Le printemps c’est la période des couples qui se font mais aussi des couples qui se défont. Ne me dites pas non parce que c’est prouvé scientifiquement par une de mes amies alors voilà !
Donc c’est vrai qu’en ce moment y a des gens que je connais qui se retrouvent célibataires du jour au lendemain. L’avantage c’est que moi c’est sûr que ça ne m’arrive pas vu que je suis déjà célibataire. Je risque pas de rompre avec moi-même. Enfin bref, y a un truc qui me frappe quand même dans cette histoire c’est que j’ai l’impression que les gens qui sont en couple depuis longtemps gèrent bien mieux leur rupture que ceux qui sont en couple depuis peu. D’habitude tout le monde te dit que c’est bien plus dur de se faire larguer quand ça fait longtemps que t’es avec quelqu’un, et pourtant moi je vois les gens que je connais, qui au bout d’un mois sont déjà en train de se dire que ça va beaucoup mieux, et qui regardent ailleurs. Je vois ces gens qui directement trouvent des gens qui leur plaisent et parfois même sortent avec. Alors que je vois d’un autre côté des gens qui étaient en couple depuis peu de temps et qui après six mois sont toujours dégoutés de l’amour. Des gens qui n’arrivent pas à trouver d’autres personnes pendant longtemps. Des gens qui prennent les choses avec beaucoup moins de philosophie, il faut le
dire.
Du coup je cherche des réponses à cette constatation. Parce que honnêtement il faut l’avouer ça me rend hyper jalouse de voir ces gens qui retrouvent
direct d’autres gens alors que moi pas et que d’autres gens que je connais aussi. Je les vois ils ont l’air bien dans leur peau et plein de confiance en eux, je sais pas comment ils font.
Première réflexion, je me dis qu’ils doivent sortir beaucoup. Moi je le ferais bien mais je suis complètement a sec niveau tunes donc impossible. Forcément c’est sûr que ça ne m’aide pas à rencontrer de nouvelles personnes. Peut être aussi qu’ils ont l’air plus ouverts, car ils redécouvrent les joies du célibat. Exemple : hier j’étais justement avec une fraîchement célibataire (qui était en couple depuis le lycée donc quasi 10 ans) et on aura dit qu’elle était émerveillée de tout, les mecs dans la rue, et plein d’autres trucs encore. Forcément elle doit avoir l’air plus avenante que moi car moi le célibat je connais bien donc c’est loin de m’émerveiller. Et puis moi quand je marche dans la rue c’est soit des tarés qui m’accostent, soit des mecs qui me plaisent pas donc pour éviter le problème je fais en sorte qu’on ait pas envie de venir me voir.
Et puis faut dire que je trouve qu’en général ces gens ils prennent les choses avec mille fois plus de philosophie que nous. « de toute façon ça ne marchait plus, c’est mieux comme ça, je vais rencontrer quelqu’un d’autre » Forcément quand on reste célibataire 1 mois c’est sûr on est persuader de ça. Après le discours change. On se dit plutôt « merde est-ce que je vais réussir à retrouver quelqu’un ? Est-ce que j’ai pas laissé filer la seule personne à qui je plaisais ? ». Le pire dans cette histoire c’est que quand on se fait larguer alors qu’on est depuis peu de temps avec le mec tout le monde se dit que c’est pas grave alors qu’au final c’est là où on le vit le moins bien. C’est pas parce qu’on est depuis peu de temps avec qu’on avait pas de sentiments pour lui et qu’on s’est pas pris une grosse claque dans la figure. On a aussi besoin de soutien, autant que les autres, qui eux, au bout d’un mois ils en veulent plus de soutien.
Et puis vous me direz que ces couples qui se défont on au moins l’avantage de mettre des célibataires sur le marché. Certes c’est vrai, mais on est pas sûr de les voir ces célibataires en question. Parce que par exemple l’ex mec de la fille dont je parle plus haut, j’avoue qu’il me plait beaucoup, mais je sais aussi je ne le croiserai plus donc c’est carrément du gâchis. C’est une autre qui l’aura (pétasse !). A moins que vous ayez une solution pour que je puisse récupérer son numéro de téléphone sans passer pour une garce ?
Nouvelle présidence, nouvelle France, nouvelle liste (mais sans rapport en fait)
– Dimanche, je suis allée voter et j’avais pris un livre (pas folle) vu que je votais toujours électroniquement (bordel). Résultat, y avait personne, 2 mn pour voter en tout et pour tout !
– Quand je parle future colocation avec ma mère, la voilà qui imagine qu’en fait, je m’installe en couple avec elle mais que j’ose pas lui dire. « Non mais ta coloc, là, c’est ta copine copine ou ta copine copine ? ». Ahahahahah, merci maman pour ce splendide fou rire !! Surtout que je venais de dire qu’on voulait une chambre chacune ! Si j’étais lesbienne et que je m’installais avec ma chérie, c’est pour dormir dans la même chambre qu’elle ! Mais c’est vrai qu’on fait un peu lesbienne à toujours partager nos desserts au resto. Et même nos plats aussi. Chérie, je crois que nous sommes découvertes !
– Mardi soir, grâce à un charmant contact MSNien, j’ai regardé un reportage sur les hommes et leur pénis. Ce qui est bien, c’est que mon contact répondait à toutes mes questions genre « hein, vous avez des érections dès l’enfance? » « Ca fait comme une envie de pipi quand vous allez jouir? ». Et puis là, la révélation : les mecs s’astiquent tout le temps Y COMPRIS au boulot, des fois. Donc maintenant, dès qu’un de mes collègues va aux toilettes, je chronomètre pour voir qui se fait un petit plaisir solitaire au boulot (et qui rabaisse pas la lunette, bordel, pensez à la fille du bureau quoi !)
– Mes collègues sont sympas, ils m’aident à trouver un appart. Enfin, je vous fais la conversation « Nina, tu cherches quoi comme appart? » « Un 3 pièces » « Ah non alors… » « Et moi, je t’en ai trouvé un, un peu au dessus de ton budget ». 1850 au lieu de 1200… Bon, future coloc, il va falloir que tu fasses don de ton corps pour compléter le budget ! Tu vois, je suis gentille, je t’aide à lutter contre notre lesbianisme refoulé.
– Ca me fait penser qu’il est temps que je trouve un mec à présenter à mes parents, histoire de leur montrer que j’aime toujours les individus pénissalement équipés, à mon plus grand regret par moment.
– Sébastien vient d’aller aux toilettes, 2mn à peine. Mais en sortant, il a chanté « quand je vois Fernande, je bande… ». A-t-il réellement fait pipi ou éjaculateur précoce? Ca me fait penser que Gonzague a émis des doutes quant à la propreté des torchons qui servent à s’essuyer les mains. Merci au jeune homme de MSN de m’avoir rendue parano sur ce qu’il se passe dans les chiottes (forcément mixte, il va pas y avoir un pipi room que pour moi) de ma boîte. En plus, y en a qu’un de WC.
– Et pourquoi le robinet à la sortie des chiottes du bureau, il était poisseux ?
