Week-end breton

(Dès que la version de Vicky est en ligne, je vous préviens)

Ca vous rappelle des souvenirs, hein ? A moi aussi. Ce week-end, je suis donc partie chez chérichounette pour les présentations officielles à ses parents dans sa Bretagne natale, dans un pays qui n’est pas le mien (mon quart breton ne vient pas du même coin) mais que j’adore. Un jour, je serai riche, j’aurai une maison là bas. Et au Pays Basque aussi. Quand on rêve, tout est permis.

 

Tout commence vendredi soir, la consigne était la suivante : « y a des bouchons, je vais perdre une heure pour venir chez toi en voiture, radine tes fesses ». Bon, Vicky, elle parle pas comme ça, hein, c’était tout plein d’amour et vachement bien argumenté mais c’était l’idée. Donc je sors du boulot et direct chez la demoiselle. Après une pizza mangée en compagnie de babysitter et une main salement coupée lors du lavage malheureux d’un verre, nous sommes parties. Nuit, pluie et vents, les conditions sont optimales ! Au bout d’une heure ou deux, on s’arrête à la station essence, la demoiselle va faire des emplettes pendant que je garde la voiture. Je la vois arriver à la caisse et là, le monsieur sort une caisse, il s’agite, je comprends rien. En fait, notre pilote mutilée pissait le sang suite à l’ouverture du frigo à canettes (elle est violente notre histoire, attention) et le gentil pompiste l’a soignée. C’est reparti pour un tour, on papote en buvant du burn et de l’eau (ouhlala), on parle de la colocation et de la fin de ce projet :

« Mais, excuse-moi de te poser la question, t’envisages pas de t’installer avec Babysitter ? Non parce que là, il paie un loyer pour rien.

– Ben, j’osais pas t’en parler de peur que tu le prennes mal…

– Bah, j’osais pas te dire que même si je vous adore, je n’avais aucune envie d’emménager avec un couple. »

Ce qui est bien avec Vicky, c’est qu’on est toujours d’accord. Du coup, je pense que je vais relancer le projet déménagement à la fin de ma période d’essai, vers le printemps, dans une ville voisine de Plumes où y a le terminus du métro, histoire de mettre fin à mes amours sénécéfiques malsaines. A 3h, on arrive chez elle. J’avoue que j’ai pas vu passer les 5 heures de trajet ! Après une présentation rapide de Mme Vicky aka le Hobbit, on va se coucher.

Le lendemain matin (midi, c’est encore le matin, le week-end), je rencontre son papa et après un café et un déjeuner vite expédié, on récupère Marmotte Narcoleptique (son frère, quoi) et direction la mer ! Ma phrase précédente est atroce mais on s’en fout. Bon, je connais le coin vu que c’est là que vit aussi Guillaume II mais la mer, j’adore, ça m’émeut à chaque fois. On dépose Marmotte qui nous fait un sublime strip sur le parking à côté de la plage pour enfiler sa combi de bodyboard (ou je sais plus quoi), nous, on retourne en centre ville faire des achats. Et là, je vous laisse apprécier la minute blonde de ma Vicky adorée. On rentre dans un magasin de fringues pour acheter un beau pull à Marmotte et au moment de payer « ah non, j’ai pas ma carte ! ». Pas de soucis, moi, j’ai la mienne, je paye. On repart et juste avant d’arriver dans la voiture, elle la retrouve… dans la poche arrière de son pantalon où elle avait cherché « oui mais normalement, mes poches sont moins profondes, j’ai pas cherché jusqu’en bas ». Hum… Retour à la plage re-strip tease, on va boire un chocolat pour moi, un diabolo violette pour eux (quels tarés ces Bretons) puis après une dernière course, retour chez la famille Badhairdays (BHD). On regarde les chiffres et les lettres et question pour un champion en famille, j’avoue honteusement avoir su répondre à quasi toutes les questions sur les groupes de filles…Dehors, c’est le déluge, ça souffle, y a même le tonnerre, brrrrr… Et il faut ressortir ! Ben ouais, on va manger chez Hobbit Suprême, la grand-mère de Vicky. Comme j’avais été avertie du punch de la mort, je me suis contentée d’un schweppes agrume. Papa BHD et,Marmotte ont droit à un cadeau, on mange (les coquilles st jacques, c’est quand même de la balle) puis retour à la maison où maman BHD, Vicky et moi regardons la fin de Jericho (la série que j’ai à moitié ratée) et New York police spéciale et dodo.

