Faut-il simuler l’’orgasme?

Contexte : lundi soir, une heure du matin. Je suis posée devant ma télé, mon ordi sur les genoux, je glande… A la télé, je tombe sur Nip/Tuck, une de mes séries préférées, je rêve de me faire brouetter par Christian. C’est l’épisode où Sean et Julia (qui sont maris et femmes, pour ceux qui ne connaissent pas) font des cochonneries, Julia crie : « ah ah aaaaaah oui !!! Ah Sean ! Aaaaaaaaaaah ! » Sean finit ses petites affaires et va pour aller se doucher mais, ô drame, il revient dans la chambre et voit Julia en train de se masturber pour avoir sa part d’orgasme : Seigneur Dieu, elle a donc simulé !
 
 
Ils sont mariés depuis 15 ou 16 ans, je crois, et la dame, elle simule ! Je pars donc dans une réflexion profonde et passionnante : faut-il simuler l’orgasme ?
Réponse spontanée : non ! Est-ce égoïste de réclamer sa part de jouissance ? Doit-on se plaindre de ne pas avoir atteint le 7ème ciel ou doit-on pousser des cris exagérés pour ne pas froisser la susceptibilité de monsieur ?
 
« Aaaaaah oui, aaaaah oui!! » « Heu, chérie, j’ai fini, là… »
Revenons à notre amie Julia, pourquoi simule-t-elle ? Bon, outre le fait qu’elle est totalement névrosée comme tous les personnages de cette série, je suppose qu’elle ne veut pas blesser son mari… Oui, pourquoi on simule ? Essentiellement pour ne pas vexer le monsieur qui nous brouette sans talent. Ou alors pour hâter le mouvement. Personnellement, il m’arrive d’exagérer un peu quand j’ai déjà eu ma part et que le monsieur se retient, croyant qu’un coït de 3h38 est une bonne chose. Bon, le souci, c’est que je suis naturellement très expressive dans ses moments-là donc pour faire plus, c’est un peu compliqué…
 
La question de la simulation soulève la suivante : qui est le plus important dans une relation sexuelle ? L’autre ou soi ? Fait-on l’amour pour avoir du plaisir ou
pour en donner ? Là, je pense que chacun a sa propre réponse. Personnellement, je pense que les deux sont importants. J’aime recevoir du plaisir (forcément), mais j’aime en donner aussi. Honnêtement, voir un homme avoir du plaisir, ça m’excite et pas qu’un peu. J’ai ainsi remarqué que j’aimais plus être active que passive. Pendant les préliminaires, je n’aime pas tellement me laisser faire sans ne rien donner en retour. Par ailleurs, une brouette n’est pas pour moi une quête absolue d’orgasme mais de plaisir avant tout. L’orgasme est un peu une cerise sur le gâteau, tant mieux si j’en ai un (ça arrive souvent, quand même, rassurez-vous) mais je vais pas faire la gueule si je n’ai eu « que » du plaisir.
 
Par contre, je n’aime pas qu’un homme ne jouisse pas. Quelque part, ça me vexe car j’ai l’impression de ne pas avoir fait le maximum pour lui. Pourtant, je sais que des hommes sont très longs à venir ou que l’éjaculation n’est pas synonyme d’orgasme mais tout de même… Des partenaires de brouette m’ont expliqué qu’ils appréciaient tout autant prendre beaucoup de plaisir, tant pis s’ils n’arrivent pas au feu d’artifice final. Mais j’adore les voir jouir, même si leur tête est parfois effrayante à ce moment-là. Je suppose que la mienne n’est pas mieux. Mais cette espèce de grimace juste avant la jouissance, quelque part… c’est amusant.
 
Jouir ou pas jouir?
Mais revenons à la question principale (digression, quand tu nous tiens) : faut-il simuler l’orgasme ? Pour moi, je pense que non. Et ce pour plusieurs raisons.
Concernant le plan brouette qui ne se renouvellera pas, ce n’est pas forcément lui rendre service que de lui faire croire qu’il est un coup fantastique alors qu’il n’a même pas réussi à localiser mon clitoris. Après, ce n’est pas non plus la peine de balancer avec méchanceté : « tu baises trop mal, dégage ! ». Il vaut savoir guider en douceur. Puisqu’on sait où se situe notre clitoris, autant le lui indiquer, ça servira à sa prochaine maîtresse (quel altruisme, quand même !).
 
Concernant notre petit ami officiel, là, hors de question de mentir. Certes, on peut avoir envie de ménager la susceptibilité de notre partenaire mais franchement, je ne suis pas sûre de me passer d’orgasme ad eternam… De toute façon, un couple où le sexe ne va pas, ça ne durera pas. Certains vont hurler mais je suis désolée, le sexe est un élément important du couple. De
toute façon, je considère que chaque partenaire sexuel peut nous apporter quelque chose donc je ne suis pas convaincue qu’il faille taire les défauts de performances, sans le faire de façon cruelle, bien évidemment.
 
Alors pourquoi simuler ? Je me le demande. La gentillesse et l’altruisme ne justifient pas un tel comportement, peut-être par masochisme ? Dans le cas de notre amie
Julia, c’était parce qu’elle n’aimait plus son mari, par culpabilité… C’est encore pire ! Alors, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, si votre partenaire ne vous satisfait pas, ne faites pas semblant de prendre votre pied. Apprenez à votre partenaire à vous faire grimper au rideau. Après tout, le coté « initiation » et découverte de l’autre dans la sexualité, c’est plutôt agréable, non ?

L’’amour passe et lasse

Il est parfois hallucinant de se retourner un peu en arrière et voir à quel point les gens qui nous attiraient comme des aimants il y a quelques mois nous rendent désormais totalement indifférents.
 

 
Ce soir, je m’en vais faire des courses, quelques fruits, du lait, des bas, du dentifrice, du maquillage, des capotes… Enfin, que des trucs essentiels, en somme. Je fais la queue à la caisse, mon esprit parti loin, très loin, hors de ce vilain supermarché bondé. Je paye, je trace la route, pressée de rentrer chez moi. En octobre, la nuit tombe de plus en plus tôt, quelle déprime. Au coin d’une rue, je manque de percuter un jeune homme et là, j’atterris : Julien. Pas le Julien de meetic mais un autre (oui, dans ma vie, j’ai tendance à retomber toujours sur les mêmes prénoms). Je lui dis bonjour, on papote cinq minutes. Je suis pas maquillée, habillée moyennement bien, bref, profondément attirante. Et en plus, j’ai mes capotes dans mon sac… Ils sont sympas chez Mannix de faire des boîtes argentées super discrètes… Enfin, à la limite, peu importe.
 
Ce garçon, il me rendait dingue, dans le temps. J’ai trouvé un appart pas loin de chez lui, j’espérais le croiser… Je me souviens des soirées qu’on passait à discuter au téléphone, ses grandes phrases troublantes : « je suis dans mon lit, là… ». Mais il avait une greluche (il l’a toujours, je crois, d’ailleurs). C’est pas grave : dans mon optimisme forcené, je me disais qu’il finirait bien par la plaquer (accessoirement, pour moi). Donc, en attendant, je me mets sur meetic, je fornique avec Louis puis Benoît. Un jour, je croise le Julien dans la rue et là, je me rends compte qu’il a des jambes courtes, un torse long et qu’il marche un peu comme une poule… (la tête en avant,  le cul en arrière) J’en parle à Gauthier qui me dit : « c’est normal, tes hormones sont calmées, tu ne vois plus les choses pareilles ! ». Ce n’est pas faux.
 
Petit à petit, je l’ai rangé dans un coin de ma mémoire, j’ai à faire avec lui tous les mois pour un webzine mais c’est tout. Et ce soir, alors que je pensais à un autre garçon, le voilà qui revient de façon presque violente dans ma vie et… rien. Alors que je lui parle, mon cœur reste calme, aucune chaleur ne vient s’immiscer entre mes deux reins. Rien, rien, rien.
 
On discute donc quelques minutes du webzine, de boulot, je rentre chez moi, interpellée. Comment un mec qui m’a rendue dingue pendant facilement quatre mois peut me laisser à ce point indifférente aujourd’hui ? Ce n’est pas la première fois que ça arrive. La dernière fois que j’ai vu Bertrand, pourtant toujours aussi sexy, je l’ai regardé avec indifférence et j’ai été même déçue. Ce mec qui m’avait fait fantasmer tout l’été, je ne ressentais plus rien. Je passais mes nuits à imaginer ses lèvres parcourir mon corps, ses mains découvrir délicatement les recoins de mon intimité… Et là, plus rien.
 