– Le jeudi, c’est piscine, c’est un rituel quasi immuable sauf semaine prochaine pour cause d’ascension. Cette semaine fut instructive. D’abord,
j’aimerais savoir comment ça se fait que je me retrouve toujours avec le vieux et son caleçon blanc devant moi à un moment ou à un autre de mes longueurs ? Sinon, il n’est pas toujours facile d’être une fille un tant soit peu jolie face à une frustrée de la vie. Après avoir poireauté entre deux vieilles pour acheter un ticket, une qui a mis deux heures à savoir ce qu’elle voulait (un abonnement ? Des séances d’aquagym ? Une baguette pas trop cuite) et l’autre qui gueulait parce que ça avançait pas, je fais mon entrée triomphale dans les locaux, mon ticket à la main et mes talons aux pieds, mon pote maître-nageur m’adressant un large sourire. Et sa collègue de m’aboyer dessus « et les chaussures, on les enlève ! Et le ticket, on le donne ! ». Alors je précise qu’en trois semaines, c’est la première fois qu’on me demande et d’enlever mes chaussures (j’étais pas au bord du bassin, j’allais aux cabines) et de donner mon ticket. Mais mon poto m’a défendu. D’ailleurs au retour, il m’a fait plein de sourires aussi, m’a regardée me sécher les cheveux et me maquiller. C’est le pouvoir du bandeau.
– Je déteste qu’on me regarde me sécher les cheveux et me maquiller, y a que mon chéri (quand j’en ai un) qu’a droit.
– Future coloc est une garce. D’abord elle me traite de pétasse en mail parce que je la fais rigoler et puis quand je plante mon talon dans une bouche d’aération, elle me dit qu’elle va m’abandonner là après m’avoir piqué mon bandeau.
– Je me suis sentie bien mal aimée en fin de semaine au boulot. Pas par mes collègues (ils sont cools) mais par tous mes ados qui étaient super vénères car la nouvelle version de la plate forme plantait beaucoup un peu. Heureusement, mes petits chouchous m’ont soutenue. Mais je me suis fait traiter de connard (oui, je suis censé être un mec) par un gamin qui s’est excusé après.
– C’est rigolo, des blogueuses de la plate-forme adulte me drague. Putain, je vais vraiment finir lesbienne.
– Vendredi, j’ai joué aux fléchettes avec mes collègues, sans lunettes. A la première partie, j’ai même pas fini dernière et j’ai presque fait mieux que la première fois. La deuxième, par contre, j’ai losé mais j’ai pas fait fanny donc bon… Puis y a le gentil Philippe qui m’a expliqué les règles (bon, il me donnait les infos les unes après les autres, genre, je croyais que si je visais le 16, je faisais des points car je l’avais fermé mais les autres aussi alors c’était mort). Du coup, maintenant que je sais comment on joue, je me rends compte que je suis mauvaise.
– Les talons, ça fait de la corne sous les pieds. Mes petits pieds que j’avais poncé pour qu’ils soient tout doux ! Alors que personne n’a le droit d’y toucher.
Je sais pas si vous vous rendez compte mais c’est casse couille de trouver un titre différent pour la même chose toutes les semaines !
– Je suis allée chez le coiffeur mercredi. Coupe jolie mais j’ai les cheveux oranges, là, ça le fait pas trop, il me semble.
– J’ai acheté de nouvelles chaussures vendredi dernier, j’étais contente parce qu’elles me faisaient pas mal au pied. Mais en fait, mercredi soir, on s’est baladées avec miss Vicky et jeudi, j’ai couru toute la journée avec donc en fait, si, elles me font mal mes nouvelles chaussures à talon.
– Du coup, j’ai mal au dos, si un jeune homme super mignon veut me masser, qu’il ne se prive pas
– J’ai les cheveux oranges
– J’ai été bien gâtée pour mon annif, je suis notamment totalement méga fan du sautoir que ma grand-mère m’a offert, faudra que je lui demande où elle l’a achetée pour m’en faire une collection. Sinon Anne m’a offert un sac génial, je le quitte plus. En plus, il est orange donc assorti à mes cheveux. J’ai eu un t-shirt de la même couleur, aussi…
– Bon, maintenant que j’ai acheté le super amincisseur L’Oréal avec la roulette, là, je me mets au régime. Parce que j’ai pas payé 15 euros ce foutu truc pour me gaver de chocolat et autres cochonneries. Même quand Vicky qu’est des fois une connasse (mais non, je rigole, pas taper !) arrête pas de me parler chocolat dans ses mails. La garce !
– J’ai les cheveux oranges
– Si je décroche un boulot dans les prochains jours, je m’achète la sublime robe rouge vue chez Mango à 54.90. Et si je gagne au loto, je rachète toutes les robes des filles à la vanille. Ah, on m’objecte en fond de salle que je joue jamais au loto. Fuckin’ world !
– Avec Wanadoo, c’est top, je dois renvoyer trois fois un mail pour qu’il passe et quand il passe pas, je le sais deux jours plus tard, quand le mail me revient. Messagerie de merde !
– J’ai les cheveux oranges
– Monoprix doit arrêter de vendre ses pana cotta parce que j’ai dit que j’étais au régime.
– Moi, je vais voter avec une machine électronique m’informe ma mairie (en m’envoyant ma carte d’électrice). Ok mais ça me plait pas trop : y a plus d’isoloirs et tout le monde va voir pour qui je vais voter. Je ne cache pas mes opinions et tout le monde ici sait pour qui je vais voter mais bon, j’ai pas envie que tout le quartier le sache. Je ne veux pas être « la fille de gauche qui a le chat qui fait le peep show ». « La fille qui a le chat qui fait le peep show », ça me suffit.
– J’ai ressorti ma veste d’été, celle où y a mon badge « 100 £ per hour » et une rose orange symbolisant un pays de l’est. Une rose assortie à mes cheveux.
– Je vous ai dit que j’avais les cheveux oranges ?
En ce moment, sur M6, passe la grande émission de télécrochet, Nouvelle Star. Moi, je préfère à la Star Ac car ça ne passe qu’une fois par semaine et pas tous les jours donc j’ai moins l’impression qu’on nous beurre la raie avec ça. Bon et puis y a Marianne James et je la trouve cool, moi. Depuis 15 jours, France 4 a osé mettre Toutaz le samedi au lieu du mercredi soir (avec la génialissime Zazon) donc je regarde la Nouvelle Star. J’avoue que les autres années, je regardais l’audition de Toulouse et de Paris, des fois que je connaîtrais des candidats mais sinon, j’arrive pas à me passionner pour ce programme. Pourtant, tous les ingrédients sont là pour en faire un succès télévisuel.
La Nouvelle Star, c’est : des auditions avec plein de candidats nuls, un jury impitoyable ou pas, un prime time présenté par Castaldi ou Efira (la blonde insipide qui remplace tout le monde), des éliminations haletantes… Comme la Star Ac mais en mieux car on se rend moins compte que les candidats sont débiles, vu qu’on les filme pas 24h/24.
Parlons d’abord des candidats. Ils sont plein à se présenter dans les castings, y en a qui font 8 heures de queue juste pour faire les cons devant la télé, espérant passer dans les « inoubliables » (si, si, on les oublie très bien). Moi, en sale garce que je suis, j’avoue que mes préférés, ce sont ceux qui sont persuadés d’être très fort mais qui chantent vraiment très faux. On les imagine chanter lors des repas familiaux, poussés par leur maman « tu trouves pas qu’elle chante aussi bien que Lara Fabian ? ». Sauf que l’avis de la famille, vaut mieux pas l’écouter, c’est pas le meilleur. Donc on les voit chanter devant le jury et se
prendre un « non mais c’est pas bon » et les voilà qui se débattent, râlent, dénigrent devant la caméra cette émission alors que 2 mn plus tôt, ils rêvaient d’en être la star. Bon, parmi tous ces candidats, on en a aussi des bons. Certains sont mis en avant dès le départ avec même un petit reportage sur leur vie genre Raphaëlle qui a une sœur handicapée, Cédric, ancien SDF, Yohan, jeune papa chômeur qui joue au rugby le dimanche ou je sais plus qui.
