Courrier des cœurs, réponse à Camille

Cette semaine, Camille nous a posé la question suivante : « Je suis avec mon copain depuis 4 mois et tout va bien, on
s’entend bien, il est attentionné… Mais, il y a un mais. Depuis tout ce temps, il ne m’a jamais fait de cunnilingus. Il tripote avec les doigts mais il n’a jamais eu l’idée de faire plus. Je ne sais pas trop comment lui demander, j’ai peur de le vexer. Qu’en pensez-vous? 
»


La cellule Love and Sex a bu un bon café et voici ce que nous en pensons :

Enzo : Méthode A : Orienter sa tête vers la zone adéquate, empoignez ses cheveux et lui coller le nez (enfin la langue) dessus en
disant « lèche salop » (toute ressemblance avec des méthodes masculines douteuses lues sur des blogs féminins serait un pur hasard)
Méthode B : Laisser trainer un magazine masculin à la page « Devenez un pro du cunni ! »
Méthode C : Lancer des allusions subtiles « Le copain de  Sylvie lui fait des cunnis d’une heure, elle a trop de la chance ! »
Méthode D : Faire la grève de la fellation. Ou du sexe.
Méthode E : Jouer la négociation ‘surenchère’ : « Je veux un anulingus ! Bon ok, juste un cunnilingus ça m’ira, tu fais une bonne affaire. »
Méthode F : Dire « Pourquoi tu me fais pas de cunni ? »
Méthode G : Changer de mec.
Méthode Gbis : Trouver un amant spécial cunnilingus.
Méthode Gbis : Devenir lesbienne.
Que de conseils, on ne sait que choisir ! Oui bon comme tu vois cher(e) lecteur(trice), je n’ai pas vraiment de conseil pertinent à donner sur le sujet.

Tatiana : effectivement c’est un peu délicat comme problème. Malheureusement je n’ai pas vraiment de judicieux conseil à te
donner. Peut être enlèves-toi quelques côtes (je ne sais pas trop si ça marche mais on est jamais mieux servi que par soi-même après tout).

Fab : Plusieurs possibilités :

– DIRECTE :

« Bon pépère c’est pas que mais j’aimerai bien que tu descendes un peu… »

– CRUE

« Pendant l’acte et plein d’excitation.. crier qu’il faut absolument qu’il te le fasse (je vous l’écris pas, vous comprendrez la manière) »

– SUGGESTIVE

« Mon chéri tu sais que les préliminaires sont à double sens ? »

– HOSTILE

« J’en ai marre tu fais jamais ce que je veux »

– AMIABLE

« Ecoute on va faire quelque chose… je te fais une GRANDE fellation… mais en échange tu me fais un cunni… »

Jane : Question subsidiaire: Et toi, es-tu buccalement descendue sous la ceinture de monsieur? Je ne veux pas dire par là que c’est forcément donnant donnant, mais ça peut aider à faire passer l’idée que si lui trouve « normal » que tu le fasses… La réciproque peut aussi être valable!

Summer : Euh je ne sais pas pourquoi tu te fais autant chier, franchement. Le mieux selon moi c’est d’en parler. Alors oui si tu
ne veux pas crever l’abcès directement tu peux toujours détourner ça, sous forme de discussion érotique genre j’ai envie de toi et de ca et de ca et d’un cunni et de ca aussi. mais bon évites les plans foireux du style je laisse des indices il va comprendre, parce que ca ne marche JAMAIS et vive la frustration après. tout comme selon moi y’a pas besoin d’être agressive ( enfin pour le moment) en lui disant que toi tu descend sous la ceinture et que tu aimerais qu’il en fasse autant, ca c’est l’argument s’il refuse de descendre!

Keira : Que voulez-vous que je rajoute à tout ça ?
Je vais juste dire que je suis plus de l’avis de Summer et voilà quoi…

Lucas : Enzo : pas mieux.
Fabien : la classe
et je rajouterais,
Comme une nana qui peut être rebutée, un mec peut être refroidi. Mets toutes les chances de ton coté et prépare le terrain pour ton decollage et son atterrissage… Savais-tu que les pistes des aéroports militaires sont scrutées tous les jours pour être sur qu’aucun boulon n’est tombé d’un navion et ne va être aspiré par la turbine puissante d’un Rafale ?
Enfin je dis ça sans comparaison implicite ni subtile (surtout pas)

Diane : De même, pas vraiment grd chose à rajouter. Méthode F d’Enzo, et la suggestive de fabien

Nina : Alors, il faudrait voir pourquoi il ne va pas faire un tour du côté de ton minou, la solution est peut-être dans la
compréhension du problème. Peut-être n’aime-t-il pas ça mais un homme attentionné et amoureux peut tout à fait pratiquer cette caresse buccale pour ton plaisir. Il peut ne pas aimer la pratique mais adorer te faire décoller, ça compense. Peut-être craint-il de ne pas savoir faire et à toi de le rassurer, de le guider. Peut-être n’y pense-t-il pas donc réclame. Peut-être pense-t-il que tu n’aimes pas ça (toutes les filles n’aiment pas ça, c’est comme la pipe chez les mecs) donc explique lui que si, si, tu adooooooores ça. Puis adhère au groupe de libération du cunni sur Facebook, tiens. Ouais, je fais odieusement ma pub, là. Si tu n’oses demander franchement, je te suggère un petit maillot intégral (si ce n’est déjà fait). L’avantage, c’est qu’il va découvrir ta minette sous un autre œil et
aura peut-être envie de jouer avec de façon plus rapprochée. Sinon, on n’a jamais rien inventé de mieux qu’un bon vieux 69.

Voilà ! Si toi aussi, tu as une question love and sex brûlante (ou pas) à nous poser, n’hésite plus, nous sommes tout ouïe, poste ta question en comm, par mail (nina.bartoldi(aaaaaaaa)gmail.com), ou même Facebook, twitter, pigeon voyageur…

I kissed a girl, I liked this

(Pas de où trouver l’homme aujourd’hui parce que j’ai pas envie, en fait)

 Attention, pour ceux qui ne seraient pas au courant, une nouvelle chanteuse débarque sur les ondes, la coquine Katy Perry qui chante qu’elle a embrassé une fille et qu’elle a aimé ça. Gloussons, gloussons ! Sauf que voilà, Katy qui joue sur sa bisexualité est, en réalité, totalement hétéro et n’a même jamais échangé sa salive avec une femme. En gros, Katy s’est inventée une bisexualité pour faire vendre et, devinez quoi, ça marche.

