui critique ta ratatouille (vous mettez trop de poivrons, Gudule !), le caniche quipuequipète de la dite belle mère à sortir, et surtout à supporter,  ou encore les moultes névroses que votre cher compagnon prendra bien soin de vous imposer.

3/Gudule nous avoue qu’elle jalouse aussi ce petit goût de liberté qui a déserté ses pensées. Etre en couple, c’est être, d’une façon ou d’une autre, attaché à l’autre. Si l’on veut tout d’un coup partir à l’autre bout du monde, là où on dit qu’il y fait toujours beau (c’est là que migrent les oiseaux), il faut penser à l’autre (et si lui il veut pas ? je pars quand même ou pas ?). Ou, à échelle plus réduite, si j’ai envie de sortir le soir, de partir en week end avec une amie, il faut toujours prévenir l’autre, avoir en quelque sorte « des comptes à rendre », elle sent que ça enlève à sa vie une sorte de spontanéité.

Et à passer sa vie aux chaud dans ses pantoufles

il se pourrait alors que vos amours s’essoufflent…

Et voilà t’y pas que Cunégonde en rajoute une couche que ouaaaiiis c’est top kiffe cool la vibe le sex friend. Alors moi, je m’interroge


CRITIQUE DE LA LIAISON PURE

Cunégonde nous affirme donc que l’hédonisme est un humanisme, qu’elle se consacre à la jouissance totale et sans entraves morales ou matérielles, qu’avec son
« amant », vu qu’il n’y a pas d’attaches, elle se sent d’une liberté totale et se permet plus de choses, laisse parler ses fantasmes et ses instincts, sans se réprouver, et je ne parle pas que de biscotage, bande de pervers libidineux que vous êtes. Etant donné qu’elle ne se sent pas redevable vis à vis de lui, qu’elle ne cherche pas particulièrement à lui prouver quelque chose, à attester qu’elle est une fille bien et intelligente et spirituelle et morale et que sais-je encore, elle se sent totalement désinhibée et par conséquent laisse s’exprimer ses instincts que la bonne morale ou la Métaphysique des mœurs réprouveraient. Mais à passer sa vie à jouir de ses instincts, se pourrait-il alors que cet amour soit vain? (excusez moi lecteurs, d’avoir pour mes refrains, pris, l’esprit joueur, goût à l’alexandrin…)  

Et là, voyant Cunégonde empêtrée dans ses chimères et sachant que l’Avenir d’une illusion n’est jamais rose, je me sentis immédiatement investie d’une mission de
plombage d’ambiance et de raisonnage caractérisé. Je lui sortis donc, en contrepoint de son éloge de la folie et peut-être aussi pour rassurer notre larmoyante Gudule prête à s’enfuir à Acapulco avec Miguelito le serveur Mexicain du bar, deux arguments :

1/L’authenticité : je me demande : le fait d’être totalement désinhibé, sans  entraves aucune, est-il facteur d’authenticité ? Est-ce être vraiment soi que de ne pas se réfréner ? Est-ce que notre raison, notre morale ne fait pas partie de nous autant que nos vices ?

2/L’intimité : et là, c’est à mon humble avis l’argument en béton, celui qui fait s’écrouler les 99 autres pro-amant-coupdevent qu’on avait pu énumérer avant.
La légèreté, la liberté totale de mouvements, la pure indépendance peut aussi avoir ses inconvénients, la légèreté à son revers qui est la solitude, le manque de solidité. Ne pas avoir d’épaule sur laquelle pleurer ses états d’âmes, ne pas avoir quelqu’un qui aie besoin de nous, bref ne pas connaître ce petit frisson serein, cet étrange sensation d’harmonie et d’apaisement qui nous traverse quand on entend la voix ou quand on sent l’odeur de l’autre sur un vêtement laissé là, c’est quand même louper un sacré bout d’essentiel.

Et me voilà lancée devant mes deux amies sceptiques dans une critique ou plutot un éloge d’une hypothétique et idéale liaison dialectique, qui serait faite bien sûr
d’un dialogue entre la liaison pure et la liaison pratique,  où seraient habilement mêlés l’intime et le léger, et où une heureuse Cunédule roucoulerait des jours heureux en compagnie d’un homme à la fois raisonnable et exalté, une sorte de Roméo pantouflard qui ferait la cuisine en lui récitant du Lamartine.