Car ce qui fait la force de la téléréalité quelle qu’elle soit, c’est la mise en scène des drames de la vie. Il faut toujours qu’on nous sorte l’enfant de la DDASS, le SDF ou assimilé, l’ancien obèse, le timide brimé par ses camarades et qui explose devant les caméras (genre le gagnant de l’année dernière de la Nouvelle Star ou le black obèse de la Star Ac qui ressemble à Turk de Scrubs en moche)… Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de leur vie, sans déconner ? L’élimination de Cédric-l’ancien-SDF est-elle plus dramatique que celle de Julie, une gamine tellement sans histoire que jamais elle n’a été filmée, si ce n’est 3 secondes et demi après son élimination, quand elle pleure ? Je trouve que ça fausse tout parce qu’après tout, le jury ne sait pas tout ça, ils ne jugent que les qualités artistiques (même si on n’est pas toujours d’accord avec eux) et le reste, on s’en branle. Non mais sans déconner, est-ce que j’arrive à mes entretiens, moi, en leur expliquant que ma mamie est à l’hôpital, que mon talon est pété et que je suis toujours sans nouvelles du dernier mec qui a pénétré mon intimité ?
Autre élément INDISPENSABLE de cette émission, c’est le jury. C’est la quatrième année que ces quatre là officient, je crois. Voyons un peu leur bilan. 1ère année, Jonathan Cerrada. Bon, alors on se souviendra de lui (ou pas) pour son passage à l’Eurovision où il a fini dans les derniers mais comme d’habitude et pour avoir fait un bisou à la sœur de Pénélope Cruz dans Un, dos, tres. Deuxième année, Steve Estatoff aka le rockeur aux cheveux gras. Moi, j’en entends plus parler et vous ? C’est la même année où y avait Amel Bent donc bon, ça sauve un peu. L’an dernier, Christophe
la Tortue qui vient de sortir un CD donc difficile de juger. Il avait sorti une version de Sunny, chanson chiante déjà à la base. Après, on a la Black, Miss Dominique, nominée aux victoires de la musique en révélation mais j’ai jamais entendu donc j’ai pas d’avis. Mouais, mouais. Mais parlons du jury ! Nous avons :
– Manu Katché, c’est le méchant. Lui, il est batteur à la base et il dit tout le temps « au niveau de la rythmique, c’est bon, je dis oui » ou « non mais la rythmique est pas bonne et moi, en tant que batteur, ça me plaît pas donc je dis non ». Assez avare en paroles, c’est un peu le Yannick Noah du lot, avec son look hippie. Il a toujours l’air de se faire chier.
– Dove Attia, le lunatique. Soit il aime tout le monde, soit il aime personne, selon son humeur. En fait, moi, il me fait rire parce qu’il dit pas oui mais « hui » donc j’écoute et dès qu’il dit « hui », je rigole. Je sais, je suis pitoyable.
– Marianne James, la passionnée. Celle qui pleure quand elle est émue et qui parle avec ses mains et ses cheveux. Moi, je l’aimais bien avant, dès qu’elle passait dans la Grosse Emission sur Comédie, c’était que du bonheur. Suis un peu déçue qu’elle se compromette là-dedans, j’aime bien son côté duchesse.
– André Manoukian, mon chouchou. Parce que ce mec, il vit sur sa planète, il est capable de délires verbaux qui ne sortent de nulle part du style : « la musique, c’est comme le sexe, faut arriver à amener le partenaire jusqu’à l’orgasme et des fois, c’est bien parti mais ça flanche sur la fin mais toi, tu tiens le rythme et tu nous amènes jusqu’au bout ». Moi, je le kiffe parce que j’aimerais trop avoir mon langage à moi qui veut rien dire comme ça mais que tout le monde adoooooooore, à tel point qu’il a sa propre émission sur Paris Première, maintenant. Bon, peut-être que le fait que Paris Première ait été rachetée par M6 aide mais voilà.
Bref, la Nouvelle Star, c’est quoi ? Des gosses paumés qui veulent devenir célèbres et viennent pousser la chansonnette, un jury impitoyable qui lui rappelle que la chanson, ça s’apprend, des larmes, des larmes, des larmes, une présentatrice qui sert à rien, des appels surtaxés pour voter. Mais moi, je continue à dire que c’est mieux que la Star Ac.
Ohlala, le vilain titre racoleur mais honte à moi ! En fait, je poursuis ici ma série « Nina mate les gens, l’air de rien ». Aujourd’hui, je fais pas la voyeuse sur le net mais dans la vraie vie. Oui parce que j’ai pas l’air mais des fois, je sors de chez moi. Il y a quelques temps, sur ce blog, je ne sais plus qui avait parlé en commentaire des célibataires qui matent les couples. Bon du coup, au lieu de me planquer derrière mon livre, j’ai observé.
Samedi, début décembre, journée de dingue : réunion à Bastille à 10h, déjeuner à Montparnasse à 13h et interview à 15h Place d’Italie. Donc, comme je n’ai d’autres moyens de transports que la RATP, j’ai bien rentabilisé ma carte orange ! En cheminant, je commence à regarder distraitement les gens et là, je tombe sur un tableau touchant. Sur une banquette : un couple. Ils ne se roulent pas des galoches indécentes, ils sont juste assis l’un à côté de l’autre, le garçon a la tête posée sur l’épaule de la fille qui repose sa propre tête sur celle de son compagnon (vous avez compris). Ils ferment les yeux. On sent qu’ils sont heureux, tout simplement, seuls dans leur bulle. C’est tellement beau que y a même pas de quoi être jalouse. Dans un trajet suivant, j’en vois deux qui discutent gentiment, se tripotant les doigts sur la barre centrale (quel duo de cochons !).
J’aime observer ces couples, qu’ils soient déjà ensemble ou en phase d’approche, comme mon amie pas douée. Des couples, y en a partout (mais des célibataires aussi, faut pas complexer !) et y a vraiment de tout. En général, plus les couples sont exhibitionnistes (genre on prend un cours de roulage de pelle en direct option tripotage lingual des amygdales), plus j’ai des doutes sur leurs sentiments profonds. C’est comme les gens qui à force de vous hurler que tout va bien, on finit par les soupçonner de dépression (enfin, moi, je fais ça en tout cas). Donc les couples qui ont tendance à se grimper dessus en public sont :
– soit au tout début
– soit il n’y a que le cul entre eux et meublent le fait qu’ils n’ont rien à dire par des pirouettes linguistiques
– soit ils sont en fin mais n’osent pas l’avouer et veulent surtout pas que ça se sache.
A moins qu’ils ne se vengent des mois de frustration à subir les couples en roulage de pelles dans le métro et en font autant à leur tour. J’avoue dans ma grande honte avoir embrassé Alex à perdre haleine dans le métro à l’époque (mais je roule pas de pelles en public, moi). Mais c’est hallucinant comme chaque couple peut offrir une situation différente.
