Où trouver l’homme ? Episode 14-3 : le café d’après musée

(Je rappelle aux gens que cette histoire est une fiction et que cette scène n’a jamais eu lieu parce que si  j’avais le temps d’aller au musée en journée, ça se saurait)

A la recherche du prince charmant

La semaine dernière, j’avais décidé de prendre M. le dandy à rebours. A présent que je lui ai expliqué que mon métier n’était pas vraiment condamnable vu que j’ai tué personne et que je n’écris pas dans scoop, je vais continuer sur mon chemin et engager la conversation sur un autre terrain. J’ai souvent remarqué que des gens très cultivés sur un sujet essayaient de rester sur ce thème là. Je vais donc entamer une autre discussion pour voir si sa culture s’étend dans d’autres domaines ou s’il n’a qu’une culture très spécialisée.


« Je ne comprends pas quel est le problème dans tout ça. Tu sais, je connais des gens capables de te citer le nom de tous les enfants d’Angelina Jolie et de t’expliquer la situation politique du Népal. Tu vois, j’ai une copine qui fait une thèse en histoire moderne et qui est très au point sur la vie de Britney Spears [j’intègre l’air de rien un élément de réalité, là]. Ca ne fait pas d’elle une personne moins bonne, ça fait d’elle une personne qui sort le nez de son domaine de son spécialité. Parce que souvent, quand on est brillant dans un domaine, on a tendance à rester dessus plutôt que prendre le risque d’aller voir ailleurs.

– Tu ne peux pas comparer la vie de Britney Spears et une thèse en histoire, ça n’a strictement rien à voir. N’importe quelle pintade peut te parler de Britney mais je me demande combien percutent quand on parle de la guerre des tulipes, par exemple.

– C’est de la culture générale, aussi, je suis désolée. Même si le prénom de ses enfants n’est pas une donnée essentielle, à qui ça peut nuire de le savoir. Bon, moi, je les sais pas, je les ai oubliés, mais connaître cet élément là n’empêche pas de connaître le nom du Premier Ministre Canadien ou de son président.

– Mais, ça, c’est de la politique, ça n’a rien à voir !

– Oui, enfin, il n’y a pas de président au Canada mais apparemment, ça te turlupine pas une seconde que j’en parle alors que si je glisse le nom de Britney Spears dans une conversation, là, ça s’agite ».

Mesquinerie, quand tu nous tiens. C’est vrai que pour le coup, je ne suis plus sport du tout mais j’ai de plus en plus l’impression que ce qui s’est passé après les impressionnistes lui passe à des kilomètres au dessus de la tête. Allez, comme je suis très garce, j’en refous une couche.

« Tu connais le Turkménistan ?

– C’est une ancienne république soviétique, oui.

– Oui et ?

– Et quoi ?

– L’ancien président du Turkménistan était particulièrement fascinant en terme d’égocentrisme forcené. Par exemple, il a fait construire une énorme statue de lui en or qui tourne en regardant toujours le soleil en face, un espèce de défi à Dieu. Il a également écrit un livre qui sert en même temps de livre religieux et de loi et il en a même fait envoyer un exemplaire dans l’espace. Finalement, ne peut-on pas voir un lien entre cet égo surdimensionné des dirigeants et la volonté d’être sur le devant de la scène des people. Surtout que maintenant, la frontière entre les deux est de plus en plus flou, y a qu’à voir Sarko et sa Bruni.

– Mais on s’en fout de sa vie privée !

– Oui, on s’en fout mais ça fait partie de son moyen de communication. Il trimballe sa Carla partout pour tenter d’amadouer les gens. Tu peux essayer d’ignorer le truc mais c’est passer à côté d’un pan énorme de la politique sarkozyenne, si tu veux mon avis. Sarkozy, sa plus grande force, ça a toujours été la comm, la mise en scène, on y est toujours. Après tout, regarde le sacre de Napoléon par David, on n’est pas si loin de cette mise en scène de la vie privée ».

Il avale ce qu’il lui reste de café et regarde sa tasse pensivement. Puis il me sourit tout à coup, ce qui m’étonne. J’étais pas censée être odieuse là ?

« Bon, j’en ai marre, là, j’ai envie de bouger. On va se promener ? »

Il y a un truc que j’ai oublié, d’essentiel, dans ma quête de l’homme : les comprendre. La semaine prochaine, je vais donc me pencher sur l’étude de la psychologie de cet homme là.

Où trouver l’homme ? Episode 6-2 :aux urgences

(Je rappelle à mes lecteurs chéris que tout ceci est une fiction et qu’en vrai, j’ai pas foutu les pieds aux urgences depuis 97, quand j’ai fait mon allergie à l’aspirine. Mes deux poignets vont très bien)

Me voici donc aux urgences. Après avoir attendu x temps à relire des vieux magazines people pour tuer le temps, me voici enfin dans une salle d’examen à attendre le docteur. LE, sexe masculin, à priori. Il n’empêche que je me moquais de la news de Britney Spears qui était enceinte la semaine dernière mais apparemment, elle serait possiblement enceinte de son paparazzo, les experts ne se prononcent pas. Grossesse ou mauvaise alimentation ? Le bidou s’arrondit alors finalement, avec mon
magazine qui date d’il y a deux ans, je suis pas si larguée. Mais revenons à mon docteur, ça compte plus que les aventures de Britney qu’on n’arrive plus à suivre, de toute façon.