Je suis toujours amusée par les nanas qui font d’une éventuelle bisexualité un argument vente. Il y a un an ou deux, je ne sais plus, un magazine avait fait un reportage sur ces filles qui se roulent des pelles en boîte pour chauffer et choper des mecs. Oh waaaah, trop fortes. Sauf que je trouve limite vexant de me dire que ce que j’ai de plus sexy chez
moi, c’est la langue d’une autre fille en train de taquiner mes amygdales. Evidemment, cette technique de chope (je n’ose même pas dire drague) ne peut pêcher que des chauds du slibard élevé au porno, celui où y a au moins une scène lesbienne. Non pas que ces hommes soient forcément insensibles, c’est pas la question mais un mec qui me drague  parce que j’ai léché la face d’une fille, je me doute que ce n’est pas mon intellect qui l’intéresse.

Je me pose toujours la question : faut-il se réjouir d’une quelconque libération sexuelle qui pousse les femmes à tester la bisexualité (enfin, rouler une pelle, c’est très léger comme test) ou se désespérer de constater que les femmes « libérées » collent à ce point aux fantasmes des mâles ? La bisexualité féminine n’a rien de nouveau. Au XIXe siècle, elle était même très courante entre les jeunes filles bourgeoises en pension mais c’était plus vu comme une amitié profonde, si j’ose dire, qu’une réelle relation amoureuse. Et non, je ne fantasme pas, des études sur les journaux intimes de ces demoiselles prouvent que ces pratiques étaient courantes. Donc la bisexualité féminine n’est pas un signe de
libération sexuelle vu qu’elle existait avant. Je suis toujours un peu amusée par les nanas qui parlent sérieusement de leur bisexualité alors qu’elles sont hétéro qu’elles n’en peuvent plus. Concrètement, je peux dire sans mentir que, ouais, coucher avec une femme, j’aimerais tenter que, oui, j’ai déjà fait des rêves érotiques lesbiens et même qu’un a abouti à un orgasme. Est-ce pour autant que je me définis bisexuelle ? Pas du tout. Je ne suis, de fait, attirée sexuellement par aucune femme. J’imagine quel peut être mon style, je peux dire que telle femme ou telle femme
est excitante mais dans les faits, je ne suis pas sûre qu’en face d’une femme excitante, j’aurais envie d’aller fouiller son string.

Et quand bien même je serais bisexuelle, le mettrais-je en avant ? Franchement, quelle importance ça a de coucher avec des femmes aussi ? Si ça devait arriver, ce qui compte, ce n’est pas qu’elle soit femme mais qu’elle soit elle, qu’elle m’ait attirée pour une raison X ou Y. Le reste ne compte pas. Et puis n’est-il pas paradoxal d’utiliser une femme pour choper des hommes ? N’ai-je donc rien à proposer comme mon humour, mon esprit, ma curiosité ou autres choses bien plus triviales ? Suis-je vraiment obligée de jouer la coquine bisexuelle pour allumer un peu d’intérêt chez le mâle ? Si la réponse est oui, je tombe en dépression.

Au fond, ce qui me déprime dans ce genre de comportement, c’est de voir des filles faire ou faire des choses non par envie mais par calcul. Pour moi, ça dénote vraiment un certain manque de personnalité (je fais les choses car c’est ce qu’on attend de moi, une fille chaude est forcément bisexuelle) mais également un manque de confiance en soi. Quand je
vois deux nanas se rouler une pelle pour chauffer un mec, je me dis qu’elles pensent ne pas pouvoir séduire par d’autres armes. Hé ben non, les filles, rouler des galoches à une autre ne fait pas de vous quelqu’un de plus intéressant. De mon point de vue, c’est même limite plus pathétique. Embrassez qui vous voulez, ok, mais faites le parce que vous en avez envie, pas dans le but de séduire une tierce personne. On n’est plus au collège !


Courrier des cœurs : réponse à Luna

Cette semaine, Luna nous a posé la question suivante : « Je suis avec mon mec depuis 8 mois et je me rends compte que je ne l’aime pas. Je voudrais donc mettre un terme à notre relation mais je ne sais pas trop comment justifier mon choix. Je ne peux pas dire que j’ai rencontré quelqu’un d’autre, que c’est la faute de mon ex ou quoi que ce soit, c’est juste qu’avec lui, je me sens pas motivée pour construire quelque chose, je sens qu’il n’est pas fait pour moi. Comment le lui annoncer sans le blesser et sans sortir un « c’est pas toi, c’est moi »? »



La cellule love and sex s’est réunie et voilà ce qu’on en pense.

Lucas : Perso je prefererais que la nana soit carrée, directe et qu’elle me dise clairement  » je ne ressens rien avec toi (allez bim), depuis 8 mois tu n’as rien déclenché en moi, pas d’émotions, de sentiments forts. Tu es bien gentil (allez re bim) tu es doux, attentionné, mais on a pas de complicité, pas de lieux de mémoire. Notre relation est plan plan et ça me saoule. Et si tu avais été assez finaud, tu l’aurais ressenti depuis belle lurette. Voila. Il n’y a personne d’autre, seulement le grand vide intersideral qui va m’aspirer afin que je retrouve l’envie de séduire, d’être et d’exister. Tu m’en veux pas Doudou ? » Bon là je pars un peu en live… Mais c’est l’idée aussi. Quitter quelqu’un c’est retrouver un peu son essence qu’on avait mise de coté pour le compromis du couple…

Summer : Je suis assez d’accord avec Lucas. Pour le coup sois franche c’est aussi ça le respect. De toute manière tu as le mauvais rôle puisque
tu es à l’initiative de la rupture alors au lieu de vouloir chercher une échappatoire douteuse la meilleure solution reste selon moi la franchise

Tatiana : Dis lui que tu es lesbienne.

Enzo : En fait, ce n’est pas que tu ne veux pas le blesser, c’est plutôt que tu ne veux pas endosser la responsabilité et le blesser « devant
tes yeux »… Et puis, de toute façon, soyons honnête : est-ce que tu penses vraiment que tu seras assez originale ? Je pense que cela restera un « c’est pas toi c’est moi » bricolé au final…
Je vote « dit lui la vérité avec tact ». Tu le quittes sans que ça te coute, donc pense à lui et évite lui de se triturer la tête plus tard ou de ruiner sa confiance en lui.

Lucas : Tu peux aussi faire ça en musique… Je suis venu te dire que je m’en vais…

Nina : Je ne vois pas vraiment où est le problème. Des couples sont faits pour durer et d’autres non, life is life, lalalala. Je pense que si tu respectes ton mec, tu lui dois la vérité. Ca ne colle pas en tant que couple, tentez l’amitié et si ça ne marche pas, coupez les ponts. Quand on commence à sortir avec quelqu’un, on ne sait jamais ce que ça va donner et parfois, on constate au bout de quelques temps que ça ne donne rien. Il vaut mieux partir que de rester et faire deux malheureux sur la longue durée. Tu n’as pas besoin de prétexte, tu as le droit de ne pas sentir d’avenir avec lui.