Le mieux, c’est quand on sent la situation tendue (oui, je suis garce, là). Genre les couples adultérins en pleine crise. Une fois, comme ça, j’étais debout, à côté d’un couple quinqua voire sexagénaire assis sur les strapontins à côté de moi. Alors que je lisais, une phrase accroche mon oreille (la coquine) : « oui mais à notre âge, il faut vivre sans se poser de questions » (en gros). Hou que ça sent le couple adultérin, ça, monsieur cèdera-t-il ? Bon, ils sont descendus avant moi alors j’ai pas su. Mais je me souviens d’une fois où, avec
Gauthier, on était allés au Flore (ohé, ça va, c’était en 2000, nous étions officiellement touristes) et les deux couples à côté de nous nous offraient un festival : un se séparait, l’autre (quinqua aussi) était clairement adultérin et ils commençaient à se grimper dessus, sympaaaaaaaaaaa. J’aime bien les couples qui s’engueulent de façon mesurée genre on est en public donc on évite les éclats mais les réponses sèches fusent telles des missiles. C’est pas tant le côté dispute qui me plaît mais cette sensation de pénétrer l’intimité du couple, d’être un peu la mouche dans le salon.
Moi, ce que j’aime le plus, ce sont les couples sereins comme les deux qui se dormaient dessus, j’aurais eu mon appareil (commandé sur ebay, ça y est, j’ai franchi le pas), je les aurais pris en photo. Parce qu’ils étaient aussi beaux que les amoureux de Doisneau (qui étaient de vrais amoureux mais prenaient effectivement la pause). C’est beau l’amour comme c’est simple, comme ça. On imagine le couple installé qui a tout de même passé une nuit torride… Splendide ! Et puis ils n’ont pas besoin de prouver leur amour à qui que ce soit, à marquer leur territoire de façon ostensible. De toute façon, dans cette rame, ce matin-là, ils n’étaient que deux.
Des fois, j’allume ma télé et je tombe sur des émissions de type talk show où on vient en aide aux gens. En fait, je n’en vois que sur TF1 mais j’avoue que je n’aime pas vraiment ce genre d’émissions donc je dois en rater pas mal. Mais bon, c’est pas grave, on va faire avec ceux que je connais, à savoir Sans aucun doute (ou les péchés capitaux, il me semble que c’est pareil) et Y a que la vérité qui compte. Parce que des fois, la télé, c’est que du bonheur, comme dirait Arthur, Benjamin Castaldi ou Nikos.
Bon, je regarde rarement et en fait, j’ai découvert lundi que ça reprenait, y avait Grey’s anatomy, avant, c’était mieux. Et puis, en plus, ils ont viré la fille qui faisait l’hôtesse mais ils font toujours les reportages avec une nana qui se la joue Pascale Clark avec de la poésie écrite par un gamin de CE2 : « ils sont tous deux et deux, ça rime avec amoureux. Tout va bien sous le soleil de Nice où dore leur bonheur. ». Enfin, voilà. Des fois, je me demande qui peut passer dans ce genre d’émissions. Parce que, perso, on me convie là, j’y vais pas : si on a quelque chose à me le dire, c’est pas la peine de le faire devant des milliers ou millions de spectateurs. Surtout que si vous ouvrez pas le rideau, vous passez pour la méchante garce sans cœur. Mais peut-on reprocher à une nana de pas vouloir sortir avec son marchand de journaux à qui il manque une dent et qui a les cheveux naturellement huilés ? Mais bon, outre les déclarations d’amour foireuses, il y a la partie « retrouvailles ». Imaginons que je décide de retrouver mon démon tentateur parce que, tiens, je rêve ma vie et que je connais son nom et prénom, contrairement au mec au briquet. Bon, il faudrait déjà que je fasse la démarche, que le monsieur vienne et encore, une fois sur place, faudrait pas que je me prenne un merveilleux : « non mais j’ai une copine, je peux pas sortir avec toi ! ». Enfin bon, je le ferai jamais mais potentiellement, la télé pourrait me rendre heureuse, pour peu que j’ai pas peur de me prendre un râteau devant des milliers ou millions de téléspectateurs.
Mais le summum de la télé justicière, c’est quand même Sans aucun doute avec notre ami Julien Courbet, défenseur des petites gens. En fait, j’avais un peu oublié cette émission, suis retombée dessus vendredi dernier. Ah oui, la justice expéditive de TF1, c’est encore mieux que Cas de divorce ! C’est quand même fou qu’une émission de télé passe avant la justice parce que dans les faits, c’est ça. Prenons un cas au hasard : moi. Bon, si jamais je décidais d’assigner mon proprio qui m’a pas remboursé un centime sur mes chiottes (et en plus, mon père a payé les 80 euros que je refusais de payer) ou l’asso qui m’a pas encore payée mes 600 euros (mais je leur ai envoyé un mail incendiaire vendredi et comme de par hasard, Simon m’a rappelé mais comme j’étais avec Guillaume 1er, j’ai pas décroché), non seulement ça me coûterait du temps mais aussi de l’argent. Et oui, il faut bien payer les avocats, c’est normal, ils ne vivent pas
de l’air du temps. Mais bon, grâce à Julien Courbet, je squizze tout ça ! Je vais voir M. Courbet, je pleure un peu sur le plateau, des avocats sur place se mobilisent pour moi et hop, tous mes soucis sont réglés !
Par exemple, quand je regardais, deux bonnes femmes avaient des soucis avec leurs locataires qui payaient pas le loyer. Ennuyeux en effet. Bon, l’équipe tente une conciliation téléphonique, c’est le grand moment de l’émission en fait. Courbet, il est fort, il a réussi à donner une image à du son (le téléphone) et à mettre en scène l’appel en lui-même. Pour ceux qui n’ont jamais vu, je vous décris un peu. Courbet dit : « Nous allons appeler ces personnes pour tenter de parvenir à une conciliation. Régie, composez le numéro ! ». Là, il tend le doigt vers la caméra et ça lance un petit jingle à base de son de touches (il est atroce ce jingle), on voit des gens en régie avec des micro-casques sur la tête. Bon, ça sonne « biiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiip ! Allo ? » Alors, au début, ce sont les gens qui viennent se plaindre qui parlent genre « non, non, on n’est pas à la télé » et si ça
s’envenime, ce qui arrive souvent, Julien Courbet intervient. Et là, c’est grandiose, on assiste d’abord à une volée d’insulte « Non mais qu’est-ce que tu m’veux connard ? C’est pas toi qui fait la loi ! Va te faire fout’ ! Tut-tut-tut ». Oui parce que la personne raccroche en général mais elle s’est tellement énervée qu’on a bien entendu les postillons s’écraser violemment contre le combiné. C’est concept : c’est l’émission de télé qui active l’imagination, on les voit les postillons, on sent le décor autour, on imagine le beauf de base, le même qui
a témoigné dans Droit de savoir la semaine dernière pour dénoncer le prix prohibitif des loyers (comme je parle bien quand je m’y mets, vous sentez la journaliste, là ?). Bon, après ce premier échec, on se démonte pas, on envoie les journalistes sur place. Une voix off nous explique tout, on filme même les gens sur le plateau qui attendent une réponse. En gros, c’est pas du direct et on s’en vante ! De l’autre côté, Julien, il est gentil mais il allait pas me faire croire qu’à 1h du matin, il arrive à avoir la CAF et une agence immobilière au téléphone !
Bon, on filme les journalistes qui se font refouler par les locataires toujours très courtois et on revient en plateau. Les avocats expliquent que là, avec la trêve hivernale qui s’en vient, on ne peut plus faire expulser les locataires car le temps d’instruire le dossier, il sera trop tard. Oui parce qu’à TF1, ils passent par-dessus de la justice au max mais arrive un moment où il faut quand même s’adresser aux instances compétentes (ouf !). Ceci étant, en un coup de fil, ils ont réussi à demander à la CAF de verser les allocs logement aux propriétaires et non plus aux locataires. Bordel, moi, ça fait trois mois que j’attends qu’ils me versent mon ALS (surtout que je suis chômeuse maintenant).