Et Cunégonde de me répliquer : « A quoi ça sert d’en discuter de toute façon, puisque je suis heureuse » ….Les gens heureux sont
désespérants.

La tyrannie de Salomé

Par Diane

Salomé est un mythe. Et comme tout mythe, elle est le reflet de ce qui perturbe nos âmes. Elle est dans tous les esprits, que ce soit l’esprit des hommes qui en sont victimes, ou celui des femmes qui sont tiraillées entre l’envie de la maudire ou de devenir elle. Petite piqûre de rappel. Qui est Salomé?

Salomé est une princesse juive évoquée dans un épisode de la bible. Sa môman ayant épousé le tétrarque Hérode (qui n’était autre que le frère de son mari originel), le saint Jean-Baptiste s’était opposé à cette union en disant que franchement, épouser le frère de son mari, c’est pas très cool. La môman en question n’ayant pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds par un moralisateur hippie aux cheveux longs, elle a ordonné à sa fille, Salomé,de danser devant Hérode. La danse de la jeune fille fut un tel enivrement des sens qu ‘Hérode lui promit sur le champ ce qu’elle voudrait, fut-ce la moitié de son royaume. La jeune demoiselle lui a demandé, je vous le donne Emile…. la tête du saint sur un plateau. (et au sens propre du terme) Et de ce petit épisode biblique mineur (quelques lignes seulement), l’imaginaire humain en a tiré un mythe, et a fait de Salomé l’incarnation absolue de la femme fatale, fascinante et dangereuse, le fantasme masculin à l’état pur.

Salomé est la femme-enfant. Elle marche pieds nus et porte en elle l’insouciance et la naïveté et une sorte d’instinctivité d’enfant pas encore éduqué, est capable de répondre à une déclaration d’amour enflammée d’un homme au désespoir qui mettra sa vie et son âme à ses pieds un « c’est gentil » agrémenté d’un petit rire cristallin et cabotin, et ne prend jamais rien au sérieux. Elle joue avec la vie autant qu’avec les hommes qui lui vouent la leur.

Salomé est la femme sensuelle. Elle matérialise en elle tous les instincts de la chair, et soupire la luxure aux corps transis d’un désir moite et irrépréssible.  Elle s’exprime avec son corps, et ses mouvements sont ceux d’une créature libre et sans entraves, qui ne se met aucune limite ni aucune contrainte.

Elle ne brille pas par son esprit. Elle n’est qu’un corps, une enveloppe sublime et vide que les hommes pourront remplir de leur imagination. Ce n’est pas que Salomé n’aie pas d’esprit, c’est qu’elle a celui que l’homme lui choisit, et lui invente. Idéaliser la femme ne revient pas à l’immatérialiser. Au contraire, ce n’est pas le corps qui est exclu mais le reste: non l’enveloppe mais le contenu, auquel l’homme préfère substituer sa propre version.

Salomé est une étrangère. Elle a le charme mystérieux de l’orient, une odeur d’épices et de fleurs rares, et l’envoutant langage de l’inconnu.

Salomé est dangereuse. Elle n’est pas offerte, elle est à conquérir, et même quand elle se donne, rien n’est jamais certain, elle reste un être libre, pour lequel la fidélité est contre-nature car elle signifie une retenue de ses instincts. Et elle ne se retient jamais. Elle est à la fois cruelle et fascinante, elle est « la femme essentielle et hors du temps, la bête vénéneuse et nue, la serve absolue du diable » (Huysmans), qui cristallise toutes les craintes de l’homme à propos d’un sexe qui l’attire et le repousse tout à la fois (le temps où la femme était l’incarnation du diable
n’est pas si loin que ça, finalement…). Chez Salomé, l’être disparaît sous l’apparence, elle séduit les âmes romantiques car elle stimule l’imagination. Elle incarne le mystère, l’ambiguité physique et morale, l’équivoque et le danger, et elle est la manifestation du désir de l’homme de fuir l’ennui et de sa soif d’absolu, de connaître l’abandon aux forces obscures et irrationnelles.
Elle est le pouvoir démoniaque de la séduction féminine. Elle et ses copines Eve, Circé, Dalila, Hélène, Cléopâtre et bien d’autres « prouvent assez que,depuis le commencement du monde, elles sont faites pour combattre l’idéal, humilier l’homme et perdre les empires » (Flaubert, le sexe faible). Elle dispose de l’esprit des hommes comme il lui plaît, elle charme, séduit, ensorcèle jusqu’à ce que la folie vienne leur titiller l’âme.