Si toi aussi, tu as des questions, n’hésites plus, la cellule peut t’aider. Tu peux nous contacter en commentaires, mail ou facebook. Lâche-toi mon ami(e)

On ne pleure jamais avec la famille Parmentier

Hier, dimanche de Pâques, mamie Parmentier et tante n°2 sont à la maison. Bon, pour la suite de l’article et pour sa parfaite compréhension, à partir de maintenant, tante n°2 s’appellera Nicole.

Nicole, c’est un phénomène, genre la nana qui plane à 3000 et forcément, son étourderie la perdra. Alors en ce jour férié ou toi, lecteur, t’es pas là, florilège du best of Nicole.

Nicole fait du jogging

Nicole et sa copine (elles sont pas lesbiennes, je précise) sont en vacances à Collioure, dans les Pyrénées Orientales (c’est mignon tout plein). Un matin, elles décident d’aller faire du jogging au bord des falaises qui surplombent la ville. Les voilà donc en train de courir quand tout à coup, des militaires surgissent de nulle part et les encerclent, mitraillette aux poings. Evidemment, les deux demoiselles sont mortes de trouille « ne nous tueeeeeeeeeeez pas ! » « Mesdames, vous n’avez pas le droit d’être ici, c’est le terrain d’entraînement du GIGN ! ». Ah ?

Nicole prend la voiture

Un soir, Nicole prend la voiture pour rentrer chez elle, jusque là tout va bien. Mais arrivé à domicile, horreur, elle ne trouve plus son sac ! Mais pourtant, elle l’avait en sortant du boulot… Et là, elle se souvient : elle l’a posé sur le toit pour ouvrir la voiture… et ne l’a pas récupéré. Et selon la loi de la vitesse, de la gravité et surtout de la lose, un sac posé sur un toit de voiture sans être attaché n’y reste pas. Paniquée, elle refait le trajet inverse. Le sac n’étant pas fermé, elle retrouve tout éparpillé un peu partout. Résultat ? Elle a tout récupéré sauf sa carte bleue écrabouillée par une autre voiture au moment où elle la repérait.

Nicole prend le train

Elle prend souvent le train vu qu’elle travaille à la SNCF. Oui, j’ai de la famille dans cette entreprise qui veut mon malheur et même que si tu veux tout savoir, je suis arrière petite fille, petite fille et nièce de cheminot. Evidemment, une fois sortie du train, elle se rend compte qu’elle a oublié son portefeuille dedans avec toutes les cartes et compagnie. Résultat : quelqu’un l’a ramené aux objets trouvés avec tout dedans.

Nicole fait un relevé de compte

Histoire arrivée y a 15 jours. Nicole va au distributeur faire un relevé de compte, ce qu’elle ne fait jamais en temps normal. Elle récupère son ticket et se barre. SAUF QUE quand tu fais un relevé au distributeur, il te donne ton ticket avant ta carte, des fois que t’aies envie de combler ou creuser ton découvert. Donc tu l’as compris, elle a oublié sa carte dans la machine. Elle fait opposition, jusque là, tout va bien. Quoi que ça commence bien… Le problème, c’est qu’elle doit aller en Andorre donc elle demande aux gens qui lui ont fait des commandes de lui donner l’argent en liquide, elle se démerde pour en récupérer à la banque et c’est parti. Comme elle y est en séminaire et que ça s’éternise, le temps de shopping est assez réduit et pendant qu’elle récupère ses achats, son collègue la speede. Oui, tu le sens venir : elle a oublie son porte monnaie sur le comptoir avec ses cartes et 300 euros en liquide. Quand elle s’en aperçoit, elle est déjà en route pour Toulouse. Comme elle a une facture du magasin, son collègue appelle et oui, le porte monnaie est là. Bon, elle doit partir en vacances avec ma cousine la semaine suivante dans les Pyrénées, elle profitera pour le récupérer. Ben, je vous le donne en mille : le porte monnaie, elle l’a récupéré… plein.

Voilà, comme quoi, on peut être étourdi et avoir quand même de la chance. Parce que finalement, les seules sales histoires que Nicole a eues, genre se faire voler sa carte bleue avec le système de sabot marseillais ou se faire cramer au 3e degré par son airbag (non, je n’exagère pas, sa bretelle de sous-tif en a fondu), ce n’est jamais de sa faute. Mais ses étourderies, moi, je les adore !

La semaine prochaine, on démarrera une nouvelle série le lundi sur l’enfer de la mode ! Suspense, suspense ! En attendant, entre deux crises de foie, je rappelle un truc rapport aux séries : si tu les trouves trop méga top et que t’as envie d’en parler sur ton blog, n’hésite pas à mettre une des bannières. Celle de la prochaine série sera bientôt dispo et elle sera mieux car faite par Tatiana qui a un peu fait une école de graphisme. Alors que moi, tu l’auras noté, pas du tout !

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Week-end breton

(Dès que la version de Vicky est en ligne, je vous préviens)

Ca vous rappelle des souvenirs, hein ? A moi aussi. Ce week-end, je suis donc partie chez chérichounette pour les présentations officielles à ses parents dans sa Bretagne natale, dans un pays qui n’est pas le mien (mon quart breton ne vient pas du même coin) mais que j’adore. Un jour, je serai riche, j’aurai une maison là bas. Et au Pays Basque aussi. Quand on rêve, tout est permis.

 

Tout commence vendredi soir, la consigne était la suivante : « y a des bouchons, je vais perdre une heure pour venir chez toi en voiture, radine tes fesses ». Bon, Vicky, elle parle pas comme ça, hein, c’était tout plein d’amour et vachement bien argumenté mais c’était l’idée. Donc je sors du boulot et direct chez la demoiselle. Après une pizza mangée en compagnie de babysitter et une main salement coupée lors du lavage malheureux d’un verre, nous sommes parties. Nuit, pluie et vents, les conditions sont optimales ! Au bout d’une heure ou deux, on s’arrête à la station essence, la demoiselle va faire des emplettes pendant que je garde la voiture. Je la vois arriver à la caisse et là, le monsieur sort une caisse, il s’agite, je comprends rien. En fait, notre pilote mutilée pissait le sang suite à l’ouverture du frigo à canettes (elle est violente notre histoire, attention) et le gentil pompiste l’a soignée. C’est reparti pour un tour, on papote en buvant du burn et de l’eau (ouhlala), on parle de la colocation et de la fin de ce projet :

« Mais, excuse-moi de te poser la question, t’envisages pas de t’installer avec Babysitter ? Non parce que là, il paie un loyer pour rien.