En fait, tout ça me gonfle. Bon, encore, Y a que la vérité qui compte, si ça amuse les gens de se prendre une honte en public, je m’en fous. Et les petits textes poétiques de CE 2 sont marrants. Mais les trucs genre sans aucun doute qui passent par-dessus la loi pour régler des problèmes, je suis moins d’accord. Bon, c’est bien pour les gens qui en bénéficient, surtout qu’en général, ce ne sont pas des gens très dégourdis, qui découvrent un peu les rouages d’une justice implacable (ooooooh !) mais ce qui n’est pas forcément juste, c’est que l’émission
prend FORCEMENT le parti de celui qui est sur le plateau. Comme si la volonté de passer devant une caméra donnait forcément une légitimité. Parce que mine de rien, il me semble que ces procès télévisuels sont basés sur la bonne foi de celui qui passe à la télé, il n’y a aucune preuve juridique. A ce compte-là, c’est facile de foutre la pression sur des gens dont le seul tort a été de saisir la justice plutôt que la télé.
La semaine dernière, je lisais Le mur des lamentations d’Abiker qui caricature le besoin que l’on a de se faire plaindre. Bon, je vous raconte pas le livre, lis-le, lecteur. Oui, il faut lire, ça détend, ça fait du bien et ça occupe dans le métro. Et dans le train, aussi. Et dans l’avion mais moi, je le prends pas, j’ai trop peur. Mais c’est pas du tout de ça dont je voulais parler ! Mais qu’est-ce que j’adore les digressions, quasiment autant que les métaphores pourries !
Donc je voulais vous parler de cette manie complètement humaine qu’on a de se plaindre. C’est totalement universel. Par exemple, je prends ma famille : mes grands-mères râlent, mes parents râlent, ma sœur râle et moi aussi. Et ce n’est pas spécifique à ma famille. Va dans la rue et tend l’oreille, lecteur, tu n’entendras que des doléances, encore et toujours. « Je paie trop d’impôts pour financer ces feignasses de chômeurs », « y a plus de saisons ma pauv’ dame ! », « dans la rue, y a plus que des voyous », « j’ai un cancer », « je viens de redoubler mon année », « mon prof m’a saqué », « tous des connards »… Bon, vous voyez le topo. Selon les âges et les personnes, les plaintes ne sont pas les mêmes. Par exemple, moi, je peux me plaindre de pas avoir été payée pour mon stage ou que le journalisme est un boulot galère mal considéré, mal payé mais je peux pas me plaindre de me lever trop tôt le matin (pour le moment, je bosse de chez moi donc bon), de perdre une heure dans les transports (pour la même raison) et je peux même pas sortir « tous des connards » puisqu’aucun mec ne me fait chier en ce moment. Et je ne m’en plains pas, c’est reposant de sortir de la guerre des sexes et de regarder ça d’un œil neutre. Surtout que, du coup, je finis par croire que je pourrai me trouver une moitié qui ne m’énervera même pas. Même s’il paraît que les Français sont particulièrement râleurs, c’est une manie mondiale ! Tout le monde a un truc qui cloche toujours, c’est comme ça.
Pourquoi on se plaint ? Pour se faire plaindre, ça paraît logique, mais pas que. Il est vrai qu’il y a des moments où on tombe tous dans le syndrome de la « victime égocentrique » à base de « mon problème est super grave et tu dois compatir ! ». Bon, ça ne me gêne pas de compatir, surtout quand moi, ça va. Alors, j’écoute, je compatis, j’hoche la tête, j’essaie de distraire mais la distraction est à manier avec précaution. Si vous sortez une blagounette pendant que Charlotte se plaint que son Etienne l’a quitté pour Jennifer qui a un prénom de pouffe et des cuisses tellement
énormes que l’une d’entre elles suffirait à éradiquer la famine en Afrique, ça peut vous retomber dessus. Oui, on peut être particulièrement garce avec la rivale, la sale biiiiiiiiiiiip qui a osé nous piquer notre mec. Donc imaginons, Charlotte se plaint qu’Etienne est parti avec cette pétasse et vous, inspirée, vous sortez : « avec de la chance, il se retrouvera étouffé entre ses deux grosses cuisses, ça lui servira de leçon, mouahahahah ! ». Oui, des fois, j’ai un humour vraiment pourri. Mais bon, voilà, j’ai commis l’impair : au lieu de pleurer avec Charlotte, j’ai OSE essayer de dédramatiser la situation, de nier la gravité de la situation ! Parce qu’à force de comprendre la victime et lui prêter une oreille attentive, c’est nous qui devenons sa victime. Charlotte vient de se faire plaquer, elle m’appelle, logique. « Bouhouhou, je suis malheureuse ! ». Ok, j’arrive. Bon, évidemment, en deux heures, c’est pas réglé, il faut le temps. Seulement au bout d’un moment, c’est un peu fatigant de repasser en boucle le CD « Etienne est un gros con » sans avoir le droit d’aborder un nouveau sujet. Mais au bout d’un moment, on en a un peu fait le tour (même en abordant « Jennifer est une pouffe obèse même pas belle ») et ça sert plus à rien de ruminer. Donc on essaie de changer de sujet mais ça passe pas. On passe pour une traître, une indifférente. Mais non,
justement, j’essaie de te faire comprendre que c’est pas en ressassant toujours la même chose que l’on s’en sort ! Je me souviens d’une époque où la pauvre Anne s’était retrouvée à consoler une nana qui avait littéralement pété un plomb après que son mec ait rompu, allant jusqu’à téléphoner à la mère du jeune homme… Après 6 mois de relation ! « Je l’aime, je le déteste, je l’aime, je le déteste… ». Au bout d’un moment, la pauvre Anne n’en pouvait plus. Un soir, on se fait une soirée sex and the city à trois… Bon, ben la fille a comparé tous les personnages masculins à son ex, c’était assez lourd. Et puis, surtout, n’osez pas vous plaindre sinon s’engage une compétition débile.
« Etienne est un enfoiré, il m’a plaqué pour Jennifer !
– Oui bah tu sais, il m’est arrivé la même chose mais moi, ça faisait deux ans que j’étais avec lui…
– Oui mais moi, il m’a piqué des CD !
– Moi, j’ai dû partir de notre appart commun et dormir pendant deux mois chez une copine.
– Oui… Ben, moi, il a violé mon chat !