Et le pire, c’est qu’il ne s’agit pas ici du bon vieux lieu commun de l’homme aveuglé par l’amour. La plupart du temps, l’homme réalise ce qu’elle fait de lui, il sait et assiste à sa propre déchéance sans pouvoir rien y faire, ou plutôt sans vouloir rien y faire car elle éveille en lui la jouissance absolue, celle qui combine la jouissance du l’âme, du corps et de l’esthète, quitte à tout se faire piétiner après. Et la femme là dedans me direz vous?

Eh bien la femme, elle lutte, elle lutte entre la tentation d’envoyer balader tous ses principes moraux pour devenir elle aussi cette enviable incarnation du désir masculin (car, si on est dotée d’une plastique adaptée, devenir Salomé n’est pas si dur que ça au final: il suffit de n’avoir plus aucune considération pour l’autre et de ne rien dévoiler de soi et pouf, on devient une mystérieuse  et irrésistible sirène indomptable) ….et celle (la tentation hein, suivez un peu) de votre petite conscience morale qui vous dit que, au final, il vaut mieux être aimée que vénérée, car l’amour naît de ce que l’on est et la vénération de ce qu’il s’imagine qu’on est… Bref, Salomé est insupportable dans tous les sens du terme, elle est (encore une dernière et après j’arrête avec les citations, mais j’y peux rien, c’est trop beau Huysmans) « la deité symbolique de l’indestructible luxure, la déesse de l’immortelle hystérie, la beauté maudite, élue entre toutes.
La bête monstrueuse, indifférente, irresponsable, insensible, empoissonnant tout ce qui l’approche, tout ce qui la voit, tout ce qu’elle touche… » , elle est là, présente dans tous les fantasmes masculins et les tentations féminines, elle nous sublime et nous gâche la vie à la fois, et c’est insssuppoooorrtaaaaaable!!!!

Reste digne, ma fille

Dans la vie, on a tous nos limites. Selon notre vécu, nos croyances, notre éducation et que sais-je encore, elles sont plus ou moins loin mais restent rarement figées. Si à 20 ans, on m’avait expliqué que je pratiquerais un jour le plan cul, je ne l’aurais pas cru. Elle est pourrie mon intro, non ?

Donc des fois, on fait des choses qu’on ne pensait pas faire un jour. Je vais pas vous détailler mon cas perso parce qu’on s’en fout de savoir ce que j’ai fait, ce que j’aimerais faire, ce que je me refuse à faire… Mais l’idée générale est la suivante : mes limites sont celles de ma dignité. En gros, m’amuser, ok. Mais encore faut-il que je puisse me regarder dans la glace le lendemain matin sans rougir. Bah oui, tu vois, être wild, péter les plombs, se lâcher, c’est bon. Par exemple ma soirée des vœux de la boîte où j’étais bien déchirée (et où j’ai même demandé à un mec que je ne connaissais pas du tout s’il était pédé) mais je n’ai pas regretté parce que je me suis beaucoup amusée.

Tout est question de contexte bien sûr. Plus on est bien dans ses baskets, plus il est facile de rester digne. Par exemple, en ce moment, je me sens légère comme une bulle donc j’ai pas besoin de péter les plombs tous les samedis soirs, de me bourrer la gueule pour oublier pendant 2 heures que je suis une loseuse et que je suis malheureuse avant de vomir les tripes. Histoire de cercle vicieux et de cercle vertueux, je vais pas développer. Et pourtant, à y réfléchir, je ne vois pas ce qui mérite que je m’assois sur ma dignité.