Notre cœur est donc à ce point joueur ? Comment se fait-ce que celui qui nous enflammait hier nous laisse indifférente aujourd’hui ? Quand je pense à tous ces rêves hautement érotiques, toutes ces nuits à rêvasser à l’objet de mon désir… Tout ça pour ça. Où sont passées mes turpitudes ? Pourquoi je n’ai plus de frissons quand ce monsieur, en me faisant la bise, m’effleure le bras ? Quelque part, la disparition de toutes ces sensations est frustrant. On se prend la tête pour trouver le moyen de séduire un jeune homme qui nous chamboule le cœur puis, un jour, il nous laisse indifférente.
 
D’un autre côté, c’est rassurant. Oui, ça montre qu’on se remet toujours de tout ça. Bon, tant avec Julien qu’avec Bertrand, je ne me suis pas pris de râteau puisque je ne me suis pas déclarée. Mes désirs se sont éteint d’eux-mêmes, sans doute par manque « d’entretien », si j’ose dire.  Quand je suis à fond sur un mec et que j’ai la sensation que je ne pourrai pas vivre sans eux, ça me permet de relativiser les choses : à chaque fois que j’en pince pour un mec, je sais que si ça ne se passe pas, je m’en remettrai.
 
Après tout, mon désir pour ces garçons n’est pas né d’un manque affectif ? Du coup, à partir du moment où ce manque est comblé, ils disparaissent de mon paysage « amoureux » ? Car je suis quelqu’un qui ne supporte pas de ne pas avoir un « objet de désir » sous la main. J’aime rêver et fantasmer, j’accroche donc rapidement une cible qui peut être remplacée par une autre au gré de mes rencontres. Mais il reste que pour certains, la flamme ne s’éteindra jamais tout à fait.
 
Le désir inassouvi est vraiment un sentiment étrange, il nous prend aux tripes, envahit notre esprit et s’éteint sans qu’on s’en rende vraiment compte… Jusqu’au jour où on rencontre l’objet de nos fantasmes les plus fous dans la rue et qu’on se rend compte qu’on n’a plus du tout envie de lui.

Faire le premier pas… ou pas

Qu’il est beau ! Quand il me parle en me regardant dans les yeux, je fonds comme neige au soleil… Que j’aimerais que ses grandes mains découvrent les recoins les plus intimes de mon corps, que j’aimerais que mes enfants lui ressemblent, portent son nom… Mais que pense-t-il de moi ? A-t-il envie de partager ses gênes avec moi… ou au moins une nuit, une semaine, pour commencer ? La meilleure façon de le savoir est de demander… Encore faut-il oser !
Hier soir, après avoir roucoulé toute la soirée avec mon correspondant virtuel, voilà Athéna qui vient me parler : « as-tu déjà fantasmé sur un de tes amis sans qu’il ne se passe rien ? » Oui, ça m’est déjà arrivé. Pourquoi ? Parce que soit j’étais déjà en couple, soit j’ai pas osé faire le premier pas (enfin si, une fois, je l’ai fait mais de façon tellement discrète qu’il n’y a que moi qui ai pris conscience du jeu de séduction). Athéna me parle d’un garçon qui lui plaît mais elle préfère le laisser venir plutôt que de tenter quoi que ce soit : « tu comprends, dans ma vie, dès que j’ai eu un coup de cœur comme ça, je me suis pris un râteau ». Et alors ? lui ai-je demandé. Après tout, je ne crois pas en
la fatalité : parce qu’il me plaît, je vais me ramasser ? Vaut-il mieux, comme elle m’a dit, se déclarer auprès de mecs moins bien, quitte à apprendre à les aimer ensuite, que se prendre un vent par l’objet de nos désirs ?
 
Rien n’est plus compliqué que de déclarer ses sentiments, j’en conviens. Je suis particulièrement nulle en la matière. Revenons sur ce jeune homme que j’ai « dragué », celui que j’ai évoque au-dessus. Rapidement, il s’appelle Bertrand, il est super séduisant et ne s’en rend pas compte. Au début, je n’avais pas fait particulièrement attention à lui car j’étais une patate mariée et surtout qu’il traînait avec un pur beau gosse que, lui, j’avais bien repéré. Mais après qu’il m’eut roté à la figure, son image de playboy en a pris un coup et je commençais
à sympathiser avec le petit Bertrand aux yeux bleu-vert-gris. Au début du second semestre, je lui propose de lui envoyer les cours par mail (je les retape le soir) car, en tant que pion, il rate deux jours. Il me promet un resto pour me remercier. Les jours passent et je le trouve de plus en plus mignon… Mais non, je suis une patate mariée, je suis une patate mariée ! Mais il est tellement adorable, il m’envoie un mail pour mon anniversaire. Je dois résister ! Mais au retour de ces vacances d’avril, alors que j’étais résolue à tuer dans l’œuf tout désir pour lui, il vient me parler, il pleut, ses yeux sont gris et je fonds complètement.
 
Une fois célibataire, il est temps de partir à l’abordage du Bertrand. Bon, comme il part juste après le dernier examen, pas possible de tenter quoi que ce soit lors des soirées post-exams. Ensuite, je le croise par hasard lors de la fête de la musique, il est beau, j’en peux plus ! Il me dit qu’il veut à tout prix qu’on se fasse ce resto qu’il me doit. Une semaine après, il m’envoie un mail : « félicitations pour ta mention (à ma maîtrise), on se le fait quand ce resto ? » donc je lui réponds et… Plus rien. J’en parle à Anne qui me dit d’attaquer : « mais attends, il est clairement intéressé, propose-lui d’aller boire un café ! ». Mais non, comme une conne, je n’ose pas… Et là, je trouve LE plan
merdique : je lui avais prêté un livre, ce serait sympa qu’il me le rende et, au passage, on irait au resto… Finalement, on s’est pas vus de l’été, il m’a rendu mon livre à la rentrée en glissant au passage qu’il n’était plus célibataire. Bien fait pour moi.
 
Pourtant, dans ma tête, tout était réglé comme du papier à musique : on allait au resto, puis après, je lui proposais d’aller boire un verre chez moi… Bon, de un, le resto n’a jamais eu lieu, de deux, je suis pas sûre que j’aurais eu le courage.
 
Mais nous sommes idiotes de se bloquer, comme ça, qu’est-ce qu’on risque ? Un râteau. Et alors, est-ce que ça a déjà tué quelqu’un ? Non (pas à ma connaissance, du moins). Je me souviens de ce râteau mangé en juillet… Ben, ça ne me fait plus rien du tout. Sur le coup, ça vexe mais après tout, il faut faire la part des choses : on ne peut pas plaire à tous les hommes. Les plus belles femmes du monde ont pris des râteaux, même Monica Bellucci ! Remarque, je serais belle comme Monica Bellucci, j’allumerais tous les hommes et, forcément, je me prendrais une claque ou deux. Ça fait partie de la vie.
 
Athéna me rétorqua : « oui mais je n’ai pas envie de perdre son amitié ». Ma puce, tu le connais depuis moins d’un mois, si tu ne tentes rien maintenant, tu ne le feras jamais et je ne sais pas si une amitié aussi ambiguë est souhaitable. Si ce gars en vaut la peine, s’il ne partage pas tes sentiments, il n’en restera pas moins ton ami. Vois-tu, il y a sept ans, j’ai rencontré un grand brun bien mignon, extrêmement sympathique. Très courageuse, j’ai demandé à une copine de tâter le terrain. Bon, du coup, elle y est allée cash. Quand le gars lui a dit : « elle est drôlement bien habillée Nina, aujourd’hui », elle lui a répondu : « Et tu crois qu’elle a fait ça pour le Pape, banane ? ». Du coup, ce jeune homme est venu me parler, je me suis pris mon vent. J’ai omis de dire que ce garçon s’appelle Gauthier et c’est mon moumour adoré aujourd’hui (je précise qu’à l’époque, ça ne se voyait pas du tout qu’il était gay).
 
