Où trouver l’homme ? Episode 6-2 :aux urgences

(Je rappelle à mes lecteurs chéris que tout ceci est une fiction et qu’en vrai, j’ai pas foutu les pieds aux urgences depuis 97, quand j’ai fait mon allergie à l’aspirine. Mes deux poignets vont très bien)

Me voici donc aux urgences. Après avoir attendu x temps à relire des vieux magazines people pour tuer le temps, me voici enfin dans une salle d’examen à attendre le docteur. LE, sexe masculin, à priori. Il n’empêche que je me moquais de la news de Britney Spears qui était enceinte la semaine dernière mais apparemment, elle serait possiblement enceinte de son paparazzo, les experts ne se prononcent pas. Grossesse ou mauvaise alimentation ? Le bidou s’arrondit alors finalement, avec mon
magazine qui date d’il y a deux ans, je suis pas si larguée. Mais revenons à mon docteur, ça compte plus que les aventures de Britney qu’on n’arrive plus à suivre, de toute façon.

Donc voici le docteur qui rentre… Bon, ce n’est pas George Clooney mais il a du charme quand même. On va sourire, c’est toujours plus sympa. Il me le rend bien, c’est bien
engagé ! Je lui raconte un peu mes mésaventures palpitantes et il répond en blaguant « ah, les enfants, c’est plus dangereux qu’on ne le croie ! ». On est sur la même longueur d’ondes, doc. Il examine mon poignet, le tourne, je grimace, je laisse échapper un sifflement de douleur. Je crois même que j’ai mes yeux qui pleurent un peu.

« Ce n’est rien, juste une petite entorse ! ».

Ce n’est rien, ce n’est rien… Bah, tiens, j’aimerais t’y voir toi ! Ok, on ne m’amputera pas mais j’ai très très mal et j’ai envie de prendre n’importe quoi pour ne plus avoir
mal. Pourquoi les médecins minimisent toujours nos bobos ? C’est quand même une entorse, c’est pas comme si je simulais ! Là, il perd des points le docteur pas si choupinou.

« On va vous faire un petit bandage et ça ira mieux ! ». Alors déjà, c’est pas en minimisant le bandage que je vais guérir mais surtout, je suis pas débile. Ca me
fait penser quand on était petit et que les parents nous faisait un bisou sur notre bobo pour nous « guérir ». Petite, je tombais souvent, étant plus tête en l’air que terre à terre. Et bien je vous promets qu’un bisou, ça ne soigne pas les écorchures et que quand on met de l’alcool dessus, ça pique très fort. Mais revenons à mon médecin, mon entorse « pas grave » et mon « petit » bandage. Il me donne quelques conseils pour vivre au mieux mon entorse. « Vous vivez seule ? ». Oui. « Ah, charmante comme vous êtes, c’est étonnant ». C’est qu’il marquerai des points le docteur choupinou. Bon, allez, je vais lui sourire à nouveau. Après tout, ramener un docteur à la maison, ça fera plaisir à papa, ils pourront parler médecine.

On discute un peu, il me demande ce que je fais dans la vie, je ne peux pas lui demander la même chose (je le sais déjà) donc je pars un peu en impro du one woman show en imaginant ma vie de future grande blessée de guerre. C’est pas que je sois hyper manuelle et je suis pas du tout gauchère mais un poignet de moins, c’est un peu lourd, surtout quand on passe la journée à taper sur un clavier. Et là, crucifixion moins 3 secondes : « oui, mon copain s’est cassé le métacarpe l’an dernier, c’était une horreur ». Son copain ? De quoi ? Non mais c’est une blague ou quoi ? Résumé de la situation : j’ai une entorse « pas grave » au poignet gauche, j’ai poireauté je ne sais combien d’heures dans un hôpital qui sent l’hôpital à lire des magazines qui se décomposaient limite entre mes doigts tellement ils étaient vieux à ne pas voir la queue d’un mec (au premier degré à lire, ma phrase) et quand je vois enfin un homme, un vrai, un docteur, il est gay.

C’est là qu’on dit fuckin’ karma non ? De toute façon, sortir avec un médecin pour une fille de docteur, c’est d’un cliché, ça fait un peu trop complexe d’Œdipe. Et puis les
écouter parler médecine, ça m’aurait emmerdé de toute façon. Non, vraiment, c’est mieux comme ça.

Bon, avec mon poignet, il est évident que je vais arrêter les activités sportives pour draguer, ça ne me réussit pas, de toute façon. Mais c’est pas grave, j’ai des billets pour un
match de rugby pour me consoler. La semaine prochaine, je drague donc au stade.

 

PS : Matt, désolée, j’ai pas fait de jeu de mot merdique avec le gros thermomètre du docteur !

J’ai plus 18 ans…

Par Océane
Alors, la semaine qui vient de s’écouler fut relativement intéressante…
 
Tout d’abord, j’ai unilatéralement décidé avec moi-même de me réindexer afin de réaliser un nouveau départ.
 