– Ben, j’osais pas t’en parler de peur que tu le prennes mal…

– Bah, j’osais pas te dire que même si je vous adore, je n’avais aucune envie d’emménager avec un couple. »

Ce qui est bien avec Vicky, c’est qu’on est toujours d’accord. Du coup, je pense que je vais relancer le projet déménagement à la fin de ma période d’essai, vers le printemps, dans une ville voisine de Plumes où y a le terminus du métro, histoire de mettre fin à mes amours sénécéfiques malsaines. A 3h, on arrive chez elle. J’avoue que j’ai pas vu passer les 5 heures de trajet ! Après une présentation rapide de Mme Vicky aka le Hobbit, on va se coucher.

Le lendemain matin (midi, c’est encore le matin, le week-end), je rencontre son papa et après un café et un déjeuner vite expédié, on récupère Marmotte Narcoleptique (son frère, quoi) et direction la mer ! Ma phrase précédente est atroce mais on s’en fout. Bon, je connais le coin vu que c’est là que vit aussi Guillaume II mais la mer, j’adore, ça m’émeut à chaque fois. On dépose Marmotte qui nous fait un sublime strip sur le parking à côté de la plage pour enfiler sa combi de bodyboard (ou je sais plus quoi), nous, on retourne en centre ville faire des achats. Et là, je vous laisse apprécier la minute blonde de ma Vicky adorée. On rentre dans un magasin de fringues pour acheter un beau pull à Marmotte et au moment de payer « ah non, j’ai pas ma carte ! ». Pas de soucis, moi, j’ai la mienne, je paye. On repart et juste avant d’arriver dans la voiture, elle la retrouve… dans la poche arrière de son pantalon où elle avait cherché « oui mais normalement, mes poches sont moins profondes, j’ai pas cherché jusqu’en bas ». Hum… Retour à la plage re-strip tease, on va boire un chocolat pour moi, un diabolo violette pour eux (quels tarés ces Bretons) puis après une dernière course, retour chez la famille Badhairdays (BHD). On regarde les chiffres et les lettres et question pour un champion en famille, j’avoue honteusement avoir su répondre à quasi toutes les questions sur les groupes de filles…Dehors, c’est le déluge, ça souffle, y a même le tonnerre, brrrrr… Et il faut ressortir ! Ben ouais, on va manger chez Hobbit Suprême, la grand-mère de Vicky. Comme j’avais été avertie du punch de la mort, je me suis contentée d’un schweppes agrume. Papa BHD et,Marmotte ont droit à un cadeau, on mange (les coquilles st jacques, c’est quand même de la balle) puis retour à la maison où maman BHD, Vicky et moi regardons la fin de Jericho (la série que j’ai à moitié ratée) et New York police spéciale et dodo.

Dimanche, c’est tempête donc on reste au chaud à manger des crêpes maison. Il y a des crêpes avec des pommes incorporées, autant vous dire qu’après le goûter, je roule. On se lave, on regarde la télé, Vicky me montre WOW. Bon sang, je ne dois pas céder à la tentation, non, je dois d’abord finir FF X. Le temps passe à une vitesse hallucinante, c’est déjà l’heure de repartir, autant vous dire que j’ai pas envie. Surtout que pour fêter mon départ, je fais ma blonde genre « mais mon train, il est à 19h ! ». Arrivée à la gare, what a surprise, le train est à 19h21… Ah ben pour le coup, j’étais sûre de pas le rater ! En plus, ils sont rigolos les Bretons, genre ils mettent le TGV à quai mais c’est pas encore le bon affichage donc je vais voir le contrôleur, paniquée : « Monsieuuuuuuuuur, je comprends pas, je dois aller voiture 13 et ça va que jusqu’à 10 et en plus, c’est pas le bon numéro du TGV ! – Si, si, regardez, maintenant, c’est le bon ! ». Quels blagueurs à la SNCF, quand même. Bon, là, c’est l’heure pour de vrai, je monte dans mon wagon en 1ère classe, siouplé, et
départ.

Bilan du week-end : un bon bol d’air frais, bien pris dans ma face mais franchement, deux jours loin de Paris (et loin d’un ordi), ça fait tellement du bien que dimanche soir, j’étais toute cafardeuse. Surtout que cette ville est pleine de souvenirs pour moi, des bons puis des moins bons avec Guillaume. Maintenant, j’en ai aussi avec Vicky et la famille BHD. Même que Vicky, elle a dit qu’elle pourra jamais devenir lesbienne car j’ai tellement plu à sa famille qu’elle pourrait pas trouver une compagne qui leur plaît plus que moi. Oui, j’ai pu constater une nouvelle fois mon côté belle fille idéale. Maintenant, j’ai hâte d’être à mon prochain week-end en province et c’est à Noël que ça va se passer. Dans 20 jours…

La schizophrénie du blogueur

Deux ans et demi  que je blogue, j’en ai vu et lu des choses. Maintenant, c’est même mon métier les blogs, c’est dingue. Mais je ne vais pas faire un bilan bloguesque, ça, je
le ferai quand ce sera l’annif du blog. Non, je veux parler du comportement étrange de certains blogueurs. A savoir vivre sa vie pour son blog.

Il y a quelques temps, je discutais sur MSN avec une grande consommatrice de blogs et on en vient à parler d’un blogueur que j’analyse en 2 mn de la façon suivante : « ce
qui est triste, c’est que maintenant, il fait ça juste pour remplir son blog. ». Peu importe de qui je parlais, ça pourrait être pas mal de gens. Je ne compte pas régler mes comptes (surtout que c’est un bloggeur qui n’est ou ne fut pas proche de moi) mais de présenter une dérive que j’ai observée avec d’autres personnes. Un blog, c’est quoi ? En gros un espace perso où on peut partager ses passions ou raconter sa vie, entre autres. Moi, je parle des blogs de type journaux intimes comme le mien. Donc le but premier du blog, c’est de créer un journal extime (© Kamui dans un vieux commentaire, je sais plus du tout où, sorry !) où on partage tout ce que l’on veut partager. Sa vie amoureuse, sexuelle, pro, ses pensées, ses joies et ses peines, ses délires et tout ça. Aujourd’hui, je m’en sers surtout pour partager mes visions de la société, étaler mes opinions. Ma sexualité est devenue un sujet annexe, souvent évoquée sous forme de blague (héééééé, ma maman me croit lesbienne !). Mais de mes derniers amants/mecs, vous n’avez rien su ou si peu. Sans doute car aujourd’hui, j’assume suffisamment ma sexualité pour ne pas avoir besoin de la raconter, que je suis sûre de ma séduction et que je n’ai plus besoin d’étaler mon tableau de chasse. Bref, bref.