Dimanche, c’est tempête donc on reste au chaud à manger des crêpes maison. Il y a des crêpes avec des pommes incorporées, autant vous dire qu’après le goûter, je roule. On se lave, on regarde la télé, Vicky me montre WOW. Bon sang, je ne dois pas céder à la tentation, non, je dois d’abord finir FF X. Le temps passe à une vitesse hallucinante, c’est déjà l’heure de repartir, autant vous dire que j’ai pas envie. Surtout que pour fêter mon départ, je fais ma blonde genre « mais mon train, il est à 19h ! ». Arrivée à la gare, what a surprise, le train est à 19h21… Ah ben pour le coup, j’étais sûre de pas le rater ! En plus, ils sont rigolos les Bretons, genre ils mettent le TGV à quai mais c’est pas encore le bon affichage donc je vais voir le contrôleur, paniquée : « Monsieuuuuuuuuur, je comprends pas, je dois aller voiture 13 et ça va que jusqu’à 10 et en plus, c’est pas le bon numéro du TGV ! – Si, si, regardez, maintenant, c’est le bon ! ». Quels blagueurs à la SNCF, quand même. Bon, là, c’est l’heure pour de vrai, je monte dans mon wagon en 1ère classe, siouplé, et
départ.

Bilan du week-end : un bon bol d’air frais, bien pris dans ma face mais franchement, deux jours loin de Paris (et loin d’un ordi), ça fait tellement du bien que dimanche soir, j’étais toute cafardeuse. Surtout que cette ville est pleine de souvenirs pour moi, des bons puis des moins bons avec Guillaume. Maintenant, j’en ai aussi avec Vicky et la famille BHD. Même que Vicky, elle a dit qu’elle pourra jamais devenir lesbienne car j’ai tellement plu à sa famille qu’elle pourrait pas trouver une compagne qui leur plaît plus que moi. Oui, j’ai pu constater une nouvelle fois mon côté belle fille idéale. Maintenant, j’ai hâte d’être à mon prochain week-end en province et c’est à Noël que ça va se passer. Dans 20 jours…

Soutenons Britney (la pauvre) !

La semaine dernière, suis allée au resto avec LilVirgo et autour de notre pizza, après notre traditionnelle séance de psychanalyse des gens qu’on connaît (ou pas d’ailleurs), on a évoqué les potins de star. En fait, Lil m’a parlé d’un blog potin que je connaissais pas, un manque terrible à ma culture. Non parce qu’avant, je lisais Voici tous les week-end chez mes parents mais vu que là, je suis pas rentrée depuis Noël et que je vais pas tous les jours chez le marchand de journaux, je suis plus trop au courant. Enfin, si, là, je sais que Melissa Theriau sort avec Jamel parce que ça l’a traumatisée, ma mère, vu qu’elle les déteste autant l’un que l’autre.
britney-spears

 Bref, revenons à nos people. Y en a une qu’on aime bien, c’est Britney Spears. Parce qu’au fond, c’est juste une pauvre petite fille. Résumons la vie de Brit Brit