– … »
Autre cas courant : celui qui se plaint pour quémander des compliments. Quand j’étais au collège, une fille m’avait dit une fois : « Non mais tu vois, Anaïs, elle se plaint pour qu’on lui fasse des compliments. Elle dit qu’elle est grosse pour qu’on lui dise qu’elle est mince et tout ça. ». En observant les faits, j’ai constaté que c’était vrai. Mais c’est risqué parce que si elle continue, elle va finir par se prendre un : « ouais, c’est vrai, t’es grosse, tu fais au moins du 48, non ? ». De façon toute personnelle, quand je me plains, c’est avant tout pour vider mon sac. Et là, quand ça explose, c’est parti : « Putain, fais chier, j’en ai marre ! Je trouve pas de boulot, j’ai plus de tunes, j’ai des factures qui pleuvent, cette putain de CAF qui me verse plus rien alors qu’ils doivent me donner plein de sous, mon asso qui a oublié de me payer, j’ai pas de mecs, mon chat n’arrête pas de vomir sur la moquette, ma mère a un lupus, ma sœur est dépressive, j’ai même
pas demandé à naître ! ». Enfin, voilà, je dis tout en même temps, ce qui me vaut en général la réponse : « heu… Je sais pas quoi te dire ! ». Ben, y a rien à répondre, juste que ça me fait du bien de balancer tout ça, ça soulage, c’est un peu comme mettre la poubelle au vide ordures. Mais bon, en général, quand j’ai des petits soucis, rien ne vaut l’autodérision. Oui, j’ai la lose, alors rions-en ! Faisons des BD mal dessinées sur ma machine à laver qui déconne et mon chat qui vomit (je crois qu’elle me fait de la boulimie, en fait). Au lieu de passer pour la chieuse jamais
contente de service, je passe pour la rigolote ! Parce que se plaindre sans saouler son auditoire, c’est tout un art. Si on tombe dans le larmoyant et le pathétique, les gens vont vite se lasser. Parce que quelqu’un qui ne va que mal, à la fin, on lui demande même plus si ça va car on sait que l’on va lancer la valse des litanies.
Alors faisons comme David : plaignons-nous mais avec panache et humour !
Cet été, j’ai lu un petit roman délicieux écrit par l’hilarant François Reynaerts que je porte aux nues. Ce livre, « Nos amis les hétéros », met en scène un journaliste, Basile, pédé de son état, qui rencontre l’Amour avec un grand A. Bon, je vais pas vous raconter le roman, zavez qu’à le lire, il est très drôle en plus et pas mal subtil. Dans ce roman, cependant, Basilou (oui, j’aime les surnoms en ou) observe les couples hétéros qui évoluent autour de lui et se désespère de cet antagonisme perpétuel qu’on essaie de créer et de recréer entre les hommes et les femmes. Et en lisant, je me désespère avec lui.
Prenons le cas d’un couple hétéro. Physiologiquement, les deux individus sont différents : elle a des seins et un vagin, il a un pénis et des testicules… Bon, bref, hommes et femmes, c’est pas pareil, ça se voit au premier coup d’œil. Mais bon, je vais pas te faire un dessin, je sais que tu es intelligent, lecteur, tu aurais pu trouver ça tout seul. Mais caractériellement parlant, c’est pas forcément non plus la même chose. On nous dresse une liste des caractéristiques typiquement masculines et féminines, la science nous explique même qu’on n’utilise pas le cerveau de la même façon. J’en ai déjà parlé, je vais pas reprendre la théorie. Seulement, aujourd’hui, je n’ai plus la sensation que les rôles soient bien arrêtés dans les couples : les hommes cuisinent, les femmes bricolent et vice et versa. Bref, aujourd’hui, l’attribution des tâches dans le couple ne se fait plus forcément par rapport au sexe mais par rapport aux appétences de chacun. Après tout, si la femme adore passer la tondeuse et trafiquer le moteur de la voiture alors que monsieur est un dieu de la blanquette de veau, autant que chacun s’exprime là où il est doué. Y a bien qu’Eric Zemmour pour s’en alarmer. D’ailleurs, faudra un jour que je lise son bouquin, histoire de m’énerver un peu !
En plus, aujourd’hui, un couple ce n’est plus forcément un homme et une femme et je parle pas de triolisme ! Et quand je parle à Gauthier de ses hommes, il a les mêmes problèmes que moi avec les miens (enfin, à peu près), il ne les comprend pas mieux que moi. Et si on comprenait enfin que les problèmes de couple ne viennent pas d’une question de genre mais une question de deux caractères qui cohabitent avec les soucis que ça peut parfois engendrer ? Des fois, après une déception amoureuse, je dis « bouhouhou, je vais me faire lesbienne ! Quoi que non, je tomberais sur une garce ». Parce que le problème, ce n’est pas l’Homme mais l’individu qui partage ma vie. On peut pas s’accorder avec tous les caractères, c’est comme ça mais si je sortais avec une fille qui a un caractère totalement contraire au mien, ça ne marcherait pas mieux.
Et pourtant, et pourtant… L’autre soir, je me baladais sur le net et je suis tombée sur les blogs des nanas de Ladys’ night, l’émission pseudo Sex and the city de Paris-Première.
L’une d’elle a d’ailleurs avoué que tout était bidonné et qu’elles jouaient des rôles et franchement, ça m’étonne pas, ça sonnait super faux. Bon, c’est pas le sujet. L’une d’elle, Marie-Laurence, celle qui avait une voix super pénible, va sortir un livre sur les hommes. Bon, déjà, une nana qui explique par A+B sur son blog que la sodomie, une fille ne l’accepte que pour faire plaisir à son homme car elle n’en retire aucun plaisir et que ça lui fait mal, j’ai un peu peur… Bon, donc, cette demoiselle a rédigé un ouvrage « tout savoir sur le femmes » et prépare la version masculine avec des questions aussi existentielles que, je cite (oui, je caricature même pas !) : « Pourquoi sifflent-ils? » ou encore « Pourquoi ne déboutonnent-ils par leur chemise avant de l’enlever? ». Oh putain, des questions vraiment essentielles ! Je suis sûre que si je sais pourquoi un mec déboutonne pas sa chemise, je pourrai vivre avec un individu de sexe masculin sans problème.
Et notre amie Marie-Laurence n’est pas la seule. Déjà, ado, dans les ok podium et autre Jeunes et jolies, on nous expliquait les garçons. Pourquoi il font ça et pas ça et pourquoi
ils disent ça et pas ça. Des fois, je lisais et je me disais « merde, je suis un vrai mec ! ». Parce que moi aussi, des fois, je m’endors après une brouette, parce que moi aussi, des fois, j’ai des « je t’aime » qui ne veulent rien dire qui peuvent m’échapper pendant l’acte, parce que moi aussi, des fois, je siffle (mal), que je marche les mains dans les poches et que même, il m’arrive de pas déboutonner ma chemise et que je l’enlève par la tête.
Alors pourquoi on veut toujours dresser les hommes comme les femmes, nous expliquer qu’on est pas faits pour s’entendre mais qu’il faut faire des concessions pour mieux nous
entendre. Parce que comme dirait Sophie Marceau dans L’Etudiante « tous les hommes sont menteurs, toutes les femmes jalouses… » et je sais plus quoi. Oui, j’ai des références culturelles qui tuent. Mais à force de toujours dresser les hommes contre les femmes, ne risque-t-on pas d’inventer des incompréhensions et conflits qui n’existent pas. Ne pourrait-on pas admettre que les hommes et les femmes ne sont pas radicalement différents ? Et qu’on arrête un peu de lister nos différences pour essayer de nous aider à vivre ensemble. Des hommes et des femmes vivent ensemble depuis des siècles et des siècles, pourquoi les pseudos-psys de librairie viennent tout compliquer avec leurs théories fumeuses ? Je vous le demande !
En ce moment, j’aime ma vie, y a pas à dire. Est-ce le fait de reprendre le rameur ? Est-ce parce qu’il refait beau ? Est-ce le fait que des hommes fascinants s’intéressent à moi ? Enfin bref, en ce moment, je suis bien dans mes baskets. Et niveau boulot, ça va bien. Bon, je suis totally débordée mais y a vraiment des jours où on rigole bien.