Prenons la question du sexe. Je parlais avec Vicky d’histoires de fesses et elle me dit « oh, c’est glauque ! Je crois que je deviens prude ». Et bien non. L’histoire en question (qui n’implique ni l’auteur de cet article ni Vicky) est totalement glauque et c’est pas tellement une
histoire de pudibonderie, à mon avis. En gros, cette histoire me fait penser à un accident de voiture : une femme se détruit en faisant n’importe quoi avec n’importe qui dans le mépris total de sa propre personne et quand on me raconte cette histoire, j’ai la sensation de voir son corps démantibulé sur la chaussée. C’est gore. N’allez pas croire que l’on juge cette personne. Je dirais que chacun fait ce qu’il veut de son cul mais tant que ça se fait dans le respect des uns et des autres et à commencer par le sien propre. Dans ma grande période de n’importe quoi, Lucie aka la copine qui n’a pas sa langue dans sa poche m’avait dit : « mais bordel, arrête ces conneries, t’es un fille bien ! ». Ben, elle avait raison. Evidemment, c’est plus facile d’être une fille bien quand on est bien dans ses baskets.

Mais voilà, il y a des choses qui ne méritent pas que je m’assois sur mes principes. Accepter de se rabaisser pour une partie de jambes en l’air ou pour oublier pendant une paire d’heures que ça va pas, ça n’en vaut pas le coup. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut de ses fesses ou de son foie, bien sûr. On peut tendre la main vers quelqu’un qui ne va pas bien, lui faire remarquer que oui, super, il a repoussé ses limites mais le jeu en valait-il la chandelle ? Non. La trashitude, ce n’est pas si drôle si on fait les choses en dépit du
bon sens et que le lendemain matin, on a envie de vomir quand on se voit dans la glace.

Dans ma vie, j’ai fait des conneries et avec le recul, je les assume complètement. Pas de regrets, ça ne servirait à rien de toute façon. Sans doute qu’il aurait été mieux que je découvre ce que j’acceptais ou refusais de faire sans faire mes conneries mais je suppose que c’est aussi une question de maturité et de connaissance de soi.

Maman, j’ai eu du sexe cette nuit et toi ?

Il y a des trucs qui m’hallucinent parfois. Il y a quelques mois, je regardais une émission sur Teva, je crois, un reportage sur les clubs de vacances où les femmes célibataires
vont pour se payer un gigolo. Enfin, officiellement, c’est juste pour choper mais vu qu’elles payent le mec… Dans le lot, une mère et sa fille qui draguent de concert. Fin du reportage et retour sur le plateau avec la sexologue Catherine Solano qui est atterrée « non mais draguer en famille, comme ça, ce n’est pas sain ».

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Comme vous savez, rien ne me traumatise plus que l’idée que mes parents aient du sexe, je suis le fruit du St Esprit et ma sœur aussi. Mes parents, de leur côté, préfèrent penser
que je ne fais rien de sale et tout ça. En gros, on respecte la frontière des générations. La question du sexe entre parents et enfants est toujours le sujet d’angoisse des uns et des autres. Ado, mes parents m’ont parlé de sexe dans son volet contraceptif mais basta et c’est pas plus mal. Ils n’ont jamais cherché à savoir si j’avais toujours ma petite fleur et je les ai pas appelés quand je l’ai perdue. J’imagine le truc :

« Hé maman, je suis plus vierge !

– Super ma fille. Et alors, ça s’est passé comment ? »

Non mais c’est totalement inconcevable ! Bon, moi, j’ai eu la chance de ne pas avoir mal la première fois donc pas besoin d’appeler maman en urgence pour lui demander comment
faire passer la douleur. Je dis ça parce que c’est arrivé à une copine, elle a eu tellement mal qu’elle a fini par le dire à  sa mère. Ca me glace le sang d’y penser.

Quand j’étais toute jeune, j’enviais un peu les filles qui racontaient tout à leur mère, avec qui elles ont mélangé leur langue à la boum… Nous, pas. Mes parents n’ont jamais été
autoritaires ou coincés sur la question, c’est juste une question de jardin secret. Aujourd’hui encore, je ne raconte rien. Le dernier mec dont mes parents ont entendu parler, c’était Arnaud y a deux ans et demi et encore, parce que j’avais plein de suçons dans le cou donc j’étais totalement flag. Evidemment, ma mère n’est pas dupe, elle sait bien que j’ai des histoires, que je « navigue », comme elle dit. Mais je préfère ne pas lui en parler. Bon, elle a été accidentellement au courant pour Guillaume 2 aussi grâce à une gaffe de ma sœur qui me gardait Kenya quand j’étais partie en Bretagne chez le jeune homme :

« Raaaaaaah, y a Kenya qui se fait les griffes sur mon canapé !