Donc voici le docteur qui rentre… Bon, ce n’est pas George Clooney mais il a du charme quand même. On va sourire, c’est toujours plus sympa. Il me le rend bien, c’est bien
engagé ! Je lui raconte un peu mes mésaventures palpitantes et il répond en blaguant « ah, les enfants, c’est plus dangereux qu’on ne le croie ! ». On est sur la même longueur d’ondes, doc. Il examine mon poignet, le tourne, je grimace, je laisse échapper un sifflement de douleur. Je crois même que j’ai mes yeux qui pleurent un peu.

« Ce n’est rien, juste une petite entorse ! ».

Ce n’est rien, ce n’est rien… Bah, tiens, j’aimerais t’y voir toi ! Ok, on ne m’amputera pas mais j’ai très très mal et j’ai envie de prendre n’importe quoi pour ne plus avoir
mal. Pourquoi les médecins minimisent toujours nos bobos ? C’est quand même une entorse, c’est pas comme si je simulais ! Là, il perd des points le docteur pas si choupinou.

« On va vous faire un petit bandage et ça ira mieux ! ». Alors déjà, c’est pas en minimisant le bandage que je vais guérir mais surtout, je suis pas débile. Ca me
fait penser quand on était petit et que les parents nous faisait un bisou sur notre bobo pour nous « guérir ». Petite, je tombais souvent, étant plus tête en l’air que terre à terre. Et bien je vous promets qu’un bisou, ça ne soigne pas les écorchures et que quand on met de l’alcool dessus, ça pique très fort. Mais revenons à mon médecin, mon entorse « pas grave » et mon « petit » bandage. Il me donne quelques conseils pour vivre au mieux mon entorse. « Vous vivez seule ? ». Oui. « Ah, charmante comme vous êtes, c’est étonnant ». C’est qu’il marquerai des points le docteur choupinou. Bon, allez, je vais lui sourire à nouveau. Après tout, ramener un docteur à la maison, ça fera plaisir à papa, ils pourront parler médecine.

On discute un peu, il me demande ce que je fais dans la vie, je ne peux pas lui demander la même chose (je le sais déjà) donc je pars un peu en impro du one woman show en imaginant ma vie de future grande blessée de guerre. C’est pas que je sois hyper manuelle et je suis pas du tout gauchère mais un poignet de moins, c’est un peu lourd, surtout quand on passe la journée à taper sur un clavier. Et là, crucifixion moins 3 secondes : « oui, mon copain s’est cassé le métacarpe l’an dernier, c’était une horreur ». Son copain ? De quoi ? Non mais c’est une blague ou quoi ? Résumé de la situation : j’ai une entorse « pas grave » au poignet gauche, j’ai poireauté je ne sais combien d’heures dans un hôpital qui sent l’hôpital à lire des magazines qui se décomposaient limite entre mes doigts tellement ils étaient vieux à ne pas voir la queue d’un mec (au premier degré à lire, ma phrase) et quand je vois enfin un homme, un vrai, un docteur, il est gay.

C’est là qu’on dit fuckin’ karma non ? De toute façon, sortir avec un médecin pour une fille de docteur, c’est d’un cliché, ça fait un peu trop complexe d’Œdipe. Et puis les
écouter parler médecine, ça m’aurait emmerdé de toute façon. Non, vraiment, c’est mieux comme ça.

Bon, avec mon poignet, il est évident que je vais arrêter les activités sportives pour draguer, ça ne me réussit pas, de toute façon. Mais c’est pas grave, j’ai des billets pour un
match de rugby pour me consoler. La semaine prochaine, je drague donc au stade.

 

PS : Matt, désolée, j’ai pas fait de jeu de mot merdique avec le gros thermomètre du docteur !

Où trouver l’homme ? Episode 6 : aux urgences

(Je rappelle à mon lectorat chéri que tout ceci est une blague et que je suis toute entière en vrai et que je fais pas de rollers depuis 1989 de toute façon).

Dans ma quête effrénée de l’homme, j’ai chuté. Physiquement, j’entends, c’est pas une figure de style, je suis vraiment tombée. Tout ça parce qu’un gamin s’est dit que se vautrer dans mes jambes pourrait être une bonne idée et depuis, j’ai mal au poignet et je trouve que la douleur, elle met du temps à passer. D’ailleurs, c’est bizarre, quand je bouge le poignet, ça fait automatiquement pleurer mes yeux, je ne trouve pas ça très rassurant. Bon, un t-shirt jaune finit par comprendre que j’ai vraiment mal et me propose de m’emmener aux urgences.

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Générique : ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. Alors je précise que c’est celui d’Urgences car apparemment, personne n’a reconnu quand je l’avais mis dans l’épisode du ski. Alors pour moi, les urgences, c’est George Clooney, Noah Wyle et Goran Visnjic qui ont le bon goût de,culbuter parfois leur patiente dans la salle des radios. En vrai, c’est pas ça du tout. Déjà, à l’accueil, y a même pas Kubiak. Et puis c’est con mais un hôpital, ça sent les médicaments et je
trouve pas ça sex du tout. Le t-shirt jaune, rassuré de me savoir en de si bonnes mains, m’abandonne. Donc me voici posée sur un fauteuil et j’attends qu’on m’appelle. J’ai bien un bouquin dans mon sac mais le problème, c’est que c’est un livre de poche et qu’il me reste une centaine de pages à lire. Bon, ça devrait aller. Constatation première : pour lire un livre, deux poignets valides, c’est quand même beaucoup plus pratique.

