Sériale téléspectatrice

Ouvrons un programme télé au hasard. Oui, peu importe le titre du magazine, le programme est toujours le même, hein ! Que voit-on ? Des séries, des tas de séries, encore et toujours des séries. Il y en a tellement que même Technikart a sorti un numéro spécial séries pour l’été.

Quel est l’intérêt des séries ? Une histoire qui s’étale sur tout un tas d’épisodes, ça peut durer longtemps, une dizaine d’années et même ne jamais s’arrêter (genre les feux de l’amour ou amour, gloire et beauté, ça a commencé, j’étais même pas née). Le but des créateurs est de capter le spectateur suffisamment longtemps pour que la série soit reconduite à la fin de la saison, l’idée est même de foutre un super suspense au dernier épisode de la saison pour qu’on ait envie de voir le premier de la suivante.

Bref, les séries, il en existe de toutes sortes : comiques, dramatiques (dans tous les sens du terme), fantastiques, policières… Chaque spectateur peut faire son choix. Il y a quelques temps, j’étais assez sériphage, regardant Urgences, Lost, X-files, Six feet under et Friends, bien sûr. Mais tous les soirs, je peux pas être devant ma télé à mater un nouvel épisode. D’abord parce que j’ai aussi une vie sociale, ensuite, pas de chance, j’ai pas eu la télé pendant 15 jours grâce à ma connasse de freebox et enfin parce que des fois, j’ai pas envie de regarder la télé. Donc séries tous les soirs, arrive rapidement un moment où je rate un épisode et même deux puisqu’en général, ça marche par paire. Du coup, aujourd’hui, je suis has been. J’ai vu un demi-épisode de Heroes, j’ai raté les dernières saisons de Desperate Housewives et Lost, jamais vu 24 heures ni les Sopranos, je continue à regarder Urgences (mais j’ai raté des épisodes dont les derniers) et à ne pas aimer Grey’s Anatomy et Docteur House. Le premier parce que c’est gnangnan, le second parce que sur une saison d’une vingtaine d’épisodes, on a 20 fois le même. Après, je suppose que j’en oublie mais c’est pas grave. Grâce à Technikart, j’ai des supers spoilers qui me brûlent le clavier. Bon, j’en balance un demi : deux survivants de Lost sont frères et sœurs.

 

Mais laissons là ma consommation de séries pour revenir au genre en lui-même. Ce que je reproche souvent aux séries, c’est de ne pas savoir s’arrêter à temps. J’aime très rarement les derniers épisodes, genre Friends, X-files, Buffy, Sex and the city…D’autres partent très vite en vrille genre les 4400 ou Six feet under. D’autres ne sont pas reprogrammées dont soit on n’a jamais la fin (John Doe dont l’intérêt majeur étaient les fesses nues de Dominic Purcell dans le générique) ou on bidouille un téléfilm merdique pour balancer une pseudo explication comme le Caméléon. Je me souviens avoir vu ce téléfilm de fin avec mon cher Guillaume 1er, à l’époque, on était atterrés. C’est ça, la fin ? Ben, ça pue. Les scénaristes essaient parfois de rattraper le coup. Genre Dallas. A un moment, ça vire au n’importe quoi, Bobby meurt (en fait, l’acteur voulait se casser) mais il faut le réintégrer dans le scénario. Parfois, on sort la botte du sosie mais là, non, ils ont fait fort, très très fort : ils ont raconté que tout ça n’était dû qu’à un délire de Pamela (la femme de Bobby) plongée dans le coma. Unbelievable ! Des fois, je me dis que ce serait plus simple de fixer un nombre donné d’épisodes (et donc de saison) comme ça, on n’allonge pas la sauce indéfiniment, ce qui pousse toujours les scénaristes à trahir l’esprit du début. Quand on voit le n’importe quoi de Lost, par moment, j’ai peur, très peur. Pareil pour Desperate Housewives : vous trouvez normal que tous les psychopathes de la Terre habitent tous dans la même rue, vous ? Autant j’ai bien aimé la saison 1 de la série (j’ai pas vu la 2nde donc, je peux rien dire), autant cette série a potentiellement tous les ingrédients pour se casser la gueule : est-ce une série comique ? Dramatique ? « sociétaire » ? Policière ? Finalement, ce n’est ni plus ni moins qu’un Melrose Place plus glamour, moins trash, moins « tiens, j’ai pas encore couché avec la locataire du 6b, il est temps de m’en occuper ». Si, si, je vous jure : des gens qui vivent dans la même rue (même immeuble) qui s’aiment, se quittent, avec du drame, des rires, des secrets, des crimes, des fois. On a même recyclé deux acteurs de cette série dont la fin était bien pourrie, aussi.

Bref, la frontière entre une bonne et une mauvaise série est bien ténue et elle peut très facilement se franchir. Mais s’il arrive qu’une bonne série devienne merdique, une mauvaise série s’améliore très rarement. Maintenant, est-on condamné à ne plus voir que des séries à la télé au détriment de films ou n’est-ce qu’un phénomène de mode ? Quand on voit qu’aujourd’hui, les stars de série deviennent plus célèbres que les acteurs de cinéma, on peut légitimement se poser des questions. Mais à force de proposer 150 séries chaque année, le public va forcément devenir de plus en plus exigeant et pas mal mourront d’elles-mêmes très rapidement. Ce qui mettra sans nul doute fin au phénomène.

Dis, on est ensemble ?

Par Jane

Once upon a time, les choses étaient simples. Très simples. Un garçon séduisait une fille (ou l’inverse), réussissait un rapprochement allant jusqu’à l’horizontale, et hop, on considérait qu’ils étaient ensemble. C’était clair et limpide, personne ne se posait de questions. C’était il y a longtemps, du côté de mes 18 ans. Bon, ok, à 18 ans, les moments les plus torrides de ma vie se bornaient à mélanger ma salive avec un jeune homme. Mais n’empêche. Aujourd’hui, c’est l’article « théorie foireuse ».