– Mais qu’est-ce qu’elle fait chez toi, Kenya ?

– … »

Mais j’adore quand même ma sœur. Pourquoi je lui en parle pas ? Parce que je préfère attendre que ça compte pour moi, tout simplement.

Pourtant, des fois, on parle un peu de sexe du genre ma mère qui me dit : « non mais y a des trucs maintenant… les machins là… les sextoys… T’en as même qui rentrent en
même temps devant et derrière… Faut vraiment être déviant pour utiliser ce genre de trucs ». Lalalala… Evidemment hors de question de rentrer dans le débat et de faire la liste des miens, ça ne la regarde pas. Je trouve assez curieux de tout confier à sa mère sur le sujet. Pour ma part, j’aurais une fille, je suis pas sûre que j’aurais envie de savoir les détails de sa vie, de la voir partir au bras d’un gigolo tandis que je ramène le mien dans ma chambre. Surtout que son gigolo, c’est quand même moi qui le paye… Et tant qu’on y est, on les échange après ? Non, je crois sincèrement que pour avoir une sexualité normale et épanouie, il faut savoir exclure certaines personnes du cercle des confidences. Raconter à ses copines, c’est normal, voire à sa sœur si on est proche (moi, je le ferai pas) mais bon sang pourquoi en parler à ses parents ? Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer sincèrement ? Je ne comprends pas bien l’intérêt de mêler nos parents à ça. Déjà que mes copines ont du mal à suivre ma vie sentimentale et sexuelle alors si je devais raconter tout ça à ma mère, je crois qu’elle serait effrayée par mes… navigations. Le jour où je trouverai un port d’attache sympa (et durable), je lui en parlerai. En attendant, je reste officiellement célibataire sans activités sexuelles.

Macho Macho maaaaaaaaan

Par Tatiana

Parce qu’après tout il n’y a pas que les mecs qui ont besoin ou envie de conseil pour draguer. Aujourd’hui un topo sur comment avoir l’air juste assez futile pour choper un mec macho.
 

Vous partez en Amérique latine cet été ? A vous les mexicains/argentins/ péruviens/colombiens… (rayez la mention inutile). Seulement voilà, avant de vous lancer dans l’aventure dans tous les sens du terme, quelques trucs à savoir pour paraître à leurs yeux encore plus désirables. Primo, si vous êtes du genre peau et yeux clairs, les ¾ du boulot sont déjà faits. C’est le succès à coup sûr avant même d’avoir à ouvrir la bouche (dans un premier temps of course). Vous l’êtes l’exotisme à l’état pur. Un peu comme un Brésilien en Europe. Revers de la médaille : on vous prend pour une américaine (même si vous êtes bien plus couverte que ces dernières). Jackpot ou non, c’est selon l’appréciation de chacune. Pas besoin de vous faire un dessin sur comment ils voient les américaines là-bas, mais vous êtes sûre d’avoir du succès par contre. Vous serez sans cesse obligée de décliner toutes sortes d’invitations (douteuses pour la plupart surtout si elles viennent de la part d’un papi de 70 ans).

Une fois sur place, vous vous retrouvez en soirée et vous avez repéré le petit latino au bar qui vous regarde avec insistance depuis un petit moment. Rejoignez-le en souriant, vous avez 99% de chances qu’il vous propose un verre. Là, arrive le moment critique, l’erreur est facile et peut être fatale. Il vous faut désormais vous transformer en faible femme légèrement décérébrée pour ne pas vexer/irriter/castrer son ego de mâle. Dur challenge pour nous femmes modernes issues du MLF. Mais bon, des fois il faut ce qu’il faut : une nuit torride à la clé ça peut valoir cette peine. Pas besoin de vous expliquer trop en détail comment avoir l’air d’une pintade, il suffit de ne pas dire grand-chose et de rire aux blagues. Aide extérieure fort appréciable : l’alcool et la barrière de la langue (prenez un petit air penaud en faisant mine de pas comprendre).