Bon, essayons de faire une analyse objective de la situation. J’ai mal mais peut-être que je vais m’habituer. Bon, par contre, personne ne s’occupe de moi et à chaque brancard qui rentre, je comprends que ça va pas être mon tour de suite. Oui, les urgences, c’est pas comme la sécu, y a pas de ticket. Un infarctus, ça passe avant un poignet cassé. Je regarde un peu le personnel soignant et… euh… c’est moi où y a que des femmes ? Non mais comment je suis censée trouver l’homme si je ne vois que des femmes ? C’est juste incompatible.

Bon, mon livre est terminé, je m’ennuie. Tiens, y a des mags people, ça va m’occuper, tiens. Quoi ? Britney est encore enceinte ? Mais de qui ? De Kevin Federline ? De quoi ? Ohlala mais j’ai raté un épisode quand même, comment se fait-ce, alors que je travaille pour la communauté d’un mag people ? Je savais qu’elle avait rompu avec son paparazzo mais en quel temps elle est revenue avec Kevin ? Et surtout, comment peut-elle être enceinte aussi vite de lui ? Y a un truc, là. La date ? Début 2006. C’est de
l’information de première fraîcheur. Mais bon, c’est assez amusant de redécouvrir des people oubliés, des couples qui n’existent plus… Enfin, ça occupe 5 minutes.

« Mademoiselle Bartoldi ? »

Mon Dieu, on m’appelle enfin, je rêêêêêve ! Je jette le magazine et crie que oui, c’est moi, des fois qu’une personne me vole ma place. C’est moi la priorité maintenant, mon
poignet qui fait mal est le cas le plus grave et nananère d’abord ! « Le docteur va vous recevoir, rendez-vous à la salle là-bas ». You-pi. Je récupère mon barda comme je peux parce qu’un poignet de moins, ça fait une main qui ne sert à rien. Même si c’est la gauche qui ne me sert pourtant à rien, à la base.

Et me voici avec mon petit barda jeté un peu partout en travers de mes épaules, je me rends dans le bureau en question et je frappe. Derrière la porte, le docteur. Le, à priori, ça veut dire que c’est un monsieur mais vu que j’ai pas vu la queue d’un docteur mâle depuis que je suis arrivée là (oui, j’assume totalement mon jeu de mot naze, ça compense celui que j’ai pas fait la semaine dernière sur le fait de rouler des patins à une randonnée roller), j’ai quand même un peu des doutes.


J’ouvre la porte…
 
La suite la semaine prochaine !

Entretien : et si je te disais vraiment qui je suis

Je parlais la semaine dernière et la semaine d’avant des entretiens. La question récurrente est « quelles sont vos qualités et vos défauts », histoire de cerner a) notre capacité à cerner les qualités indispensables au poste à pourvoir et b) notre art de la diplomatie… Ou de l’hypocrisie, plutôt. Alors forcément, on s’y plie en se disant qu’un jour, on sera peut-être de l’autre côté et qu’on posera une question aussi navrante parce que je ne sais qui a décidé que tout entretien passait par cette question.

« Alors Mlle Bartoldi, quelles sont, à votre avis, vos principales qualités ?

– D’abord, je suis souvent de bonne humeur, c’est quand même agréable. Bavarde aussi, ce qui est une qualité, si, si. Pourquoi ? Mais parce que ça met de l’ambiance au boulot. C’est peut-être pas bon pour le rendement mais des pauses papote, ça donne du baume au cœur. En plus, j’ai un rire super communicatif et je ris très souvent parce que je suis super bon public. Je suis aussi très douée pour faire semblant de travailler quand je n’ai rien à faire, histoire qu’on me file pas le boulot d’un autre. Parce que je veux bien être solidaire mais c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! On a tous nos spécialités, je ne peux pas faire correctement le boulot d’un autre. Oui, je sais rester à ma place, c’est une qualité aussi. Ah, sinon, je suis généreuse, je veux bien partager mes gâteaux. Enfin, je suis respectueuse de l’espace des autres, j’écoute toujours la musique au casque. Oui, la musique adoucit les mœurs et taffer en écoutant Britney, ça motive, ça réveille !Ah et puis y a un truc bien, quand même, c’est que je déteste le gaspillage donc je passe mon temps à éteindre les lumières allumées pour rien. Ca fait quand même une sacrée économie. Que vous pourrez reporter sur mon salaire si vous voulez, hihi !

– Heu… Autre chose ?

– J’aime bien regarder des daubes à la télé pour les raconter en grossissant le trait. Je suis la spécialiste par exemple de l’histoire de Maria dans Sunset Beach, je vous le raconte, si vous voulez, j’adoooooooooooore.

– Non, non, ça ira.

– Vous préférez les vacances de l’amour ? Premiers baisers ? Amour gloire et beauté ?

– Bon, on va passer à vos défauts, alors.

– Ok alors il faut savoir que je suis super perfectionniste. En gros, je ne délègue à personne parce que personne ne peut faire précisément ce que j’ai en tête et que je me dis qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’ai aussi un problème génétique, je ne suis pas capable de me lever le matin. Je nourris un amour sans borne pour mon lit et en plus, quand je décide de me lever, mon chat vient me faire des câlins. Vous comprenez, je vais l’abandonner toute la journée alors elle a bien droit à un câlin au réveil. Donc si vous avez besoin de moi avant 10h, si c’est exceptionnel, ok mais ça va être dur sinon. Surtout si j’ai pas passé la nuit toute seule ! Quoi que ça, c’est une qualité parce que même si je suis pas à mon optimum le lendemain mais d’un autre côté, s’il travaille tôt, je serai là avant 10h alors c’est pas si mal, hein ! Bon après, je sais pas faire le café en grande quantité vu que je le fais en général que pour moi et j’ai une nespresso en plus donc moi, ça me gêne pas de le faire mais il sera probablement pas bon. Ah, et enfin, j’ai des sonneries de portable que tous mes collègues détestent, ils m’en parlent tout le temps.