Sinon, récemment, rappelons le cas Julien, mon nouveau meilleur ami de la vie. Sauf qu’au fond, son amitié, je m’en tapais. Ce n’est pas ça que je voulais avec lui, je voulais qu’on se mélange un peu, qu’on fasse un bout de chemin ensemble, plus ou moins long… A partir du moment où il y a eu ce râteau, il est venu me parler une ou deux fois puis plus rien. Je voulais lui écrire le mois dernier pour avoir de ses nouvelles : étant avec Arnaud, ça ne faisait pas le plan drague foireux. Mais finalement… au fond, ai-je envie d’être amie avec lui ou ai-je envie de lui tout court ? Bon, là, mes ardeurs vis-à-vis du jeune homme sont bien calmées, voilà sans doute pourquoi je ne fais aucun effort pour prendre de ses nouvelles (il n’en fait pas non plus). Alors, oui, techniquement, j’ai perdu son amitié mais en même temps, nos rapports n’ont jamais été purement amicaux.
 
Alors, voilà, se déclarer c’est perdre quoi ? A la limite, la face, mais on s’en remet et en général plus vite qu’on ne le croit. Il ne faut pas oublier que les hommes ne sont pas forcément plus forts que nous dans ce domaine. Je comprends les hommes qui se plaignent : « c’est toujours à nous de faire le premier pas ». Oui, pourquoi ? Et surtout pourquoi sommes-nous toujours passives ? Sommes-nous condamnées à attendre d’être choisies plutôt que de choisir ? Doit-on se priver de l’objet de notre désir uniquement parce qu’il ne
s’est pas déclaré ? Je ne crois pas.
 
Après, je ne dis pas que c’est facile. Cependant, il faut arrêter de croire que nous ne sommes pas la hauteur de l’objet de notre désir. Surtout que, s’il le faut, de son côté, il se pâme d’amour en attendant qu’on ose enfin lui révéler nos sentiments. Rater une histoire uniquement parce qu’on n’a pas osé, c’est idiot, tout de même.

Auberge Nina, brouette à toute heure

Je suis actuellement censée préparer un dossier sur l’e-administration et le droit mais je n’en ai pas envie donc j’écris un article. Le thème du jour : sommes-nous des filles
faciles ?
 
Dimanche après-midi, j’ai du boulot (pour changer) quand je vois miss Banana qui se connecte sur MSN. Pour ceux qui ne connaîtraient pas son blog (et qui devraient en avoir honte), Banana y raconte ses histoire de cœur et de sexe, liées ou non à meetic. Donc nous discutions tranquillement cet après-midi en attendant LA  rencontre qui aura lieu cette semaine. Nous discutons de nos blogs et du succès qu’il nous rapporte auprès de certains hommes, ce qui nous fait passablement rire : nous sommes désirées par des hommes qui ne savent même pas à quoi nous ressemblons. Pourquoi un tel succès ? Simplement parce que nous sommes considérées comme des filles faciles.
 
Depuis que j’ai crée ce blog, j’ai eu six amants, un chiffre qui n’a, somme toute, rien d’exceptionnel. D’autant que je ne dois pas forcément ces brouettes à mon charme naturel
mais plus à ma liberté sexuelle (et à ma photo sur meetic, aussi). Un homme dirait-il non à une brouette avec une femme qui ne lui plaît pas ? Difficile à répondre dans l’absolu mais je pense que pour certains, de la chair fraîche reste de la chair fraîche. Donc quand ils croisent la route d’une demoiselle de relativement petite vertu, ils n’hésitent pas longtemps : une brouette, c’est toujours ça de pris.
 
Sauf que… En tant que femme sensuelle, je n’ai pas envie de partager ma couche avec n’importe qui, n’en déplaise à certains. Ce n’est pas parce que j’aime le sexe que je le
pratique avec n’importe qui. On ne rigole pas avec le sexe, ça ne se pratique qu’avec envie ! C’est comme si vous deviez manger du foie gras tous les jours sous prétexte qu’il y en a toujours dans votre frigo. Mangez, mangez, vous aurez des marques plus ou moins bonnes, plus ou moins écoeurantes… Et bien si au bout d’un mois vous ne vomissez pas à la simple prononciation des mots « foie gras », vous êtes un surhomme.
 
Le sexe est avant tout une question de feeling. Personnellement, il y a des choses que j’ai envie de faire avec certaines personnes et pas avec d’autres, ça ne s’explique pas. Par exemple, si j’ai envie d’aller voir un film un peu underground, j’irai avec Anne qui aime ça plutôt qu’avec Gauthier. Pour le sexe, c’est pareil. On me répondra : « faute de grives, on mange des merles. » Et bien je suis désolée mais si je n’ai pas envie d’un mec, je ne vais pas me forcer, pas même pour l’hygiène.
 
Seulement voilà : comme on a une réputation un peu sulfureuse, on nous prend pour des Marie-couche-toi-là. « Tu sais, Nina, elle est chaude, tu peux y aller sans problème ! ». Et bien, si, il y a un problème, j’ai encore le droit de choisir, non ? Cet été, un de mes partenaires de brouette m’a présenté un de ses potes. On passe une très bonne soirée, on rigole, on boit. En fin de soirée, le jeune homme ramène tout le monde en voiture, il me dépose chez moi, je lui claque la bise et rentre chez moi. Le lendemain, mail de mon partenaire de brouette : « tu as dormi seule cette nuit ? Je n’aurais pas cru ! ». Ça veut dire quoi, ça ? Que j’écarte les cuisses à la première occasion ? Et bien non ! J’ai trouvé ce garçon très sympathique mais il n’y a pas eu d’attirance, j’y suis pour rien. Mon but dans la vie n’est pas de me taper le plus de mecs possible mais de prendre mon pied avec quelqu’un qui me plaît.
 
De ce point de vue là, je ne suis pas ce qu’on appelle une « fille facile », je préfère la qualité à la quantité, ce qui semble étonner certains. Non, je ne couche pas
avec tout le monde, non, je ne me déshabille pas devant le premier pénis venu. De toute façon, avoir un nombre incroyable d’amants ne veut pas dire que je suis un bon coup. Et vice-versa, d’ailleurs ! Je préfère remettre le couvert avec un jeune homme dont je connais les qualités.
 
Apprécier la brouette ne veut pas dire que je veux la faire avec n’importe qui. Apprécier la brouette ne veut pas dire que je suis prête à la faire la brouette avec un autre homme que le mien. Mon vagin n’est pas un hall de gare, y pénétrer se gagne. C’est agaçant : quand on a la réputation d’être une fille facile, les hommes pensent pouvoir se passer de l’étape séduction. Erreur, messieurs : nous avons encore le pouvoir de dire « non ». Et quand on a à faire à un gros lourdaud, ces trois lettres sont particulièrement jouissives.

« Sucer n’est pas tromper! »

C’est la rentrée ! Dans la rue, des enfants au cartable neuf errent, les arbres se parent de leur teinte enflammée… Voilà, c’était la seule note de poésie et de lyrisme de l’article, j’espère que vous en avez profité.

petite gâterie?

 Grande question : « sucer est-il tromper ? ». Et bien cet article n’a pas du tout pour but de répondre à cette question mais à vous parler du retour de deux de mes ex-plans brouettes : c’est la rentrée et ils ont faim. Et, manifestement, ils ont du mal avec le mot « non », ils ne doivent pas trop en comprendre le sens.

De retour de la pharmacie

Il y a 15 jours, je traînassais sur le net, pour changer, quand MSN m’indique que Benoît se connecte. Soit. Ca fait quelques jours qu’il est de retour sur la toile mais comme la semaine avant, j’étais au boulot, je me mettais hors ligne. Et là, c’est le drame : le voilà qui vient me parler ! « Hé, salut, ça faisait longtemps ! » Non mais je rêve, c’est pas possible ! Polie, je réponds et là, il me fait : « oui, j’avais des problèmes avec Internet, je viens de trouver tes messages. » Mes messages ? Ces « s » indiquent qu’il y en aurait eu plusieurs ? Bon, manifestement, il me confond avec une autre donc je lui demande de quoi il parle : « Ben de celui que tu m’as laissé avant les vacances ! ». Ah, oui, donc, c’est bien de moi qu’il s’agit. Souvenons-nous ensemble, lecteur, du contenu de ce mail qui disait, grosso merdo : « t’es qu’un pauvre connard de m’avoir laissé en plan comme ça, ce n’est pas parce que je ne suis pas ta copine que tu ne me dois pas le respect. Ca m’a trop gonflée. » Des amabilités de ce genre.