Jeudi soir, réunion hebdomadaire. « Bon alors, on se retrouve à 19h30 pour avoir fini vers 22h ». Résultat, je suis rentrée en taxi car j’avais raté le dernier métro.Mais nous n’avons pas passé tout ce temps à taffer, nan, nan, nan. En fait, la réunion en elle-même s’est terminée vers 22h30, 23h puis nous nous sommes collégialement dirigés vers la pizzeria en bas avec un serveur trop mignon, miam miam ! Je l’aurais bien mangé à la place de ma pizza. Bref, on mange, on discute, y a une petite jeunette de 21 ans (la garce, elle m’a piqué ma place de benjamine !) qui était fan de tout le monde, même de moi. Il faut savoir qu’au boulot, je suis radicalement différente, c’est à dire que je suis discrète et sérieuse. Normal, je suis pas là pour faire la fête. Me souviens, quand je faisais un stage dans un canard local, chez mes parents, un journaliste m’avait dit : « mais faut pas être réservée comme ça ! », ce qui a fait rire mes amis. Réservée, moi ? Ben si tel était le cas, je pourrais changer de suite de métier. Mais bon, passons. Donc en réunion, je suis la calme qui rigole aux blagues d’Isa, qui sort une connerie de temps en temps mais grosso modo, moi, je suis pas payée pour amuser la galerie. Et comme je suis la seule à être payée, justement, je fais la sérieuse.
Mais bon, jeudi, c’était pas pareil. On va au resto et le vin aidant, on commence à parler cul. Bon avant, on a expliqué à un nouveau de l’asso la différence entre plaques à induction et vitro-céramique et pourquoi un wok et une sauteuse, c’était pas pareil. Mais après, on en arrive au débat que tout le monde aime, celui où (presque) tout le monde a quelque chose à dire : le sexe. En fait, c’est Simon, le Président de l’asso qu’a commencé. Simon, je le vois les ¾ du temps en costard, il travaille dans une grande institution (je dirai pas laquelle), il est prof à HEC, à Sciences Po, je crois, aussi, il prépare toujours un DEA de quelque chose, bref, la tête. D’ailleurs, la petite de 21 ans, Latifah, l’avait eu en cours au lycée pour une sorte de prépa Science Po. Donc Simon, qui n’a pas toujours l’air très drôle, quoi, commence à dire : « Moi, j’adore quand ma nana invite ses copines à dîner, je me fais discret, pour qu’elles m’oublient un peu et là, elles commencent à parler cul, c’est génial ! ». Flora renchérit sur le sujet : « Ouais mais nous, on parle pas de cul pareil. Les mecs, vous faites les fanfarons, nous, on partage ». Et c’est carrément vrai. Perso, je me vanterai jamais de mes prouesses sexuelles (sauf avec Gauthier), en général, je parle plus des sensations. En gros, je dirai pas : « on l’a fait 5 fois cette nuit » mais plutôt « putain, ce mec est un Dieu au lit, j’ai jamais autant joui de ma vie ». Et on se conseille, on échange… Le but n’est pas à celle qui en aura fait le plus mais de dire ce qu’on aime ou pas, éventuellement pour inspirer les copines. Evidemment, y a des exceptions mais c’est comme tout. Après Flora a expliqué qu’on ne disait jamais du mal de nos exs, sauf s’ils nous avaient fait un coup de pute. Et c’est vrai, du moins sur le plan sexuel. Je pense avoir rarement été méchante en parlant d’un de mes ex amants, sauf peut-être avec Benoît mais c’était vraiment un sale enfoiré (et le plus petit zizi que j’ai croisé en plus et c’est vrai mais je pense pas qu’il y ait un rapport de cause à effet). Et c’est là que j’ai appris que la demoiselle était sortie dix mois avec un « people » (un journaliste qui a travaillé à Nulle Part Ailleurs et qui est maintenant chez Ruquier mais je ne dirai point son nom pour pas être accusée de calomnie)et elle lui a taillé un short assez impressionnant au petit. Mais comme y avait des hommes avec nous, je n’ai point su certains détails croustillants que j’aurais répété à Gauthier qui savait même pas qui était ce people (pfffffffff !). D’ailleurs, Flora, faudra que je la présente à Gauthier parce qu’elle est géniale cette fille. Elle a l’air toute calme comme ça mais elle sort de ces trucs ! Puis elle est super belle, en plus. Je serais lesbienne, je serais amoureuse d’elle (mais bon, je le suis pas et elle non plus et en plus, elle a un mec donc débranche de suite la machine à fantasme, lecteur à tendance mâle hétéro ou femelle lesbienne).
De là, Simon nous raconte des anecdotes. Comme le fait qu’à 15 ans, il roulait des pelles aux copines de son frère qui avaient 18 ans ou comment il s’était retrouvé quasi à poil en bas d’un immeuble à 2h du mat car le papa de sa nana venait de rentrer. Ou encore, la meilleure, quand il passe à 1h du mat’ chez une nana pour la sauter et qu’il tombe nez à nez avec le mec de cette dernière (il était au courant pour le mec mais la réciproque n’était pas vraie). Ni un ni deux, il a sorti des feuilles de son sac et les a donné à la nana : « Tiens, tes cours d’allemand » avant de se barrer. Il a jamais su si ça avait marché ou pas son stratagème car il a pas revu la nana. Et là, j’ai vraiment envié Latifah. Je rêverais qu’un de mes anciens profs me raconte ça, ce serait excellent ! Bien qu’il y en a un qui m’a raconté qu’il devait arracher le string d’une strip-teaseuse avec les dents, une fois… Il aimait beaucoup ses petites étudiantes, ce prof, ceci explique cela.
Bref, cette petite soirée a permis de découvrir un peu plus de la personnalité de chacun et c’était vraiment bien. Mais il m’est arrivé autre chose, depuis, c’était dimanche. J’étais donc allée à la conférence de M. Jack Lang au cirque d’hiver de Paris (c’est super joli comme endroit mais il faisait un peu 40 degrés, pas cool) avec une collègue, Véronique, journaliste professionnelle. Bon, la conférence se passe, on traîne une heure pour essayer de parler à sa directrice de comm ou je sais pas quoi car elle avait rencontré Simon et Michel à l’université du PS. Bon, je tiens à préciser que Véro était venue car « elle, elle est forte pour attraper les gens » (dixit Simon) et qu’une fois qu’il a fallu attraper des gens pour leur parler, c’est moi qui ai dû tout faire. Bref, avec Véro, on parle avec la nana puis on se casse, on rentre dans la station de métro et là, c’est parti pour un grand moment de n’importe quoi. Bon, il faut dire que j’avais eu la grande idée de mettre une jupe avec des bas qu’on voyait un peu selon le mouvement de la jupe mais quand même ! Un mec chelou nous croise, je trace, il touche Véro derrière, je me retourne mais apparemment, ça doit pas être trop grave puisqu’elle dit rien. On arrive aux portiques, je glisse ma carte et là, je sens deux mains sur mes hanches qui ne sont pas les miennes : le mec, un type d’une cinquantaine d’année tout cuité. Donc je lui gueule de pas me toucher et on se casse. Pas de chance, il nous retrouve sur le quai donc il commence essayer de me toucher les cheveux et je lui aboie de pas me toucher. Il me demande pourquoi, je lui explique très sèchement qu’il n’a pas à me toucher et que je n’ai pas à me justifier. Donc, là, il me dit « tu as peur de l’orgasme, c’est quoi l’orgasme ? » un truc du genre, je réponds même pas, Véro parlemente un peu et il lui demande si elle est jalouse qu’il me préfère à elle (n’importe quoi !). Il nous dit que les Françaises sont méchantes donc Véro lui répond qu’on est effectivement racistes, antisémites et tout ça, comme tous les Français quoi. Après qu’il m’ait à nouveau touchée les cheveux et que je me sois à nouveau énervée, le métro arrive, j’entraîne Véro plus loin dans la station mais il nous suit. On grimpe dans la rame, on s’asseoit au milieu d’un groupe de jeunes. Le mec arrive et demande au jeune en face de moi de se décaler pour se retrouver donc pile sous mon nez, je demande au jeune de pas le faire. On parlemente quelques secondes comme ça et le super collant dit un mot en slave (j’ai pas reconnu la langue exactement… Enfin, je parle aucune langue slave, ça aide pas) et là, le jeune se lève, toise le vieux et le pousse. Pas de chance, il était de la même origine, ses copains s’en mêlent, ça pue la castagne et avec Véro, on se pousse. Dieu merci, on arrivait à République, on s’est barrées en courant : comme y a plein de lignes, une fois hors vue, impossible de nous retrouver. On en a ri, après, je me suis limite demandé si c’était pas une caméra cachée parce que le mec slave qui tombe sur un groupe de la même nationalité, c’est quand même énorme. En tout cas, ils nous en ont débarrassés et franchement, Dieu Merci car on se séparait à République, Véro et moi, et ce mec, je le sentais vraiment pas, j’avais pas envie qu’il me colle jusqu’à chez Gauthier. Vous allez me dire que j’aurais peut-être dû lui foutre une baffe mais avec ce genre de personnes, on sait pas comment elles vont réagir…
Bref depuis que je travaille, c’est fou le nombre de petites anecdotes marrantes que j’ai à raconter ! Plus tard, je vous parlerai de ma conférence Jack Langienne.