A ne pas faire :

– Evitez de contredire le mec en question (très très dangereux de faire ça.)

– Ne critiquez pas trop non plus

En gros faites comme si vous n’aviez pas vraiment d’opinion sur les choses.

Les trucs en plus qui marchent bien :

– Etre tactile

– Les yeux qui en disent long

– la tenue à l’américaine (cf ci-dessus)

Si vous appliquez ces règles normalement c’est dans la poche. A vous les histoires croustillantes à raconter aux copines en rentrant de vacances, et le respect du à votre tableau de chasse décoré par une belle proie.

 Macho Macho Machistador macho macho… j’adore (ou pas)
 
Vous avez bien pris note de tous les conseils énumérés auparavant et donc vous avez récupéré un macho en cadeau. Mais voyons voir de plus près ce à quoi vous devez vous attendre plus exactement. Histoire de vos engager en toute connaissance de cause.

Un macho dans une relation ça donne quoi ?

Points positifs :

Les machos par définition aiment les femmes et donc toutes les femmes. Pour celles qui manquent de confiance en elles, y a pas plus rassurant sur son pouvoir de séduction qu’un macho. Regard de braise qui en dit long et geste prévenants. On se sent belle et désirable. La plupart du temps ils dégagent un charisme fou. En tous

cas pour ceux que j’ai rencontrés. Un regard de leur part et c’est limite si vous ne pourriez pas le déshabiller direct. A côté de cette aura plus que présente, les machos les vrais, feront normalement tout pour que vous vous sentiez bien. Prendre soin de leur femme c’est leur rôle. Ainsi, imaginez-vous dans un métro bondé, un papi de 70 ans sera capable de vous laisser sa place parce que vous êtes une femme et que c’est normal qu’il vous laisse sa place. Moi ça me scie des trucs pareils. Pour celles qui aiment se faire entretenir, il faut miser sur les machos. Car qui dit prendre soin, dit subvenir à ses besoins. Vous l’aurez compris le macho possède ses qualités quand même, quoiqu’on en dise. Mais il possède aussi ses défauts.

Points négatifs :
 

Les machos ont on gros point négatifs à leur actif : ben oui ils sont machos ! La femme doit avoir un côté bobonne et maman pour pouvoir rester dans sa vie. En gros faut toujours tout leur faire. Ce qui peut vite devenir très fatigant pour des femmes modernes comme nous. Un mec qui n’est pas capable de se prendre en main tout seul moi je le renvoie chez sa mère illico presto. Autre problème, le macho a parfois du mal avec les filles qui ont trop de caractère. Là où au début il voit le challenge, à la longue
il verra juste une emmerdeuse. Du coup exit l’emmerdeuse pour une fille plus docile. Pareil au niveau des opinions. Il aura tendance à pas trop prendre en compte les vôtres puisqu’elles viennent de vous justement et que forcément tout le monde sait qu’une fille c’est un peu stupide. Ah oui ! Un macho donc ca aime les femmes, donc forcément ça passe son temps à charmer (sans forcément aller plus loin) tout ce qui possède un vagin.

Alors finalement qui d’entre nous est faite pour avoir un mec macho ? Les machos c’est bien pour celles qui aiment bien se sentir ultra protégée et en sécurité en étant un poil soumise. Pour celles qui sont épanouies et qui n’ont pas l’envie de materner je leur déconseille sur le long terme ou ça pourrait finir en bain de sang. Par contre je conseil quand même de se laisser tenter le temps d’une nuit.