Dans un grand moment de nostalgie de Sex and the City, je regarde la saison 1. La rencontre de Carrie avec Big, le début de leur histoire… Et le jour où elle se rend compte qu’un business dinner n’a pas le même sens pour elle que pour lui. En gros, le jour où elle découvre que tant que tu n’as pas parlé d’exclusivité, tu es libre. Enfin il est libre de chercher ailleurs.

Comment est-on passé du stade « on se voit, ça veut dire qu’on est ensemble » au stade « tant qu’on n’a pas mis les choses clairement au point, ça veut dire qu’on est libres comme l’air »?

Il y a quelques temps, cette dernière affirmation m’aurait fait hurler. Et maintenant, beaucoup moins. La preuve, je suis une fervente militante du « t’es célibataire » quand Nina se pose des questions sur le type de relation qu’elle entretient avec Gabriel (là, je pourrais vous exposer mes arguments, mais après on va dire que je cherche à rallier les lecteurs à mon point de vue, ce qui est évidemment faux, étant donné que j’ai raison, je n’ai même pas besoin de tenter de convaincre qui que ce soit) Disons que je m’adapte à la situation.

Petit exemple concret: période de célibat, gentil papillonnage pour passer le temps, et pas forcément envie de se relancer dans quelque chose de sérieux tout de suite (parce que même si pas tous des connards, on peut quand même très bien vivre sans se prendre la tête, si si)

Ca vous rappelle quelqu’un? Moi, j’vois vraiment pas qui…

Le papillonnage permet donc de passer d’agréable moments en charmante compagnie avec un jeune homme qui vous empêchera de devenir l’archétype de la nana mal baisée. Sans pour autant s’enfermer dans une relation « officielle ». Tant que ce n’est qu’un seul, tout se passe bien. Mais quand, éventuellement, sur un malentendu, il y a possibilité de… Que faut-il faire? Comment ne pas commettre un
impair? Comment gérer la crise (si crise il y a)?

S’il existait une solution miracle, ça se saurait. Chaque cas est différent etc etc, oui, on sait, mais ça ne nous aide pas. Faut-il être honnête? Euh, vous vous imaginez, vous, dire à Robert que tiens, au fait, pendant que j’y pense, je vois Marcel de temps en temps, on s’envoie en l’air, rien de bien grave, voilà, c’était juste histoire d’avoir quelque chose à dire, sinon, ça a été ton week-end? D’un autre côté, nier en bloc n’est pas très classe. La femme des années 00 est classe et glamour, assume sa sexualité, donc voilà, on ne ment pas. On change de sujet. Avec classe et
glamour.
Mais parfois, c’est pas mal de savoir ce qu’il se passe de l’autre côté. Juste pour être au courant. Histoire de savoir si tout le monde est sur la même longueur d’onde. Oui, ça aide. Parce que quand on considère que Maurice est un charmant jeune homme avec qui on aime bien passer du temps, point barre, ça serait bête que lui pense de son côté qu’on est la femme de sa vie (même si concrètement, effectivement, on est parfaite, comment pourrait-il ne pas succomber?)
Mais aborder le sujet est périlleux, parce que le flou artistique est parfois préférable. Après, y a plus le choix, faut assumer. Soit tout le monde est d’accord, on se voit sans se poser trop de questions et sans se promettre quoique ce soit, et advienne que pourra. On peut même avoir envie finalement d’officialiser la chose (je rappelle à titre purement informatif qu’un plan cul avec exclusivité ne peut plus être appelé un plan cul, c’est une façon soft de dire « Chéri tu es à moi ») Soit il y a désaccord, et là, c’est plus difficile à négocier pour la suite. Parce qu’Hubert, pour qui nous incarnions la perfection faite femme, il pourrait mal le prendre qu’on lui avoue qu’on voit parfois René et Auguste (oui, Louis, c’est fini, ça demandait trop d’organisation au final tu comprends…)

Finalement, c’était plus simple avant…

Cake, macarons, pain perdu et produits de beauté

Dans la série « en ce moment, j’aime ma vie », laissez moi vous raconter ma soirée de vendredi. De toute façon, vous n’avez pas le choix alors faites vous un petit thé,
un petit café, une petite clope et c’est parti ! Vendredi soir, c’est parti pour une soirée fille chez Vicky, avec Summer et votre animatrice de communauté préférée (putain, qu’est-ce que j’adore l’intitulé de mon taf), moi.


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Ingrédients pour une soirée réussie :
3 filles

De la nourriture : un cake olive-jambon made in Vicky super bon, de la salade, des macarons Ladurée (forcément bons), du pain perdu fait par mes petites mimines (donc très
bon, aussi. Oui, je cuisine, ça peut arriver).

De la boisson : vodka rouge, red bull, manzana, thé

Des produits de beauté : du vernis, des masques pour la figure, une couleur pour cheveux.

Des trucs pour rigoler : des cartes à jouer et des cartes divinatoires, des DVD de Sex and the city et autres trucs girlies.

Nous avions rendez-vous à 20h30 chez Vicky. 20h30 pile pile, je frappe chez la demoiselle et la réveille, gloups ! On range un peu puis voilà Summer, la soirée peut débuter.

Vicky prépare le cake tandis que je tire les cartes à Summer puis c’est au tour de notre hôtesse de connaître son avenir (supposé) puis après, on se fait une partie de poker. Sans mise aucune,
c’est juste pour rigoler. On boit de la vodka rouge redbull, les filles sont vite pompettes mais pas moi. Bon, ok, aucun mérite, c’est pas parce que je tiens bien l’alcool, c’est juste que je bois carrément lentement. On mange en refaisant le monde, petit shot de Manzana puis à 23h, vient l’heure fatidique du colorage de cheveux de Nina. J’avais acheté tout ce qu’il fallait au shoppi à midi, je me préparais donc à avoir une nouvelle couleur de cheveux, ce qui n’est pas précisément une expérience inédite pour moi. Je me mouille les cheveux, Summer me les peigne avec soin ensuite et Vicky m’étale le produit. Toi aussi, vis ma vie de Barbie. Côté positif, j’ai eu plein de compliments sur mes cheveux. En toute immodestie, j’ai de très beaux cheveux. Côté négatif, le « si c’est raté, tu m’en voudras pas » de Vicky. Dit une fois, ça va, mais plusieurs, j’ai peur. A genoux devant elle, je me laisse faire. On laisse poser en mangeant un macaron puis je vais me rincer. Verdict : c’est pas du tout ce que je voulais comme couleur mais finalement, c’est pas si mal.