– Ah…et c’est tout ?

– Ben, je fais pas mal de pauses dans la journée. En fait, le matin, j’arrive, je bois un mug de café donc après, faut que j’aille faire pipi et je fume des fois aussi et puis je dois me refaire du café et je refais pipi. Et de temps en temps, je fais des pauses blog mais ça, c’est plutôt une qualité, ça me permet d’être au courant de tous les buzz et tout. J’ai même les flux RSS du Monde sur mon netvibes qui me permettent d’être au courant des dernières news. C’est important d’être à la pointe de l’actu.

– Ok. Une dernière couche ?
– Non, je crois que j’ai tout dit.
– Ok ben on vous donne une réponse bientôt… »
 
Ben quoi ? L’honnêteté n’est-elle pas une qualité ?

Où trouver l’homme ? Etape 1 : la piscine

(Article fictif à but humoristique, rappelons nous)

Bon, voilà, c’est parti, en 2008, je ramène un fiancé à ma famille. Pour ça, il faut que je sois appétissante comme un Iphone neuf. Forcément, je me dois d’être canon ou à peu près pour que l’homme sur qui je vais jeter mon dévolu ne puisse pas me dire non et ait envie de partager ma vie (et pas que mon lit). Je me mets en mode sirène, donc. Pas la mi-femme, mi-thon, plus le mode Yasmine Bleeth.

Alors la piscine, il faut s’équiper : un maillot sport, lunettes pour pas avoir les yeux explosés par le chlore et bonnet. La tenue réglementaire. Me voici donc en tenue de guerre… heu de sport. Je passe sous la douche et plouf, dans le bain. Et là, je découvre : la piscine, c’est plein de mecs en général merveilleusement faits en petit slip de bain. Avec mes lunettes, je peux mater ces petits corps sexy en plein effort, quel délice. Les plus lubriques diront qu’en plus, on peut avoir une bonne idée du paquet du monsieur mais je rappelle que la taille au repos n’est pas forcément indicative de sa taille dans sa superbe et j’ai rarement vu un mec en pleine érection à la piscine. Enfin, si, mais c’était dans une piscine privée alors ça ne compte pas.

Bref, la piscine peut vite se transformer en supermarché de l’Adonis. Sauf que faut réaliser que le matage restera essentiellement du lèche vitrine car si je peux mater les messieurs sous l’eau, la réciproque est vraie. Or, à la piscine, je suis pas au top de moi-même en terme de séduction, comme dirait Peggy. D’abord, le maillot sport, ce serait sexy, ça se saurait. Ca laisse voir à peu près toutes mes imperfections, mes cuisses capiteuses, mes jambes aux couleurs étranges (merci le lait autobronzant) et j’ai intérêt à ce que mon épilation soit nickel. Je ne suis pas un mec mais je ne crois pas que des poils disgracieux qui sortent du maillot, ça fasse rêver. Par ailleurs, je perds quand même deux atouts séduction majeurs : mes yeux, cachés derrière d’affreuses lunettes, mes cheveux cachés sous un bonnet qui me rend à peu près aussi sexy que Britney post rasage de crâne… Finalement, heureusement qu’il me reste mes
seins, même si le maillot de sport a un peu tendance à les écraser. Donc déjà, compter sur son physique à la piscine, c’est un peu mort. L’esprit, alors ? Et quand est-ce que je parle, hein ? Entre deux brasses ? Surtout qu’il ne faut pas oublier que je cherche un fiancé, pas un amant. Or le mec au beau corps, là, avec ses lunettes et son bonnet, je sais même pas à quoi il ressemble alors évaluer ce qu’il a dans le ciboulot, impossible. Et puis, enfin, il reste un dernier détail anti glamour au possible : l’odeur. C’est vrai que l’avantage à la
piscine, c’est qu’on ne sent pas la sueur vu qu’on est dans l’eau. Non, on sent juste le chlore. Et franchement, c’est pas une odeur qui me chavire, ça me rappelle juste les cours de natation de mon enfance.

Finalement, à la piscine, le seul endroit de drague possible, c’est au sèche cheveux, donc c’est un timing assez serré. Là, je peux essayer de faire des effets de cheveux sous le truc ignoble censé me sécher les cheveux piqué dans des toilettes. Le seul problème, c’est qu’en général, le seul de libre, c’est celui fixé à 1m80 du sol et je rappelle que j’atteindrai jamais le mètre 60. Du coup, je suis pas sûre d’être très sexy à me mettre sur la pointe des pieds pour essayer d’avoir un peu d’air chaud sur mes cheveux. Au pire, j’aurai l’air attendrissante. On peut aussi faire des effets de cil quand on se remaquille mais je rappelle que toute femme qui se remaquille a la bouche ouverte. Oui, ça empêche de cligner des yeux. En plus, pendant que moi, je me remaquille, qu’est-ce qu’il fait le monsieur ? Il remet ses chaussettes et ses chaussures. Alors imaginez un peu le truc :

« Comment vous vous êtes rencontrés ?

– Ben, je me remaquillais pendant qu’il remettait ses chaussettes ! »

Pour la mythologie du couple, on a connu mieux.

Donc, voilà, la piscine, c’est bien pour un corps de rêve mais pour la drague, non, vraiment, c’est pas le lieu. Alors la semaine prochaine, j’irai à la salle de sport.