pour ceux qui ne la connaissent pas. Du haut de ses 15 ou 16 ans (j’ai la flemme de wikipédier), elle devient une star mondiale, chante en montrant son nombril mais elle veut rester vierge jusqu’au mariage parce qu’elle croit en Dieu ou je sais plus quoi… Elle sort avec un chanteur d’un boys band, un certain Justin Timberlake mais on sait pas trop qui c’est. Puis Britney se lâche : toujours vierge (dit-elle), elle chante qu’elle sera ton esclave en mettant son string sur son jean. Elle devient une méga star, jette Justin (ou l’inverse), fait un smack à Madonna (non mais qui a pu parler de pelle pour ce petit piou ?) et fait un duo avec elle. Mais là, la success story commence un peu à dérailler. D’abord, Britney, elle tombe amoureuse de son danseur et se marie avec lui et elle devient beauf : elle se balade attifée n’importe nawak, avec des boutons plein la figure. Comme Cameron Diaz mais Cameron Diaz, elle fait du surf avec ses boutons alors que Britney, elle bouffe des cochonneries, c’est moins glam. Puis en bonne petite épouse, pif, elle lui fait un bébé à son danseur (il s’appelle Kevin Federline et même qu’il paraît qu’il fait du rap). Puis elle fait un peu comme ma cousine : au retour de couche, pif, elle retombe enceinte parce qu’avoir des bébés, c’est trop marrant. Au passage, elle nous fait une petite téléréalité (que j’ai jamais vu moi), genre 24h avec Brit Brit où elle passe son temps à avoir envie de brouetter avec Kevin. Faut pas s’étonner qu’elle se reproduise à nouveau. Mais voilà,
Britney, tous les journaux disent qu’elle est mauvaise mère. Et puis, elle divorce de Kevin, finalement, qui est un gros nase qui n’a fait que profiter d’elle et de son argent. Et là, Brit Brit a l’idée de s’acoquiner avec Paris Hilton, ce qui aurait pu être une bonne idée vu que Paris est en photo partout, tout le temps (jamais bien compris pourquoi mais bon). Sauf que les facéties de Paris, tout le monde s’en fout, maintenant mais Britney, elle nous avait pas habitué à ça : elle sort de sa voiture en mini jupe mais elle a pas mis sa culotte (imaginez le spectacle) et elle fait qu’à boire ! Là, les gens sont révoltés. Puis Brit Brit pète les plombs, elle se rase la tête et décide que, finalement, une cure de désintox, c’est plutôt une bonne idée.

Ca, c’est la vie de Britney version « résumée à partir de Voici, Public et Closer ». Et encore, je suis sûre que j’ai raté des passages. Bon, Britney, c’est une gourdasse, c’est clair. Elle est bête comme ses pieds (elle dit : « moi, je suis pour la peine de mort comme ça, les criminels, ils comprennent la leçon et ils recommencent
pas ! ». Heureusement, ça ferait peur, sinon !), elle est républicaine et tout. Je pense qu’elle est arrivée au mariage aussi vierge que moi je le serai si tant est que je passe un jour devant M. le Maire. Mais au fond, ce qu’elle vit, ce n’est ni plus ni moins qu’une crise d’adolescence tardive. Quelque part, je me dis que ce qu’elle a vécu, je l’ai vécu un peu aussi, le côté trashouille – grand n’importe nawak, sans le mari, les enfants et les millions de dollars. Et quand je dis je, on a tous eu cette petite période de flottement. Mais bon, forcément, quand nous, on se contente de se bourrer la gueule à coup de vodka sunrise ou whisky coca ou ce que vous voulez, elle, elle a les moyens de se faire une soirée coke-champ. Mais finalement, je me dis que cette pauvre fille n’a pas eu la « chance » de vivre sa vie tranquille. Ses parents l’ont toujours poussée vers le show biz (d’ailleurs, ils essaient de pousser la petite sœur
maintenant), elle passait déjà à la télé à 8 ans dans une émission Disney… J’imagine que c’est le genre de gosse qui a passé un tas de concours mini miss et co. Forcément, avec une telle pression dès l’enfance, on finit par péter les plombs.

Moi, Brit Brit, je l’aime bien au fond. J’ai même de ses chansons sur mon itunes (par contre, c’est pas hyper romantique comme musique post coïtale…). C’est juste
regrettable qu’elle ait eu ses deux gosses qui n’ont rien demandé à personne et qui risquent de pas avoir la belle vie si elle redresse pas la barre. Mais, au fond, c’est juste une pauvre gosse paumée comme il en existe tant. Sauf qu’elle, elle passe dans les tabloïds et journaux à scandales. Mais au moins, quand vous pousserez vos gosses à un casting ou autre, peut-être que vous repenserez à Britney et vous passerez votre chemin. Perso, j’ai jamais compris comment on pouvait pousser ses gamins à faire ça. Ouais, y a la fierté « mon bébé, c’est le plus beau ».
Mais mon bébé, il sera fait pour jouer avec un hochet, pas devant la caméra. Si je veux gagner de la tune, je jouerai au loto, ce sera mieux pour la santé mentale de mon petit.

PS : J’ai mis deux chansons parce que je savais pas laquelle choisir

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