Les femmes sont que des connasses à préférer les connards

En août 2005, j’avais écrit un article « les femmes préfèrent les connards » qui reste une référence puisque je reçois de temps en temps des commentaires de mecs aigris qui me traitent un peu de tous les noms à ce sujet. La palme revint à un commentateur qui disait, en somme « je sors pas, rien ne m’intéresse, j’ai un taf de merde et vous n’êtes que des connasses de ne pas vous intéresser à moi ». Bah, tiens, j’ai que ça à faire de ma vie d’aller sonner à toutes les portes pour aller draguer des no lifes…

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Le problème des hommes est, grosso merdo, le même que celui des femmes, à savoir « mais pourquoi il/elle chope tout ce qui bouge alors qu’objectivement, je suis mieux ? Faut-il vraiment être un connard/une connasse pour séduire ? Ca me désespère ! ». Alors rassure-toi, c’est pas ça du tout. Mais en matière de séduction comme en tout, faut savoir se vendre et c’est tout. Dans le travail, par exemple, s’il y a une promotion à filer, à qui la donnera-t-on ? A celui qui fait son boulot dans son coin ou à celui qui fait son boulot et sait faire remarquer qu’il le fait ? Dans un supermarché, tu achèteras plus facilement le produit en tête de gondole ou celui planqué tout en haut des étagères ? Bah moi, du haut de mon mètre 57, le dernier niveau des étagères, je le vois même pas. Oui, ma métaphore est pourrie mais tu vois l’idée.

Souvent, ceux qui ne séduisent pas se définissent comme des personnes « gentilles ». C’est fou comme un adjectif à la base laudatif est limite devenu une insulte aujourd’hui. « Machin ? Ouais, il est gentil ! ». Sous entendu j’apprécie sa compagnie mais sans plus. Voire même machin, il est un peu limité du QI… Oui, être gentil, aujourd’hui, c’est pas une qualité et c’est tout. Mais est-ce réellement ma faute ou celle de n’importe quelle fille ? Hé non, mon gars (ou ma fille, ça marche dans les deux sens). Crois-moi, quand on cumule les échecs, c’est bien que quelque part, on est en cause.

Les femmes ne préfèrent pas forcément les connards, en fait. Ce qu’aiment les femmes, ce sont les hommes affirmés. Tu vois, moi, j’ai une vie à mener, la mienne. Il est donc hors de question que je doive en plus porter mon mec à bout de bras car il se laisse tranquillement porter par le mouvement et si on lui fout pas des pieds au cul, il ne bouge pas. En général, le mec « gentil » est à peu près aussi actif et volubile qu’une plante verte. Passer la soirée avec un mec « gentil » consiste en un long monologue de ma part ponctué de quelques « ouais, je suis d’accord » de sa part. Mais ça fait rêver qui, ça ? J’aime bien avoir raison mais j’ai envie que la personne face à moi me donne aussi quelque chose. Je ne parle pas de Culture avec un grand C mais j’aime partager ma soirée avec quelqu’un qui a des passions même et surtout si ce ne sont pas les mêmes que les miennes. Honnêtement, tout est potentiellement
passionnant si la personne est motivée par ce qu’elle raconte. Par exemple, Gabriel a réussi à m’intéresser à la soudure quand il m’en a parlé alors qu’à priori, c’est un sujet qui me passe à des kilomètres au dessus de la tête. Il m’a un peu expliqué les différents types de soudure et j’ai écouté avec attention. Il n’est pas difficile d’avoir du charme, de la présence, à condition d’y mettre un peu du sien. Ca ne sert à rien d’appliquer des techniques de drague à la mord moi le nœud genre « la drague systématique et infaillible » parce que franchement, un mec qui me sort un plan drague éculé, c’est aussi rébarbatif qu’un mec sans personnalité. Etre naturel, ben ouais, c’est le secret même si c’est méga naze comme conseil vu qu’on le dit tout le temps.

Mais c’est tellement vrai, au fond. Les mecs qui m’intéressent, c’est finalement pas forcément les plus beaux ou les plus grandes gueules mais ceux avec qui je peux passer quelques heures à discuter sans voir le temps passer et qui me fait quand même comprendre que y a une ouverture. Donc la carte de « je suis ton pote », c’est vraiment pas à faire. Bref, les« mais aucune fille ne s’intéresse à moi parce que je suis gentil », je veux bien mais faudrait voir à pas me le reprocher non plus, il n’en tient qu’à nous de se sortir un peu les doigts du cul. Et ça marche aussi pour les filles. Si on ne fait rien du tout, faut pas s’étonner que l’objet de notre affection ne fasse aucun pas vers nous. Sans sauter dessus, indiquer son intérêt et se montrer sous son meilleur jour, ma foi, c’est quand même pas si compliqué.