La liste de la fille qui fête Noël

Et en plus, je me casse dans le sud. Liste dédicacée à mon collègue Louis (mais c’est pas ton vrai prénom, collègue, je sais), vous allez voir pourquoi dans la liste.

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– Cette semaine, je fus malade, comme à peu près tout le temps. Mais ce qui est bien, c’est que je n’étais pas la seule : Ioulia à ma gauche : dans les mouchoirs. Lena derrière moi : dans les mouchoirs. A partir de mercredi, plus de Ioulia, Scarlette n’est pas venue jeudi non plus. Bref, rien ne va plus dans l’open space. Du coup, lundi, je me rends à la pharmacie faire le plein : vitamines, actifed et humex. Parce qu’évidemment, je suis prise tous les soirs du lundi au jeudi inclus puis la soirée de mercredi est reportée à vendredi avant d’être annulé. C’était bien la semaine, tiens.

 

– Lundi, soirée poker chez Vicky. 22h, je suis en train de mourir, je plane donc je suicide mon pactole et je rentre chez moi. Enfin, j’essaie parce que la RATP est pas super
motivée donc me voici sur le quai du RER. Prochain train : 22h42. Il est 22h18. Bon, je pourrais retourner chez Vicky, mais à peine arrivée, je devrais repartir. Et ce qui est bien avec la gare de Vicky, c’est que ce sont des quais et un couloir. Bon, finalement, le train est arrivé à 35, youhou. Mais j’aimerais que la RATP arrête de m’en vouloir un peu, surtout quand je suismalade.

 

– Mardi, soirée de la boîte,je rappelle à mon lectorat attentif que j’étais malade et sous actifed. Donc, au départ, je me suis dit « bon, c’est la soirée de ta boîte, juste un peu de champagne et après, tu arrêtes ». Après 4 verres, je paradais, une guirlande autour du cou. Bon, ce qui est bien, c’est que Ioulia (également sous médicaments) n’était pas mieux que moi. « Iouliiiiiiiiia, viens, je vais te présenter le beau mec, là. – Tu le connais ? – Naaaaaaan ! ». Arrive le moment des cadeaux. En effet, on avait pour consigne d’amener un petit cadeau à moins de 5 euros, on a tout mis dans des sacs (poubelle) et on a eu droit chacun à un truc. Moi, j’ai eu un beau stylo jaune avec des plumes et un petit chat qui
s’allume quand j’écris. Très classe, hein ? Je retourne au buffet vérifier que toutes les bouteilles sont bien finies (j’en ai quand même fini trois dans la soirée) et je me retrouve à côté de deux choupis dont un que j’avais repéré en début de soirée. Moi saoule, moi entreprenante. Donc j’entame la conversation avec les deux jusqu’au terrible « moi, j’ai 23 ans… – Moi aussi ! ». Y en a même un qui me rappelle qu’il est né en 84, des fois que je me serais pas encore sentie assez vieille. Bon, puisque c’est ça, j’en embarque un pour aller fumer et
dehors, je parle à tout le monde, je demande aux gens ce qu’ils font et tout. A un moment, Louis, le collègue du début de l’article arrive donc je lui adresse la parole « ouais, toi, t’es Louis ! (oui, je suis une mine d’information quand même) – Ouais et toi, t’es la nana des vingtenaires ! ». Oh sa mèèèèèère ! Ca fait peur quand même. Bon, je repars à mon bureau, je croise mon boss au passage (toujours avec ma guirlande autour du cou) et je retrouve Ioulia qui allait partir aussi. Les soirées entre collègues, c’est trop sympa !

 

– Mercredi, je deviens la femme incontournable du site TMF. Je passe une bonne heure à discuter avec la grande journaliste au téléphone, à la base pour lui expliquer comment mettre une vidéo sur youtube, mais on a discuté un peu de tout et rien, de son blog, des lecteurs, des vacances… Et pour achever mon image de fille trop indispensable, vendredi, je vais à la rédaction
du magazine, version papier, pour former les nanas au blog, à nouveau. Je retrouve Sylvie qui me présente, je sens que mes chevilles vont exploser tant c’est élogieux, houuuuuuu. J’aime bien le côté « pro du blog ». En repartant, je passe par son bureau, elle est enrhumée suite à une allergie donc je lui dis que je compatis « oh, t’es vraiment mignonne, toi ! T’es vraiment quelqu’un de doux ». Ohlala, mais n’en jetez plus, mes chevilles, mes chevilles !

 

– Cette semaine, j’ai fêté mon premier troll sur le site, un truc assez hallucinant. Bon, la personne est arrivée la semaine dernière, soit disant avec son mari mais dès le départ, j’ai eu des doutes sur la sincérité de ces personnes. Parce que la personne faisait beaucoup de fautes mais jamais les mêmes et des fois, il/elle les oubliait. Officiellement une femme donc on va dire elle. Donc j’ai banni son premier pseudo, le 2e, le 3e. Donc, j’ai eu droit à des sujets dédiés genre « la modératrice est mal baisée ». Non, madame, je suis pas mal baisée, moi, je suis pas baisée du tout, en ce moment ! Elle en voulait surtout aux infidèles qu’elle insultait copieusement. Je raconte ça à un pote qui me répond qu’elle
aussi, elle pourrait être infidèle un jour et je lui lâche « infidèle, je sais pas mais vu comme elle est acharnée, cocue, ça, c’est sûr ! ». Mais bon, elle est partie, m’a-t-elle dit. Mais vu qu’elle harcèle les gens par mail, je sens qu’on n’en a pas fini avec cette histoire.