Ensuite, toujours lundi donc, j’appelle un pote (PD mais est-ce vraiment la peine que je le précise ?) que l’on pourrait qualifier de désespérément toujours sur la même longueur d’onde que moi pour lui raconter mes malheurs post-colocation, notamment les petits tracas bassement pécuniaires tels que le paiement de la caution. Comme il vient également de perdre sa colocataire (partie vivre au Texas), si je peux lui éviter quelques soucis…
Bref, ça va pas très fort pour lui non plus, vu qu’il est tombé dans le piège récurent qui consiste à tomber amoureux de son plan-cul…
 
Je me débrouille ensuite pour faire appel à ma baby-Sitter préférée ( je le rappelle pour ceux qui ne suivent pas : 45 Fr la nuit) et me libérer le jeudi soir…
J’appèle donc mon pote mercredi pour lui annoncer que jeudi soir on fait la chouille ensemble..
Alors pour bien comprendre, il faut replanter le décor : c’est un garçon qui est ma foi relativement BÔOOOOOOOOOOOOOOO et qui est toujours avec une bande de pote tout aussi BÔOOOOOOOOOO et tout aussi Homo.
Bref, faut pas être en manque!!! En plus comme je le confiais à Nina, par mail, je ne vous parle pas de la shampoïneuse de base, non non, des gens avec qui vous pouvez effectivement discuter économie ou politique internationale sans pour autant devoir leur expliquer que FMI n’est pas Fellation Multiple et Intensive…
Je l’appelle donc mercredi et il m’apprend qu’un de ces potes n’a rien trouvé de mieux que de se suicider dimanche soir (il a sauté d’un pont pour les curieux).
Là le premier mot qui me vient c’est incroyable : pas l’ombre d’un mal-être ni d’un début de dépression… Rien, on a rien vu venir….
 
Bref, l’enterrement était jeudi pendant que ( ne pouvant m’y déplacer) j’assouvissais une série d’achats compulsifs suite à une RTT sauvage ( oui, il paraît que ma nounou était en panne!!! C’est pas bien de mentir!!!)
Une quinzième paire de chaussure, un 130éme haut et trois millions de boucles d’oreilles et autres gloss plus tard, une fois le monstre endormi et la Baby Sauveuse arrivée, j’appèle mon ami afin de savoir le thème de la soirée…
Celui-ci a décidé d’être heureux et de prendre un nouveau départ (ça ne vous rappelle rien? Quand je vous dis moi qu’on est sur la même longueur d’onde!).
Les mots tombent, le thème de la soirée est :
On a 18 ans…
 
OK
Bonne fille, je file dans ma chambre, je choisis :
– Une jupe achetée lors des dernières soldes et tellement courte que les concepteurs se sont sentis obligé de rajouter un short intégré qui est presque plus long que la dite jupe d’ailleurs!!!
– Le haut achat compulsif n°3 de ma journée : blanc avec un lacet en soie devant pour l’attaché façon guêpière, avec des fines brettelles très cracamiaou…
– Dessous je choisis mon Passionata qui est à la base turquoise, mais qui suite à une décoloration accidentelle arbore un magnifique dégradé du violet au turquoise… Somptueux.
– Nouvelles chaussures : noires avec un petit 8 cm de talon fin, à faire devenir fou un fétichiste!
Le temps de mettre mes nouvelles boucles et de me maquiller, il était déjà plus que l’heure de descendre.
 
Comme toujours, je me munis d’une veste en polaire immonde : on sait jamais, il pourrait neiger!!!
Et nous voilà parti vers son appartement…
Arrivés dans le parking, il fallut que je descende pour cause d’espace trop restreint. Comme nous sommes quand même en été, je tombe ma polaire pendant que mon compère recule.
Et tout homosexuel qu’il est, il m’a fait un arrêt sur image avec ouverture de la cavité buccale en trois étapes’ accompagné d’un magnifique WOUAWWW
Bon je vous passe les détails sur l’aller-retour à l’épicerie de nuit ainsi que sur la soirée qui fut une veillée façon les copains d’abord : alcool, alcool, alcool, alcool et un petit d’autre chose pour les adeptes…
Comme on a 18 ans, on décide de laisser tout le monde à l’appart et de partir au grand rassemblement Gay nocturne qui se situe en bas de chez lui…
Evidement un jeudi soir ce fut pas glorieux, voire plutôt pathétique…
Rentrée 05h37, levée 07h17 et c’est parti pour une journée au boulot où pour cause de forte chaleur, je suis dans l’incapacité de dessaouler…
Bilan des courses : on a plus vraiment 18 ans!
 
Vendredi soir : j’arrive dans ma campagne profonde où j’ai décidé de m’enterrer trois Week d’affilés. Je ne sais pas trop pourquoi, ha si de peur de ne rien avoir à faire et de m’ennuyer.
Et là, c’est le drame : trois appels et un texto. J’ai même pas eu le temps de descendre de la voiture!
En traduction ça donne trois super soirées et une teuf ( que j’attends depuis six mois).
Envie de pleurer, de me taper, de repartir en courant ( après tout 80 bornes c’est pas si loin!!!)  Mais bon, je prends le parti d’en rire…
 
Jusqu’à ce que ma mère m’oblige à faire une dictée ( oui j’ai 23 ans je sais) samedi à 22h30. La fin fut dramatique!!!
 
Dimanche : je m’esquive à la piscine, avec le maillot de ma grand-mère.
Je partage un parasol avec des bordelais ( pour ceux qui me connaissent, c’est une preuve que j’suis encore bourrée!!)
Je me mets au bord de la piscine, qui est à –15 °c donc je regarde les grands dadais qui font des bombes quoi!!! Et je peaufine mon bronzage tout en écoutant les derniers commérages de mon village…
Re drame : je tourne la tête et de l’autre côté de la piscine qui je vois avec ma vue bionique?
Mon Ex…
Je plonge, je me torpille jusqu’à l’échelle et je saute jusqu’à ma serviette. Je croise les doigts et j’ouvre les yeux….Oufffffffffffffffff, il ne m’a pas vu….
Le retour en mini jupe fut aussi chaotique que l’aller : tous les camions se sont arrêtés pour savoir si je voulais pas monter…………………………..