 

Retour au salon et c’est l’heure du pain perdu. Pendant que Vicky s’épile, Summer fait de la vaisselle et moi, je prépare le dessert. Après s’être régalées de ce succulent dessert
(vous noterez que l’idée directrice de cet article, c’est ma modestie naturelle), on s’amuse à se tirer les cartes en se faisant les jeux débiles de la colo genre j’ai annoncé à Summer que Kinder voulait sortir avec elle. Oui, oui, dans le sens lui rouler une pelle devant le collège. Après, on s’amuse à un jeu où on a 4 mecs représentés par des rois et il faut poser des questions pour savoir lequel est le plus ceci, lequel nous fera cela. Donc, moi, j’aurai des enfants avec un mec mais l’homme de ma vie, c’est un autre. Ca va être drôle tiens. On fait pareil avec les filles, Vicky est donc la plus gentille et la moins gentille avec moi, et moi pareil avec elle. On s’éclate !

 

Mais c’est the beauty time ! Etape un : se laver la figure avec la lingette purifiante de Neutrogena. Puis on passe au peel off de Garnier (je crois, je suis plus sûre,
Summer confirmera ou infirmera). Puis on se fait un masque donc nous avons une Vicky bleue et une Summer et une Nina vertes. Enfin, cherry on the sunday (oui, je prends en compte les remarques faites dans les comm), on se vernit les pieds devant Sex and the city, saison 1. Même moi qui ne me vernis jamais. A 5h, on finit par aller au lit, on papote encore un peu et extinction des feux.
C’est sûr, c’est utile, il fait déjà jour.

 

Bilan personnel : j’ai a-do-ré. Cette soirée m’a filé du baume au cœur. C’est super agréable de se chouchouter entre filles, de se filer des conseils de maquillage et de
beauté, de s’échanger les produits, de tester… Futile ? Mais c’est précisément le but ! Et d’ailleurs, je trouve ça plus agréable de faire nos futiles en groupe qu’en privé. Là, se
chouchouter devient un partage et l’occasion de se marrer, de se photographier les pieds et les tronches masquées. Bref, quand je vis tout ça, je me dis que ma vie est bien en ce moment et j’ai pas besoin de plus. Merci ma girlie team !

 

Enfin, petit jeu dont vous aurez la réponse demain : de quelle couleur sont les cheveux de Nina ? A gagner : rien, j’avoue. Les deux demoiselles présentes à la soirée, ma mère et ma sœur (des fois qu’elles passeraient par là) n’ont pas le droit de jouer ! Bon, ok, la réponse est donnée ailleurs mais c’est pas grave!

Une liste épurée de bug

Cette semaine ayant été ponctuée de bugs tout partout, j’ai décrété le samedi 02 juin journée sans bug. Non mais !

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– Au boulot, ça a été un pur cauchemar cette semaine, dans le genre « ah ben tiens, ça marche plus. Ah ben tiens, ça remarche plus. Nina, pourquoi tu pleures ? ». Je vous fais un petit résumé juste pour que vous situiez : sur la plateforme ado, on organise donc des élections des membres selon différentes catégories. Mais des petits malins ont trouvé une faille et s’amusaient à pirater tous les comptes pour voter pour eux-mêmes. Sans compter les multiples comptes. Sans compter que nos amis Tchèques sont parfois très niais genre ils lancent le jeu sur deux formats sur trois (web et wap, l’oml, forme de wap, peut aller se faire foutre). En plus, le jeu est bugué, des tas de gamins non nominés apparaissent, bonjour le bordel. Bon, on a réussi à trouver les failles et à colmater. Sur la plateforme adulte, les serveurs étaient down. Sur un site pour ado, les accents font des leurs : les anciens articles du blog de l’anim avaient des ? à la place de tous les accents sur le web mais pas sur le wap. J’en publie un nouveau et là, c’est l’inverse : nickel sur le web, pourri sur le wap. Sans compter notre messagerie instantanée down mercredi. Sans compter notre messagerie down mercredi aussi (genre j’ai reçu mes mails avec 3h de retard). En vrai, j’ai même pas pleuré.

 

– J’ai un pouvoir amusant, je détraque tout. Exemple : jeudi, je vais à la piscine (pour changer) y avait quasi personne. Peut-être le mauvais temps qui a découragé les gens, je sais pas. Bon, déjà, j’arrive, les chiottes sont en travaux et j’ai pas pensé à évacuer mon thé avant de partir du taf. Je commence à nager à 12h25. C’est parti pour une heure. Au bout d’une demi heure, tout va bien. Au bout de 40 mn, ça va encore. 45 mn, ça va toujours. 45 minutes, ça commence à tirer. 45 minutes, j’ai envie de pipi. 45 minutes, je me rends compte que ça doit faire dix bonnes minutes que j’en suis toujours à 45 minutes et que, non, on fait pas 4 ou 5 longueur de brasse en moins d’une minute. Ah oui, tiens, l’horloge est cassée. Finalement, je sors de l’eau, je regarde ma montre dans mon sac : pile une heure que je nage. Mais bon, l’horloge, elle est cassée.

– Discussion jeudi avec Romain, un collègue que j’aime bien. Donc jeudi, c’est le jour où la plateforme adulte est cassée. « Bon, Nina, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ! » « Commence par la mauvaise » « J’ai démissionné ! » « Ahah, trop drôle ! Bon sérieusement ? » « C’est sérieux. On m’a proposé mieux, je pars fin août ». Ben snif alors ! J’arrive, les gens s’en vont mais je le prends pas mal, naaaaaan.