 

– Jeudi, conversation de déjeuner au boulot : « ouais alors tu vois, le mec, il violait les mortes à la morgue et une fois, il a violé la nana et elle s’est réveillée,
elle était pas vraiment morte ! ». Bref, on a parlé cul, sado masochisme, pédophilie et nécrophilie. Bon appétit bien sûr.

 

– Dans la série, je suis un boulet, jeudi, réunion avec le big boss de notre boîte. Celui là même qui m’a vue (un peu) pétée avec une guirlande autour du cou. Il nous explique donc des trucs sur l’avenir de la boîte (enfin, une histoire de déménagement), sur les entretiens d’évaluation, tout ça, tout ça. Alors que j’écoute attentivement, qui c’est qui reçoit un texto ? Il faut savoir que mes collègues détestent mes sonneries de portable (surtout qu’il est à fond sinon, je l’entends pas dans la rue ou le métro et j’ai jamais de poche donc en vibreur, c’est pire) et veulent même créer un groupe facebook « pour que Nina change ses sonneries de portables ». On m’a dit pareil à mon ancien taf… Bref, alors que big boss nous explique un truc, je commence à entendre la sonnerie m’indiquant un texto. Bon sang, mais elle dure si longtemps ? Pour info, c’est un bruit genre cartoon qui freine… Là, tout le monde me regarde, je suis
cramoisie, big boss rigole. Après la réunion, je regarde : SFR. Ils me font grave chier avec leurs textos de pub. Je m’en fous, je téléphone pas, du con !

 

Et voilà, là, c’est bientôt Noël, je repars quelques jours dans mon pays, je suis trop conteennnnnnnnte !  Je voulais vous mettre le dernier clip de Britney Spears (piece of me) mais il est pas exportable, vous pouvez néanmoins le lire là. Alors je mets autre chose à la place.

Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!

 

Peut-on dénoncer un système que l’on encourage ?

Oh, le joli sujet de philo, vous avez 3 heures. Moi, j’irai boire un café, ciao !

Bon, allez, non, je ne vous lâche pas en ce dimanche alors que je débute la rédaction de cet article à très précisément 3h57 parce que je vous ai préparé une belle surprise pour demain avec l’aide de Lucas. Je deviens vraiment la pro du teasing, n’est-il pas ? Bon, je débute vraiment mon article là, 5 lignes pour ne rien dire, je crois que je vais battre mon propre record. Quoi que des articles entiers ne disent rien donc bon…
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Cette semaine, j’ouvre mon Elle parce que je me la pète femme active et pétée de tunes (alors que j’ai pas de sous, mais chut, it’s just an illusion) et là, je vois un article sur l’anorexie et une campagne de presse la dénonçant. Bouh, l’anorexie, c’est mal ! En photo une jeune femme de 25 ans, Isabelle, qui n’a plus de sein, le ventre creux et le visage tellement creusé que sur le coup, j’ai cru que c’était une vieille. Ah ouais, ça donne pas envie d’être anorexique ! Sauf que je feuillette le journal et je vois pas une seule fille dépasser le 36 alors que j’ai lu récemment que près de 40% des gens (je sais plus si on parle en terme de population française ou mondiale) s’habillent en grande taille, c’est-à-dire à partir du 46-48. Paf, paf. Hier encore, on dissertait sur le sujet avec Lucas, sur les rondeurs et la féminité et on s’accordait à dire que les femmes avaient trop la pression du 36 fillette. Alors que Marilyn, elle, faisait du 42 et que moi, je la trouvais canonissime. J’adore les tailles serrées et les hanches extralarges, c’est féminin, sensuel, mmmm… Mais là n’est pas le sujet.

 Les journaux féminins sont schizophrènes, c’est pas nouveau. Il y a peu de temps, Glamour avait dénoncé la tyrannie de ce fameux 36, montrant des femmes qui faisaient un…  38-40 ! Mais quelle rébellion les enfants « moi, j’assume mes rondeurs ». A du 38-40, c’est pas méga difficile de les assumer. Récemment, sur la plate forme où je bosse, un bloggeur s’était moqué du ventre flasque de Britney pendant sa prestation et une bloggeuse lui avait répondu : « tu te rends pas compte que pour une fille comme moi, Britney, là, elle

est mince et j’aimerais être comme elle ». Ceci étant, je suis d’accord avec elle, Britney n’est pas grosse si on la compare au commun des femmes. Bon après, si on la compare à ses copines d’Hollywood, là, c’est sûr, si tu pèses plus de 45 kg, t’es grosse et c’est tout. Mais j’en reviens à mon sujet, j’arrête pas de digresser, c’est mal ! Donc Glamour nous dit que le 36 c’est mal et dans le même numéro, nous fait un dossier spécial « défilés de mode » avec plein de photos de mannequins au visage émacié qui ne savent pas qu’on peut aussi sourire mais attention, si tu t’entraînes pas régulièrement, ça fait mal. Evidemment, les magazines ne sont pas les seuls responsables de l’anorexie mais je pense qu’ils ne sont pas tout à fait innocents dans certains cas.