 Quand je lis les blogs de certains, je note certaines « déviances ». Des gens qui nous semblaient sincères au départ mais qui tombent dans un espèce de cercle vicieux : vite, il doit m’arriver des trucs pour alimenter mon blog. Et faire les courses à la supérette et avoir la caissière qui dit bonjour/merci/au revoir, ça compte pas. Il faut qu’il m’arrive des trucs de ouf genre j’ai baisé avec George Clooney, j’ai fait un coma éthylique, j’ai pris une nouvelle drogue top démente qui vient tout juste de sortir et qui fait faire des bulles

(ah, merde, en fait, c’était un bout de savon, je me sens flouée, là), j’ai été embauchée rédac chef au Monde, j’ai gagné au loto… Bon, ok, je grossis considérablement le trait, là, mais vous saisissez la substance. En gros, le rapport s’inverse. Avant, on faisait des choses et on les racontait sur son blog. Maintenant, on fait des choses pour les raconter sur son blog. On n’est plus soi mais on est « machin le blogueur », une identité qui prend le pas sur la nôtre.

 

Des fois, je me demande si je ne suis pas dans ce schéma aussi mais vu ce que ma vie est excitante en ce moment, je crois pas. Non parce que je voudrais vous mettre du
croustillant, je serais retournée sur meetic, pour commencer. Puis je fréquenterais des milieux interlopes pour vous raconter tout ça, aussi. Là, j’avoue que ma vie a été plus subversive que ça : je me lève, je bosse, je rentre, je papote un peu, je me couche. No sex. De toute façon, en ce moment, j’ai pas envie de séduire. Là, le côté trépidant, inédit, qui fait rêver, j’ai pas. Et je vais franchement pas provoquer pour avoir trois lecteurs de plus, j’ai pas le temps et puis j’ai pas envie de jouer un rôle, ici comme ailleurs. Je m’étais perdue de vue y a quelques temps (sans rapport avec le blog, ça avait commencé avant), je me suis retrouvée enfin, c’est pas pour recommencer.

Mais surtout, ce genre de comportement m’interpelle. Pourquoi ? Il y a des gens dont c’est le métier de se créer un personnage, je pense à des blogs BD ou d’acteurs et
d’actrices. Là, je comprends, c’est normal. Mais les autres ? Les comme moi qui ont une vie normale, un métier qui n’appelle pas à se créer un univers, à se vendre, pourquoi se laisser
embarquer dans ce jeu ? Bien sûr que le nombre de lecteurs qui croît, c’est exaltant. Bien sûr que ça fait plaisir de voir que nos tribulations suscitent la curiosité ou l’envie ou la
réprobation. Ca peut permettre à des gens de se poser des questions. Mais à nous, ça nous apporte quoi ? Je n’ai pas envie d’être Nina à part entière, je suis plus que ça et je refuse de
livrer ce plus en pâture pour attirer plus de lecteurs. Je pourrais vous parler de mes pratiques solitaires, tout vous détailler. Je pourrais coucher avec tous les mecs qui m’allument pour faire monter mes stats. Mais pourquoi ? Pour prouver que j’existe ? Mais j’existais avant ce blog et j’existerais après lui, seul mon pseudo disparaîtra dans les limbes virtuelles. Des fois, 
je me demande si ces personnes s’arrêtent sur leur vie, si elles réfléchissent à ça et ce qu’elles en pensent. Je parle de vraies introspections, pas d’un article sur un blog pour récolter des « mais non, t’es génial(e), change pas ». Parce que même si je t’aime beaucoup lecteur, tu ne me connais pas comme moi je me connais, normal. Tu ne sais que ce que je te dis, tu n’es pas dans ma tête. Sinon, ce serait invivable, tous ces gens qui squattent ma boîte crânienne. Bien sûr que j’ai eu ce travers à une époque, je mentirais en prétendant le contraire mais aujourd’hui, quand je vois les guéguerres entre blogs pour avoir trois lecteurs de plus et tout ça, je préfère me retirer de tout ça. Ma vie n’est pas trash, ça ronronne comme une Kenya. Et alors ? C’est ma vie, je l’assume pleinement.

En guise de conclusion, une « révélation ». Et même deux. Arrêtons de prendre les lecteurs pour des cons, ils voient souvent quand on joue un rôle, quand on perd notre sincérité. Et ça les fait fuir. Perso, j’adore les blogs simples où je me reconnais, je me marre plus en lisant les tribulation d’une Lalie ou d’une Vicky que de gens qui grossissent tellement le trait que ça finit par me gonfler. Et enfin, grande phrase à méditer : y a aussi une vie en
dehors des blogs.

PS : Cet article n’est dirigé contre personne, si vous vous sentez visé(e), je n’y peux rien donc pas la peine de se défouler en comm, heiiiiiiiin

La liste de la victime de la mode (couic)

– Mercredi, séance shopping, j’ai besoin de fringues tendance. La mode est au gris, j’ai envie d’un pantalon tailleur gris avec la veste assortie et un top coloré histoire de
pas passer pour la dépressive de service. Etape 1 : Mango. Mango, c’est concept, ils ont décidé que le gris ne passerait pas par eux. Naf-Naf ? Ils taillent leurs fringues comment
eux ? Je teste un chemisier, je nage dedans sauf au niveau de la poitrine où la boutonnière baille outrageusement. Sac à patate powaaaaa ! Une robe sinequanone ? Ah ben tiens,
c’est donc à ça que je ressemble avec la poitrine hyper comprimée et le teint bleu. Je tourne, je vire. Au bout d’une heure et demi, je n’ai rien acheté. Match retour le soir, je vais chez
H&M, je trouve un tailleur gris super sympa avec un pantacourt très court (ou un short long, chuis pas sûre). J’essaie un chemisier en satin aubergine. Bon, ben, si je le mets, va falloir que 
j’évite de respirer, je risque d’éborgner mon interlocuteur avec le bouton qui menace de sauter. Je prends mon tailleur puis direction Promod pour trouver le haut coloré que je veux. Finalement, je repars avec une robe chasuble, un chemisier, un petit haut marron et taupe et un sautoir vert. Sautoir qui une fois mis est horrible. Mais j’ai pas trouvé de chaussures. En tout cas, je n’ai qu’une chose à dire : la mode automne-hiver est atroce et déprimante. C’est déjà moche, l’hiver, si en plus, on s’habille en gris, faudra pas s’étonner d’être dépressifs.

 robe-chasuble

– Après vérification, le coca light et le coca zéro, c’est pas tout à fait pareil, le zéro est plus calorique (1.3 ka par verre contre 1.2 pour un coca light, faut le savoir). 