– Le semi Russe me gonfle. Pour info, je l’ai vu qu’une fois, nuit de folie, tout ça. Depuis, rien. Je lui envoie des messages pour qu’on se voit, il répond pas ou alors « oh, zut, je viens de voir ton message, c’est trop tard ». Alors j’ai décidé depuis dimanche de l’envoyer balader. Forte de ma nouvelle résolution, le voilà qui vient de me parler « on se voit cette semaine darling ? ». Hein ? Bon, finalement, je décide de le re-jeter mardi soir « on se voit maintenant ? Ah, zut, c’est tard, alors dans la semaine ! ». Et puis finalement, monsieur est jamais
là donc ça saoule grave (on habite à 5 mn en train l’un de l’autre). Non parce que j’ai l’impression que je suis son surgelé : il vérifie ma date de péremption périodiquement au cas où. Mais y a pas marqué Picard sur ma tronche monsieur. Alors j’exige une dernière nuit pour pouvoir tester son jacuzzi (oui, il en a un, même qu’il est dans sa chambre) et ciao comme on dit pas en Russie
mais je sais pas dire au revoir en russe.

– J’ai black listé madame Bon Point, ça me fait des vacances. Surtout que ça fait quinze jours qu’elle me joue les « adieux, je quitte la plateforme » et elle est toujours là. Donc qu’elle aille se faire foutre avec son chantage. Ca lui fera du bien, en plus, ça la détendra.
 
– Cette semaine, j’ai banni un pédophile, aussi.
 

– Les phrases fétiches de la semaine au bureau : « Mais ils foutent quoi à Prague ? » ou « Putain mais il est con Tchèque4 ou quoi ? » (moi, j’hésite entre con et tire au flanc nous prenant, nous, pour des cons).

 

– J’aime les filles. Toujours pas sexuellement mais mes copines, je les adore. En ce moment, on se la joue un peu Sex and the city avec les miss, on va dans des bars pour boire des cocktails ou du vin en parlant hommes et tout. Même que grâce à Summer et à son Kinder, on dit pas que ce sont tous des connards (malgré les gros dossiers qu’on a).

 

– Il est extrêmement gênant de dire non à quelqu’un qui essaie de vous embrasser et qui est très sympa mais, non, désolée, je le sens pas.

La liste de la jobeuse

Mouahahahah, com’ je me la pète troooooooooop!

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– Kenya n’aime pas que je bosse. L’an dernier, quand je passais mes journées avec DRH choupinou, elle vomissait. Cette année, elle essaie un nouveau truc : elle dort toute la journée comme ça, le soir, je peux profiter de toute son énergie… Heu… Et le matin, pour être sûre que je quitte pas mon lit, elle bouffe tout pied essayant de poser les pieds sur le sol.

– jeudi, on a eu un pot de départ au boulot, la fille que je remplace. Du coup j’ai bu plein de champagne mais rassurez-vous, je suis restée très digne. Etre bourrée au boulot dès la 1ère semaine, ça le fait trop pas.

– dans mon agence, ils jouent tous au fléchettes au troquet voisin. Ils veulent que je joue, Rémi m’a expliqué les règles mais on va attendre un jour où j’ai pas bu de champagne et où j’ai pas de talon parce que je suis pas à ma hauteur habituelle. Non mais imaginez, là, je dépasse le mètre 60!!

– les smoothies framboise-litchies, ça déchire sa mère.

– au boulot, on a voté, pour voir. Sur 11 votants, on a eu 4 Sarko, 4 Royal et 3 Bayrou au 1er tour, 4 Sarko, 4 Royal et 3 blancs au second. C’est comme ça que j’ai appris qu’en cas d’égalité entre deux candidats au second tour, c’est le plus âgé qui l’emporte. Donc dans ma boîte, Ségolène présidente, mouahahahah. Du coup, je connais les orientations politiques de la moitié de mes collèges,mouahahahah!

– Bon, ma nouvelle coupe, je m’y fais pas, ça coûte cher une jolie perruque (ouais, pas celles en plastique de Britney!!) ?? En attendant, je vais investir dans les bandeaux et autres, pour voir.

– Je suis définitivement amoureuse de Smith de Sex and the city alors que normalement, je préfère les bruns mais lui, il est super trop craquant et en plus, il est gentil. Sinon, je crois que je vais jeter ma télé (qui est en train de décéder toute seule de toute façon), ça me frustre trop. Parce que Smith, c’est comme George Clooney, ils me brouetteront jamaiiiiiiiiiiis! Pfffff, bande d’enfoirés.

– Tiens le collègue que j’avais classé en pédé, il a une copine… Raté!

– Si mes collègues lisent le blog, ils vont se demander qui j’ai pris pour un pédé, hihi!

– Bon, finalement, vendredi, j’ai testé les fléchettes, d’abord entre midi et deux et après la journée de boulot (ben oui, je fais connaissance avec mes camarades de travail). Première partie, je m’en suis pas trop mal sorti avec une centaine de points (les premiers font le double mais bon). Deuxième partie, par contre fanny… Mais en fait, j’ai pas compris le comptage des points.

– J’ai fumé deux cigarettes hier, c’est la lose mais bon, on dira que c’était pour fêter mon embauche.

De l’’art d’’être un bon coup

Qui n’a jamais eu à répondre à la question : « alors machin(e), c’est un bon coup ? ». Là, vous savez que les trois petites lettres que vous allez sortir dans la seconde qui suit va faire une réputation à votre partenaire de couette. Et croyez pas qu’entre nous, on est gentils. Perso, quand un mec m’a pas comblée, je ne dis pas qu’il assurait. Bon, je dis pas méchamment que c’était un mauvais coup non plus, juste que moi, j’ai pas apprécié.