 Est-ce que c’est pas un peu gonflé de la part de ces magazines de dénoncer ça alors qu’ils génèrent eux-mêmes cette dépendance à la minceur (voire maigreur) ? Parce que je connais un gros gros paquet de filles (dont moi, évidemment) qui passent leur vie à faire un régime pour perdre 300 grammes alors que nous ne faisons pas un métier d’image. Honnêtement, que je pèse 50 ou 100 kg, c’est pas ça qui va me faire embaucher quelque part. Donc on n’a pas forcément besoin d’avoir le ventre plat et le cul ferme mais on nous a tellement imposé ça comme canon de beauté que voilà. Et je parle des journaux féminins mais c’est juste un exemple. En 2002, tous les médias s’étaient écriés lors de l’arrivée de Le Pen au 2e tour « c’est la faute aux médias ! » Ben ouais, tiens ! Mais bon, aucun n’a réellement fait son autocritique mais se dénoncer en tapant un peu sur le confrère, je trouve ça fort, faire des papiers sur l’emballement médiatique encore plus. « Ouais, c’est nous qui générons le phénomène mais regarde, là, on dit que c’est mal alors ce soir, moi, je dormirai comme un loir, j’ai bonne conscience ».

Maintenant, les journaux qui dénoncent ces systèmes là nous dirons : « nous, on veut bien arrêter mais la concurrence ne le fera pas et on coulera alors ça sert à rien ». Ca reste à prouver. Dove a justement pris le contre-pied des mannequins en prenant des femmes normales pour ses pubs, c’était risqué mais ça a bien marché. Les féminins expliquent que les filles canon, ça fait plus vendre. Déjà, ils ne mettent jamais de Noire car ça fait baisser les ventes à de très rares exceptions près (Beyoncé et Naomie, quoi). Alors ouais, peut-être
que mettre une fille avec du ventre, des fesses et de la cellulite, ça vendrait moins. Peut-être pas. Mais peut-on décemment s’associer à une cause, la promouvoir alors qu’on en est plus ou moins responsable ? Là, j’ai des doutes.

04h22, je vais me coucher.

La liste de la fille qui fait des montagnes russes

Nina up and down, Nina turn arround, ooooooooh, Nina up and down (si quelqu’un sait d’où je sors, felicitations mais ça va être la honte pour moi !)

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– Il n’est jamais trop tard pour apprendre des choses sur soi. Genre il semblerait que je développe une allergie aux figues. Mardi, je me fais plaisir, en dessert, ce sera figues, j’adore ça. Je dévore donc mes 5 figues et quelques instants après, j’ai les lèvres en feu. Ca m’était encore jamais arrivé. Pile le jour où je dois voir Gabriel, ça craint.

– La vie est joueuse, c’est fatigant des fois. Mardi, je reçois une très bonne nouvelle donc je me précipite sur mon téléphone pour en avertir toute ma famille. Maman, répondeur. Papa décroche, je lui annonce mon truc, toute fière, mon père reste de marbre. Bon, ok, mon papa, c’est pas un expansif mais quand-mèmeuh ! Et là : « bon, en fait, j’ai une mauvaise nouvelle mais rien de grave, hein. Ta grand-mère a été réhospitalisée, elle perd un peu les oies, elle mélange les mots. Mais c’est pas aussi grave que la dernière fois ! ». Pshhhh, et voilà comme on douche l’enthousiasme d’une Nina. Mais bon, c’est tout 2007 ça : des mauvaises nouvelles familiales mais tout finit bien, normalement. Après
« prépare toi à la mort de ta grand-mère » qui finalement s’en sort comme une fleur (ou presque) et « ta cousine a sans doute un mélanome, on meurt très vite d’un cancer de la peau si c’est ça » et finalement, c’était juste un grain de beauté, on va garder l’espoir. Mais si 2007 doit finir comme elle a commencé (up and down, montagne russe), je vais finir épuisée.

 

– C’est pas parce que tu portes un costard que tu dois te croire tout permis, connard du Quick. Hier soir, on va au Quick avec Vicky, sa best et Bruce. A un moment, une caisse se libère donc je m’y précipite, je dis bonsoir à la caissière et là, un mec en costard arrive et fait « non, je crois pas là », genre, il va me piquer la place. Donc je le toise et lui fais remarquer que nous aussi, on faisait la queue et là, le mec me regarde et se fout carrément de ma gueule en faisant genre la nana hystérique. Il a de la chance que j’aime pas faire des scandales car il lui aurait rien manqué à ce connard. Surtout que si ça avait été Bruce à ma place (genre 2 mètres, baraqué), il l’aurait pas ouverte.

– Il existe des hommes émotifs.

– Gabriel a l’air de beaucoup aimer les chaussures. Heureusement que je lui ai précisé que les pieds, chez moi, c’était no way. J’ai peur !

– Soirée entre filles jeudi soir, Tatiana (dont on fêtait l’anniversaire), Vicky, Lilvirgo et Nina sont dans la place. On papote, on papote, on papote. A côté, un couple. Au moment de payer, ils arrivent derrière nous et le mec fait « ouais, finalement, le dessert sera à la maison » donc je me marre. Sauf que j’avais pas remarqué que le mec nous avait dévoré des yeux toute la soirée. 5 filles pour toi tout seul, mon gars, c’est même plus de l’optimisme, c’est de l’imagination.

– Clope post coït mardi soir chez Gabriel, il aime pas trop qu’on fume à l’intérieur donc j’enfile un t-shirt et ma culotte, ne sachant plus trop où a dégagé mon pantalon et on va fumer dans son jardinet, entouré de haies. Sauf qu’en jetant ma clope, je me rends compte que la haie ne fait pas tout le jardin et qu’on voit la rue… et les gens qui sont en train d’y passer.

– Comment passer pour une célibataire frustrée à la caisse de la FNAC ? Acheter 2 BD girlie (Gloria et Valentine), 3 mangas (un Cobra et 2 Step up love story, un manga érotico rigolo), un roman de Lucia Extebarria, deux romans girlie et No Kids de Corinne Meier. Dommage, il était mignon le caissier.