M’attendant à des excuses, je le laisse parler et là, question : « alors, tu es toujours célibataire ? » Non, ne me dites pas que… Je le sens venir mais ce serait trop énorme, il n’oserait tout de même pas… Intriguée, je lui réponds que non et le voilà qui me fait : « ah, dommage ! ». Non mais je rêve ! Il a osé ! Amusée, je poursuis la conversation, me montrant assez ironique du genre : « oui, je ne suis plus célibataire, c’est bête, hein ? ». Mais apparemment, ça ne le dérange pas plus que ça : « je ne suis pas jaloux ! » m’explique-t-il. Encore heureux ! Il veut à tout prix une « dernière fois », pas moi. Mais il insiste, il propose de lécher les recoins les plus intimes de ma personne, je ne cesse de lui répéter : « Non, arrête, c’est pas la peine » mais il persiste ! « Je t’attacherai, je te donnerai des fessées ! ». Quel programme ! J’avoue que je ne suis même pas excitée. La rancune (toute relative) coupe-t-elle le désir ? Le souvenir de nos moments passés ensemble est-il suffisamment lointain pour que leur évocation me laisse de glace ? A moins que d’avoir un petit ami officiel avec qui je brouette souvent calme suffisamment mes ardeurs pour ne pas être émue à l’idée d’une partie de jambe en l’air (avec ou sans fessée).

Comprenant qu’il ne parviendrait pas à me corrompre, il me demande de lui présenter mes copines : mais bien sûr ! Gentiment, je mets en pseudo MSN : « les filles, je connais un maître-nageur célibataire » ou quelque chose du genre. Résultat : rien. Une copine est vaguement intéressée mais elle n’a pas le temps et un pote de brouette ne la branche pas plus que ça. Gauthier en ferait bien son quatre heures mais Benoît n’a pas viré sa cuti (je lui ai demandé, quand même). Mes copines en manque ne se montrent guère intéressée : bon, il est vrai que j’ai bien clamé haut et fort que c’était un connard mais en plus, le fait qu’il ait forniqué avec moi en refroidit plus d’une. En même temps, j’avoue que j’aurais du mal à brouetter avec un ex d’une de mes copines.

Comme on se retrouve !

Après avoir fait mon œuvre sociale avec Benoît (« tu es mignon, tu es maître-nageur, tu vas en trouver des copines ! »), je me pensais tranquille. Erreur !

Mardi soir, je laisse mon MSN allumé tandis que je descends dîner avec mes parents, j’avais précisé « partie manger » mais ça n’empêche pas les gens de venir me parler. Ainsi, je reviens devant mon écran et là, je découvre que Laurent avait essayé d’entrer en contact avec moi. Ça me ravit : comme je l’avais dit dans mon article bilan amusant, j’aime beaucoup ce garçon, je le trouve charmant et intéressant et je trouvais dommage qu’on n’ait plus de contacts ensemble. Je lui réponds donc, on s’échange les formules de politesse (« ca va bien ? Oui et toi ? ») et là, il me sort : « j’ai plus de copine ! ». Oh non, c’est pas vrai, il va me faire le coup lui aussi. « Et toi ? » Mon pseudo MSN était très exactement : « Mon chéri nage au milieu des poissons/Je me noie dans mon rapport de stage ». Je lui réponds donc qu’il n’a qu’à lire mon pseudo pour avoir sa réponse. Je lui précise que, c’est amusant, mais Arnaud a énormément de points communs avec lui : blond, breton, allergique au chat et amateur de plongée. Je continue la conversation en lui précisant que ça me ferait plaisir qu’on aille boire un verre en tout amitié mais ce n’est pas ce qu’il veut : « Moi, je veux faire crac-crac ! ». Ça a le mérite d’être clair.

Et c’est reparti pour la conversation : « non-je-suis-en-couple-et-fidèle-laisse-tomber ». Mais le monsieur se révèle insistant, il me rappelle ses fantastiques proportions (comme si j’avais oublié), les choses qu’on avait faites et tout le reste. Poliment, je lui réponds mais en gardant ma ligne directrice. Et là : « et tu ne voudrais pas venir me sucer ? Sucer n’est pas tromper ! ». Seigneur, si je m’attendais ! Je lui réponds assez laconiquement que sucer pour sucer, ça ne m’intéresse pas du tout. « Mais je te lècherai, aussi, et on en restera là. » Que répondre à de tels arguments ? La vérité : « tu crois sincèrement qu’on s’en arrêterait là ? Moi pas. » Mais si, répondit-il, il fera en sorte qu’on s’arrête là, même si j’insiste parce que, de toute façon, il préfère une bonne fellation à une brouette. Je suis atterrée. En plus, j’avoue que j’ai été un peu garce.

« Tu n’as pas des photos sexy de toi (sous-entendu nue, X, porno…) ?

– Non, j’ai pas ça !

– Tu ne peux pas en faire ?

– Non, je suis chez mes parents, j’ai pas mon appareil.

– J’aurais dû prendre des photos de toi quand nous étions ensemble

– Oui, ça aurait été marrant.

– Et tu en prendras de toi quand tu rentreras ?

– Non. »

Voilà pendant trois heures (et oui, quand même), je laisse la pression monter un peu mais je la fais redescendre par ces trois lettres magiques : N.O.N. Je lui avoue que j’aurais bien aimé qu’on se revoit entre potes mais je pense que c’est compromis : il ne saura pas se tenir et il me le confirme : « je t’embrasserai, tu te débattras, au début, mais je parviendrai à mes fins puis nous aurons nous promener au bord de la Seine, je mettrai mon bras autour de ta taille et je redescendrai doucement vers tes fesses. Puis on ira chez moi… » La bande-annonce est alléchante mais je n’irai pas voir le film.

Il continue sa propagande (« mais allez, juste une fellation ! Il le saura jamais, ton copain ! »), je continue à répondre non, me disant que je me serais peut-être passé de cette conversation qui casse un peu l’image idyllique que j’avais de lui. En désespoir de cause, il me demande si j’ai pas des copines célibataires (encore !) et je lui fais la même réponse qu’à Benoît : mes copines célibataires sont soit à Toulouse, soit pas disponibles pour une histoire, voire même pour une brouette. Alors il embraye. « Il s’appelle comment, ton copain ? » Je lui réponds et là, il me fait : « et il voudrait pas qu’on fasse un plan à 3 ? » Je ne m’y attendais pas à celle-là ! Bon, alors, honnêtement, il tape pile dans mon fantasme ultime. J’évoquerai la question avec Arnaud sous forme de boutade mais je connais déjà sa réponse, vu que nous avons déjà parlé de ce fantasme-là. Du coup, il espère que je vais vite quitter Arnaud (d’ici quinze jours, en fait, car il part ensuite en Afrique pour un mois et demi) pour qu’on s’amuse, à deux ou plus.

Là, il faut avouer que son passage sur notre hypothétique rencontre a fait naître une chaleur dans mon bas-ventre. Comme vous avez pu le constater, Laurent était le chouchou de mes plans brouette, même s’il m’a un peu agacée avant-hier à insister aussi lourdement. Quand je dis non, c’est ferme et définitif. En plus, ça tombe pile la semaine où je suis éloignée d’Arnaud, la tentation est réelle mais je fais face, il n’y aura ni brouette, ni fellation et léchouilles réciproques, ni même café.

Lectrice, si tu es intéressée par Laurent ou Benoît, n’hésite pas à m’envoyer un mail (visiteuz, tu semblais intéressée la semaine dernière !). En tout cas, si je me retrouve célibataire, je pourrai organiser un plan à 3 avec mes deux brouetteurs, ça me consolera.

Petit rappel d’arithmétique, de grammaire et de savoir vivre : le retour de l’ex

Par Victoire

(Petit texte écrit au printemps mais qui me paraît furieusement d’actualité !)

C’est le printemps, les arbres bourgeonnent, et la testostérone afflue.

Les ex en manque, qui se sont mis en berne tout l’hiver (et pas seulement en prévision de la mort du pape), se mettent à racler les fonds de tiroirs et leurs vieux carnets d’adresse, histoire de voir, s’il n’y a rien qui pourrait resservir.

 

Ca revient toujours...

Voici quelques éléments de réflexion pour faire face au retour de l’ex, auquel on n’a rien demandé.