On m’a fait remarqué récemment que ce blog taillait des costard aux hommes, tout le temps et c’est dur pour nos amis pénissalement équipés. Alors, messieurs, cet
article vous est dédié, fondons ensemble le collectif toutes tes salopes.
Alors voilà, vous avez pris un mur avec une personne vaginalement équipée, vous avez le nez en sang, vous crachez vos dents et votre cœur ressemble à du steack
haché, vous l’avez donc mauvaise. Là, vous appelez vos potes et vous déclenchez le programme toutes des salopes, c’est-à-dire que tout le monde crie en cœur cette petite litanie.
Exemples :
« Elle m’a quittée
– Toutes des salopes !
– Elle m’a trompée avec Jacques-Hortense
– Toutes des salopes
– Ahahahah, je lui ai pété la rondelle
– Ahahahah, toutes des salopes ! »
Ah non, le dernier exemple ne rentre pas dans notre collectif, pardon. Il est cependant intéressant de remarquer qu’une fille, dès qu’elle n’est pas bien, on remet en cause sa vertu en la traitant de salope alors qu’une fille peut être garce sans coucher avec la terre entière (ni être sodomite). Une fille peut même être garce en étant vierge, j’en eus connu ! D’ailleurs, l’autre jour, je réfléchissais à ce collectif et j’étais emmerdée : moi, j’ai jamais été salope/garce, comment illustrer mon article ? Puis il m’est revenu une anecdote qui remonte à l’époque où j’étais vierge. Ca prouve bien qu’on peut être salope et pucelle. Bon, bref, je vous raconte l’anecdote.
C’était en septembre 96, jour de la rentrée des classes, je rentrais donc en 1ère L dans mon petit lycée privé de Saillie-sur-Ginette, ma ville natale. Je me baladais en ville (mais qu’est-ce que je foutais là, je m’en souviens plus) quand je croise un mec que je connaissais de vue puisqu’il m’avait plusieurs fois fait des compliments sur mes yeux. Oui, tu ne le sais pas lecteur mais j’ai de très beaux yeux, bleus comme le ciel azuré ou un truc du genre, on pourrait s’y noyer dedans… Bon, en fait, je dis ça pour gagner des points dans ton échelle de valeur car je vais prouver dans deux secondes que j’ai pu être garce, aussi. Donc il m’aborde et me demande mon prénom. « Nina. » Merde, j’ai oublié de donner un faux prénom ! Oui parce que je le fais, ça, des fois… Bref, il commence à me baratiner, à me dire que chuis trop belle et si on pouvait aller boire un verre. Mais je peux pas mon cher, j’ai cours dans peu de temps. Du coup, il me demande à quelle heure je finis les cours pour venir m’attendre à la sortie du lycée, je lui donne une heure. Sauf que je suis sortie avant et que je me suis barrée. C’est ce qu’on appelle un lapin, non ?
J’ai refait le coup du lapin l’année suivante à un autre mec. J’étais à la terrasse d’un café avec Johanne la nymphomane quand un mec nous aborde, elle l’invite,
ravie, à s’asseoir à notre table (fais chier, j’aime pas ça). Le mec s’asseoit, on discute, il s’appelle Nino, moi Nina, comme c’est rigolo (tu parles !). Et là, je remarque que le monsieur me dévisage d’un air bovin, limite la bave au coin de la bouche et c’est reparti pour un « comme t’es trop belle, tu veux pas sortir avec moi ? » Heu… Il file son numéro à Johanne, j’avais pas de papier. « Tu me rappelles, hein ? » « Oui, oui… ». Bon, je l’ai jamais fait. Quelques temps plus tard, je le recroise dans la rue, re-regard bovin. « Dis, faut qu’on parle ! » « Je peux pas, là, j’ai cours ! », ce qui était vrai mais l’éclat de rire de mes copines, ça a pas aidé…Mais bon, c’est pas ma faute s’il
était relou, qu’il arrêtait pas de répéter qu’il se trouvait beau (comme quoi, on a pas tous les mêmes goûts) et que ma mère s’est étranglée quand elle a vu que je parlais à ce mec qu’elle avait trouvé un jour errer dans notre ancien immeuble alors qu’il n’avait rien à y faire. Mais bon, rassure-toi, lecteur, vu son rendement en matière de drague, il m’a très vite oubliée.
Sinon, il m’arrive de me moquer de mes prétendants, mais que quand ils le font exprès. Du genre : « t’es célibataire en ce moment ? Non ? T’as pas une copine à me présenter alors ? ». Bon alors j’ai peut-être un ego mal placé mais ils méritent pas que je me montre très clémente avec eux donc je leur casse le coup auprès de
toutes mes copines genre « y a un moche relou qui cherche une copine, intéressée ? Nan ? Ca m’étonne pas ! »
Bon, moi, je suis une petite joueuse niveau garce comparée à certaines. Mon côté St Bernard fait que ça m’émeut toujours les mecs tombés sur des égocentriques sans
cœur qui les ont trompés et/ou largués comme une sale paire de chaussette odorante et trouée. Il y aussi les allumeuses, les accros de l’affect qui draguent un mec mais dès que la passion retombe, ben ciao ! Tu m’aimes ? Ah mais moi non et puis Paolo, mon nouveau collègue, il est trop choupi et il m’a invitée à prendre un verre alors tu comprends…Ou les allumeuses vrai de vrai qui draguent un mec et le jettent avant consommation et vont se foutre de sa gueule avec leurs copines. Bref, on m’en a conté des vertes et des pas mûres qui m’ont limite filé la honte d’être une femme. Et je suis sûre, lecteur, que tu en as connu aussi, des garces finies qui ont dansé la lambada sur les miettes de ton cœur.
A y regarder de près, dans la guerre des sexes (beurk, j’aime pas cette idée), il n’y a pas un camp plus clean que l’autre, les coups bas sont universels… Un partout, balle au centre.