– FNAC suite. Enfin, c’était avant l’épisode de la caisse mais on s’en fout. J’arrive au rayon livres et je regarde un peu les nouveautés. Une fille à côté est au téléphone et demande à la personne qu’elle appelle si elle a entendu parler de « les yeux jaunes du crocodile » de Katherine Pancol. Ca tombe bien je l’ai lu donc je lui ai fait un signe qu’il est top. La fille me remercie et dit à la personne au téléphone « Ah, y a une dame qui m’a dit que c’était bien ». Une dame ??? Connasse va.

– Pour finir, le come back raté de la semaine, Britney Spears à une soirée MTV. Je crois qu’elle pouvait faire difficilement pire. Quoi que si, se vautrer à la
Beyoncé.

La liste de la marmotte hyperactive

(à ne pas confondre avec la marmotte neurasthénique qui traîne sur un blog voisin et adoré)

– Jeudi soir, Vicky et Nina en soirée VIP on se la pète sur la terrasse du printemps. Soirée organisée par Sony et Kenzo avec que des gens prout-prout. La soirée commence à 18h30. On arrive royalement une heure plus tard, on se trouve une copine dans les escalators et quand on arrive en haut : plus de champagne ! Open Bar nous a tuer. En plus, il en restait partout des coupes à moitié pleines… Du coup, on a pris des photos de la Tour Eiffel, on a fait du karaoké sur Britney, même pas peur. Et en plus, cherry on the cake (oui, j’intègre de l’anglais dans mes phrases, genre je suis bilingue), j’ai gagné un walkman video Sony Ericsson qui déchire sa mère.

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– Aller en réunion chez notre principal client à Trifouille-les-Oies, c’est chiant… sauf quand je me fais balader en scooter par les collègues, j’adore ! D’ailleurs, je
sens que quand j’aurais emménagé sur Paris, va falloir que je m’achète un petit Vespa. Si j’arrive à surmonter la trouille de conduire un deux roues sur Paris (non parce que quand je conduis pas, 
je m’en fous).

– J’aime pas être stressée au boulot parce que je suis tout au bout de la chaîne et que j’hérite d’une station de chat totalement buguée. Que même je suis obligée d’aller pleurer auprès de Yohann et Florent pour qu’ils m’aident alors que c’est pas trop leur fonction, normalement.

– Plus je suis claquée, plus je sors. En gros, je vous la fais courte : lundi, apéro-resto avec Future coloc, mardi, Gabriel, mercredi, verre avec des gens du forum, Vicky, Summer et Enzo puis fin de soirée avec un gars qu’on appellera Nabil. Jeudi, apéro sur le toit du Printemps, vendredi, soirée fi-fille chez
Vicky. En gros, la soirée la plus calme fut celle de jeudi où je suis royalement rentrée à 22h30.

– Ce week-end, je dois aller nourrir le chat de ma sœur. Je l’aurais bien prise chez moi, la bê-bête mais deux chattes dans 27 m² et qui passent leur temps à se peigner parce qu’elles s’entendent pas… Euh… non.

– Cette semaine, nouvel épisode Nina vs la RATP/SNCF. Oui, encore. Jeudi, je me lève la tête dans le pâté au vu de l’alcool ingéré et des quelques folies de mon corps perpétrées. J’arrive à la gare et je le sens mal : le train de 9h30 est retardé… Il est 9h45, presque. A l’arrivée, j’arrive à avoir un train à 10h (normalement, y a un train par quart d’heure donc 2 qui ont sauté) donc suis de mauvaise humeur. Je monte dans le métro et arrivé à une station « ce train ne prend plus de voyageurs, vous êtes prié de descendre et de prendre le
prochain ». Un jour, je comprendrai pourquoi les galères de transports se cumulent toujours.

– Vendredi, j’avais une douleur un peu bizarre au nez. C’est à dire que tout à coup, ça commençait à me faire un peu mal et mes yeux se mettaient à pleurer. Je suis arrivée au boulot en reniflant, les yeux explosés. Toi aussi, passe pour la dépressive de service (alors que non, tout va bien).

– Ce serait cool que certains comprennent que non, je les lis plus donc pas la peine de me faire passer des messages par personnes interposées, je comprends rien, du coup.

– On peut être politique et vraiment con comme ses pieds. Exemple, M. Devedjian qui traite une ancienne députée PS de salope… devant caméra. Trop fort Patrick !

– J’ai un super nouveau pote au boulot : un modérateur qui bosse en République Tchèque, on se refile les pseudos des relous et on commente l’actualité française. Il aime pas Devedjian, d’ailleurs. Et en plus, comme on est pote de bannissement (on veut bannir tout le monde), il m’a filé une vidéo rigolote. Ils ne sont pas de droite les modérateurs de la République Tchèque !

 

– J’ai pris une grande résolution (ouais encore une, gna gna). Maintenant, le matin, je me lève plus tôt pour profiter un peu. En fait, vendredi, ma sœur devait passer entre 8h30 et 9h et comme j’avais pas forcément envie de l’accueillir en petite tenue (oui, voire même carrément en tenue d’Eve), je me suis levée tôt. Mais ma sœur étant à la bourre, j’en ai profité pour me boire un petit café, étendre mon linge… et suis partie au boulot de bonne humeur. Prenons des bonnes habitudes de vie, me lever tôt, ça me permettra de siroter un café tranquille en feuilletant un magazine.