– « T’as la peau douce, c’est super agréable ». Avec tout le mixa bébé que je m’étale consciencieusement tous les soirs avant dodo, j’espère bien. Mais après réflexion, je suis plus sûre si cette phrase a été prononcée ou si je l’ai rêvée, faut pas me parler dans un demi sommeil.

– Article très drôle que m’a fait suivre un collègue, je vous laisse découvrir, c’est sur le rugby qu’est mieux que le foot (http://fr.sports.yahoo.com/07092007/52/15-raisons-de-preferer-le-rugby-au-foot.html). D’ailleurs, je tiens à dire que la chanson basée sur le haka qu’ils viennent de sortir est carrément atroce, je milite contre. Le haka, c’est pas français, laissons le aux Néo Zélandais et admirons.

– Lundi, j’arrive au boulot, un gars que je connais pas est installé sur le canapé. Je salue et ne fais pas trop gaffe, sans doute un candidat pour un des postes à pourvoir. A un moment, je vois un nom inconnu se connecter à notre messagerie instantanée donc je demande à Claude qui c’est « Ben, le mec qui était sur le canapé, tout à l’heure, c’est un nouveau ! ». Pourquoi dès que je prends des congés, l’agence en profite pour recruter quelqu’un, hein ?

 – Cette semaine, je suis pas sortie, nananère. Bon, ok, j’ai fait des folies de mon corps lundi nuit mais chez moi donc je suis pas sortie. Mais c’est fou comme dormir moins

de 3h le lundi vous ruine toute une semaine. Mais ce week-end va être hyper girlie.

 – D’ailleurs, hier soir, j’ai passé la soirée chez ma chérichounette en convalescence et elle n’a rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de me faire jouer à Sing

Star. Effectivement, le moral est remonté mais la prochaine fois, je prends mes lunettes, ça m’aidera à gagner.

 – Entendu au boulot : « Y a un peu une drôle d’odeur, ici, ça sent un peu le rat mort – Ouais, heureusement qu’il y a Nina qui parfume un peu. – Ouais, ça sent le rat mort à la fraise ». Ce qui est faux, mon parfum n’est pas à la fraise.

– Entendu au boulot (bis) : « Ouais, Nina et Claude, vous vous absentez des fois, y a un hôtel dans le coin ? », « Nina, tu veux déjeuner avec Farid ? Moi, je dis, y a anguille sous roche ! », « Moi, je dis, entre Nina et Guillaume, il se passe quelque chose, suis sûr que vous couchez ensemble ». Donc moi : « Super, avec toutes ces histoires, je me suis déjà tapé toute la boîte ! » « Bah, il te reste ceux de Prague encore ». Dur d’être la seule fille. D’ailleurs dialogue de mardi : « Ouais, t’as passé la nuit avec une fille ou un mec ? – Un mec. – Bah, je suis sûr que t’es lesbienne ! –Heu… Ben non. – La fille avant toi, on la charriait comme ça et la pauvre un jour, elle a dit « ah ben non, j’aime trop la bite ! » -… – Ben tu dis rien ? ». Non mais j’ai pas l’air comme ça mais je les adore mes collègues.

 – C’est la rentrée, y a du monde tout partout dans le métro et les trains reprennent leurs retards de 20 minutes. Ca pue.
 
– Je crois que mes cervicales cherchent douloureusement à communiquer avec moi mais je comprends pas ce qu’elles me veulent. Du coup, j’ai voulu faire chauffer mon masque

pour la figure qui est censé aller au micro ondes, il a explosé au bout de 10 secondes. Je me sens très con, là…

 – La France a perdu contre l’Argentine… Bordel de merde, ça commence bien ! Bon, en l’honneur de la coupe du monde de rugby qui est un peu mon sport à moi, que je suis

née au pays de l’Ovalie et que j’aimais le rugby avant que ce ne soit la mode, un petit haka.

Gérer son sex friend

L’autre jour, j’ai survolé un magazine masculin tout nouveau qui traîne au bureau, H for men, tout en regardant les mecs jouer au foot sur la console. Ouais, je sais magazine masculin, foot, faut pas que je m’étonne si ma mère pense que je suis lesbienne. Donc ce magazine très instructif vous apprend entre autre à saouler une femme pour la désinhiber (mais il conseille du champagne, classe quand même) et comment convertir sa copine de brouette en power plate pour se muscler en baisant. Ca envoie du rêve, surtout la position du marteau piqueur où la fille doit avoir la tête en bas. Pendant que tu te fais les adducteurs, ça te gêne pas que je te vomisse sur les pieds chéri ?

Entre autres articles, le désormais incontournable papier sur les sex friends ou « amis de complaisance ». J’adore la subtilité francophone. Bon, le papier est court, je vous le résume : c’est super parce que des fois, dans la vie, on veut pas s’engager mais vaut mieux en avoir plusieurs car ces garces charmantes demoiselles ont tendance à se trouver des mecs et plus vouloir sexer avec nous. Je vais pas jouer les prudes, j’ai déjà eu des sex friends, je crois en avoir un actuellement (oui, je suis pas sûre de ma situation avec Gabriel, c’est un peu la lose quand même). Bon moi, à la différence de ce qu’ils disent dans l’article, je les recrute pas dans mon groupe d’amis parce que je ne suis pas foutue de mélanger les genre. Un sex friend peut devenir un ami mais la réciproque n’est pas vraie car mes amis sont des êtres asexués pour moi. Enfin, je veux pas coucher avec sinon, c’est le foutoir et aucune brouette ne mérite de sacrifier une amitié. Mais chacun les recrute où il veut, c’est pas le sujet.

Il est vrai que le sex friend est une bonne solution quand on est dans une période où on veut pas s’engager. Par exemple, l’été dernier, mon cœur était en réparation, hors de question de sortir avec quelqu’un, de lui faire des promesses alors que je savais que j’étais pas capable de donner un chouia d’amour. C’est une question d’honnêteté, je veux pas sortir avec quelqu’un juste pour avoir ma dose de sexe et de tendresse tout en sachant que je ne suis pas vraiment dispo. Récemment, j’ai traversé trop de changements dans ma vie avec mon nouveau boulot et mes projets de colocation. Ca peut paraître bizarre mais je me sens très différente d’il y a quelques mois et je dois me poser dans ma nouvelle vie avant d’aller de l’avant. Donc retour sur meetic pour le recrutement, on n’a pas fait mieux. Dans le lot, Gabriel, donc, qui a beaucoup de qualités à mes yeux mais m’a prévenue : ça fait 7 ans qu’il est pas tombé amoureux et ne veut
pas forcément s’attacher donc je ferais mieux d’en faire autant. Et là, je merde un peu. Etant profondément monogame même avec mes sex friends (à moins qu’on soit un couple mais je serais au courant, non ?), j’ai du mal à gérer les autres et à même à avoir envie de les voir. Le semi Russe m’a saoulée avec sa fellation routière, il est disqualifié, na. Non parce que je le sens gros comme une maison, ce sera une fellation et il me ramène chez moi et non. Comme dirait Vicky, il a qu’à aller au Bois de Boulogne.