– 1 Quand l’ex super glu vous rappelle pour vous donner des explications sur des événements d’il y a cinq ans, vous vous posez cette question: mais pourquoi?

A votre avis, quelle syllabe les mots « explication » et « durex » ont-ils en commun?

Laquelle de ces deux phrases est la plus accrocheuse: « Il y a tant de choses qui restent inexpliquées entre nous » ou « J’ai retrouvé une vieille capote au fond d’un portefeuille, qui se périme le mois prochain, et tu me connais, c’est pas que je sois près de mes sous, mais je n’aime pas gaspiller ».

Rappelez vous bien: si l’ex était un intellectuel, vous vous en seriez rendue compte depuis le temps. (Notez bien, si l’ex avait été un bon coup, vous vous en seriez aussi rendue compte).

– 2 L’ex, il vous a jetée il y a 3 ans. Et vous lui en êtes, au fond, très reconnaissante.

Mais inutile d’aller lui rouler une pelle pour le féliciter de la seule décision intelligente et généreuse qu’il ait prise dans sa vie.

– 3 Votre ex n’est ni Robert de Niro ni George Clooney (ca se saurait, sinon). Il n’y a absolument aucune raison pour qu’il se soit bonifié depuis le temps.
Les années qui passent, ca colle des rides, des kilos, des emmerdes.

Et, détail qui a son importance, l’âge où l’individu est à l’apogée de ses capacités sexuelles varie selon le sexe. Soit 19 ans pour l’homme et 36 pour les femmes. Vous n’allez tout de même pas vous remettre à la colle avec un type qui est sur le déclin depuis si longtemps?

– 4 Si lui n’est pas de Niro, vous n’êtes pas non plus Naomi Campbell (sinon, ça se saurait). Et donc pas si inoubliable que ça. S’il vous rappelle, c’est juste qu’il n’a rien d’autre sous la main.

Ceci dit, comme les poubelles recyclées sont à la mode, si vous avez une copine d’une copine d’une copine célibataire depuis trèèèèèèèès longtemps, et pas trop regardante, refilez lui votre ex. Après tout, ce n’est pas un mauvais garçon, et s’il peut rendre service….

– 5 De toute façon, n’hésitez pas trop longtemps. Au pire, si vous lui riez au nez, il reviendra gratter à votre porte au printemps prochain.

Le rappeler ou non ?

C’est LA question que tout vingtenaire se pose quand il rencontre une personne : quand faut-il rappeler et surtout, est-ce à moi de rappeler ? En ce moment, je trouve ce sujet d’actualité donc voici un petit article sur la question.
 
Assise devant mon portable, j’attends : sonnera, sonnera pas ? Mais pourquoi il me rappelle pas ? Et là, mon imagination se met en action : je l’imagine assis devant son portable à attendre : sonnera, sonnera pas ? Peut-être que si je ne fais rien, il ne me rappellera jamais et voilà comment on passe à côté d’une super histoire ! Mais, normalement, c’est aux hommes de rappeler, non ?
 
Là est la question : parce qu’on est femme, n’a-t-on pas le droit de rappeler le garçon qui a partagé une folle nuit avec nous ? Si je regarde mes relations passées, je me rends compte que j’ai souvent hésité à décrocher mon téléphone pour solliciter un second rendez-vous. C’est totalement stupide, pourquoi n’ai-je pas le droit d’exprimer à mon camarade de brouette ma folle envie de le revoir ? Mais je ne rappelle jamais de suite : faut pas que je donne à l’autre l’impression que je suis accro (surtout que c’est rarement le cas).
 
Premier matin avec Laurent, on se câline, on se cajole, on se brouette puis vient l’heure de partir : Clara arrive dans quelques heures, une bonne douche me fera du bien. Avant de partir, il me demande avec le sourire : « quand est-ce qu’on se revoit ? » . Bonne question,
tiens ! Qu’en sais-je ? Clara vient vivre chez moi donc bon… Finalement, la demoiselle m’annonce au bout d’une semaine qu’elle part vivre chez son meilleur ami (je crois que Kenya l’a faite fuir) donc j’envoie une proposition indécente par mail à Laurent qui s’empresse d’accepter. Par la  suite, la demande est toujours venue de moi, il a toujours accepté avec plaisir, sauf la dernière fois puisqu’il avait une copine.
 
Imaginez une seconde que je n’ai pas pris l’initiative : et bien, je n’aurais plus revu ce jeune homme. Mais ça n’aurait pas été bien grave puisque je ne tenais pas à lui. Mais parfois, on tombe amoureuse, on s’accroche et on a peur de commettre des impairs, de trop leur mettre la pression. En ce moment, dans mon entourage, j’ai l’impression que c’est LA grande question : dois-je le rappeler ? J’avais lu un article amusant sur le sujet cet hiver dans un magazine féminin (je me souviens plus duquel) qui disait : « s’il ne vous rappelle
pas, faites-le une fois. S’il ne vous rappelle pas derrière, le message est clair ! ». Oui, après tout, il a peut-être des bonnes raisons pour ne pas nous rappeler la première fois : il a peur de nous montrer qu’il est accro, il a perdu notre numéro, il n’a plus de forfait… Donc, ça se tente, on verra bien ce qu’il a à nous dire.
 
Mais quand le rappeler ? Dès le lendemain ? Personnellement, j’évite : ça fait trop psychopathe, je trouve. Et puis, un mec qui me rappelle deux heures après, je n’apprécierais pas, ça me mettrait trop la pression donc je m’abstiens. Si, au bout de 48 heures, le monsieur ne s’est pas manifesté, je lui envoie un SMS ou un mail… Oui, c’est mieux car :
– c’est plus facile à maîtriser, je passe moins pour la débile de service en roucoulant au téléphone du style : « allo ? Hihi ! C’est Nina, hihi ! Ça va ? Hihi ! ». Message court et clair qui appelle une réponse courte et claire. S’il ne répond pas, c’est même très clair.
– je n’aime pas le téléphone.
 
Avec mon ex, la question ne se posait pas : on se voyait tous les jours à la fac et il m’appelait le soir pendant qu’il fumait sa clope. Avec Arnaud, j’étais un peu perplexe, au départ. En fait, il ne m’a pas appelée durant toutes ses vacances, ce qui m’a agacée, comme je l’ai
expliqué dans l’article le concernant. Mais à partir du moment où nous sommes sortis ensemble, c’est allé naturellement. On se voit sur MSN ou on s’appelle, c’est selon. Le week-end dernier, Anne était avec moi donc j’ai fait un test : si je ne l’appelle pas et que je ne suis pas sur MSN, il se passe quoi ? Il se passe qu’il m’appelle ! Bon, il est vrai que nos coups de fils sont assez concis, c’est du genre :
« Salut, ça va ?
– Oui et toi ?
– Ouais. T’es chez toi ?
– Oui, tu viens ?
– J’arrive. »
Hop, voilà un coup de fil rondement mené !
 
Evidemment, quand tout va bien dans un couple, la question ne se pose pas, on le rappelle quand on veut mais après une séparation ou une dispute ? Personnellement, j’ai tendance à laisser moisir, sauf si mes torts sont évidents. J’ai actuellement une amie qui est « en pause », on dira, avec son mec. Disons qu’il est parti il y a deux mois et depuis, c’est étrange, il part, il revient, il repart… Chaque jour, elle me pose la question sur MSN : dois-je l’appeler, lui laisser un mail… Et chaque jour, je lui réponds : non, non et non ! Il faut savoir que ce garçon a besoin d’espace : l’appeler tous les jours serait lui mettre une pression qui le ferait fuir vitesse grand V.
 
Doit-on rappeler ou pas ? D’après les cas que j’ai autour de moi, je dirais qu’il n’y a pas de règles : certains n’osent pas appeler, d’autres ont surtout besoin qu’on leur foute la paix. Rappeler une première fois, c’est normal, passer son temps à tenter d’avoir le jeune homme au bout du fil l’est nettement moins. D’une part, il faut savoir se faire désirer et ménager son amour propre. Personnellement, j’ai du mal à me mettre aux pieds d’un mec qui ne me témoigne pas plus d’intérêt que ça. Un silence radio est parfaitement compréhensible, je ne suis pas masochiste au point de harceler un type qui n’a aucune envie de me répondre. Déjà, une absence de réponse à un texto me suffit pour comprendre que ce n’est pas la peine d’insister.
 