 

Pourquoi cette nuance ? Pour épargner le monsieur ? Mais il le saura jamais ce que je raconte à mes coupins, coupines alors c’est pas très grave. Non, si je dis ça, c’est que pour moi, ça n’a pas été un bon coup, ce qui ne veut pas dire qu’il ne le sera pas pour d’autres. En effet, chacun et chacune d’entre nous a ses préférences en matière de sexe. Si un(e) dominé(e) tombe sur un(e) autre dominé(e), bon, a priori, ce sera pas l’extase. De même si deux dominants se croisent. Parce que chacun a ses petites préférences, faut pas croire, et c’est pas toujours évident de glisser ce genre d’infos à son partenaire, surtout pour un coup d’un soir ou à peine plus. Je suis pas du genre à faire « salut, je m’appelle Nina, j’adore pratiquer le salto libanais et la turlute nippone mais franchement, le poirier thaï, ça m’emmerde. On baise ? ». Bien sûr, il ne s’agit pas de subir sans essayer de guider notre partenaire. Bon, évidemment, il faut le faire avec classe car un « mais putain, je sens rien, arrête, on va pas faire comme ça ! », ça vous fait débander un homme et il repartira, sa fierté et sa libido dans les chaussettes. L’idéal, c’est d’essayer d’amener subtilement l’autre à ce que l’on veut en glissant de façon à peine remarquable d’une position à une autre, par exemple. Bon, c’est pas toujours évident non plus, certains sont partis sur leur truc et impossible de les faire dévier de route.

 

L’autre soir, j’ai vu un épisode de Sex and the city où Carrie baise avec un mec qui la défonce, au sens propre comme au sens figuré. En gros, elle sort de là, mâchée, endolorie de partout. Le monsieur la recroise dans la journée et lui propose de remettre ça et là, grosse gêne « non mais tu comprends, heu… Moi, moi, je croyais que c’était juste pour cette nuit… ». Très franchement, ça m’est arrivé, une fois. Je fais l’effort de partir de chez le monsieur la tête haute alors que j’ai tout mal partout, de gros bleus à la limite du noir qui fleurissent. Non, c’était même pas un vieux plan SM, juste un garçon maladroit, je pense, et très préoccupé par la performance. Et là, je me suis demandée comment j’allais esquiver notre prochain rendez-vous, déjà programmé. Je voulais pas lui faire de peine… Mais je savais pas si mon corps allait tenir le coup. Mais bon, j’ai toujours tendance à accorder une seconde chance, ne sait-on jamais. Plus on se connaît, mieux on se comprend, nan ?

 

De fait, il n’existerait donc aucun mauvais coup ultime ? Je sais pas. Car supposer que le mauvais coup absolu existe sous-entend que le bon coup absolu existe aussi. Je me souviens d’un jour où une amie proche me confia être inquiète car elle avait couché avec un mec réputé être un « bon coup » et qu’elle n’avait pas super apprécié. « Bouhouhou, je suis frigide ! ». Mais non, cocotte, on ne délivre aucun label « bon coup » et pourquoi ce serait toi qui serait frigide ? Peut-être que monsieur oublie certains préliminaires ou vous n’êtes juste pas compatible. Perso, mon meilleur coup de la vie, élu par moi et moi-même, il avait des « habitudes » qui, à mon avis, ne plaisent pas à toutes. Bon, il avait la qualité, parfois rare, de beaucoup s’occuper de sa partenaire, j’ai notamment souvenir de quelques tripotages « tout pour moi ». Bon, évidemment, j’avais des sentiments très forts pour lui, ça a dû aider. Pour le 2e meilleur coup de ma vie, si y avait pas de sentiments au sens amoureux du terme, j’avais (et j’ai toujours, d’ailleurs), beaucoup de respect et d’affection pour le monsieur. Mais disons que nous avions des jeux particuliers et nos « rôles » se complétaient à la perfection, ça tombait bien.

 

Tout ça pour rassurer ces messieurs dames : nous ne pouvons être de mauvais coups ? Ben, honnêtement, si je devais définir un mauvais coup, pour moi, ça serait a) éjaculateur précoce, b) me brouette comme si j’étais une poupée gonflable, genre je vais et viens comme une brutasse, sans subtilités et sans savoir ce qu’est un clito, mon cou, mes oreilles, mes lèvres… Bref, je sais pas s’il me brouette ou s’il fait ses pompes, c’est pas clair, là… Mais c’est un cas extrême. Peu de mecs sont de vrais éjaculateurs précoces permanents (bien sûr que des fois, ça arrive, mais pas systématiquement) passé un certain âge, je pense. Et pas mal de mecs se complaisent à nous donner du plaisir, ce qui doit les revaloriser, je pense. Comme j’aime donner du plaisir à un homme, c’est pas péjoratif, ce que je dis. Donc ils ont compris que le clito, c’était pas juste un mot rigolo, fallait voir à s’en servir.

 

Donc pour moi, plutôt que de classer un mec dans la rubrique « mauvais coup », j’ai l’honnêteté de dire que lui et moi n’avions pas d’entente sexuelle. Après tout, c’est pas un drame, ça arrive à tout le monde.

Bordel, t’’es où Prince charmant ?

La semaine dernière, j’ai lu le jouissif « Princesses ou amazones » d’Olivia Elkaim, prêté par ma Summer préférée. Je l’ai avalé en deux jours chrono mais faut avouer que mes tribulations sénécéfiques m’ont bien aidées. Non parce que ¾ d’heure pour aller à un entretien (quand tout se passe bien n’est-ce pas), ça veut dire ¾ d’heure pour en revenir (cf remarque précédente) donc plein de temps pour lire. Sans oublier que je suis rentrée chez mes parents donc 6h de train (mais j’ai dormi quasi 4h sur les 6).

Donc, dans ce livre, Oliv’ se demande pourquoi ses amies et elle, trentenaires ou presque, belles et merveilleuses, ne trouvaient pas le only one. Plusieurs explications sont avancées mais une a particulièrement retenu mon attention et mon cerveau s’est mis à chauffer : voilà un bon sujet d’article. En gros, si on trouve pas, c’est qu’on est trop exigeantes. Il faut que the only one soit parfait : bon au pieu, intelligent, beau, une bonne situation donc riche (ben ouais, ça va de pair), viril et sensible, romantique, indépendant mais câlin, intellectuel et sportif, bricoleur, patient, sociable mais pas toujours collé avec sa bande de copains… Bon, la liste est infinie. Sauf que faut se rendre à l’évidence, les filles, il n’existe pas, ce mec là. Prenons l’exemple de Barbara, dans le roman, l’amazone ultime : elle couche avec 4 ou 5 mecs différents pour allier leurs qualités car aucun ne se suffit à lui même. Un n’est pas bon amant, un autre l’agace rapidement, un 3e est marié… Et patati et patata. Mais l’homme parfait n’existe pas (tout comme la femme parfaite, d’ailleurs).