Le risque majeur dans le sex friending, c’est l’attachement unilatéral. Avec Laurent et Benoît, je m’étais pas attachée, je sais pas bien pourquoi pour le premier. Pour le second, je sais, c’était un enfoiré. Après tout, Laurent avait pas mal de qualités. Mais j’étais pas dans le mood sans doute. Là, avec Gab, je me fais un peu peur, je joue avec le feu parce que je commence à craquer et je crains de me prendre une claque car je pense pas avoir de place dans sa vie. Pourtant, ça fait un peu chier, on est de plus en plus en symbiose sexuellement parlant et on s’entend bien, en dehors de ça, on papote beaucoup quand on se voit. Mais c’est vrai que quand on se voit pas, on parle pas trop, des fois sur MSN mais ça ressemble pas à une relation de couple. Hé oui, il ne faut pas confondre tendresse et attachement, là est tout l’art du sex friending et moi, je suis merdique dans la gestion des sentiments, c’est pas nouveau. Comme dirait
Vicky (elle dit plein de choses intelligentes), j’ai le droit de m’attacher, c’est pas un mal mais faudrait juste que je m’attache à un mec qui me le rend bien.

Bref, sur le papier, le sex friending peut paraître une solution idéale pour avoir sa dose de sexe et tendresse à des moments où on ne peut offrir plus. Cependant, il faut toujours rester clair dans ses sentiments avec l’autre et admettre la possibilité que la situation finisse par nous échapper. A trop jouer avec le feu, on peut parfois se brûler et ça fait mal.

Fallin’ in love again

Un an. J’ai beau compter et recompter dans tous les sens, ça fait bien un an. Un an que quoi ? Un an que je n’ai pas aimé, ma bonne dame (ou mon bon monsieur). Vraiment, je veux dire, j’ai eu des petites histoires depuis, des très courtes, des un peu moins courtes mais bon faut dire ce qui est, si je regarde ma dernière année amoureuse, ça manque de passion.
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L’autre jour, je fais la remarque à future coloc et elle me répond : »arrête de te brider, fais le battre ce petit coeur » (ou à peu près). Mais je bride rien, moi. Mais résumons vite fait ma vie « amoureuse » de cette dernière année. Alors deux configurations :

– je sors avec un mec, il me lourde avant que j’ai le temps de tomber amoureuse. Parce que je tombe pas amoureuse en 2mn28, je le fais pas exprès. C’est juste que je suis normalement constituée, je suppose.

– je craque sur un mec genre « miam, il est trop beau, je le veux », je nous imagine déjà en train de s’entraîner à se reproduire (oui, moi, y a que la phase entraînement qui m’intéresse, pas envie de jouer le match). Donc je souris, je papillonne et là : « ouais et alors ma copine… ». Connaaaaaaaaaaaaaaaaaard! Non mais c’est vrai quoi, il aurait pas pu m’attendre, sans déconner ? Quoi, je suis totalement égocentrique ? Heu… Ouais ok.

Bon, là, je grossis le trait, je n’en veux pas vraiment aux mecs qui m’ont pas attendue pour se foutre à la colle avec leur grognasse qu’est moins bien que moi (mais allez, je décooooooooooonne!). Juste qu’à force de vivre toujours la même chose, je commence à être un peu lassée. Et non, je le fais pas exprès puisque je l’apprends APRES que je me sois dit « tiens, si je lui proposais de tester la capote Durex? ». Non parce que ce serait le plan « en fait, avant que je sache que t’avais une copine, je te trouvais moche mais maintenant, je te veuuuuuuuuuuuuuux! ». Non, non, je n’aime pas la complexité.

Alors attention, il ne faut pas prendre cet article pour que ce qu’il n’est pas. Je ne me plains pas, je ne fais que constater. Je ne suis pas du tout en pleine angoisse existentielle genre « haaaaaaan, je vais finir seule avec mon chat », non, non, non. Quand je dis : « j’ai 27 ans, je vis seule avec mon chat et ma mère me prend pour une lesbienne », c’est pour de rire, hein. En plus,dans un fol élan d’optimisme forcené, j’ai tendance à croire que je finirai par le trouver et le garder mon prince charmant. J’en suis même intimement persuadée. Après tout, j’ai déjà vécu 4 ans et demi avec un mec, je vois pas pourquoi ça ne se reproduirait pas. Parce que bon, objectivement, y a aucune raison que ça n’arrive pas (si ce n’est ma propension à tomber sur des enfoirés).
Alors pourquoi cet article constat si au fond, tout va bien. Ben, en fait, c’est que je m’ennuie. Moi, je passe la journée avec les ados qui me parlent de leurs amours, si intenses, absolues… et éphémères. Moi, je m’amuse à parler d’un mec qui me plaît mais bof, je suis pas amoureuse et vu que j’apprends vite que monsieur a une madame, je laisse tomber. Mais mon jouet, il est tout cassé ! En fait, on en parlait l’autre jour avec Tatiana, quand on a une cible, on se pomponne, on se fait belle, c’est agréable. Même s’il ne doit rien se passer, la perspective de suffit. Mais à quoi bon se faire jolie pour un gars qui a une copine donc, à priori, ne me regardera pas ? Ou quasi pas ? Alors oui, on peut se faire belle pour soi aussi, tout à fait mais ça va un temps ça. Nous, les filles, on a besoin d’une carotte et non, ce n’est pas un jeu de mot foireux. Moi, quand je nage, j’aime imaginer qu’un mec qui me fait super craquer va s’extasier devant mon corps (presque) musclé et orangé doré par mon auto bronzant. Non parce que Ducrette, elle se décarcasse à perdre des kilos mais y a qu’elle qui le voit. Ducrette, elle s’épile mais ça sert juste pour la piscine. Scrugnugnu quoi.