Alors, mesdemoiselles, si vous sentez qu’il est temps de rappeler, laissez passer les 48 heures réglementaires et foncez ! Avec l’égalité des sexes, nous aussi, on a droit de rappeler.

Bonus : des mails meetic!

Durant mon expérience meetic, j’ai reçu quelques mails anthologiques… On va encore dire que je me moque mais je ne pouvais m’empêcher de les partager avec vous. Les voici, dans l’ordre chronologique et dans leur intégralité, même l’orthographe a été respectée… Mesdemoiselles, si vous reconnaissez un de ces mails, dites-le, qu’on se marre!

Marketing direct
Message : Envie d’un peu de changement dans votre vie ? Envie de découvertes, de sorties, de balades, d’échanges, de surprises ? Ne cherchez plus, nous avons la solution :

Fruit d’une technologie de dernière génération, notre modèle dispose de multiples et avantageuses fonctionnalités :curieux, il vous fera partager ses découvertes avec enthousiasme, gentil, souvent drôle, il dispose également d’une très pratique fonction musicale (piano, guitare…) qui animera au besoin vos trop longues soirées d’hiver. Simple d’utilisation, il saura facilement s’adapter à vos attentes tout en étant doté d’un bon niveau d’autonomie.

Déjà plébiscité par de nombreuses ménagères de moins de 50 ans (mais pas plus), celles-ci témoignent : « Je l’ai découvert il y a un an, maintenant je ne peux plus m’en passer » Florence G. – 92


« Il est vraiment d’une grande souplesse d’utilisation, j’en parle à toutes mes amies » Hélène S. – 77

Alors n’hésitez plus et joignez-nous par mail ou tchat pour toute question complémentaire !

Disponible sous 24h – Frais de port offerts

 
En vrac…
Message : Bon je sais pas trop quoi dire comme ça mais j’aimerai bien discuter avec toi un de ces jours.

Quelques arguments au hasard pour que te donner envie de me répondre : j’ai une polo, je chausse du 42, mes parents ont un chat siamois qui s’appelle lotus et j’adore porter des sandales quand il fait chaud.

Je vais très bien sinon, j’espère que toi aussi !

PS : ton tatouage sur la photo s’arrête au visage ou est-ce qu’il descend plus bas?

 
Bien tenté
Message : Je t’ai rencontré hier dans le quartier où je passais .Tu y terminais tes course par le lait et quelques fruits. Je n’ai pas osé t’aborder, ce n’est pas toujours une chose facile, comme cela, dans l’instant…Alors sans doute est ce plus aisé par le biais d’internet,je te reconnais donc,

Bien non ??? Ha bon…

Le coup du lait ?

Tu ne bois jamais de lait !

Et tu as eu une journée terrible hier alors je dois me gourrer !!!

bon bon …

Mais quant même, un petit message ???? Qui sait ?

Il a rien compris, lui…
Message : Bienvenue a paris, j’aimerais te faire visiter le paris jeune. Patient de nature calme,je me crois capable d’aimer et d’apprécier les dessins que tu aime a porter au faciès .lol
 
Du vouvoiement au tutoiement en une phrase
Message : salut vous ète belle,on pe faire consc si ca te gène pas
 
La belle histoire
Message : Ce mail a pour but, d’attirer ton attention sur l’individu qui se cache derrière son pc. Bien qu’il ne fasse pas partie de la C.I.A, ni du F.B.I. Il semble porté un intérêt flagrant à ta fiche.

Il m’est avis qu’il faut prendre des mesures. Je suggère de jeter un oeil sur le profil de l’audacieux, pour assouvir une curiosité légitime.

Si d’aventure, l’individu semble avoir un intérêt quelconque, lui renvoyer un mail. En sachant, qu’il est à la recherche d’une humaine. Donc pas d’une belle au bois dormant, car il est difficile de parler à une belle endormie. Sans compter le risque de la réveiller, et de recevoir, tout objet a portée de sa main, en plein visage.

Chose qui, somme toute, fait assez mal.

A bientôt.

 
Bleu, c’est bleu
Message : Tes yeux, bleus. Mes yeux, bleus, et nous, dans l’azur…
 
Proposition directe
Message : si je vous demandais on mariage vous seriez ok?
 
Drôle…
Message : Salut! Tu as les meilleurs yeux que j’ai déjà vu :)))
 
Le menteur
Message :  flasher, pas flasher , flasher, pas flasher… non un ptit mail c plus personnel je pense. bon je me decris : Grand pervers sexuel depuis ma plus tendre enfance, j’ai passé mon adolescence en prison. Alors bien sur a peine sorti je me suis rué sur meetic comme 330.000 gars pour envoyer un mail a la fille aux jolies yeux.

Etant completement taré je suis pret a me jeter du haut de la tour eiffeil si j’ai pas une reponse a ton mail.

Voila ptit quizz maintenant faut discerner le vrai du faux dans tout ca 🙂

J’utilise le compte de mon ami (classique)
Message : Salut,

En utilisant le compte meetic de mon ami, je suis tombé sur ta charmante photo ainsi je me suis permis de t’envoyer ce mail à travers lequel je souhaiterais nouer une connaissance d’amitier si ça vous embarasse pas.

Je me prénome ************, agé de 25 ans j’habitte **********. Ingénieur de formation et aimant le sport, les soirées fun, la musique et le cinéma.

Afin d’échanger nos photos et bien entendu avec ton accord, voici mon adresse e-mail (car je ne suis pas un membre meetic) : ***************

Très bonne journée!

A+

 
Lui, il veut me rencontrer
Message : coucou a toi je voudrais savoir ce que tu recherches sur meetic? et quel sont des criteres de mec ici meme ? l’homme parfait n existe pas j’espere que je suis l’idéal rever enfin a toi de voir j’espere que tu me répondras a mon email et pourquoi pas une recontre par la suite tendre bisous

je ne suis pas contre pour une eventuelle rencontre par la suite si tu veux bien

 
Il est pas prof de français, lui
Message : dèsoler pour les flash a rèpition mais sa dèconne grave sur se site pas moyen de t envoyer un mail ou ptè q sè moi qui dèconne bref alors voila j ai 29 ans je suis electricien je suis pas du genre a raconter des histoire il ya une èpoque ou je sorter pour sortir cinè ,ballade,boite ,et maintenant avec le temps je recherche ma moitier ,je suis quelqu un d ambitieux ,je veus me rèvèiller a coter de la femme q j aime et inchala chouchouter mes enfants j aime voyager ,je kif le cinè , on pe papoter papoter papoter je ve te connaitre mais pas derière un clavier pas trooooo quoi on n et adulte on se doit le respect avec sa je pense q sa sufffffffffffffffit non au bel inconnueeeeeeeeeeeeeeeeee je te laisse mon adresse

**************** et si ta msn envoie t on adresse

 
Direct, le gars
Message : salut a toi!!! je suis sur paris en ce moment, et j ai un peu de temps
libre jusque mercredi prochain… si tu as un moment qui peut coller a mon emploi du temps…je t invite a prendre un verre en tout bien tout honneur… dans un coin a mi chemain entre chez toi et chez moi… avec pleins de gens si tu es parano!!! c peut etre un peu direct comme demarche, mais je sais que je suis pas dingue , pas detraque sexuelle… mais que j ai simplement envie de rencontrer des gens, une fille… si possible jolie?… qui te ressemble…???
je n ai pas forcement envie de communiquer des heures sur l ordi alors qu il est si simple de se rencontrer…
voila, je te laisse…
merci de me repondre meme si c negatif…???
en tout cas… oh mieu tu gagne un verre… voir un pote…

ou ? c toi qui voi…

bisous

je te laisse mon phone… **********

see you

Un bilan meetic-gé

Deux mois que je me suis effacée de meetic, je peux donc en tirer un bilan objectif et je vous en offre la primeur ! Je vous invite à lire l’article que j’avais écrit sur le sujet à l’époque pour voir si mon opinion a évolué ou pas.
Désespérément célibataire 
Soirée déprime fin avril. Je m’emmerde chez mes parents, je trafique sur Internet, ne sachant trop quoi faire. Je réfléchis à ma vie sentimentale et c’est la catastrophe : je viens de débarquer dans une région où je ne connais personne, où suis-je censée trouver une moitié d’une nuit ou pour la vie ? Je connais un site qui pourrait m’aider mais j’hésite car le principe me dérange : un site de rencontre n’est-il pas la version électronique des petites annonces dans le journal ? Pour moi, si. Or, à 18 ans, je me souviens qu’avec une copine de fac, on les lisait en rigolant comme des bossues. Suis-je désespérée au point de tomber si bas ? Après un point sur ma situation, je me rends compte que c’est pas brillant : je viens de débarquer dans une ville inconnue, le seul mec que je connais me fait complètement fantasmer mais il a une greluche et bien qu’on habite à 500 m l’un de l’autre, il ne m’appelle pas. Bon, effectivement, je suis désespérée, allons-y gaiement.
 