Notre célibat est-il notre faute ? Moi, non, je me fais toujours larguer… Parce qu’à chaque mec que je rencontre, y a toujours un truc qui me gêne dans mon modèle d’homme idéal. Mais je passe outre ce souci, surtout que c’est souvent peu important. Bon, c’est clair qu’il y a des trucs qui feraient chier genre il est nul au pieux (mais si je lui dis ce que je veux et qu’il me dit ce qu’il veut, on pourrait trouver un juste milieu), il n’a pas lu un livre depuis la 6e (mais le plaisir de la lecture, ça s’apprend et il aura droit de m’initier à un truc qui lui plaît), il aime pas les chats (personne ne résiste au charme incontestable de Kenya), il est resté au XIXe siècle et pense que la place d’une femme, c’est à la maison (il est sérieux là ? Bon, là, faut pas déconner non plus), c’est le sosie de David Martin, le mec qui présente le loto et les soupes Liebig ou Knorr et qui a l’air de beaucoup postillonner (eurk !). Bon mais quand même, je suis pas si difficile que ça.
Mais il est vrai que la libération de mœurs nous a permis d’essayer avant de trouver. En gros, on n’a pas encore trouvé le only one, c’pas grave, on va coucher avec d’autres mecs en attendant. Bien entendu, je ne condamnerai pas cette pratique puisque a) j’en fais autant, b) je ne crois pas en la quête du only one quoi qu’il en soit. Mais parfois, les filles qui se lamentent sur leur célibat ou leur lose sentimentales me saoulent. Le classique : elles courent après un mec qui n’en a rien à foutre d’elles et l’idéalisent au maximum et jettent ceux qui veulent d’elles comme des kleenex. Parce que celui qu’on l’a n’a pas (encore ?) n’a pas pu faire preuve de son imperfection. On l’image Jude Lawesque dès le réveil, la sensualité d’un George Clooney, la bestialité d’un Sawyer, le membre de Rocco, la virilité rassurante d’un Brad Pitt, que sais-je encore ? Alors que celui que l’on a, on sait que le matin, il se lève avec son caleçon qui lui arrive à mi-fesses, fesse qu’il s’empresse de gratter avec vigueur de la main gauche tandis que la main droite en fait autant sur sa joue recouverte de barbe et ça fait scratch scratch (moi, j’aime bien la barbe de 3 jours, remarque). On sait que le matin, il a des épis et une haleine pas top fraîche (comme si nous, on sentait le Hollywood dans la bouche au réveil, tiens). Même que quand il va pisser, il rabaisse MEME PAS la lunette des chiottes. Or, en tant que single, nous, on n’est pas habituées à vérifier si la lunette est baissée et on manque de se péter le coccyx en atterrissant violemment DANS la cuvette.
Sauf que, je le répète, l’homme parfait n’existe pas. Même mon papa, il laisse la lunette relevée des fois alors qu’il a vécu 24 ans avec trois femmes. Et qu’il est toujours avec sa chère épouse, d’ailleurs (ma môman). Mon pôpa, qui est un homme qui s’est quand même pas mal impliqué dans notre éducation, faisait la cuisine quand ma mère bossait et est le roi des crèpes, il a des défauts d’hommes genre quand il est plongé dans son Equipe, il en fout plus une même quand sa fille aînée essaie désespérément de sauver le carpaccio de deux fauves affamées (bon, ok, les fauves, c’est Kenya et Clio mais bon…). Que mon papa, quand je regarde dors devant Sex and the city, il zappe sur le foot sans me demander mon avis. Que des fois, il voit pas que ma mère est allée chez le coiffeur. Ni ma sœur ni moi d’ailleurs alors que je suis passée des cheveux longs châtains clair à un carré roux.
N’empêche que j’aurais un mec aussi bien que mon papa, je serais la plus heureuse des princesses.

Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’’est quoi ?

Par Summer

Je me rappelle d’une réflexion que m’a fait Nina un jour, la tranche d’ages 25-30 ça n’intéresse personne, les gens préfèrent parler de la vingtaine début de vingtaine et des années fac qui vont avec ou du passage à la trentaine, mais entre : rien, que dalle, nada !  

 

Mais alors oui, c’est vrai ça, mais pourquoi ? Abus de Bridget et Sex and the city pour les trentenaires ? Réminiscences de Beverly hills pour la jeune vingtaine ? (oui je sais j’ai des références qui tuent des fois)

 

Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est quoi ? En général, on vient de finir nos études et on cherche encore tout plein d’illusions le travail qui correspond un tant soit peu à ce qu’on s’est fait chier à étudier, on est donc Rmiste fauché au mieux Smicard, alors forcément ça intéresse pas des masses la société d’ultra consommateurs que nous sommes, parce que pas de blé, pas de consommation. Je parle bien sur des jeunes diplômés parce que ceux qui ont choisi des formations courtes en général ont vécu ça dans leur belle vingtaine, je n’en connais pas personnellement alors je ne peux qu’imaginer.

 

 Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est aussi compter à peu près tout le temps, alors oui je peux aller là ce soir mais demain désolé je pourrais pas je suis fauchée. Forcément on essaie d’entretenir le répertoire d’amis ce qui implique de sortir souvent sauf les fins de mois quand il n’y a vraiment plus rien dans le porte monnaie juste de quoi acheter des pâtes pour survivre d’ici des jours meilleurs. C’est aussi connaître des soirées autres que les soirées étudiantes et se rendre compte que l’open bar n’existe plus quand on nous demande 12€ pour un malheureux cocktail en général on en boit qu’un et on passe même pas au coca après.

 

Avoir 25 ans et plus, c’est payé plein pot les billets de train et les transports en commun. Et se rendre compte quand on passe un entretien que l’on vit à l’autre bout du monde.