Et puis en plus, j’ai envie d’être transportée, de parler de cet amour naissant, de saouler tout le monde avec, de me prendre des « putain mais t’es chiante avec ton mec, on le sait qu’il est parfait!! ». J’ai envie d’arriver épuisée au boulot après une nuit de sexe intensive et pas parce que j’ai lu le Nouvel Obs jusqu’à pas d’heure. Je veux dire je t’aime et pas juste à mes amis (parce que je les aime fort mes amis mais chastement, c’est pas le même amour, quoi) ou à ma famille. Non, je veux le dire à un homme et je veux le dire sincèrement. Non parce que je peux le dire. Je pourrais balancer ça à mon semi Russe mais je suis pas sûre que ça la rassurerait le monsieur. Je pense même que ça le ferait fuir ! Puis de toute façon, je vois pas l’intérêt de le dire si je le pense pas.

Bref, j’aimerais être in love pour de vrai et très fort. Penser à lui toute la journée, compter les heures qui nous séparent, avoir une banane de 150 km de long dès que je pense à lui, dès que je reçois un texto de lui, avoir ma voix super neuneu quand je décroche au téléphone « ça va chériiiiiiiiiiii ? ». Oui, l’amour rend con, je l’ai déjà dit. Mais moi aussi je veux être con, bordel !

Ca va être mon nouveau défi, ça, tomber amoureuse. Bon, pour le moment, j’ai mon semi Russe mais c’est beaucoup trop tôt pour être in love. Ne précipitons pas les sentiments, que diable !

Adolescence, âge ingrat

Vous lisez mon article et, intelligents comme vous l’êtes, vous vous dites : « ah, enfiiiiiiin l’article sur ses ados qu’elle nous promet depuis X temps ». Et ben non ! En fait, ce ne sont pas de mes ados (putain, j’ai la fibre maternelle qui pousse quand je dis ça) mais des ados MTV. C’est-à-dire que je vais vous parler de Next et Dismissed, deux émissions de téléréalité de la chaîne musicale américaine.


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En général, les émissions de télé réalité américaines me rassurent. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression qu’il y a toujours plus con ailleurs. Ce qui est totalement hypocrite puisque quand leurs shows de télé réalité arrivent en France, on se rend compte qu’on n’est pas mieux du tout mais laissez moi rêver que les Français sont des gens plus intelligents que l’Américain d’en bas. Donc quel est le but commun de Next ou Dismissed ? Des ados qui se rencontrent et à la fin, on obtient un couple ou pas. Dans Dismissed, un ado a rendez-vous avec deux prétendants, choisi selon ses préférences sexuelles. Oui parce qu’à MTV, ils sont super open, ils montrent aussi des ados homos mais bon, les garçons sont tellement folles qu’on a l’impression que c’est une blague et les filles tellement bonnasses qu’on a l’impression de regarder un film porno, la scène de cul en moins. Donc dismissed, l’ado a deux prétendants, ils passent la journée à trois, chacun des deux candidats a droit à un « temps mort » qu’il donne à l’autre pour rester 20 mn en tête à tête avec celui que l’on doit séduire. A la fin des deux temps morts, le candidat doit choisir lequel il veut garder. En général, le suspense est assez limité : celui qui a accepté de mélanger sa langue est pris, l’autre dégage. Sauf qu’en fait, le seul truc marrant dans Dissmissed, c’est quand les 3 sont ensemble et que les deux prétendants s’envoient des vannes pour discréditer l’autre.

 

Ensuite, Next. Dans un bus, 5 prétendant(e)s rencontrent à tour de rôle un ado qui les vire s’il n’est pas séduit d’un merveilleux « Next ! ». Chaque minute passée avec le ou la convoité(e) rapporte un dollar. Donc les très moches qui se font jeter dès la descente du bus gagnent quand même un dollar. Ce qui est merveilleux, ce sont les petites descriptions des candidats genre « Ashanti, 20 ans, pète quand elle nage à la piscine, est amoureuse de Justin Timberlake et a vomi sur une montagne russe ». Que des trucs essentiels, quoi. Il faut savoir que cette émission est une vraie collection de pétasse pure style genre « je crois que les fringues Jennifer, c’est le top de la classe » et elles se tapent toujours le cul quand elles sortent du bus genre « mon cul, c’est pas du poulet ! ». Quand aux mecs, on dirait que le terme de blaireau ont été inventés pour eux. Bref, Next, c’est du lourd, du décérébré, de la connerie en barre. Et de la pure,
pas de la coupée. Genre Elysha « Elysha, ça commence par un E et je serai pas jetée car y a pas de E dans Next… Heu… ». Alors dans le bus, ça parle. Les mecs se chambrent, les filles fayotent. Genre « oh mais on est toutes trop canon ». Sauf celle qui sort du bus, elle est pas partie que ça commence « tu crois qu’elle a une chance ? » « ouais, s’il aime les gros culs ». Quand un éliminé revient les mecs font des gros « ooooooooohohohoh ! » et les filles des « hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » et le perdant explique ce qu’il s’est passé en cassant celui ou celle qu’ils devaient séduire « elle est moche et elle a un gros cul » ou « il est moche et il pue ». Une fois que le séduit choisit un des candidats, il lui propose la tune ou un deuxième rendez-vous. Et quand le séduit est très très con, c’est jubilatoire que l’autre se casse avec le cash.

 

Après dans Next, celui qu’il faut séduire prépare des activités. Des trucs de débile genre « goûter d’anniversaire pour mes 5 ans ». C’est selon les délires de chacun. Par exemple, une nana cherchait le prince charmant, elle s’est déguisée en princesse et les mecs devaient lui trouver des chaussures, tout ça… Mais le pire, c’est que ça rend méchant. Genre au tout début, celui ou celle qui doit être séduit(e) explique ce qui est rhédibitoire pour lui genre « si la nana doit mettre des avertisseurs comme les camions quand elle recule, ce sera next direct » (y en a un qui a vraiment dit ça) et là, on voit les 5 candidates et, évidemment, y en a une qui dépasse les 70 kg facile (ce qui ne l’empêche pas d’avoir réussi à glisser ses fesses dans une mini jupe en 38, fascinant) donc on attend que les nanas avant elles soit dégagé pour qu’elle passe et qu’elle se prenne un violent « next ! ». Oui, je suis méchante. Quoi que des fois, on se plante. Dans
une session lesbienne, y a une candidate fantastique qui s’appelait Machine. Oui, c’était son nom. Un diadème dans les cheveux, un espèce de cape en renard bizarre de la même couleur que ses cheveux et une robe rouge mais surtout des poils sous les aisselles et sur les jambes (le reste on a pas vu) des santiags aux pieds. Je m’attendais à un Next direct mais finalement, elle est restée deux heures avec la fille et a gagné 120 dollars alors que l’autre s’est pris un râteau.

 

Bref, c’est bête, c’est nul, c’est méchant. Et c’est horrible mais j’adore.