Bon, je remplis consciencieusement les dizaines de questions qu’on me pose, je suis limite étonnée qu’on me demande pas la couleur de mon string, mais bon… Je ne mets pas de photos puisque je n’en ai pas sur le pc familial et puis, je me dis que je vais rapidement effacer cette fiche, tout ceci est ridicule. Une fois inscrite, je commence à surfer un peu sur les pages des messieurs qui correspondent à mes critères et là, je vois un gars qui me plaît trop, la trentaine, un visage somptueux. J’hésite encore un peu mais dès que je rentre sur Paris, je mets mes photos en ligne, on verra bien. Je n’attendais rien de ce site dès le départ, je voulais plus me trouver un mec en attendant que l’autre plante sa greluche. J’ai eu beau flasher le beau gosse, je n’ai jamais eu aucun retour de sa part.
Deux mois plus tard… 
Au bout de deux mois, j’ai fini par m’effacer, sur un coup de tête similaire, un ras le bol qui ne voulait pas passer, marre des mecs qui se passent de la politesse élémentaire (avant de me demander si je veux baiser, dis-moi bonjour, déjà). Il faut dire qu’à l’époque, je voulais prouver à Julien que je ne cherchais pas que des histoires de fesses et que, lorsque le courant passait (comme avec lui, je pouvais vouloir plus). Le jour de ma désinscription, alors que je recopiais les mails rigolos que j’avais reçus, un gars m’entreprend en chat et il m’a définitivement prouvé que les hommes n’en voulaient qu’à mon postérieur puisqu’au bout de deux minutes, le monsieur me proposait une sieste crapuleuse… Pfffffff !
 
Presque deux mois après ma désinscription, quel est le bilan ? J’ai reçu 265 flashes, rencontré 6 meeticboys (dont Louis, Benoît, Julien et Christophe), brouetté avec deux. Le score n’est pas terrible, il me semble. Concernant Julien et Christophe, la brouette était prévue mais ça a capoté, comme je l’ai expliqué dans les articles correspondant. Ensuite, il y a eu un gentil garçon que j’ai rencontré en tout bien tout honneur. Extrêmement sympathique avec un très beau sourire, je m’étais dit à l’époque que je le garderais sous le coude, en attendant d’avoir envie d’une relation stable. Résultat : après avoir reçu une carte postale de San Francisco, je n’ai plus eu de nouvelles. Sinon, il y a eu Cédric, le pro de l’annulation  de rendez-vous au dernier moment. Lui, c’est intéressant, j’en fais un paragraphe entier.
 
Premier contact sur le chat, dialogue :
Lui : Je cherche une relation sérieuse
Moi : Pas moi
Lui : Ah…C’est quand qu’on se voit ?
Bon, il s’annonce amusant, ce garçon ! On discute sur MSN, je le trouve très sympathique même s’il est assez empressé, j’apprends qu’il a un fils mais peu importe : je n’ai pas envie de l’épouser, juste de le brouetter. On se fixe donc un rendez-vous. Le jour J, texto : « je suis envoyé à Bordeaux pour le boulot pour la semaine, fais chier », un message dans ce goût-là. Après deux semaines de silence, le voilà qui me relance, on se fixe un nouveau rendez-vous. Le jour J, pressentant le coup foireux, je lui demande par texto de confirmer mais évidemment : « je peux pas, j’ai une réunion ». Evidemment ! Le businessman parvient cependant à débloquer une heure dans sa folle journée pour qu’on puisse boire un verre, une heure de discussion très sympathique, il me file un nouveau rencard pour de folles brouettes. Le jour J : je peux pas, je garde mon fils. On se fixe un nouveau rendez-vous, je l’appelle la veille pour confirmer et, une fois de plus : « non, je peux pas, je garde mon fils ». Cette annulation est plutôt bien tombé, finalement, puisque j’ai passé une folle nuit avec Reno et je n’aurais pas été capable d’enchaîner (enfin, je ne crois pas). On se fixe finalement un rendez-vous la semaine suivante, toute la journée, je guette mes mails, persuadée qu’il va annuler, je vérifie dix fois par heure mon portable (mis sur silencieux) mais aucune annulation. Je finis par quitter mon boulot et, alors que j’attendais le métro, le texto tant attendu arrive : « c’est mort pour ce soir, je vends ma voiture. » Bon, je ne l’ai jamais relancé, j’ai de l’amour propre quand même. Alors, autant pour Christophe, je me dis qu’à 22 ans, on peut ne pas du tout assumer la possibilité de relations sexuelles avec une inconnue, autant à 30, j’ai du mal à comprendre ! Ça m’amuserait qu’il me recontacte, cependant, juste pour le plaisir d’annuler cinq minutes avant.
Aucun regret
Donc, si on résume, meetic m’a rapporté 2 brouettes, sur les 6 comptabilisées sur ce blog, soit un tiers… Aujourd’hui, je me rends compte que je les ai tous perdus de vue, sauf Louis. Pourtant, je ne pensais pas que ce serait avec lui que je continuerais à discuter, nous n’avons pas grand chose en commun mais je suis devenue sa confidente meetic. Les histoires qu’il me narrent m’ont prouvé  que j’avais eu raison de fuir ce site. En effet, en ce moment, il est sur une histoire foireuse avant même d’avoir commencé. Cet été, il « rencontre » sur meetic une jeune fille, l’histoire part bien et voici le moment de passer du virtuel au réel. Le deal est le suivant : elle l’appelle un peu avant le rendez-vous pour qu’ils fixent un endroit pour se retrouver. Une heure après le rendez-vous supposé, n’ayant pas de nouvelles de la demoiselle, Louis lui envoie poliment un texto : « je crois que tu m’as oublié ». Silence radio. Quelques jours plus tard, il reçoit un mail de la demoiselle lui expliquant qu’elle venait de perdre sa tante et que son père était à l’hôpital pour un pontage. Elle n’avait donc pas à la tête à ça. Logique mais ça me paraît un peu gros. Quelques jours plus tard, notre ami Louis découvre que la demoiselle s’est réinscrite sur meetic ! Pour une fille qui n’a pas la tête à ça, c’est étonnant. Elle se connecte et il lui tombe dessus sur le chat, l’autre fait l’étonnée et lui dit de l’appeler demain. Louis me raconte ça sur MSN, dialogue (pour bien comprendre l’ironie de la situation) :
Lui : Elle m’a dit de m’appeler demain à 15 heures, elle sera à l’hosto.
Moi : Elle est infirmière ?
Lui : Non, elle est secrétaire.
Moi : Mais qu’est-ce qu’elle va foutre à l’hosto ?
Lui : Elle va voir son père qui a subi un pontage.
Moi : Putain, arrête, elle se fout de toi. Jamais je ne demanderais à un mec de m’appeler alors que je vais voir mon père malade.
Lui : Je sais. De toute façon, faut éteindre les portables à l’hôpital.
Evidemment, quand il a appelé, il est tombé sur le répondeur. Et surprise : aujourd’hui, elle lui a fixé un rendez-vous pour demain soir, il va y aller pour l’envoyer promener… à condition qu’il ne soit pas annulé, Louis a bien compris la leçon.
 
Aujourd’hui, encore, alors que je débutais la rédaction de cet article, qui vient me parler sur MSN ? Benoît ! Alors, là, je tombe des nues. Il me demande poliment des nouvelles puis veut savoir si j’ai un mec. Comme je lui réponds par l’affirmative, il me dit : « ah, tu n’as plus besoin de moi… Même pas pour une fessée les yeux bandés ? » Non, même pas pour ça (surtout qu’on n’avait jamais fait ça, mais bon…). Si je veux des fessées coquines, j’ai ce qu’il faut à la maison. Du coup, il me demande si j’ai pas des copines qui auraient envie de folles galipettes. Et bien, non, j’ai pas ça sous la main, j’élève pas les copines célibataires, moi, désolée. Il m’informe alors qu’il n’est plus sur meetic car il en avait assez, les filles étaient trop chiante, « pas comme toi », a-t-il précisé.
 