 

Avoir plus de 25 ans, c’est souvent connaître le célibat. Dans le sens on envisage que la personne qui partage notre vie depuis 3 mois puisse être la bonne mais on en mettrait pas la main à couper non plus, tant qu’à cette main y’a pas de bague y’a rien de concret (je sens que je vais me faire conspuer là, tant pis j’assume) ou alors enchaîner les histoires sans lendemain. Bien sur là encore il y a les exceptions, y’a les couples de la fac qui décident de se marier ou d’emménager ensemble, mais y’a aussi tous ceux qui se séparent. C’est donc connaître une période plus ou moins longue de célibat et aussi connaître le problème « je remplis ma poubelle d’emballages » parce que, je sais pas si vous avez remarquer, mais qui dit achat pour une personne dis aussi trois tonnes d’emballages individuels, sympa pour l’environnement.

 

Mais avoir plus de 25 ans c’est aussi avoir plein de projets : trouver un boulot forcément épanouissant avec une équipe de travail forcément hilarante, trouver le bon numéro et le traîner devant les bijouteries puis au rayon layettes et petits pots du supermarché (oui je continue dans le cliché, j’aime !), avoir un PEL qu’on remplit comme on peut tous les mois dans l’espoir un jour pouvoir acheter la maison de nos rêves tout en zyeutant de temps à autre les annonces d’appart qui ne ressemble pas à un 12 m² avec WC sur le palier.

 

Et puis quelques fois être une femme de plus de 25 ans c’est acheter un test de grossesse, se rendre compte qu’il est positif alors qu’on n’est plus avec le père et partir s’exiler en Sicile parce qu’on a une super opportunité de job en se demandant si oui ou non on le garde et si oui ou non il faut le dire au mec en question. Cette fille là m’a choquée en m’expliquant son choix d’élever le gamin seule sans jamais le dire au père. Il y a des choix comme ça que je ne comprends pas, mais plus loin que ça je me suis dit que peut être avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est commencer à faire des choix qui nous engageront pour le reste de notre vie ou du moins une sacrée bonne partie. Alors voilà avoir plus de 25 ans, ça n’intéresse personne parce que peut être le trajet de chacun ne peut être stéréotypé, on commence à entrer dans une catégorie prédéfinie à partir du moment où l’on fait nos choix. Peut être, allez savoir, ça fout les chocottes quand même !

Et si je croyais en Dieu ?

En ce moment, je traverse une crise spirituelle, je m’en suis rendue compte mardi en regardant Bruce Tout puissant. Je dois être à peu près la seule personne à avoir pu trouver un sujet de réflexion dans cette daube so Jim Carreyesque. Je sais plus qui m’avait dit que c’était plus dans la veine du Truman Show et tout. Je pense que je sais plus qui est un junkie.

Dans le film, Jim aka Bruce commence le film en étant renvoyé et il en veut à Dieu, tout ça. A un moment, il prend sa voiture et hurle à Dieu de lui envoyer des signes. Celui-ci le fait en lui disant d’arrêter d’aller tout droit mais Jim-Bruce n’écoute pas et bim un réverbère et allons-y pour un « Dieu, t’es qu’un con, tu fais chier, pourquoi moiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? ». C’est ce moment là du film qui m’a plongée dans une intense réflexion. Parce qu’en ce moment, j’ai quelques réclamations à faire aussi mais y a pas de service après-vente de la vie et ça m’emmerde. Non parce que j’aime bien que quelqu’un écoute mes récriminations. Même si la connasse de la Poste, quand je m’énerve, elle me raccroche au nez (véridique).

 
« Bonjour, Dieu service après vente.
– Bonjour, ici Nina Bartoldi, j’aurais une réclamation.
– C’est à quel sujeeeeeeeeeeeeeeeeet ?

– Alors voilà, depuis plus de six mois, j’ai une vie on ne peut plus vertueuse, je bois plus, je fume plus, je sors plus jusqu’au bout de la nuit, je bombarde la capitale de CV et résultat, je me prends refus sur refus, le mec avec qui je croyais sortir trouve intelligent de me faire le coup du silence radio et on m’annonce que ma grand-mère va mourir.

– Mais elle est pas morte.

– Non mais c’est quand même dur à vivre, sur le coup. Et je vous épargne les autres merveilleuses désillusions que j’ai dû subir depuis le début de l’année.

– Oui mais vous continuez à avoir du sexe.

– Je suis pas nonne non plus et ma vie sexuelle n’a rien à voir dans l’histoire.

– Mais c’est pas avec nous qu’il faut voir ça mais avec le petit Jésus.

– Non, il m’aime pas, lui, la seule fois que je lui ai demandé quelque chose (et encore en rigolant), il me l’a bien fait payé.

– Oui mais c’est avec lui qu’il faut voir
– Ben passez le moi !
– C’est pas possible.
– Pourquoi ?

– Parce que c’est carême, il est parti en vacances dans le désert.

– Bordel, j’en ai marre, vous faites mal mon boulot et c’est moi qui paie les pots cassés !! Passez-moi quelqu’un !

– Bip ! Bip ! Bip ! »
 

Bon, je déconne. Pourquoi croire ? Parce que la croyance, c’est l’espoir. Je m’explique. Vendredi soir, en rentrant de chez ma sœur, je regardais Sex and the city, c’était l’épisode où Carrie se fait plaquer par un post it et Charlotte lui explique (en gros)que les choses n’arrivent jamais sans raison. Ok mais ça veut dire quelque part qu’on a un destin, que les choses sont tracées. Parce que par exemple, si j’ai pas un job, à priori, ça veut dire que j’en trouverai un mieux après, qui m’attend. Si j’avais eu le 1er, j’aurai pas eu l’occasion de postuler pour le 2nd. Si un mec oublie de me rappeler, c’est pour que je sois dispo pour un autre mec (quoi que dispo… Enfin, j’en parlerai une autre fois). Si ma grand-mère est presque morte, c’est peut-être pour me rappeler que la vie est courte et qu’il faut foncer. Ou que je culpabilise parce que j’ai parlé de son héritage pour un ordi et que je l’ai même pas appelée pour la fête des grands-mères. Ou alors tout ça arrive sans raison parce que c’est la vie et c’est tout. Si la mienne est merdique en ce moment, c’est peut-être de ma faute ou la faute à pas de chance.