Alors, meetic est-il un ramassis de mythomanes, psychopathes et désespéré(e)s ? Non, je ne crois pas. J’ai pris meetic comme une façon de trouver des camarades de brouette, j’ai eu ce que je voulais. Aurais-je pu trouver l’amour sur meetic ? Je continue à en douter, malgré les témoignages qui prouvent le contraire. Certains me rétorqueront que c’est quand même grâce à meetic que j’ai rencontré Arnaud. Certes, c’est le seul point positif de cette folle aventure !

Les cris de jouissance

(J’ai écrit cet article dimanche, je m’ennuyais sans mon chéri alors j’ai décidé d’écrire un article léger pour me remonter le moral !)
 
« Oui, oui, oui, oh ouiiiiiiiiiiiiii ! » hurla-t-elle alors qu’une douce chaleur partait du creux de ses reins pour se diffuser dans tout son corps. Mais pourquoi hurle-t-elle ? Pourquoi la jouissance peut-elle être bruyante chez certains et silencieuse chez d’autres ?
Partage avec ton voisin 
Eté 1999. Gauthier est dans mon appartement. Je vivais alors dans une résidence étudiante pas trop mal isolée niveau sonore, sauf dans le couloir : là, on pouvait entendre tout ce qu’il se passe chez les voisins. Je ne sais plus où on allait mais nous voilà devant l’ascenseur, à attendre que celui-ci arrive (oui, on descend pas cinq étages à pieds, on n’est pas fou !). Soudain :
« AAAAAH ! AAAAAH ! AAAAH OUIIIIIIIIIIIII !!! »
La jeune fille qui occupait l’appartement face à l’ascenseur nous fit partager sa brouette. Gauthier prétendit qu’elle simulait, qu’ils n’étaient pas vraiment en train de faire l’amour, moi, je riais aux larmes. On arrive dans le parking, une dalle en plein air encadrée par de hauts immeubles et là, c’est le drame : la jeune fille continue de hurler et l’acoustique exceptionnelle amplifie le bruit. Je rigole d’autant plus mais là, soudain mon sang se glace, et je révèle une incroyable vérité à Gauthier : « Mais…si on l’entend, elle, on m’a
entendue, moi ! »
 
Il paraît que je ne suis vraiment pas discrète dans ses moments si particuliers. Hier soir, je suis sortie avec des copines du blog de
Nicolin
dont Agnès, qui m’avait présenté Laurent. Alors que je parlais justement de ma folle expressivité durant la brouette, elle commence à rire et m’avoue : « j’avais demandé à Laurent comment ça s’était passé, il m’a répondu que tu hurlais ! ». Je me demande si je ne devrais pas me vexer du fait qu’il ait répondu ça en premier et qu’il ait omis de parler de mes talents de flûtiste.
 
Pourtant, j’essaie de faire des efforts de discrétion, d’intérioriser mon plaisir mais arrive un moment où je ne pense plus à me contrôler. Mais je me pose une question : vaut-il mieux une fille qui exprime bruyamment son plaisir ou celle qui baise en silence (question rhétorique) ? L’autre soir, j’étais chez Arnaud et il m’a montré des extraits de la vidéo porno de Paris Hilton (oui, je me suis un peu moquée de lui à ce sujet), la fille se faisait mettre dans l’indifférence la plus totale. A un moment, elle est allongée sur le lit, sur le côté, elle a sa tête posée sur sa main et regarde son partenaire en train de la fourrager avec ardeur sans la moindre réaction. D’ailleurs, je ne veux pas être critique mais Paris Hilton a l’air chaude comme une base scientifique du Groenland en matière de sexe. J’en viens à me demander si cette vidéo montrait vraiment Paris Hilton en train de brouetter ou une simulation de sexe juste pour faire de la publicité à la demoiselle.
 
Dans les films pornos, on ne voit que des demoiselles extrêmement expressives et des monsieurs qui ne geignent qu’au moment de l’éjaculation. En vrai, il existe des femmes qui ne gémissent absolument pas. Est-ce lié à la nature de la demoiselle ? Une femme bavarde exprimera-t-elle bruyamment son désir ? Et bien non ! En janvier, j’étais allée à un anniversaire et y avait une fille qui n’a pas fermé la bouche de la soirée et qui atteignait un volume sonore impressionnant. Et à un moment, elle nous informe : « Ben moi, pendant le sexe, je suis silencieuse ». Elle devrait baiser plus souvent…
Ah oui, ah oui, ah ouiiiiiiiiiiiiiiii!!! 
N’ayant jamais eu de sexe avec des femmes, je ne peux me baser que sur les témoignages de celles-ci ou sur les cris de mes voisines. Par contre, je peux plus facilement parler des hommes. Personnellement, je ne suis jamais tombée sur un vrai expressif, à savoir celui qui gémit du début à la fin. Je suis plus habituée à ceux qui ne s’expriment qu’au moment de l’éjaculation mais là, j’ai toutes les gammes. Il y en a qui crient franchement (aaaah, aaaah, aaah oui !), ceux qui poussent une discrète ponctuation (arghhhhh !). Il y a aussi les silencieux. C’est assez difficile de savoir s’ils ont pris leur pied ou pas, c’est toujours un peu délicat. Laurent m’informait poliment : « j’ai joui », sous-entendu : arrête de t’agiter, c’est terminé. Ceci étant, il faudrait faire remarquer au monsieur que éjaculation et orgasme ne sont pas la même chose, même s’ils sont souvent concomitants.
 
Si je réfléchis, je me rends compte qu’il n’y a aucune règle : des mecs bavards peuvent être silencieux au lit et vice et versa… Alors c’est dû à quoi ? C’est peut-être comme en sport, certains hurlent, d’autres non. Je me souviens d’une caricature dans l’Equipe qui montrait un match de Monica Seles (Han ! Han ! Han ! Haaaaaouuuuan !) et un panneau à l’entrée du stade : « interdit au moins de 16 ans ». Tiens, tiens… Si je réfléchis, je peux être une sportive bruyante quand je m’arrache. Je ne parle pas des sports d’endurance : quand je nage, je ne pousse pas un cri à chaque mouvement, idem sur mon stepper. Mais je me souviens d’un cours de ping-pong où j’avais dû me jeter sur la balle pour la rattraper et j’avais poussé ce fameux : « Han ! ». Le plus incroyable dans cette histoire de ping-pong, c’est que je jouais comme une fille catastrophiquement nulle, elle tenait sa raquette comme une poêle, on aurait dit qu’elle faisait des crêpes. Du coup, elle faisait des scores hallucinants, j’ai gagné 21 à 3 contre elle, 2 points que j’ai perdu bêtement en tentant un coup osé, le 3ème parce que, tout à coup, elle est passée d’un 2 km à un 60, j’ai forcément été surprise, d’où le cri. Sinon, j’ai fait du tennis (j’étais très mauvaise) et j’ai suivi une initiation à l’escrime (faut à tout prix que j’en fasse) et à un moment, j’ai fait un enchaînement de mouvements et j’ai touché mon adversaire en poussant un « haaaaaaaan ! » rageur, ce qui m’a valu les encouragements du trop beau prof. Alors, est-ce que les cris de jouissance dépendent de notre façon de faire l’amour ? On peut en effet considérer que la brouette est un sport, peut-être que les bruyants considère qu’il s’agit d’un sport à effort immédiat, les silencieux comme un sport d’endurance… A moins que ça n’ait aucun rapport.
 
Perplexe, je demandais l’avis de Gauthier, la conversation ressemblait à ça :
Gauthier : Super, j’arrive sur Paris
Nina : Ouais, c’est cool !
Nina : T’as une théorie sur les cris de jouissance ?
Gauthier : t’es malade…
Oui, j’ai des questions un peu trash, parfois, peu importe. Selon lui, plus c’est bruyant, plus on aime ça… Sauf que lui, il dit rien et ce n’est pas par ennui donc sa théorie ne fonctionne pas.
 
Alors pourquoi certains crient et d’autres pas… Serait-il possible que… il n’y ait aucune raison ?