 

Mais c’est trop fataliste, ça, ça me plaît pas du tout ! Croire, c’est avoir quelqu’un à qui adresser ses prières. Même si elles sont pas exaucées, ça fait du bien de croire que prier, ça peut arranger les choses (sans se contenter de ça non plus, of course). Je ne veux pas avoir une religion, je n’aime pas les religions, elles ne servent qu’à faire la guerre (oui, je sais méga simpliste mais j’ai pas le temps de développer, là). Je veux juste croire que quelque part, ce qui m’arrive, c’est avec raison et que c’est pour apprécier ce qu’il viendra après. Je ne peux pas croire en une entité supérieure, je ne peux pas le concevoir, je rationalise trop à ce niveau-là. Mais peut-être juste croire que quelqu’un écoute mes prières quelque part et va me filer un petit coup de pouce. Genre un taf (en CDI, soyons fous), genre un mec qui me respecte (ooooooooooooh), genre ma grand-mère qui retrouve tous ses esprits parce que là, elle raconte un peu n’importe quoi…

 

Promis, quand j’aurai tout ça, je prierai pour la paix dans le monde.

Un nouveau venu dans vos kiosques

Comme je suis une chercheuse d’emploi appliquée, je passe mes journées sur ce site, très connu des gens dans ma situation vu qu’il répertorie toutes les annonces nous concernant. Ou à peu près. Mais ce site propose aussi des news sur le monde des médias et là, qu’apprends-je ? Un nouveau magazine féminin vient de sortir. Diantre ! Ce n’est pas n’importe quel journal, en plus, c’est un trimestriel sur les sex toys.

 

S Toys, puisque tel est son nom (ils sont allés le chercher loin c’ui-là) parle donc de nos joujoux intimes préférés. Le canard, le rabbit, les menottes… Bien évidemment, en tant que blogueuse d’investigation, je vais acheter cette nouveauté pour pouvoir ensuite vous en parler. Oui, tu vois, lecteur, je pense à toi. Surtout toi, là. Donc je m’arrête à un point presse et j’achète le dit magazine. Ayant une dizaine de minutes avant moi avant que le train n’arrive, je commence à feuilleter le dit titre. Bon, ok, je note que c’est un premier numéro mais la sensation d’avoir un interminable publireportage pour Sexy avenue ou Chambre 69 (qui doit être le sponsor officiel, vu le nombre de pages de pubs qu’il s’est offert) me dérange.

Alors, qu’avons-nous, en gros, dans ce journal. Des potins de star sexuels mais rien de croustillant genre « le couple machin-machine a été vu dans un sex shop », « Lindsay Lohan déclare que la série Sex and the city a fait beaucoup pour la sexualité des femmes ». Je suis transcendée. Déjà, Lindsay Lohan, je comprends pas pourquoi on ne parle que d’elle alors que c’est un peu une inconnue en France mais ça, c’est de l’info. Moi, je rêve d’être une star parce que quand je dirai « Moi, je ne mets mes culottes petits bateaux que pour

rester chez moi », ça sera repris partout. Bref, après nos potin de stars, on a droit à des listings de sextoys, tous disponibles à la Chambre 69, des jeux érotiques… Enfin, bref, vous prenez le catalogue Sexy Avenue, vous délayez un peu le texte et on y est. Certains jouets sont même notés. Il y a aussi un banc d’essai de la rédac sur le canard rose Chantal Thomas, le cône et le rabbit. A côté de ça, on a des articles plus journalistiques, des interviews un peu sex (un petit peu) et un article sur les fantasmes féminins. Bref, vite lu et vite oublié, on retrouve le même contenu dans les journaux féminins plus classiques, sur des sites comme le club des sens ou des forums comme doctissimo ou aufeminin. Bref, rien de bien nouveau sous le soleil. Surtout que vu que le must have en matière de sextoy a déjà été présenté, je vois pas trop de quoi on va parler dans le numéro 2. Parce que, ok, c’est trimestriel, mais de vraies nouveautés en matière de sextoy, c’est pas tous les jours non plus. Quoi que le vibreur de langue m’a particulièrement traumatisée (pas parce que je l’ai testé, c’est juste le principe).

 

Au-delà du contenu, que penser de ce genre de publication. Avoir un sex toy, c’est hype, ça va sans dire. Je ne critiquerai pas du tout les filles qui en ont, puisque moi, j’en ai. Mais je me demande la nécessité d’un tel journal. Un journal orienté sexualité féminine, je pense que c’est carrément indispensable et S Toys essaie d’aller un peu sur ce chemin mais j’avoue que la tentative est plus que timide. Analyser en trois lignes les fantasmes classiques des femmes, c’est bien mais ça va pas assez loin. Oui, ça me rassure de savoir que je suis pas la seule à avoir des fantasmes un peu chelou (enfin, j’étais pas vraiment inquiète à ce sujet, j’avoue). Mais trois lignes, c’est un peu court. Je pense qu’il y a beaucoup de choses à dire sur la sexualité sans tomber dans le graveleux, j’ai modestement essayé de le faire ici (il est vrai que je parle moins sexe ces derniers temps). Je pense que dédramatiser le sexe est un vrai besoin. Je ne dis pas ça dans le sens « baisez avec 3 mecs par semaine sans complexes », on s’en fout de ça mais il y a, chez la femme mais aussi chez l’homme, certains complexes sexuels qu’il serait bon de lever. Comme la masturbation quand on est en couple, par exemple. Oui, il est normal que notre conjoint se masturbe ou que nous le fassions, non, ça veut pas dire forcément qu’on ne le satisfait
pas ou que nous sommes des insatiables du sexe. Le but ne serait pas d’édifier une norme sexuelle, bien sûr, mais permettre à toutes et aussi à tous d’assumer leur sexualité telle qu’elle est. De comprendre qu’on peut aimer la sodomie, le bondage ou l’échangisme sans être déviant. Tant que tout se passe entre adultes consentants, tout va bien.

Bref, j’ai été un peu déçue par ce premier numéro et circonspecte quant à l’avenir de S Toys mais comme ce n’est qu’un premier numéro, laissons-lui le bénéfice du doute. Peut-être que nous aurons droit à plus d’articles de fond par la suite.